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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateurs: Aube, Ben.G, Claudius) » Aux confins des nuées

Auteur Sujet: Aux confins des nuées  (Lu 678 fois)

Hors ligne Georges Ioannitis

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #15 le: 31 mars 2020 à 19:42:05 »
Merci Claudius pour cette réponse. je crois que là, nous parlons de la même chose. Amitiés, Georges
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Hors ligne Angieblue

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #16 le: 31 mars 2020 à 19:44:05 »
Hello,
Je suis un peu ce débat sur la forme classique car ça m'intéresse.
Je me suis récemment documentée, et ce que j'ai lu c'est que des libertés ont été prises concernant les rimes pour l’œil  et l'alternance des rimes, mais pas concernant le compte des syllabes.
Par exemple, Ronsard n'a jamais promulgué une règle à suivre sur l'alternance des rimes. Cette exigence vient surtout de Malherbe, Boileau et le Parnasse. Idem pour les hiatus, certains passent tant que ça reste doux à l'oreille.
Angie

Hors ligne Georges Ioannitis

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #17 le: 31 mars 2020 à 23:54:31 »
Bonjour Angieblue.
Je crois que le ‘débat porte plus sur la comparaison « classique » « moderne » que sur telle ou telle ‘chipoterie’ dans les règles classiques. Je trouve assez révélateur de constater à quel point les ‘ultra orthodoxes’ (en voie de disparition fort heureusement) se chamaillent souvent sur des points insignifiants. Certains vont même jusqu’à corriger un micro détail sur un texte qu’ils jugeaient encore parfait la veille, parce qu'ils ont découvert dans une bible nouvelle une règle rigolote. Pour ma part j’ai étudié les classiques, mais je préfère Eluard, Aragon, Apollinaire Verlaine Rimbaud… à Malherbe, ou Corneille. Bien sûr on peut apprécier les deux écoles. Je crois que l'esprit de la poésie meurt dans ces débats, lorsqu'ils sont stériles. Merci pour ce passage, ... un p'tit mot sur le poème peut-être...? Georges

« Modifié: 01 avril 2020 à 07:25:17 par Georges Ioannitis »
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Hors ligne Angieblue

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #18 le: 01 avril 2020 à 11:58:03 »
Bonjour,

Pour moi, les poètes que tu cites sont des classiques.
Ces poètes ont beaucoup utilisé le vers régulier et respecté le compte des syllabes.
Ne pas le respecter c'est écrire en vers libre.

Je trouve ton poème très inspiré et céleste.
On y entend des influences de la poésie classique et le ton est très solennel.
Mais je trouve vraiment dommage qu'il y ait ces 2 vers de 13 syllabes qui entachent la perfection de ton poème, surtout que le reste est en alexandrin.
"Où des concerts mutiques ébranlent des soleils"
"…Dans les aubes nouvelles, attendant impatient"

Sinon, je ne suis pas fan de la construction des strophes 3 et 6 du fait qu'elles ne constituent pas une unité, mais qu'elles terminent une phrase commencée dans la strophe précédente.
Comme tu prônes le vers libre, pourquoi avoir construit ton poème en quatrains?
Angie

Hors ligne Georges Ioannitis

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #19 le: 01 avril 2020 à 13:40:20 »
Bonjour Angieblue.
Je parlais un peu plus haut du problème des échanges épistolaires… Bon… comment dire... Je crois qu’il y a de la friture sur la ligne, ou pour le moins une énorme méprise sur le sujet.
Il suffit de lire Eluard, Aragon, Apollinaire Verlaine Rimbaud,pour très vite s’apercevoir qu’ils n’ont rien, mais alors rien de classique. Encore une fois, on peut versifier comme on ne le faisait pas au 17e siècle. Par ailleurs se défaire les règles classiques de la versification n’implique pas que l’on écrive en vers libre !! Je m’aperçois que quelques auteurs (peu nombreux) du site confondent classicisme et poésie versifiée. L’erreur est entretenue par des ‘pinailleries’ parfois ubuesques, à mon goût.
Quant aux nombres de pieds je crois avoir montré très longuement, règle des ‘liaisons dangereuses’ à l’appui, de l’usage de la virgule, etc. que le compte est bon.( cf commentaire Barcarolle et Claudius).
Merci d’avoir donné ton impression sur l’essentiel pour moi, c’est-à-dire le fond, c’est-à-dire l’émotion que ce texte est censé susciter. Je ne ressens aucune influence classique dans ce poème, mais plutôt baudelairienne (le génie n’était pas un classique) ou vaguement symboliste. Il est inutile de revenir sur le prolongement du sujet d'une strophe à l'autre. Ronsard n'utilisait sans doute pas la technique d'autres auteurs un peu  plus frais, si.
Notre différence d’appréciation relève  d’une conception radicalement opposée de la poésie.
Merci pour cet échange Angieblue (j’aime beaucoup ce pseudo) cordialement, Georges.
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Hors ligne Angieblue

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #20 le: 01 avril 2020 à 14:20:51 »
Euuuh, relis "Les fleurs du mal" et tu verras que Baudelaire respecte à la lettre les règles de la prosodie classique. Il n'y a aucune imperfection! On a même les rimes pour l’œil et l'alternance des rimes. Mais bon, ça encore, des poètes classiques s'en sont détachés car ce qui compte le plus ce sont les sonorités.

Rimbaud, "Le bateau ivre" est aussi d'une incroyable perfection en ce qui concerne la prosodie.

La modernité des poètes dont tu parles c'est juste qu'ils ont expérimenté des nouveaux styles d'écriture au niveau du contenu ou de la forme, mais ils restent des poètes classiques soucieux des règles de la prosodie. Ils n'ont pas modernisé le compte des syllabes. ça, ça appartient au vers libre.

Voilà pour ce qui concerne le débat sur la forme.

Après, pour revenir à ton texte, je t'ai juste signalé que je trouve dommage les deux imperfections susmentionnées. Tu ne trouveras jamais chez Baudelaire ce genre de légèreté. Après, oui, ça ne change rien au sens de ton texte, mais la poésie, c'est aussi de la technique.
On t'a juste signalé cela car le reste de ton texte est en alexandrin. ça n'est pas comme si tout ton texte était en vers libres.

Et pour la petite histoire, moi aussi j'ai écrit des poèmes en rimes qui ne respectaient pas les règles classiques de la versification, et je me suis amusée à les qualifier de poèmes en vers semi-libres.
Angie

Hors ligne Georges Ioannitis

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Re : Aux confins des nuées
« Réponse #21 le: 01 avril 2020 à 15:19:24 »
Merci Angieblue. J'en reviens au dialogue de sourd évoqué plus haut. Je crois qu'il serait fastidieux et inutile de continuer cet échange. Cordialement, Georges
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