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17 janvier 2021 à 19:30:36
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Chapart, Claudius) » [Défi] La réfraction des prismes [Contenu explicite]

Auteur Sujet: [Défi] La réfraction des prismes [Contenu explicite]  (Lu 1085 fois)

Aahraz

  • Invité
[Défi] La réfraction des prismes [Contenu explicite]
« le: 16 avril 2014 à 02:53:05 »
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La réfraction des prismes

***

Shraal ouvrit un œil en sourcillant, incapable de savoir ce qu'il faisait là : sa mémoire flanchait encore. De violents spasmes lui assaillaient le cerveau, et il eut l'impression de sortir d'un sommeil sans repos.

Il était dans l'auberge du vieux fou, ça, c'était sûr. L'une des "chambres", pour être plus précis. L'odeur nauséabonde qui agressait ses narines ne laissait pas de place au doute : les draps, emplis de sueur, empestaient la moisissure. Dans la pièce froide, à côté de lui, trônait un assemblage de bois qui constituait, s'il se souvenait bien, le lit de Spank.

Shraal ne se rappelait d'aucune manière de la façon dont il s'était endormi, si ce n'est qu'il était vêtu. C'était déjà mieux que rien...

Parce que, comme disaient les autochtones, c'était « la Hass», même dans les rangs, et tout le monde grugeait, fouinait, pillait. De toute façon, Shraal n'avait jamais vraiment connu l'époque de la grande Prospérité et ses nombreux contrats officiels, ni même officieux, d'ailleurs. La paix gagnait le royaume, et c'était désormais les marchands qui se livraient une guerre sans merci en affamant tout le continent. La Garde se séparait subitement de ses hommes, et, dans l'expectative, Shraal avait au mieux vivoté sur deux permissions terriblement étendues, profitant d'une paye non méritée et désespérant trouver un sens à sa vie, avant qu'on ne se décide à vraiment réduire les effectifs. Ainsi, un beau jour, il n'y eut plus de missions du tout. On lui avait dit clairement  : « Soldat,  le Royaume n'a plus besoin de vos compétences. Vous trouverez aisément des missions de protection dans le civil. Merci pour vos services. », puis ça avait été l'éviction totale. De l'armée Royale, de la caserne, de sa hutte personnelle et de tout le reste. Plus de soldes mensuels, plus de statut, ni même d'auberge à portée de bourse, bientôt. C'était là, perdu au milieu d'un tas de soldat aussi bêtes qu'inexpérimentés -en dehors des combats et de la beuverie- qu'il avait dû se résoudre au pire. Inévitablement, après deux soirs sous les ponts du vieux quartier, il s'était tourné vers le vieux fou. Vous en connaissez beaucoup, vous, des aubergistes qui ne demandent rien et qui dispensent les chambres « au bon vouloir des besoins et du client »? Shraal non plus. Et il fallait se rendre à l'évidence : sans la mansuétude du vieil homme et de ses pairs, depuis maintenant un mois, il aurait eu à coucher dehors.

Chez le vieux fou, il avait fait la connaissance de Spank, un hébergé qui s'était tourné vers lui et qui lui apprenait à filouter pour survivre au jour le jour. Ensemble ils passaient les soirées à recomposer le passé, à boire et à fumer de l'herbe de bison pour mieux rêver un futur qu'ils ne vivraient jamais. Parfois, après de longs silences, Spank sortait même des feuilles de Claviceps purpurea, et ils les gobaient ensemble. De leur affreuse condition, ils faisaient une fête, et ils partaient alors vers d'interminables fous-rires.

Mais, cette nuit-là, il fallait le concéder : il était allé trop loin. Les peaux de bêtes du sol grossissaient et fuyaient alternativement devant ses yeux ahuris, au centre de sa vision kaléidoscopique. Les mouvements d'ombres autour de lui semblaient autant de vieilles silhouettes tapies  pour mieux le menacer, car il s'en trouvait plus d'un qui rêvait de le faire disparaitre entre les courbes tranchantes des ruelles de la ville. C'est dans cet état de psychose chamanique que Shraal sentit une étrange fumée chatouiller ses narines. D'instinct, il sut que quelque chose de grave se passait.

La fumée venait de la pièce principale !

En se levant d'un bond, il faillit choir sur le côté. Il claudiqua à l'aide du mur jusqu'à la porte. Dans un bruit sec, le bois claqua sur le versant opposé et découvrit enfin le désastre qui régnait dans le salon de l'auberge du vieux fou.

La tête d'un énorme dragon sortait du mur et elle avait apparemment craché ses flammes : les murs alentours ainsi que le peu de mobilier crépitaient joyeusement dans une chaleur étouffante. Spank et d'autres silhouettes difformes s'épuisaient à éteindre le feu issu de son inextinguible source.

Sans comprendre pourquoi, Shraal eut une terrible envie d'exploser de rire.

« Le w'sh'w! ! »

D'ailleurs, c'était étrange, mais le dragon semblait factice. En se concentrant, sa couleur se ternissait. Depuis les yeux d'acier supposés se révélaient d'étranges reflets de bleu foncé. Et non loin des écailles irréelles se dessinaient en fait de mystérieuses lignes azur, cerclées de flammes menaçantes. L'ensemble crépitait.
« Attwape le w'show, putain ! »

Schraal leva la tête. Le vieux fou semblait lui parler. A côté, Spank remuait son seau et le peu d'eau qu'il contenait.

« Attwape le wéchow, ça va explosew ! »

En tournant la tête, d'un coup, Shraal perçut la réalité. 
Les contours d'un réchaud CampingGaz devenu brasier se révélèrent en lieu et place des yeux d'acier, près du mur.
Les lignes azur devinrent une bouteille de gaz léchée par les flammes.

Il y eut un grand flash.

***

« ...flash, avant l'explosion. Ca fait des années qu'on vit dans le quartier, nous, cet immeuble, on le voyait toujours depuis notre balcon. Les familles avaient été placées ici suite à des problèmes de logement, déjà. Sur le coup, ça devait être temporaire, mais là, on arrivait sur la quinzième année. D'ailleurs, monsieur l'agent, ils en ont parlé, il n'y a pas si longtemps, aux informations : ils expliquaient que c'était insalubre, tout ça. Que c'était des clandestins, des drogués, des mendiants. Des mauvaises gens, quoi. Enfin, vous savez, c'est toujours malheureux, parce qu'au fond, ça faisait peur à voir, et tout le monde savait que ça finirait par arriver. On l'avait dit qu'on pouvait pas accueillir toute la misère du monde ! On voyait souvent passer des ribambelles de mômes qui jouaient au beau milieu des rats.  Du coup je surveillais souvent. Je pensais pas que ça exploserait avant, je vous jure, Monsieur l'agent, je pouvais pas faire plus tôt. Dès que j'ai vu la fumée, j'ai appelé la police... »

***

...Nationale affiché sur son costume bleu qu'il porte fièrement. Je rêve de lui carrer son képi dans le cul, à cette enflure.
« Spank, mon pote, faut arrêter de me prendre pour un con, là. T'as envie de retourner en taule, c'est ça, hein ? Ca te plait pas, la conditionnelle ? Avec toutes vos conneries, là, genre le deal et la pharmacie qu'était ton frigo, tu vas me dire que c'était pas une histoire de défonce ou de vengeance, cet incendie ? Tu me fais rêver, Spank. T'aurais du faire avocat, sérieux. »
L'inspecteur Darryl me toise d'un air supérieur. Comment tu veux qu'il me croit, hein ? Tout en lui respire la haine du déviant.
Je le dévisage avec mépris :
« C'est des putains de conneries ! Ok, ok, on était perché, j'veux bien, ok. Mais on va dans l'appart, pour ça ! Aucune raison de foutre le feu... D'ailleurs personne vendait jamais rien en dehors. Y'a des gosses, bordel !
— Et ton pote, là, celui qui y est resté, le nouveau, là. C'était quoi ? Il a essayé de voler un autre paumé ? C'est votre came mal coupée ?
— Connard, va. »
Il me décoche un énorme taquet et ma tête claque contre le dossier de la chaise où je suis assis. La chambre d'hôpital tient désormais plus de la salle d'interrogatoire, et, si on continue sur ce registre, le chirurgien va devoir repasser. Avec les années, je le connais, Darryl. Prêt à tout pour mener un truc au bout, et il aimait pas trop nous voir entassés dans ce putain d'immeuble. Il a du nez. Avec sa hiérarchie, ça avait dû merder, parce qu'après deux ans de harcèlement, il avait fini par lâcher. J'deal très peu, aussi : juste de quoi payer ma bouffe, mes doses. Et celle de Shraal, jusqu'à peu... Finalement, il avait par ravaler son putain de chapeau, boire deux verres de plus par jour, et me foutre la paix. Jusqu'à aujourd'hui, en fait. Jusqu'à ce que ce foutu immeuble s'effondre en cendres. Forcément, il me croira jamais.
 « On a des mômes morts sur les mains, Spank. Tout un tas d'articles dans la presse, des putains de journaleux qui foutent leur nez partout, tu comprends, ça ? Oh, non, toi, tu t'en branles, petit dealer toxico de basse-zone que tu es. Les coups de gueule du chef, les restrictions de budget, ça t'arrange, toi, hein ? Bien sûr que c'est contre vous ! Ou quelqu'un qui vous en voulait, Spank, hein ? »
Il m'attrape le menton. Je balbutie difficilement :
« Mon pote est mort aussi ! On y est pour rien, putain ! Le feu venait du rez-de-chaussée, on était bloqués comme des cons ! »
Il me relâche la bouche.
« Rien à voir avec le deal, abruti : Shraal et moi, on venait de se percher à la Mescaline. On a même pas bougé notre cul de la pièce de la journée, comme des grosses loques, responsables de rien. La mesca, quand t'es couché, tu prends ta perche, et tu pars loin... du coup c'est ce qu'on a fait... Moi c'est le réchaud qui m'a reveillé du trip, alors qu'il explosait sous les flammes affamées. Et encore : je suis resté un moment à scotcher, et j'ai tilté qu'à moitié. C'est les types qui sont arrivés de j'sais-pas-où pour éteindre le feu et me tendre un seau qui m'ont vraiment sorti du choc, avec l'adrénaline. Et, alors qu'on essayait d'éteindre ce putain de feu et d'empêcher que ça atteigne le gaz, j'ai vu Shraal débarquer du dortoir juste à côté, les pupilles comme des ballons. Il était en plein trip hallucinogène... Et BANG ! J'me réveille là, cramé comme un con, avec toi et tes questions foireuses. T'as vu la gueule de l'immeuble, avant l'incendie? Les messages racistes, en bas? T'es qu'un con, Darryl : ça m'étonne pas que tu foires toutes tes affaires. D'ailleurs je sais même pas si c'est légal ta visite, là, sans laisser les victimes souffl... »

***

... souffler un bon coup. En ce jour d'Aout 2005, la pression était à son maximum, quelques instants auparavant, mais le commandant lui avait dit : les drogués n'avaient rien à y voir. Impossible de leur faire porter le chapeau. Donc, l'incendie était d'origine raciste?.. Peu importe. Il fallait sous-entendre que les logés étaient en situation irrégulière. Il fallait la jouer fine. La conférence de presse allait commencer. Le préfet regarda au loin, puis s'engagea sur l'estrade.

Au final, l'exercice était plutôt scolaire : un exposé de faits basique et dégagé. D'un geste rigide, il avait simplement commencé par préciser que l'ancien immeuble était régulièrement entretenu. Qu'en tout, 27 adultes et que 100 enfants y habitaient, dont la plupart étaient actuellement sains et saufs. En ajoutant que l'incendie était visiblement d'origine criminelle, il avait pu avancer qu'une des difficultés majeures étaient que tout un tas de gens, pour la plupart sans papiers, s'amassaient à Paris alors qu'il n'y avait pas de moyen de les loger. De mal en pis, sans le sou, il avait expliqué qu'avec le temps, les conditions de vie devenaient mauvaises, déplorables, puis insalubres, et enfin néfastes pour les habitants eux-mêmes.
Après, tout en précisant que la police et les pompiers étaient intervenus aussi rapidement que faire se peut, le visage stoïque, il avait alors déploré le fait que l'architecture ancienne, majoritairement composée de bois, ait contribué a accélérer l'incendie, le rendant fulgurant et, par la force des choses, incontrôlable.
Sa main avait appuyé lourdement pour dire qu'il était regrettable que les issues de secours prévues à cet effet eurent été cassées ou encombrées par les occupants illégitimes de l'immeuble par le passé, et les responsables de gestion seraient consultés. Finalement, il conclut d'un air grave : c'était un drame national, une enquête spéciale serait diligentée et, en hommage aux familles et aux victimes, une cérémonie se tiendrait le lendemain et une marche...

***

... « commémorative en hommage aux victimes de cet horrible incendie aura lieu, comme tout les ans depuis le drame qui avait, je vous le rappelle, en une demi-heure à peine, ravagé cet immeuble du 20, Bvd de l'Ironie. Apparemment d'origine criminel, le feu s'était alors propagé grâce à de nombreuses poussettes entassées au rez-de-chaussée, et avait peu à peu gagné la cage d'escalier en vieux bois en piégeant les habitants présents à l'époque.
Aujourd'hui, ce 19 Janvier 2012, le verdict du tribunal correctionnel est formel : seule deux personnes morales ont été condamnées. L'association qui gérait cet immeuble du XIIIe arrondissement, Freya, et l'entreprise PTC, qui y avait effectué des travaux, ont été condamnées à 30.000 euros d'amende chacune  et devront aussi payer, via leurs assurances, plus de 700.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles.
Dans son jugement, le tribunal estime que Freya a "totalement perdu de vue son obligation générale de sécurité", tandis que la société PTC, travaillant plus généralement dans "la maçonnerie, le carrelage et le plâtre", n'avait "aucune compétence particulière" pour poser ce type de matériau.
William Leep, qui représentait Freya au procès, s'est déclaré "meurtri par ce drame", mais aussi "amer". L'association, a-t-il dit, a fait ce qu'elle a pu "avec les moyens que lui avait donnés l'Etat". "On nous a laissé tomber", a-t-il estimé.
Jugement final et verdict clair, donc, pour cette affaire qui durait depuis maintenant sept ans. Rappelons que le feu avait, ce jour-là, fait 17 morts, dont 14 enfants.»

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« Modifié: 22 avril 2014 à 15:58:54 par Aahraz »

Hors ligne Milla

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Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #1 le: 16 avril 2014 à 20:06:49 »
Salut aahraz,

ton texte est long, je vais probablement oublier des trucs que j'ai pensé en cours de route... tant pis !

déjà le détail :

Citer
Shraal ne se rappelait d'aucune manière de la façon dont il s'était endormi, si ce n'est qu'il était vêtu. C'était déjà mieux que rien...
un peu bizarre, il se souvient juste qu'il s'est endormi tout habillé ou tu veux dire que là il constate qu'il est habillé ?

Citer
Shraal avait du se résoudre au pire.


Citer
Inévitablementt, après deux soirs sous les ponts du vieux quartier, il s'était tourné vers le vieux fou.
un "t" en trop à la fin d'inévitablement

Citer
Vous en connaissez beaucoup, vous, des aubergistes qui ne demandent rien et qui dispensent les chambres « au don du client », qui commençait par un sourire ?
j'ai mis 1000 ans à comprendre le "qui commençait par un sourire" qui est en fait le premier don possible du client. peut-être à reformuler si d'autres butent.

Citer
En fait, c'était étrange, mais le dragon semblait irréel. En se concentrant, d'ailleurs, sa couleur se ternissait. Depuis les yeux d'acier supposés se révélaient en fait d'étranges reflets de bleu foncé. Et non loin des écailles irréelles se dessinaient en fait de mystérieuses lignes azures, cerclées de flammes menaçantes.
la répétition de "irréel" alourdit.

Citer
Les contours d'un réchaud CampingGaz devenu brasier se révélèrent en lieu et place des yeux d'acier, près du mur.
hihihi ! il est vraiment défoncé !!!  :mrgreen:

Citer
...Nationale affiché sur son costume bleu qu'il porte fièrement. Je rêve de lui carrer son képi dans le cul, à cette enflure.
déjà j'aime bien le texte qui reprend en plein milieu, le rendu est très bon ! mais en plus la réplique qui suit est énorme ! Excellent le changement d'ambiance avec le petit interlude poli juste avant !  :coeur:

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Prêt à tout pour mener un truc au bout, et il aimait pas trop nous voir entassé dans ce putain d'immeuble.
entassés non ?

Citer
Avec sa hiérarchie, ça a du merder, parce qu'après deux ans de harcèlement, il a finit par lâcher.
dû / fini

Citer
Il a jamais rien trouvé, et finit par ravaler son putain de chapeau, boire deux verres de plus par jour, et me foutre la paix
ce serait pas "a fini" ? ceci dit tu as "fini" juste avant, donc répétition

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Il a jamais rien trouvé, et finit par ravaler son putain de chapeau, boire deux verres de plus par jour, et me foutre la paix. Jusqu'à aujourd'hui, en fait. Jusqu'à ce que ce foutu immeuble s'ravale en cendres.
deux fois "ravale", peut-être un peu lourd ?

Citer
Bien sur que c'est contre vous! Ou quelqu'un qui vous en voulait, Spank, hein?
sûr / + espace avant le "!" et le "?" (ok tu peux me traiter de psychopathe  ><)

Citer
Et encore : je suis resté un moment à scotcher, et j'ai tilté qu'à moitié  C'est les types qui sont arrivés de j'sais-pas-où
t'as zappé un point avant le "C'est les types"

Citer
Au final, l'exercice était plutôt scolaire : un exposé de fait dégagé et basique.
de faits ou peut-être même des faits ?


Citer
En ajoutant que l'incendie était visiblement d'origine criminelle, il avait pu avancer qu'une des difficultés majeures étaient que tout un tas de gens, pour la plupart sans papiers, s'amassaient à Paris alors qu'il n'y avait pas de moyen de les loger.
beaucoup de "que" dans une seule phrase, ça la rend un peu lourde

Citer
Après, tout en précisant que la police et les pompiers étaient intervenus aussi rapidement que faire se peut, le visage stoïque, il avait alors déploré le fait que l'architecture ancienne, majoritairement composée de bois, ait contribué a accélérer l'incendie, le rendant fulgurant et, par la force des choses, incontrôlable.
à accélérer / j'imagine que c'est pour jouer sur la différence de styles et de tons d'une voix à l'autre, mais c'est vrai qu'ici les phrases sont looooongues...

Citer
Sa main avait appuyé lourdement pour dire qu'il était regrettable que les issues de secours prévues à cet effet eurent été cassées ou encombrées par les occupants illégitimes de l'immeuble par le passé
euh je crois que c'est "eussent" mais j'en mettrai pas ma main à couper... Un(e) grammairien(ne) dans la salle ????

Citer
et les responsables de gestion seraient consultés. Et enfin, formellement, il conclut enfin d'un air grave :
double "et", double "enfin"

Citer
c'était un drame national, une enquête spéciale serait diligentée et, en hommage aux familles et aux victimes, une cérémonie se tiendra demain et une marche...
par souci de cohésion j'aurai mis "tiendrait"

 
Citer
« commémorative en hommage aux victimes de cet horrible incendie aura lieu, comme tout les ans depuis le drame qui avait, je vous le rappelle, en une demi-heure a peine, ravagé cet immeuble du 20, Bvd de l'Ironie.
à peine / boulevard de l'ironie :  :coeur:

Citer
Jugement final et verdict clair, donc, pour cette affaire qui durait, donc, depuis maintenant sept ans
double "donc"

Alors...
il est dramatique ce texte, d'autant que ça part d'une histoire réelle ! je ne m'attendais pas au ton final, avec le début du gars défoncé à al mescaline qui voit des dragons !
En tout cas j'ai beaucoup aimé.
Tes transitions sont très réussies, toutes. Les différents tons sont pas mal du tout dans l'ensemble.
Le paragraphe du préfet qui fait son discours est le moins bon à mon sens, ça m'a donné l'impression que tu galérais avec le style, ça faisait pas fluide ni naturel.
Le paragraphe final, journalistique, m'a paru très réussi sur le coup. l'abus de citations entre guillemet m'a tellement fait pensé aux vrais articles !  ::) et bon j'ai survolé ton mien mais je me suis aperçu que tu avais effectivement repris texto la réalité !!

J'ai trouvé ça très chouette d'avoir tout ces persos, un événement, et de tourner autour de l'événement par leurs yeux à tous. ça donne à la fois de la substance et de l'originalité à l'histoire.

Bien joué pour ce défi! je ne sais pas si ça colle vraiment à la demande de Bricoman mais moi j'ai profité de la lecture !  ;D

@ +

Milla


Aahraz

  • Invité
Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #2 le: 16 avril 2014 à 22:09:19 »
T'as vraiment du courage ! ;D

Merci, j'ai retouché selon la plupart de tes remarques (hors celle sur le disours indirect libre, je vais le retravailler surement mais en l'état il retranscrit plus ou moins l'idée dont j'ai besoin). C'est du boulot, c'est cool, merci encore ! J'y ai passé la nuit d'hier alors forcément à la fin, j'avais plus les yeux en face des trous. Y'avait des trucs wtf... (genre le double enfin il était funky).

Donc nan, t'es pas psychopate, c'est vraiment cool, thanks, that's all folks !

Hors ligne Milla

  • Comète Versifiante
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Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #3 le: 16 avril 2014 à 22:47:29 »
mais ça veut dire quoi à la fin ce WTF ????  :'( :'(

ceci dit, il me semble que le défi est pas vieux et que tu as été d'une rapidité redoutable pour pondre ça !!!
tu écris vraiment bien et ton imaginaire est balaise  ^^

si j'ai du temps un jour (comprendre quand j'aurai finis de retourner ce *bip* de potager) j'irai fouiller dans tes anciens textes :)

Hors ligne Bricoman

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  • Batman, Superman, et pourquoi pas wham ?
Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #4 le: 20 avril 2014 à 05:06:27 »
Hihaa Aarhaz !

T'es chaud bouillant dis donc, pour relever les défis ! Écrire trois pages de cette trempe en 24 heures, moi pour pondre un texte comme ça, j'aurais mis un bon mois, en planchant dessus 35/hebdo. Bravo!

J'ai checké les clauses du défi, elles sont toutes respectées, sauf celle de la conservation des protagonistes. Ni le voisin qui témoigne, ni le préfet, ni le journaliste n'étaient présents dans la scène pilote. Quand le script n'est pas basé sur les versions contradictoires des acteurs d'un évènement commun, mais qu'il traite des répercussions d'un évènement initial sur des personnages qui ne sont liés entre eux que par cet évènement, ce n'est plus un scénario "poupée russe", mais un scénario "choral" ; et les films références ne sont plus Rashomon (Kurosawa), ni son remake l'Outrage (Martin Ritt), ni la véritable histoire du Petit Chaperon Rouge (Kanbar Entertainment), ni Hero (Zhang Yimou), ni non plus Usual Suspects (Bryan Singer), mais plutôt Babel (Inarritu), Collision (Paul Haggis), et Magnolia (Thomas Anderson). Mais comme j'adore aussi les films choraux, je valide ton défi !

Ton idée est géniale d'avoir transposé les réalités du chômage et de la misère sociale dans la fantasy. Et j'ai trouvé que les transitions n'étaient pas si wtf que tu le dis (Milla, wtf veut dire what the fuck), le délirant paragraphe pilote était légitimement halluciné, puisque le narrateur était perché. J'ai également apprécié tes efforts pour assortir chaque différente version d'un genre littéraire exclusif : le trip de Shraal (fantasy), la déposition du voisin (procès verbal), l'audition de Spank (roman moderne), l'allocution du préfet (polar social), la commémoration de l'incendie (brève journalistique). Sympa aussi l'idée du mot relais entre deux paragraphes.

Le texte en lui-même est très prenant et se lit tout seul. Ta plume est à l'aise dans tous les registres, t'écris vraiment comme tu respires. Je t'apprendrai rien en te disant que tu fais pas du tout débutant, ta maitrise est évidente, et ton aisance m'a beaucoup impressionné.  J'ai quand même relevé quelques petites choses qui coinçaient par endroits, sans doute à cause de la trop grande vitesse à laquelle tu as écrit le texte, alors je vais passer en mode linéaire pour commenter.


Citer
Kaléidoscopie, zooms et arrondissements

Bon, le titre est bien wtf par contre.

Citer
Bien souvent l'atrocité de la mort fait bouger les choses,
Car désormais ils seront logés sous les roses.

Hum. Ce distique laisse à désirer. Tu sors ça en section popo, tu te fais allumer cash.

Citer
De violents spasmes lui martelaient le cerveau

Je crois pas qu'un spasme puisse marteler. Plutôt comprime, écrase, ou essore son cerveau, je dirais.

Citer
Il était dans l'auberge du vieux fou, ça, c'était sur.

sûr

Citer
Dans la pièce froide, à côté de lui, trônait un assemblage de bois qui constituait, s'il se souvenait bien, le lit de Spank.

Cet humour typique du rôliste s'accorde bien au style fantasy.

Citer
l'époque de la grande Prospérité et ses nombreux contrats officiels, ni même officieux

Ou comment transposer la notion du plein emploi, du CDI et du travail au black dans un univers médiéval fantastique.

Citer
c'était désormais les marchands qui se livraient une guerre sans merci en affamant tout le continent.

Ça, c'est une diatribe contre le capital, foi de Shraal !

Citer
Plus de soldes mensuels, plus de statut, ni moins d'auberges

J'aurais dit : ni même d'auberges.

Citer
Pas de talent d'artisanat, d'orateur ni plus de troubadour,

L'artisanat est un secteur d'activité, tandis qu'orateur et troubadour sont des métiers. C'est donc pas tout à fait correct de les juxtaposer à la même enseigne.

Citer
perdu au milieu d'un tas de soldat aussi bêtes qu'inexpérimentés dans d'autres domaines que les duels et la beuverie

Je l'aurais formulé comme ça : aussi bêtes qu'inexpérimentés dans tout autre domaine que les duels et la beuverie

Citer
Vous en connaissez beaucoup, vous, des aubergistes qui ne demandent rien ?

Ouais, à l'armée du salut.

Citer
Claviceps purpurea

Pas mal la transposition érudite du hachich ! En effet, j'apprends avec Wikipédia que ce champignon est hallucinogène.

Citer
et ils partaient enfin vers d'interminables fous-rires.

Je trouve que "enfin" est mal employé là. On a l'impression qu'ils ont été longtemps empêchés de partir vers d'interminables fous rires, puis qu'enfin ils le pouvaient. J'aurais plutôt mis : de leur affreuse condition ils faisaient une fête, qui finissaient dans d'interminables fous rires.

Citer
Les peaux de bêtes du sol zoomaient et fuyaient

Zoomer est transitif.

Citer
Les mouvements d'ombre autour de lui

ombre au pluriel, non ?

Citer
entre les courbes tranchantes des ruelles de la ville.

Les courbes des ruelles étaient tranchantes ? ?

Citer
C'est dans cet état

C'était, concordance des temps.

Citer
La fumée venait de l'Est. De la pièce principale !

À moins que Shraal n'ait eu une boussole dans le cerveau, comme on l'a longtemps supposé chez les oiseaux migrateurs, il eût été plus logique qu'il réalisât d'abord que la fumée venait de la pièce principale, avant de dire que cette pièce se situait plus à l'est.

Citer
mais il se rattrapa au mur

À l'aide du mur, me parait plus correct.

Citer
D'un geste lourd, le bois claqua sur le versant opposé

Est-ce que tu voulais dire que d'un geste brusque, Shraal envoya la porte claquer, ou bien est-ce que c'est la porte qui, dans un mouvement violent, claqua sur l'autre versant ? Parce que le geste est le fait d'un personnage, tandis que le mouvement est l'état d'un objet. De plus, ce qui est lourd est lent ; au contraire, ce qui claque est rapide. Ça va pas bien ensemble.

Citer
le feu issu d'un foyer éternel

éternel me semble inapproprié. Je lui préfère inextinguible.

Citer
la gueule délirante de la bête qui sortait, à son tour, du mur.

T'as mis "à son tour" pour la bête entière, mais tel que c'est écrit, on croirait que c'est juste au tour de la gueule de sortir. Or on sait que c'était déjà fait.

Citer
Depuis les yeux d'acier

virgule

Citer
Et non loin des écailles irréelles se dessinaient en fait de mystérieuses lignes azures

T'as répété trois fois "en fait", c'est voulu ? Azur n'est pas un adjectif, et ne s'accorde pas. Tu peux écrire "lignes azur", ou bien "lignes azurées", mais pas "lignes azures".

Citer
le peu d'eau qu'il tenait à sa portée.

Pourquoi "à sa portée" ? Le seau d'eau est dans sa main, et non pas à une courte distance de sa main. J'aurais simplement mis : le peu d'eau qu'il contenait.

Citer
« Attwape le wéchow, ça va explosew ! »

C'est malin d'avoir mis un personnage antillais. C'est un anachronisme astucieux qui ramène à la réalité.


Bon, la suite est surtout écrite dans un registre parlé, alors je range mon brise-burnes grammatical, il ne te sera d'aucune aide. 

Encore bravo pour ton imagination débordante, et merci d'avoir joué le jeu. Franchement, c'est pas tout le monde qui aurait accepté l'énoncé de mon défi.

A +  ;)
« Modifié: 20 avril 2014 à 10:08:01 par Bricoman »
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Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #5 le: 20 avril 2014 à 09:09:06 »
J'ai bien aimé et les transitions sont bien menées. Le trip du type fantasy/réalité est bien trouvé, et le reste coule tout seul, c'est cohérent :)

Et tout ça en 25h chrono... Respect :huhu:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Aahraz

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Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #6 le: 20 avril 2014 à 14:29:43 »
Bon, bon, bah le texte ne déplait pas, j'avais peur de passer pour plus taré que je n'le suis déjà :D

Merci d'abord pour vos retours !
Je m'arrête, brico, sur ton retour fourni (qui a du te demander du temps sur ton agenda rythmé de ce moment !).

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T'es chaud bouillant dis donc, pour relever les défis ! Écrire trois pages de cette trempe en 24 heures, moi pour pondre un texte comme ça, j'aurais mis un bon mois, en planchant dessus 35/hebdo. Bravo!
:-[ Je fais pas grand chose, en fait. Mais quand je fais quelque chose, c'est là, maintenant, de suite, et jusqu'au bout. En relisant j'ai limite honte d'avoir osé poster un truc avec autant de coquilles (genre le "d'aucuns" il est fort là), et je vais y apporter une seconde retouche parce que, comme on dit chez moi, çadaillecher. Mais, pour être honnête, je m'attendais franchement à raconter l'histoire d'un palmier qui voulait faire du ski, et, quand je me suis retrouvé face à ton idée, ça a fait "ting". Donc merci à toi. Mais trêve de galéjades, passons aux choses sérieuses.


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J'ai checké les clauses du défi, elles sont toutes respectées, sauf celle de la conservation des protagonistes. Ni le voisin qui témoigne, ni le préfet, ni le journaliste n'étaient présents dans la scène pilote. Quand le script n'est pas basé sur les versions contradictoires des acteurs d'un évènement commun, mais qu'il traite des répercussions d'un évènement initial sur des personnages qui ne sont liés entre eux que par cet évènement, ce n'est plus un scénario "poupée russe", mais un scénario "choral" ; et les films références ne sont plus Rashomon (Kurosawa), ni son remake l'Outrage (Martin Ritt), ni la véritable histoire du Petit Chaperon Rouge (Kanbar Entertainment), ni Hero (Zhang Yimou), ni non plus Usual Suspects (Bryan Singer), mais plutôt Babel (Inarritu), Collision (Paul Haggis), et Magnolia (Thomas Anderson). Mais comme j'adore aussi les films choraux, je valide ton défi !
Je t'avoue, je me suis menti à moi-même : c'était très clair dès le départ et je savais être hors-piste. Je pars donc gribouiller mon bloc-notes et te promets un "poupée russe" réel sous peu ;)

Pour tes remarques, j'en prends bonne note : l'essentiel est en effet pas loin d'être scandaleux. Très justes, tes remarques sur l'artisanat, et tes relevés tout court d'ailleurs: ils pointent et indiquent parfaitement ce que je ressentais déjà comme laborieux à l'écriture. Tout juste ! Je m'explique juste sur quelques trucs :
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    Kaléidoscopie, zooms et arrondissements
Bon, la kaléidoscopie, j'fais pas un dessin. Les zooms, non plus. Arrondissements... tout ça c'est des effets de "distorsion" de la vision, en quelques sortes.
En parallèle, j'ai voulu, par les 5§, "zoomer" sur 5 phases décomposées d'une même réalité, chacune comprise dans un "prisme" d'un personnage d'un milieu, genre, et style tout à fait différent des autres. Et le but, à chaque fois, c'est d'essayer de mêler mon lecteur à des raisonnements qui sont en tout points opposés. Donc, kaléidoscopie et zooms sur les points de vue d'une même réalité par des prismes différents... dans un arrondissement urbain xD
Ouais c'est capilotracté, mais j'aime bien. En plus j'ai une calvitie naissante alors je capilotracte si je veux.

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Les courbes des ruelles étaient tranchantes ? ?
Bon, effet de "style" raté ; je parlais de ces ruelles coupes-gorges, que j'imagine sinueuses et fourbes comme la lame d'une dague.
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éternel me semble inapproprié. Je lui préfère inextinguible.
Pt1 tu ma apri 1 mo
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Hum. Ce distique laisse à désirer. Tu sors ça en section popo, tu te fais allumer cash.
Ouais mais c'est les relents de MPC, de Poska et de casquette-capuche qui m'ont obligé ;D
C'est une phase (plutôt moyenne rythmiquement, j'avoue) de Medine. Le morceau "Bvd Vincent Auriol" est en fait le point de départ de mon texte, c'était un moyen de retourner vers la source. Choix discutable, j'en conçois ^^

Et je suis bien content de voir que certaines allusions au monde réel t'ont frappé (ou du moins arrêté ^^). C'est mon jeu préféré, ça : écrire des textes à double sens de lecture.

Pour le reste, je retouche, triture, modifie et peaufine autant que faire se peut.
Merci encore à toi et au plaisir de te lire !

Viviane, sinon, ça me touche pas mal venant de toi parce que je lis souvent tes textes avec plaisir, alors merci pour ton passage et ton retour ;)
« Modifié: 20 avril 2014 à 22:29:44 par Aahraz »

Hors ligne Bricoman

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Re : [Défi] Kaléidoscopie, zooms et arrondissements [Contenu explicite]
« Réponse #7 le: 22 avril 2014 à 14:59:15 »
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Je pars donc gribouiller mon bloc-notes et te promets un "poupée russe" réel sous peu 
 

Wha ! Deux texte pour le prix d'un ? J'attends avec impatience.  ;D

Pour le titre, je maintiens que t'aurais pu trouver plus accessible, il effraye un peu le chaland. Tu dois la visite de Viviane uniquement à sa mention "explicite".  :mrgreen:

Quant à la courbe tranchante, je me disais bien aussi que tu l'avais fait exprès, mais j'accroche pas trop.

Bon courage pour ton prochain texte !

À+  ;)
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Pour le titre, je maintiens que t'aurais pu trouver plus accessible, il effraye un peu le chaland. Tu dois la visite de Viviane uniquement à sa mention "explicite".  :mrgreen:
Toi :ronchon:, t'es MORT  :vaurien:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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