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Auteur Sujet: Livre : Crise du secteur littéraire  (Lu 5519 fois)

Hors ligne Alan Tréard

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Livre : Crise du secteur littéraire
« le: 29 juillet 2015 à 12:33:24 »
EDIT du 24 nov 2015

Ce topic est dépassé...  ;)
Je vous invite à aller consulter le sujet : Transformation de l'édition qui propose une analyse un peu plus poussée de la crise du livre.


Bonjour à tous les passionnés,

Et à toutes les passionnées aussi,

Sommes-nous vraiment là où nous sommes !? Ou bien ailleurs ?

Quel été plein de chaleur ! Il ne fait pas froid. C'est agréable.

Un message de plus sur le forum ! Voici mon message. Il s'adresse à vous :

Heureux de vous écrire,

C'est moi, Alan.

En forme ?

Comment allez-vous ? Avez-vous le temps de lire cet été ? Avez-vous découvert de nouveaux auteurs ? de nouvelles éditions ? de nouvelles parutions ?

Bonjour à vous ! Quel bonheur... Bonjour aux amoureux des mots,

Et peut-être est-ce là mon dernier bonjour ? Ah... Misère... J'en suis désolé. Qui sait ce que je suis en train de faire ? Oh... Horreur... Quel danger ! Allez-vous me tuer ? Je vous en prie, faites preuve de tolérance... Suis-je dans l'erreur et la folie ? Non ? Oui ? Suis-je en danger ? ou bien ailleurs ? Il y a parfois des sujets que l'on n'ose plus aborder, simplement dans le sens où l'on a peur d'en mourir ! Il y a des questions impossibles à poser.

Vais-je en mourir ? Oh...

Je m'adresse à vous d'un air de défi et surtout d'humilité : suis-je en train de lever un tabou ? Non ? Peut-être ? Alors je m'en vais défier tous les secrets du monde : et poser enfin cette question tant attendue. La voilà... Commençons par tout exposer : Pensez-vous que ce soit vraiment la fin du livre ? que tout est en train d'effacer les derniers mots écrits, et que ce sera bientôt l'anarchie ou... que sais-je !? Pensez-vous que le livre n'a plus que quelques années à vivre, avant de disparaître, mort, brûlé, voire effacé des vieux souvenirs ? Est-ce seulement possible ? Pensez-vous que ça puisse être déjà la fin ?

Drôle de question, n'est-ce pas ? Vaste question... Je peux comprendre votre surprise. Elle est légitime. Pourtant c'est un discours très sérieux que j'entends ces derniers temps, telle une redondance oppressante. Ça n'est pas très rassurant. On me dit que le livre n'existe plus vraiment ; les mots sont les suivants : « Le livre était vraiment une belle invention dans le temps, à l'époque ancienne, voire très ancienne, or maintenant l'internet est bien plus cool encore. » Et ensuite on ajoute : « Le livre n'a plus aucune valeur : il est bientôt mort. » Incroyable ! Terrifiant... Ce que je dis là pourrait très bien s'apparenter à une caricature, et pourtant c'est un discours qui génère beaucoup de soutiens. C'est devenu un vrai débat. Comme une vérité. Il y a effectivement une très large opinion qui surenchérit sur la fin supposée du livre. Le problème, il se pose pour l'auteur. Que faut-il en penser ? Pensez-vous qu'être auteur n'a plus de sens aux oreilles de tous, tel un métier du passé, et qu'il vaudrait mieux maintenant s'orienter vers le job d'informaticien ?

J'attends votre réponse.

Bien sûr, ceci est un sujet très sérieux, et je me suis fait mon idée sur la question ; or il vaut mieux garder mon opinion pour moi-même, et poser la question à plus de monde afin de mieux saisir l'ampleur de la crise. Il faut toujours faire un petit effort pour mieux comprendre les choses. Plus on se confronte aux sujets, plus on a de réponses. Quelle est cette crise du monde littéraire dont personne ne veut parler ? Est-ce que ça va empirer ? Suis-je dans l'erreur ? C'est extrêmement important. Il ne faut pas fuir les débats importants. J'ai vraiment besoin de connaître vos valeurs et vos croyances. J'ai besoin de votre regard sur l'instant présent. Car je crois effectivement qu'il y a une crise du monde littéraire, que ce genre de discours ne naît pas seul au milieu de rien. Seul un facteur important, grave, sérieux peut amener des déclarations aussi catégoriques, claires, néfastes. Il y a donc quelque chose d'anormal dans le monde du livre. Hier je me suis dit : « Alan, il faut que tu te confrontes au sujet, que tu le portes sur les antennes et le web ! Il faut aborder les questions difficiles autant que les questions faciles. Alan, il faut que tu comprennes mieux quel est l'avis de chacun, qui pense quoi. »

Alors me voici aujourd'hui à m'adresser à vous en espérant que ce sujet n'est pas un sujet « inabordable, » et que vous oserez me donner votre vision des choses, tout en prenant en considération ma sincérité. J'espère que ce ne sera bientôt plus un tabou.

Pensez-vous qu'il y ait une fin à tout ?

Et quelle est vraiment cette crise ?

Signé Alan TRÉARD.
« Modifié: 05 janvier 2016 à 11:04:59 par Alan Tréard »
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #1 le: 29 juillet 2015 à 12:43:56 »
Salut

Pour moi, le livre c'est plus qu'un écrit.
Un livre c'est un objet de collection.
C'est un objet qui vit, qui vieillit, qui respire.

Internet ne me permet pas de voir l'objet, ni les e-books.
Internet ça se vit pas comme le papier.

Par contre, je pense que le marché du livre (papier) ne se renouvelle pas beaucoup. Zulma font des magnifiques couvertures, quelques entreprises dans le pratique qui ont fait un tabac (livres-objets par exemple), mais les thèmes ont du mal à se renouveler... Un livre c'est long à faire, beaucoup d'étapes de réalisation/fabrication/diffusion. Aujourd'hui les tendances bougent vites et le livre papier suit pas : le marché manque de vivacité, de spontanéité.

Voilà pour mon point de vue.

Une collectionneuse de livre parmi d'autres,

Auto'
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #2 le: 29 juillet 2015 à 12:58:17 »
Mais en fait... qu'est-ce que tu appelles "le livre" ?  :\?

- Tu parles du livre comme support papier (par différence avec le numérique, l'e-book, tout ça) ?
- Et si c'est au sens de support papier, tu parles du livre en général (incluant les manuels, les livres techniques, les beaux livres illustrés, etc. etc.) ou juste de la littérature ?
- Du livre au sens de roman, essai, témoignage, etc., qu'on lit par plaisir ou par intérêt ? Je veux dire : le livre par opposition avec l'audiovisuel, avec Youtube, avec les réseaux sociaux, la presse, tout ça ?
- Du livre au sens de littérature ?

Parce que selon le sens que tu donnes au mot, ça change ta question et du coup ça va changer les réponses ^^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #3 le: 30 juillet 2015 à 12:33:35 »
Bonjour,

Les choses ne sont jamais comme on le pense, c'est incroyable.

Merci pour vos premières réponses, c'est un geste d'ouverture à la discussion que j'apprécie beaucoup. Il faut toujours écouter les autres pour mieux se rendre compte de la réalité. Il y a beaucoup à dire. Et puis... cela me permet surtout de mieux saisir l'ampleur de la crise. Alors j'y ai réfléchi toute la nuit, et je vous apporte une réponse. C'est ainsi. Il y a des mots qui sont révélateurs. Il y a des doutes qu'il faut affronter. Effectivement qu'est-ce qu'un livre ?! À quoi bon aborder le sujet ? Faut-il imposer une définition du livre afin de mieux en saisir la valeur ? Faut-il limiter le sens des mots pour mieux en juger la valeur ? Si oui, comment faire pour offrir une définition qui irait satisfaire le monde ? Je commence à mieux comprendre ce qui ne va pas dans le monde du livre. Faut-il tout oublier ?

L'histoire du livre, c'est un élément fondamental de l'humanité, de notre petite vie quotidienne, de nos valeurs, qui a traversé les époques, de l'Antiquité jusqu'à maintenant, en passant par la Renaissance, et dont la valeur n'a jamais été démentie, du moins jusque là. Est-ce que tout s'arrête ici ? On oublie trop souvent que la liberté de lire et d'écrire est très récente (moins de deux cents ans). Avant cela, seuls les plus « nobles » avaient accès à la lecture, et personne d'autre. J'ajouterai même que c'est encore le cas aujourd'hui dans certaines régions. Il y a des victoires qui se perdent. Il y a eu dernièrement des destructions massives de livres. Doit-on fuir l'avenir ?

Ce sont des questions très graves et essentielles pour l'avenir.

Ce sujet me hante, il faut en parler plus et s'y confronter !

Alors peut-on s'y opposer ? Serons-nous assez courageux et doués ? Avons-nous la volonté suffisante ? Merci pour vos deux réponses, car elles me permettent de mieux envisager la gravité de la situation. Certaines personnes ont besoin de remettre en question leurs certitudes. J'ai besoin d'entendre l'ensemble des paroles, pas seulement celles qui me protègent. C'est comme ça ! Pourra-t-on un jour enlever leurs livres papier à des passionnés ? Est-ce un crime ? Sous quel prétexte ? Et puis, comment doit-on nommer le livre ? Qui est-ce qui saura donner une véritable définition du livre aussi facilement ? Certains pensent vraiment que le livre n'est plus un sanctuaire du savoir, « pour ça, il y a wikipédia, » ni même un contre-pouvoir efficace, « pour ça, il y a facebook. » La véritable question n'est pas « doit-on distinguer les livres ? » mais doit-on distinguer les lectures ? Peut-on interdire à quelqu'un de lire ce qu'il aime dans le format qu'il aime ?

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Chacun cherche à prouver sa valeur, et c'est normal, c'est la vie... Après tout, on est vivant ! Chacun veut être respecté, c'est la dignité pour tous. Chacun a des éléments de sa vie qu'il ne veut pas voir disparaître. Moi aussi, j'ai des angoisses. On a tous une dignité et notre lecture doit être considérée pour ce qu'elle est. Et alors, y a-t-il des lectures qui ont plus de valeur que d'autres ? Faites votre choix : lecture papier ou bien lecture numérique ? lecture par plaisir ou bien lecture par intérêt ? lecture sensible ou bien lecture intellectuelle ? Ce ne serait pas juste de devoir faire un choix. Il ne faut jamais faire ce genre de choix !

Qui pourrait vous imposer de faire ce genre choix ?

Moi, je refuse de faire ce choix. Il n'y a aucune distinction précise entre les différentes lectures. Je suis sensible à vos deux réponses car elles me donnent de l'espoir, me font comprendre qu'on ne va pas déjà laisser tout tomber. Ah ! Ça, non... Je ne crois pas qu'il faille continuer ainsi et opposer les lectures, laisser s'installer des discriminations. Chacun son bouquin, chacun sa place, chacun ses droits. On ne doit jamais opposer les livres entre eux ; il y a la sauvegarde de tous les livres, ou d'aucun. Qui voudrait protéger certains livres et pas les autres ? Ne peut-on pas trouver un point d'équilibre entre la lecture de chacun ? C'est le respect de ceux qui aiment un genre de lecture ou l'autre, n'est-ce pas ? C'est la logique des choses.

Qui donc pourrait se permettre d'envisager « la fin du livre ? » À quoi bon ? Cette question n'a pas de sens, elle est mensongère. Il y a là de fausses promesses, de véritables menaces. Ça me scandalise. Il y a là sciemment la volonté de sous-entendre la mort de TOUS les livres, c'est un fantasme. Il y a bien une entreprise de falsification dans certains discours. Quel prophète malade peut bien vouloir envisager la fin du livre ? Au détriment de TOUS les lecteurs... Ça ne devrait pas être autorisé ! Je ne supporte plus ces insinuations.

Je préfère entendre vos mots aux leurs.

Auto, tu me parles de l'absence de réponse des maisons d'édition, et c'est aussi une vérité. Tout le monde doit se lever, défendre tous les livres. Personne ne devrait laisser parler de tels prophètes. Sommes-nous si faibles ? Et les auteurs dans tout cela ? Ils doivent défendre tous leurs lecteurs, pas seulement quelques uns. Ils doivent défendre toutes les lectures, pas uniquement quelques unes. Ils ont un devoir. N'ont-ils pas aussi leur mot à dire ? Que vont-ils faire ? Attendre !? Moi, je suis bien heureux d'en avoir parlé : c'est comme un soulagement. Je veux continuer à entendre vos avis, ça me renforce dans mes convictions. Il faut s'ouvrir aux autres. Il faut entendre les différentes opinions. Je commence à croire qu'il n'y a pas « rien à faire » ; je commence à croire qu'il faut réagir. Comment ? Par où commencer ? Le problème, ce n'est pas tel ou tel type de lecture, ce sont les discours.

Merde !

Je crois donc qu'il est mieux de mettre un terme à ces discours, qu'il faut avoir confiance en le livre, qu'il soit un manuel ou bien un dictionnaire, un outil ou bien une icône, un simple objet ou bien une véritable croyance. Ne touche pas à mon bouquin ! Et ça concerne tous mes bouquins ! Pensez-vous qu'il y ait une seule raison de censurer les uns pour libérer les autres ? Pensez-vous que j'aie tort de m'inquiéter ? Que faut-il ajouter à cela ?

Faut-il revenir à la censure et effacer certaines de nos valeurs comme pour vaincre les autres ?

N'y a-t-il pas une autre issue ?
« Modifié: 30 juillet 2015 à 12:35:46 par Alan Tréard »
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Hors ligne Ned Leztneik

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #4 le: 30 juillet 2015 à 12:50:49 »
Si certains livres attaquent nos valeurs pour les détruire -je pense précisément aux valeurs humanistes- il est utile de les interdire. Il ne s'agit pas ici de censure, mais de bon sens, et cela n'a rien à voir avec les livres qui présentent de manière argumentée d'autres valeurs que les nôtres.
« Modifié: 30 juillet 2015 à 12:56:14 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #5 le: 30 juillet 2015 à 12:56:41 »
Je crois que je ne comprends pas bien ton propos, Alan. :/ De quoi tu parles concrètement quand tu parles de crise du secteur littéraire ? Parce que si on parle "dans l'absolu" sans dire vraiment de quoi on parle, on va tous finir par dire des choses différentes sans se comprendre :/
Et parce que si on regarde le boom de l'auto-édition, je suis pas sûre du tout qu'on puisse parler d'une crise du livre. Y a plein plein de gens qui écrivent, qui publient (ou du moins s'auto-publient). Le numérique peine à prendre en France - mais en quoi un livre numérique serait moins un livre qu'un livre papier ? Tu parles de la crise du livre papier ? De la crise des librairies qui ferment parce qu'elles n'arrivent pas à être compétitives face aux grandes enseignes ou à internet ? Du fait que les gens liraient moins qu'avant ? D'un discours général qui ne valorise pas le livre ? D''une réflexion éthique - comme l'évoque Ned - sur la liberté d'expression et de publication...?
J'ai l'impression de poser un peu les mêmes questions que dans mon post précédent, mais parce que je ne comprends vraiment pas à quoi tu fais référence, concrètement...
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #6 le: 30 juillet 2015 à 13:14:04 »
Ne t'inquiète pas Milora,
Je ne défends pas un livre plutôt que l'autre,
Je défends tous les livres,
Je défends tes valeurs, et les miennes,
Je veux croire que nous sommes forts !
Tes paroles me rassurent, c'est bon pour moi, tout ça ; c'est bon pour nous tous.
Mais j'ai besoin de l'entendre enfin...
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #7 le: 30 juillet 2015 à 13:15:40 »
Excuse-moi, mais je ne comprend toujours pas de quoi tu parles en fait  :-\ Peux-tu préciser ? :)
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il y a une "crise du secteur littéraire" ?
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #8 le: 30 juillet 2015 à 13:55:47 »
En fait, lorsque quelqu'un parle de "la mort de,"
Il y a une volonté de faire envisager que quelque chose pourrait disparaître.
Par exemple : la mort des librairies,
C'est l'idée que l'on pourrait enlever les librairies à ceux qui aiment y avoir recours.
Lorsque l'on dit : la mort des maisons d'édition
On parle de la disparition de tout un pilier du monde littéraire.
Et ainsi de suite : il y a un discours décliniste qui prend ses racines dans la volonté de détruire. Je ne crois pas être fou quand je te dis que la censure existe dans ce monde, et la volonté de détruire également. C'est un fait ! Bien sûr, vous envisagez bien que je me suis adressé à vous dans l'espoir d'entendre un autre discours, de retrouver de l'espoir. Je crois que vous construisez ce forum pour faire vivre la langue française et votre amour pour les livres en général, pas pour tout détruire !
Il faut en parler,
Et c'est la raison pour laquelle j'ai besoin d'entendre l'avis de chacun, pas seulement le tien. Je veux considérer toutes les réponses. J'estime que Auto et Ned ont des réponses très pertinentes, même si tu n'y comprends rien. C'est leur regard, et leur lecture. Et tu sembles aussi avoir un avis très particulier sur la question. Ça m’intéresse tout également. C'est ça qu'il me faut. C'est ce qui me fait vivre. Je crois par  ailleurs que l'on a tous besoin d'en parler, parce que nous avons un cœur, et que la "mort supposée du livre" nous touche tous sincèrement. Qu'est-ce que tu en penses ? Que cette mort s'adresse à une partie du livre, ou bien à toutes les parties, elle nous touche. Je ne peux pas accepter que certains lecteurs perdent leur lecture, tandis que d'autres la garde. Peux-tu me comprendre ? Est-ce que tu comprends mieux maintenant ? Je veux être clair. C'est important.
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Hors ligne Ben.G

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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #9 le: 30 juillet 2015 à 15:02:56 »
Bon en gros tu restes flou pour en tirer nos visions claires sur le sujet parce que t'aimes la globalité, ca me va  :D


1 Actuellement il y a plus, et même 20 fois plus, d'écrivains que de maisons d'éditions (d'où le boom de l'autoédition), de ce côté là, y'a pas de crise, de plus en plus de gens veulent et aiment écrire, parce que c'est un art 'facile d'accès'

2 Le problème, c'est que ceux qui parlent le plus du livre, qu'on entends le plus... ce sont des journalistes qui ne font que parler extérieurement. On entends trop peu les auteurs, trop peu les éditeurs qui sont cantonnés de plus en plus à des grosses boites, dans des bureaux travaillistes et uniformisés et surtout une logique de vente bien plus commerciale qu'auparavant. Parce que c'est plus dur oui, le livre c'est un une grande chaine, et je peux te dire que si les éditeurs avaient vraiment voulu faire marcher le numérique, ils pourraient mettre le paquet et 'tuer' le livre en 5 ans. Mais non ils continuent à préserver le papier, les imprimeurs sont soutenus par l'état à coup de subventions, bref menacé peut être mais la bête ne se laisse absolument pas mourir

3 le numérique: le liiiiivre reste dans le coeur des gens, surtout en france où on a une énorme culture librairie, et encore une fois c'est le genre de chose dont on ne se rend pas compte, parce que on est dedans et qu'on est des francais pessimistes et que oui, les chiffres semblent en baisse

4 Le livre commercial? Les gens ne lisent plus ou que des best stellers très mauvais? Faut savoir qu'un best steller, meme mauvais, permet de financer derrière pleins de petits auteurs, de premiers romans prometteurs et qui au moins, seront lu et avec de plus gros tirages.
Bref une crise littéraire, parce que on a l'impression d'avoir moins d'intellectuel ou de grands écrivains, peut etre qu'ils sont là et qu'on ne fait pas encore attention à eux, je pense et j'espère sincerement qu'une grosse nouvelle vague littéraire et novatrice arrivera d'ici peu, parce que la culture numérique qui se met en place (et qui fait par exemple que nous sommes réunit sur ce forum) est porteuse de plein de bonnes choses (suffit de voir le nombre de critiques et blog de livre sur youtube ou autre, moins vu que le cinéma certes, mais c'est génial y'en a pléthore! )

5 Le livre numérique... comme je disais, les prix des grosses maisons sont trop chers pour être accéssibles, y'a encore plein de contraintes techniques non maitrisées (au niveau du droit également, internet c'est le flou), mais imaginer des livres en couleurs, personalisés, avec de la musique, des vidéos à bas prix... bref tout ce qui est possible mais pas fait, tuot ca pourrait exploser le papier. Mais une noyau très très solide de lecteur y sera toujours fidèle et ca c'est sûr et certain. Et c'est surtout pas à l'ordre du jour des, disons 15 prochaines années, large.

Bref rassures toi les journalistes et pseudos spécialistes des chiffres ne font que parler et faire des constats de chiffres (même s'il sont réel hein), le livre n'est pas mort et ne mourra pas, continuons d'écrire et de proposer, la littérature est là en nous, d'utiliser internet large moyen d'expression horizontal (et non vertical), ou des lecteurs parlent à d'autres milliers de lecteurs, encourageons ca et acceptons ses éventuelles mutations qui ne tuerons jamais les collectionneurs

peace bisous et beignet, que ca gonfle ta vision d'amour globale d'une monade de plus, et calme un peu tes inquiétudes, t'es dans un endroit sain même si parfois mouvementé
Beau boulot les modow ! Ca mérite une pause café, même si : les vilains mots ne font jamais de pause café.
- Kaeloo


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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #10 le: 30 juillet 2015 à 15:13:42 »
Je vais donc me contenter d'un +1 global avec Ben G ^^
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #11 le: 31 juillet 2015 à 08:01:30 »
Alan, je soumets à ta perspicacité deux points :
-Faut-il des librairies pour les gens qui ne savent pas lire ?
- Le livre -je pense aux fictions- porte les personnages. Est-ce que ceux-ci meurent lorsque le lecteur referme le livre ?
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #12 le: 31 juillet 2015 à 12:33:50 »
Bonjour,

Que dire ? Que faut-il ajouter ?

Que dit Ned ? Trop drôle, incroyable, on est ailleurs...

Mon cher Ned, je ne sais pas quoi répondre ; tes questions me tourmentent et m'empêchent d'avoir les idées claires.

Faut-il pour autant ne rien dire de plus ? Faut-il enterrer le sujet ? Suis-je responsable de mon propre mutisme ?

Plus précisément, j'aimerais revenir sur ton commentaire sur l'humanisme, Ned, car il n'est pas du tout hors sujet. Effectivement, on fait trop souvent l'erreur de sous-entendre que le rôle d'un humaniste serait de « tout autoriser, sans limite aucune. » Or c'est une des erreurs de notre siècle, car cette définition, « tout autoriser, » est plutôt un concept anarchiste. Ah ! Ces fameux anarchistes... Ainsi tu as parfaitement raison de penser que l'humaniste ne doit pas autoriser « tous les livres. » Il y a là la continuité du sujet. On n'a pas réponse à tout décidément ! Le principe humaniste ressemble plutôt à « Il faut luter contre la censure, » pour la liberté d'expression en quelque sorte. Autrement dit, les moyens de censure sont nombreux :
Menaces de mort, ou d'enfermement (du genre, si tu dis ça, je te tue)
Stigmatisation à l'extrême (du genre, untel n'a pas d'âme et sa parole est dangereuse : il faut donc le faire taire)
Déni systématique (du genre, celui-ci est un fou, tout ce qu'il dit relève de la démence : il faut donc ignorer sa complainte)
Il est clair que, contrairement aux dires de certains, un humaniste n'autorise rien, car il ne pense pas avoir de légitimité pour cela (il n'a pas cette autorité-là), mais il combat tout ce qui pourrait relever de près ou de loin à une censure excessive. C'est une volonté d'éviter au mieux la réussite des uns sur l'échec des autres. Et c'est le principe des partis politiques qui, tout droit issus de l'ensemble des citoyens, sont sensés porter la parole de chacun. Beaucoup de concitoyens ne se sentent pas représentés par les élites, et c'est déjà un problème très grave. C'est la raison pour laquelle je suis d'accord avec toi, et que j'ai voulu aborder le sujet, me confronter au problème. La pire des censures, c'est l'auto-censure ! Il ne faut pas éviter les discussions difficiles, au risque de tout perdre. Il ne faut plus se taire : il faut parler et écrire.

Je ne regrette pas d'être ici maintenant, à parler et à entendre vos avis différents et surprenants. Vous avez une parole qui vous est propre. Parce qu'il y a là de la vie, et qu'il y a là l'opinion que je me forgerai une fois tous les éléments en main. Je bénéficie de vos mots pour me forger mes propres croyances.

Ensuite pour en revenir sur les mots de Ben, merci pour ces propos encourageants, ils sont bénéfiques. Nous avons tous encore plein d'énergie, c'est positif. Il y a effectivement un vrai sujet, ou sinon je ne me serais pas risqué sur des questions aussi déconcertantes ! Vous avez bien fait de commencer à me répondre, ça m'apporte un autre regard, une autre philosophie. Continuez à me faire part de vos sentiments, ça m'intéresse vraiment ! C'est le début d'une ouverture, même sans s'en rendre compte.

J'attends d'autres avis, différents, surprenants, mais sincères.

Pour en revenir aussi sur ce qui m'amène ici aujourd'hui, c'est justement la réalité à laquelle j'ai été confronté il y a un an. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis auteur. Auteur ne signifie pas « un passionné qui aime écrire » mais bien évidemment quelqu'un qui fait beaucoup de sacrifices pour son métier, qui souffre comme le fait un travailleur de l'ombre, et qui se tort dans tous les sens, comme un lombric, pour faire les choses bien et sérieusement. Vous avez donc devant vous quelqu'un qui se sent très concerné par l'état du tissus littéraire, de sa santé. J'y joue là toute ma vie.

Ainsi, il y a deux ans, j'ai commencé par entrer en contact avec des maisons d'éditions pour proposer un manuscrit qui appelait encore beaucoup de travail, mais qui était massif, professionnel, très valorisant. Ce devait être le début d'une belle histoire. Il ne s'agissait pas de faire le tour du monde avec mon bout de papier, mais bien évidemment de pouvoir continuer à travailler dans de bonnes conditions, avec une représentation de mon travail sur le marché du livre. Étant personnellement un auteur différent de ce que l'on trouve aujourd'hui dans les rayons de carrefour, j'aurais touché mes lecteurs peut-être demain ; or il fallait avant cela la construction d'une légitimité auprès de lecteurs plus « ouverts d'esprit » dans le sens où j'y trouverai mon premier moteur. Dans des cas comme cela, il est très déconseillé de s'adresser à des maisons dites « trop commerciales » dans le sens où elles n'ont pas toujours la capacité d'ouverture que demande un auteur différent. Elles sont trop formatées ; la vie est ainsi faite ! Ce qui est tout à fait compréhensible, c'est qu'elles aient des codes qui leur ont assuré une réussite, et qu'elles s'y accrochent désespérément dans l'espoir de garder la tête hors de l'eau. On appelle cela « l'instinct de survie. »  Loin de moi l'idée de stigmatiser les maisons d'édition « trop commerciales » ; un auteur de la contre-culture, comme moi, doit simplement trouver sa place dans ce qu'on appelle les maisons d'édition indépendantes. Il n'y a pas d'autre issue. J'ai donc trouvé une maison d'édition indépendante qui m'avait l'air fort sympathique, et dont je tairai le nom afin de ne montrer personne du doigt.

Ils ont donc parcouru mon manuscrit et ne m'ont pas répondu. Silence, aucun retour sur investissement, aucun mot d'excuse non-plus, comme happés par le silence... Quel dommage ! Très surpris, conscient de l'excellence de mon travail, et surtout obsédé par l'idée que je ne pouvais pas rester sans rien faire, j'ai fait l'effort de les contacter pour éventuellement comprendre ce qui pouvait les rendre ainsi muets. Que pouvait-il bien se passer ? Et là... surprise ! J'en perds encore la tête. Je ne pouvais aucunement m'attendre à une telle réponse. Oh ! Bien sûr, il a fallu gagner sa confiance pendant près d'une heure au téléphone pour que l'individu en question ose enfin m'avouer la vérité. C'était comme une révélation impossible. C'était comme un tabou, comme un secret terrible qui hante les maisons d'édition en ce moment. Toutes les maisons d'édition indépendantes sont en train de couler. Il n'y a plus aucun espoir pour elles : elles ne choisissent même plus ce qu'elles publient, se contentant alors de publier quelques malheureux livres qui ont été pré-commandés parce qu'il y a eu suffisamment de précommandes pour en vendre quelques bouquins, et faire vivre... non ! pardon, faire survivre le navire indépendant un mois de plus. Oui, il y a bien une crise et elle est là ! Mon objectif n'était pas de vous lancer sur le sujet des maisons d'édition indépendantes en particulier, mais d'en savoir un peu plus sur ce phénomène en général. Il s'agissait bien de « la mort des maisons d'édition indépendantes » ; c'est bien notre sujet, mais en plus élargi. Que se passe-t-il ?

Je vois bien que l'ampleur de la crise dépasse bien évidemment les auteurs de la contre-culture. Vous m'apportez des éléments inquiétants en plus, c'est vrai. Vous avez confiance en l'avenir également, et c'est tout ce qui compte.

 
[...]le livre n'est pas mort et ne mourra pas, continuons d'écrire et de proposer[...]

Il faut savoir que je ne cherche nullement à attaquer l'auto-édition, et que je pense qu'elle n'est qu'un effet déclencheur à une crise qui se profilait déjà depuis longtemps. Il faut savoir aussi pour ceux qui n'ont pas conscience de ce que signifie le mot « indépendant » qu'il signifie « les succès de demain. » Il n'y a pas de nouveauté sans indépendance ; c'est comme ça ! La contre-culture d'hier devient la culture de demain. La fin de l'indépendance, ça ne veut pas rien dire. Et lorsque le tissus contre-culturel s'effrite, se délite, c'est toute la culture qui en prend un coup. Nous sommes tous victimes de cette défaite.

Que faut-il faire selon vous ?

Ben, merci pour ton message qui est plein de vérité, et qui ne manque pas d'enseignements. Moi, c'est ce dont j'ai besoin. Il y a seulement une chose que je dois ajouter pour accompagner l'une de tes nombreuses réponses : il y aura des intellectuels et de grands écrivains demain, mais seul un tissus solide, avec une économie en forme et des lecteurs qui les soutiennent, peut les protéger. Sinon on les censure ; sinon on les enferme ; sinon on les ignore. Ce n'est pas un risque à prendre à la légère, croyez-moi ! Voilà mon inquiétude : pourquoi les voix les plus indépendantes ne se soulèvent-elles pas ? Il y en a d'autres, des crises, comme celle du secteur agricole. Voyez-vous le soulèvement des agriculteurs : ils défendent leur boulot, ils défendent leur vie... Pourquoi rester silencieux plus longtemps ? Il faut parler des problèmes, essayer de trouver des solutions. À quoi bon abandonner ?

J'ai bien conscience de ne pas connaître l'ampleur de la crise. On ne sait jamais tout. Vous m'apportez déjà les enseignements dont j'avais besoin ; or que faut-il savoir de plus ?

Reste-t-il des lecteurs ? Et des auteurs ?

Quelles sont leurs intentions ?

Quelle est leur philosophie ?
 
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #13 le: 31 juillet 2015 à 13:32:04 »
Il reste des lecteurs, ceux qui recherchent l'évasion par les romans, ceux qui veulent découvrir de nouveaux horizons, etc... Il resterait des écrivains (ou auteurs, peu importe cette question existentielle, le mieux c'est écrire - avant tout une rencontre avec soi même) ? Il y en à contrario de nouveaux chaque jour ! Ecrire,  c'est ensuite le partage pour celui qui l'accepte. Le partage, avec des rencontres, réelles ou virtuelles, qui permettent de s'ouvrir vers l'autre; des rencontres qui apportent des retours d'expérience, et parfois la conciliation d'opinions à priori incompatibles. 

Les intentions de ceux qui écrivent sont si différentes qu'il est impossible d'établir une liste exhaustive. Il en est ainsi des lecteurs. Un livre vendu à 10 000 exemplaires, que nous supposerons tous lus, ce sont 10 000 histoires.
« Modifié: 31 juillet 2015 à 13:37:10 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Re : Livre : Crise du secteur littéraire
« Réponse #14 le: 25 octobre 2015 à 06:07:37 »
Le problème ne vient pas du livre mais de la commercialisation du livre.
Les livres existent depuis des millénaires, je doute qu'ils ne disparaissent rapidement.

Après en ce qui concerne rémunération des auteurs et des maisons d'éditions pour que chacun d'eux puissent vivre de leur ''passion'' ou  ''travail'',
là on entre dans un domaine tout autre ou être ''très bon'' ne veux pas dire devenir riche et où ''pas très bon'' peut vouloir dire riche (avec certains best seller notamment [je pense notamment à un auteur en particulier pour qui la seule façon que j'aurais d'apprécier ses livres, serait de les utiliser comme papier cul] ).

Ceci dit, ce qui définira un écrivain et un éditeur sera au final la persistance. Un écrivain n'arrêtera jamais d'écrire, un éditeur n'arrêtera jamais d'éditer.
Un ''écrivain'' médiocre ne sera jamais publié fort heureusement (et oui les best seller ne sont pas médiocre car ils restent le plus souvent bien écrit même si les histoires sont souvent très simplistes (je généralise)).
L'écrivain médiocre n'est souvent d'ailleurs pas un réel écrivain mais juste quelqu'un qui se dit que s'il racontait la vie de son chat il allait devenir riche. (suffit de voir le phénomène youtube avec tous ses gens qui pensent que leurs vidéos sont géniales quand la plupart sont ... comment dire ... jevaisévitédecommenter)

Du coup, pour ce qui est ici de la crise du livre, je pense qu'on devrait plutôt parler de crise de l'écrivain.
Trop d'écrivains, des moyens de plus en plus facile pour écrire un livre. Mise en place de l'autopublication (pour ceux qui sont motivés à lâcher 3000e), support numérique... etc
L'écrivain parvient parfois à être récompensé par une vrai publication mais publication ne veut pas dire vrai salaire.
Et vu qu'on ne peut changer le monde que part nos écrits, je pense qu'il faut juste l'accepter et laisser la chance ou pas faire le reste.
En tout cas, il serait bien dommage de voir un auteur avec un style unique se mettre à changer son style juste pour vendre par exemple, car au final l'écrivain n'est pas là pour être riche même si ça serait cool, il écrit souvent pour une raison beaucoup plus profonde qui dépasse de loin les questions d'argents. Et s'en devrait être de même pour l'éditeur (mais ça l'est moins souvent).


 


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