Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 mai 2020 à 14:16:44
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Auteur Sujet: Citations  (Lu 45463 fois)

Hors ligne Ben.G

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Re : Citations
« Réponse #225 le: 26 décembre 2019 à 08:22:24 »
"Faire une erreur est normal. Faire deux fois la même erreur, c’est de la distraction. Faire trois fois la même erreur, c’est limite inexcusable. Mais faire la même erreur en boucle, c’est quasiment du génie",  le photographe néerlandais Erik Kessels.
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
- Ossip Mandelstam

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Re : Citations
« Réponse #226 le: 26 décembre 2019 à 09:01:00 »
"Faire une erreur est normal. Faire deux fois la même erreur, c’est de la distraction. Faire trois fois la même erreur, c’est limite inexcusable. Mais faire la même erreur en boucle, c’est quasiment du génie",  le photographe néerlandais Erik Kessels.

« Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere » (« L'erreur est humaine, mais persister dans l'erreur par arrogance, c'est diabolique »).

Saint-Augustin.  ;)
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Re : Citations
« Réponse #227 le: 26 décembre 2019 à 09:08:27 »
Même un âne ne bute pas deux fois dans la même pierre.
Proverbe slovène

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Re : Citations
« Réponse #228 le: 26 décembre 2019 à 09:16:03 »
« Tourgueniev a toutes les qualités d'un écrivain.Il a le tort de ne pas en avoir les défautsTolstoï

Put...! Il envoie le Léon !!!
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Re : Citations
« Réponse #229 le: 26 décembre 2019 à 10:19:32 »
Fontenelle vécut cent ans et demeura célibataire toute sa vie.
Un jour, quelqu’un lui demanda :
-Mais, au cours d’une si  longue existence, n’avez-vous jamais eu envie de vous marier ?
Il répondit:
-Si, le matin.

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Citations
« Réponse #230 le: 29 décembre 2019 à 10:50:46 »
René Daumal

Le Contre-ciel -Clavicules d’un grand jeu poétique


Je suis mort parce que je n’ai pas le désir ;
Je n’ai pas le désir parce que je crois posséder ;
Je crois posséder parce que je n’essaie pas de donner ;
Essayant de donner, je vois que je n’ai rien ;
Voyant que je n’ai rien, j’essaie de me donner ;
Essayant de me donner, je vois que je ne suis rien ;
Voyant que je ne suis rien, j’essaie de devenir ;
Essayant de devenir, je vis.

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Re : Citations
« Réponse #231 le: 29 décembre 2019 à 10:56:08 »
Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur.
Paul-Jean Toulet

A ce propos, ce poète peu connu, est une mine d'or en citations exquises.

On a dit de la beauté que c'était une promesse de bonheur. On n'a pas dit qu'elle fut tenue.

Le pardon n'est peut-être que la forme raffinée de la vengeance.
« Modifié: 29 décembre 2019 à 11:08:27 par Marcel Dorcel »
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Re : Citations
« Réponse #232 le: 03 février 2020 à 15:37:40 »
Bonjour aux visiteuses & visiteurs du fil,


J'ai trouvé dans mes lectures quelque chose qui fait le point sur des discussions que nous avons eues récemment, et il s'avère que Sade aborde à la fois la question de l'éducation, de la violence sur les enfants, de l'intérêt général/particulier et de l'interdit.

Je mets l'extrait en spoiler « explicite », parce qu'il met très clairement un personnage gore en scène qui utilise des références littéraires prétendument intellectualisées pour faire l'apologie du meurtre, de l'infanticide et de la torture (l'un des personnages les plus effroyables du bouquin...). Le contexte : Rodin est chirurgien de renom, et sa science ne lui suffisant pas pour s'épanouir, il prend en charge à son domicile des élèves qu'il torture, faisant l'apologie d'une éducation « au service d'intérêts privés », prétendant disposer des enfants comme de l'objet de son autorité omnipotente.

Trêve de présentations, je vous laisse découvrir comment le personnage de Rodin détourne l'objet littéraire à des fins personnelles cruelles et choquantes.


explicite Justine Sade
[close]

On voit combien les faits d'histoire servent au personnage pour justifier ses crimes, avec une interprétation de la sagesse humaine étrangement hasardeuse... et cela m'amène à me demander si, lorsque l'étude de notre héritage historique en vient à justifier les pires atrocités, il n'y aurait pas de rupture entre conscience des vérités et abus d'autorité.


Enfin Sade crée des personnages absolument effroyables et redoutables, une lecture qui tord les boyaux. :mrgreen:


À bientôt pour de nouvelles lectures ! ^^

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Citations
« Réponse #233 le: 08 février 2020 à 07:58:17 »
« Si un poète ne fait plus peur, mieux vaut qu’il abandonne le monde. »

Pasolini

Dans Le chaos, recueil de textes littéraires et d'essais parus dès l'été 1968 dans l'hebdomadaire "Tempo" dans lequel l'auteur tenait une rubrique intitulée Le Chaos.

« Je déteste le noble silence. Je déteste également une méchante prose hâtive. Mais mieux vaut une méchante prose hâtive que le silence. »
« La caractéristique principale des astronautes (aussitôt perçue d’après ce premier coup d’œil instantané sur leur image photographique) est celle d’êtres rassurants et un brin vulgaires. En cela aussi, les images astronautiques et les images publicitaires se ressemblent. »
«... des types d’hommes moyens et parfaits, exemples de comment on doit être, inesthétiques mais fonctionnels, dépourvus de fantaisie et de passion, mais impitoyablement pratiques et obéissants

Pasolini démonte crûment la mécanique conjointe du capitalisme alliée de la religion. Il s'installe en homme libre, ni prophète ni démon mais témoin pourfendeur du chaos qui menace et aliène la culture.
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Contrainte et littérature
« Réponse #234 le: 23 février 2020 à 08:18:21 »

Contrainte et littérature

L’art est toujours le résultat d’une contrainte. Croire qu’il s’élève d’autant plus haut qu’il est plus libre, c’est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c’est sa corde.
André Gide

Une idée ne vaut que par la forme et donner une forme à une vieille idée, c’est tout l’art.
Anatole France

Il y a un danger pour les jeunes gens. Ils trouvent en entrant dans la vie trop d’idées éparses autour d’eux, et leur vanité les porte aisément à croire qu’elles leur appartiennent alors qu’elles appartiennent à leur époque.
Léon Blum

Les verbes être et avoir sont, en français, des ennemis mortels du style concret, car ils ramènent toutes les pensées à des équations. [...] Du reste, ces deux auxiliaires bâtissent toutes les phrases sur le même modèle. Ils encouragent l’inertie de l’esprit ; ils entraînent des pléthores d’adjectifs, des multiples d’adverbes. Il faut les fuir comme la peste. Il faut faire la guerre aux adjectifs et aux adverbes ; ce sont les preuves d’un esprit paresseux ou romantique. Il est rare, du reste, qu’un adjectif ne se puisse remplacer par un verbe.
Jean Dutourd

… (Il faut)supprimer d’un texte tout ce que tout le monde connait déjà par le journal ou le cinéma, ce que tout le monde sait avant de le lire, le composer par conséquent de trous. Ce qui reste, c’est de la dentelle.
Alexandre Vialatte

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Re : Citations
« Réponse #235 le: 30 mars 2020 à 14:30:43 »
En ces temps de playa fantasy,


Et pour toutes celles & ceux qui aiment la mythologie, la fantasy, le fantastique, le merveilleux et autres rêvasseries. Je vous conseille de piocher de nouvelles idées dans la poésie d'Apollinaire... Celui-ci a créé quelques magnifiques poèmes mythologiques, je pense notamment à son bestiaire qui est une œuvre des plus imaginatives. ^^

Quelques sélections pour l'occasion :

La Méduse

La Méduse
[close]

Méduses, malheureuses têtes
Aux chevelures violettes
Vous vous plaisez dans les tempêtes,
Et je m'y plais comme vous faites.


Le Poulpe

Le Poulpe
[close]

Jetant son encre vers les cieux,
Suçant le sang de ce qu'il aime
Et le trouvant délicieux,
Ce monstre inhumain, c'est moi-même.


Les Sirènes



Saché-je d'où provient, Sirènes, votre ennui
Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit ?
Mer, je suis comme toi, plein de voix machinées
Et mes vaisseaux chantants se nomment les années.



Le Dauphin



Dauphins, vous jouez dans la mer,
Mais le flot est toujours amer.
Parfois, ma joie éclate-t-elle ?
La vie est encore cruelle.

Spoiler
[close]

Apollinaire - Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée (1911)
« Modifié: 30 mars 2020 à 14:37:17 par Alan Tréard »

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Dernière lettre
« Réponse #236 le: 16 mai 2020 à 10:21:30 »

Lettre du mercredi 30 décembre 1959 d’Albert Camus à Maria Casarès.

Bon. Dernière lettre. Juste pour te dire que j’arrive mardi, par la route, remontant avec les Gallimard lundi (ils passent par ici vendredi). Je te téléphonerai à mon arrivée, mais on pourrait peut-être convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons en principe, pour faire la part des hasards de la route — je te confirmerai le dîner au téléphone.
Je t’envoie déjà une cargaison de tendres vœux, et que la vie rejaillisse en toi pendant toute l’année, te donnant le cher visage que j’aime depuis tant d’années (mais je l’aime soucieux aussi, et de toutes les manières). Je plie ton imperméable dans l’enveloppe et j’y joins tous les soleils du cœur.
A bientôt, ma superbe. Je suis si content à l’idée de te revoir que je ris en t’écrivant. J’ai refermé mes dossiers et ne travaille plus (trop de famille et trop d’amis de la famille !)
Je n’ai donc plus de raison de me priver de ton rire, et de nos soirées, ni de ma patrie. Je t’embrasse, je te serre contre moi jusqu’à mardi, où je recommencerai.
A.

Le 30 décembre 1959, Maria Casarès est à Paris et Albert Camus à Lourmarin. Camus choisit de rentrer à Paris avec son éditeur et dans la matinée du lundi 4 janvier, entre Pont sur Yonne et Montereau, la Facel Vega de Michel Gallimard quitte la route et s’écrase contre un platane. Camus est tué sur le coup. Gallimard meurt quelques jours plus tard. 

 


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