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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » déraciné

Auteur Sujet: déraciné  (Lu 2118 fois)

Hors ligne camdailclot

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déraciné
« le: 15 Octobre 2008 à 08:10:13 »
Déracinés 17500


   Des arbres... Comme si nous n'étions que des arbres ?
Sans doute la métaphore la plus facile pour parler des êtres humains arrachés à leur terre natale.
   Comme si nous ne pouvions vivre que dans la glèbe où nous sommes tombés, nus, couverts de graisse et de sang le jour de notre premier cri.
   Racines ? Quelle racines ? Bipède plantigrade comme vous, issus de la même lignée d'homo sapiens sapiens et si j'en crois des biologistes puisque nous sommes féconds entre nous quelque soit notre couleur de peau, nous sommes de la même race et de la même espèce.
   S'il devait y avoir des racines où devraient elles se plonger ?
Dans la terre aride et stérile qui m'a vu grandir ou bien dans les limons fertiles de vos greniers à blé.
   Quels souvenirs ces racines pourraient elles nourrir ?
Le massacre de mes parents par une ethnie voisine dont j'ignore les griefs et les ambitions.
La mort de mes frères sur une bombe à fragmentation sortie de vos usines. Ou bien la douleur de mon ventre tiraillé par les famines ?
   N'avez vous jamais imaginé que j'aurai préféré naître dans une de vos maisons ou simplement dans un de vos immeubles ?
Préféré pouvoir me déplacer, travailler sans la peur permanente d'être expulsé ?
Préféré sentir sur moi des regards aimants et complices plutôt que les furtifs éclats de haine ou de mépris qui sont mon quotidien.
   Et vous ? Où sont elles vos racines ? Dans les steppes froides du nord de l'Europe d'où est venu le barbare affamé qui a violé vos ancêtres ? Ou bien du Latium d'où est issu le légionnaire à qui César a offert le lopin de terre qui a abrité votre lignée ?
   Voulez vous que je vous dise ! Personne ne sais d'où il vient. Personne ! Vous entendez ? Personne, pas plus vous que moi.
   Personne n'a de légitimité à réclamer une terre où il pourrait planter ses racines.
Ce ne sont que des images commodes pour justifier votre isolement confortable.
Là où sont mes racines là je dois pouvoir vivre la tête haute en étant capable de fonder une famille et de la rendre heureuse.
   
   Mais puisque dans votre société il faut tout justifier, tout expliquer, tout mesurer et tout classifier je vais satisfaire votre curiosité et vous conter mon histoire.


      Je me nome Amadou Trahiforé je suis né le sept juillet 1977 dans un petit village non loin des bords du fleuve Niger.
   De mon enfance je ne me souviens que de très peu de choses. Ma vie consciente commence Dans une grande ville dont je ne connais même pas le nom. Je ne vais pas vous raconter mon existence dans le bidons ville où j'ai échoué à la mort de toute ma famille. Je ne tiens pas à recueillir votre pitié. Même dans le dénuement où je me trouve je tiens à garder ma fierté. Je vais simplement vous conter mon chemin vers ce que vous appelez le « déracinement »
   Un jour où j'errai dans les rues de la ville, dans les quartiers résidentiels, là où les poubelles sont plus riches,  je suis tombé sur un groupe de garçons paumés comme moi qui étaient en cercle autour d'un homme vigoureux et bien nourri.
   Je me suis approché pour écouter ce qui pouvait bien les attirer.
L'homme parlait bien, avec enthousiasme, d'une voix forte et claire. Il décrivait un paradis où il proposait de nous envoyer. Il sortit même de sa poche des photos et des lettres de témoignage qu'il nous lut avec passion. Rapidement je ne pouvais plus me détacher de ce cercle. J'étais comme un oiseau devant un serpent, pétrifié, subjugué. Je ne pouvais même pas imaginer que la terre puisse porter un pareil éden. Il nous quitta une demi heure plus tard. Nous étions totalement conquis par ses paroles. Il voulait nous laisser réfléchir et nous avait donné rendez vous le lendemain à la même heure dans un autre quartier. Cette nuit là je ne réussis pas à trouver le sommeil. Le lendemain je tournais comme un lion en cage en attendant le rendez-vous.
   Je m'y précipitait très en avance. Je n'étais pas le seul, nous eûmes le temps de parler entre nous et de faire monter la mayonnaise. Lorsque l'orateur arriva nous nous précipitâmes vers lui avidement. Il résuma son discours de la veille et commença à nous expliquer le moyen d'atteindre ce pays de cocagne. Le chemin était long, difficile et très périlleux, nous allions probablement risquer notre vie de nombreuses fois. Je n'eus pas de mouvement de recul ni d'hésitations. Pour moi c'était évident que pour atteindre un tel paradis il fallait prendre des risques, sinon le monde entier se précipiterai pour y vivre.
   Ce fut la dernière révélation qui nous jeta tous à terre. Il fallait payer le voyage. La somme était astronomique, une somme qu'aucun d'entre nous ne pouvait même imaginer.
   Il attendit un peu pour laisser monter notre désespoir puis il nous donna un moyen de gagner cet argent. L'espoir revint tellement fort que nous étions tous prêts à tout pour y arriver.
   Sur la façon dont j'ai acquis l'argent du passage je ne vous dirait que peu de choses. Je tiens à préserver les chances de ceux qui comme moi tenteront l'expérience à leur tour. Je vous dirai seulement qu'il s'agissait de convoyer dans nos intestins des diamants à travers plusieurs frontières. J'ajouterai que plus de la moitié d'entre nous y ont perdu la vie ou la liberté et que certains agonisent encore dans des bagnes clandestins au bord des mines.
   C'était très fort de la part des trafiquants. Ils avaient des passeurs dévoués qui prenaient tous les risques, et lorsque nous étions trop connus des gardes frontières ils récupéraient leur argent en nous faisant payer leur filière d'émigration.
   Je ne m'en suis rendu compte que bien après, en parlant avec les bénévoles de l'association qui m'ont aidé et recueilli lorsque j'ai enfin échoué dans votre pays. Que Dieu les remercie éternellement pour leur aide.
   Nous sommes partis une nuit sans lune depuis un coin de désert. Ils ont commencé par récupérer le prix du passage, puis ils nous ont entassés dans la cellule d'un camion, les portes se sont refermées sur nous.
C'était la nuit, il faisait frais, nous n'avons souffert que des chaos de la route et de l'inconfort. Nous n'avions pas tous la place de nous asseoir, alors nous avons organisés des roulements. Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour faire le plein de carburant. Jamais les portes ne se sont ouvertes.
Nous n'avions pour uriner qu'un bidon de ferraille et l'odeur commençait à devenir insupportable.
Le temps passait, lentement, c'était interminable. Nous étions loin encore de nous douter que cela pouvait être pire encore.
   Le lendemain au milieu du jour la température était montée très rapidement dans cette boîte de métal sans isolation exposée aux feux brûlants du soleil.
   Nous avons vite épuisé nos maigres réserves d'eau. L'odeur de la transpiration s'ajoutait à celle de l'urine qui fermentait sous l'effet de la chaleur.
   Vers midi c'était tellement insupportable que nous avons tambouriné de toutes nos forces sur les parois de notre prison.
   Le chauffeur s'en aperçut assez rapidement, il vint nous ouvrir en nous menaçant d'un revolver. Il fut littéralement asphyxié par l'air vicié qui s'échappait de la cellule, il hésita un instant, nous nous précipitâmes dehors sans tenir compte de son arme.
   Plus tard lorsque nous sommes rentrés à nouveau dans ce maudit parallélépipède de métal pour continuer notre route nous avions obtenu que régulièrement ils nous permette de souffler un peu au dehors. Mais ce n'était pas toujours possible il ne voulait pas prendre de risques lorsqu'il y avait des villages à proximité.
Notre calvaire dura un peu plus de 48 heures. Nous arrivâmes dans un pays inconnu où les gens parlaient une langue très différente de la nôtre et n'avaient pas notre couleur de peau. On nous avait débarqué en pleine nuit dans un camp de fortune. Nous nous précipitâmes vers le puis pour boire. Certains de nos compagnons de voyage n'avaient même plus la force de marcher, il fallut les porter.
Pour avoir de la nourriture il fallait payer. Peu d'entre nous avaient pu garder un peu d'argent, nous avons partagé. Le lendemain le jour s'est levé, nous étions au sommet d'une falaise qui dominait la mer. On nous expliqua que la nuit prochaine nous pourrions prendre place dans un bateau qui nous amènerai en Espagne notre première étape vers le paradis.
   L'espoir renaissait. Il en fallait peu pour nous faire rêver. Nous partions de tellement bas.
Le soir venu nous embarquâmes dans deux barques de bois. Nous étions trempés et nous grelottions de froid. Les embarcations étaient minuscules et elles étaient surchargées. La mer arrivait trop près du franc bord, il fallait sans cesse écoper pour évacuer l'eau qui rentrait à chaque vague un peu forte.
   Le vent s'est mis à forcir peu après notre départ. Un clapot croisé s'est levé, l'eau embarquait de plus en plus vite, nous arrivions à peine à lutter. Nous perdîmes rapidement de vue l'autre embarcation. J'appris plus tard qu'elle avait coulé et que les garde-côte ne retrouvèrent que des cadavres. Je ne connaissais même pas leur noms.
   Nous avons débarqué en pleine nuit dans une crique isolée de la côte sud de l'Espagne. Nous avons tout de suite été embarqués dans la remorque d'un gros camion. Il faisait froid, très froid, nous n'avions que nos hardes du départ qui n'étaient adaptées qu'au climat de l'Afrique, elles collaient humides et froides à notre peau. Plusieurs grelottaient de fièvre. Le lendemain nous étions dans le sud de la France dans un endroit perdu des montagnes pyrénéennes.
   Nous avions de plus en plus froid, nous étions abandonnés et seuls, nous parlions un peu la langue de ce pays, mais d'un coup notre rêve prenait forme.
   Nous avions une vague indication sur le chemin à suivre pour trouver une grande route. Ensuite libre à nous de prendre en charge notre destin.
   Nous sommes partis en file indienne, les valides portant les malades, le cœur battant, grelottant de froid mais emplis d'espoir. J'ai quitté la file un moment pour satisfaire des besoins naturels, je m'étais mis à l'écart dans un épais bosquet végétal. Je les ai entendu venir, les sirènes hurlaient, j'entendis les cris de mes compagnons, aucun d'eux ne réussit à prendre la fuite. Je suis resté tremblant caché dans les buissons jusqu'à ce que tout soit terminé.
   Plus tard on m'a appris que cela arrivait souvent. Les passeurs touchaient une prime pour dénoncer anonymement le lieu et l'heure de leur livraison de « déracinés » pour reprendre votre expression.
   Je suis arrivé au crépuscule en tremblant de froid et de peur dans un village au bord de la route. Un vieil homme a croisé mon chemin, il s'est retourné vers moi, nous avons échangé un regard. Il a très vite compris ma situation, ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait de rencontrer des gens comme moi. Il avait entendu les sirènes des CRS et savait qu'il y avait eu un drame de plus dans la montagne.
   Il me fit signe de le suivre, j'hésitais un instant, mais j'avais trop faim et trop froid, je n'avais plus la force d'avoir peur et de me méfier.
   Il me fit entrer dans une masure qui était un peu à l'écart du village. Un vieux chien se leva à notre entrée et vint me lécher les mains. Contre le mur une vieille cuisinière en fonte dégageait une bonne chaleur. Une marmite chauffait dessus, il souleva le couvercle, une délicieuse odeur de soupe envahit la pièce dans un nuage de vapeur. Quelques minutes plus tard j'étais attablé devant mon hôte et je mangeais en silence trop occupé à calmer ma faim.
Il mangeait en silence lui aussi, il me resservit jusqu'à ce que je sois rassasié.
   Puis il commença doucement à me poser quelques questions.
Je ne savais trop quoi répondre, mais il m'écoutait sans perdre patience.
Que lui dire de mes origines, de mon pays, de mes racines. Je n'avais plus de famille, pas d'attaches et les seuls souvenirs qui me restaient étaient aussi noirs que les cendres du foyer.
   Vous imaginez que c'est follement excitant de vivre dans des belles cases en pisé décorées avec soin, couvertes de chaume, entretenues à grand frais pour les émotions des touristes de passage. Vous imaginez que c'est sain de se nourrir de cueillette et de chasse. Il faut bien protéger les animaux des réserves alors on ne chasse plus on braconne. Quant à la cueillette nous sommes devenus trop nombreux alors les ressources s'épuisent et la sécheresse nous fait aller toujours plus loin pour trouver des arbres encore féconds.
   Mais je n'ai jamais connu cela. Dans le bidon ville de mon adolescence la cueillette se faisait dans les poubelles de la ville. Et les animaux que nous chassions, chats et chiens étaient mieux nourris que nous par leur maîtres des belles maisons blanches ou noires.
   Je ne connaissais pas le nom des légumes qui composaient cette soupe, je n'avais jamais mangé de lard non plus. Mais j'ai aimé tout de suite cette nourriture et je peux vous dire que je l'ai adoptée.
   La nuit je dormis dans l'appentis sur un litière de foin avec des couvertures. Je ne me suis jamais senti aussi bien.
   Ensuite Paul, mon hôte m'a emmené en ville dans sa vieille automobile. Il m'a confié à une association qui m'a donné de quoi vivre et une place dans un foyer.
   J'ai fais comme pour vous, de ma vie je n'ai pu raconter que ce voyage qui m'a conduit dans ce pays. J'ai été bien accueilli et bien aidé, mais rien n'est résolu.
   J'ai trouvé du travail, ne me dites pas que j'ai pris la place d'un de vos enfants ou de vos proches, ce que je fais ils ne veulent pas le faire et dans ces métiers il y a toujours des places libres. Je n'ai pas de papiers et même si j'ai trouvé un travail je risque à tout moment d'être expulsé comme mes compagnons de route.
   Pour eux cela a été instantané, ils n'ont pas eu le temps de goûter au bonheur de vivre dans votre pays.
   Pour moi ce serai bien cruel après tout ce temps passé dans cette ville que j'ai adoptée, mes racines sont ici, dans cette terre où j'ai trouvé une dignité humaine et des amis. Ce n'est que si vous décidez un jour de m'expulser que je serai réellement déraciné.
   Déraciné dans la terre qui m'a vu naître et crever de faim, déraciné dans un pays qui a avalé ma famille et où je n'étais qu'une ombre, même pas une statistique.
   Je sais que cela peut vous paraître décalé ou pire insensé, mais c'est comme cela que je ressens les choses.
   Je pense en disant cela à la valeur des liens du sang. Lorsqu'une famille adopte un enfant, elle l'aime comme s'il était la chair de leur chair, et cet amour est aussi fort que s'il était lié à eux par la biologie des gènes. Pourquoi ne pourrait il pas en être de même pour un pays, c'est ici dorénavant que sont mes racines, chez ceux d'entre vous qui m'ont adopté.
   Ces lignes je les ai dictées à un ami qui les a mises en forme dans votre langue. Je voulais que mon histoire soit agréable à lire à défaut d'être agréable à entendre.

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Hors ligne Kailiana

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Re : déraciné
« Réponse #1 le: 15 Octobre 2008 à 20:32:23 »
Tu permets que je sois chipoteuse ? mais t'as l'air d'aimer les commentaires détaillés  ;) Donc, je commence par quelques détails :

Bipède plantigrade comme vous, issus de la même lignée d'homo sapiens sapiens et si j'en crois des biologistes puisque nous sommes féconds entre nous quelque soit notre couleur de peau, nous sommes de la même race et de la même espèce.
-> phrase looongue.

Dans la terre aride et stérile qui m'a vu grandir ou bien dans les limons fertiles de vos greniers à blé.
-> point d'interrogation ?

Préféré sentir sur moi des regards aimants et complices plutôt que les furtifs éclats de haine ou de mépris qui sont mon quotidien.
-> idem ?

Dans les steppes froides du nord de l'Europe d'où est venu le barbare affamé qui a violé vos ancêtres ?
-> virgule avant "d'où" ?

Ou bien du Latium d'où est issu le légionnaire à qui César a offert le lopin de terre qui a abrité votre lignée ?
-> mieux vaut éviter les "qui" imbriqué, bien que cela puisse passer ici

Personne ne sais d'où il vient.
-> sait

Là où sont mes racines là je dois pouvoir vivre la tête haute en étant capable de fonder une famille et de la rendre heureuse.
-> phrase maladroite ; peut-être remplacer le "là" par une virgule ?

    Je me nome Amadou Trahiforé je suis né le sept juillet 1977 dans un petit village non loin des bords du fleuve Niger.
-> virgule avant "je suis" ?

Ma vie consciente commence Dans une grande ville dont je ne connais même pas le nom.
-> majuscule en trop

bidons ville
-> à vérifier dans un dico, c'est possible qu'il faille un tiret

où j'ai échoué à la mort de toute ma famille.
-> je trouve le "toute" inutile ; tu as tendance à alourdir tes phrases, autant tenter d'élaguer un peu quand c'est possible et ne nuit pas au reste

Même dans le dénuement où je me trouve je tiens à garder ma fierté.
-> idem : "où je me trouve" pas très utile

Rapidement je ne pouvais plus me détacher de ce cercle.
-> à mettre au passé simple ? A voir, ça fait pas forcément très joli  "je ne pus plus" (pas beau du tout même)

Je m'y précipitait très en avance.
-> précipitai

L'espoir revint tellement fort que nous étions tous prêts à tout pour y arriver.
-> répétition tous/tout. Je trouve également que c'est un peu facile ...

C'était très fort de la part des trafiquants. Ils avaient des passeurs dévoués qui prenaient tous les risques, et lorsque nous étions trop connus des gardes frontières ils récupéraient leur argent en nous faisant payer leur filière d'émigration.
-> Oui mais justement, essaie de nous faire comprendre pourquoi le dévouement est aussi important ! Jdois t'avouer que là, je trouve le narrateur tout simplement "con". Pire que crédule. Si c'est fait exprès, c'est parfait. Mais je n'en suis pas sûre  :-[

Nous étions loin encore de nous douter que cela pouvait être pire encore.
-> répétition encore

ils nous permette de souffler un peu au dehors.
-> permettent

Mais ce n'était pas toujours possible il ne voulait pas prendre de risques lorsqu'il y avait des villages à proximité.
-> ponctuation après possible

On nous expliqua que la nuit prochaine nous pourrions prendre place dans un bateau qui nous amènerai en Espagne notre première étape vers le paradis.
-> ponctuation
(en fait en lisant des bouquins traduits en français, j'me dis que c'est normal qu'il soit difficile de maitriser les virgules et autres vu comment c'est fait dans les bouquins -_-" C'était dans "la douce empoisonneuse", c'est désespérant car le livre est bien, mais plusieurs virgules sont oubliées/mal placées et c'est assez énervant ...)

La mer arrivait trop près du franc bord, il fallait sans cesse écoper pour évacuer l'eau qui rentrait à chaque vague un peu forte.
-> fin de phrase moyenne, pas très jolie ni facilement compréhensible

J'appris plus tard qu'elle avait coulé et que les garde-côte ne retrouvèrent que des cadavres. Je ne connaissais même pas leur noms.
-> le nom des gardes-côtes ?  :mrgreen: A préciser  ;)

nous parlions un peu la langue de ce pays
-> pourquoi ne pas mettre "nous parlions à peine" ? Histoire d'accentuer le truc.

Je suis resté tremblant caché dans les buissons jusqu'à ce que tout soit terminé.
-> ponctuation ?

Les passeurs touchaient une prime pour dénoncer anonymement le lieu et l'heure de leur livraison de « déracinés » pour reprendre votre expression.
-> virgule avant pour

   Il me fit signe de le suivre, j'hésitais un instant
-> j'hésitai

Il me fit entrer dans une masure qui était un peu à l'écart du village.
-> "qui était" inutile (si c'était moi, je mettrais même "une masure à l'écart du village" ou "non loin du village")

Quelques minutes plus tard j'étais attablé devant mon hôte et je mangeais en silence trop occupé à calmer ma faim.
-> virgule après silence

Que lui dire de mes origines, de mon pays, de mes racines.
-> interrogation

Il faut bien protéger les animaux des réserves alors on ne chasse plus on braconne. Quant à la cueillette nous sommes devenus trop nombreux alors les ressources s'épuisent et la sécheresse nous fait aller toujours plus loin pour trouver des arbres encore féconds.
-> répétition "alors" ; deuxième phrase longue, tu peux la ponctuer un peu

Et les animaux que nous chassions, chats et chiens
On a l'impression que "chats et chiens" font partis des animaux qu'ils chassent

J'ai fais comme pour vous
-> ça j'ai pas compris

ce que je fais ils ne veulent pas le faire
-> pas très joli

Pour moi ce serai bien cruel après tout ce temps passé dans cette ville que j'ai adoptée, mes racines sont ici, dans cette terre où j'ai trouvé une dignité humaine et des amis.
-> à faire sentir davantage ; on a l'impression qu'il vient d'arriver, qu'il est à peine installé

Lorsqu'une famille adopte un enfant, elle l'aime comme s'il était la chair de leur chair
-> SA chair (de la famille)

Pourquoi ne pourrait il
-> pourrait-il


***************

Alors de manière générale ... je dois t'avouer que je n'aime pas trop la manière dont c'est écrit, je pense que tu peux améliorer la fluidité. Je me demande à certains moments si tu t'es relu et surtout si tu as laissé reposer un peu le texte. J'ai pas relevé tous els détails, mais je trouve que c'est assez étrange : le scénario fait mature, "adulte" (disons que le thème est très sérieux) alors que le ton du texte l'est beaucoup moins ; j'ai l'impression qu'il est écrit comme un discours, à la manière dont on parle. Du coup le "Je voulais que mon histoire soit agréable à lire à défaut d'être agréable à entendre." est très moyen. Je pense qu'il n'ets à mettre que si le tout est bien plus fluide et irréprochable.
Les phrases sont bien sûr correctes. Mais ... j'trouve que y'a un truc qui va pas.  Ca me parait d'autant plus bizarre que ce n'est pas le cas dans tes autres textes (enfin, les quelques textes de toi que j'ai déjà lu).
C'est également dommage car le sujet est intéressant ... bref, perso je dirais "à retravailler" si tu aimes suffisamment le texte  ::) Mais c'est que mon avis, faudrait voir si ça fait le même effet à tout le monde, c'est pas sûr.

Il faut également faire attention à la ponctuation. Peut-être lire le texte à voix haute, ou juste dans ta tête, mais de manière à voir où il faut faire les pauses.

Voila, sinon idée très "sympathique" (si l'on peut dire - le sujet est intéressant, mais pas "sympa", "joyeux") ; j'ai cependant eu bien du mal à me laisser entraîner par le texte, car je butais sur beaucoup de phrases. A voir avec d'autres commentaires.

Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

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Re : déraciné
« Réponse #2 le: 16 Octobre 2008 à 05:53:24 »
Réponse rapide de ma part ( je prendrai le temps plus tard)
C'est étonnant ! En posant ce texte je cherchais consciemment à recevoir des critiques précises et circonstanciées, et elles arrivent en premier !
Je ne sais comment te remercier, contrairement à d'autres textes je vais remanier celui là !
Je vais bien sûr tenir compte de tes remarques pertinentes
D'habitude je malaxe mes textes dans ma tête avant de les poser sur le papier, celui la est sorti d'un jet, brut et trop spontané ( bien vu de ta part !)
Encore merci et à bientôt

« Modifié: 16 Octobre 2008 à 13:04:24 par camdailclot »
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Re : déraciné
« Réponse #3 le: 16 Octobre 2008 à 14:32:37 »
J'attends la prochaine version alors  :)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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