Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 juin 2020 à 22:56:04
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Auteur Sujet: Le conte de Belle et Blanche.  (Lu 267 fois)

Hors ligne Le nuage goéland

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Le conte de Belle et Blanche.
« le: 19 avril 2020 à 17:56:32 »
La saga des contes n'a pas de fin : à peine une aventure est-elle close qu'une autre reprend. Et, pour notre plus grand plaisir, les héros qui ont bercé notre enfance plongent sans frayeurs dans des histoires aux péripéties merveilleuses, leur jeunesse éternelle court toujours dans nos coeurs.

Que vous dire des deux filles de Perrault, la Belle et Blanche-Neige ? Deux soeurs jumelles peut-être, qu'en savons-nous ? Bousculons un peu la tradition ! La Belle, désormais, se nommera Belle tandis que Blanche-Neige répondra au nom de Blanche. Le conte débute la veille de leur premier bal.

Blanche aimait les robes d'azur qui mettaient en valeur ses beaux bras et ses mains fines de princesse. Elle s'étonnait de tout et sa bouche adoptait très souvent la forme d'un coeur. Ses yeux, en revanche, d'un bleu profond, répondaient à l'azur de sa robe. Belle, pour ce qui était de la grâce et de la beauté, ne lui cédait en rien. Même bouche en coeur, même oeil bleu, peut-être avec une pointe de malice en plus ! Elle avait un faible pour les robes d'or qui dessinaient sa jeune taille de façon très seyante. L'une était le ciel, l'autre la lumière du soleil ou des étoiles qui se fondent dans la nuit noire. Toutes deux rêvaient de leur premier bal dans le palais du roi leur père.

 Vous connaissez ces miroirs inclinés que l'on nomme psyché ? Les deux princesses adoraient s'y mirer secrètement, loin des yeux de tous... Belle dans sa robe d'or versa de tout son être contre la glace ovale et quand ses lèvres riantes rencontrèrent leur reflet elle déposa un baiser sonore !

- Je t'aime ! dit-elle...

Et elle se rejeta hors du miroir avec un sourire radieux. Blanche, plus sérieuse, au même moment, vêtue de la robe azur, exécutait quelques pas de princesse vers la psyché. Elle bascula vers la glace, aspirée par les yeux bleus, et tout à coup elle sentit sa bouche cueillant un baiser sur ses propres lèvres !

- Comme je t'aime murmura-t-elle... Et elle aussi se rejeta hors du miroir.

Le père, comme dans les bons contes qui font les bons amis, se montrait tout à la fois soucieux du bonheur de ses filles et rongé d'inquiétude quant à leur avenir et l'état de son royaume. En effet, les petites princesses n'avaient jusqu'à présent jamais pu quitter leur beau palais. Toute leur jeunesse s'était écoulée entre ses hauts murs et ses vastes salons, à courir le long des corridors, à écraser leur petit nez contre les vitres des fenêtres. Que voyaient-elles à l'extérieur ? Leur vive curiosité se heurtait à une obscurité profonde. Une rumeur invisible montait, portant des chants d'enfants perdus, des pleurs de filles, les plaintes déchirantes d'hommes désespérés... Et même des hurlements de loups ! Elles en attrapaient la chair de poule ! Des cauchemars grimaçaient au front du palais de leur père. Elles avaient fini, le roi et la reine trahissant le secret, par apprendre que le soleil et sa délicieuse chaleur avaient reflué dans un endroit secret du royaume. Cela par la malignité d'un enchantement que les princesses étaient supposées briser. Les deux jeunes filles, parfois légères et écervelées, s'étaient bâti une chimère au fond de l'esprit, suivant laquelle leurs efforts conjugués rapatrieraient la divine lumière du soleil. Les habitants du pays, misérables et devenus méchants à force de souffrance, retrouveraient leur juste part de bonheur.

L'heure de l'exploit salutaire approchait, l'heure du bal... Elles rêvaient d'amour bien sûr, mais, tout autant, de venir à bout de cette mission. Comment vous dire le bal en peu de mots ? Le palais du roi était le seul lieu dans le royaume où la lumière vivait encore dans tout son éclat. Entre des murs ornés de somptueuses tapisseries et de sublimes peintures brillaient des myriades de lustres, accrochés à de si hauts plafonds que le regard montait s'y perdre sans jamais découvrir de voûte. Le grand soir, dans l'immense salle de bal, les deux soeurs clignèrent des yeux, éblouies par les lucioles suspendues aux branches des lustres et répercutées à l'infini par les glaces du salon. Les deux princesses eurent au même instant les mêmes mots au bord des lèvres :

- Regarde les invités ! Ils sont comme des hiboux réveillés en sursaut...

Mais bientôt l'amour tenta de se loger dans le coeur de Blanche et Belle, lorsque deux beaux soupirants, la taille svelte mais l'allure peut-être un peu trop solennelle, emmenèrent valser et virevolter les deux princesses sur les parquets cirés et glissants du salon. L'ivresse et la griserie gagnèrent l'esprit des princesses. La glissade des violons, les galops du piano, les miroitements de la harpe et le souffle des cors de l'orchestre les poussèrent à un grand nombre d'arabesques. C'est alors qu'il fallait voir leurs robes or et azur, ténues, devenir bouffantes par l'agitation de la danse et se gonfler comme les voiles d'un navire au moment qui précède la tempête. Les soupirants, toujours un peu raides, étaient beaux cependant, et je crois qu'ils avaient grand plaisir à humer les cheveux des princesses et à se serrer contre leur corps menus. Les deux filles, elles, comme des petites chipies qu'elles étaient parfois, auraient bien voulu, curiosité ou pointe de jalousie, s'essayer au cavalier de l'autre ! Lors d'une figure particulièrement hardie qui rapprocha dangereusement les deux couples, Belle donna un coup de genou à sa soeur et Blanche renvoya sa rage en piétinant la traîne de la robe d'or.

- Le tien a des plus beaux cheveux que le mien ! C'est injuste...

- Le tien a des yeux beaucoup plus pétillants que le mien ! Je ne veux pas y croire...

Et elles se lançaient des éclairs. Mais entre elles la rivalité s'évanouissait vite. Restait alors un peu de malice...

Hors d'haleine et presqu'au même moment elles se dégagèrent de l'emprise de leurs deux cavaliers. L'ensemble des couples dansants, après les avoir admirées, se laissa de nouveau porter par des mélodies cuivrées où perçait la vague des violons et flottait l'écume de la harpe aux sons clairs... Cependant les deux soeurs, l'imagination soulevée par ce monde de sensations nouvelles, se remémorèrent la promesse de délivrer le royaume des ténèbres qui le corrompaient. Elles entrevoyaient déjà leurs prouesses d'héroïnes bienveillantes.

Momentanément soustraites au regard du roi et la reine leurs parents elles s'échappèrent, la tête encore vacillante, vers un endroit désert du palais, un endroit obscur qui attisait leur jeune curiosité. Des escaliers en spirale les enlevèrent et les élevèrent : des volées de marches les portaient rapidement sur les hauteurs mystérieuses du palais. Mais leurs pas restaient dans l'ombre. A chaque palier la lueur houleuse d'une toute petite bougie venait réveiller l'or et l'azur mourant au milieu des plis sombres des robes de Blanche et de Belle. Enfin vint la dernière volée de marches.

- J'ai un peu peur maintenant ! Où sommes-nous ? demandèrent-elles en rapprochant leurs tailles fluettes l'une de l'autre et s'enlaçant comme deux vraies soeurs pour se redonner du courage. De leurs belles bouches en forme de coeur sortaient, exactement au même instant, les mêmes paroles.

- Jamais je ne m'étais avancée dans ce lieu du palais de notre père ! Qu'allons-nous trouver ?

Les deux soeurs entrelacées se promenaient à l'aventure. Elles s'enfonçaient dans les profondeurs du corridor sans pouvoir imaginer où était la fin. Une lueur spectrale, sortant d'un sol à figures géométriques, guidait leur marche. Elles semblaient flotter comme des fantômes apeurés. Les lumières découpaient les deux petites silhouettes avec des ombres noires, tranchantes sur leur chair transpercée par l'éclat mystérieux des paroies murales. Au-dessus des pommettes anguleuses les yeux bleus absorbaient les éclats crépusculaires du corridor. Légèrement éblouies, les deux soeurs pointèrent l'index au même moment. La déambulation arrivait à son terme : en effet, une porte massive, bardée d'énormes ferrures, leur barrait le passage.

- Belle ?

- Oui, Blanche ?

- Je tremble de peur ! Est-ce à nous qu'il appartient de forcer ce passage ? Est-ce prudent ?

- Il le faut ! Mais comment s'y prendre ?

Des coups d'épaules n'eurent d'autres résultats que d'endolorir leur chair fragile de princesse. Que valait la force de deux jeunes filles égarées le soir de leur premier bal dans un vaste palais, quand bien même s'agissait-il du palais de leur père ! Leur peau 'y gagna que quelques bleus. Des coups de pieds dans les ferrures du bas n'aboutirent qu'à déchirer leurs souliers de bal. Elles s'arcboutèrent contre la porte et exercèrent leur poussée. Et de nouveaux coups, cette fois, leur mirent les pieds en sang ! Toutes les deux en même temps elles mordirent leurs belles bouches en forme de coeur.

- Nous n'y arriveront jamais, se plaignirent-elles en haletant.

Pourtant elles s'appliquèrent de nouveau contre les ferrures, tentant desespérément de faire basculer l'ouverture. De méchantes pointes de métal lacérèrent les robes or et azur. Les deux petites princesses en haillons se laissèrent choir sur le sol et se mirent à sangloter. De dépit, de douleur et d'inquiétude...

- Aucun secours ne peut nous parvenir dans cette partie inconnue du palais, murmura Blanche.

- Aucune aide ! ajouta Belle.

Combien de temps restèrent-elles ainsi, prostrées et gisantes, sur le pavement glacé ? Ce qu'elles désiraient encore dans leur souffrance et leur abattement, c'était forcer le secret qui se dérobait obstinément.

- Viens, dit Belle en saisissant de ses deux bras la taille de sa soeur.

Elles se ramassèrent lentement et purent de nouveau se tenir debout. Elles crispèrent leurs poings douloureux contre l'obstacle, crièrent, pleurèrent jusqu'au moment où, n'y croyant plus et le souffle court, le miracle eut lieu... La porte pivotait lentement et silencieusement. Belle et Blanche se collèrent tout contre et... découvrirent une cavité spacieuse et nue avec au fond une niche où se reposait une colombe. Son plumage était si radieux et si blanc que c'était l'oiseau lui-même qui diffusait de la clarté ! Les lambeaux d'or et d'azur qui couvraient encore le corps des princesses se ravivèrent. Une pensée identique traversa alors Belle et Blanche : elles avaient grandi soudain, très vite, le halo laiteux qui entourait la colombe leur rappelait la douceur d'une enfance qui venait de se clore...

Les deux soeurs partagèrent une longue étreinte qui les réchauffa et les rassura. De leurs bouches en coeur fila le même soupir de soulagement et un élan de coquetterie inattendu les anima. Blanche détacha avec délicatesse la traîne à demi arrachée de la robe de sa soeur. Belle dénuda les bras de sa soeur Blanche en ôtant les lambeaux de tissu couleur d'azur, lacérés pendant le combat contre la porte mystérieuse. Toutes deux rayonnaient d'une toute nouvelle féminité. Elles se rapprochèrent à nouveau l'une de l'autre, secrètement fascinées par la double métamorphose. Elles étaient joue contre joue. Belle, dans la turbulence de son souffle de jeune fille, fit s'agiter la boucle d'oreille de sa soeur, qui cliquetait dans l'ombre comme un joyau aux reflets changeants. Blanche, à son tour, répandait son haleine comme un nuage sur les bleus qui marquaient la peau de sa soeur. Enfin elles se prirent de nouveau par la taille et se mirent à rire.

- C'est beau, avouèrent-elles de concert, deux filles, deux soeurs qui dansent ensemble.

Et elles exécutèrent quelques pas vifs. Le seul témoin de la scène était la colombe ! Quand les princesses furent au plus près de la petite niche, Belle s'empara de l'oiseau qui ne montra aucune frayeur. Blanche, pour sa part, remarqua un éclat de lumière avec une forme d'étoile. Sans savoir pourquoi mais sans hésiter elle le posa entre les ails de la colombe. Celles-ci battirent. Les deux princesses rebroussèrent chemin d'un coeur apaisé vers l'autre extrémité du corridor. Elles se laissèrent guider puis envelopper par un souffle frais et réconfortant.Le temps de cette marche leurs blessures baignées du petit vent qui courait entre les hauts murs se refermèrent et cicatrisèrent. Griffures et égratignures ne laissèrent sur leur peau fragile que d'invisibles traces blanches. Elles seules, sur leur corps, savaient les repérer et les distinguer. Et elles étaient seules à en connaître la cause. Les lèvres qu'elles s'étaient mordues cessèrent d'être douloureuses. Et même elles laissèrent échapper un léger bâillement au moment où l'ouverture qui laissait le vent circuler dans le couloir se présenta à elles.

- C'est ici ! dit Blanche.

Un souffle bienveillant se faufilait toujours. Le minuscule grain de lumière brillait encore entre les deux ailes. De secrets zéphyrs emportèrent la colombe au milieu des autres étoiles. Les ailes battantes de l'oiseau, au cours d'une élévation sans fin, frayaient avec le pelage de la nuit, semé de comètes rouges brûlantes, de lunules blanches aussi fines que des larmes de cristal, de météores bleus s'évaporent eu-delà du visible... La rosée fantastique de l'univers perdu dans les brumes sidérales, brouillant les yeux humains, glissa sur le pelage de la nuit...

Alors que la colombe est bien haute la petite étoile tombe depuis son duvet. Et va roulant parmi les astres... Grain d'or cheminant parmi les grappes de soleil suspendues sur toute l'aire de la voûte céleste. Big-bang ! La lumière va pleuvoir ! Belle, Blanche ! Les deux jeunes filles allaient voir leurs pupilles sombres s'illuminer...

Au royaume de Blanche et Belle le miracle eut lieu. Une lumière de paix se mit à fleurir. Les habitants, torturés pendant si longtemps par les ténèbres, cessèrent progressivement de se morfondre, se disputer et souffrir. Le petit grain de lumière s'installa dans le ciel, comme si cette fleur céleste trouvait là ses racines. C'était maintenant un beau soleil.

Les deux princesses, pour la première fois de leur existence, eurent l'autorisation de courir hors du palais de leurs parents. Comme tous les habitants du royaume elles sentirent danser au fond de leurs yeux les rouges coquelicots qui flottaient sur le coeur ondoyant des prairies. Des lilas mauves, jusqu'au nez des princesses, montait un parfum doux qui se perdait dans les couleurs du jour. Sur les bas-côtés des chemins d'herbe pétillaient les boutons d'or.

En toute saison l'aurore se remit à couler sur les forêts. Au printemps c'était un rayon vif qui caressait le vert tapis des mousses. En automne, elle courait les chemins couverts de feuilles rouges et craquantes qui s'enfonçaient dans les profondeurs secrètes de la végétation. Folle comme un chat qui chercherait à faire son lit de ce tapis végétal. En tout état de cause l'aurore passait et ne revenait jamais. Quand, en hiver, le royaume de Blanche et de Belle était dissimulé sous un voile neigeux, elle jetait, silencieuse, des reflets d'incendies sur les étendues blanches qui allaient rejoindre l'horizon.

Après une très longue période, les habitants se rappelaient qu'une rivière sous le soleil charriait en son lit des diamants qui s'agitaient à la surface du courant comme des glaçons. Et les vagues innombrables de l'océan, doucement croulantes au bord des plages, se hérissaient de paillettes d'or. La lumière était féconde et les deux soeurs ne se lassaient jamais de ses exploits.

Le moment vint où toutes les deux mirent des enfants au monde. Celui de Blanche avait la tête surmontée d'un toupet de cheveux blonds. Celui de Belle laissait prévoir des mèches brunes qui deviendraient noires comme de l'ébène avec l'âge.

- Je n'y crois pas, disait une des princesses : tu as l'enfant blond alors que je le voulais pour moi.

- Je n'y crois pas davantage, répondait l'autre : le tien a les cheveux noirs dont j'avais rêvé !

Mais elles s'aimaient trop et elles adoraient trop les deux bébés pour ne pas redevenir raisonnables. Il faisait jour dans les yeux des deux enfants ! Et les mères aimaient à se plonger silencieusement dans les regards limpides et légers. Profonds... Souvent elles effleuraient à la surface de la peau fine le chemin des veines bleutées où battait doucement leur propre sang. Et comme tous les contes se doivent d'avoir une fin joyeuse il est permis de supposer que tous vécurent heureux.

Quant à la colombe nul n'en entendit plus jamais parler. Qui sai si tout là haut elle ne veille pas sur d'autres soleils ?
« Modifié: 24 avril 2020 à 17:56:28 par Le nuage goéland »

Hors ligne Loïc

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Re : Le conte de Blanche et Belle.
« Réponse #1 le: 22 avril 2020 à 22:56:02 »
Salut salut

Citer
Blanche aimait les robes d'azur qui mettaient en valeur ses beaux bras et ses mains fines de princesse. Elle s'étonnait de tout et sa bouche adoptait très souvent la forme d'un coeur. Ses yeux, en revanche, d'un bleu profond, répondaient à l'azur de sa robe.

L'absence de variation robes d'azur/azur de sa robe est dommageable à mon avis.

Citer
ne lui cédaient en rien.

cédait

Citer
des étoiles qui se fondaient dans la nuit noire.

Si ce sont bien les étoiles qui se fondent, il faut un présent (de vérité générale) je pense

Citer
Toutes deux rêvaient de leur premier bal dans le palais du roi leur père. Vous connaissez ces miroirs inclinés que l'on nomme psyché ? Les deux princesses adoraient s'y mirer secrètement, loin des yeux de tous... Belle dans sa robe d'or versa de tout son être contre la glace ovale et quand ses lèvres riantes rencontrèrent leur reflet elle déposa un baiser sonore !

Je trouve la transition (ou plutôt, l'absence de transition) entre la narration lointaine, générique, et le zoom tout à coup sur l'action, assez gênante.

Citer
, exécutait quelques pas de princesse

C'est pas très descriptif, pas de princesse

Citer
Le père, comme dans les bons contes qui font les bons amis,

Je goute assez peu le jeu de mots.

Citer
les plaintes déchirantes d'hommes désespérées...

désespérés

Citer
L'heure de l'exploit salutaire approchait, l'heure du bal...

J'ai du mal à faire coincider le bal avec ce que tu racontais tantôt. Enfin, plus précisément, d'où, comment viennent les invités ?

Citer
Les soupirants, toujours un peu raides, étaient beaux cependant et je crois qu'ils avaient grand plaisir à humer les cheveux des princesses et à se serrer contre leur corps menus.

Il faut une virgule à cependant

Citer
- Le tien a des plus beaux cheveux que le mien ! C'est injuste...

- Le tien a des yeux beaucoup plus pétillants que le mien ! Je ne veux pas y croire...

A ce niveau de l'histoire, pour comprendre, il m'aurait fallu une introduction des prétendants je crois

Citer
Momentanément soustraites au regard du roi et la reine leurs parents elles s'échappèrent, la tête encore vacillante, vers un endroit désert du palais, un endroit obscur qui attisait leur jeune curiosité. Des escaliers en spirale les enlevèrent et les élevèrent : des volées de marches les portaient rapidement sur les hauteurs mystérieuses du palais. Mais leurs pas restaient dans l'ombre. A chaque palier la lueur houleuse d'une toute petite bougie venait réveiller l'or et l'azur mourant au milieu des plis sombres des robes de Blanche et de Belle. Enfin vint la dernière volée de marches.

Enfermées dans le palais, elles ne le connaissent pas encore par coeur ?

Citer
une avité spacieuse

cavité, j'imagine ?

Citer
qui enait de se clorz...

là aussi c'est le bordel dans les lettres

Citer
Blanche détacha avec délicatesse la traîne à demi arrachée de la robe de sa soeur. Belle dénuda les bras de sa soeur Blanche en ôtant les lambeaux de tissu couleur d'azur, lacérés pendant le combat contre la porte mystérieuse

Un peu trop de répétitions dans ce passage

Citer
laissèrent guider puis enveloppées par un souffle frais et réconfortant

virgule à guider, envelopper

Citer
Les ailes battantes de l'oiseau, au cours d'une élévation sans fin, frayent avec le pelage de la nuit, semé de comètes rouges brûlantes, de lunules blanches aussi fines que des larmes de cristal, de météores bleus s'évaporent eu-delà du visible... La rosée fantastique de l'univers perdu dans les brumes sidérales, brouillant les yeux humains, glisse sur le pelage de la nuit...

Alors que la colombe est bien haute la petite étoile tombe depuis son duvet. Et va roulant parmi les astres... Grain d'or cheminant parmi les grappes de soleil suspendues sur toute l'aire de la voûte céleste. Big-bang ! La lumière va pleuvoir ! Belle, Blanche ! Les deux jeunes filles vont voir leurs pupilles sombres s'illuminer...

Pourquoi ce soudain passage au présent ?

Citer

Au royaume de Blanche et Belle le miracle eut lieu. Une lumière de paix se mit à fleurir. Les habitants, torturés pendant si longtemps par les ténèbres, cessèrent progressivement de se morfondre, se disputer et souffrir. Le petit grain de lumière s'installa dans le ciel, comme si cette fleur céleste trouvait là ses racines. C'était maintenant un beau soleil.

Les deux princesses, pour la première fois de leur existence, eurent l'autorisation de courir hors du palais de leurs parents. Comme tous les habitants du royaume elles sentirent danser au fond de leurs yeux les rouges coquelicots qui flottaient sur le coeur ondoyant des prairies. Des lilas mauves, jusqu'au ez des princesses, montait un parfum doux qui se perdait dans les couleurs du jour. Sur les bas-côtés des chemins d'herbe pétillaient les boutons d'or.

Oh ça va un peu vite là '-'

Citer
En tout état de cause l'aurore passait et ne revenait jamais.

Je ne comprends pas ce que tu veux dire

Je crois que je n'aime pas trop ton dernier paragraphe.

Bon, dans l'ensemble, je suis partagé. Je crois que j'ai plutôt aimé, le ton, la façon de raconter, les leitmotiv qui reviennent, même si parfois tu en as peut-être un peu abusé, leur sacrifiant des descriptions plus parlante.
J'ai décroché un moment, au moment fatidique où elles libèrent le soleil. Mais c'est peut-être de ma faute aussi.
Mon reproche serait qu'on sent quand même une légère fuite éternelle en avant. On ne voit jamais les conséquences de ce qu'il se passe sur ce qui précédait, ça me dérange un peu.

Aussi le texte est plein de coquilles et nécessiterait une petite relecture, éventuellement par la fin pour ne pas se laisser emporter par les phrases.

Merci pour le partage.
"It doesn't matter how your story begins. It's about who's with you at the end."
Killjoys

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Le conte de Blanche et Belle.
« Réponse #2 le: 23 avril 2020 à 10:39:24 »
Merci pour ta lecture attentive, précise et motivée. Le texte possède des imperfections, peut-être nécessiterait-il une totale refonte. Je ferai, du moins, une relecture pour supprimer les coquilles. 

Hors ligne Loïc

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Re : Le conte de Blanche et Belle.
« Réponse #3 le: 23 avril 2020 à 10:56:12 »
Il y avait aussi de vraies questions, dans le commentaire  ::)
"It doesn't matter how your story begins. It's about who's with you at the end."
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Re : Le conte de Blanche et Belle.
« Réponse #4 le: 23 avril 2020 à 14:14:28 »
Bonjour. J'ai revu et soupesé tes commentaires très précis et j'ai essayé d'améliorer le texte.
J'espère avoir enlevé l'essentiel des coquilles.
Pour le passage sans transition de la narration au début de l'action j'ai cette tendance, peut-être fâcheuse, à affectionner l'ellipse pour courir au plus pressé et bousculer un peu le lecteur.,
Je suis d'accord que les prétendants sont un peu négligés mais au moment où j'écrivais cette histoire ils étaient très secondaire pour moi et j'avoue n'avoir toujours pas beaucoup d'idées pour leur donner plus de relief. Je fais peu de textes narratifs et j'ai du mal à bâtir des intrigues trop complexes, avec beaucoup de personnages.
Je pense, en revanche, mais c'est vrai que le texte ne l'indique pas, qu'on peut imaginer un palais très vaste, avec des lieux ou des zones qui seraient interdits aux princesses encore jeunes. Le soir du bal, en réalité, elles transgressent un interdit.
"L'aurore passait et en tout état de cause ne revenait jamais." C'est une idée qui me tient à coeur d'une manière générale : la fugacité du temps et la finitude. Les princesses réintroduisent avec le soleil le temps, doublement précieux pour elles puisqu'elles en ont perdu beaucoup dans leur jeunesse.
Le passage au présent m'a échappé en écrivant. Sans doute que je souhaitais un effet de zoom sur ce passage. Mais toutes réflexions faites je l'ai remis au passé pour avoir une narration plus homogène.
Quant au dernier paragraphe j'ai décidé de le  supprimer. Il me venait d'une contrainte d'atelier d'écriture : je devais caser un cygne ! Il m'a aussi semblé quand j'ai tapé le texte que finalement il ne s'imposait pas.

Merci de tes remarques et questions précises et pertinentes.

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Re : Le conte de Belle et Blanche.
« Réponse #5 le: 23 avril 2020 à 19:54:50 »
Bonsoir

Un conte assez plaisant - gamin certains etaient parfois effrayants............ :)

Quelques derapages de clavier encore :
Citer
entre les ails de la colombe
ailes.
Citer
d'invisibles traces blancjes
blanches.
Citer
jusqu'au ez des princesses
aux nez ?
Et des phrase qui me derangent :
Citer
les deux soeurs clignèrent des deux yeux
pourquoi des deux ?
Citer
Les soupirants, toujours un peu raides, étaient beaux cependant,
cependant ?
Citer
au regard du roi et la reine
et de la reine.
Citer
s'enlaçant comme deux vraies soeurs
??? :)
Citer
en saisissant de ses deux bras la taille de sa soeur
ses deux pas necessaire ?
Citer
Elles se laissèrent guider puis enveloppées par un souffle frais
envelopper.

Merci a toi pour ce conte : je vais bien dormir ! ;D
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

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Re : Le conte de Belle et Blanche.
« Réponse #6 le: 24 avril 2020 à 17:53:48 »
Merci Txuku de ton passage et de ta lecture attentive. Le clavier a beaucoup dérapé en effet. J'espère avoir traqué les dernières coquilles. Merci de me les avoir signalées.

 


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