Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

03 juin 2020 à 00:08:10
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Auteur Sujet: L'Elfe Noir  (Lu 1925 fois)

En ligne Ombelline

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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #15 le: 14 avril 2020 à 22:20:35 »
Bon on ne peut pas dire que l'on s'ennuie au moins, alors ne t'inquiètes pas sur ce sujet ;)
D'habitude je hante la section textes longs mais pour tenir ma promesse de commenter un texte par jour, je suis venue faire un tour ici et j'ai découvert ton texte. Bref je vais te commenter le premier chapitre. J'ai vu que tu le signalais en réécriture alors j'espère que ça te sera quand même utile.

chapitre 1
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« Modifié: 15 avril 2020 à 12:58:25 par Ombelline »
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Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #16 le: 15 avril 2020 à 12:16:35 »
Salut Ombelline  :mrgreen:
Merci à toi d'être passée !

Tu n'es pas la première à me dire que j'en mets trop... mais je vais persister et signer car j'aime ça  :D
Tout mon roman est comme ça ! Donc bon courage pour la suite !

sinon pour te répondre

Citer
Cependant ça fait quand même beaucoup de détails pour une entrée en matière, je pense qu'on pourrait alléger certaines utilisations d'adjectifs et d'explications sur les différentes races de la bataille sans que cela rende la description confuse.
J'adore les adjectifs !!!  :-[
Pour moi, les explications sur les différentes races de la bataille permettent de montrer les forces en présence.

Citer
" Perché sur son promontoire, Glyndwr,"
C'est son promontoire, il l'a acheté ?
:D

Citer
"Ses soldats salam’andros"
Tu utilises une majuscule après au début de ce mot, il faut donc harmoniser.

"Eux, les Elfes, qui s’étaient toujours targués d’avoir l’esprit inébranlable ! "
Y a une raison pour utiliser une majuscule ? Après tout elfe, à l'inverse de salam'andros est un mot que l'on connaît déjà.
Adjectif avec ou sans majuscule
Cas n°1 : C'est le nom d'une langue. ⇒ minuscule
Ex. Vous parlez très bien français.

Cas n°2 : C'est un adjectif qui modifie un nom. ⇒ minuscule
Ex. Un artiste belge.

Cas n°3 : L'adjectif est employé comme nom pour désigner une personne. On parle des habitants d'un pays. ⇒ MAJUSCULE

Citer
" C’était un face-à-face insoluble. Seule la persévérance et l’endurance semblaient pourvoir déterminer l’issue de ces combats magiques."
Je ne sais pas si j'utiliserai le mot "insoluble" ici, ça me semble trop... il me semble que insoluble a un sens trop réduit pour s'appliquer à une situation comme ça.
"insoluble" parce que les forces en présence sont à peu près de la même force et donc qu'on a du mal à savoir qui va triompher, comment va se résoudre le conflit.

Citer
"Soudain, Glyndwr aperçut le souverain elfe, qui lançait le reste de ses cavaliers dans la bataille, dans un dernier sursaut de défense de la capitale elfe."
Par exemple ici est-il besoin de préciser capitale elfe ? Ca fait une répétition dans la phrase et tu pourrais peut-être le placer ailleurs.
Il pourrait s'agir d'une cité humaine...

Citer
"Le roi, le voyant s’avancer vers lui, blêmit en proie à une peur incommensurable. Il sentait la terreur s’infiltréeer dans les moindres recoins de son esprit sous le coup du pouvoir dévastateur de l’onyx que portait son ennemi. Il put à peine réagir pour empêcher l’épée de Glyndwr de le transpercer en pleine poitrine avant de tomber de son cheval, mortellement blessé."
Plusieurs choses : déjà un exemple souligné au début de beaucoup d'adjectifs utilisés qui alourdissent, ça donne un petit Lovecraft, mais c'est rarement fluide comme technique, surtout qu'à ce stade on a bien compris qu'il était genre super effrayant pépère elfe noir.
Idem pour dévastateur, j'ai l'impression que tu as déjà assez décrit les effets de l'onyx dans les passages précédents.
Ben ouais, il est genre super, super méchant... ;)
Qu'est-ce que tu as contre Lovecraft ? Je prends ça pour un compliment.  :mrgreen:

Citer
"Le visage de celui-ci se crispa en une expression d’horreur absolue pendant qu’il se redressait de de son mieux sur son destrier."
Je trouve que "expression d'horreur" c'est déjà fort, et puis tu nous as déjà offert pas mal d'adjectifs et d'adverbes en si peu de paragraphes, alors autant se les réserver pour après pour en avoir encore en stock.
T'inquiète, j'en ai encore, c'est pas fini!  :mrgreen:

Citer
"Il lança une attaque foudroyante sur la droite que Fiwezhenn réussit à parer, calmement, tout en faisant tourner son cheval. "
Bon Fizlibwitchtakata il était pas genre trop dans la peur juste avant ? Dans une horreur absolue même ? Il s'est vite calmé quand même.
L'explication vient avec
"Arrivée à sa hauteur, l’Elfe Noir perçut fugacement une lueur au doigt de Fiwezhenn mais n’y prêta pas attention, concentré qu’il était sur  le combat. " et "L’Elfe noir le regarda alors d’un œil interloqué, comprenant, mais trop tard, le rôle de l’anneau d’améthyste que portait Fiwezhenn à son auriculaire gauche. "

Citer
"Et le nom infâme dont les siens l’avaient affublé à cause de sa différence de couleur de peau : l’Elfe Noir."
Tu vois on peut en apprendre beaucoup sur un perso au détour d'une phrase sans enchaîner les paragraphes très descriptifs. On se dit là, oké pépère a eu une vie avant ça, une histoire, un truc qui fait qu'il est devenu Super Vilain, et c'est fluide.
:mrgreen:

Citer
"La colère enfla, enfla en lui"
Pas sûre de trouver très joli-joli cette répétition de enfla comme ça séparé par une virgule.
Pour montrer la montée en puissance de la colère...

Citer
"Il n’était plus que haine, rage, colère et néant."
Il est quand même beaucoup de choses en plus d'être néant, ça semble un peu contradictoire.
C'est voulu. Je ne saurais pas expliquer pourquoi. A toi de voir.  ::)

Citer
"Quand Narbred jugea que Glyndwr était prêt, il l’envoya sur Gaïa. Là, Glyndwr retrouva Diargarth, son ancien bras droit salam’andros, avec pour mission de l’aider, à son insu, à faire du culte de Narbred la religion officielle de ce peuple polythéiste."
Oyeuh ça fait beaucoup de choses d'un coup ! Tu pourrais carrément plus développer le passage juste avant. On a déjà eu une bataille au début du chapitre, puis le néant, puis la Colère, et un démon, et paf il revient sur terre comme ça, c'est très mouvementé pour si peu de texte.
Je pourrais mais je ne vais pas le faire parce que sinon ça va spoiler certains éléments que je veux garder pour plus tard. >:D

Citer
Si tu manques de lecture, j'ai un texte de fantasy dans la section textes longs qui pourrait te plaire  :-¬?[/spoiler]
J'irai peut-être faire un tour si j'ai le temps !

Merci pour ton retour et bonne continuation à toi !
L'important dans la vie n'est pas le triomphe mais le combat (Coubertin).

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Re : Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #17 le: 15 avril 2020 à 13:51:18 »
Je pense que je ferai bien de préciser quelques trucs, notamment sur les raisons de certaines de mes remarques, puisque je n'ai pas l'impression que c'était parfaitement clair après avoir lu tes réponses  ^^

Spoiler
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« Modifié: 15 avril 2020 à 14:31:37 par Ombelline »
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Re : Re : Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #18 le: 15 avril 2020 à 17:20:53 »
Citer
Je pense que je ferai bien de préciser quelques trucs, notamment sur les raisons de certaines de mes remarques, puisque je n'ai pas l'impression que c'était parfaitement clair après avoir lu tes réponses  ^^
J'avais bien compris mais je ne suis pas obligée d'être d'accord avec tout ce que tu dis...   ;D

Citer
en ajoutant pas à la fin du chapitre un saut temporal qui n'a a priori rien avoir avec la bataille.
Pour moi, c'est la suite logique : Glyndwr est mort et se retrouve dans le néant, amnésique. Je vais voir pour le préciser.

Citer
Fizthechubakah.  Fitzhertartalacrème
:o Fiwezhenn
Pas très cool....

Citer
si on ne voit pas nous les effets de cet anneau sur ton perso, même sans savoir ce qu'il est, on est perplexe.
ok, je vois ça.

Citer
C'est voulu. Je ne saurais pas expliquer pourquoi. A toi de voir.  ::)
Bon, si c'est un truc que tu as fais consciemment et que tu trouves qui colle à cette ambiance "mystique" je suis prête à l'accepter, d'autant que je me fais ce genre de réflexions en écrivant moi-même.
:mrgreen:

Citer
Quand je dis développer je ne dis pas déverser tous tes secrets là à la minute et nous expliquer la portée de tous les indices que tu as dû disséminer, je dis juste donner plus de substance au paragraphe. Peut-être en passant plus de temps sur son agonie, et en ne le faisant pas rejoindre le monde à la fin du chapitre. Je comprends bien l'envie de laisser du suspens, ça n'empêche cependant pas d'étoffer un peu la matière.
ok

Merci  :)
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #19 le: 18 avril 2020 à 00:44:41 »
Bonsoir Mélina,

Je passe enfin retrouver ces fameux Salam'andros ! et n'ai lu que ton chapitre 1.

Je suis bluffée, mais alors là carrément sciée par l'ampleur de ton univers. Tu as une imagination mais alors de dingue quoi,... c'est vraiment génial.

Mais du coup, je trouve un peu dommage que tu ne prennes pas plus le lecteur par la main pour lui faire une petite visite guidée. D'emblée, il y a tellement de lieux, de races, de noms (pas faciles à retenir !) que l'on s'y perd vite. C'est une entrée en matière un peu rapide pour moi, alors qu'il y aurait tellement de choses à développer (mais bon, bien sûr, ce que tu veux développer est un choix purement personnel ;)). Par exemple, on ne visualise pas tellement les Salam'andros, une petite description en plus des races, ou lieux aiderait à mieux situer. Oui, je fais une fixation sur les Hommes-feu.

J'ai eu le sentiment que, vu que tu as l'air de maîtriser cet univers sur le bout des doigts, il t'est difficile de ralentir et de ne pas passer directement à l'action. Je peux comprendre que ce soit frustrant de t'attarder sur des éléments qui pour toi sont "acquis" ou seront décrits plus tard. Pour le lecteur, ce serait en tout cas d'une grande aide.

Question style, c'est impecc'.  :coeur:

Petite proposition ;
"En effet, les Salam’andros étaient des Hommes-feu et tout contact avec l’élément eau pouvait leur être fatale." => En effet, les Salam'andros étant des Hommes-feu, tout contact avec l'eau pouvait leur être fatal (?)






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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #20 le: 18 avril 2020 à 13:49:37 »
Bonjour, j'ai vu ton texte et je me suis dis que je pourrais le lire et peut-être t'aider  :mrgreen:

Il ne se souvenait rien.
"de rien" plutôt ? ou alors remplacer le "rien" par "pas

Citer
Glyndwr. Et le nom infâme dont les siens l’avaient affublé : l’Elfe Noir.

Ainsi donc on sait à qui se réfère le titre, dès le début  ^^

Citer
Il aurait pu devenir un roi tellement puissant si cet magicien skédyn
Ce plutôt non ?

Citer
- Oui , Messire, s’empressa aussitôt de répondre Peadair puis il ajouta : Votre bain de lave est prêt.
Espace en trop... oh et pis ... un bain de lave ?!  :o

Citer
Puis Diargarth prit le coffret et l’ouvrit pour en sortit un diadème

sortir ?


Assez rapidement, je ressens que "l'Elfe Noir" est doté de pouvoirs immense. Pour comparaison j'ai l'impression que c'est Thanos avec son gant de l'infini ou Sauron avec l'anneau unique  ;D
Je dois t'avouer qu'à chaque fois j'ai regarder le glossaire quand il y avait un nom  :D et je dois dire qu'il y en a parfois beaucoup qui s'enchaîne... peut-être que pour certains, cela mériterait une brève présentation que ce soit un lieu ou un personnage. Le bon côté des choses c'est tu crées totalement un nouvel univers je pense  ;x (et j'aime bien cela car on ne peut que déouvrir de nouvelles choses au fil de l'histoire). Les descriptions sont souvent bonnes et bien écrites.

Citer
J'espère que vous passerez un bon moment dans ce monde que j'ai imaginé dans ses moindres détails !

Sinon globalement en terme de contexte, d'univers, ça me fait au Seigneur des Anneaux (surtout les noms  :-¬?)/ Je dis ça mais bien évidemment je trouve ton récit originale, surtout sur les Hommes-feu mais pas que  ;) C'est sûrement les noms qui me font penser à ça.

Voilà voilà, je lirai la suite quand je pourrai   ^^

Citer
PS : si quelqu'un veut de l'aide, en échange, je suis partante. J'ai une très nette préférence pour les romans d'héroïfantaisie, voire d'aventure.

Je veux bien, si tu es toujours ok  :)
« Modifié: 18 avril 2020 à 13:51:58 par Bapt90 »
N'hésitez pas à jeter un oeil à mon histoire :
http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=33265.0

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Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #21 le: 18 avril 2020 à 15:45:43 »
Bonjour Persona et Bapt90  :mrgreen:
C'est super sympa d'être passés ! Merci pour vos retours encourageants! ça fait très plaisir !

Persona,
Je vais rajouter quelques détails sur les Salam'andros.

Oui, c'est vrai que j'ai pensé cet univers dans les moindres détails et que j'ai tendance à vouloir tout faire partager au lecteur ! Pas facile de faire le tri...
Les noms sont d'origine celtique. Comme je suis bretonne, je voulais mettre cette touche-là dans mon roman. J'aimerais aussi pouvoir mettre quelques phrases en breton (qui ferait office de langue elfe) mais je n'ai pas eu le temps de me pencher sur le sujet, ni de chercher un traducteur. On verra ça plus tard...


Petite proposition ;
"En effet, les Salam’andros étaient des Hommes-feu et tout contact avec l’élément eau pouvait leur être fatale." => En effet, les Salam'andros étant des Hommes-feu, tout contact avec l'eau pouvait leur être fatal (?)
Je prends !


Bapt90

Merci pour tes corrections, je les avait également repérées. Normalement, ça y est, elles sont corrigées.  ;)

Spoiler
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Citer
Voilà voilà, je lirai la suite quand je pourrai   ^^
Super !

Citer
Citer
PS : si quelqu'un veut de l'aide, en échange, je suis partante. J'ai une très nette préférence pour les romans d'héroïfantaisie, voire d'aventure.

Je veux bien, si tu es toujours ok  :)
Ok ! Qu'est-ce que tu écrit? Roman, nouvelle, poème?
Peux-tu m'envoyer le lien vers ton texte que je jette un coup d'oeil à l'occasion ?

« Modifié: 18 avril 2020 à 16:29:19 par Mélina Le Page »
L'important dans la vie n'est pas le triomphe mais le combat (Coubertin).

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Re : Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #22 le: 18 avril 2020 à 16:31:17 »
Ok ! Qu'est-ce que tu écrit? Roman, nouvelle, poème?
Peux-tu m'envoyer le lien vers ton texte que je jette un coup d'oeil à l'occasion ?

Roman  de fantasy (science-fantasy)^^

http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=33265.0
N'hésitez pas à jeter un oeil à mon histoire :
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #23 le: 18 avril 2020 à 17:13:43 »
Bon, profitons de ce petit creux d'inspiration pour voir ce que donne le chapitre 3 ^^

Citer
Les jours passèrent et le grand jour arriva enfin
Petite répétition de "jour".

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« Ah ! Je vois Hydauria, dit Melwyn en tentant de faire un signe à son amie ondine qu’elle avait repérée dans le cortège mais celle-ci était trop loin. Comme elle est belle dans cette robe ! s’extasia-t-elle. C’est la première fois que je la vois debout, ça fait tout drôle.
- Où est-elle ? interrogea Moagann avec curiosité.
- Elle porte une robe noire et une ceinture rouge, lui répondit Melwyn en tendant le doigt dans sa direction.
- Oui, effectivement, lui répondit-il d’un air détaché. Puis il posa un regard appréciateur sur la tenue de Melwyn, sa compagne. La robe enserrait sa taille fine de l’elfe skédyn par-dessus un drapé en velours bleu nuit, ses épaules dégagées mettaient en valeur son dos et de longues boucles d’oreilles en or accentuaient la courbure de son cou. Tu es magnifique, toi aussi. » lui murmura-t-il à l’oreille d’une voix suave.
Ces double-incises me perturbent un peu. Je ne sais pas si ça se fait en fait :???:

Citer
pourvue d’une garde italienne
L'Italie existe, dans ton univers ? :P

Citer
pour le  dîner
Espace superflue.

Citer
L’épée semblait instantanément prendre vie entre ses mains agiles et semblait virevolter sans effort.
Répétition de "semblait".

Citer
la ruse des concurrents pour réussir à immobiliser son adversaire.
leur adversaire, vu que les concurrents sont plusieurs ^^

Citer
Ruan esquiva et lui réussit à lui attraper le poignet, en un éclair et avec une déconcertante facilité. Puis, solidement campé sur ses jambes, il  profita de l’élan de son adversaire pour lui tirer sur le bras et, d’une torsion du poignet, lui faire faire un tour complet en avant. L’homme atterrit alors lourdement sur le dos sans comprendre ce qui lui était arrivé. Sans attendre, Ruan lui tordit le bras puis l’épaule en l’enjambant pour l’obliger à se tourner sur le ventre, le nez dans le sable et le bras tendu vers l’arrière, solidement verrouillé par une douloureuse clé. Il ne pouvait plus bouger sous peine de se démettre l’épaule. Ruan n’eut qu’à tordre un peu plus son bras pour que l’homme demande grâce sous le coup de la douleur.
Oh, ça c'était un extrait du topic du CoCo :coeur:

Citer
Il y avait rencontré des peuples de petite taille, aux yeux bridés. C’est là-bas que le père de Ruan avait appris cet art martial
... Oui donc il a rencontré des chinois :mrgreen:
*Je cours me cacher loin*

Citer
elle lui avait donné un fil : Ruan
À moins que Ruan soit vraiment un fil, je pense qu'il manque un "s" :mrgreen:

Citer
Le silence se fit et l’Ancêtre s’installa confortablement sur un siège pour commencer son récit. Il fixa intensément l’assistance de ses yeux gris clair, phalènes piégés dans une légère toile de rides et commença son récit.
De nouveau une grosse répétition ici.

Voilà, chapitre fini.
Je voulais juste revenir sur un point qui commence à me chiffonner, même si l'histoire se laisse lire. C'est le manque d'objectif de la part des héros. Cela fait 3 chapitres qu'on a des expositions de "tranches de vie", sans élément perturbateur pour repiquer l'intérêt.
Bon, je dis ça mais j'ai le même souci avec Hyulya :mrgreen:
Après j'aime bien l'univers que tu mets en place, et tous ces peuples qui ont tous leurs particularités. J'ai bien aimé l'image des elfes qui pour mourir disparaissent petit à petit :coeur:
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Re : Re : Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #24 le: 18 avril 2020 à 20:53:44 »
@Bapt90

Roman  de fantasy (science-fantasy)^^

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Ok, j'irais voir à l'occasion !  :mrgreen:
A plus !

Salut Moon !
Chouette de te revoir ici !  :coeur:

Merci pour tes corrections que je n'avais pas relevées malgré mes nombreuses relectures... A force d'avoir le nez dessus, on les voit moins

Citer
Citer
Ruan esquiva et lui réussit à lui attraper le poignet, en un éclair et avec une déconcertante facilité. Puis, solidement campé sur ses jambes, il  profita de l’élan de son adversaire pour lui tirer sur le bras et, d’une torsion du poignet, lui faire faire un tour complet en avant. L’homme atterrit alors lourdement sur le dos sans comprendre ce qui lui était arrivé. Sans attendre, Ruan lui tordit le bras puis l’épaule en l’enjambant pour l’obliger à se tourner sur le ventre, le nez dans le sable et le bras tendu vers l’arrière, solidement verrouillé par une douloureuse clé. Il ne pouvait plus bouger sous peine de se démettre l’épaule. Ruan n’eut qu’à tordre un peu plus son bras pour que l’homme demande grâce sous le coup de la douleur.
Oh, ça c'était un extrait du topic du CoCo :coeur:
Tu as reconnu !  :banane:

Citer
Citer
Il y avait rencontré des peuples de petite taille, aux yeux bridés. C’est là-bas que le père de Ruan avait appris cet art martial
... Oui donc il a rencontré des chinois :mrgreen:
*Je cours me cacher loin*
Presque... des Japonais... ;)

 
Citer
Voilà, chapitre fini.
Je voulais juste revenir sur un point qui commence à me chiffonner, même si l'histoire se laisse lire. C'est le manque d'objectif de la part des héros. Cela fait 3 chapitres qu'on a des expositions de "tranches de vie", sans élément perturbateur pour repiquer l'intérêt.
Bon, je dis ça mais j'ai le même souci avec Hyulya :mrgreen:
Oui, c'est vrai... Dans la première version, le chapitre 1 n'existait pas mais je l'ai rajouté car il me semblait important de connaître un peu Glyndwr (le méchant) pour comprendre ce qui va se passer dans les chapitres suivants.  Et lees chapitres 2 et 3 étaient plus courts mais du coup, la psychologie de Melwyn était beaucoup moins développée...
C'est vrai que ça fait peut-être long mais je ne vois pas pour l'instant comment faire autrement.
Et puis, si tu as lu le Seigneur des Anneaux, il faut attendre presque 90 à 100 pages avant que les problèmes arrivent... Je dis ça, je dis rien ! ::)

Citer
Après j'aime bien l'univers que tu mets en place, et tous ces peuples qui ont tous leurs particularités. J'ai bien aimé l'image des elfes qui pour mourir disparaissent petit à petit :coeur:
Merci !  :coeur:

Il faut aussi que j'aille terminer de lire ton chapitre 2....

A bientôt!
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #25 le: 19 avril 2020 à 20:32:24 »
Chapitre 4 : Glyndwr, l’Elfe Noir
« Chers amis, dit-il, je suis heureux de me trouver parmi vous ce soir. Voici ma modeste contribution en ce jour de fête. Je vais vous raconter l’histoire de Glyndwr, l’Elfe Noir, d’après ce que j’en sais car je l’ai un peu connu.

Quand Glyndwr naquit, j’avais deux cents ans. Je m’en rappelle bien car sa naissance provoqua un très vif émoi au sein de la société skédyn. En effet, Glyndwr avait la peau noire, ce qui est extrêmement rare chez les Elfes. Certains considèrent que c’était de mauvais augure et demandèrent la tenue d’un Conseil exceptionnel pour statuer sur le devenir du petit elfe noir.

Ma mère, Winifrid, connaissait un peu Orwenn, la mère de Glyndwr car elles étaient de la même promotion à l’école de Sulgwenn. Elle me raconta que les parents de Glyndwr l’aimèrent tout de suite malgré sa différence. Et que quand Ildut, son père, fut convié au Conseil, il défendit son fils comme un lion en argumentant qu’il aurait été injuste de présager du destin d’un enfant sur une seule différence physique et que tout enfant était innocent. Le roi Dilwyn trancha et Glyndwr eut le droit de vivre.

En tant que capitaine de la garde, Ildut bénéficiait d’une petite propriété de fonction où Glyndwr vécut heureux les premières années de sa vie, protégé par l’amour de ses parents qui faisaient leur possible pour le préserver des médisances au sujet de sa naissance. Glyndwr ne voyait que peu d’Elfes de l’extérieur et n’avait donc pas encore conscience du malaise que pouvait créer sa différence. Ma mère l’a rencontré à plusieurs occasions et m’a dit que, enfant, il était rieur et toujours de bonne humeur.
Plus tard, j’ai connu Glyndwr à l’école de Sulgwenn. Je finissais ma dernière année d’étude en magie tandis que lui commençait sa première année. Je me souviens d’un Elfe solitaire et taciturne, avec de bonnes capacités magiques.

Un jour, en fin de journée, je rejoignais ma chambre d’internat quand, dans un couloir, j’entendis des rires et des remarques acerbes. Je m’approchais et vis quatre jeunes Elfes regroupés autour d’un autre élève, recroquevillé par terre. Je m’en rendis compte plus tard : il s’agissait de Glyndwr. Ils étaient en train de le battre à coups de pied tout en lui lançant des propos injurieux et méchants. Ils s’enfuirent dès qu’ils me virent. Je m’approchais et aidait Glyndwr à se relever pour l’emmener à l’infirmerie. Il accepta mon aide mais refusa d’aller se faire soigner malgré ses nombreuses contusions.

Je le revis à plusieurs autres occasions durant le premier trimestre. Il ne se mélangeait pas aux autres élèves et restait toujours en retrait. Quand les autres se moquaient de lui, il ne disait rien mais serrait les poings violemment et je voyais dans son regard briller une haine féroce.

Pourtant, il finit par sortir de ses gonds. C’était un midi au réfectoire. Il était assis seul à sa table, au fond de la salle commune, quand les quatre mêmes Elfes revinrent le défier et commencèrent à le traiter de sale Elfe noir puis lui demandèrent comment ses parents faisaient pour aimer un monstre comme lui. Et là, il sauta, tel un diable hors de son boîte, sur son bourreau le plus proche et le renversa avant de le rouer de coups de poing. Les trois autres voulurent intervenir et l’attrapèrent pour le faire lâcher prise quand, soudain, une explosion de lumière éclata et les trois agresseurs furent projetés à plusieurs pieds de là. Glyndwr avait arrêté de battre l’Elfe qui était sous lui mais les traits étaient déformés par la haine et je crus distinguer une violence malsaine au fond de ses yeux. Puis, il se leva et, sans un regard derrière lui, sortit. Par la suite, plus personne n’osa lui poser problème à l’école. Cependant, je remarquais que la haine ne quitta jamais plus son regard.

Et puis, ce que je pense être le drame de sa vie est arrivé. Heulwen subit une attaque de dragons. Ils étaient arrivés à Hengar quatre mille ans auparavant depuis Grywn, le territoire où vivent les Salam’andros. Ils ne faisaient pas trop parler d’eux en dehors de rarissimes attaques des quelques villages situés au pied du Mazalon.

Un jour pourtant, ils lancèrent une attaque désespérée contre Ténédor en traversant le Selwyn, le Désert Blanc, nul ne comprend encore pourquoi. Les dragons réalisèrent de nombreux dégâts malgré leur petit nombre. Nos flèches pouvaient les transpercer mais leur rapidité en vol en faisait des cibles difficiles à atteindre. De nombreux Elfes furent donc blessés et tués. Un immense incendie envahit la forêt et brûla une importante partie de ses arbres. Ce fut une terrible perte pour Ténédor et il fallut plusieurs centenaires pour que la forêt retrouvât sa splendeur d’antan.

C’est durant cette attaque que le jeune Glyndwr et sa mère Orwenn virent Ildut, leur père et époux, brûler vif alors que celui-ci combattait désespérément contre les dragons, qui s’en furent comme ils étaient venus, sans raison apparente. Malgré les soins magiques qui lui furent administrés aussitôt et qui calmèrent grandement ses souffrances, Ildut périt.

Glyndwr, qui avait déjà un caractère renfermé, devint encore plus amer et vindicatif à la perte de son père dont il ne se remit jamais. Une fois ses études de magie terminées, il quitta Heulwen et s’exila au Mazalon, loin du souvenir douloureux de son père et des calomnies dont il faisait régulièrement les frais. Là-bas, il fit construire son palais à Tenvaldéria, sur un versant de la montagne. Il rompit tout contact avec les Skédyns, sauf avec sa mère à qui il rendait visite de temps en temps. Au fil des trois siècles qui suivirent la disparition d’Ildut, Glyndwr s’isola de plus en plus dans son château à mesure que la rancœur envers son peuple grandissait en son cœur meurtri.
Dans le même temps, il se rapprocha d’une communauté de Salam’andros qui avait élue domicile au Mazalon à peu près à la même période que les dragons.

Faisons là une petite pause dans le récit, dit Fiwezhenn, et laissez-moi vous parler un peu des Salam’andros malgré le peu de choses que nous savons sur leurs origines.
Comme les dragons, ils viennent de Grywn, une région qui se trouve de l’autre côté de la mer Vanora, mais nous n’avons jamais su ce qui les avait amenés jusqu’ici. Les seules connaissances que nous pouvons avoir à leur sujet nous viennent des rares contacts que les Hommes qui vivent au nord d’Hengar ont eus avec eux.

A leur arrivée sur le continent, les Salam’andros choisirent de s’établir à proximité immédiate du volcan Tanménez bien que celui-ci menaça régulièrement. Il faisait alors trembler la montagne tandis que des fumées noires s’échappaient des nombreuses grottes et puits méphitiques dont il était criblé. Les alentours du volcan étaient donc souvent plongés dans la pénombre du fait des nombreux nuages noirs qui s’en échappaient. C’était un pays de désolation où peu d’animaux survivaient et où les arbres et les plantes poussaient de manière maladive.

Cependant,  grâce aux sources magmatiques du volcan et aux nombreuses rivières de lave qui parcouraient le cœur de la montagne, les Salam’andros bénéficièrent dans ses profondeurs d’un climat suffisamment clément. 
Ils s’installèrent dans les anciennes mines des Nains, que ceux-ci avaient abandonnées au réveil du volcan, et se remirent à exploiter les métaux et pierres précieuses qui s’y trouvaient. Avec le temps, les Salam’andros devinrent des mineurs et des forgerons très recherchés mais toujours un peu craints même si à l’époque, ils étaient plutôt pacifiques.

Glyndwr fit donc appel aux Salam’andros. Au départ, c’était pour la construction de sa demeure puis il en engagea plusieurs comme gardes pour protéger son palais. Il développa alors un immense savoir sur les propriétés magiques des pierres et des cristaux grâce aux connaissances approfondies des Salam’andros sur le sujet. Ce sont eux qui ont dû lui fournir plus tard son diadème orné d’une pierre d’onyx. Je me souviens que le pouvoir de cette pierre était terrible : elle permettait d’insuffler une peur ou une tristesse extrême aux personnes que Glyndwr visait mentalement.

Puis, un jour qu’il se rendait à Ténédor pour une visite habituelle à sa mère restée au palais, Glyndwr rencontra Azénor, notre reine, et en devint fou amoureux. Elle était déjà promise à notre roi Guinhaël mais Glyndwr, dans sa passion dévorante, n’en eut cure et voulut s’enfuir avec elle au Mazalon. Elle refusa et épousa notre souverain. Fou de rage, Glyndwr retourna dans son palais et, avec l’aide des Salam’andros, engagea la guerre contre Ténédor. Il réussit à enrôler par la force des dizaines de milliers d’hommes du Nord. Le mystère reste encore entier quant à savoir d’où il tirait un tel ascendant.

J’ai participé à cette guerre, dit Fiwezhenn, et je vois encore très nettement ce qu’il s’y est passé.
Ses soldats salam’andros ressemblaient à une armée de feu avec leurs cheveux flamboyants et leurs armures rutilantes forgées en sklériar, ce métal à l’éclat de la glace. Ils étaient redoutables et leurs armes rivalisaient sans faillir avec le maenkurun de nos épées. Même les arcs salam’andros n’avaient rien à envier à la précision et à la rapidité des nôtres.

Mais plus dangereux que leurs armes était la puissante chaleur dégagée par leur corps ainsi que la parfaite maîtrise de Diargarth, leur Prêtre Suprême, et de ses disciples sur l’élément du feu. De nombreux Elfes souffrirent ainsi de terribles brûlures à leur contact ou sous le coup de leurs sorts.

Les magiciens elfes, quant à eux, avaient recours à des sorts d’air ou d’eau. Les Gwentyls utilisaient leur ascendant sur les vents pour tenter d’étouffer le feu de leurs ennemis en les privant d’oxygène. Leurs nigaliens, des engins volants qu’ils pilotent entre les vents ascendants et descendants grâce à leur pouvoir d’éolèkinèse, amenaient de l’eau de la mer Vanora. Puis les Dourians, avec leurs capacités hydrokinésiques, transformaient les trombes d’eau lâchées par les nigaliens en tourbillons dévastateurs pour noyer les Salam’andros et leur occasionner des blessures mortelles.

En effet, les Salam’andros ne supportent pas le contact de l’eau car elle leur provoque des crevasses sur la peau qui peuvent leur être fatales si elles sont trop importantes. Cependant, Glyndwr avait fini par trouver la parade en fabriquant un onguent magique qui préservait ses soldats des effets délétères de l’eau pendant les combats. Régulièrement, ils s’en enduisaient pour être protégés.
 
Les hommes du Nord, quant à eux, étaient moins effroyables mais leur nombre de cavaliers, archers et soldats était tellement important qu’ils provoquèrent néanmoins de sérieux dommages. Les combats firent de nombreux dégâts d’un côté comme de l’autre. Lors de l’ultime bataille, les ennemis avaient réussi à franchir les dernières lignes de défense de Ténédor et commençaient à entrer dans Heulwen, la capitale. Nous faisions notre possible pour les empêcher de nous contourner par l’est et l’ouest mais nous avions subi trop de pertes malgré l’aide que nous avait apportée nos voisins dourians et gwentyls et les ennemis, au contraire, semblaient toujours aussi nombreux et féroces.

Dans un dernier sursaut de défense, Dilwyn, le père de Guinhaël qui régnait à l’époque, lança le reste de ses cavaliers contre nos assaillants pendant que les fantassins et les archers tentaient de défendre nos arrières et de juguler les débordements ennemis sur les quartiers est et ouest. De mon côté, je me lançais contre les envahisseurs avec mon fidèle destrier Barravel et la troupe des cavaliers. Mon épée volait d’un ennemi à l’autre mais il semblait en venir toujours autant sur nous. Nous aurions continué de nous battre jusqu’à la mort s’il l’avait fallu.

Soudain, je le vis. Glyndwr, l’Elfe Noir, se tenait fièrement sur son cheval ténébreux. Ses cheveux couleur nuit étaient ceints par son magnifique diadème serti d’une pierre d’onyx tandis que des éclairs semblaient traverser ses yeux en furie au milieu de son visage à la peau sombre. Où qu’il passât, il ne semait que terreur et désolation autour de lui grâce au terrible pouvoir de la pierre noire. Personne n’y résistait, même les plus puissants mages ressortaient brisés par cette confrontation ; tous finissaient par succomber à la peur grandissante qui paralysait celui dont Glyndwr visait l’esprit.

Nous, les Elfes, qui nous étions toujours targués d’avoir l’esprit inébranlable ! Nous qui inspirions le respect et l’admiration des autres peuples par notre force spirituelle ! Nous n’étions plus que des marionnettes glacées d’effroi face à lui !

Soudain, Glyndwr s’avança vers le roi Dilwyn. Celui-ci, en le voyant s’avancer vers lui, blêmit d’effroi tandis qu’il sentait la terreur s’infiltrer dans les moindres recoins de son esprit sous le coup du pouvoir de l’onyx. Il put à peine réagir pour empêcher l’épée de Glyndwr de le transpercer en pleine poitrine.
« Non ! Mon roi ! » ne pus-je m’empêcher de crier en le voyant tomber de son cheval tandis qu’un froid glacial m’étreignait le cœur.

Puis voilà que fut mon tour, il s’élançait vers moi ! La panique commençait à me gagner moi aussi. Je bandis mon esprit pour ériger des barrières mentales aussi solides que possible et me redressai du mieux que je pus sur mon ami équidé. Ressurgit alors le souvenir oublié du regard chaleureux et de ces mots énigmatiques que m’avait adressés Idrielle, la reine des Ondins, en me tendant l’anneau d’améthyste gravée du symbole lunaire que je portais depuis d’innombrables années à mon auriculaire gauche :
« Que cet anneau te soutienne dans les moments de désespoir et te guide vers la lumière pour te permettre de triompher des ténèbres. Garde-le précieusement et aie toujours foi en ta force d’esprit. »

J’y jetai un coup d’œil et vis que la pierre irradiait doucement et me conférait une revigorante énergie. Je me raccrochai désespérement à celle-ci et me sentis aussitôt rasséréné tandis que je regardai avec calme l’ennemi avancer.
Je brandis mon épée et esquivai l’attaque foudroyante de Glyndwr sur la droite. Puis celui-ci contrattaqua aussitôt par un coup porté à la jambe. Je l’esquivai en faisant tourner ma monture et en profitai pour lancer un sort de lumière qui aveugla momentanément son cheval qui se cabra sous la surprise. Glyndwr tint bon les rênes mais dû lâcher son épée. Il sauta lestement de son cheval, peu incommodé par son armure légère forgée en sklériar, et récupéra son arme tombée à terre. Je descendis à mon tour.

Nous combattîmes avec acharnement alternant le combat à l’épée et le lancement de sorts mais, au bout d’un moment, je commençai à fatiguer et sentis de nouveau la peur s’insinuer en moi. Dans un effort désespéré, je tentai une dernière feinte en réponse à son coup de taille et, d’un revers de lame, je lui réussis à lui porter un coup à la tête. Son diadème vola et alla se fondre dans la multitude, perdu à jamais malgré les minutieuses recherches menées par la suite. Privé de sa couronne, Glyndwr marqua un temps d’arrêt quasi imperceptible dont je profitai pour lui porter un coup d’estoc en plein cœur. Il me regarda alors d’un œil interloqué puis s’effondra dans la boue environnante avant que son corps ne disparût dans une explosion de fumée noire.

J’entendis ensuite de nouveau les bruits de la bataille qui s’étaient atténués pendant notre duel. Je perçus un changement tangible dans l’air. Les Salam’andros commencèrent à se retirer malgré les injonctions de leur Prêtre, Diargarth. Ils semblaient soudain égarés et perdaient de la vigueur. Ils avaient dû percevoir la disparition de leur chef et ne sentaient plus sa volonté de fer les soutenir dans la bataille. Les Hommes du Nord, quant à eux, cessèrent immédiatement le combat et rendirent leurs armes tandis que les Salam’andros s’égaillaient confusément. Plus tard, nous interrogeâmes plusieurs Hommes du Nord et tous nous répondirent à peu près la même chose : ils ne se souvenaient plus comment ils étaient arrivés là, ni ce qu’ils y faisaient. Le mystère est toujours resté non résolu depuis.

Il s’en était fallu de peu que l’ennemi gagnât la bataille finale. Je remerciai alors en silence le don d’Idrielle et me promis de lui rendre hommage au plus vite. Glyndwr était enfin vaincu, les Salam’andros survivants retournèrent chez eux en Grywn et la paix allait pouvoir régner de nouveau sur notre monde. Et elle s’installa pendant deux cent cinquante ans jusqu’à aujourd’hui.

Une ombre obscurcit cependant mon cœur ces derniers temps car je ressens une menace imminente. J’espère me tromper. Cependant, gardez en mémoire cet événement important de notre histoire et conservez une oreille attentive au moindre murmure noir qui pourrait se faufiler depuis le Mazalon. Sur ces paroles de mise en garde, je vous souhaite une bonne nuit, chers amis, » dit Fiwezhenn avant de s’éclipser.

Melwyn voulut s’approcher pour obtenir de plus amples précisions sur cette bataille et notamment concernant l’extraordinaire façon dont il avait terrassé l’Ennemi mais le vieil Elfe s’était déjà enfoncé dans les profondeurs de la forêt. Il avait sûrement usé de son don de polymorphie pour se transformer en animal nocturne et rejoindre son repaire au Selwyn, sans laisser de trace.
*
En Hengar, la vie continua calmement son cours les cinq ans qui suivirent le centenaire de Maëlrhys jusqu’à ce qu’une maladie incurable ne commença à se répandre chez les Hommes. Les plus touchés furent d’abord les enfants et vieillards qui moururent en grand nombre sans qu’aucun remède ne fût trouvé. Seuls les adultes les plus robustes survécurent à cette épidémie. Les Elfes et les Nains en pâtirent également mais dans une moindre mesure : aucune mort ne fut à déplorer bien que les Nains malades souffrissent le martyre pendant plusieurs jours.

Dans le même temps, les Salam’andros revinrent à Tenvaldéria pour essayer de répandre leur nouvelles religion, le culte de Narbred, et endoctriner les peuples d’Hengar, ce qui accentua encore l’inquiétude générale. Les Hommes-feu se rendirent pourtant pacifiquement d’un bout à l’autre du continent mais, rapidement, ils rencontrèrent une hostilité certaine face à leur profession de foi car les Hengariens n’avaient pas oublié leur participation à la guerre de Ténédor. Les Salam’andros finirent par être refoulés systématiquement.

Des espions elfes furent alors envoyés à Tenvaldéria pour surveiller les allées et venues des Salam’andros. Ils racontèrent que l’air y était plus irritant et malsain que jamais et qu’ils avaient senti un malaise croissant à mesure qu’ils s’approchaient de la montagne, ce qui les avait empêchés de rester suffisamment longtemps sur place pour mener à bien leur mission d’observation.
De plus, certains espions étaient revenus très affectés et déstabilisés par le Mal indéfinissable qui régnait au Mazalon. Ainsi plus le temps passait, plus la tension était palpable et interférait avec la vie d’habitude paisible sur Hengar. Tout le monde se rappela alors l’avertissement de Fiwezhenn et appréhenda le retour de l’Elfe Noir même si cela leur semblait impossible : il avait été tué plus de trois cents ans auparavant. Comment cela se pourrait-il ?

Cependant, ce n’était pas dans la nature du Sage Elfe de proférer des avertissements sans fondement et son jugement était toujours pris au sérieux. En effet, il passait pour être le fils de Caerwyn, l’Esprit des Animaux. Les gens pensaient donc qu’il tenait un peu du don de prescience dont bénéficiaient toutes les divinités, comme son père. D’après la légende, sa mère avait rencontré l’Esprit au bord de la Sélune, lors d’un retour de l’école de magie de Sulgwenn. Il lui était apparu sous forme d’un majestueux cerf blanc. C’est lors de leur rencontre qu’avait été conçu Fiwezhenn. C’était un demi dieu en sorte ; il devait en savoir plus que la majorité des Hengariens.

Les semaines passèrent et toujours pas de nouvelles de Fiwezhenn. Où était-il ? Tous, à Heulwen, attendaient son retour pour qu’il réponde à leurs questions et apaise leur angoisse. Pendant ce temps, les Salam’andros fourbirent secrètement leurs armes à Tenvaldéria, sous le commandement de Glyndwr et de son ancien bras droit Diargarth, et se préparèrent à la guerre pendant de nombreux mois. Des renforts arrivèrent péniblement de Grywn en contournant la mer Vanora et furent hébergés dans les nombreuses galeries qui parcouraient le pied de la montagne où était située Tenvaldéria. Puis tous attendirent patiemment que l’offensive fut lancée.

« Modifié: 24 avril 2020 à 20:11:10 par Mélina Le Page »
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #26 le: 20 avril 2020 à 02:16:28 »
Coucou Mélina !
On ne doit plus lire le chapitre 4 en page 1, du coup ? :???:
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Re : Re : L'Elfe Noir
« Réponse #27 le: 20 avril 2020 à 15:56:09 »
Coucou Mélina !
On ne doit plus lire le chapitre 4 en page 1, du coup ? :???:
Coucou Moon !

Le chapitre 1 que tu as lu était une modification de mon récit initial. Je ne l'ai pas gardée, ça ne me plaisait pas ;  et j'ai préféré revenir à mon idée de base (chapitre 1 sans la scène de bataille).   :-[

Ce récit de la guerre de Ténédor se trouve donc maintenant en chapitre 4 racontée par Fiwezhenn... Et le chapitre 1 est un peu modifié.

 :coeur:


« Modifié: 20 avril 2020 à 16:03:49 par Mélina Le Page »
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #28 le: 20 avril 2020 à 16:05:19 »
Non mais je veux dire, il y a deux chapitres 4 maintenant, un en page 1 et l'autre en page 2, donc je ne sais pas lequel lire :D
À défaut, je dirais le dernier, car ça doit être le plus abouti. Mais je m'interroge sur pourquoi tu as gardé l'autre version, du coup :-[
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Re : L'Elfe Noir
« Réponse #29 le: 20 avril 2020 à 16:19:08 »
Oups! Je ne me souvenais plus l'avoir déjà posté...  :o
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