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07 avril 2020 à 15:41:01

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Auteur Sujet: Epiphania (Ludovic Debeurme)  (Lu 1054 fois)

Hors ligne Ben.G

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Epiphania (Ludovic Debeurme)
« le: 31 mai 2019 à 00:31:05 »
Bon, j'aime les BDs chelous, alors forcément, je vais parler de BDs chelous, et re-forcément, quand j'ai vu cet album, me suis dit "c'est pour moi".







Epiphania raconte le jour étrange où, aux quatre coins du monde, d'étrange boules noires sont apparues dans les jardins des gens.
Plusieurs événements se sont passés ce jour là, mais on ne connait pas la cause exacte de leur arrivée

On va découvrir qu'en réalité, ces boules sont des crânes d'enfants, qui poussent dans le sol. Si on les retire trop tôt, ils meurent carbonisés par l'air, alors il faut attendre que les yeux, la bouche et la tête sorte, qu'ils crient.

Epiphania raconte l'histoire d'un homme qui va adopter un de ces "enfants" (je passe deux trois trucs sur le background de son histoire, qui se trouve être super intéressant pour la construction émotionnelle de l'histoire, les relations, le deuil et l'éducation)

Parce oui, finalement l'humanité a décidé de ne pas les tuer, ces enfants présentent des caractéristiques animales et grandissent à peu près trois fois plus vite que les enfants humains.

On les appelle les Epiphanians.




Le dessin est super particulier, proche du cartoon ou du comic très home made hors des canons classiques. Et que certaines attentions de dessins parfois plus travaillés sur du très basique produisent aussi cet effet d'étrangeté global dans lequel la bd baigne

Le propos de la BD traite : de l'écologie, du racisme, de la place de la jeunesse dans une société (de la place d'une jeunesse rejetée dans une société) des rapports de force avec l'ordre et de la rebellion, du lien familial et de l'adoption, de la maturité d'une société
Et
bref, j'ai pas encore lu le deuxième tome (deux tomes sortis), mais j'ai beaucoup aimé (parce que c'est étrange et plein de sens)
« Modifié: 31 mai 2019 à 00:36:23 par Ben.G »
«J'aurais beau me crever au travail, porter des chevaux sur les épaules, faire tourner des meules et des moulins, de toute façon, je ne serai jamais un travailleur. Mon travail, quelque forme qu'il puisse prendre, il n'est perçu que comme pure caprice, espièglerie, hasard.»
- Ossip Mandelstam

 


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