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02 juin 2020 à 22:53:46
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Auteur Sujet: PREQUEL A MON HISTOIRE - L'AVANT CAMILLE / L'HISTOIRE D'ARTHUR- HORREUR/CRU  (Lu 165 fois)

Hors ligne kansascityshuffle

  • Plumelette
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Bonjour à tous,

voici un texte brut (j'insiste sur BRUT !), vous donnant un aperçu de mon style d'écriture. Je voudrais avoir des retours afin de savoirs si je dois continuer dans ma lancée et avoir des retours puisque dans mon entourage personne ne prête vraiment attention à la lecture et à l'écriture.

D'avance merci ! :)








Tout à commencé comme un jeu, un jeu simple, drôle, amusant. Un jeu auquel tous les jeunes adolescents ou presque se sont essayé. Le problème c’est que pour Arthur, le jeu avait pris une toute autre tournure. Une tournure d’horreur, de frayeur, de sang qui se glace, de frissons déferlants le long de tout son corps.
Cette sensation étrange de ne jamais être seul, d’être sans arrêt suivi par quelque chose ou quelqu’un, ou que l’on soit, quoi que l’on fasse, sentant une présence le long de son épaule ou dans son dos, transformant cette sensation de chaleur agréable en frisson glaçant le corps et l’esprit. Des chuchotements incessant, pervers et violents. Une cacophonie de voix, de souffles; autoritaires et menaçantes, lui répétant sans cesse la même chose. Des visions continue, pendant quelques secondes ou plusieurs minutes, de choses affreuses ou de silhouette inhumaine, dérangeante et terrifiante.
Arthur était un jeune homme de 18 ans, étudiant exemplaire, il avait depuis toujours été plutôt privilégié. Un physique agréable, une répartie sans pareil, des amis à la pelle et des petites amies toujours plus jolie les unes que les autres.
Il savait tout ça, et n’hésitait jamais à user de ses charmes pour obtenir ce qu’il voulait.
Du haut de son mètre 80, il avait l’impression que le monde lui appartenait et se levait chaque matin prêt à « dévorer une nouvelle journée ».

Il vivait chez ses parents, issue d’une famille plutôt aisé et uni, il se démarquait par son caractère téméraire et aventurier. Dans sa famille, ils étaient tous plutôt conservateur, préférant une vie tranquille et saine à une vie de découverte et d’aventure.
Pour Arthur, la vie c’était autre chose, il voulait découvrir le monde, percer ses secrets les plus profond, comprendre l’incompréhensible, devenir celui qui sait tout, qui a tout vu et pour qui aucun secret n’est permis. La plus grosse erreur d’Arthur fut de minimiser les risques et de sous estimer la puissances des éléments négatifs. Ouvrir certaines portes nous condamne parfois à ne jamais pouvoir les refermer.

Aujourd’hui Arthur a 25 ans, on lui en donne 70.
Flétrie et fébrile comme un grand père, il ne parvient plus a articuler. À moitié sourd et aveugle, ses déplacements se font de plus en plus rare, sont corps se décompose et il le sait, il ne lui reste que quelques années à vivre; quelques années à devoir supporter ce fardeau qu’est devenu la vie pour lui. Il ne connaitra jamais la joie de devenir père, de voir grandir ses enfants, de vieillir auprès de la femme qu’il aime. Il ne sera plus jamais entouré de sa famille non plus, ne les entendra plus jamais rire, ne les verra plus jamais sourire.
Le restant de ses jours, c’est avec un corps mutilé et quasi mort qui va devoir les passer, l’esprit usé par les remords et les souvenirs de toutes ces nombreuses horreurs qu’il a commise, de toutes ces nombreuses erreurs, ces litres de sang, ces océans de larmes dans lesquels il s’est lui même noyé.
Il a voulu jouer avec le feu, mais à trop s’en approcher, il a fini par y laisser son esprit, son corps et son âme.



Tout à commencé un soir d’été, la chaleur de la journée commençait à se dissipé et Arthur émergeât d’une sieste un peu trop longue qu’il s’était accordé dans le champ derrière la maison de ses parents. C’était un de ses endroits préféré.
Sous le gros cerisier du fermier d’à coté, il pouvait entendre le vent chaud se glisser dans les blés, caressant son visage en berçant ses oreilles d’une mélodie divine. La chaleur et le calme de ce paradis le rendait souvent somnolent et lui permettait de se laisser aller à ses rêveries. Quelques fois, le sifflement de certains oiseaux venait agrémenter la scène, lui donnant encore plus l’impression de profiter d’un lieu saint, comme béni par les dieux, lui accordant l’immense privilège de pouvoir toucher du doigt une sensation de parfaite harmonie.
Quelques fois, il pouvait entendre ses parents ou ses amis l’appeler depuis sa maison. D’abord lointain, comme porté par le vent, les appels se faisaient de plus en plus proche et il s’avait que pour ne pas être découvert, il lui suffisait de faire le tour et de se retrouver devant son entrée de garage.

En ouvrant les yeux ce jour là, une sensation étrange l’envahi. Comme tétanisé et durant quelques minutes, il avait l’impression que quelque chose le retenait sur place. Imaginez que quelque chose vous agrippe les épaules et vous empêche de vous relever. Une force extérieur voulait le retenir dans ce champ, si ce jour là, il n’y prêta quasiment pas attention, il compris bien plus tard, que c’était son âme qui souhaitait rester là, qu’elle avait usé de toutes ses forces pour le pousser à rester là, à profiter encore de cette sensation de légèreté et de paix, une seconde de plus, une dernière seconde avant de devoir y renoncer. Elle voulait qu’Arthur goute un instant encore à la joie d’un abandon complet du corps et de l’esprit, qu’il profite pour la dernière fois de ses muscles relâchés et décontractés, de son esprit sain et clair, d’une joie simple de s’allonger dans les champs, bercé par le vent et la chaleur du soleil dansant sur son visage au rythme des branches et des feuilles du cerisier.

En arrivant chez lui ce jour là, il monta dans sa chambre et attrapa son téléphone.
Il vit deux message de Gaspard, son acolyte de toujours et un de Mélanie, la jolie brune rencontré quelques semaines plus tôt, qui, selon lui, allait devenir sa petite amourette des vacances.
Gaspard l’informait des événements à venir pour la soirée et Mélanie lui demandait si leur rendez-vous était toujours d’actualité.
Pour Arthur, les choses étaient simple, il allait emmener MélanieChez Gaspard, et de ce fait pouvoir profiter de la journée avec ses amis, tout en se rapprochant de Mélanie, et pourquoi pas pouvoir lui décrocher son premier baisé dans la piscine de Gaspard. Comme d’habitude, le scénario de la soirée parfaite se mettait petit à petit en place dans la tête d’Arthur et en quelques minutes les choses étaient organisée.
À 18h il passait chercher Mélanie, direction la petite épicerie du bord du lac afin de pouvoir acheter quelques bouteilles pour la soirée. 13Hh, rendez vous chez Gaspard, présentation de Mélanie. 23h, après quelques bouteilles plongeons dans la piscine et premier baisé.

Apres s’être douché et préparé, Arthur descendu au salon et croisa sa mère.
C’était une femme très dynamique d’une quarantaine d’année, blonde, les yeux bleus; tout le monde savait lui rappeler a quel point son fils pouvait lui ressembler. D’un tempérament de feu, elle aurait pu déplacer des montagnes pour ses enfants et en particulier pour Arthur. Etant son ainé, elle avait toujours ressenti pour lui un lien particulier, comme s’ils ne partageaient qu’une seule âme, ou en tout cas, qu’elle lui avait fait cadeau d’une partie de la sienne lorsqu’il était venu au monde.
Apprêté comme à son habitude, Arthur portait un short de ville brun, une paire de converse et une chemise bleue ciel qui mettait en valeur ses yeux clairs. Profitant d’un teint de saison, c’était un « combo parfait » pour la journée qu’il envisageait de passer.
Après l’avoir regardé de la tête au pied et l’avoir serré dans ses bras, sa mère lui souhaita de passer une bonne soirée et de rester raisonnable.

A 12H45h il était devant chez lui, prêt à dévoiler tout son charme à Mélanie, sans se douter un instant que le court de son existence allait changer à tout jamais, passant du rire au larme, de la joie à la frayeur, du bonheur à la terreur.






PASSAGE DE LA POSSESSION :

   Lorsque Gaspard fit son entrée dans la pièce, Arthur et Mélanie avaient fini d’allumer les bougies. Ils avaient suivi les indications de Gaspard à la lettre; les rideaux étaient fermés, les lumières éteintes. Seules les ombres des 13 bougies venaient apporter de la lumière et du mouvement à la pièce au travers de leurs ombres lancinantes sur les murs du petit salon.

« On va jouer aux esprits. Ma soeur a ramené une table de ouija du Mexique. Je suis pas censé la toucher mais c’est pas en la cachant dans sa chambre qu’elle réussira à m’en empêcher. On va se marrer je vous le dis ! »

Un frisson parcouru le corps d’Arthur, un frisson terriblement désagréable; il se senti mal a l’aise mais n’en fit pas part à ses acolytes du soirs qui, quant à eux, étaient terriblement excité face à l’expérience qui se présentait à eux.

« Je l’ai déjà fais avec un verre chez ma cousine - répondit Mélanie - c’est un truc de fou vous allez voir ! J’adore ça ! Et j’ai déjà pleins de question prête pour lui » Elle regarda Arthur et lui fit un sourire en coin, comme pour lui signaler que cette soirée allait surement se terminer comme il l'avait prévu.
Tout compte fait, c’était surement l’élément déclencheur de la soirée. A défaut d’alcool, il se rendit compte qu’une petite frayeur pourrait surement faire monter la température aussi chez Mélanie, il lui rendit donc son sourire et parti s’installer autour la table.

En ouvrant la petite mallette qui comprenait la planche, deux des bougies autour de la table se mirent à danser plus vigoureusement jusqu’à s’éteindre. Les 3 amis se lancèrent des regard interrogateurs et des sourires nerveux commencèrent à apparaitre sur leurs visages.

« Vous êtes sures que vous avez envie de le faire ? Perso je le sens pas vraiment là … » demanda Arthur.
« Mais si tu vas voir on va se marrer. J’ai regardé sur internet, il parait que c’est simplement l’électricité de nos corps qui font bouger le pendule. C’est pour rigoler arrête de paniquer. »

Gaspard posa la planche sur la table. Elle était faite de bois. Les différentes lettres de l’alphabet étaient gravées sur la planche et des triangles étaient également gravés dans les 4 angles de la tablette.
Dans la mallette se trouvait également d’autres accessoires. Des bâtons d’encens, une fiole de sel et plusieurs autres fioles d’un liquide inconnu. L’intérieur de la boite était griffée et rayé et plusieurs symbole représentant des cornes et des insectes étaient gravées à l’intérieur. Une odeur de souffre s’en échappait, une odeur vraiment très désagréable.

Gaspard referma d’un coup sec la mallette.
« Ça pue la dedans; y’a un mort ou quoi ? » puis il se mit a rire. Mélanie trouva sa remarque amusante et se mit a rire aussi. Arthur esquissa un sourire, mais ne pu s’empêcher de rester mal a l’aise.

« On y va ? Vous êtes prêt ? - Gaspard déposa le pendule sur la planche - ESPRIT ES-TU LA ? ESPRIT SI TU ES LA FAIS NOUS UN SIGNE ! Ou deux signes, ou même quatre…
CHUT ! s’écria Mélanie. Il ne faut pas rigoler, si tu ne le fais pas correctement il ne se passera rien, laisse moi faire. Esprit es-tu la ? Si tu es la manifestes-toi.

Esprit es-tu la ?
…»

Doucement, et sans qu’ils s’en rendent compte, la température de la pièce avait baissé. Les lumières continuaient à danser le long des murs et Gaspard commençait a trépigner d’impatience de voir quelque chose bouger.

« Vous avez entendu ? - Lança Mélanie - Esprit ? Esprit es-tu … »

D’un coup, le pendule se mit a bouger. Il commença par un léger mouvement vertical, puis se dirigea vers le « yes » en haut à gauche de la planche.
Arthur senti une sueur froide lui couler le long du dos. Il retira sa main du pendule et demanda lequel des deux venait de pousser le morceau de bois. Mélanie et Gaspard se regardèrent et, à l’unisson, hochèrent la tête signalant à Arthur qu’ils n’étaient pas à l’origine de se mouvement.

« - Remet ton doigt vite, il va partir ! » Mélanie devenait de plus en plus excité, elle ne pouvait s’empêcher de bouger sur sa chaise et ne parvenait pas a enlever ce sourire sur son visage.

« -Esprit es-tu la ? »
En guise de réponse le pendule se remit à son emplacement initial et retourna de plus bel vers le « YES », tourna dessus quelques seconde puis se remit au centre de la planche.

« voila, le contacte est établie -susurra Mélanie- maintenant, nous allons pouvoir lui poser des questions, je vais commencer. Esprit, crois-tu que l’homme de ma vie se trouve dans cette pièce ? »
Le pendule resta immobile.
« Esprit, veux tu rentrer en communication avec nous ? »
Aucun réponse de la part du pendule.

« Essayez vous, posez lui une question. Arthur vas y demande ce que tu veux il te répondra peut être ? »

Quelques seconde après que Mélanie lui ai proposé de participer, le temps s’arrêta pour Arthur. Ses amis présents autour de la table disparurent, tout devint sombre et froid. Perdu, Arthur ne comprenait pas ce qui était entrain de se produire. D’un seul coup, sa nuque se mit à craquer, ses mains à se serrer, sa respiration s’accéléra et il était comme à cour d’oxygène. Il pouvait se voir, ce n’était pas lui mais il avait l’intuition que c’était lui. Vieux, fébrile, titubant et s’étouffant, il se voyait complètement amorphe et faible. Le vieille homme avait l’air sénile, comme possédé il n’arrêtait pas de se frotter le haut du crâne comme pour en faire sortir quelque chose.
La vision prit fin et l’esprit d’Arthur refit surface. Tout ceci n’avait duré qu’une seconde pour les autres, mais pour lui, c’était quelque chose de bien plus long qui n’annonçait vraiment rien de bon.


Sans même avoir prononcé un seul mot, le pendule se dirigea rapidement et s’arrêta net sur le « YES ». Il se mit ensuite a tourner frénétiquement et sans s’interrompre.
Le bruit du pendule en bois contre le bois devenait insoutenable pour Arthur. Il retira son doigt et le pendule s’arrêta net.

« T’es hyper réceptif ! C’était quoi ta question ? Est-ce que je vais me faire Mélanie ce soir, apparement tu vas passer une bonne soirée toi ! » Gaspard éclata de rire et Mélanie en fit autant.

« Moi je pense qu’il se fou clairement de ta gueule - Elle reprit un ton sérieux et s’adressa de nouveau au pendule - Esprit, es-tu un esprit blanc ou noir ? 

Repose ton doigt Arthur ça marche pas quand tu le touche pas ! »

Il hésita, il n’avait encore jamais ressenti une peur aussi intense. La main tremblante, il s’approcha du pendule mais ne réussi pas à aller plus loin que la moitié de la table. Quelque chose le retenait, l’empêchait d’aller plus loin.
« Allez dépêche toi Arthur on va le perdre ! » Gaspard attrapa la main d’Arthur et aida sa main à finir le chemin jusqu’au pendule.
A l’instant ou le doigt d’Arthur atterri sur le pendule, il se remit a tourner lentement, puis de plus en plus rapidement sur le YES avant de se repositionner au centre de la tablette.

« Es-tu là pour notre bien ? » demanda Arthur.
Le pendule se dirigea verticalement et s’arrêta au milieu du YES et du NO.
Es-tu la pour mon bien ? »
Le pendule fit une accélération direct sur le YES puis, revint à sa position.
« -C’est ton pote Arthur ! C’est claire maintenant ! » s’écria Mélanie pleine d’optimisme et d’impatience.
Puis sans savoir pourquoi, il commença a épeler quelque chose, il le fit tellement vite que personne ne put lire ce qu’il était entrain d’écrire. Les lettres s’enchainait à une vitesse monstre, et de plus en plus rapidement. Le bruit du frottement de la planche et du pendule emplissait la pièce de plus en plus.
«  D-E-M-O-N-I-U-M-L-I-C-A-N-T-E-I-N-T-E-R…, j’y comprend rien moi ! »

Sans savoir pourquoi le pendule s’arrêta d’un coup net. La pièce retrouva son calme, durant quelques secondes, tout le monde se regarda fixement, sans dire un mot et sans bouger.

La porte du petit salon se ferma brusquement. Le bruit de claquement fit sursauter Mélanie et les deux garçons. Une sensation d’horreur les envahit et ils devinrent blanc en une seconde.
Ils retirèrent leurs doigts de la tablette et tournèrent simplement leur regard en direction de la porte. Ce qu’ils entendirent ensuite leur glaça littéralement le sang et une vague de chaleur les envahit tout trois.
Quelque chose grattait à la porte, partant du bas, le bruit remontait le long de la porte, puis, ils entendirent toquer, d’abord doucement puis deux fois vraiment très fort ce qui les fit sursauter une nouvelle fois. Le coeur était sur le point de lâcher, jamais ils ne l’avait senti battre aussi fort et aussi vite.

« La c’est vraiment pas drôle, je flippe a mort les gars ». Le son de la voix de Mélanie avait complètement changé, elle chuchotait mais on pouvait entendre dans sa voix tremblante qu’elle était au bord des larmes.

BOUM!BOUM! -


Tout le monde resta silencieux et cherchait une explication logique a ce qui était entrain de se passer.
Mélanie saisit le pendule, le glissa sur « GOODBYE » gravé sur le bas de la planche et prononça ces quelques mots : « JE TE BANI ESPRIT ! SORT DE CETTE MAISON »
Elle jeta ensuite le pendule au sol, brisant la petite loupe qui se trouvait en son centre.

« Vas y Arthur, il a dit que c’était ton ami, vas voir derrière la porte il te fera rien a toi.… »

Arthur tourna la tête en direction de Gaspard, livide et tétanisé, il avait a peine réussi a prononcer ces quelques mots. Puis il dirigea son regard en direction de Mélanie, qui, dans le même état que Gaspard, faisait signe avec sa main à Arthur d’aller voir derrière la porte.

Voulant prouver sa valeur, et, de part son esprit de logique, pensant trouver la soeur de Gaspard derrière la porte, Arthur essaya de se lever. Une, puis deux fois mais il n’arrivait pas à bouger la chaise pour se dégager de la table. Il n’en fit aucunement part à ses amis mais la chaise se mit à bouger d’elle même et libera Arthur de son entrave. S’en était trop et malgré la peur manique qui montait en lui, il devait absolument comprendre comment tout cela pouvait arriver. Il se dirigea vers la porte, saisit la clenche,  jeta un dernier regard en direction de la table ou se trouvaient ses amis et ouvrit la porte …

Son sang ne fit qu’un tour. Il se retrouva nez à nez avec une sorte de créature terrifiante, les yeux jaunes, un sourire sadique accroché au visage, le regardant fixement et tournant la tête horizontalement de gauche à droite comme pour le dévisager. Il ouvrit les yeux de plus en plus tout en laissa apparaitre ses dents. Il prit le visage d’Arthur dans les mains, lui appuya sur les yeux pour les fermer et lorsqu’il les rouvrit il ne vit plus rien. Pendant quelques seconde, il chercha désespérément la source de cette vision.
Puis, en une seconde, il le vit sortir du fond sombre de la pièce, se précipitant sur lui comme pour lui dévorer le visage. Il ferma une nouvelle fois les yeux tremblant de panique, suffoquant de peur. En rouvrant les yeux, seul lui restait dans le nez une odeur aussi désagréable que celle de la mallette et dans les oreille une sorte de rire mesquin et diabolique qui se désagrégeait lentement.

Tétanisé, il ne pouvait plus bougé et s’écroula sur le sol. Les yeux ouverts, il fini par perdre connaissance et convulser devant le regard paniqué et désemparé de ses amis.
Mélanie se mit a hurler et Gaspard se précipita sur son ami.

« EH ! Arthur ça va ? Oh Arthur ? Ça va ? Qu’est -ce qui t’arrive mec ? »

La lumière de la pièce d’a coté s’alluma et lorsqu’il leva la tête Gaspard aperçu sa soeur rentrer dans la pièce.

« Vous faites quoi dans le noir la ? -s’exclama t-elle - Oh! les crétins je vous ai pos… »
En rentrant dans le petit salon elle aperçu les bougies, Mélanie se balançant mécaniquement sur sa chaise et la tablette de ouija posée sur la table.

« VOUS ETES COMPLETEMENT INCONSCIENT ! »

Marion rentra dans une rage folle, ralluma la lumière du petit salon, souffla les bougies une a une. Puis elle attrapa la mallette, s’empara de la fiole de sel, et en déposa une petite quantité le long des fenêtres et des portes. Attrapa les bâtons d’encens et les alluma aux 4 coins de la pièce. Elle revint ensuite vers Gaspard.

« Gasp’, la je rigole pas tu dois me répondre, c’est très important. Vous n’avez pas touché aux autres fioles dans la mallette ?
non, non, on a juste voulu s’amuser un peu ..
Je te l’ai dis, c’est pas un jeu ! Qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi Arthur est inconscient au sol ? J’ai besoin de récupérer le pendule, il y a une pierre protectrice au milieu, heureusement qu’elle… »
En voyant le pendule au sol, brisé en deux, Marion se retourna vers Gaspard et s’écria de désespoir : « mais qu’est ce que vous avez fait … »

Le calme regagna le petit salon, ou tout trois, continuaient malgré eux a entendre machinalement le même bruit se répéter dans leur tête : « BOUM! BOUM! BO… »





PASSAGE REVEIL  :


   Lorsqu’il repris connaissance, Arthur n’avait que de vagues souvenirs de ce qui venait de se produire. Une sensation étrange prenait pourtant peu à peu possession de son corps et de son esprit, un malaise comme il n’en avait encore jamais connu. Lui qui avait pour habitude d’avoir une pleine conscience de son potentiel et une confiance en lui à toute épreuve, se retrouvait pour la première fois complètement sonné et complètement perdu.

La première vision qu’il eu en ouvrant les yeux était celle de Gaspard, la tête au dessus de la sienne, essayant de communiquer. Il n’entendit, pour commencer, qu’une sorte de broua-a incompréhensible, il était déboussolé et n’arrivait pas à remettre ses idées en place.
Doucement, il réussi a comprendre ce que son ami était entrain de lui dire :

« Oh, Arthur, tu m’entend ? Arthur ? T’es avec nous mon pote ? Putain c‘était quoi ça ? T’as vu quoi ? … »

Les millions de questions auxquels il était entrain de faire face n’avaient pas la moindre réponses. Pas même un début ou une lueur d’explication. Il n’arrivait même pas à savoir ce qu’il faisait chez Gaspard. Comment était-il arrivé là ? Que faisait-il allongé dans le salon ? Pourquoi Marion était entrain de serrer Mélanie dans ses bras à l’autre bout de la pièce, laquelle donnait l’impression de n’être plus qu’un corps vide et mort regardant fixement le plafond comme si ce dernier était entrain de se décomposer ou de s’ouvrir.

Arthur se redressa. Il fut prit d’un terrible vertige et approcha sa main de son visage.

« Ma tête, je me suis cogné la tête ? Ça bourdonne la dedans, je comprend rien, qu’est ce que je fou la ? »

Un long silence suivi la phrase d’Arthur.

« Tu te souviens de rien ? Tu me fais peur mec - poursuivit Gaspard - arrêt ton mauvais délire t’es entrain de faire encore plus flipper Mél, elle est déjà au fond avec ce qui vient de se passer et … »

Arthur avait lâché la conversation, il essayait tant bien que mal de raviver ses souvenirs mais absolument rien ne lui revenait à l’esprit. Gaspard continuait à converser seul, et cela commençais à agacer nerveusement Arthur. Lui qui était d’une nature si calme, commençait à sentir la rage monter en lui. Cette sensation bouillonnante qui, petit à petit, se nourrit de tous les éléments présent autour de nous pour nous relever uniquement ceux permettant d’alimenter cette fureur en devenir.

« Gaspard, ferme là. vraiment, j’ai besoin d’une minute pour retrouver mes esprits. J’ai un mal de crâne énorme et j’ai du mal a remettre mes idées en place, laisse moi souffler » dit-il d’un ton sec et ferme.
Ne sachant quoi dire, Gaspard resta là, face à son ami, encore choqué de ce qu’il venait de lui annoncer et découvrant une facette de son ami qu’il n’avait encore jamais vu.

En observant les alentours, Arthur avait l’impression de découvrir les lieux. Il trouvait ce salon pourtant si chaleureux et le connaissait par coeur, mais là, pour la première fois, ce lieu lui donnait des nausées. Ils paraissait ternes et sans saveurs, complètement dénué de souvenirs et de bonheur.
Son regard s’arrêta net sur les deux bâtons d’encens qui était entrain de bruler prêt du canapé. L’odeur pénétrait son nez et, en plus de le bruler, il se rendit compte qu’ils étaient la sources de ses différents maux de tête et d’estomac.

« Ouvrez la fenêtre, ça pue votre truc la »

En entendant ces paroles, Marion fit volte face. Elle lâcha aussi tôt Mélanie et s’approcha d’Arthur. D’un pat craintif et  interrogateur, elle ne le lâchait pas du regard tout en avançant dans sa direction. Elle frotta au passage ses doigts sur le sel posé en dessous de la fenêtre.

« Viens, je vais t’aider à te relever » lui dit-elle.

A l’instant ou elle voulu le saisir par le bras, Arthur senti une crise de panique monter au plus profond de son être. Il recula d’un cou et se protégea de Marion. Il ne put définir ou expliquer cette réaction mais il senti comme une vague de chaleur provenir d’elle, une vague de chaleur, s’il en croyait son intuition qui  aurait pu le bruler vif sur place.

Il la fixa, le regard remplit à la fois de stupeur et de colère. Il regarda Gaspard, Mélanie, se mit debout et quitta la pièce à toute hâte.

En sortant de chez Gaspard, Arthur était toujours aussi perdu que pendant les minutes qui ont suivis son réveil. Malgré ses tentatives, aucuns souvenirs précis ne refaisais surface.

« Aller, réfléchis Arth’, comment t’es arrivé la ? On est passé chercher des bières avec Mel au lac, on pouvais pas se baigner alors on est aller au salon, Gaspard a eu une idée, il voulait faire quoi putain ? Il est parti … » d’un coup, une odeur affreuse lui monta au nez. Une odeur qu’il aurait pu reconnaitre entre mille et la vision de la mallette refis immédiatement surface dans son esprit. Son poux s’accéléra, sa respiration devint irrégulière et plus forte, ses mains se mirent à trembler, ses muscles à se raidirent, sa nuque se serra et sa gorge se noua.
La suite de la soirée défila en quelques seconde dans sa tête et s’arrêta net sur la vision d’horreur qui l’avait mit à terre et fait perdre connaissance.
Etrangement, cette fois, il n’eu pas la même réaction, elle était même complètement opposé.
Il reprit ses esprit, sa respiration se radoucit, ses bras et sa nique se relâchèrent. Il s’arrêta sur place, ferma les yeux, pris une grande respiration profonde. Lorsqu’il les rouvris, il se remit à marcher en direction de sa maison, l’air songeur et déterminé accompagné d’un vicieux sourire sadique accroché au coin de ses lèvres.






————————————————————————————-
PASSAGE DE LA PREMIERE VISION :

   
Les échos de la journée continuaient à tourner dans la tête d’Arthur. Il continuait à se demander s’il rêvait encore ou si les voix qu’il avait entendu toute la journée étaient réelles.
Sans même s’en rendre compte, lorsqu’il emprunta le chemin des bois pour rentrer, la nuit était entrain de tomber. Le vent soufflait et de légère gouttes commencèrent à alerter Arthur en tombant le long de son nez de l’état de la météo.
L’air chaud de ce mois de juillet avait laissé place à un vent froid d’hiver. L’odeur de l’herbe fraichement coupée avait laissé place à une odeur très désagréable de souffre qui émanait des écluses que remontait Arthur pour se rendre chez lui.

D’un seul coup, il s’arrêta net. Comme appelé par quelque chose derrière lui, il tourna légèrement la tête sur sa gauche. Son sang ne fit qu’un tour et une vague de chaleur envahit tout son corps. Il était tétanisé, les mains moites, les yeux fixes. Il venait de plonger le regard, né à né dans le regard jaune qui provenait des buissons derrière lui. Deux gros yeux jaunes, plissé, ne le lâchait pas du regard.
Arthur voulu s’enfuir à tout rompre, mais ses jambes ne répondait pas. Il commença à sentir ses mains trembler, son cou se serrer, son dos se cambrer. Grelotant sous la pluie, il ne pouvait s’empêcher de fixer ces énormes yeux jaunes dans l’obscurité.

Il ferma les yeux. A ce moment, la scène devint plus terrible encore pour lui, puisqu’il continuait à voir ces yeux démoniaque dans sa tête et entendait les branches se courber de plus en plus proches de lui. Cette chose venait vers lui, il pouvait la sentir approcher. Il pouvait l’entendre même, respirer d’une façon terriblement dérangeante.
Il senti quelque chose le frôler.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il poussa un cri d’effroi mais aucun son de sorti de sa bouche, sa respiration se coupa et il ne sut quoi faire.
Face à lui se tenait une sorte de vieillard, les yeux jaunes, la peau sale et purulente, osseux et maigre, il avait une odeur de mort. Il leva le bras pour toucher la tête d’Arthur et lui fis un sourire qui le mit encore plus mal à l’aise. Il s’approcha, lui renifla la main et lui tira le bras pour lui faire baisser la tête et respirer son crâne. Il se mit à rire, à rire nerveusement. Il regarda Arthur dans les yeux et lui dis :

« Enfin te revoilà ! Je t’ai prié pendant des mois et tu ne revenait pas ! Je vois que tu as un nouveau jouet, il t’a promis quoi celui la ? Moi tu sais ce que je veux, tu sais ce que je donne »

Le vieille homme devint ensuite complètement hystérique, il attrapa le bras d’Arthur et le serra assez fort pour que ce dernier ne puisse rien faire et en une seconde, il brandi un couteau de sa poche arrière et le leva comme pour couper la main d’Arthur.

« Sans ses mains il ne pourra rien faire ». L’homme était de plus en plus perturbé, il bavait, sa tête était en mouvement perpétuel, il rigolait par à-coups et fixait du regard Arthur.

« Sans ses mains tu reviendra vers MOI »
Arthur se dégagea du vieillard, qui essaya de lui planter le couteau mais qui, face à la force d’Arthur ne pu rien faire et tomba à la renverse.
Il essaya de se rattraper mais trébucha sur une branche et tomba sur le dos en allant s’écraser le crâne contre une pierre.
Le spectacle était quasi irréel, sous la pluie, le regard fixe, Arthur ne quittait pas des yeux le vieille homme mort le long de ses pieds. Le sang commençait à se répandre dans les écluses et les muscles du pauvre homme continuait à bouger par réflexe.

Puis, comme possédé, Arthur se pencha sur le cadavre, glissa son doigt le long de l’entaille de la pierre, et récupéra un peu de son sang. Lorsqu’il mit le doigt dans sa bouche, il avait l’impression de découvrir une saveur inégalable à tout ce qu’il avait déjà mangé. C’était chaud, c’était réconfortant, comme lorsque l’on a pas mangé depuis des heures et que l’heure du repas était arrivé.
Il s’écroula sur le corps et commença à lécher son crâne.
Quelques minutes plus tard, il repris connaissance.

Un dégout monta alors en lui, un dégout si fort qu’il en tomba sur ses genoux.
Il regarda ses mains couvertes de sang, s’essuya la bouche avec le dos de sa main et découvrir quelques fragment de peaux et d’os qui se logeaient le long de ses lèvres. Une nausée commença alors à monter et il ne pu se retenir de vomir. Effrayé et perdu, il ne savait plus quoi faire et n’arrivait pas a expliquer ce qui venait de se passer. Une odeur horrible emplissait son nez, et Arthur commença à se frotter la tête, d’abord avec les doigts, puis, de plus en plus vite et de plus en plus fort avec les ongles. Lorsqu’il regarda ses mains il vit quelques cheveux sous ses ongles acculé de sang.
Il leva la tête, et vit le cadavre du vieille homme debout devant lui.
Il le regardait, le regard vide, mais le sourire encore présent sur le visage, s’approcha du visage d’Arthur et lui susurra « tu sais ce qu’il faut faire,  TU SAIS! »


Arthur sursauta. En ouvrant les yeux, il se rendit compte qu’il était allongé le long des écluses, la tête sur le rocher qui avait servi à enfoncer le crâne du vieille homme. Le rocher était immaculé. Il ne pleuvait pas, personne n’était allongé avec lui et ses vêtements n’était pas couvert de sang. Il regarda en direction des buissons où il avait rêver des yeux jaunes, il n’y vit absolument rien. Seul le vent semblait lui parler et il repris sa route, perturbé du rêve qu’il venait de faire, mais surtout de l’impression de réalité qui s’en était dégagé.

Perdu dans ses pensées, Arthur remonta les écluses pour rentrer chez lui, sans même se rendre compte que quelque chose était entrain de le suivre, tapis dans l’ombre du petit bois, ricanant silencieusement, répétant toujours cette même phrase : « je te vois. Je te vois. Je te vois. .. »








PASSAGE PREMIERE « PERTE DE CONSCIENCE »

Cela faisait presque 1 semaine qu’Arthur ne dormait plus, les quelques minutes pendant lesquels il réussissait à s’assoupir, arasé par le manque de sommeil accumulé, il les passait à faire de terrible cauchemars. La fatigue qu’il accumulait commençait a l’amaigrir physiquement, lui donnant un teint terne et livide, creusant ses yeux et ses joues.
A cela s’ajoutait une perte d’appétit qui, de paire avec ses insomnies, le rendait froid et nerveux. Un rien pouvait le rendre triste ou le faire rentrer dans une rage incontrôlable. Il ne supportait plus rien ni personne. C’était un véritable ras de marré qui s’engouffrait jour après jour et qui formatait petit à petit sa personnalité.
Tout son entourage commençait à s’inquiéter de le voir dépérir de cette manière mais personne n’arrivait à le calmer.
La matinée qui suivit fut pour lui, pire que les autres. Lorsqu’il se décida enfin à quitter son lit, faute de pouvoir trouver le sommeil et encore humide des cauchemars qu’il venait de faire, il descendit à la cuisine. Pensant pouvoir profiter d’un café sur la terrasse, à la chaleur des premiers rayons du soleil et bercé par le chant matinal des oiseaux, il dut faire face à sa mère. Cette dernière, après l’avoir salué rapidement, l’arasa de question concernant sa nuit et les hypothétiques problèmes auquel il était entrain de faire face.
Elle n’en dormait plus non plus, trop occupée a se faire du soucis pour son fils qu’elle ne reconnaissait plus, elle voulait absolument l’aider à se sentir mieux et pour ça, cherchait par tous les moyens à découvrir ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état.
N’ayant plus la moindre patience ce dernier rentra dans une rage folle. Il se mit à hurler des bribes de mots et de phrases incompréhensibles. Face à son fils, sa mère ne put s’empêcher de retenir ses larmes et de nerf, elle fini par craquer.

« Tu te rend compte de ce que tu nous fais subir depuis 1 semaine ? Tu hurle la nuit, tu ne mange plus, tu ne parle plus, tu passe tes journées enfermées dans ta chambres. On à l’impression de croiser un zombies lorsqu’on a la chance de apercevoir auprès de nous. Mais parle nous, Dis nous ce qui cloche en ce moment, on cherche simplement à t’aider, tu comprend ? C’est pour to.. »
Arthur ne la laissa pas finir, il tourna les talons, descendit au garage, enfila une paire de baskets et disparu dans les champs derrière sa maison.

Il se mit à courir, à courir aussi vite qu’il le pouvait. Le paysage défilait et sans savoir ou aller, il n’avait comme besoin que de sentir le souffle du vent sur son visage. Lorsqu’il n’eu plus assez de souffle pour continuer, il s’écroula. En tombant, il trébucha sur une racine et plongea dans les buissons qui se trouvaient à ses cotés, il dévala une petite bute et s’arrêta net.
Reprenant ses esprits, il leva les yeux et découvrit une magnifique clairière. L’endroit était calme et paisible. Comme coupé du monde, il découvrit les lieux.
Au centre se trouvait un magnifique petit étang. De grands sapins bordaient l’étendue d’eau. L’ombre des pins se reflétaient sur l’eau et le chant des oiseaux dans la clairière résonnait comme un écho divin.
Il resta quelques minutes a contempler ce paysage. Sans réfléchir, il retrouva les sensations qu’ils avait si bien connu lorsqu’il s’abandonnait sous son arbre préféré. Retrouvant cette sensation de plénitude qu’il avait perdu depuis plusieurs jours, Arthur senti ses jambes se rompre et il se laissa aller pendant quelques minutes. Avait-il trouvé un nouvel Eden ? Rien n’aurait pu à ce moment la le persuadé du contraire. Il fini par s’endormir, les pieds dans l’eau et la tête contre l’herbe verte moelleuse qui bordait la clairière.


Lorsqu’il ouvrit les yeux, Arthur eu du mal à reconnaitre les lieux. Le sifflement des oiseaux avaient laissé place au croassement des corbeaux, le petit étang était devenu gris et jonché de carcasses d’objet en tout genre, il pu même deviner une épave de voiture disposé au milieu de l’étang. La clairière était devenu une véritable décharge, avec son lot de glaise et d’odeur en tout genre.
Arthur baissa les yeux et se rendit compte que ses pieds étaient entrain de baigner dans une eau stagnante et horriblement sale de laquelle émanait une forte odeur de rance. Il les sorti rapidement de l’eau et en essayant de se redresser se coupa la main avec une vieille tôle qui traina la derrière lui. Il agrippa sa main pleine de sang et se tordit de douleur.
Il chercha par tout les moyens a pouvoir sorti de cet endroit et restait encore complètement incapable d’expliquer ce qu’il faisait là.
Une branche craqua derrière lui.
Dans les sous bois, tout était devenu sombre et froid. Un vent glacial avait fait son apparition et le soleil commençait à baisser.

En regardant aux alentours, Arthur senti que quelqu’un, ou plutôt quelques chose était là, blotti à attendre le bon moment pour s’occuper de lui. Il tremblait, mais, malgré tout, il prit son courage à deux mains et se redressa comme pour faire face à ce qui l’attendait.
Il avança doucement, comme appelé par quelque chose. Dans le vent, il avait l’impression d’entendre des ricanements. Il n’arrivait d’ailleurs pas à savoir s’il entendait ca dans sa tête, s’ils étaient bien réels ou si c’était tout bonnement le fruit de son imagination.

Lorsqu’il voulu vérifier si sa coupure avait arrêté de saigner, Arthur se rendit compte que, en plus de ses deux mains, la totalité de ses vêtements étaient recouvert de sang. Une quantité incroyablement impressionnante de sang. Il fini par comprendre, que la totalité de ce sang ne pouvait pas provenir de l’entaille qu’il venait de se …
En se retournant pour regarder le morceau de metal sur lequel il s’était coupé Arthur se retrouva complètement perdu. Il était à présent dans son garage.
Les ricanements devinrent de plus en plus fort, et, dans la pénombre du fond de son garage il put deviner deux petits yeux jaunes qui luisaient dans le noir. Les ricanements, parsemé d’une toux glaireuse et maladive, continuaient de plus belle.

STOP ! S’écria Arthur. La voix se tue. Puis, en une seconde, le vieille homme rencontré aux cascade se retrouva de nouveau devant lui, encore plus malade et jaune que la dernière fois.

Je t’avais prévenu ! Et ce n’est que le début ! Apres ta mère tu vas devoir t’occuper des autres! Si tu ne veux pas finir comme moi trop rapidement je te conseil d’y prendre du plaisir, de toute façon tu finira par en prendre, alors fait toi une raison toute suite mon jeune ami. Je n’essayerai pas de te tuer, tu es lui à présent, je suis ici pour t’aider à comprendre, pour te rendre la vie plus facile et te faire admettre l’inéluctable !

Un large sourire s’ouvrit sur son visage creusé par la faim et la maladie.

Arthur ne pu formuler aucune réponse. Ni même faire le moindre mouvement. Ses phrases n’avaient aucun sens.

Tu ne comprend rien n’est-ce pas ? Mais ça va venir … Il est à qui tout ce sang mon jeune ami ? Il à l’odeur de qui ? Tu l’a gouté pour voir ? Juste une gorgée ….

En une seconde, Arthur fut pris d’un reflex sordide, il se mit à racler du bout des doigts le sang sur son t-shirt et le mit directement dans sa bouche. A la seconde ou le sang toucha sa langue Arthur entendit sa mère hurler. Elle hurlait s’y fort qu’il avait l’impression qu’elle se trouvait dans sa tête. Il tomba sur ses genoux, ferma les yeux et revit, seconde après seconde le fil des événements.

D’abord en désordre, il se vit poignarder sauvagement sa mère. Chaque entaille n’avait pour effet que de renforcer sa folie et sa frénésie sauvage. Il riait, il souriait tout en poignardant sa mère. Il revis ensuite la scène précédente, lorsque sa mère lui faisait part de son inquiétude et de son désir de voir son fils redevenir comme il avait pu l’être il y a quelques semaines de ça.

Tu comprend maintenant ? Ça ne sert à rien de culpabiliser, tu as aimé ça et tu vas aimer la suite j’en suis sure. Comprend tu ? Ressens tu sa force ? Son désespoir monter en toi ? Renforcer ton pouvoir, tu sens ton coeur s’emballer ? Il est là, laisse le sortir, laisse le te montrer de quoi il est capable.


Arthur compris dés lors qu’il n’était pas parti dans la foret, qu’il n’était pas parti courir à tout rompre et que ce sentiment de plénitude retrouver dans les champs n’était autre que le sentiment de plénitude lié au meurtre qu’il venait de commettre. Ses points se serrèrent, les larmes commencèrent à couler le long de son visage, il tremblait mais était incapable de dire ou de faire quoi que ce soit.

J’ai … j’ai …. 
Même le dire était insoutenable, il revoyait encore et encore la scène. Il entendait encore et encore les hurlements de terreur de sa mère. Il la voyait hurler, pleurer, supplier, puis, doucement s’éteindre, soupirer au rythme des coups de couteaux, puis, pour finir, s’immobiliser. Son corps n’était plus rythmé que par les coups de couteaux d’Arthur, il hurlait, riait, bougeait sa tête dans tous les sens.


En reprenant ses esprits, Arthur décida de monter à la cuisine pour en avoir le coeur net.
Doucement, il prit le chemin des escaliers. Le vieille homme, tout en continuant de sourire, fit marche arrière et retourna dans le coin sombre du garage.

Lorsqu’il passa la porte et qu’il se retrouva face à face avec sa mère, Arthur resta tétanisé.

Je sais pas si tu essaye de m’effrayer, si c’est un jeux pour toi mais tu ne m’amuses pas du tout Arthur ! C’est quoi cette nouvelle lubie de parler latin ? Ça veux dire quelque chose au moins ou tu essaye simplement de me rendre encore plus folle ? Je ne te comprend vraiment pas ..


Sa mère était là, bien là. En vie, effrayée par le comportement d’Arthur mais elle n’était pas morte. La scène n’avait rien de réelle, le fruit de son imagination. Mais quel être normalement constitué se retrouve avec des pensées pareils ? Jamais Arthur n’avait eu aussi peur de toute sa vie. Il couru vers sa mère, la serra dans ses bras, senti sa chaleur, la serra encore plus fort. En ouvrant les yeux, il constata avec effroi qu’il était plongé dans une marre de sans, enlaçant le cadavre froid et dure de sa mère. Le visage complètement lacéré, le corps tordu et recouvert de coups de couteau.

Complètement tétanisé, Arthur se tenais au coté du cadavre de sa mère. Le regard dans le vide, il fini par se laisser tomber sur le sol, pris ses genoux au creux de ses bras et se balançant d’avant en arrière. La tête perdu entre ses genoux, il s’arrêta net.
Doucement, il releva la tête, un large sourire avait pris possession de son visage. Comme étiré à l’extrême, il ne pouvait présenter une autre expression.
Il se leva calmement, se rendit dans le salon, et après avoir attrapé une nappe dans le placard, il commença à enrouler le cadavre de sa mère avec.
Une force surhumaine pris possession de tout son corps et, d’un coup de main il saisit l’immonde paquet et le porta jusque dans sa chambre.

Il se dirigea ensuite vers le fond du jardin, posa au sol toutes ses affaires imbibées de sang et y mit le feu. Jamais durant cette heure lugubre le sourire n’avait quitté son visage.



En sortant de la douche, il retrouvait peu à peu ses esprits.
Etrangement calme, Arthur se laissait guidé par les différentes sensations qu’il était entrain d’éprouver. Il ne pouvait se l’expliquer, mais Arthur était heureux. Il avait le sentiment de travail accomplie, similaire à une première réussite, il sentait que tout ceci n’était qu’un début, un prémisse. Sa soif de sang ne faisait qu’accroitre, il en voulait plus, beaucoup plus. Plus de sang, plus de cri, plus de violence, elle montait en lui comme l’envie de boire pourrait monter chez un alcoolique. Rien d’autre n’occupait ses pensées. Seul, les cris de sa dernière victimes raisonnaient dans son crâne, dans sa poitrine, il sentait encore le sang chaud du cadavre se lié à sa peau et à ses vêtements. Il se délectait des images de stupeur qui occupèrent les dernières minutes de vie du visage de sa mère. Cette sensation d’accomplissement, de bien-être qu’il avait d’abord ressenti le long de cet étang n’en était rien comparé à la plénitude qu’il ressentait face à ce meurtre affreux.


Le regard si paisible d’Arthur avait disparu, ses yeux d’un bleu si claire avait laissé place à un vert, un vert couleur feuille d’automne. On pouvait apercevoir de léger pigment jaune tout autour de son iris. Le manque de sommeil et de nourriture de ces derniers jours marquant le visage d’Arthur avait été exacerbé durant ces dernières heures et nous pouvions alors très clairement voir qu’il ne se trouvait pas dans son état normal, Arthur commençait doucement à disparaître.


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RETOUR DU PERE :



En fin d’après-midi, le père d’Arthur fit son apparition accompagné de sa soeur.
En arrivant dans le garage, il fut interpelé par l’odeur qui y régnait. Jamais le père et la fille n’avait senti pareil odeur. Une odeur lourde, forte, qui emplissait leur nez jusqu’à leur gorge. Une odeur si pesante qu’ils eurent l’impression qu’elle avait complètement pris possession de leur corps et de leur esprit.

« OUAAAA ! Mais ça pue c’est horrible ! C’est quoi ça ? - s’écria Camille, la soeur d’Arthur.


James, le père d’Arthur, ouvrit la porte du garage en grand.

Lorsque la lumière pénétra dans la pièce, elle put laisser apparaitre l’immense trace de sang qui partait du fond du garage et qui glissait jusqu’à la porte des escaliers.

Le coeur de James s’arrêta net. Sa respiration s’accéléra et il saisit Camille par reflex.

« -Toi tu sors d’ici tout de suite, je vais voir ce que c’est mais en attendant tu restes dehors. »

Plus il avançait, et plus la quantité de sang au sol le faisait frémir.
En arrivant sur le palier de la cuisine, James fut tétanisé et dans un élan de désespoir il se rua sur le corps lacéré et froid du cadavre de sa femme.
Il hurlait son prénom, la serrant du plus fort qu’il pouvait, il était en larme, tremblant, gémissant. Il la regardait et n’y croyait pas, sa peine était à la hauteur de l’amour qu’il éprouvait pour sa famille. Son coeur était déchiré, on venait de lui retirer ce qu’il avait de plus précieux sur terre.
Les mains tremblante, il saisit le téléphone et après avoir composé le numero de la police, il entendit des pats derrière lui arriver des escaliers.
Pensant qu’il s’agissait de Camille, il visualisa la scène traumatique à laquelle sa petite fille allait devoir faire face. En quelques secondes, il visualisa ce que pourrait être sa vie après avoir vu le cadavre de sa mère à 8 ans, toutes les choses de la vie à laquelle elle n’aurait sans doute plus aucun attrait, les psy, les dépressions, les tentatives de suicides … s’en était trop et il se dirigea vers les escaliers tout en lâchant le téléphone.

Il se retrouva nez à nez avec son fils, souriant et enjoué comme il ne l’avait pas vu depuis plusieurs jours maintenant.

« Non Arthur n’avance pas, s’il te plait, descend retrou… » James arrêta de parler. Il avait compris que son fils n’était pas dans son état normal. Il s’approcha de lui, et sans même qu’il ai le temps de se rendre compte de ce qui était entrain de se passer se retrouva inconscient au sol.
Le choc du bâton sur son crâne avait été violent, son corps se retrouva inerte et gisait au sol.


A son réveil, James eu du mal a remettre ses idées en ordre.
Petit à petit, la douleur de sa tête se calma et il pu observer les alentours. Il fut d’abord choqué de ne pas pouvoir porter sa main à son visage, ces dernières étant attaché aux accoudoirs de sa chaise. Il était dans le salon, volets fermés et il pouvait apercevoir le cadavre de sa femme enlacer le corps inconscient de sa fille, elle aussi attaché à sa chaise.
Il jeta ensuite un coup d’oeil au reste de la pièce plongée dans le noir. Un calme affreusement pesant régnait dans le salon.

Camille poussa un soupire et ouvrir lentement les yeux. Lorsqu’elle tourna légèrement la tête, elle fut prise d’une crise de panique en se retrouvant littéralement nez à nez avec le visage lacéré de sa mère.
En essayant de se libéré de cette atroce étreinte, elle fit basculer la tête du cadavre qui craqua et alla se loger, à la renverse, dans le haut du dos de la défunte.

C’est alors qu’un ricanement affreusement terrible perça les cris de Camille.
« -C’est sans doute avec cette petite que j’aurais du commencer ! »


Le père d’Arthur put alors se rendre compte que ce dernier était assis dans le fond de la pièce et observait la scène depuis le début attendant que ses victimes se réveillent.

« - Arthur qu’est ce que tu fais ? Je ne comprend rien, détaches nous ! Regarde ta soeur, elle … »

Le sourire sur le visage d’Arthur le quitta, il s’approcha doucement de son père et alla plonger son regard dans le sien. Les yeux d’Arthur prenait à présent une couleur verdâtre, vitreuse, et les éclats de jaunes dominait de plus en plus son regard. Ses yeux étaient à présent creusé par deux cratères violacé, les os de son visage était apparents. Il avait l’air faible, comme porté par quelque chose.

«- Je vais te laisser le choix. Sois je te laisse me regarder mutiler et me délecter des cris horribles de la vie qui quitte le corps de ta fille; soit c’est elle qui aura droit à ce fabuleux spectacle.
…. Aucun son ne pu sortir de la bouche du père. Il saisissait avec horreur que son fils était à présent prêt à tout et qu’il allais surement prendre du plaisir à effectuer cette atroce besogne.
Si tu ne répond pas c’est moi qui vais choisir…Et je vais peut être même trouver encore d’autres bonnes idées, j’y mêlerais bien maman. Je ne sais pas encore comment, mais elle va avoir son rôle à jouer dans cette histoire !
RELACHE MA FILLE SALE MONSTRE ! RELACHE LA MAINTENANT ! La colère et la haine qu’il éprouvait en imaginant cette scène lui donna la force nécessaire, il sorti de sa léthargie et commença à se débattre pour essayer de se libérer de son entrave.
FAIS CE QUE TU VEUX DE MOI MAIS LIBERE TOUT DE SUITE MA FILLE ! »


Arthur resta silencieux.
La petite Camille était à présent complètement tétanisée; les yeux fermées elle n’émettait plus aucun son mise à part celui de sa respiration qui venait rompre le silence étouffant de la pièce.

« - Alors Camille, dis-moi, tu as envie de gouter un petit bout de maman ? »

Au son de cette phrase, la petite Camille se mit à hurler et essaya elle aussi de se défaire des cordes qui lui liait des mains et les pieds.

Arthur se tordait de rire, il riait fort mais son père pu apercevoir des larmes couler le long de ses joues. Il confirma dés lors ce qu’il pensait depuis le début, il n’était pas en présence de son fils, en tout cas ce n’était pas son fils qui était maitre de ses faits et gestes et rien ne pourrait dés lors le détourner du plan qu’il avait élaboré. Il ne pouvait rien faire, ni sa force physique, ni ses arguments ne pourraient sauver sa vie et celle de sa fille.

La sonnette de la porte d’entrée retentit. Il s’agissait de la police qui, alerté par le coup de téléphone avait décidé de se rendre sur place.

Arthur trancha alors la gorge de son père. Le mouvement fut brusque et violent. Le sang se répandit rapidement le long du coup et sur le torse de James. Face à cette violence inattendue, Camille hurla de frayeur. Ses dents se serrèrent et laissèrent passer un cri aussi effroyable que bruyant.
Arthur lui fit face et avec la main du cadavre de sa mère, il lui cacha la bouche pour la faire taire.
Il souri alors.

« - Tu essayera de me retrouver, mais sache que c’est moi qui te trouverai, ta vie sera un enfer, enlacé par le cadavre de ta mère pendant que tu as pu regarder ton père se vider de ton sang ne sera qu’un début comparé à la vie qui t’attend. On va bien s’amuser tu verras mais n’oublies jamais ce que j’ai fais, n’oublie jamais mon regard, n’oublie jamais … » Après ces brèves paroles, il détacha Camille et la lança dans les bras couvert de sang de son père.
En saisissant la petite, il la griffa au bras. Une entaille profonde débutant sous le poignée de la jeune fille allant jusqu’à la moitié de son avant bras. Elle ne pensa même pas à la douleur, trop perturbé par la joie d’être en vie et la stupeur de se retrouver dans les bras du cadavre de son père expirant ses derniers, brèves et éphémères, souffles de vie.

A l’extérieur c’était un tout autre scénario qui était entrain de se préparer. Après avoir entendu le cri de détresse de la petite, les policiers postés devant la porte étaient retourné à leur véhicule alerter le central et c’était harnaché afin de pouvoir entrer en toute sécurité dans la maison.

Lorsqu’ils enfoncèrent la porte, le spectacle dont ils furent témoins les laissa sans voix. Ils commencèrent par voir un cadavre lacéré de plusieurs coups de couteaux gisant sur le sol devant eux. En levant leur regard, ils aperçurent dans le fond de la pièce, une petite fille couverte de sang, serrant contre elle le cadavre encore chaud de son père. Les yeux remplis de larme, elle n’avait plus aucune énergie pour crier ou pleurer, elle était simplement la, refusant de regarder autre chose que le regard vide de son père.
Les policiers présent sur place mirent environ 30 min à réussir à détacher la petite de son père. Les muscles tétanisés et serrés autour du cadavre, la petite n’avait de cesse de pleurer et de réclamer une dernière étreinte avec ce corps froid qui fut auparavant son père.



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DE 8 à 18 ans - les prémices des visions -


A son réveil à l’hôpital, la jeune Camille était complètement perdue. Les terribles images du drame qui venait de se produire ne voulaient pas quitter son esprit.
Elle revoyait sans répit le regard de son père lorsque son frère lui trancha le coup; elle revoyait également les yeux blancs et vides de sa mère, qui, lors de son réveil, la fixait a quelques centimètre de son visage. Elle pouvait encore sentir l’odeur qui en émanait, la chaleur du sang de son père, sa peau collé à celle du corps dur et froid de son cadavre. Elle ressentait la haine et la colère mélangé à la peur de son père lorsque ce dernier essayait de la sauver.

En baissant les yeux, elle remarqua un bandage le long de son bras. Elle ressentis au travers des couches de cotons l’entaille procurée par cette chose qui avait prit possession de son grand frère.
Son frère était mort, elle en était bien consciente, mais elle refusait de l’admettre. Son corps lui était encore bien vivant même si, pour elle, son esprit l’avait quitté et une chose avait pris possession de lui.

Camille était une jeune fille très mature pour son âge. Elle avait toujours été en avance, avait parlé avant les autres, appris à lire seule. Beaucoup comparait son visage à celui d’un ange. Elle réussissait toujours à comprendre les choses avant qu’on lui explique.
Elle avait beaucoup d’ami, on pourrait même dire qu’elle n’avait pas d’ennemi, forte de sa compassion face à tout ce qui l’entour elle retirait toujours de belles choses des choses affreuses de ce monde.


 


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