Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

29 janvier 2020 à 19:39:03

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Aventures au long cours » Procès Durable [journal de bord - IV]

Auteur Sujet: Procès Durable [journal de bord - IV]  (Lu 16791 fois)

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  • Calame Supersonique
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Re : Procès Durable [journal de bord - thêta]
« Réponse #30 le: 27 octobre 2019 à 18:53:40 »
à tout casser
On s'en va tant guerre qui croît en nos coeurs, nos rancoeurs, non, sang va à la pompe à essence, nos pulsations, non, on, s'en va-t-on ? On s'en va tout casser, pour raser, ce qui fit ce que fut, ce que nos futs vont renverser, le flux, de nos pensées, parce que ce qui se fait de sensé, n'est pas encore à entasser devant ou derrière un store de stand, qu'entende, nos discordes, qui distordent, l'entendement, nous sommes sans discernement lorsque s'aveuglent, les remugles, des pourfendeurs du miscel, ami, scelle, ce qui fait le ciel de ces fiels fêlés ces pieds levés contre tout membre à couper, les voleurs, les tranchés, les trancheurs, tous ces contre-carreurs ces arrondisseurs, ces approximés, ces diffractés de la réalité, on s'en va tout casser.

Alors on y est... et puis voilà.

On s'en est allés. Tant est que la guerre fut à passer, on s'en est lassés, lassée fut-elle-même, de ce qui fit trépasser, au nom des idéels, les regrets éternels, ceux qui firent que nos âmes, nos passées, comptent pour nous comme autant de moi à détraquer, pour que figure la réalité de nos nous concaténés. On a tout cassé mais pourquoi...

la Joconde a pleuré
Délibérément une larme,
Livrée honnêtement, sans les armes,
Instituée alors de ces plus beaux charmes,
Aurait transpercé le coeur de ceux qui dorment.

Tue le temps le sens tu ?
Ces secondes déjà passées, révolues.
La Joconde va trépasser, c'est reconnu.
Plus le temps de tergiverser là où il plut.

bieu
Bondidieu j'amimerais quelquel signe demain, un peu agité du feuillet, autour de spirales à carnet, j'amimerais, vraiment, que ça me fasse du bien, pour ce que je tracasse de rien, ce n'est rien, mais jamais vain le train-train d'un potala-portoloin, quelle cale que ce calcul de kills à coller de quelconques élucubrations, évacuation d'écuelle à teckel, lequel, serait tel que bondidieu...

Brouillondidieu je griffonne quelque téléphone, bouton teurned onne, ce qui se téléscope interpelle, en bas de l'immeuble je m'appelle, je réponds depuis la fenêtre vas-y monte j'interprête et je dégringole jusqu'en haut, à la pelle les monte-marches, charmontées effrontées, je charge les charbons, au trône loco-motivé, n'est-ce pas ? Tord-gnôle, syncope, brouillondidieu...

Barondidieu je lord onne je l'exige cette exégèse, je la vise de prothèse à mises de mes arpèges, mes partitions, mes synésthèses à métaformol dosé fortement, mets-ta-langue là où je peux l'électriser, un cortège des surprisés offusquée la peau plus là, plus lasse, plus l'asticot se tortille de vertige, plus je digère la synthèse de mes cumulosphères, barondidieu...

Ballondidieu je gonfle à éclater les ronflements des racletés.
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"Et c'est justement ce que Siddhartha a appris chez les Samanas et ce que les sots appellent un charme, qu'ils attribuent à l'oeuvre des démons" - p.74

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Re : Procès Durable [journal de bord - TEMPUS IMMOVILIS]
« Réponse #31 le: 02 novembre 2019 à 21:23:48 »
Jour Veine

Je vais commencer par mon propre début, celui d'une histoire incongrue où le monde des... non. Je commence mal. Il n'y a qu'un monde. Le notre. Mais il y a les aveugles, et il y a les autres.
Mon nom n'est ni vulgaire ni populaire, il est milieu, centre, neutre. Nive. Je suis orphelin depuis mes heures heureuses, et rien ne saurait rendre compte de la quête hasardeuse qui me mena sur la piste de la langue du vent. A la fois tout était tracé, et autant j'étais dans ce passé aveugle. On ne voit l'avenir que lorsque il advient, et l'horizon de son instant s'appelle le moment. Entrer dans le monde du... non. Il n'y a qu'un monde, mais des parenthèses de la réalité font que les phrases sont parfois intégrantes d'autres imbriquées. Et le monde des p... non. La dimension parenthèse, dirons-nous peut-être, la fractale, est ce concept qui distingue les aveugles des autres. En chacun de nous.
Je suis rentré dans une parenthèse par l'effet de ma volonté, mais c'est par le destin lui-même que celle-ci s'est ouverte. C'était un soir d'été.
Je repensais à quelque feuille morte à venir, et alors dans l'entrebaillement d'une porte, des gonds se mirent à gémir, un grincement de gésier, comme si les poulets allaient m'attraper pour un délit frauduleux qu'on m'aurait inventé. Une piscine, un palmier. Toujours quelque décor à ne pas se rappeler, pourquoi, parce que ces atomes sont tous les mêmes, et... non. Qu'est-ce que cette faille ?
Une réalité alternative ? Quelque trou béant vers un autre derrière ? Qui, d'illusion, m'apparait alors que je flemme, tranquillement, inattentif quoique pas totalement. Et oisif, tellement, que je n'y puis plus rien d'observer seulement, ce qui s'appelle une parenthèse dans la langue du vent.
J'entends alors une aura, qui me ceint d'une auréole, ceinture à quelque bastingage de navire, je somnole et hallucine, et alors, la parenthèse se fait plus nette.
Couper une phrase pour la préciser n'est pas aisé. Mais la réalité se permet se défi, dans le monde austère des av... non. Je ne sais plus ce que raconte la langue du vent. Aujourd'hui ce début, ce commencement, c'est quelque chose de terriblement autrement. Oui. Je poursuis, alors, et je ferme les yeux.
La voix s'intensifie mais ne se distingue. Elle est aussi floue qu'omniprésente. Et rien du tout d'autre ne m'entre dans les tympans.
Mes hypnotismes régurgitent quelque bonjour. Un terrible loup piquant vient réguler d'aviation, et je me sens comme dans un cocon. Quelle est cette iraison ?
La langue du vent, que personne ne voit mais que tout le monde entend. Alors, ce soir, ou cet été d'automne, ou encore... quelque organisation chaotique de ma mémoire, je poursuis quelque miroir : une parenthèse.
Lorsqu'elle s'ouvre, c'est pour qu'on y passe.
Et me levant en stase, j'enjambe.
L'autre côté semble d'une réalité alternative. Elle est concave. Je me fais attaquer par des renards alors que la brèche se referme me laissant dans le noir, et un ange rouge vient décider qu'un éclairoir ferait du tapage dans le cirque de quelque déboire à mon esprit perdu dans une phrase hostile, canidée, mais doucereuse d'agressivité. Rien d'autre qu'un néant, et bientôt les renards et l'ange se sont vus translucidés, et je reste seul au milieu d'un rond de fumée. Un halo. Une aura.
Que diable se produit-il ?
Des canillons, ces canards de vanille, à peine sortis de l'oeuf, viennent piailler pour réclamer une parenthèse.
Et celle-ci s'ouvre, éclatante dans le noir, sous mon céant qui me laisse choire.
Non.
J'atterris en piscine.
Thermocution.
Surprise.
Stupéfiction.
Je ne suis où suis-je ?
D'un côté l'illusion. Où est cette parenthèse ? Je la discerne encore, ou bien...? Non, je ne sais mais oui, je poursuis et c'est pour ce qui suit que je ne saurais pourquoi je suis ou ne suis :
Un autre jour, une autre météo, un autre tour de géo et d'hélio, tandis que la lune brille de son blafard original. La lune. Et le scandale d'une thune tombale.
Mais non.
Alors demain sera ce train de dalle, immobile et carré, ancré au milieu de la liberté d'être tout ce qu'on veut. La parenthèse se ferme, je ne sais ce qui est.
Et pourtant je m'invente un personnage. Au chapeau de taupe. Au lunettes de noir. Foular obscurité, manteau, gants, bottes, tout jusqu'aux petits quoi que non. Un sourire scintillé.
Il vient sur son nuage, et il me parle sans prononcer, sans murmurer, sans souffler. Il feule intérieurement, et je vibre à son entendement. L'iraison me frappe, la déliraison, la fractale. Je me remémorre la piscine, mais...
Les mots sont trop absents, je voudrais leur prendre quelque moment et non, non non. Ils ne sont.
Je m'endors, je me réveille.
Un lézard pas mort.
Une panne de sommeil.
Je poissonne les remords.
Et songe sans pareil.
L'image d'une saveur.
Sauvage de l'humeur.
J'aime de aimerveille.
Et non.
Je fuite.
Une parenthèse de ce personnage et lorsque je suis endormi il est dans la fractale, alors nous sommes et ils... non. Je ne suis ce fil, je ne suis que trop con, pour ce qui s'ensuit ou non,  je ne peux ni tout dire ni tout omettre. Alors...
- Nive.
Il m'appelle par mon prénom, et je ne sais alors qui je suis en dehors de ce qui se prononce ainsi.
- Il claque des doigts.
Et je claque des doigts pour me réveiller en sueur ! Il est toujours là, imbriqué dans les mailles de la parenthèse, au pied de la nuit, mon lit en mal équin, à traiter à coup de doses chevalines.
- Les dents.
Je claque, j'ai froid. Je me suis endormi dans mon bain. Il est toujour là, sur le bord de l'océan blanc, carrelant mon rêve omniscient.
- Horrible, n'est-il ?
Et là rien ne bouge.
Les renards ont disparus encore.
Il est là et il me fixe, le médecin misanthrope, de peste et d'opprobre, il cape sa veste et son masque comme je reste dans le cap de mon navire terrestre en baignoire supmersible.
- Je rêve ? Demandé-je.
Il raconte, il me dit ce que je dois penser pendant que je ne peux pas penser. L'interloquement de ma raison alors que je piscine, que je lézarde.
Ils... non. Eux ? Ces atomes autour de moi ? Certains s'assemblent. Certains me ressemblent. Qu'en est-il de la langue du v...
Non.
Ils... seraient de cet autre monde... non. Je ne suis pas toujours ce qui vise la fronde. Mais arme contre larme, les vents soufflent et sèche ce que le feu ne flamèche...
Bon.
Et alors ? La parenthèse s'ouvre que je piscine d'après-sieste ou de pendant, je ne sieste et je ne sais, puisqu'hallucinant tout-à-fait, je ne puis distinguer que ce monisme pertinement moi. D'univers unique.
- Ouvre les yeux et regarde mon masque, dans ta baignoire alors que piscine. Claque.
Mes doigts humides ne résonnent pas. Mais je suis à nouveau Amniotique, mais pudique car révélé. Devant ce clinique outrepassé de sombre romance, d'instinct meurtrier.
- Tu es piscine.
Et il a disparu de la parenthèse qui s'est fermée je suis là. Chaise longue, short de bain, lunettes, mais est-on en automne lorsque les feuilles mortent.
Ici elles vivent, vertes.
Et demain jamais.
Alors pourquoi expliquer que non, à nouveau dans le même temps, une autre parenthèse s'est... non. Ils... non... ce monde... m'appartient.
J'achète, je valide, je commande je renseigne et signe, saigne, pour recevoir ce plat tôt titubé.
Bon. La parenthèse alors, ce médecin de peste ? Lorsque celle-çouvre, je suis toujours à demi dans la précédante, et je renarde, je canille...
Cette fois pourtant, un autre rêve au même moment. Derrière un miroir quelque rue salie, quelque rieur salut par un passeur de rue, un rameur du fleuve des piétons englués dans leurs melons, leurs souliers, leurs caméléons de société. Moi ? Non... Ils sont ce que ce monde appelle l'humanité, et je sais que la parenthèse les a oubliés. Puisqu'eux-même, pour quelque graine à semer... n'auraient pas fait que tressauter.
Et alors ?
Eh bien je piscine, toujours, un instant même ; même pas une seconde. Puisque le temps est éclaté dans ma propre perception. Je crois ou j'ai construit.
Un renard de feu, un regard d'acier, mais aussi des tourtereux, tout heureux, et alors, je ne peux leur donner tort. Quand aux eux, c'est toujours cet or, cet entre-mieux, ce douloureux effort, mais collement mieux quand on y meurt de mort.
La parenthèse s'éponge comme un trou dans la matière, un manquement même à l'idée d'air, puisque de vide on en verrait pas l'aire, ce qui distingue une surface, mais en volume on parle efficace, d'une plume pas trop gluasse, mais oui...
Ils... non. Le monde... non. Ce truc de tout qui me ceint. Est une parenthèse. Mais arrêtons de rire cinq minutes et administrons la mesure d'une quelconque timologie à notre délire.
Car il en est.
Si la piste s'amoindrit la parenthèse faiblit. Un instant où je cligne des yeux derrières des lunettes de sieste. Un soleil radieux, quelque vacance digeste.
C'est alors qu'un mille-patte vient onduler des griffes alors que je ne l'ai pas vu. Je le sens sans le savoir, et m'endors alors que rien n'éveille. Un instant. Une photo. Un cliché. Un truc figé. Moi. Sans temps. Avec ce mille-patte hors de ma capacité à le percevoir.
S'ensuivent des papillons et des gateaux. Mais rien que de ces idéaux ne peuvent contre la parenthèse, qui s'ouvre et masque la vue d'un médecin aux lunettes sombres.
Un ange.
Passe.
Alors je me lève ou j'en rêve, et je saute dans la piscine pour ne plus avoir à le faire.
Ouf ! Mes lunettes n'ont rien elles non plus.
Mais pourquoi la fractale s'ouvre-t-elle également ?
Parce que fougère.
Bon.
Et les images, ça compte ? La prose de la parenthèse, en phrase de synthèse si animale qu'elle surpasserait le naturel de l'humain ? Les métaphores imperceptibles que nous n'irons jamais creuser. Parce que.
Un sommeil de prompt. Intantané. Un clignement de cil.
Un oiseau en piqué, qui s'endors le temps d'un battement d'aile. La météo pluvieuse.
Non ce n'est pas l'été. Et pourtant cet instant que je suis. Maintenant. Au bord de cette piscine dans laquelle je vais me jeter, je ne suis personne.
Une poursuite de demain, de tout de suite, de après, de cette éternité à revivre encore ou pourquoi.
Mais.
Le médecin est là.
- Réveille-toi.
Alors j'ôte mes lunettes et brule mes yeux.
- Tu parleras lorsque tu t'en sentiras le droit.
Je sais.
Pop.
J'ôte mes lunettes et brule mes yeux.
Mais.
Pop.
Je dors encore et je me jette dans la piscine, presque sans effort mais surtout pas tout seul puisque...
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Re : Procès Durable [Indice carbone]
« Réponse #32 le: 08 décembre 2019 à 11:03:52 »
Indice Carbone
Nous étions libres.
Le chaos nous a organisés.

TOURBE : qu'en est-il de nous ?
CHARBON : nous croïssons...
ANTHRACITE : et plus !

DIAMANT : monumental affect de nos idioties, le plus rien du néant n'est aussi construit que le tout de la mort, et pour que survive la structure, nous avons dû statufier...

DISQUE : un art abonné, rayé fulminé, qu'on aura bientôt retrouvé dans quelque tombeau des linceuls, au silence des accompagnés, au panier pour un piano piétiné, couché tout laid comme aux dames... Des dominos qui dandinent, tortillent et farandolent, à la suite ces briques s'arrondissent...

DORT : la conscience de mes mots, la relevance de mes idéaux en effervescence de mon ego, tout ceci n'est plus, lorsque prévaut le flux contre un médiocre sommeil, qui m'enferme me cimente, je ne poursuis alors qu'une pente à l'abysse insondable, mais que je sais trop obscur pour me fournir la lumière, donc : nous nous sommes endormis pour des paroles vibratoires, nous les roches sédimentaiers de vos occupatoires...

RÊVE :
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Re : Procès Durable [Iufnde-virgule]
« Réponse #33 le: 11 décembre 2019 à 04:56:58 »
Iufnde-virgule
- TEMPS : 240 !
Nous grimpons, nous escaladons, dégringolons et virevoltons dans l'espace de la cathédrale en trois dimensions, infinies par leurs proportions qui nous renvoient d'écho à notre propre construction, et nous rebondissons, insérons, consolidons...

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Re : Procès Durable [GOMMETTES]
« Réponse #34 le: 12 décembre 2019 à 21:06:09 »
"Une norme tire sons sens,
sa fonction et sa valeur
du fait de l’existence en dehors d’elle
de ce qui ne répond pas à l’exigence qu’elle sert."
- Georges Canguilhem

"From north to south
The warlords are coming
They show no fears
From east to west
People start running
They are shedding tears"

- Atrocity


"mercy, mercy, mercy..."
- Canonball Aderley

"Le roi n'a pas sommeil
Car il a peur la nuit
A cause des perce-oreilles
Et des chauve-souris"

- Paul Grimaud


"La Matrice est universelle. Elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence, quand tu pars au travail, quand tu vas à l’église, ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité."
- Wachowsky

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- Odilon Redon
« Modifié: 29 décembre 2019 à 04:43:11 par Dot Quote »
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Tout-seuls (procès durable)
« Réponse #35 le: 01 janvier 2020 à 17:24:48 »
Tout-seuls
Ils sont tous là : les Tout-seuls.
Immobiles ils zombient. Debout ils tombent. Leur approche est mortuaire. C'est-à-dire qu'ils ne seraient ni plus heureux ni plus vivants, ni plus envieux ou mourants que s'ils avaient été plus vieux, ou d'avant, d'un autre temps où leurs âmes n'avaient pas encore eu la liberté de choir depuis cette immonde inspection des ténèbres...
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Domestication = Assimilation ?
« Réponse #36 le: 15 janvier 2020 à 16:12:34 »
Domestication = Assimilation ?
Ouais alors je me disais un truc mais en fait comme je me le disais je pouvais pas l'écrire, alors j'ai écrit ce que je disais, mais je le disais pas vraiment, je le pensais juste... D'où que :
Heu bin juste deux mots à rapprocher, tout bonnement. Domestication, Assimilation. Une forme générale de cet agglomérations des entités en présent manque d'un on-ne-sait quoi peut-être pathologiquement planétaire, non ? Genre... Quelque chose qui fait que le chien veut bien aller chercher le bâton pour que l'humain se tape le crâne avec, sous le regard du chat qui a compris que c'est la souris qu'il faut manger, pas les croquettes. Un truc étrange t'sais, qui fait que quand tu nourris un peu trop le canard, après il te suit partout. Ce même truc qui fait que les éléphants pleurent, et que les crocodiles aussi. C'est vraiment bizarre, parce que moi je me dis personne le ressent ce truc. Les animaux je sais pas, mais l'humain, il a un truc en plus, en dessous du zéro.
Genre qu'est-ce que t'as besoin de nourrir un poisson rouge quand t'es tout seul dans ton appartement cloisonné au milieu de tes congénères, humain ? Tu crois il se plait dans son bocal ton poisson ? Tu crois l'amour que tu t'imagines de lui, c'est un truc qui coûte rien à personne et qui te fait du bien pour la magie que tu t'es ôté en polluant le mers ? Humain ? Je te parle gros tas, tu fais quoi de ton amour ? Tu le chies à la gueule de ton patron et de tes subordonnés ? Tes collègues pour changer le monde ? Tu le fais à ton conjoint si il est assez consentant ? Tes enfants plus que tout pour que peut-être ils aient un avenir affectif, eux ? Tes potes, c'est juste pour rire, en fait, y'a rien d'autre que le brassage social de ton bien-être ? Quel bien-être, dis moi l'humain ? Celui d'avoir besoin d'un poisson rouge pour combler quoi ? Si c'est pas ton manque affectif, c'est peut-être pour briller d'exotisme ? D'écologisme ? Lol, l'humain. Ou peut-être est-ce pour ce poisson rouge, oui c'est altruiste, tu le sauves des océans hein ? Nan en vrai prends un rat, c'est mieux. Tu peux le câliner, je sais que tu t'en fous mais c'est important l'affection, alors prends un rat. Ou un chat. Ou un chien, c'est hyper-loyal... La loi. Lol.
La loi de la nature je vais te dire honnêtement maintenant que j'ai fini de pleurir... La loi de la nature c'est celle que tu soutiens, mon ami humain. Celle qui dit que tu es de trop et que tu vas t'éteindre pour tes conneries. C'est celle qui dit que le maître est l'esclave, et que tu est là où la tête se décide.
Alors tranche.
Pour une fois.
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Re : Procès Durable [journal de bord - IV]
« Réponse #37 le: 15 janvier 2020 à 16:27:19 »
L'homme est un animal qui éprouve du désir et le désir est un pouvoir, le pouvoir que l'on exerce au travers de soi-même ou des autres. L'animal sans désir, le robot sans désir ne sont pour le moment pas dans la course mais ils attendent bien sagement dans la clairière, à l'affût du mauvais geste qui perdra l'homme.
Cependant, en tant qu'animal tout-puissant( il profitera de la mort de Dieu ) son désir ne sera jamais vaincu car en s'emportant il emportera toute la matière vivante avec lui.
L'homme est sans limites, c'est une qualité qui sait-on jamais ( mais je n'y crois pas une seule seconde) se transformer en faiblesse. Il faudrait qu'il perde tous ses acquis. Evidemment, son désir en premier.
Un imbécile ne s'ennuie jamais il se contemple
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Re : Procès Durable [journal de bord - IV]
« Réponse #38 le: 15 janvier 2020 à 16:29:28 »
oh mais que d'espoir...
je ne saurais être aussi optimiste...
alors vas, Humain !
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Re : Re : Procès Durable [GOMMETTES]
« Réponse #39 le: 15 janvier 2020 à 16:30:50 »


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- Odilon Redon

Tiens, tiens, j'aime beaucoup cet artiste. Il a beaucoup collaboré avec Huysmans .
Il porte comme une thématique récurrente l'image de la tête coupée, du regard, de l'oeil. Issu de l'école symboliste.
Canguilhem, je ne connais que de nom.
« Modifié: 15 janvier 2020 à 16:47:08 par Marcel Dorcel »
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Re : Procès Durable [journal de bord - IV]
« Réponse #40 le: 15 janvier 2020 à 16:32:06 »
je connais pas assez et pourtant il m'intrigue !
Canguilhem aussi !
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