Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 juillet 2020 à 10:44:03
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Chapart, Claudius) » Raviver la flamme

Auteur Sujet: Raviver la flamme  (Lu 1309 fois)

Hors ligne Ben.G

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Raviver la flamme
« le: 14 mai 2018 à 02:58:02 »








Une lande noire s'étire dans la nuit. L'odeur capiteuse d'une terre morte, où plus une colline ne se dresse. Plus aucune étoile pour se raccrocher. Une ribambelle de phares serpente cette désolation comme une procession perdue.
Des camions, des bulldozers et des grues laissent s'échapper le spectre de gaz brunâtres dans leurs lumières bleutées. La longue file semble s'échapper de quelque lieu macabre. Leur avancée semble éternelle, ils ne voient qu'à quelques mètres devant eux et des centaines de kilomètres de vide les oppressent.

En queue, une camionnette s'arrête. Ils feront tous de même, plus tard, bien plus loin, lâchant dans l'obscurité de minuscules feux de camp éparpillés des uns des autres.
Cette camionnette est la première à le faire. Cinq hommes en descendent, en silence. Pas un regard pour la procession qui s'enfuit.
Le claquement des portes, les cliquetis de fer blanc, le bruit d'un feu qu'on allume, les gestes de l'habitude. Le silence.

Ils sont cinq en cercle autour de l'âtre, assis sur des seaux, des caisses ou à même le sol, des couvertures sur leurs cuisses. On observe bouillir une soupe, le bruit de ses remous. Dans la nuit, les faisceaux de leurs lampes frontales se croisent sans se regarder.
« Ça fait bizarre, pas vrai ? »
Personne ne répond.
« Le dernier soir...
– C'est prêt. »

Tour à tour, ils tendent leurs gamelles au plus vieux de la bande, ayant préparé le repas. Bruits de louche, crépitements du feu. D'un vieux papier journal, l'un d'eux sort un petit morceau de saucisson, qu'il partage en cinq, sans un mot. Des bouts de pains rassis sortent des poches. Des mitaines s'accrochent aux assiettes, des doigts violacés aux ongles remplis de terre noirâtre en dépassent. Les yeux sont noyés dans les gamelles.
Lumière sur Jehan, le plus vieux, la barbe hirsute, les traits vaincus par la vie depuis, semble-t-il, toujours. C'est le plus jeune qui le regarde, celui qui a parlé plus tôt.
« Jehan, tu vas jouer ce soir ?
– Non »
« Pas ce soir. », tous finissent la phrase du taiseux dans leurs têtes, comme ils avaient appris à le faire au cours des derniers mois. Une guitare se trouve pourtant à son flanc ; quatre raies de lumières se sont posées dessus, une seconde. Seul Nicolas continue à la fixer.
Raclements dans les auges. L'un d'eux se lève, lourdement, se ressert, attend un instant toujours la louche à la main. Deux gamelles se tendent alors. Versement de soupe, à ras bord. Des bonnets en laine s'embuent de la chaleur soudaine. Les souffles froids s'en mêlent : tapis volant de volutes au jeu d'ombre derrière les loupiotes, puis, les fumées disparaissent hors des rayons, à jamais. Les autres roulent des cigarettes, obnubilés par la danse des flammes.

« Il paraît qu'il y avait des montagnes ici, avant. »
Personne ne relève. Ils avaient eu ces discussions des dizaines de fois au cours des mois passés, avec passion d'abord et puis, ils avaient fini par demander à Nicolas de se taire, se contentant des chansons de l'aîné.
« Des rivières serpentaient les vallées, dégringolaient du haut des roches, il y avait des cascades...
– Nicolas...
– C'est bon »
« Continue. » se disent-ils tous.

« Ça devait être beau. »
Les assiettes gisent toutes au sol, on n'entend plus que le grésillement des mégots. Les lampes frontales exercent un va-et-vient giratoire entre Nicolas et quelques vides contemplations. Une autre voix, plus rocailleuse, plus hésitante, prend le relais :
« C'était des montagnes sauvages. Avant. Pendant longtemps. Quelques villages de hautes montagnes, que des villages de bergers. Et puis...
– Et puis ?
– Je sais pas bien comment le dire, raconte toi, tu connais bien.
– Nicolas le dit mieux, mais j'dirais que c'est la vue qui les a fait se rassembler. Vous imaginez, seul avec votre troupeau, perdus dans les montagnes et puis un jour vous tombez sur une vision du paradis. Une corniche avec la plus belle vue qu'on puisse rêver, des prés verts comme l'émeraude, un lac d'azur... Les bergers se sont alors passé le mot.
– Mais y'avait pas une histoire avec une ville au creux de la vallée ?
– Si y'a une vue comme ça, ça peut pas être au creux d'une vallée.
– Je croyais juste que c'était une ville.
– Au début c'était un village, après ça s'est agrandi.
– Mais donc c'est bien en haute montagne ?
– Oui, y'avait des chamois.
– J'aurais bien aimé voir des chamois. »

Ils se taisent, ne sachant pas bien comment s'y prendre. Ils attendent la verve de Nicolas pour les lancer. L'un d'eux se lève. Deux lampes accompagnent son chemin, tapis diffus de lumière. Le bruit étouffé de ses pas sur la terre. Claquement métallique de porte. Les lampes le suivent toujours, il revient avec du bois pour le feu. Crépitements. Soupir.
« Bref.
Ce village, en haute montagne, avait fini par faire parler de lui comme un des plus beaux du pays. Les touristes venaient même des quatre coins du continent pour l'admirer, arpenter ses ruelles pittoresques.
– On arrivait par la grande rue, pavée comme dans l'ancien temps. La première chose qui frappait, c'était les fleurs. Leurs parfums surtout qu'on sentant avant même d'y être. Aux balcons pendaient des lilas, des passiflores, du jasmin grimpait le long des gouttières, des glycines faisait office de rideaux. Partout la chaussée était ornée de grandes jardinières.
– Si je dis pas de bêtise, le style de la région était aux charpentes en poutres apparentes, avec des toits de chaume et des façades rouges brique. Enfin c'est ce que j'avais vu dans un livre...
– Exact. Des panneaux en bois gravés et vernis décoraient les devantures des nombreuses échoppes d'artisans. Tout un quartier du village était occupé par les sculpteurs sur bois : ils savaient tellement tout faire et avec une telle précision qu'on les appelait " les dentelliers ". Mais ceux qui avaient le plus de succès, c'était les marionnettistes. Aux heures de spectacle, tout le village et particulièrement les enfants, se pressait sur la petite place pour y assister.
– Il y avait des peintres aussi ?
– Des tas. La moitié des paysages de montagnes que tu vois dans les musées ont été peints ici. C'est simple, aux couchers de soleil on comptait autant de peintres que de couples, sur la fameuse Esplanade des amours.
– Tout ça pour ça. »
Quatre phares bleus soudainement sur Jehan. Jehan le regard plombé sur ses mains.
« C'est là que commence notre histoire à nous aussi, oui.
– Tout ça à cause d'une histoire d'amour.»
Les regards se détournent. Ils pensent que personne autour de ce feu ne porte d'alliance. Quelque chose d'amer que tous devinent dans les cœurs de chacun.

« On n'a pas à se plaindre, non plus. Je veux dire, on a bossé sur un édifice un peu spécial, mais ça reste un chantier et puis, on nous a bien payé...
– Un peu spécial, oui »
Ils pensent tous, « terriblement triste ».
Sous leurs éclairages blafards, les cernes s'étirent. Tous sont fatigués, mais l'idée du sommeil les a abandonnés depuis longtemps : il y a toutes ces questions qui n'auront jamais d'autre réponse que ces contes au coin du feu. Il y a toutes ces zones d'ombres que l’obscurité les oblige à descendre voir en eux. Les drames, les déceptions.

« Alors, ça a dû se passer comme ça. Imaginez un jeune couple filant une amourette parfaite, ils se découvrent. Un brin aventureux, pour leur premier voyage ils décident de se rendre dans un petit village montagnard dont on vante la beauté. C’était il y a longtemps, le village n'avait pas encore acquit la renommée qu'on lui connaîtra. Tout leur sourit et ils le savent.
Il faut les imaginer aux rires complices, mains dans la main devant les vitrines qui redoublent toutes plus les unes que les autres de petites féeries. Les baisers transis sublimés par les monts enneigés. Les promenades où, aux aguets, les cœurs battants, ils observent paître les craintifs chamois dans les fourrés. Il faut les imaginer une nuit, seuls au monde, sceller ici et à jamais un amour éternel sous un parterre d'étoiles et l'arche de la voie lactée. »
Légère pause.
« Et s'ils s'étaient rencontrés là-bas ?
– Laisse Nicolas raconter.
– Quoi ça aurait été encore plus beau, non ? »
Un autre fouille dans ses poches, il en sort une tablette de chocolat qu'il casse en petits carrés.
« Je le gardais pour la fin. »
Ils sont tellement surpris que des « merci » sont soufflés.

« Ils reviennent, évidemment. Le village devient un lieu hors-temps où le monde n'existe plus que pour eux. Ils reviennent dès qu'ils le peuvent. Chaque fois, ils redécouvrent avec le même émerveillement la profusion tranquille des ruelles, la bonté bonhommiale des gens qui y vivent. Chaque fois la mystique de la végétation perlée de bourgeons voit s'unir leurs corps lors de leurs ballades nuptiales. Ils font l'amour des feuilles dans les cheveux, perchés au bord de l'univers qui offre un écho infini à leurs orgasmes. »
Des morceaux de chocolats croquent et n'en finissent plus de fondre sous les langues.
« Ils ne travaillent pas ? »
Aveuglé par les faisceaux, le curieux ne verra jamais les regards noirs posés sur lui.
« Ils sont riches.
– Terriblement riches. Ils finissent par acheter une petite maison dans le centre-ville. Ils voient le village attirer de plus en plus de touristes, mais ils s'en fichent bien : les années passent et tout leur semble parfait comme au premier jour.
– Mais un jour...
– Mais un jour. Alors qu'elle était partie seule en voyage d'affaire, elle rentre plus tôt que prévu. Elle pense lui faire une surprise. Mais lorsqu'elle arrive au niveau du restaurant...
– Le Floréal, le restaurant. Me regardez pas comme ça, je vous l'ai dit, mes grands-parents sont allés dans ce village. Comment vous croyez que je connais le truc sur les marionnettes ? Bon sang, si vous aviez vu leurs yeux quand ils en parlaient... Enfin bon, continue.
– Lorsqu'il arrive en face du restaurant... Le Floréal, elle le voit avec une autre femme. Son sang s'arrête de battre. Elle reste tétanisée à regarder, une voix lui criant qu'elle se trompe, elle veut éviter de se méprendre.
– Et elle le voit qui l'embrasse.
– La suite... Personne n'est d'accord sur la suite, mais ça se finit mal.
– Y'a des rumeurs qui disent qu'elle se suicide et que c'est lui qui fait tout ça, rongé par le remord.
– N'importe quoi. Qui dit ça ? À la limite, c'est lui qui se suicide après qu'elle l'ait quitté.
– Les grutiers.
– Moi je pense plutôt qu'elle le tue. Elle devient folle de chagrin et elle le tue.
– Quoi, elle aurait commandé le chantier en prison ?
– Ça serait pas impossible. Vu tout le secret autour de cette histoire, ça serait pas impossible... »

« Vous auriez fait ça vous ? Je veux dire, par amour ? »
Même Jehan lève la tête. Nicolas dans le feu des autres. Nicolas tête en l'air, sa lampe dressée comme un phare, à la recherche d'étoiles absentes.
« Si j'avais eu l'argent... »
Personne ne croit à cette réponse.
« Quand même, raser une région entière, comme ça d'un claquement de doigts ! Juste pour construire ça...
– J'vous l'ai toujours dit, faut pas donner d'argent aux fous.
– Et si c'est l'argent qui rend fou ?
– Faut pas d'argent alors.
– Tu dois être un peu fou toi aussi, puisque t'es là.
– J'arrive pas à me dire qu'ici il y avait des montagnes. Des centaines de kilomètres de montagnes...
– Non mais vous imaginez la quantité de bombes et d'explosifs qu'il a fallu ?
– J'peux pas imaginer. »
Personne ne pouvait l'imaginer.
« De toute façon, c'est pas par amour qu'on est là, c'est par désespoir. »

Ils se font silencieux, immobiles : un cercle de statues se recueille pensivement. Ils n'attendent plus que l'achèvement de la nuit. De la buée dans les halos comme seule preuve de vie. Chacun pense à ce que les autres feront ; chacun se ronge de l'intérieur et voit qu'il attend la même chose aux autres qu'à soi. Rien. Rien ne les attend. Durant tous ces mois, aucun n'a jamais parlé de ce qu'il ferait après.
Une loupiote s'éteint. De longues minutes coulent avant qu'une autre fasse de même. Puis toutes. Braises faibles. Personne ne bouge. Un temps, l'obscurité règne, puis peu à peu le ciel commence à se griser lentement. Lorsque les cernes violettes commencent à colorer la vue, alors, craquements de genoux, soupirs. La camionnette se remplit d'êtres fatigués. Moteur. Au diapason de nuages grisâtres, s'étale un horizon volcanique qui semble infini. Le ciel ne deviendra pas plus clair.

Une caravane de centaines de camions, bulldozers, grues, avance doucement sa myriade de phares. Sur le chemin, on croise les feux éteints de la veille, certains ouvriers dorment encore, ayant trop fêté la fin du chantier. On ne croise rien d'autre. Qu'une terre morte à jamais et désolée de l'être.
Une tour immense se dresse, derrière eux. Un édifice de pierre du même gris perpétuel que le ciel, elle surplombe le paysage vide.
Huit pylônes torsadés s'entremêlent et s'élèvent pour la former, haute de centaines de mètres. Quand on s'approche, on voit de gigantesques fresques dessiner sa surface. Ces fresques sont elles-mêmes constituées d'une infinité de détails, de broderies minutieuses de fleurs, d'os, d'arabesques, de dorures, de corps nus liés ou mutilés sculptés à même le marbre. Une infinité d'histoires.
À son sommet brûle une flamme éternelle, un brasier grandiose, seul astre de la région.

Personne ne se retourne. Des centaines de regards se perdent dans les pare-brises sales, dans la ligne d'horizon qui promet la fin de l'apocalypse. Les cigarettes se fument vite derrière les volants, le goût de cendre pour masquer l'odeur de soufre.
Dans la camionnette, tous les cinq s'imaginent un instant serrant dans leurs bras le souvenir d'un être aimé, ses cheveux qui sèchent leurs larmes, un parfum d'espoir dans des mains aimantes. Tous ont étrangement une même intuition : des milliers de gens qui viennent au pied de cette tour pour pleurer, supplier, implorer la perte d'un amour. Tous ont en tête ces vers, qu’ils ont eux-mêmes dû graver tout en haut de la colonne, en gigantesques lettres d’or. Ces vers que longtemps ils n'ont pas compris.


« Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que le gouffre de mon cœur
Ne vient plus que pour hanter
L'involonté de mes lèvres »



« Modifié: 06 juin 2018 à 15:32:57 par Ben.G »
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
- Ossip Mandelstam

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Re : Raviver la flamme
« Réponse #1 le: 14 mai 2018 à 08:53:40 »



Plus aucune étoile auxquelles se raccrocher.

S'il n'y en a plus aucune, pourquoi traiter cette absence d'étoile comme si elle était nombreuse.

Hors ligne Ben.G

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Re : Raviver la flamme
« Réponse #2 le: 14 mai 2018 à 10:41:10 »
ffectivement j'avais oublié de re-changer ça
Mis "pour se raccrocher"
Merci !

C'était ta seule remarque ?  :mrgreen:
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
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Re : Raviver la flamme
« Réponse #3 le: 14 mai 2018 à 11:24:39 »
Non, bien sûr. Et j'y reviendrai dans le cours des commentaires. Mais il fallait arranger ça de toute urgence.

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Re : Raviver la flamme
« Réponse #4 le: 14 mai 2018 à 11:36:54 »

des centaines de kilomètres de vide les oppressent ==> qui ? les camions ? (cf les deux phrases avant)

En queue, [...]. Le silence. ==> On constate que la file de divers engin continue, avec le bruit conséquent de nombreux moteurs. Les basses portant loin, j'ai du mal à imaginer que le silence puisse s'installer.

bruit de ses trémous. ==> pas trouvé dans le dico. Remous ? Néologisme sur trémousser ?

plus vieux de la bande, ayant préparé le repas. == la construction me choque

toits en chaux ==> en chaume ? finis à la chaux ?

chaussée était ornée de grandes balconnières ==> balconnière : pour un balcon, pas une chaussée.

sculpteurs [...] qu'on les appelait les dentelliers ==> ?

J'ai bien aimé l'ambiance, la façon d'amener ce mystère, la douceur changée en amertume, le sujet lui-même.
J'ai moins aimé les dialogues entre personnages, en particulier la séquence des "répons". Je ne saurai dire pourquoi.
“Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber.”
Michel Audiard.

“Un artiste, c’est quelqu’un qui se penche par la fenêtre là où on ne le ferait pas, qui doit nous montrer des choses qu’on n’ose pas aller regarder.”
Tania de Montaigne.

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Re : Raviver la flamme
« Réponse #5 le: 14 mai 2018 à 12:13:13 »
La qualité essentielle de ce texte vient de ce qu'il "prend son temps". Un "temps de conteur", avec ses silences, ses impromptus.

Des détails à corriger mais je ne prête pas attention aux détails sauf s'ils me font trébucher comme une racine traîtresse.

Bref, j'aime. L'entrelacement, le tricot maille après maille de l'histoire, du décor et des protagonistes est réussi, et c'était le plus délicat.

(A la place de "bonhommiale", bonhomme aurait suffi).

L'étendue désolée du décor fait chorus à celle de l'histoire, à celle du fatalisme romantique des "mémorialistes-campeurs", et c'est ça qui est bien. Unité de ton, de lieu et d'histoire, en quelque sorte, canons de la beauté.

A retravailler mais excellent.

Heu... ne taille surtout pas !
« Modifié: 14 mai 2018 à 12:17:11 par avistodenas »

Hors ligne Ben.G

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Re : Raviver la flamme
« Réponse #6 le: 14 mai 2018 à 12:33:27 »
Yop Olik !

Merci de ton aide !

Citer
On constate que la file de divers engin continue, avec le bruit conséquent de nombreux moteurs. Les basses portant loin, j'ai du mal à imaginer que le silence puisse s'installer.
Effectivement  :mrgreen:


Citer
bruit de ses trémous. ==> pas trouvé dans le dico. Remous ? Néologisme sur trémousser ?
J'aimais bien ce néologisme, il sonnait bien trouvais-je ! Mais je feraisn sans doute mieux de rester classique  :huhu:

Citer
plus vieux de la bande, ayant préparé le repas. == la construction me choque
Ah ? choque carrément haha
Si je change en "celui qui a préparé le repas", c'est mieux ?



Citer
toits en chaux ==> en chaume ? finis à la chaux ?
Re-effectivement  :mrgreen:



Citer
chaussée était ornée de grandes balconnières ==> balconnière : pour un balcon, pas une chaussée.
Re-re-re effectivement  :D
Mais du coup je bug, c'est je trouve plus le mot pour les grands bacs à fleurs qu'on peu trouver en ville ??


Citer
sculpteurs [...] qu'on les appelait les dentelliers ==> ?
Je devrais ptet mettre une majuscule, une petite fantaisie culturelle du village
Ou je dégage

Je vais me pencher pour corriger le reste !


Citer
J'ai moins aimé les dialogues entre personnages, en particulier la séquence des "répons".

De quelle séquence tu parles exactement ? Les réponses en général ? La façon dont ils complètent les phrases de Jehan ? Ou est-ce parce qu'il y a trop de coupures de le récit, trop de fois ce genre de dialogues peut être ?


Merci beaucoup pour ta lecture en tout cas ^^







@Avisto !


Merci pour les compliments, ca fait plaisir ! :) Content que le texte fonctionne et te plaise surtout (j'avais peur justement qu'il y ait trop de pauses de conteurs, tout en esperant que ca garde u chaud un dynamisme)

Citer
(A la place de "bonhommiale", bonhomme aurait suffi).
Décidemment mes néologismes ont pas la côte aujourd'hui  :mrgreen:



Citer
Des détails à corriger mais je ne prête pas attention aux détails sauf s'ils me font trébucher comme une racine traîtresse.
Moi du coup je m'y attarde  :D En fait j'aimerais envoyer ce texte à un appel à texte qui se fini tout bientôt, et comme je m'y prends au dernier moment j'ai pas le temps habituel de laisser reposer pour revenir dessus tranquillement, du coup je suis pas contre de l'aide pour se pencher sur les détails et parfaire le texte  :/ (même si je vais relire ce soir et demain et sans doute corriger encore plein de petits trucs un peu partout)


Merci en tout cas pour ta lecture et ton appréciation ! :)
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #7 le: 14 mai 2018 à 13:11:39 »
Il faut être très prudent avec les néologismes : soit il sont un trait de génie, soit il faut laisser tomber et les rejeter sans aucun regret.

Vu que ce texte présente un caractère d'urgence pour toi, je m'y penche dès ce soir car je le défendrais.

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #8 le: 14 mai 2018 à 13:19:13 »
Citer
Si je change en "celui qui a préparé le repas", c'est mieux ?

A mes yeux, oui.

Citer
je trouve plus le mot pour les grands bacs à fleurs qu'on peu trouver en ville ??

Jardinière ?

Citer
La façon dont ils complètent les phrases de Jehan ?
C'est plus ça. Je me dis que s'ils ont tellement entendu de fois l'histoire qu'ils la connaissent à ce point par cœur, ça doit être saoulant de la réentendre encore et encore. Ce n'est pas invraisemblable, d'autant que c'est le dernier soir, comme tu le soulignes bien, une forme de commémoration. Juste qu'en termes d'identification j'aurai du mal à supporter cette répétition. Cela me fait un peu penser au "rituel" d'un chant, avec un chantre et son chœur faisant... les répons.
J'aime moins ne veut pas dire que je n'aime pas, juste que ça colle moins pour ma lecture.
“Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber.”
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zevoulon

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #9 le: 14 mai 2018 à 13:48:54 »
Bonjour Ben.G

Globalement, j'apprécie beaucoup ce texte, très poétique. Je n'ai que peu de temps en ce début d'après-midi, mais j'ai relevé rapidement, au début en tout cas, les moments où j'ai senti que mon esprit s'arrêtait à la lecture...


Citer
On observe bouillir une soupe et le bruit de ses remous.

On observe bouillir une soupe ; on écoute le bruit de ses remous.


Citer
les traits vaincus par la vie depuis, semble-t-il, toujours.

les traits vaincus par la vie.

Citer

« Jehan tu vas jouer ce soir ?

« Jehan, tu vas jouer ce soir ?


Citer
« Il paraît qu'il y avait des montagnes ici, avant. »
Personne ne relève. Tous étaient là depuis des mois, Jehan depuis le début.

Telle que, la phrase ne fait pas assez ressortir le fait que Jehan semble être là depuis (beaucoup) plus longtemps que les autres.


Citer
raconte, toi tu connais bien.

raconte toi, tu connais bien.

Citer
Une corniche avec la plus belle qu'on puisse rêver,

la plus belle vue ?

Citer
Jehan aux yeux plombés sur ses mains.

J'avoue ne pas comprendre la phrase.


Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que tu as consacré moins de temps à la fin de ton histoire, que je trouve menée de façon un peu expéditive, genre "allez hop, je colle un grande tour de Babel de l'amour perdu et on en parle plus !"

C'est redoutable de vouloir terminer par des vers. s'ils sont réussis, l'effet est garanti, c'est certain. Aussi...

« Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que le trou de mon cœur
Ne m'apparaît plus que comme
L'involonté de mes lèvres »


le trou de mon coeur me semble sans fond.
L'involonté est absente du dictionnaire.

Je te souhaite le meilleur pour ce texte, il le mérite malgré mes critiques, qui ne sont peut-être pas toutes fondées !

Bien à toi,
zevoulon

Hors ligne avistodenas

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #10 le: 14 mai 2018 à 14:10:52 »
Attends, j'ai un truc à dire à Olik: (puisque j'ai envie de défendre ce texte).

C'est plus ça. Je me dis que s'ils ont tellement entendu de fois l'histoire qu'ils la connaissent à ce point par cœur, ça doit être saoulant de la réentendre encore et encore.

C'est sûr que les re-redites sont casse-couilles. Mais si tu te mets à la place d'un auditeur de musique classique par exemple, ce sont justement les reprises et les retours de thèmes qui font la valeur de l'oeuvre, et le plaisir sans cesse renouvelé qu'elles procurent.

Imagine les gosses qui te disent : re-raconte-moi "Blanche-neige et les sept nains", ils kiffent toujours aux mêmes endroits du conte. La méchante sorcière qui fait bouffer la pomme empoisonnée à Blanche-neige ou je sais pas quoi, ça peut être jouissif. Et donc re-raconté mille fois, de la même façon.  Tu piges ?

Hors ligne Ben.G

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #11 le: 14 mai 2018 à 14:50:05 »
Citer
Il faut être très prudent avec les néologismes : soit il sont un trait de génie, soit il faut laisser tomber et les rejeter sans aucun regret.
Je garde bonhommial alors (bonhomme fait balourd, bonhommial jovial)
Adieu trémous (mais on se reverra)
Involonté sinon, ça passe ?




@Olik

Ahhhh, jardinière !

Citer
C'est plus ça. Je me dis que s'ils ont tellement entendu de fois l'histoire qu'ils la connaissent à ce point par cœur, ça doit être saoulant de la réentendre encore et encore. Ce n'est pas invraisemblable, d'autant que c'est le dernier soir, comme tu le soulignes bien, une forme de commémoration. Juste qu'en termes d'identification j'aurai du mal à supporter cette répétition. Cela me fait un peu penser au "rituel" d'un chant, avec un chantre et son chœur faisant... les répons.

Je suis du genre à me délecter des dernières fois autant qu'elles m'attristent, si bien que j'aime à ce qu'une dernière fois soit une espèce de quintessence de tout ce qui était banal auparavant, (un banal sublimé, ou un compilations de toutes les banalités) sans doute parce que même quand une chose est finie j'ai toujours l'impression qu'elle continue de vivre, enfin en moi je continue à vivre des amitiés avec des gens dont je n'ai plus contact, au même point que je les ai laissé.
Du coup je ne partage pas ton point de vue, je n'aurais peut être pas pu me taire non plus dans ce cas, ou au contraire comme Jehan je n'aurais pas réussi à parler, pour chérir le silence habituel, je ne sais pas.
Disons que là j'ai choisi une majorité de persos qui ont besoin de ça :) Mais comme tu peux le voir Jehan lui ne parle pas, n participe pas à ça (bon c'est pas un bavard faut dire). Tout l'inverse de Nicolas, qui malgré les réticences au début des autres fini tout de même par les embarquer (pour les raisons exactes qu'avisto soulève, ils sont emballés comme des enfants coupables par le doux souvenir, bien qu'inutile et trop répété, dans le fond conter, supposer, imaginer les passionne trop, et ils sentent que ce lieu est trop particulier pour ne pas l'honorer d'une certaine façon )
Enfin bref j'ai trop parlé  :D ( t'es Jehan quoi pour résumer hahaha )





Salut zevoulon !



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Telle que, la phrase ne fait pas assez ressortir le fait que Jehan semble être là depuis (beaucoup) plus longtemps que les autres.
Pas faux, ca a pas trop d'importance au final (résurgence d'un paragraphe que j'avais finalement coupé)



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J'avoue ne pas comprendre la phrase.
Vais trouver autre chose




Merci pour ce petit relevé de maladresses, je vais corriger ça dans l'aprem !



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Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que tu as consacré moins de temps à la fin de ton histoire, que je trouve menée de façon un peu expéditive, genre "allez hop, je colle un grande tour de Babel de l'amour perdu et on en parle plus !"
Hm, je comprends ta remarque et j'ai eu peur d'avoir cet effet (je suis balourd pou les chutes)
La tour, à la base c'est ce qui m'a poussé à écrire ce texte ^^ Mais je ne suis pas tout à fait d'accord car si elle n'était pas là au final les personnages n'auraient aucune raison d'être ici ^^
Ah tiens tu me donnes une idée en t'écrivant, les cinq c'est eux qui ont gravés les vers, mais c'est bien sûr !
Bref, je pourrais peut-être évoquer un poil plus auparavant la tour (ils parlent de chantier, d'édifice, plus encore de liant), mais je voulais garder la surprise, j'espère que ses descriptions ne sont pas trp courtes non plus ^^


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le trou de mon coeur me semble sans fond.
L'involonté est absente du dictionnaire.
Pour les vers ouaip je sais c'est risqué  :mrgreen:

précipice de mon coeur ?
En mon coeur ?

Involonté n'existe pas, certes, mais on le comprend non ? Aisément même et mieux qu'avec aucun autre mot
Ces vers paraissent très simplistes je te l'accorde, je voulais partir sur un truc plus pompeux à la base, mis j'aimais bien cette aura de mystère, de vers qu'il faut relire et relire avant d'en comprendre la force de consolation.



Merci en tout cas pour ta lecture et ton aide :)
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
- Ossip Mandelstam

zevoulon

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #12 le: 14 mai 2018 à 15:26:33 »
Je dois t'avouer que je ne suis pas certain d'avoir vraiment compris le sens du poème ; mais après tout quelle importance finalement, si les phrases sont belles. Pour ce qui te concerne, ce sont les mots "trou" et "involonté" qui me déplaisent, je l'avoue.

« Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que le trou de mon cœur
Ne m'apparaît plus que comme
L'involonté de mes lèvres »


Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que l’absence en mon cœur
 Ne saurait me faire oublier
Le silence de mes lèvres

Mais en proposant ma vision de la chose, je me demande si je n'outrepasse pas ce que tu attends d'une "lecture extérieure".
Je m'aperçois qu'il m'est difficile d'être un "simple lecteur" puisque de mon côté, j'écris également...

Concernant la fin de ton histoire, et ton idée que les cinq écrivent les vers, je la trouve excellente, surtout quand l'on croit deviner qu'ils sont tous plus ou moins seuls. Et si c'étaient eux à l’origine de la Tour ! Je m'égare...

Hors ligne Ben.G

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #13 le: 14 mai 2018 à 15:39:22 »
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Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que l’absence en mon cœur
 Ne saurait me faire oublier
Le silence de mes lèvres
Hm, absence pourrait coller

Par contre le reste change le sens que je veux donner :
A force de vivre la souffrance, de n'avoir plus que ce trou béant à la place de l'amour (pour ça, je trouvais l'image du précipice plus forte que l'absence, car elle implique un notion physique), à force d'y réfléchir, on n'a besoin au final que de temps pour l'apaiser et se laisser la possibilité d'aimer à nouveau. D'où le sens d'involonté : il ne s'agit pas de forcer la volonté des lèvres, mais de s'offrir à nouveau la volonté d'aimer malgré les blessures. Et c'est pour ça je pense qu'il faut lire ces vers beaucoup de fois avant de le comprendre, c'est ça la consolation qu'ils veulent offrir : si tu vois au-delà de la blessure peut-être que tu peux corriger cette involonté fautive que tu te refuses, que l'amour t'as refusé auparavant
(mais je conviens que c'est un peu obscur, et que le "ne m'apparaît plus que comme est un peu faible vu qu'il apporte peu)

Quoiqu'en y réfléchissant cette idée de silence est intéressante, très même

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Mais en proposant ma vision de la chose, je me demande si je n'outrepasse pas ce que tu attends d'une "lecture extérieure".
Je m'aperçois qu'il m'est difficile d'être un "simple lecteur" puisque de mon côté, j'écris également...
C'est justement ce qui est intéressant ici, je trouve :) En fait commenter des textes au final ne fait pas qu'aider l'auteur, mais ça t'apportes à toi aussi (comment dire.. à force de se confronter à des textes d'autres, qu'ils soient débutants et plein de failles ou avec un style qui est différent de ce qu'on fait, on se plonge dans d'autres façon d'écrire, d'autres logiques, et ca apporte aussi à soi de réfléchir dessus, ca affirme aussi des choix personnels pour soi qui sont différents des choix des autres, on apprend aussi de cette façon selon moi ^^ )
Bref j'aime bien cette forme d'échange et tes suggestions, même si je ne les adopte pas m'aident à préciser ce que moi je veux, donc c'est très précieux, cette "confrontation" collaborative ! :)
On est tous logés à la même enseigne de ce côté ici huhu


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Concernant la fin de ton histoire, et ton idée que les cinq écrivent les vers, je la trouve excellente, surtout quand l'on croit deviner qu'ils sont tous plus ou moins seuls. Et si c'étaient eux à l’origine de la Tour ! Je m'égare...
:)
« Modifié: 14 mai 2018 à 15:46:58 par Ben.G »
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
- Ossip Mandelstam

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Re : Raviver la flamme [AT]
« Réponse #14 le: 14 mai 2018 à 15:43:58 »

Et j'ai trouvé tant de peine en chemin
Que l’absence en mon cœur
 Ne saurait me faire oublier
Le silence de mes lèvres.
Zevoulon.

Evidemment, c'est plus classique et il me semble que cette forme plus solennelle participerait à faire entrer l'histoire dans à la légende.

 


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