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28 janvier 2023 à 02:01:23
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]

Auteur Sujet: Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]  (Lu 7119 fois)

Hors ligne Loïc

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Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« le: 16 mai 2015 à 15:05:06 »
Ce texte fut en réécriture profonde, il est aujourd'hui abandonné. Commentaires bienvenus si vous le lisez, mais ne passez pas trop de temps dessus.

Ah et ça répond à un défi de Rain : écrire un texte qui fait peur avec un personnage ayant peur que quelque part, un canard le regarde.

Bonne lecture



« Vous êtes sûrs que c’est une bonne idée ? »
Un concert de soupirs agacés accompagna la question de Gabriel. Son inquiétude permanente avait tendance à énerver même ses meilleurs amis, particulièrement un soir de nouvel an.
« T’inquiète », répondit Marie en souriant malgré tout. « Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »
Gabriel ne répondit rien et les quatre jeunes gens pénétrèrent dans l’enceinte du manoir abandonné. Le grand portail en fer forgé qui en barrait l’entrée n’offrait plus qu’une protection illusoire. La porte ne posa guère plus de problème et ils furent rapidement à l’intérieur.
Ils posèrent leurs sacs au sol, faisant résonner les bouteilles qui s’entrechoquaient, et allumèrent leurs lampes de poche.
« Eh, on devrait être bien là ! »
Sami ne mit pas longtemps à prendre possession des lieux. Il laissa sa lampe par terre et sortit une bière qu’il ouvrit d’un coup de dent.
« Élodie, tu nous mets de la musique ? »
La jeune femme, elle aussi une bouteille à la main, était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité, une position confortable. Elle grogna à l’adresse de son ami et, enfin, les premières notes de « Please don’t stop the music » résonnèrent dans le hall.
« C’est parti ! » lança Élodie en se relevant. Elle rejoignit ses amis et ils trinquèrent pour la première fois de la soirée.

***

La nuit avançait bien. Les cadavres commençaient à s’accumuler un peu partout alors que l’heure tournait. Minuit approchait, tout doucement. Déjà, à travers la brume éthylique, Marie envisageait d’aller acheter quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier. Élodie, après avoir vérifié qu’il restait suffisamment de morceaux sur la playlist de son ordinateur, se dirigea vers le coin qu’ils avaient désigné comme les toilettes. Si la pièce avait jamais eu cette fonction, il était difficile de le dire. On y trouvait le même parquet que partout ailleurs, camouflé sous une bonne couche de poussière. Elle puait déjà l’urine de toute la bande. Élodie fronça le nez et vaporisa une grande couche d’anti odeur. Elle sortit ensuite son pisse-debout du sac qui l’accompagnait partout et défit sa braguette.
Bien que le volume de la musique fût haut, il ne parvenait jusqu’à Élodie que tamisé par la distance et les murs. Elle sourit néanmoins en reconnaissant « Get lucky », qui était passée si souvent cette année au magasin où elle travaillait. Derrière la porte, le plancher grinça.
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable. Pas de réponse amusée, mais personne n’entra non plus. Peut-être la jeune femme avait-elle simplement mal entendu. Elle finit son affaire, ferma son pantalon, se retourna.
« Qui êtes-vous ? »

***

« Vous n’avez pas entendu quelque chose ? »
Marie et Sami tournèrent leurs regards alcoolisés vers Gabriel et son air inquiet.
« La musique ? » grommela Sami, avec ironie. Gabriel n’avait accepté qu’à contrecœur de venir fêter Nouvel An dans un manoir abandonné et il le leur faisait bien sentir à présent qu’ils y étaient. Il semblait bien décidé à ne pas profiter de la soirée. Marie s’approcha de lui et passa son bras autour de son épaule.
« T’inquiète pas, on est seuls ici. Et puis une vieille maison qui craque, c’est normal non ? » La jeune femme jeta un coup d’œil au gobelet que son ami tenait à la main.
« Bah aussi, ton verre est vide. »
Marie se détourna sous le regard amusé de Sami et attrapa une bouteille de vodka. Elle la regarda un moment en fronçant les sourcils, puis en versa une généreuse rasade dans le verre de Gabriel, accompagnée de jus d’orange premier prix.
« Je comprends vraiment pas comment vous pouvez boire ça. », ajouta-t-elle en tendant enfin le gobelet rempli au jeune homme. Ce dernier haussa les épaules, la remercia et avala une gorgée en grimaçant.
« Quand tu doses comme ça, pas étonnant. » Sami éclata de rire tandis que Marie lui tirait la langue pour toute réponse. Puis la musique s’arrêta.
« Roh Élodie, qu’est-ce que tu fous avec la musique ? »
Pas de réponse et pour cause, Élodie n’était plus dans la pièce.
« Elle est partie pisser, non ? »
« Ouais mais ça fait un moment. Élodie ? T’es tombée dans le trou ? »
Le cri de Sami résonna dans le grand manoir, mais seuls quelques craquements y répondirent. Le silence, à présent que la musique s’était tue et que personne ne parlait, était assez inquiétant. Marie posa sa main sur le bras de Gabriel, qui commençait déjà à trembler.
« Allez, c’est rien, tu la connais, elle est peut-être juste tombée sur une pièce à l’architecture intéressante et elle est en train de l’admirer. »
Le jeune homme hocha la tête.
« On va la chercher ? » demanda Sami. Marie acquiesça. Ils allaient se mettre en route vers les toilettes, mais Gabriel s’assit sur un tabouret.
« Je vais l’attendre ici. Mais vous revenez vite hein ? »
Marie et Sami haussèrent les épaules en souriant et prirent le couloir menant au cabinet improvisé.

***

Il ne fallut pas longtemps à Gabriel pour regretter sa décision. Seul dans la pénombre, maintenant qu’il ne lui restait plus que deux lampes de poche pour éclairer le hall, il avait l’impression d’être observé de partout. Les craquements du parquet, qui résonnaient çà et là, lui faisaient penser à des centaines de canards en train de le regarder de leurs yeux de palmipèdes décérébrés.
« Il n’y a personne. Arrête de t’inquiéter pour rien », se murmurait-il à lui-même. Son verre étant vide, il alla de nouveau se servir une grande rasade de vodka-orange. L’alcool, s’il le réchauffa, ne lui permit cependant pas d’oublier ses peurs. Il avait l’impression que Sami et Marie étaient partis depuis une heure, qu’ils étaient perdus eux aussi et que lui se retrouvait seul dans le silence et l’obscurité.
Un craquement plus prononcé se fit entendre sur sa droite, annonçant quelqu’un. Le cœur de Gabriel fit un bond dans sa poitrine alors que le jeune homme tournait la tête. Il se leva, terrorisé, voulut faire un pas en arrière, trébucha sur le tabouret...
« NOOOOOOOOOOOOOOOON ! »

***

Malgré leur démarche mal assurée, Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes, annoncées bien avant par leur odeur.
« Heureusement qu’on les a mises assez loin », rit Sami. La porte était grande ouverte devant eux, le cabinet était vide. Ils allaient faire marche arrière, quand Marie remarqua quelque chose. Elle entra tout à fait dans la pièce, se pencha et attrapa le pisse-debout d’Élodie.
« Qu’est-ce que ça fait...oh putain ! »
La jeune femme le lâcha d’un coup et montra sa main, rouge, à Sami.
« Du sang... »
« Elle a ses règles ? »
« Putain t’es con. »
Le silence tomba lourdement, puis fut brusquement rompu par un cri en provenance du hall. Les deux amis se retournèrent en courant.
« GABRIEL ! » appela Marie, mais seul le bruit de leurs pas précipités lui répondit. Ils entrèrent en trombe dans la pièce où trônaient l’ordinateur et les cadavres de bouteilles. Aucune trace de Gabriel, si ce n’était une flaque rouge autour d’un tabouret renversé. C’est à ce moment que les premières notes de la Marche Funèbre sortirent de l’ordinateur.
D’un même mouvement, Marie et Sami coururent vers la porte et tentèrent de l’ouvrir, sans succès.
« La police », murmura Marie en sortant son téléphone. Le 112 fut rapidement composé, une voix leur répondit.
« S’il vous plait, on est coincés dans le manoir abandonné rue du Château. Il y a un fou qui a tué nos amis, venez nous aider. »
« Ne quittez pas, nous envoyons quelqu’un », répondit la voix. « Où êtes-vous dans le manoir ? »
« Dans le hall, près de la porte. Elle ne s’ouvre pas. »
Sami était collé contre Marie. Ils étaient en danger de mort, comment pouvaient-ils être si calmes à l’autre bout du fil ?
 « M...Marie ? »
La jeune femme, toujours au téléphone avec le 112, leva la tête. Ils voyaient, dans la pénombre à peine troublée par leurs lampes de poche, quelqu’un approcher.
« Ils arrivent, s’il vous plait, aidez-nous, aidez-nous ! »
« Notre équipe sera bientôt là. Mettez vous en sécurité, tenez bon ! » dit la femme au téléphone, mais ni Marie ni Sami ne pouvaient vraiment entendre ce qu’elle disait : l’ombre qui entrait dans la salle, un sourire grimaçant sur le visage, était tout ce qui leur importait.
Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone et attrapa le bras de Sami. Elle l’entraina derrière lui dans un couloir inconnu. Dans le hall, un rire froid retentit.
« Vous ne m’échapperez pas ! » cria l’homme. « Vous ne pouvez pas sortir. » Marie l’ignora et continua de courir. Ils prirent les escaliers qu’ils gravirent quatre à quatre pour se retrouver dans un nouveau couloir. C’est ce moment que choisirent leurs lampes pour s’éteindre brusquement, les laissant dans le noir. Marie sentit la poigne de Sami se raffermir sur son bras. Ils tremblaient tous les deux.
« M...Marie, qu’est-ce qu’on va faire ? »
« Je... je sais pas. Faut trouver une fenêtre, un peu de lumière... »
Ils murmuraient, mais dans le silence seulement rompu par les craquements du manoir, leurs murmures étaient comme des cris. Puis, au loin, la sirène d’une voiture de police. On venait les aider, enfin !
« Vite, trouvons une fenêtre, faut qu’ils sachent où on est ! »
Alors qu’elle disait cela, Marie sentit Sami s’affaisser à sa gauche.
« Sami ? Sami, qu’est-ce qu’il se passe ? »
Elle s’accroupit auprès de son ami, quand la lumière blanche d’une lampe de poche éclaira son torse décapité. Marie cria, recula pour voir l’homme lui sourire. Il leva la tête sanguinolente de Sami.
« Tu es la prochaine, ma chérie. »

***

Le camion de police arriva en trombe devant la grille du manoir. Cinq hommes lourdement armés en sortirent, un énorme projecteur éclaira le bâtiment. Ils passèrent le portail, ouvrirent la porte en trois coups de béliers, ramassèrent un téléphone abandonné. Un ordre, ils partirent dans tous les sens. Les « ok » retentirent à mesure qu’ils passaient dans les salles, vides. Une, deux, trois fois, ils tombèrent sur une flaque de sang, mais pas de corps. Une voix dans l’oreillette.
« On en a trouvé une. Dehors, sous la fenêtre. »
Dans une mare de verre et de sang, Marie gisait, les yeux fermés. Non loin, les cloches sonnèrent douze coups.




Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 08 mai 2020 à 11:44:36 par Loïc »
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Ragne

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    • Par chez moi
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #1 le: 16 mai 2015 à 17:30:59 »
Déjà enchanté, je ne crois pas avoir eu le plaisir de te rencontrer ici :)
Ensuite, j'ai beaucoup aimé ce petit texte, l'écriture est fluide, sympathique et se fend de petite remarque vraiment agréable. Je regrette au final qu'un massacre soit effectivement perpétré, ça ampute le texte de livrer un tueur plus qu'une angoisse en antagoniste.
Quelques petites remarque de forme
Citer
Gabriel ne répondit rien et les quatre jeunes gens pénétrèrent dans l’enceinte du manoir abandonné, dont le grand portail en fer forgé n’offrait plus qu’une protection illusoire.
Tu es sur(e?) du "dont"? Il m'a paru un peu incongru. Je sais pas pourquoi, je me suis arrêté dessus à la lecture.

Citer
Se moquant un peu et avançant d’une démarche mal assurée, Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes ;
Je trouve plutôt étrange de démarrer une phrase, plus encore un paragraphe avec "se moquant", c'est un peu trop abrupte.

un style limpide sinon, sans trop d'accroc.

Au plaisir de te relire :)
Niou

Hors ligne Calegal

  • Troubadour
  • Messages: 397
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #2 le: 16 mai 2015 à 18:47:25 »
Salut Loic  :D
J'ai bien apprécié ton texte mais je le trouve un peu trop cliché. Je m'explique, je lis beaucoup d'histoire d'horreur et elles se ressemblent finalement toutes. La décapitation est mal choisie si je puis dire. C'est un petit peu trop vu, très courant et donc "démodé" en quelque sorte. Comme Ragne j'aurais préféré qu'il n'y ai pas de vrai massacre, un truc un peu plus psychologique.
Par contre je n'ai rien eu à relever j'ai beaucoup aimé ton style d'écriture.
Voilà donc j'accrocherais plus la prochaine fois  ;)
A+  :)
"Le livre n'appartient plus à celui qui l'a écrit, mais à ceux qui le lisent." Modiano
"L'abus des livres tue la science. Croyant savoir ce qu'on a lu, on se croit dispensé de l'apprendre. Trop de lecture ne sert qu'à faire des présomptueux ignorants." J.J Rousseau

Donaldo75

  • Invité
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #3 le: 16 mai 2015 à 20:37:39 »
Salut Loïc,

C'est une première pour moi, je crois, de commenter un de tes textes. Je vais le faire au fur et à mesure de ma lecture, gardant ainsi ma spontanéité de lecteur. Ensuite, je te livrerai un commentaire plus global.

La forme:

« …était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité. »
Assurer quoi à son ordinateur ? Cette phrase semble incomplète.

« … mais seuls quelques craquements y répondirent. »
Le « y » est de trop ; la phrase est un peu moche avec.

« Le silence, à présent que la musique s’était tue et que personne ne parlait, était assez inquiétant. »
La conjonction « que » n’est pas heureuse ici. On est à la limite du langage parlé.

« Il avait l’impression que Sami et Marie étaient partis depuis une heure, qu’ils étaient perdus eux aussi et que lui se retrouvait seul dans le silence et l’obscurité. »
Les conjonctions « que » alourdissent cette phrase. C'est d'ailleurs une tendance forte dans ton écriture sur ce texte.

« …Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes ; l’odeur de pisse les atteignant bien avant. »
Après le point virgule, un participe présent n’est pas vraiment indiqué.

« Un ordre, ils partirent dans tous les sens. »
Cette phrase est étrange, presque parlée.

La narration (ou comment raconter une histoire):

Le style ne retranscrit pas la progression de la terreur. Je m'attendais à plus de souffle, de spontané, de visuel.
L'histoire, assez classique et donc facile à suivre, souffre d'un manque de temps forts. On est presque dans le constat linéaire d'un fait divers sanglant mais banal.

Bref, je l'ai lu attentivement, presque cliniquement tellement il était juste écrit mais pas incarné. C'est flagrant avec les personnages; l'ordre d'exécution des victimes pourrait être modifié, cela ne changerait pas l'empathie du lecteur et son ressenti.

Une autre fois, peut-être.

Merci pour le partage.

Donald
« Modifié: 17 mai 2015 à 11:08:11 par Donaldo75 »

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #4 le: 17 mai 2015 à 11:52:01 »
Merci pour vos commentaires !

Citer
   
Citer
Gabriel ne répondit rien et les quatre jeunes gens pénétrèrent dans l’enceinte du manoir abandonné, dont le grand portail en fer forgé n’offrait plus qu’une protection illusoire.

Tu es sur(e?) du "dont"? Il m'a paru un peu incongru. Je sais pas pourquoi, je me suis arrêté dessus à la lecture.

Pas du tout. Ce genre de phrase revient régulièrement dans mon écriture et je bugue régulièrement dessus. C'est en effet un point à retravailler.

Citer
   
Citer
Se moquant un peu et avançant d’une démarche mal assurée, Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes ;

Je trouve plutôt étrange de démarrer une phrase, plus encore un paragraphe avec "se moquant", c'est un peu trop abrupte.

Tout à fait, j'aurais sans doute fait la même remarque en me commentant moi-même ^^

Citer
J'ai bien apprécié ton texte mais je le trouve un peu trop cliché. Je m'explique, je lis beaucoup d'histoire d'horreur et elles se ressemblent finalement toutes. La décapitation est mal choisie si je puis dire. C'est un petit peu trop vu, très courant et donc "démodé" en quelque sorte.

Ce que j'en pense de la mode :D
Non mais en vrai je comprends ce que tu veux dire. Pour moi c'était une première, je ne suis même pas sûr d'avoir lu ce genre de textes (et je pense d'ailleurs que la distinction se fait plus au niveau du traitement. Je ne dis pas qu'il est réussi, par contre. Mais tu me donnes des pistes de réflexion.)

Pour le massacre en lui-même, je ne sais pas trop quoi vous dire dans la mesure où c'est l'objet en lui-même du texte qui ne vous convient pas, et changer ça serait refaire une autre texte.
Une autre fois donc, mais pas celui-ci ^^

Citer
« …était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité. »
Assurer quoi à son ordinateur ? Cette phrase semble incomplète.

Et bien c'est une bonne question et une très bonne remarque. J'espère que j'ai réparé ça quand j'ai envoyé le texte à Miro ><
(En fait je crois que ce n'est pas la dernière version puisque j'ai dû changer encore des trucs au moment du recopiage. Tant pis.)

Citer
« … mais seuls quelques craquements y répondirent. »
Le « y » est de trop ; la phrase est un peu moche avec.
Je crois que je ne suis pas d'accord. Questions de goûts personnels :D

Citer
« Le silence, à présent que la musique s’était tue et que personne ne parlait, était assez inquiétant. »
La conjonction « que » n’est pas heureuse ici. On est à la limite du langage parlé.

Tu trouves que "à présent que... et que..." c'est du langage parlé ? Que ça ne soit pas très heureux pourquoi pas, mais que ce soit du langage parlé, euh je ne vois pas comment.
Mais du coup ce n'est pas le que en soit le problème, sans eux la phrase ne veut rien dire.

Citer
« …Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes ; l’odeur de pisse les atteignant bien avant. »
Après le point virgule, un participe présent n’est pas vraiment indiqué.

Tu as probablement raison là-dessus. En plus j'aime pas trop les participes présents.

Je crois qu'on ne parle pas du tout de la même façon :D T'es de quel coin ?

Citer
L'histoire, assez classique et donc facile à suivre, souffre d'un manque de temps forts. On est presque dans le constat linéaire d'un fait divers sanglant mais banal.

C'est probablement vrai, en effet.

Au plaisir.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

SarahEvaLine

  • Invité
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #5 le: 18 mai 2015 à 12:32:32 »

Citer
La jeune femme en question, elle aussi une bouteille à la main, était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité.
Il manque quelque chose à cette phrase, non ? Moi je m'attends à une suite...

***

Citer
La soirée avançait bien. Les bouteilles se vidaient peu à peu alors que l’heure tournait ; minuit s’approchait tout doucement.
j'enlèverais le s'
Citer
A ce moment, elle puait déjà des soulagement plus que nombreux de la bande
soulagements
Citer
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable.
Y'a quelqu'un ?

***

***

Citer
maintenant qu’il ne restait plus que de lampes de poche pour éclairer le hall
que des lampes

Citer
Il se leva, terrorisé, voulu faire un pas en arrière, trébucha sur la tabouret...
voulut

***

***

Citer
« Il arrivent, s’il vous plait, aidez-nous, aidez-nous ! »
Citer
Alors qu’elle disait ça, Marie sentit Sami s’affaisser à sa gauche.
qu'elle disait cela

***

 :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute: :putainlafaute:

J'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr....

Plus sérieusement, , j'ai trouvé que c'était très bien écrit.
Par contre, je ne suis pas faite pour lire les histoires d'horreur, ce n'est pas pour moi... Ca me fait tourner l'esprit dans tous les sens et après, je m'imagine des trucs...  :'(
 :)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi]
« Réponse #6 le: 18 mai 2015 à 23:50:11 »
Citer
Citer

Citer
    La jeune femme en question, elle aussi une bouteille à la main, était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité.

Il manque quelque chose à cette phrase, non ? Moi je m'attends à une suite...

C'est (enfin) corrigé dans la V2 ci-dessous.

Citer

Citer
    La soirée avançait bien. Les bouteilles se vidaient peu à peu alors que l’heure tournait ; minuit s’approchait tout doucement.

j'enlèverais le s'

Et tu aurais raison u_u

Citer
   
Citer
A ce moment, elle puait déjà des soulagement plus que nombreux de la bande

soulagements

Ouep, d'ailleurs j'ai changé.



V2 du coup. Pas de changement fondamental pour le moment, j'ai surtout essayé d'alléger la narration et de corriger la plupart des erreurs que vous avez signalées. Je veux bien savoir quelle mise en page vous préférez aussi (la V1 est sous spoiler dans le premier post)

« Vous êtes sûrs que c’est une bonne idée ? »
Un concert de soupirs agacés accompagna la question de Gabriel. Son inquiétude permanente avait tendance à énerver même ses meilleurs amis, particulièrement un soir de nouvel an.
« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout. Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »
Gabriel ne répondit rien et les quatre jeunes gens pénétrèrent dans l’enceinte du manoir abandonné. Le grand portail en fer forgé qui en barrait l’entrée n’offrait plus qu’une protection illusoire. La porte ne posa guère plus de problème et ils furent rapidement à l’intérieur.
Ils posèrent leurs sacs au sol, faisant résonner les bouteilles qui s’entrechoquaient, et allumèrent leurs lampes de poche.
« Eh, on devrait être bien là ! »
Sami ne mit pas longtemps à prendre possession des lieux. Il laissa sa lampe par terre et sortit une bière qu’il ouvrit d’un coup de dent.
« Élodie, tu nous mets de la musique ? »
La jeune femme en question, elle aussi une bouteille à la main, était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité, une position confortable. Elle grogna à l’adresse de son ami et, enfin, les premières notes de « Please don’t stop the music » résonnèrent dans le hall.
« C’est parti ! » lança Élodie en se relevant. Elle rejoignit ses amis et ils trinquèrent pour la première fois de la soirée.

***

La nuit avançait bien. Les bouteilles se vidaient peu à peu alors que l’heure tournait. Minuit approchait, tout doucement. Déjà, à travers la brume éthylique, Marie envisageait d’aller acheter quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier. Élodie, après avoir vérifié qu’il restait suffisamment de morceaux sur la playlist de son ordinateur, se dirigea vers le coin qu’ils avaient désigné comme les toilettes. Si la pièce avait jamais eu cette fonction, il était difficile de le dire. On y trouvait le même parquet que partout ailleurs, camouflé sous une bonne couche de poussière. Elle puait déjà l’urine de toute la bande. Élodie fronça le nez et vaporisa une grande couche d’anti odeur. Elle sortit ensuite son pisse-debout du sac qui l’accompagnait partout et défit sa braguette.
Bien que le volume de la musique fût haut, il ne parvenait jusqu’à Élodie que tamisé par la distance et les murs. Elle sourit néanmoins en reconnaissant « Get lucky », qui était passée si souvent cette année au magasin où elle travaillait. Derrière la porte, le plancher grinça.
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable. Pas de réponse amusée, mais personne n’entra non plus. Peut-être la jeune femme avait-elle simplement mal entendu. Elle finit son affaire, ferma son pantalon, se retourna.
« Qui êtes-vous ? »

***

« Vous n’avez pas entendu quelque chose ? »
Deux regard alcoolisés se tournent vers Gabriel et son air inquiet peint sur son visage.
« La musique ? » grommela Sami, avec ironie. Gabriel n’avait accepté qu’à contrecœur de venir fêter Nouvel An dans un manoir abandonné et il le leur faisait bien sentir à présent qu’ils y étaient. Gabriel semblait bien décidé à ne pas profiter de la soirée. Marie s’approcha de lui et passe son bras autour de son épaule.
« T’inquiètes pas, on est seuls ici. Et puis une vieille maison qui craque, c’est normal non ? » La jeune femme jeta un coup d’œil au gobelet que son ami tenait à la main.
« Bah aussi, ton verre est vide. »
Marie se détourna sous le regard amusé de Sami et attrapa une bouteille de vodka. Elle la regarda un moment en fronçant les sourcils, puis en versa une généreuse rasade dans le verre de Gabriel, accompagnée de jus d’orange premier prix.
« Je comprends vraiment pas comment vous pouvez boire ça. », ajouta-t-elle en tendant enfin le gobelet rempli au jeune homme. Ce dernier haussa les épaules, la remercia et avala une gorgée en grimaçant.
« Quand tu doses comme ça, pas étonnant. » Sami éclata de rire tandis que Marie lui tirait la langue pour toute réponse. Puis la musique s’arrêta.
« Roh Élodie, qu’est-ce que tu fous avec la musique ? »
Pas de réponse et pour cause, Élodie n’était plus dans la pièce depuis un moment déjà.
« Elle est partie pisser, non ? »
« Ouais mais ça fait un moment. Élodie ? T’es tombée dans le trou ? »
Le cri de Sami résonna dans le grand manoir, mais seuls quelques craquements y répondirent. Le silence, à présent que la musique s’était tue et que personne ne parlait, était assez inquiétant. Marie posa sa main sur le bras de Gabriel, qui commençait déjà à trembler.
« Allez, ce n’est rien, tu la connais, elle est peut-être juste tombée sur une pièce à l’architecture intéressante et elle est en train de l’admirer. »
Le jeune homme hocha la tête.
« On va la chercher ? » demanda Sami. Marie acquiesça. Ils allaient se mettre en route vers les toilettes, mais Gabriel s’assit sur un tabouret.
« Je vais l’attendre ici. Mais vous revenez vite hein ? »
Marie et Sami haussèrent les épaules en souriant et prirent le couloir menant au cabinet improvisé.

***

Il ne fallut pas longtemps à Gabriel pour regretter sa décision. Seul dans la pénombre, maintenant qu’il ne lui restait plus que deux lampes de poche pour éclairer le hall, il avait l’impression d’être observé de partout. Les craquements du parquet, qui résonnaient ça et là, lui faisaient penser à des centaines de canards en train de le regarder de leurs yeux de palmipèdes décérébrés.

« Il n’y a personne. Arrête de t’inquiéter pour rien », se murmurait-il à lui-même. Son verre étant vide, il alla de nouveau se servir une grande rasade de vodka-orange. L’alcool, s’il le réchauffa, ne lui permit cependant pas d’oublier ses peurs. Il avait l’impression que Sami et Marie étaient partis depuis une heure, qu’ils étaient perdus eux aussi et que lui se retrouvait seul dans le silence et l’obscurité.

Un craquement plus prononcé se fit entendre sur sa droite, annonçant quelqu’un. Le cœur de Gabriel fit un bond dans sa poitrine alors que le jeune homme tournait la tête. Il se leva, terrorisé, voulut faire un pas en arrière, trébucha sur la tabouret...
« NOOOOOOOOOOOOOOOON ! »

***

Malgré leur démarche mal assurée, Sami et Marie arrivèrent rapidement aux toilettes, annoncées bien avant par leur odeur.
« Heureusement qu’on les a mises assez loin », rit Sami. La porte était grande ouverte devant eux, le cabinet était vide. Ils allaient faire marche arrière, quand Marie remarqua quelque chose. Elle entra tout à fait dans la pièce, se pencha et attrapa le pisse-debout d’Élodie.
« Qu’est-ce que ça fait...oh putain ! »
La jeune femme le lâcha d’un coup et montra sa main, rouge, à Sami.
« Du sang... »
« Elle a ses règles ? »
« Putain t’es con. »
Le silence tomba lourdement, puis fut brusquement rompu par un cri en provenance du hall. Les deux amis se retournèrent en courant.

« GABRIEL ! » appela Marie, mais seul le bruit de leurs pas précipités lui répondit. Ils entrèrent en trombe dans la pièce où trônaient l’ordinateur et les cadavres de bouteilles. Aucune trace de Gabriel, si ce n’était une flaque rouge autour d’un tabouret renversé. C’est à ce moment que les premières notes de la Marche Funèbre sortirent de l’ordinateur.
D’un même mouvement, Marie et Sami coururent vers la porte et tentèrent de l’ouvrir, sans succès.
« La police », murmura Marie en sortant son téléphone. Le 112 fut rapidement composé, une voix leur répondit.
« S’il vous plait, on est coincés dans le manoir abandonné rue du Château. Il y a un fou qui a tué nos amis, venez nous aider. »
« Ne quittez pas, nous envoyons quelqu’un », répondit la voix. « Où êtes-vous dans le manoir ? »
« Dans le hall, près de la porte. Elle ne s’ouvre pas. »
Sami était collé contre Marie. Ils étaient en danger de mort, comment pouvaient-ils être si calmes à l’autre bout du fil ?
 « M...Marie ? »

La jeune femme, toujours au téléphone avec le 112, leva la tête. Ils voyaient, dans la pénombre à peine troublée par leurs lampes de poche, quelqu’un approcher.
« Ils arrivent, s’il vous plait, aidez-nous, aidez-nous ! »
« Notre équipe sera bientôt là. Mettez vous en sécurité, tenez bon ! » dit la femme au téléphone, mais ni Marie ni Sami ne pouvaient vraiment entendre ce qu’elle disait : l’ombre qui entrait dans la salle, un sourire grimaçant sur le visage, était tout ce qui les importait.

Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone et attrapa le bras de Sami. Elle l’entraina derrière lui dans un couloir inconnu. Dans le hall, un rire froid retentit.

« Vous ne m’échapperez pas ! » cria l’homme. « Vous ne pouvez pas sortir. » Marie l’ignora et continua de courir. Ils prirent les escaliers qu’ils gravirent quatre à quatre pour se retrouver dans un nouveau couloir. C’est ce moment que choisirent leurs lampes pour s’éteindre brusquement, les laissant dans le noir. Marie sentit la poigne de Sami se raffermir sur son bras. Ils tremblaient tous les deux.

« M...Marie, qu’est-ce qu’on va faire ? »
« Je... je sais pas. Faut trouver une fenêtre, un peu de lumière... »

Ils murmuraient, mais dans le silence seulement rompu par les craquements du manoir, leurs murmures étaient comme des cris. Puis, au loin, vint la sirène d’une voiture de police. On venait les aider, enfin !

« Vite, trouvons une fenêtre, faut qu’ils sachent où on est ! »
Alors qu’elle disait cela, Marie sentit Sami s’affaisser à sa gauche.
« Sami ? Sami, qu’est-ce qu’il se passe ? »

Elle s’accroupit auprès de son ami, quand la lumière blanche d’une lampe de poche éclaira son torse décapité. Marie cria, recula pour voir l’homme lui sourire. Il leva la tête sanguinolente de Sami.

« Tu es la prochaine, ma chérie. »

***

Le camion de police arriva en trombe devant la grille du manoir. Cinq hommes lourdement armés en sortirent, un énorme projecteur éclaira le bâtiment. Ils passèrent le portail, ouvrirent la porte en trois coups de béliers, ramassèrent un téléphone abandonné. Un ordre, ils partirent dans tous les sens. Les « ok » retentirent à mesure qu’ils passaient dans les salles, vides. Une, deux, trois fois, ils tombèrent sur une flaque de sang, mais pas de corps. Une voix dans l’oreillette.

« On en a trouvé une. Dehors, sous la fenêtre. »

Dans une mare de verre et de sang, Marie gisait, les yeux fermés. Non loin, les cloches sonnèrent douze coups.


« Modifié: 18 mai 2015 à 23:52:55 par Loïc »
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #7 le: 19 mai 2015 à 12:15:48 »
J'ai pas lu la V1, je saute direct sur la V2, hop !

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« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout. Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »
T'inquiète + bug de guillemets

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La jeune femme en question
Je trouve que "en question" fait un peu lourd est scolaire, alors que le reste du texte est super fluide. Bref, pour moi c'est superflu.

Citer
Elle finit son affaire, ferma son pantalon, se retourna.
Je comprends pas le "se retourna" : j'arrive pas à visualiser la configuration des lieux...

Citer
Deux regard alcoolisés se tournent vers Gabriel et son air inquiet peint sur son visage.
J'aime pas cette phrase, pour trois raisons :P :
- "deux regards", ça me fait bizarre
- pourquoi un présent si tout le reste est au passé ?
- "et son air inquiet peint sur son visage", ça fait lourd/maladroit, comme si t'avais essayé de caser trop d'infos dans un même bout de phrase

Citer
« La musique ? » grommela Sami, avec ironie.
lol :mrgreen:

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Gabriel n’avait accepté qu’à contrecœur de venir fêter Nouvel An dans un manoir abandonné et il le leur faisait bien sentir à présent qu’ils y étaient. Gabriel semblait bien décidé à ne pas profiter de la soirée. Marie s’approcha de lui et passe son bras autour de son épaule.
passa + ça fait deux phrases qui commencent par "Gabriel", ça fait répétitif

Citer
T’inquiètes pas,
t'inquiète pas

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qui résonnaient ça et là,
çà

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Pas de réponse et pour cause, Élodie n’était plus dans la pièce depuis un moment déjà.
« Elle est partie pisser, non ? »
« Ouais mais ça fait un moment. Élodie ? T’es tombée dans le trou ? »
un moment x2

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Allez, ce n’est rien
le "ce n'est" est trop littéraire par rapport à tes autres dialogues, auxquels tu avais donné une tonalité très orale

D'ailleurs, il dem un peu plus haut avec le :
Citer
« Qui êtes-vous ? »

Citer
« Je vais l’attendre ici. Mais vous revenez vite hein ? »
augmentons nos chances de survie : séparons-nous ! :mrgreen:

Citer
« Qu’est-ce que ça fait...oh putain ! »
La jeune femme le lâcha d’un coup et montra sa main, rouge, à Sami.
« Du sang... »
« Elle a ses règles ? »
« Putain t’es con. »
Pourtant, c'était pas si bête comme explication !
Mais ça fait deux fois "putain"

Citer
« GABRIEL ! » appela Marie, mais seul le bruit de leurs pas précipités lui répondit. Ils entrèrent en trombe dans la pièce où trônaient l’ordinateur et les cadavres de bouteilles. Aucune trace de Gabriel, si ce n’était une flaque rouge autour d’un tabouret renversé. C’est à ce moment que les premières notes de la Marche Funèbre sortirent de l’ordinateur.
D’un même mouvement, Marie et Sami coururent vers la porte et tentèrent de l’ouvrir, sans succès.
« La police », murmura Marie en sortant son téléphone. Le 112 fut rapidement composé, une voix leur répondit.
« S’il vous plait, on est coincés dans le manoir abandonné rue du Château. Il y a un fou qui a tué nos amis, venez nous aider. »
« Ne quittez pas, nous envoyons quelqu’un », répondit la voix. « Où êtes-vous dans le manoir ? »
« Dans le hall, près de la porte. Elle ne s’ouvre pas. »
Sami était collé contre Marie. Ils étaient en danger de mort, comment pouvaient-ils être si calmes à l’autre bout du fil ?
 « M...Marie ? »
Sans qu'il y ait à proprement parler de défaut formel, je trouve que ce paragraphe est trop statique par rapport à la situation qu'ils vivent. Ils sont dans l'urgence, la panique, l'instinctif. Pourtant, les phrases sont posées, les informations sont transmises au lecteur de façon flaire, la fille prend le temps de dire "s'il vous plait" au téléphone. Je trouve qu'il manque des éléments sur leur nervosité, et que l'ensemble de la narration est un peu trop "propre" pour être immersive dans cet instant de panique.
(Et petit détail, je trouve que la fille saute un peu trop vite aux conclusions avec l'idée du tueur fou : je pense que dans la réalité, on y pense peut-être mais c'est surtout l'angoisse davantage que l'explication possible, qui vient à l'esprit)

Citer
: l’ombre qui entrait dans la salle, un sourire grimaçant sur le visage, était tout ce qui les importait.
Une ombre dont on voit le visage, c'est plus vraiment une ombre (ou alors, c'est une apparition type spectre et il faut la décrire)

Citer
Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone
Ah non, alors ça, c'est pas de la lucidité :P

Citer
Ils murmuraient, mais dans le silence seulement rompu par les craquements du manoir, leurs murmures étaient comme des cris.
joli !

Citer
Alors qu’elle disait cela, Marie sentit Sami s’affaisser à sa gauche.
« Sami ? Sami, qu’est-ce qu’il se passe ? »

Elle s’accroupit auprès de son ami, quand la lumière blanche d’une lampe de poche éclaira son torse décapité.
Je suis pas experte, mais la scène me paraît peu probable : pour décapiter, il faut quand même porter un coup sacrément fort. Si Sami la tenait par le bras, elle aura forcément senti au moins un soubresaut, sans compter des éclaboussures de sang...


Lu ! :)
J'avoue que j'ai moyennement accroché à cause du fond : comme l'ensemble de la scène est très déjà vu (la bande de jeunes, le manoir abandonné, la structure de l'histoire), je m'attendais à une grosse chute, genre "mais c'était une blague" ou "et Gabriel les a tous tués" ou "c'est la maison qui rend fou" ou autres. Du coup, comme il n'y a pas de deuxième niveau de lecture, je sors un petit peu déçue de cette histoire.
Mais je pense qu'on peut la prendre comme un exercice de style, et à ce titre, y a plein de trucs à en faire :) Le début, la mise en situation et présentation des personnages : pas mal ! Peut-être (simple suggestion) que quelques descriptions de l'ambiance de la maison (insister sur le manque de lumière ? Sur les odeurs ? Sur l'impression d'abandon ? Autres ?) pourrait donner plus de poids à la suite : pour inquiéter, il faut mettre en tension, et placer un cadre mystérieux peut être une façon de faire.
Ensuite, à mon avis, le problème est au moment où Marie et Sami se mettent à fuir (enfin, trouvent les corps puis fuient). On est dans de la panique pure, dans de l'instinct. Or, tout reste un peu trop en ordre dans la façon dont c'est raconté. Je pense que "brouiller" un peu plus la narration (en adoptant davantage un point de vue interne, voire de l'indirect libre) pourrait aider. Possibilité aussi : ajouter des petites pensées qui font "vrai", qui personnalisent les personnages. Je veux dire que quand il t'arrive un truc grave et/ou dur à croire dans la vraie vie, tu as toujours des idées totalement à côté de la plaque (que ce soit une obsession, genre "il me faut absolument une FENÊTRE ! Je sais pas pourquoi, mais mon esprit est bloqué là dessus : une fenêtre et je serai sauvé, même si en vrai on est au 5e étage !", ou encore "pourquoi est-ce que j'ai tout à coup un flash d'un souvenir d'enfance qui a priori n'a rien à voir ?") et surtout, surtout, on ne réalise pas bien ce qui se passe. On n'a pas un aperçu net de la situation, on se rend pas forcément compte sur le coup que telle chose est grave, importante, signifiante. Je pense que c'est ce qui manque un peu à cette scène : on voit les personnages de l'extérieur, comme dans un film ; du coup le texte a recours à des procédés "externes", "de film". Mais dans un texte, je pense que ça ne suffit pas pour l'immersion, parce que dans un film tu as l'ambiance visuelle, sonore, la prise de vue. Dans un texte, la mise en tension et l'impression d'urgence passent par d'autres recours.
Avec ta plume super fluide et tes dialogues très naturels, je suis sûre que tu as largement moyen de les explorer ! :)


Merci pour cette lecture, en tout cas :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

maanilee

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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #8 le: 19 mai 2015 à 14:26:26 »
'lut !


Citer
« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout. Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »
Après un "t'inquiètes" je m'attendais plus à un "Que veux tu qu'il nous arrive"

 
Citer
Il laissa sa lampe par terre
tu as "lampe de poche" pas loin avant du coup peut-être "torche" pour celle-ci

Citer
La jeune femme en question, elle aussi une bouteille à la main, était déjà en train de s’activer pour assurer à son ordinateur, chargé d’animer le réveillon dans un lieu sans électricité, une position confortable.
un peu long

Citer
La nuit avançait bien. Les bouteilles se vidaient peu à peu alors que l’heure tournait. Minuit approchait, tout doucement. Déjà, à travers la brume éthylique, Marie envisageait d’aller acheter quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier.
répétition de bouteilles (et je crois que tu en avais quelques unes déjà avant)


Citer
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable.
voit ?  (et pourquoi elle se retourne c'est étrange)

Citer
« Vous n’avez pas entendu quelque chose ? »
Deux regard alcoolisés se tournent vers Gabriel et son air inquiet peint sur son visage.
« La musique ? » grommela Sami, avec ironie. Gabriel n’avait accepté qu’à contrecœur de venir fêter Nouvel An dans un manoir abandonné et il le leur faisait bien sentir à présent qu’ils y étaient. Gabriel semblait bien décidé à ne pas profiter de la soirée.
Gabriel x3


Citer
, trébucha sur la tabouret...
le tabouret

 
Citer
était tout ce qui les importait.
leur importait


Comme certains l'ont dit on ce serait crus dans un classique film d'horreur. J'ai été un poil gênée par les multiples répétitions des prénoms et de termes genre craquement / bouteille / cabinet etc etc ...

Voilà j'ai lu en diagonale les coms des autres désolé si je fais doublon !

Hors ligne Loïc

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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #9 le: 19 mai 2015 à 14:51:58 »
Mil' :

Citer
J'ai pas lu la V1, je saute direct sur la V2, hop !

Tu as bien raison !

Citer
   
Citer
« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout. Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »

T'inquiète + bug de guillemets

J'allais écrire "sérieux ? O_o" puis je me suis juste rappelé que l'impératif...

Citer
   
Citer
La jeune femme en question
Je trouve que "en question" fait un peu lourd est scolaire, alors que le reste du texte est super fluide. Bref, pour moi c'est superflu.

J'ai hésité dessus hier puis je me suis dit que ça faisait vide sans, mais je ne suis donc pas le seul à buguer ^^

Citer
   
Citer
Elle finit son affaire, ferma son pantalon, se retourna.

Je comprends pas le "se retourna" : j'arrive pas à visualiser la configuration des lieux...

Visiblement vous êtes deux pour qui c'est pas clair. Moi je vois le truc comme : elle entre dans la pièce, fait son affaire contre un pan de mur ou en plein milieu, puis se retourne vers la porte.
Mais je vais voir comment rendre les choses euh... plus visuelles.

Citer
   
Citer
Deux regard alcoolisés se tournent vers Gabriel et son air inquiet peint sur son visage.

J'aime pas cette phrase, pour trois raisons :P :
- "deux regards", ça me fait bizarre
- pourquoi un présent si tout le reste est au passé ?
- "et son air inquiet peint sur son visage", ça fait lourd/maladroit, comme si t'avais essayé de caser trop d'infos dans un même bout de phrase

- voir 3
- parce que... j'ai pas fait attention
- tu as raison, mais j'ai pas réussi à bien la rendre hier soir. Ce sera ptet pour la 3e version.

Citer
D'ailleurs, il dem un peu plus haut avec le :
Citer

Citer
    « Qui êtes-vous ? »


Ouais, et c'était pire avant. Je sais pas trop comment bien le rendre.

Citer
Citer
    « Je vais l’attendre ici. Mais vous revenez vite hein ? »

augmentons nos chances de survie : séparons-nous !

Ouais, mais ils savent pas à ce moment.
Alors que dans Comme en 40, ils savaient u_u

Citer
   
Citer
« Qu’est-ce que ça fait...oh putain ! »
    La jeune femme le lâcha d’un coup et montra sa main, rouge, à Sami.
    « Du sang... »
    « Elle a ses règles ? »
    « Putain t’es con. »
Pourtant, c'était pas si bête comme explication !
Mais ça fait deux fois "putain"
Bah oui, sinon je l'aurais pas mis.

Citer
Sans qu'il y ait à proprement parler de défaut formel, je trouve que ce paragraphe est trop statique par rapport à la situation qu'ils vivent. Ils sont dans l'urgence, la panique, l'instinctif. Pourtant, les phrases sont posées, les informations sont transmises au lecteur de façon flaire, la fille prend le temps de dire "s'il vous plait" au téléphone. Je trouve qu'il manque des éléments sur leur nervosité, et que l'ensemble de la narration est un peu trop "propre" pour être immersive dans cet instant de panique.
(Et petit détail, je trouve que la fille saute un peu trop vite aux conclusions avec l'idée du tueur fou : je pense que dans la réalité, on y pense peut-être mais c'est surtout l'angoisse davantage que l'explication possible, qui vient à l'esprit)

J’acquiesce des deux têtes.

Citer
   
Citer
Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone

Ah non, alors ça, c'est pas de la lucidité :P

J'avoue que je me rappelle plus le pourquoi de la lucidité. Mais il devait s'appliquer au leva. Bref, je changerai.

Citer
   
Citer
Alors qu’elle disait cela, Marie sentit Sami s’affaisser à sa gauche.
    « Sami ? Sami, qu’est-ce qu’il se passe ? »

    Elle s’accroupit auprès de son ami, quand la lumière blanche d’une lampe de poche éclaira son torse décapité.

Je suis pas experte, mais la scène me paraît peu probable : pour décapiter, il faut quand même porter un coup sacrément fort. Si Sami la tenait par le bras, elle aura forcément senti au moins un soubresaut, sans compter des éclaboussures de sang...

Tout le monde n'est pas le bourreau de Nick Quasi Sans Tête u_u
(Mais oui, oui, parfaitement)

Merci pour ton commentaire et les pistes que tu donnes, je ne peux qu'approuver, une fois de plus. Si j'ai le temps de me pencher sérieusement sur le truc, je verrai ce que je peux faire. Et ça confirme ce sur quoi je dois travailler (l'extériorité, ça revient souvent sur mes textes je crois).

Maanilee :

Citer
   
Citer
« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout. Qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »

Après un "t'inquiètes" je m'attendais plus à un "Que veux tu qu'il nous arrive

Euh ? C'est quand même pas bien naturel "que veux-tu qu'il nous arrive", surtout chez des jeunes.

Citer
   
Citer
Il laissa sa lampe par terre

tu as "lampe de poche" pas loin avant du coup peut-être "torche" pour celle-ci

Je suis d'accord que la répétition de lampe est malheureuse, mais torche ne m'évoque pas du tout une lampe de poche ^^

Citer
   
Citer
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable.

voit ?  (et pourquoi elle se retourne c'est étrange)

Cf. un peu plus haut dans ma réponse à Mil'

Merci pour ton commentaire !

"We think you're dumb and we hate you too"
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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #10 le: 19 mai 2015 à 16:03:31 »
Citer
Citer

       
    Citer

        Elle finit son affaire, ferma son pantalon, se retourna.


    Je comprends pas le "se retourna" : j'arrive pas à visualiser la configuration des lieux...


Visiblement vous êtes deux pour qui c'est pas clair. Moi je vois le truc comme : elle entre dans la pièce, fait son affaire contre un pan de mur ou en plein milieu, puis se retourne vers la porte.
Mais je vais voir comment rendre les choses euh... plus visuelles.
Aaah, oui. Dans ce cas, une simple indication disant qu'elle fait face au mur règlera le problème ! :) En fait je crois que spontanément, dans une telle situation, je me mettrais face à la porte, genre comme réflexe (mais du coup c'est peut-être un réflexe de fille, peut-être qu'un gars se mettrait face au mur, étant donné la, euh, façon dont l'un et l'autre font ce qu'ils ont à faire dans ce genre de situations  ::) )

Citer
Citer

    D'ailleurs, il dem un peu plus haut avec le :
    Citer

    Citer

            « Qui êtes-vous ? »



Ouais, et c'était pire avant. Je sais pas trop comment bien le rendre.
"C'est qui ?" ?

Citer
J’acquiesce des deux têtes.
Mon Dieu deux têtes, deux fois plus d'oreilles et de cortex cérébral pour perdre au Jeu...  ::)

Citer
Citer

       
    Citer

        Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone


    Ah non, alors ça, c'est pas de la lucidité :P


J'avoue que je me rappelle plus le pourquoi de la lucidité. Mais il devait s'appliquer au leva. Bref, je changerai.
Je te taquinais surtout, ici, sur le fait que Marie pense être lucide mais... abandonne son téléphone. (Idem pour le "augmentons nos chances de survie", c'était plus une taquinerie qu'un vrai commentaire, désolée)

Sinon pour la lampe, "lampe-torche" ? "Torche" tout seul, si auparavant il a été question de lampe-torche, ça me choquerait pas, personnellement (même si "torche" sans mise en contexte m'évoque plutôt un flambeau comme Indiana Jones)

A bientôt sur un autre texte ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #11 le: 19 mai 2015 à 20:40:02 »
Salut Loïc,

Citer
« T’inquiètes », répondit Marie en souriant malgré tout.
c'est un impératif non ? "T'inquiète" ?

Citer
quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier.
ça me fait bizarre que le manoir soit voisin de l'épicerie du quartier
(je le voyais plus isolé)

Citer
Marie s’approcha de lui et passe son bras autour de son épaule.
passa

Citer
« T’inquiètes pas, on est seuls ici.
idem, impératif, nan ?

Citer
« Bah aussi, ton verre est vide. »
je vois pas la logique du "aussi"

Citer
« Je comprends vraiment pas comment vous pouvez boire ça. », ajouta-t-elle
un point en trop après "ça"

Citer
Le silence, à présent que la musique s’était tue et que personne ne parlait, était assez inquiétant.
expliciter que le silence est inquiétant, c'est un peu direct

Citer
Les craquements du parquet, qui résonnaient ça et là, lui faisaient penser à des centaines de canards en train de le regarder de leurs yeux de palmipèdes décérébrés.
le lien avec les canards est chelou, mais en train de le regarder, ça fait du bruit ?
Par contre, les canards décérébrés, ça m'a fait marrer

Citer
Un craquement plus prononcé se fit entendre sur sa droite,
c'est le quatrième "craque" ou "craquement" depuis le début

Citer
Dans un moment de lucidité, Marie se leva, laissa tomber son téléphone et attrapa le bras de Sami.
le "dans un moment" me paraît assez fade
et puis laisser tomber son tél dans un moment de lucidité, c'est étrange.

Citer
Ils murmuraient, mais dans le silence seulement rompu par les craquements du manoir,
encore un craquement

Citer
Puis, au loin, vint la sirène d’une voiture de police. On venait les aider, enfin !
deux fois venir

Citer
la lumière blanche d’une lampe de poche éclaira son torse décapité.
un torse n'a pas de tête...

Citer
Dans une mare de verre et de sang, Marie gisait, les yeux fermés. Non loin, les cloches sonnèrent douze coups.
pas super gore, pas super effrayant.
J'aime bien les douze coups qui sonnent.

Je suis un peu déçu qu'il n'y ait pas vraiment de fin, pas d'explication. Je m'attendais à une chute : tout ça c'était une blague organisée ou alors le tueur est l'un d'eux...
Bon, je ne suis pas vraiment rentré dedans, je suis resté externe à l'histoire, sans empathie pour les personnages et sans être embarqué par du suspense. Ton tueur est assez "absent" je trouve, je ne l'ai pas senti roder, poursuivre, menacer... juste il tue sans qu'on le voit et on ne retrouve que du sang.
Le manoir aussi est peu décrit, après difficile de ne pas tomber dans les clichés toiles d'araignées...

Une autre fois sûrement,

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #12 le: 21 mai 2015 à 15:02:22 »
Du coup j'ai corrigé les principales erreurs (grammaire/orthographe, quelques répétitions ou mauvaises formulations, pas encore tout), seulement dans la version qui est sur le premier post.

Des réponses que je n'avais pas faites :

Maanilee :

Citer
   
Citer
La nuit avançait bien. Les bouteilles se vidaient peu à peu alors que l’heure tournait. Minuit approchait, tout doucement. Déjà, à travers la brume éthylique, Marie envisageait d’aller acheter quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier.

répétition de bouteilles (et je crois que tu en avais quelques unes déjà avant)

C'est changé.

Citer
   
Citer
« Y a quelqu’un ! » cria-t-elle avant que quelqu’un ouvre et la voie dans une posture peu confortable.

voit ?  (et pourquoi elle se retourne c'est étrange)

Voie au subjonctif

Citer
   
Citer
 
Citer
      D'ailleurs, il dem un peu plus haut avec le :
       

       

                « Qui êtes-vous ? »


    Ouais, et c'était pire avant. Je sais pas trop comment bien le rendre.

"C'est qui ?" ?

Hum ça correspond pas tellement je trouve : dans ma tête, elle rencontre le tueur à ce moment là donc elle le voit.

Citer
Je te taquinais surtout, ici, sur le fait que Marie pense être lucide mais... abandonne son téléphone. (Idem pour le "augmentons nos chances de survie", c'était plus une taquinerie qu'un vrai commentaire, désolée)

Non mais je suis d'accord avec toi. Faut que je voie comment tourner ça ^^

Rémi :

Citer
   
Citer
quelques bouteilles supplémentaires à l’épicerie du quartier.

ça me fait bizarre que le manoir soit voisin de l'épicerie du quartier
(je le voyais plus isolé)

Je me suis posé la question aussi. Je préciserai sans doute mieux les choses pour la V3.

Citer
   
Citer
« Bah aussi, ton verre est vide. »

je vois pas la logique du "aussi"

Aucune, c'est un tic de langage du perso. Et je trouve que ça rend bien u_u

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Les craquements du parquet, qui résonnaient ça et là, lui faisaient penser à des centaines de canards en train de le regarder de leurs yeux de palmipèdes décérébrés.

le lien avec les canards est chelou, mais en train de le regarder, ça fait du bruit ?
Par contre, les canards décérébrés, ça m'a fait marrer

J'avoue que c'est un peu mal amené.
C'est la phobie qui le fait imaginer ça mais comme je le dis, c'est mal fichu.

Merci pour ta lecture :)
"We think you're dumb and we hate you too"
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"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #13 le: 21 mai 2015 à 15:09:51 »
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                  D'ailleurs, il dem un peu plus haut avec le :
                   

                   

                            « Qui êtes-vous ? »



            Ouais, et c'était pire avant. Je sais pas trop comment bien le rendre.


    "C'est qui ?" ?


Hum ça correspond pas tellement je trouve : dans ma tête, elle rencontre le tueur à ce moment là donc elle le voit.
Dans ce cas, "Vous êtes qui ?" ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Sans titre pour le moment [Swap 2014] [Défi] [V2]
« Réponse #14 le: 26 mai 2015 à 13:51:46 »
La version audio enfin disponible !
Première tentative de ma part, du bruitage, du gros son au rendez-vous ! :)

SWAP de Loïc 2014, de Loïc, lu par Autofic, lecture
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

 


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