Alors après hésitations je vous soumet ce texte.... Je ne peux pas vous dire de quoi ça parle ça gâcherait la lecture.

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Roulette Ils étaient assis en cercle comme toujours. Tous égaux. C'était elle la maîtresse de cérémonie. Elle était habillée d'une longue robe couleur sang qui moulait toutes les parties de son corps :
« Tu es presque trop sexy, s’esclaffa l'un des joueurs
-C'est pour te détendre, dit elle d'une voix douce et sensuelle
-Tu m’excites plus que tu ne me détends.... »
Elle sourit baissant légèrement la tête faisant tomber l'une de ses mèches brunes devant ses yeux. Elle se mordilla légèrement la lèvre avant de prendre sa place dans le dangereux cercle :
« Messieurs, dit elle en réalisant du même coup qu'elle était la seule femme, nous allons commencer. Vous connaissez les enjeux. »
Ils hochèrent tous la tête, sourire sombre aux lèvres. Elle commença donc, lança la roulette et enchaîna les gestes qu'elle avait tant de fois vu faire par d'autres membres.... :
« Le choix du premier chiffre vous revient.... , déclara l'un des hommes
-Je me sens inspirée par le 6.
-Ce chiffre est traître....
-Je sais. Peut être pour ça que je l'aime. »
Un froid se fit dans l'assistance. Le barillet ne contenait qu'une balle dans l'une des six chambres. 6 le nombre de joueurs... Cruel compte à rebours qui pouvait se terminer en commençant à 1 ou se finir de manière élégante à 6.
Le premier joueur se saisit de l'arme. Elle ne put s'empêcher de constater la jeunesse de ses traits : 18, 19 ans pas plus. Elle le louva du regard. Il était blême mais lorsqu'il croisa ses yeux ardents et sensuels il se détendit un peu. Il posa le canon sur sa tempe. Elle pouvait entendre son cœur qui martelait sa poitrine, sentir son souffle court. Il déglutit et appuya en fermant les yeux.
Il les rouvrit après quelques secondes. Elle pouvait presque entendre la joie qui transperçait son cœur, la joie d'être encore en vie, la joie de sentir l'air passer entre ses poumons.
Le second joueur, lui se saisit de l'arme et sans que l'assistance n'eut le temps de reprendre son souffle, appuya.
Rien. Vivant. Il resta impassible. Comme si le jeu n'avait finalement que peu d'importance, comme si l'enjeu n'était pas assez élevé. Il la regarde derrière ses lunettes noires. Elle sentit ses yeux brûlants en train de la déshabiller mais elle fit mine de l'ignorer.
Le troisième, main tremblante, les yeux illuminés par l'alcool, d'une de ces lumières fades, l'haleine transportant les vapeurs de ricard se saisit du pistolet. Il le regarda, hésitant, avant de le coller contre sa tempe.
Une minute.
Deux minutes.
Puis trois s'écoulèrent :
« Merde ! Tu fiches quoi ?! T'appuies ou on le fait pour toi !, s'exclama le numéro 5.
-Je voudrais un verre.... Un verre.... Un verre de ricard. », dit-il d'une voix tremblante.
Il la regarda, suppliant. Les autres joueurs se tournèrent vers elle suspendus à sa décision.....
Elle se leva et alla au bar, remplie un verre de ricard pur et le posa devant le numéro 3. Puis elle se mit derrière lui, le dominant de toute sa hauteur :
« Bois et appuis. », sa voix claqua comme un coup de fouet. Il prit le verre et à peine l'eut il fini qu'il pressa la détente.
Soulagement. Heureux de constater que son cerveau n'avait pas fini en cendres même s'il était sérieusement embué par l'alcool.
Le numéro 4, c'était Oscar.
Elle le connaissait depuis plus d'un an. Ils en avaient fait des parties, ils en avaient vu du sang...
Oscar, son habituel sourire de vieux loup de mers appuya sur la détente.
Il en réchappa.
Comme toujours.
Même si aucun autre joueur ne le décela, elle vit son soulagement dans ses prunelles.
Le numéro 5 c'était celui qui la trouvait fort attirante. Il lui lança un clin d’œil et......
BANG
Le coup parti.
Il ne restait que le numéro 6. Une formalité.
Elle se saisit de l'arme alors que tous les yeux convergeaient encore vers le cadavre. Cinq bonnes minutes passèrent, assez pour qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire.
Les yeux du numéro 1 se détournèrent pourtant trop tôt. Il ouvrit la bouche mais elle appuya un doigt sur ses lèvres et il la referma.
A se moment précis elle posa son doigt sur la gâchette et tira.
Six. C'était en effet un numéro traître. Oui.....
Ils la regardèrent s'écrouler, surpris, pris en traître.
Aucun ne voulait mourir.
Sauf elle.
Je tiens à préciser que ce n'est que pure fiction et malgré de petites recherches je n'ai pas trouvé la "ritualisation" de ce ""jeu"". Je tiens de plus à rajouter que ce texte n'a évidemment aucune volonté d'incitations à reproduire cela c'est surtout une interrogation sur pourquoi mettre sa vie en jeu. Bon pas seulement il y a d'autres lectures mais voilà...