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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Belle de sang

Auteur Sujet: Belle de sang  (Lu 18012 fois)

Hors ligne Nienna

  • Aède
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Belle de sang
« le: 21 Mai 2009 à 20:21:02 »
Nouveau texte. L'idée de cette histoire m'est venue à partir de ça : (Beckett - Fin de partie)
"[Hamm] : J'ai connu un fou qui croyait que la fin du monde était arrivée. Il faisait de la peinture. Je l'aimais bien. (...)"

Bon alors, entre les révisions pour le bac, une option à préparer et à passer, et encore d'autres choses par-ci par-là, j'ai mis du temps à boucler ce texte. Mais ça y est, je pense. Bon, pour ce qui est du texte en lui-même : c'est une histoire que j'avais dans la tête depuis un bout de temps, que j'avais déjà essayé d'écrire mais j'y étais pas parvenue. Et j'ai réessayé et le résultat est là. J'ai mis du temps à savoir quelle forme utiliser. J'ai commencé sous forme de nouvelle mais ça me bloquait, j'ai voulu écrire l'histoire au style direct mais impossible alors finalement j'ai opté pour un dialogue théâtral, en la racontant au style indirect. Que de pérégrinations ! ^^
Aussi, c'est un texte qui, je m'en rends compte maintenant, mélange énormément de mes lectures du moment, ou même parfois plus lointaines, ça m'agace un peu mais c'est comme ça.

PS : pour ce qui est du "cultiver son jardin" j'ai absolument pas fait exprès de reprendre l'idée de Voltaire (Candide), à la base j'étais partie pour faire un clin d'œil à Mister Boris Vian et son Ecume des jours (avec la femme qui a un nénuphar dans le poumon) et aussi à Damasio avec le personnage de Steppe qui se transforme en arbre, mais voilà mes mots m'ont menée chez Voltaire...si ça fait trop je l'enlèverai et essayerai de trouver autre chose.

Au cas où, les personnages :
H --> L'homme
I --> L'infini
FOU

Bonne lecture (désolée de cette longue introduction) ! Vos avis sont évidemment  les bienvenus.

.........................................................


Belle de sang

« Alors, tu me déchireras, sans jamais t’arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiratoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d’être déchiré, toi, de me déchirer.»

Les chants de Maldoror (chant I) – Lautréamont


*

Un homme. Le silence. Et puis l’infini : du sable à perte de vue.

I – Homme pâle au regard lunaire, condamné à l’errance en des terres inconnues, balayées de rafales cinglantes, où virevolte le sable cristallin. Homme pâle au regard lunaire, raconte-moi les souvenirs qui te pèsent, alourdissent tes mouvements, assombrissent ton esprit.

Silence. L’homme s’assied sur une ruine arborescente.

H – Cela commence comme un conte. Il était une fois un fou. Il croyait que la fin du monde était arrivée. Partout où il vagabondait, il n’y avait que cendres et fumées. Et puis un jour, il y eut moi. Rencontre fortuite entre deux errants désertiques. Il m’a déshabillé de son regard laiteux puis a posé sa main de papier sur ma joue rosie. Il m’acceptait dans sa meute solitaire.
I – Et ensuite ?
H – Ensuite ? (Un temps) Il a sorti une marionnette de sa poche. Belle comme la main chiffonnée d’un vieillard. Je me souviens, sa peau de bois était d’une pâleur marmoréenne. Elle était vêtue d’un costume d’Arlequin mais tout de gris et de noir. Elle avait les yeux clos, enfouie dans l’ombre d’un rêve. Et seuls cinq fils fébriles de lin la soutenaient à une possible vie.

On entend la caresse du ciel sur les dunes sablonneuses.

H – Mon fou la berçait amoureusement dans ses bras filiformes. Et d’un coup, alors que je ne m’y attendais pas, il m’a pris la main et m’a emmené.

Soubresaut de l’infini. La terre tremble, s’écaille un peu.

H – Tu sais, je n’ai pas résisté. Je n’ai pas osé. J’étais déjà perdu, je pouvais bien fuir avec un inconnu à l’auguste regard. J’ai fermé les paupières, comme sa marionnette, et me suis laissé emporter dans la toile arachnéenne de sa vie. (Un temps) Il ne parlait pas beaucoup mon fou. Il ne cessait de répéter – par l’intermédiaire de sa marionnette aux yeux clos :

FOU – De sable en cendres ce monde se meurt.

H – Mon fou s’était réfugié dans son monde, son jardin secret, pour se protéger d’une réalité trop dure à avouer, criblée d’une effroyable souillure qui le démangeait, le salissait, le terrifiait. Mais peu importe. Si de sable et de cendres il voyait ce monde, je me devais de l’accepter. Il m’avait accueilli, nous étions de la même meute solitaire. (Un temps) Une nuit, il m’a réveillé précipitamment. J’étais amer. Je rêvais que j’étais le vent, conspirant avec les arbres, m’enroulant dans les hautes herbes et il m’avait réveillé…
I – Un rêve n’est que chimère du réel.
H – Peut-être bien…toutefois, j’aimais être le vent, sentir ma force et ma volupté. Mais en le voyant si agité, sa marionnette dénudée, je me suis tu et ai laissé mon amertume se diluer dans les chants désespérés de son silence. Des cernes céruléens avaient éclot sous ses yeux, sa peau s’était tendue. Lui n’avait pas eu droit de goûter aux rêves, même les plus amers. Il m’a mis un doigt sur les lèvres et a déposé sa marionnette dans le plat de ma paume.

FOU – Offre-moi un brin d’étoffe de ton âme, pour la réveiller.

H - Il y eut un silence, comme je ne l’avais entendu auparavant. Un silence labourant jusqu’au plus profond des esprits, même les plus retors. Je me souviens. Cette nuit-là, la lune, impérieuse, régnait au-dessus de nous…
I – Déesse des noctambules et des fous solitaires.

Et on remonte le temps, on revêt le souvenir de cette nuit de poussières.

H – Je ne serai alors plus ?
FOU – Tu demeureras. Mais elle, elle deviendra mon souvenir de toi.
H – Je suis là, fou. Je serai là, demain aussi.
FOU – Tu ne seras plus. Demain tu partiras. Je ne peux posséder l’être et le souvenir.

Silence.

FOU – Déshabille-toi.
H – Pardon ?
FOU – Pose-la au sol, mets-toi nu.

H –Je ne le connaissais pas. Pourtant. Pourtant je me suis mis à nu. Sous son regard, mon corps s’est mis à trembler. Un instant j’ai voulu fuir. Fuir son aura mystérieuse, sa folie enivrante, sa fureur silencieuse.
Je n’ai pas bougé.
Les bras ballants. Mon corps nu, offert aux astres taciturnes. Avec ses aspérités, ses cicatrices, sa peau albâtre de ne s’être pas assez fait lécher par les flammes solaires. Mais mon fou ne jugeait pas. Il observait, minutieusement, comme le créateur se liant à son œuvre, la façonnant d’un regard. Et puis, il s’est approché. Il m’a effleuré la poitrine de son index famélique. Mon cœur se ballottant fougueusement au gré du temps. Un frisson s’est mis à dégouliner le long de mon échine. Et je pris alors conscience de ma situation : j’étais nu, mon fou ingénu et nous flottions dans l’encre dense des nues.

FOU – Ferme les paupières.

H – Mon fou avait les yeux empreints d’une obscure ivresse, indéchiffrable. Une larme fantôme a vacillé sur sa joue. J’ai clos mes yeux.

FOU – Pardonne-moi.

H – Alors, comme un fauve rutilant d’une fureur jusqu’alors assoupie, il s’est jeté sur moi. Une chute silencieuse et nous nous sommes roulés dans le sable cramoisi, l’un contre l’autre, peau contre peau. Valse de couleurs, d’odeurs, de sueur. Sa main, aux ongles étirés, s’est agrippée à ma poitrine. Il grattait, il déchirait, il striait ma peau. Mon cœur chancelait dans sa cage, mon esprit hululait dans sa nuit, mon fou rugissait. Pourtant je l’avais pardonné, la langue en charpie de m’être trop mordu, pour bâillonner les hurlements sauvages qui cognaient en moi. Mon fou enfonçait profondément ses griffes dans les replis de mon être, sillage de sang dans mon âme, semblable à un serpent des blés*, il s’est mis à gesticuler, parsemant mille écailles sur son chemin. Puis à mordre. Un venin fielleux a ruisselé au fond de mon âme. Et j’ai cru mourir un instant, pénétré par des ombres rapaces aux serres affûtées. Mais j’ai rouvert les yeux, et mon fou était là, à fleur de sable, pleurant sans retenue des larmes fantômes, hantant les abysses de ce monde. J’eus envie de le prendre dans mes bras. Il recula, comme l’enfant apeuré dans le noir de la nuit. Mains ensanglantées et lambeaux de chairs sous ses ongles. Mon fou souleva sa marionnette avec une puissante délicatesse et peignit sur sa peau de bois des arabesques de sang. Du sang de mon âme, ce magma furibond. J’avais mal. La poitrine déchirée, froissée, le sang coagulé. Mais je ne disais rien. J’aimais trop mon fou pour l’accabler d’une culpabilité qu’il ne pourrait supporter sur ses frêles épaules. Alors je me taisais dans la contemplation de sa marionnette.
Soudain, ses paupières elle souleva. Son visage vers nous elle tourna.
On décelait au fond de ses pupilles une goutte de sang, souvenir fugace de cette bataille langoureuse, où nul ne s’avouait vaincu ni vainqueur, où les regards n’osaient plus se rejoindre par peur de l’autre, et finissaient par se perdre dans le lointain.
Et ses yeux elle referma.

FOU – Belle de Sang, dors, fais de beaux rêves, galope dans les vestiges parcheminés de son âme, un fou veille sur toi.

I – Etait-elle morte ?
H – Crois-tu qu’il soit facile de naître, d’accueillir cette fatalité au fond de soi ? fut sa réponse.
Il lui chanta une berceuse suave, caressant de sa main caillée les arabesques de sang encore visibles sur sa peau. Quand il eut fini, on entendit une vague supplique se faufiler des entrailles vieillies de cette nuit moribonde, à jamais dans nos mémoires. (Un temps) Quand le soleil s’est réveillé, la Belle de Sang dormait. Nous, nous n’avions pas dormi. Nous guettions : un souffle, un geste, un cillement. Rien. Mais quand le soleil s’est réveillé, mon fou s’est enfin tourné vers moi.

FOU – Tu m’as offert ton âme plus que je n’aurais dû accepter. Mais maintenant va t'en ! Il ne serait pas bon pour toi, ni pour elle, que vous vous revoyiez. Tu n’aurais jamais dû rencontrer le souvenir que j’ai de toi. Va t'en.
H – Je ne peux pas.

Mon fou s’est raidi, le visage dur, comme le roc taillé par le ressac belliqueux.

FOU – Fuis ! Je ne mérite pas ton amour. Un fou ne se repaît que de souvenirs et de poussières. Il n’est qu'illogisme et néant. Mais toi tu es un homme. Tu as tant de fleurs à ouvrir, tant de bourgeons à faire éclore. Tu ne mérites pas l’amour bancal d’un fou. Va t’en !
H – Je ne peux pas.

L’homme se tait, des vagues dans les yeux.

I – Pourtant tu es là, seul, assis avec moi.
H – Tu devrais savoir combien il est facile de perdre quelqu’un simplement en ne le retenant pas.*

Silence.
L’homme relève la tête, chasse les vagues, poursuit l’horizon caracoleur.

H – Mon fou a fui, avec sa Belle de Sang, son souvenir, sa poussière de moi. Un mirage cette marionnette, une illusion de plus pour lui faire croire qu’il existe, un corps dans l’infini, qu’il possède à jamais l’ami que je fus. Mais mon fou vivait par-delà même le réel, et dès lors, était destiné à une sourde souffrance, profondément aiguisée. (Un temps)
J’ai hurlé à la solitude, à mon âme flagellée par les griffes d’un fou. J’ai hurlé à ce même fou au regard pluvieux, à sa Belle de Sang néophyte. J’ai hurlé à la mort, éructé mon mal, l’ai fait se dévorer par l’infini immaculé. Puis je me suis rhabillé, la poitrine s’enflammant au contact du tissu. Et c’est là, sur le sol, que j’ai découvert une fleur : une rose des sables, larmoyante de sang, posée en évidence sur le sable. Mon fou avait eu la délicatesse de récupérer ses larmes fantômes dans ses mains caillées de mon plus profond sang, et mélangées au sable, il avait sculpté une fleur, prête à s’épanouir dans mon âme, pour combler sa blessure. Je l’ai ramassée, je l’ai avalée. La nuit, je la sens s’enraciner dans mon âme, s’étendre et bourgeonner. Je détiens en moi un jardin secret luxuriant, qu’il me faut maintenant apprendre à cultiver.

Silence. L’infini bâille, s’étire un peu vers l’horizon.

I – C’est une belle histoire.
H – Parfois je me demande si tout cela a vraiment existé, si ce n'est pas qu'un souffle brumeux m'embaumant l'esprit...

L’homme se passe la main sur sa poitrine râpeuse. Rassuré, il se relève.

H – Je dois reprendre le chemin. Je pense savoir vers où aller maintenant. Merci.
I – Homme pâle au regard lunaire, nomade parmi les hommes, tisseur d’histoires, bonne route, que les vents te portent.

L’homme se penche vers le sol, dépose un baiser au coin d’une strie sableuse, se relève.

H – Si tu croises un jour mon fou, dis-lui qu’une fleur a éclos dans mon désert.
I – Soit. (Un temps) Je garde un œil sur toi.

L’homme va. Disparaît dans l’ombre d’un nuage. Dans un lointain presque improbable, un fou et sa Belle de sang sourient à un ciel nébuleux.

...........................................

*Serpent des blés = Elaphe Guttata = serpent rouge par ici la photo

*Vous aurez reconnu la citation : Robin Hobb - L’Assassin Royal (tome 9)
« Modifié: 01 Septembre 2009 à 14:07:27 par Nienna »
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."

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Re : Belle de sang
« Réponse #1 le: 21 Mai 2009 à 21:21:03 »
 :o
wah...

désolée, je ne sais pas trop quoi dire.
J'ai eu peur au début en voyant cette forme étrange mais ensuite... quel récit !
c'est poétique, super bien écrit et poignant, franchement, moi, je trouve que c'est ton meilleur texte, je le préfère largement aux autres :coeur:
Celui-là, il est original et il a une force du récit, des mots, c'est dingue.
 Je suis pas sûre d'avoir tout bien saisi ( les grandes lignes ça va, mais il y a tellement dans ce texte), donc je le relirai sûrement plus tard.
Mais là, à chaud, vraiment, bravo.
J'adore tous les personnages, la forme passe très bien et en fait même les phrases qui m'ont au début un peu rebutées, je trouve que finalement elles vont très bien. Je relirai peut-être pour voir si je trouve à redire quelque part, mais pour l'instant, je suis juste ravie ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : Belle de sang
« Réponse #2 le: 21 Mai 2009 à 21:52:39 »
Citer
l’infini:
espace avant : ^^
Citer
au milieu de son no man’s land
j'dois avouer que j'aime pas trop "no man's land", l'anglais au milieu du français, mais c'est moi tu peux laisser
Citer
Et on remonte le temps, on revêt le souvenir de cette nuit de poussières.
j'aime moins. Je veux dire aux autres endroits la narration est vraiment comme il faut, juste, poétique et surtout met en valeur le dialogue, ici je trouve que c'est bien mais c'est tout
Citer
FOU – Tu demeureras. Mais elle, elle deviendra mon souvenir de toi.
ça me fait penser au costume de Caracole ^^
Citer
FOU – Pose la au sol, mets-toi nu.
H –Je ne le connaissais pas.
saut de ligne entre les deux ? "FOU" est du passé alors que "H" est du présent non ? (idem pour la suite du dialogue, en fait je trouve que ça fait bizarre car avant tu sautais des lignes)
Citer
Et je pris alors conscience de ma situation : j’étais nu, mon fou ingénu et nous flottions dans l’encre dense des nues.
j'étais nu/l'encre des nues : voulu ?
Citer
FOU – Belle de Sang
j'aime bien le rappel au titre ^^
Citer
Mon fou s’est raidi, le visage dur, comme le roc taillé par le ressac belliqueux.

FOU – Fuis ! Je ne mérite pas ton amour.
ici ça m'a trop fait penser au Fou de Hobb !
Citer
poursuit l’horizon caracoleur.
et ici à un certain carachrone  :mrgreen:
Citer
Mais mon fou vivait par-delà même le réel, est dès lors, était destiné à une sourde souffrance et profondément aiguisée.
ET dès lors ?
Citer
Je détiens en moi, un jardin secret luxuriant, qu’il me faut maintenant apprendre à cultiver.
j'aurais préféré sans la première virgule
Citer
ou si ce n’est que dans l’esprit.
bof (tes autres phrases sont tellement bien tournées que là ça fait un peu plat)


C'est trop trop bien écrit ^^ (je suis même carrément jalouse de certaines phrases  :mrgreen:) Bref écriture très poétique, qui permet de voir les choses différemment, mais du coup des phrases un peu plus communes sont parfois dommage (j'ai essayé de les relever). Mais c'est vraiment du détail.
J'aurais pas lu tes derniers textes (je pense en particulier à Rengaine d'un trou) je pense que je serais tombée de haut. Là c'est juste génial  :mrgreen:

Par rapport à rengaine d'un trou (désolée mais y'a aucune autre comparaison possible étant donné que j'ai jamais lu de trucs pareils en dehors des textes écrits par toi  :mrgreen: ) je crois que je sentais un peu plus l'ambiance de rengaine, j'aimais bcp le désert, mais aussi y'avait la découverte de ce que tu pouvais écrire. Ici c'est aussi bien écrit (mieux ?) mais je préfère l'histoire surtout, très poétique ^^ Disons qu'ici il y a davantage un sens.

Bref c'est très beau, très original, et j'ai du mal à faire plus construit parce que ça ressemble à pas grand chose de connu en dehors de toi (enfin un mélange de Damasio-Vian-Beckett mais avec une touche Nienna)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

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Re : Belle de sang
« Réponse #3 le: 24 Mai 2009 à 11:04:08 »
Urmpf...ça fait plaisir !

@ Ernya :
J'ai eu peur au début en voyant cette forme étrange mais ensuite... quel récit !
c'est poétique, super bien écrit et poignant, franchement, moi, je trouve que c'est ton meilleur texte, je le préfère largement aux autres :coeur:

Ben...merci, tout simplement.  :-[

@ Kailiana :

Citer
l’infini:
espace avant : ^^
J'arrive pas à retrouver où c'est ? lôl

Citer
au milieu de son no man’s land
j'dois avouer que j'aime pas trop "no man's land", l'anglais au milieu du français, mais c'est moi tu peux laisser

Ben en fait moi non plus j'aime pas vraiment, mais j'ai retourné mon cerveau à la recherche d'un synonyme mais j'ai pas trouvé. Y avait "désert" à la rigueur mais ça collait pas vu que j'utilise ce mot ailleurs. Alors j'ai laissé le mot anglais. Mais si vous avez des idées je suis preneuse ^^

Citer
Et on remonte le temps, on revêt le souvenir de cette nuit de poussières.
j'aime moins. Je veux dire aux autres endroits la narration est vraiment comme il faut, juste, poétique et surtout met en valeur le dialogue, ici je trouve que c'est bien mais c'est tout

Cette phrase elle est surtout là pour que les lecteurs comprennent qu'on va dans le passé. Si je la supprime je sais pas si ça va pas gêner...ou alors une autre tournure mais là à chaud jvois pas.

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FOU – Tu demeureras. Mais elle, elle deviendra mon souvenir de toi.
ça me fait penser au costume de Caracole ^^
Caracoooooooooole  :coeur:  *désolée*

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FOU – Pose la au sol, mets-toi nu.
H –Je ne le connaissais pas.
saut de ligne entre les deux ? "FOU" est du passé alors que "H" est du présent non ? (idem pour la suite du dialogue, en fait je trouve que ça fait bizarre car avant tu sautais des lignes)

Yak ! J'ai corrigé, j'espère ne pas en avoir oublié...

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Et je pris alors conscience de ma situation : j’étais nu, mon fou ingénu et nous flottions dans l’encre dense des nues.
j'étais nu/l'encre des nues : voulu ?
Mouais. Mais c'est pas forcément terrible...

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Mais mon fou vivait par-delà même le réel, est dès lors, était destiné à une sourde souffrance et profondément aiguisée.
ET dès lors ?
Ouppssss ! D'ailleurs j'ai remplacé le second "et" (après souffrance) par une virgule.

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Je détiens en moi, un jardin secret luxuriant, qu’il me faut maintenant apprendre à cultiver.
j'aurais préféré sans la première virgule
Yep, corrigé.

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ou si ce n’est que dans l’esprit.
bof (tes autres phrases sont tellement bien tournées que là ça fait un peu plat)
Hum...alors : "des fois je me demande si tout cela a vraiment existé, si ce n'est pas qu'un souffle brumeux m'embaumant l'esprit" ?  Enfin je vais y réfléchir, les réponses données du tac au tac sont pas toujours les meilleures.

C'est trop trop bien écrit ^^ (je suis même carrément jalouse de certaines phrases  :mrgreen:)
:-[

Ici c'est aussi bien écrit (mieux ?) mais je préfère l'histoire surtout, très poétique ^^ Disons qu'ici il y a davantage un sens.
C'est vrai, pour une fois j'étais partie avec une idée (un peu) précise de l'histoire.  :mrgreen:

Merci à toi pour le commentaire, les corrections et tout  !
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Re : Belle de sang
« Réponse #4 le: 24 Mai 2009 à 21:35:51 »
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l’infini:
espace avant :
J'arrive pas à retrouver où c'est ? lôl
tout début, juste après la citation de Maldoror

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Et on remonte le temps, on revêt le souvenir de cette nuit de poussières.
j'aime moins. Je veux dire aux autres endroits la narration est vraiment comme il faut, juste, poétique et surtout met en valeur le dialogue, ici je trouve que c'est bien mais c'est tout
Cette phrase elle est surtout là pour que les lecteurs comprennent qu'on va dans le passé. Si je la supprime je sais pas si ça va pas gêner...ou alors une autre tournure mais là à chaud jvois pas.
je crois que c'est surtout la formulation de "Et on remonte le temps". Peut-être remplacer "et" par "puis" ? J'aime pas trop le début par "et".

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ou si ce n’est que dans l’esprit.
bof (tes autres phrases sont tellement bien tournées que là ça fait un peu plat)
Hum...alors : "des fois je me demande si tout cela a vraiment existé, si ce n'est pas qu'un souffle brumeux m'embaumant l'esprit" ?  Enfin je vais y réfléchir, les réponses données du tac au tac sont pas toujours les meilleures.
je préfère déjà (en gardant "parfois" et non "des fois")

Sinon je tiens à te dire que j'ai relu le texte et que c'est toujours (très) bien  :-¬?
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Re : Belle de sang
« Réponse #5 le: 25 Mai 2009 à 17:04:19 »
Hop j'ai corrigé pour le ":"   

je crois que c'est surtout la formulation de "Et on remonte le temps". Peut-être remplacer "et" par "puis" ? J'aime pas trop le début par "et".
Je suis assez d'accord mais je sais pas du tout par quoi la remplacer. A vrai dire ça m'arrangerait de la supprimer (en plus y a répétition de "souvenir" une ou deux ligne plus bas) mais c'est pour le sens qu'elle est là...Bon j'attends de voir avec d'autres et je verrai ce que je fais.

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Hum...alors : "des fois je me demande si tout cela a vraiment existé, si ce n'est pas qu'un souffle brumeux m'embaumant l'esprit" ?  Enfin je vais y réfléchir, les réponses données du tac au tac sont pas toujours les meilleures.
je préfère déjà (en gardant "parfois" et non "des fois")
En attendant je remplace par celle là (avec "parfois") mais je continue de chercher quand même...

Sinon je tiens à te dire que j'ai relu le texte et que c'est toujours (très) bien  :-¬?
Chouette alors ! lol  :D

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Re : Belle de sang
« Réponse #6 le: 26 Mai 2009 à 20:21:25 »
Je ne suis pas une grande critique, celle que je vais écrire ne servira probablement à rien, mais, comme tout un chacun, j'aime bien donner mon opinion toute inutile qu'elle soit.

Ton texte est superbe. C'est merveilleusement bien écrit ( bien qu'un certain nombre de mots semblent sortir tout droit du dictionnaire et ne paraissent pas vraiment "naturels"), et l'histoire est très belle.
J'aime beaucoup la forme que tu as employée. Ça rend la compréhension plus simple, et enlève les phrases narratives qui seraient vraiment de trop. Ce que je trouve particulièrement réussi, ce sont les flash-back. Ils sont parfaitement introduits, ne font pas du tout tache dans le texte théâtral, comme j'ai craint un instant que ce soit le cas.
Très bonne idée aussi le dialogue avec l'infini. C'est un personnage inhabituel, mais très agréable.
En tout cas, bravo, c'est vraiment magnifique.
"L'unique joie au monde, c'est de commencer. Il est beau de vivre parce que vivre c'est commencer, toujours, à chaque instant." Cesare Pavese.

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Re : Belle de sang
« Réponse #7 le: 26 Mai 2009 à 20:52:12 »
relu ou resavouré, c'est du pareil au même!
donc tu en déduis que mon point de vue n'a pas du tout changé ^^


je trouve vraiment pas de critiques à faire sauf pour le début
comme Kail', je trouve que le no man's land passe pas, et même j'ose dire pas du tout
la suite immédiate est vraiment poétique, du coup le mot sonne vraiment mal
je l'aurais presque enlevé sans rien mettre à la place, mais du coup ça change un petit peu le sens peut-être, à voir

et j'aime pas trop la phrase introductrice:
H – Pour moi, cela commence comme un conte. Il était une fois un fou.
j'aurais directement commencé à "il était une fois un fou"
mais c'est personnel

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Re : Belle de sang
« Réponse #8 le: 27 Mai 2009 à 14:02:44 »
Mais si, mais si, Maïa, si tu dis sincèrement ce que tu penses ça n'a rien d'inutile. En tout cas ça me fait plaisir, contente que t'ai accroché. Pour ce qui est des mots dans le dico et du manque de naturel parfois...ben chais pas, en même temps je parle pas non plus, dans ma vie de tous les jours,  comme mes personnages parlent  :mrgreen:
Enfin, merci d'être passée  ^^

A Ernya :

En bien dans ce cas, re-merci ! 

"No man's land"... *s'énerve sur le mot*  :noange:
Ose dire le "pas du tout", moi non plus j'aime pas ce mot à cet endroit...:mrgreen:  Tu proposes de l'enlever :
"Et puis un jour, il y eut moi."
Et t'as plutôt raison. Peut-être même que ça rend mieux compte du truc. Ouais ça me plaît pas mal ça. Parce que de toute façon je ne sais absolument pas par quoi le remplacer sinon.

Pour l'autre phrase, en fait, au début quand j'ai écrit le texte, que je l'ai retravaillé, je commençais direct par "Il était une fois un fou." et vers la fin, j'avais peur que quand vous lisiez le texte vous vous dites : "mais c'est pas du tout comme un conte, pourquoi elle écrit ça ?" Donc j'ai rajouté l'autre partie. J'attends de voir ce qu'en penseraient d'autres personnes. Mais peut-être que je changerai et que je reviendrai à la version initiale.
Mais merci d'avoir repris du temps pour relire (re-aimé  :P )et re commenté.
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."

Rimbaud - Alchimie du verbe

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : Belle de sang
« Réponse #9 le: 27 Mai 2009 à 14:57:11 »
Je n'avais pas aimé Rengaine d'un trou. Je le trouvais gratuitement incompréhensible - je suis pas très claire, hum.
Là, par contre, j'accorche plus. Comme ernya, je n'ai pas tout compris, mais ça donne envie de le relire pour saisir toutes les dimensions qu'on a entraperçues, parce que, justement, on les a entraperçues, mais aussi parce qu'au premier niveau de lecture, il y a déjà une histoire accessible. C'est ça qui manquait, à mon goût, dans Rengaine d'un trou : soit on le prenait pour un texte absurde (et dans ce cas je ne le trouvais pas très intéressant), soit on tentait de l'interpréter, mais ça me semblait trop aride pour me motiver à essayer... Hum, je suis pas claire. Enfin bref, on parle de Belle de sang, je vais arrêter de répéter la même Rengaine  :mrgreen:

Je rejoins les autres : superbement bien écrit. Sauf peut-être :
Citer
Et je pris alors conscience de ma situation : j’étais nu, mon fou ingénu et nous flottions dans l’encre dense des nues.
La phrase m'a gênée. Il ne manque pas une virgule, ou quelque chose ? Je ne comprends pas trop sa syntaxe.

Pour l'histoire, j'aime pas trop les trucs un peu "glauques" (avec l'explosion du fou, le sang et tout ça), en général. Mais là, c'est tellement bien écrit qu'on est happé dans ton récit. Vraiment réussi sur ce point-là.

J'aime bien :).
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Nienna

  • Aède
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Re : Belle de sang
« Réponse #10 le: 01 Juin 2009 à 15:32:21 »
Hop !
Tant pis pour cette rengaine trop connue : Merci pour ton commentaire.  ^^

Pour la phrase en question, je crois pas qu'il manque de virgules, ou alors peut-être après "ingénu" ? Mais je sais pas si ça se fait de mettre une virgule avant un "et". Et puis de toutes façons, je pense pas que ça soit qui gêne. C'est la phrase en elle-même qui est moyen.  Je voulais jouer avec le "nu"/"nues". Faudrait que je revois.

Si, si je comprends (enfin je pense lol) ce que tu essayes de dire par rapport à Rengaine... C'est le côté un peu : y a une forme spéciale pour combler le fait qu'il n'y a pas forcément de fond ? Le lecteur croit que mais en fait non. huhu, je suis pas très claire moi non plus, mais peut-être qu'entre "pas claires" on se comprend ? :mrgreen:

En tout cas, contente que tu aimé pour ce coup-là !   :)
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Verasoie

  • Invité
Re : Belle de sang
« Réponse #11 le: 03 Juin 2009 à 00:09:27 »
La fin du texte m'a trop émue...
Bouh j'en suis trop retournée pour commenter. Je vais faire un effort :mrgreen:

C'est tellement bien écrit, et je veux dire par là abouti, et conforme à un style qui est à toi, que du coup je ne saurais rien te conseiller de plus (sauf relever des erreurs d'orthographe ou autre, normal quoi ; enfin là j'ai pas pris le temps de le faire).

On sent l'influence du Fou de Hobb (enfin, n'importe quel Hobbsédé ne peut pas s'empêcher d'y penser en voyant un personnage appelé "Fou", j'imagine). Ton Fou lui ressemble beaucoup mais il lui est plutôt... "parallèle", je dirais. Différent, à part, mais en en restant très proche. Je sais pas trop comment expliquer. C'est pas du tout un reproche, hein, au contraire.

J'aime beaucoup le passage après "Pardonne-moi".

Et à partir de la citation de Hobb, je me suis vraiment sentie interpelée par le texte, encore plus qu'au début. Enfin j'insiste sur "interpelée", il a un... pouvoir d'appel, ton texte, sur la fin ><

Laquelle m'a fait penser au Petit Prince, un peu. Ça m'a rachevée, lol.

Je pense que je le relirai à l'occasion parce qu'il m'a vraiment, vraiment touchée. Puis je le percevrai peut être différemment à la relecture, on verra :D

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
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Re : Belle de sang
« Réponse #12 le: 06 Juin 2009 à 22:06:39 »
J'ai lu l'introduction il y a quelques jours. Je n'avais pas le temps le lire le texte, mais la forme m'a attiré, ainsi la citation de Beckett et celle de Lautréamont. Puis, à l'instant, juste avant de le lire, j'ai lu le tout dernier commentaire - à savoir, celui de Versasoie. Du coup, je me suis attendu à une fin sacrément triste, dans les tons du Petit Prince. En fait, ça a accru mes attentes, surtout le "il a un... pouvoir d'appel, ton texte, sur la fin".
Mais je n'ai pas été déçu.
En fait, j'ai même adoré  :D Y compris les mots dont je n'ai pas saisi le sens, et pour lesquels j'ai davantage prêté l'oreille à la tonalité (D'ailleurs, je trouve ce texte très musical). J'ai déjà l'impression que je ne pourrais pas l'oublier. J'ai même envie de le relire, plusieurs fois peut-être, pour m'en imprégner, et... (comment ça, de la jalousie ?) C'est super bien écrit.
En fait, je n'ai pas tellement pensé à Hobb, si ce n'est que dans mon esprit, ton Fou avait la même apparence physique (blanc, mince, jeune...). En revanche, de manière plus personnelle, ça m'a évoqué un Rp* dans lequel l'autre personnage se comportait un peu de cette manière avec le mien. Je veux dire, de la manière du Fou, avec l'Homme. Même sur le plan de l'écriture, pas seulement des actes (Ce que je m'exprime mal). Et je ne vous dis pas à quel point je me mets dans la peau de mes personnages de Rp.. Donc j'ai un peu - sinon beaucoup - eu l'impression d'être l'Homme, en lisant ce texte.
Et qu'est-ce que la fin était triste, pour le coup

*Topic de rôle-play ; un joueur et moi postions tour à tour notre récit, centré sur notre propre personnage - les deux personnages interagissant bien sûr

Hors ligne Nienna

  • Aède
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Re : Belle de sang
« Réponse #13 le: 09 Juin 2009 à 18:38:25 »
Je passe en coup de vent : j'ai plus d'ordi en ce moment donc je profite de celui-ci pour répondre furtivement à vos commentaires qui m'ont fait très plaisir, encore. Je développerai une prochaine fois parce que j'ai vraiment pas le temps. Désolée. Mais je tenais quand même à vous remercier, histoire que vous ne croyez pas que vos commentaires s'effondrent dans les oubliettes de ma mémoire. 
^^
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Hors ligne Nienna

  • Aède
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Re : Belle de sang
« Réponse #14 le: 19 Juin 2009 à 14:32:42 »
Donc j'ai un peu de temps, et mon frérot étant par-là ces jours-ci j'peux squatter son ordi  :P
Je reviens sur les derniers commentaires.

Verasoie :

On sent l'influence du Fou de Hobb (enfin, n'importe quel Hobbsédé ne peut pas s'empêcher d'y penser en voyant un personnage appelé "Fou", j'imagine). Ton Fou lui ressemble beaucoup mais il lui est plutôt... "parallèle", je dirais. Différent, à part, mais en en restant très proche. Je sais pas trop comment expliquer. C'est pas du tout un reproche, hein, au contraire.
Effectivement le fou de Hobb était présent dans mon esprit quand j'ai écrit ce texte. C'est incontournable maintenant, dès que je pense à un fou, je ne peux que penser à Hobb. J'ai eu peur d'ailleurs que ça passe pas, si vous trouviez mon fou trop ressemblant. Je voulais pas calquer l'image que j'ai de lui. Et puis je me suis laissée glisser dans l'écriture et j'y pensais plus vraiment. ça pouvait pas être le même.
Parallèle, ça convient bien comme mot je pense. Y a des petits trucs qui font que oui indubitablement on pense à Hobb mais ce n'est pas lui malgré tout. (c'est d'ailleurs énorme l'influence que peut avoir son personnage...enfin Hobb est énorme dans ce qu'elle écrit de toute façon donc ce perso et son influence sont à sa mesure.)

il a un... pouvoir d'appel, ton texte, sur la fin ><
Urffff...merci.

Spes :

En fait, ça a accru mes attentes, surtout le "il a un... pouvoir d'appel, ton texte, sur la fin".
Mais je n'ai pas été déçu.
Contente que tu ais lu et pas été déçu.

Y compris les mots dont je n'ai pas saisi le sens, et pour lesquels j'ai davantage prêté l'oreille à la tonalité (D'ailleurs, je trouve ce texte très musical).
c'est vrai qu'il y a des mots un peu complexes on va dire, mais que j'ai cherché pour leur musicalité et aussi parce que ben je les trouve beaux. (genre : "marmoréen" j'ai craqué complètement sur ce mot)

J'ai déjà l'impression que je ne pourrais pas l'oublier. J'ai même envie de le relire, plusieurs fois peut-être, pour m'en imprégner, et... (comment ça, de la jalousie ?) C'est super bien écrit.
:-[ :-[  (abus de smiley, désolée)
...merci.
 
.
ça me fait super plaisir parce que je m'attendais pas à ce que ce texte ait une telle portée...ça rend heureux et un peu stressée pour les futurs textes, au risque de décevoir mais enfin écrire c'est prendre des risques et donc parfois des gadins (heureusement !)  ;)
[mais là je suis en mode sécheresse accrue... :( ]
 
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