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01 juin 2020 à 17:01:49
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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'Atelier » Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »

Auteur Sujet: Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »  (Lu 3719 fois)

Hors ligne Loup-Taciturne

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Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« le: 13 novembre 2019 à 03:39:46 »
Qui déteste ce monde
se doit d'aimer
les fleurs de chardon

Masaoka Shiki


« Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain
 de jeu infini. Une facétie, révélée dans toute sa nudité cocasse. »



Piqué par les puces –
c'était donc vrai
ce rêve de sabre ?

Takarai Kikaku


« Le haïku n'oublie jamais la danse frémissante de la partie et du tout.
Œuvrant à un réenchantement généralisé, il remercie la vie, partout où
elle s'improvise – de commencement en commencement. Suggérant,
sollicitant – des vers luisants aux comètes, du grain de riz à la galaxie –
une solidarité universelle du vivant, malgré la mort, malgré la souffrance.
Il y a là, entre intuition et attention, un sentiment d'appartenance à la
totalité sensible. Une esthétique qui est toujours une éthique – une éthique
de l'amour ultime. »



Bonjour à toutes et à tous,

Un (re)gain d'intérêt pour le haïku en section poésie a précipité des discussions riches et animées à propos de ce genre poétique.
Sans entrer dans les débats, il s'agira ici de rassembler certaines contributions dans le but d'aider les lecteurs et les auteurs (francophones particulièrement) à mieux saisir, comprendre et interpréter l'art du haïku, ainsi qu'à en appréhender les règles, les orientations, les canons esthétiques et thématiques afin d'en cultiver l'esprit.

Nous nous proposons dans un premier temps de rassembler des matériaux bruts, des extraits de contributions des membres qui apportent des informations fiables et, nous l'espérons, éclairantes à ce sujet.
L'idée étant de faire de ce fil un lieu de compilation de références, de remarques et documentations quant à l'art du haïku, son apprentissage, sa pratique, sa forme et son esprit, pour établir une base théorique pour les auteurs mais également pour une meilleure compréhension des lecteurs et des curieux.

Ainsi, tout apport pertinent et documenté est le bienvenu.


A qui la poursuit
la luciole
offre sa lumière !

Ötomo Oemaru



          Les matériaux sont rangés en un semblant d'ordre thématique :

Principes et préceptes de base (résumé)
[close]
Une approche linguistique du haïku (du japonais au français)
[close]
« le haïku est un mode de vie, un style d'être, une approche sensuelle du monde »
[close]
Le haïku contemporain : «  L'illimité n'est jamais ailleurs que sous nos pieds »
[close]



Les cigales vont mourir –
Mais leur cri
n'en dit rien

Matsuo Bashô

          « Le sublime au ras de l'expérience » : florilège d'esquisses et définitions »
 
« L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
[close]
« Lieu d'une fraternité avec la saveur du monde »
[close]
« Art de l'ellipse et du bref / danse frémissante de la partie et du tout »
[close]
« Son humilité – sa compassion – fait toute sa force. »
[close]


Un complément sur la traduction en poésie
[close]


Liens utiles (à compléter) :


Bibliographie (à compléter) :

Atlan Corinne & Zéno Bianu (trad), 20014 Haïku, Anthologie du poème court japonais, Gallimard.

Atlan Corinne & Zéno Bianu (trad), 20014 Haïku du XXe siècle, Anthologie du poème court japonais
d'aujourd'hui
, Gallimard.

Chipot Dominique & Kemmoku Makoto (trad), Du rouge aux lèvre, Haïjin japonnaises (anthologie), La Table ronde (édition billingue).

Renondeau G. (trad), 2011 Anthologie de la poésie japonaise classique, Gallimard.


N'hésitez pas à enrichir ce fil quand vous tombez sur quelque chose, il est l'œuvre de tous !

*

Automne par tous les chemins –
derrière moi
quelqu'un vient

Yosa Buson
« Modifié: 13 novembre 2019 à 04:05:21 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
Ne reviendrai pas, même furtivement »

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #1 le: 13 novembre 2019 à 14:06:55 »

Tu as fait un boulot fantastique Loup, je n'en aurais pas été  capable et c'est une très belle démonstration de ce que peut être et transmettre le haïku.

Je lirai plus attentivement j'ai un peu survolé par manque de temps. Mais bravo !

À nous maintenant d'animer ce fil, de chercher à s'approcher le plus possible de cette éclosion spontanée d'une fleur de sens.

Merci.

 ;) ;)
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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #2 le: 02 décembre 2019 à 12:53:15 »
idem et comme tout le monde ici, je m'excuse d'un discours sur mes survols
idem que Claudius : je salue le travail et souhaite en savoir pluss !

je cherchais vos discussions haïkuesques pour apporter ma réflexion que tu as mieux synthétisé en titre que moi, et je tombe ici sur ton travail, c'est merveilleux il ne m'en faut pas pluss !

le sens encapsulé dans le haïku, tout son art dentellesque !

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #3 le: 10 décembre 2019 à 12:08:12 »
Avec plaisir Dot, merci à toi Claudius, et aux membres qui ont fait naitre cet engouement.


Pour relancer la discussion j'ai une question plutôt pratique à adresser aux chercheurs de haïku.

Quelle place joue l'expérience sensible dans votre écriture ? Quelle est la matière première de votre haïku ? Si je voulais paraitre polémique, je pourrais même demander : peut-on écrire un haïku avec seulement ce qu'on a dans la tête ?

Quelle méthode d'écriture utilisez-vous ? Comment retravaillez-vous vos haïku ? Quelle est la place du carnet dans ce type d'écriture.
D'après ce que j'ai lu et d'après l'expérience que je commence à en faire, l'utilisation du carnet est centrale. Qu'en pensez-vous ?


Pour proposer un début de réponse : j'ai l'impression que toute l'originalité d'un haïku, tout son intérêt, toute sa force provient d'une rencontre avec un élément extérieur fortuit, étonnant, détonnant, ou d'un contexte particulier, quelque chose qui forme tout à coup un tremplin inattendu pour la pensée vers le monde. Il me semble qu'il est très difficile de reproduire ce laboratoire à l'intérieur clos de l'esprit. Même s'il n'est sans doute pas impossible que l'imaginaire vagabond, que la mémoire, produisent des simulations et des stimulations de ce qu'on pourrait/aurait rencontrer sensiblement, dans un présent. Il n'y a plus le filtre de la perception, il y a celui, peut-être moins fiable encore, de la mémoire sélective, sorte archive vivante et malléable de perceptions.
C'est je crois pour cette raison que le carnet semble être un outil indispensable.

Si vous tenez un carnet, comment l'organisez-vous ?
Si vous n'en tenez pas, comment vous organisez-vous ?




 

« Modifié: 12 décembre 2019 à 16:32:00 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
Ne reviendrai pas, même furtivement »

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #4 le: 23 mars 2020 à 16:21:07 »
ahu '-'

je hais le carnet
petit gadget brouillon du je-travaille-pas-propre, il est très très très utile en temps de brouillon de la pensée, mais quand on s'en passe on est plus à papillonner sur des bribes à rectifier, corriger, compléter, amoindrir, agrandir, composer, bref, dénaturer quoi... c'est la culture du j'ai-rien-d'autre-c'est-la-misère-pour-penser, c'est l'entretien du j'ai-pas-le-temps-ni-les-moyens-de-réfléchir, c'est la mise en situation du je-sais-pas-ce-que-je-fous-là-et-c'est-pas-pratique-pour-écrire-sérieusement-donc-j'écris-pas-sérieusement, et le syndrome du je-m'en-fous-de-ce-qui-sort-j'ai-confiance-en-mon-retravail...

le haïku, je le prends très au sérieux
j'en fais peu, parce que trop en font
mais à chaque fois c'est l'éclosion

*pop* !

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #5 le: 23 mars 2020 à 23:41:48 »
Un carnet ça sert juste à noter des idées ou observations quand t'es "sur le terrain", et que t'as d'autres choses à faire, pour ne pas les oublier, Dot. Rien de plus. Rien de plus indispensable quand on écrit sur le réel, sur ce qui entoure sensiblement, sur ce qui est éphémère et s’évanouit très vite sans laisser de traces, dans le flot quotidien des petits événements.

Il n'y a rien de glorieux à ne rien retenir de la vie qu'on mène, surtout si on compte écrire sur la vie qu'on mène. Il n'y a rien de "sérieux" à s'empêcher de prendre des notes. Tous les gens qui puisent des données dans un "terrain" savent combien il est facile mais peu efficace de céder à la tentation de ne compter seulement que sur sa mémoire, de se dispenser de la corvée de carnet.
C'est que, le "flemmard", le dilettante, celui qui s'empêche ou manque de rigueur, celui qui "dénature" son sujet (pas son écriture, son sujet, car l'écriture est au service du sujet) par trop de confiance en ses souvenirs brumeux, par trop de confiance en son style inspiré de sa chaise, n'est-ce pas plutôt celui qui se fait croire à lui-même, puis à ses lecteurs, que sa mémoire suffit à faire de son écrit un témoignage de la "nature " des choses ?
Celui qui se rapproche du "naturalisme", n'est-ce pas celui qui, avec humilité, prend conscience de la faillibilité de son esprit, de manière fastidieuse,  enquête minutieusement, collecte des données sur son sujet, rapporte des faits et sensations afin de penser réellement son monde, sans rougir d'avoir eu à le rapporter.

Le carnet est un outil, ce n'est pas un procédé stylistique. Je ne sais pas si tu l'as saisi comme tel.

Tout ça nous éloigne un peu du sujet. Je me fiche un peu qu'untel ou unetelle utilise un carnet, mais tes jugements de valeur à l'emporte pièce sur cet outil ne me semblent pas apporter quoi que ce soit à la discussion.
De toute évidence tu n'utilises pas le carnet, pour le "haïr" par procès d'intention.
Pour éclairer un minimum tes propos il faudrait montrer le lien entre "réfléchir", "penser", "être sérieux" etc et le fait d'utiliser ou non un carnet...

Ma proposition était celle-ci je rappelle :
Citer
Si vous tenez un carnet, comment l'organisez-vous ?
Si vous n'en tenez pas, comment vous organisez-vous ?
(ce n'était pas : "Si vous ne tenez pas de carnet, convainquez-nous que c'est mal ou stupide de tenir un carnet.")


« Modifié: 23 mars 2020 à 23:46:27 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
Ne reviendrai pas, même furtivement »

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #6 le: 24 mars 2020 à 07:07:17 »
oui pardon,
j'ai été piqué par cette croyance occidentale un peu ambivalente, sur la supériorité de l'esprit à coût de béquilles d'infirmes...
je me souviens mes cours de kung-fu (tienstiens), je vais pas détailler le pourquoi je me suis retrouvé en petit comité avec les moines de Shaolin pour des sessions d'ntrainemnt, mais je me rappelle que face à nous les petits blancs appliqués à recopier recopier recopier, bin autant les moines que notre prof se désespéraient d'avoir à reprendre et reprendre et reprendre, et répéter et répéter et répéter vingt mille fois les mêmes enchainements, alors que dans leur milieu y'a pas besoin, tu montres une fois et le petit bridé, il a compris... tout ça pour dire qu'entrainer l'absence de mémoire, c'est aussi un risque du carnet, qu'on a tendance à valoriser en occident parce que c'est notre mode, mais au final on s'atrophie bien quelque chose à tout confort, même de travail...

il est vrai que mes haïkus sans "carnet ultra-précis de trajectoires pseudo-constructives" sont spontanés et manquent peut-^tre de profondeur consciente, et ceci je leur reprocherais volontiers si ce n'était pas à l'opposé de ce que je me figure du haïku dans sa pureté vaporeuse et aphorismique

néanmoins mon coup de gueule était exagéré j'en conviens, et trop personnellement impliqué... donc voilà, après, j'ai contourné en répondant à la question : "pourquoi pas de carnet ?"

maintenant : "comment sans carnet"
bin heu, à vrai dire, je n'octroie à ma méthode que la plupart des symptomes du syndrome haïku, merci madame-prof-de-français : syllabes ; lignes ; évocation du temps ; évocation de la nature ; propos aphorismique... donc bin je me pose, généralmnt suite à la lecture de haïkus que j'ai envie de faire mieux, pis bin je cherche du synchronix à créer à partir... et là je sors de tout haïku : à partir de mes mots, de mes sens, mes images, mes vécus... je plonge dans ma culture et puis voilà... attends, vais essayer d'un composer un là au réveil, et de détailler comment je l'ai fait :


- le mot qui m'est venu est 'rail', mais trop techno pour me faire penser à la sagesse, même si je rajoute moderne et poursuit sur le sens de la vie... vite, un autre...
- 'escargot'... humm, je vais brasser de la spirale, de la lenteur, de la mousse forestière en gros plan grâce à Microcosmos... moui, allez (bon tout ceci me prends des plombes à écrire, là en trente secondes j'aurais fini mon haïku... il sera dénaturé par rallongement dû au retranscrit de l'exp... à voir)
- là avec ces images, je prends aucun mot particulier, juste je brasse le tout pour avoir une pensée un peu bancale, c'est ce qui fait l'étonnement...
- 'univers' ...
- 'fond diffus de mes forêts' première ligne, allez, je valide, c'est pas toujours ligne par ligne mais en l'occurrence...
non, je rature intérieurement, je veux le petit escargot qui grimpe la montagne (et je pense à werber et sa théorie du 3pas en avant 2pas en arrière)
"plus... et plus..." envie de mettre une notion de vertu, genre 'plus la montagne est haute, plus l'escargot est petit', mais mieux...

"sur un pic, une spirale :
la coquille abyssale
se retire pour le soir"

heu bin voilà, encore dénaturé après les notes qui l'ambitionnaient, je n'en suis qu'à moitié fier car il est éclaté sur le sol pour en piger l'ingénierie, mais au moins : voici comment j'en ai fait en pendant compte rendu du truc


sinon, je te rejoins qmm sur l'utilité de la prise de note, évidemment, rien n'aurait pu se construire sans cette forme de l'incarnation de la pensée, je ne voulais pas en venir à de tels extrêmes, Loup ! mais juste je m'adressais aux psycho-rigides du carnet qui n'ont jamais rien de finalisé...

heu... pis pareil, j'arrive toujorus pas à rendre compte du fait que j'ai beau maugréer, ce sujet est super cool !
bien à toi

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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #7 le: 24 mars 2020 à 14:16:44 »
 - Mais tu brodes un haïku juste à partir d'un mot-pensée / mot pensé ? C'est même pas un souvenir sensible ?
Ok, c'est tout à fait respectable, mais du coup je comprends bien pourquoi le carnet t'es inutile, si tu ne recherche pas à rendre compte d'une expérience sensible qu'il faut soit consigner directement sur le vif dans un carnet ou dans sa mémoire, ou rechercher comme souvenir (présupposé du sensible auquel je tenais, concernant le haïku).

- Pour le carnet, tes accusations d'ethnocentrisme sont intéressantes mais Bashô utilisait un carnet... De la à dire que Bashô était un occidental il y a une révolution que je n'accomplirai pas (par ailleurs c'est mal me connaitre).

Citer
je m'adressais aux psycho-rigides du carnet qui n'ont jamais rien de finalisé...
Ils ont déjà ça pour eux... (moi je les admire plutôt)
« Modifié: 24 mars 2020 à 14:18:56 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
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Re : Haïku : « L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. »
« Réponse #8 le: 24 mars 2020 à 14:34:00 »
je sais pas trop comment répondre à cause de nos emphases partagées ^.^'

mon escargot sur la montagne, oui, je l'ai d'abord souvenu depuis le film Microcosmos que j'ai vu avec mes yeux sensibles
j'ai déjà vu des escargots, aussi étonnant qu'un être civilisé puisse en démontrer
donc bin tu comprends pas, puisque c'est des présupposés, ptetr valides selon toi, mais apparemment pas très vrais...

pis bin c'pas parce que moi DQ l'occidental n'use pas de carnet que tous les occidentaux ne font pas de moi l'exception, il en va de même pour n'importe quel Bashô, même s'ils étaient majoritaires... et s'ils ne le sont pas, à quoi sert ton intervention à part me confirmer que j'ai raison ?

mais encore une fois, je n'incite personne à tyranniser les carnets comme je le fais, mais alors c'est marrant parce que quand je parle en généralités on me conseille de donner mon avis, pis quand je le donne...

anybref, j'ai apporté ma contribution, now je te suis dans le flood, pis je serai là aussi si on reparle sérieusement...
hmm, j'ai écrit ça et je le laisse malgré que je regrette :
je connais pas Bashô, je connais rien au haïku et pour être honnête ce n'est pas dans mes méthodes de faire référence forcément à un souvenir sensible, ce que je fais malgré tout parce que j'articule les distinctions binaires telles que sensible/intelligible plutôt que les scléroser...

heu bref, tout ceci un peu tendu à causes d'autres histoires qui ne relèvent pas du sujet mais qui m'impactent malgré tout en tant qu'être libre de ses émotions : heu...

je respecte les gens-brouillons, mais pour les avoir admiré et même un peu copié, je sais qu'une finalité a beau être admirable lorsqu'elle n'est pas atteinte, elle génère qmm souvent de la frustration, mais ça ça relève de la perception de chacun à fair ce qu'il a envie, et ceux qui veulent rien de finalisé, je les comprends mais dans une autre mesure, je crois... pis ceux qui veulent les admirer, ça leur fera une maigre compensation

 


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