Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

23 juillet 2019 à 13:50:26

Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

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Textes courts / Re : Beyrouth 1983,
« Dernier message par sergent le Aujourd'hui à 13:41:34 »
Une suite, mais j'y vais à reculons...

(Là, il faut que j’explique pour les lecteurs), j’étais en mission avec un ami Ress, rasta de son état dans le civil.
Mission de chaises ça ne s’invente pas, je conduisais un 6X6 bourré à ras bord de chaises pliantes, direction un bataillon étranger de la FINUL au-delà de Nahr Ibrahim, il faut dire aussi qu’on avait démarré vers les cinq du mat qu’il était maintenant plus de 11 h et que depuis tout ce temps, on fumait des joints en écoutant Bob Marley sur nos walkmans.
Elle est belle l’armée française.
Depuis un moment, les voitures qu’on croisait n’arrêtaient pas de nous faire des appels de phares, nous, on croyait qu’ils nous faisaient un coucou.
Mais non, j’avais un cul de bouteille planté dans le pneu avant gauche. Je m’étais rendu compte de rien.
L’escorte qu’on avait, s’était tirée pour aller becter chez les Irlandais où la bouffe était meilleur et où surement il ne devait pas y avoir de pipi dans l’eau de vaisselle.
On avait eu un contact radio au trpp11, en gros, ils nous disaient démerdez vous.
Qui voudrait une cargaison de chaise ?
On avait une roue de secours, mais pas de cric.
Le trpp11 passait plus.
Un soleil de plomb, pas d’ombre et nous, on se marrait assis par terre à l’ombre du camion.
_ Yé man, qu’est-ce qu’on fout maintenant ?
_ J’me frai bien une petite bière.
_ Yé man, c’est toujours toi qu’a les idées.
_ Oui, mais là j’ai comme un coup de mou. Bon, tu restes ici, t’es plus balaise que moi, alors tu commences à déboulonner la roue. Moi, je prends la radio et je m’avance pour chercher de l’aide. Avec de la chance… Et puis on est en territoire Maronite, c’est tranquille il parait. Tout ce que je risque... c’est qu’on se fout de moi. Ici, tout le monde nous prend pour des touristes.

Je vérifie mon équipement, frag-jacket, brelaches, mon SIG avec quatre chargeurs, deux scotchés ensembles dont un engagé, sélecteur de feu sur semi-automatique, autour du cou le trpp11 qui chouine et roule ma poule direction l’inconnu et au-delà en espérant que ce ne soit pas l’au-delà, mais il faudrait vraiment une putain de poisse.

Le casque du walkman sur les oreilles, une K7 de Lavilliers qui tourne en boucle :
« On meurt parfois pour un rien
Une mygale ou un chagrin
Un scorpion, un américain
Elle travaillait dans un hôtel
Restaurant essence et bordel
Mode de Paris Winchester »

Un kilomètre plus loin, je faisais une énième tentative avec le walkie-talkie toujours sans succès hormis ce « pffffff » bien chiant qui tape sur les nerfs.
En plus, les piles commençaient à être nazes, du matos français pur jus, bref de la merde.
Après un énième virage, je vois un pont et un check-point.

Je sens que ça va être le bordel et les emmerdes comme d’hab.
Quand je pense que si j’avais été réformé, à l’heure qu’il est, je serai à Québec.
Putain, ils ont bousillé ma vie ces cons et maintenant, j’suis là, marchant droit sur une bande de plus crétins que moi mais surement plus dangereux qu’une bande de Tahitiens ivres morts…
Je retire mon casque lourd et mes écouteurs que je fixe à la ceinture. Je me coiffe de mon béret bleu, malgré la chaleur j’agrafe mon frag jacket qui doit dater des années 60 et qui à défaut d’arrêter les balles peut, peut être amortir les cailloux, c’est une bien maigre protection, mais ça fait sérieux et on devine moins mon côté gringalet.
Putain dans quelle merde je suis. J’aurai dû rester avec Ress. Cette putain de bordel de merde d’escorte ferait bien demi-tour un de ces quatre. Je les hais tous ces cons galonnés, tout ce qu’ils voient, ce sont les primes, leurs putains de treillis retaillés à la mode para et les médailles avec l’agrafe Liban.

En face, je sais qu’on m’observe à la jumelle. Pour me donner une certaine contenance, je continue de siffloter Fortaleza. En tout cas, je filerai pas mon arme, je ferai pas comme ces lopettes de Hollandais.
Quand je suis à portée de voix, j’entends un grand rire, moi méfiant, je prends mon arme à deux mains.
_ Et con ! T’es bien loin de Toulouse connard !
Cette voix, je la reconnais, c’est « J » qui était étudiant en archi.
_ Et toi sale bâtard de mes couilles ! T’as raté tes partiels ?
Bon, la suite est sans intérêt « J » et ses copains nous ont aidés pour changer notre roue. J’en ai été quitte pour leur filer une demi-douzaine de chaises, comme cela, ils surveilleraient leur pont, assis les pieds sur un bidon rempli de glace et de bières Israéliennes. De la Maccabee, je sais, je sais ça aussi ça ne s’invente pas.
             
2
Boite à idées / Re : Meeting d'été 2019
« Dernier message par Ben.G le Aujourd'hui à 13:24:53 »
je SAVAIS que ça te ferait marrer  :D :D :D
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c'est pas un appel à texte hein meilhac, ils existent déjà, mais si tu parles de chronique euhhh, 1500 mots ? 2000 ?
5
L'orchestre du bar / Re : Qu'écoutez-vous en ce moment?
« Dernier message par Zagreos le Aujourd'hui à 12:31:43 »
Boby  :coeur:
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C'est une bonne nouvelle de savoir qu'un nouveau Chameau va naître, un grand bravo. Je ne sais pas encore quoi, mais j'essaierai sûrement d'écrire un petit quelque chose pour l'occasion !!

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Textes courts / Re : dialogue
« Dernier message par vertheliotrope le Aujourd'hui à 12:12:36 »
Merci pour vos remarque. C'est nouveau pour moi d'avoir un retour. Interessant de confronter ce texte à votre regard.

Baghou : c'est voulu qu'il n'y ait pas d'éclat de colère, d'actions, d'explosion. L'émotion transmise est plutôt la vicissitude, l'abnégation.

Loic: Il s'agit d'une conversation téléphonique.

Champdefaye :  Ok merci. Je vais voir comment faire pour accentuer l'idée sans lourdeur de formule. Et merci pour tes remarques et tes conseils.

Bon j'ai un peu de boulot en fait...  8)
Au plaisir de vous lire.
Verthéliotrope

8
Textes courts / Re : dialogue
« Dernier message par Champdefaye le Aujourd'hui à 12:05:19 »
ReBonjour verteliothrope

Quand on écrit un dialogue, on n'est pas forcé d'utiliser un langage parlé. On peut vouloir utiliser un langage plus formel, pour un dialogue que l'on imaginerait dans un film d'Alain Resnais entre Delphine Seyrig et Jean-Louis Trintignant. C'est, pour moi, l'option que tu as choisie.
Malgré cette option, ce texte me parait nécessiter un gros effort de simplification. Par exemple, des images comme "mon âme a vogué sur les flots de ma vie quotidienne." pourraient être dites par Sarah Bernhardt ou Mounet-Sully dans un mélodrame fin XIXème.
Si, par ailleurs, dans un dialogue naturel, c.a.d. en langage parlé, il est admis que les intervenants passent parfois du coq à l'âne, un peu plus de logique et de suite dans les idées seraient nécessaires dans la forme que tu as choisie. Par exemple dans  "Je l’ai fait pour me préserver de mon mal être. Je n’aimais pas mon travail. Tu es maintenant heureux alors ?" pourquoi la femme pose-t-elle la question de cette troisième phrase à cet instant ? Quel est le rapport avec les deux précédentes ?
Autre exemple, les phrases : "Tu m’as tant offert. Bien plus, que moi, j’ai su te donner de l’amour." sont difficilement compréhensibles, sans doute à cause de la construction et de la ponctuation. J'ai cru comprendre : Tu m'as tant offert, bien plus que moi je n'ai su t'offrir.

Option a), b) et c) Dans un dialogue aussi formel, l'énoncé des 3 options sous cette forme ne colle pas du tout au style recherché.

Citer
Dans la prise avec mes défenses de ma blessure d’amour propre qui en a résultée, je suis devenue avide de richesse, de luxure dont je n’arrivais pas à me départir
Je n'ai pas compris la première partie de la phrase. Dans la deuxième, est-ce bien luxure que tu voulais dire, ou bien est-ce luxe ?

Citer
- Ce n’est pas moi que tu aimes. C’est uniquement toi. C’est ton orgueil qui te fait parler…..
En quoi le texte montre-t-il que ce qui anime la femme c'est l'orgueil ?

Je pense que plusieurs relectures avant de publier t'auraient permis de repérer pas mal de ces problèmes et d'y apporter remède. Ces mêmes relectures t'auraient sans doute fait repérer les répétitions :

"Tu m’as tant offert. Bien plus, que moi, j’ai su te donner de l’amour. C’est peut-être aussi cela qui me conduit à toujours croire que je te suis redevable. Je te suis redevable du bonheur que tu m’as donné. Je crois que je ne t’ai pas suffisamment aimé et que c’est pour cela que tu m’as abandonné. "


Citer
désolé par cette décision unilatérale. Tu as écrit en faisant un lapsus. Je me suis tout d’abord sentie beaucoup plus détendue car il fallait prendre une décision.
Décision répété. Quel est donc ce lapsus ?

Beaucoup de problèmes de ponctuation, et un peu d'orthographe.

Comme tu le vois, je n'ai pas été emballé par ce dialogue. Il doit être possible, tout en conservant la forme artificielle adoptée, de pas mal le simplifier.
Raturez, supprimez, chassez les clichés, les phrases toutes faites, les adjectifs et les adverbes inutiles, simplifiez, et ce qui reste, c'est de la dentelle.
Et aussi relire, laisser reposer le texte un jour, une semaine, et relire encore.
Bon courage.
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Textes courts / Re : Un coin pour s'aimer
« Dernier message par Lyhtela le Aujourd'hui à 11:57:17 »
Merci beaucoup pour ces retours :).

@Baghou :
Ton commentaire m'a fait très plaisir. Déjà parce que c'est agréable de voir que ça se lit plutôt bien, et ensuite parce que je suis contente que l'on accroche  à l'histoire. Pour l'instant, mes seuls lecteurs ont vraiment adoré "l'intrigue" mais ce sont des connaissances donc c'est un peu... Biaisé.

Ça va me motiver à poster dans la partie textes longs dans pas trop longtemps alors, pour lever ce suspense (même si moi quand je relis je vois encore plein de trucs qui me plaisent pas du tout !!). D'ici là, je te laisse te faire ton idée - de l'avant, et de l'après ! ;)

@Tigrani :
Merci pour ces deux petits détails, je suis particulièrement d'accord sur la redondance de "place", je me suis d'ailleurs fait la réflexion cette nuit en postant. Je vais réfléchir à une meilleure formulation (hop c'est mis en rouge dans la version word !). J'ai souvent ce soucis en ce moment en relisant le premier jet, pas mal de répétitions et de lourdeurs à enlever. C'est pour ça que je pense que le forum pourrait m'aider !

Je suis également contente de lire quelque chose de positif sur mon style ! Merci.
10
Présentations et cérémonie de bienvenue / présentation de bienvenue
« Dernier message par Guy Lafosse le Aujourd'hui à 11:43:10 »
Bonjour à qui me lira et aussi à qui ne me lira pas …

Puisqu’en ce forum l’usage veut que l’on parle de soi,
Bien entendu, j’admets que se faire l’usage se conçoit.

Si j’hésite à parler de moi, à ouvrir mon cœur et à briser la glace,
C’est parce que, auprès de vous, je ne tiens pas à perdre ma place.

Je n’aurais pas autant tardé à le faire si j’avais compris,
Qu’avoir le bonheur de me mêler à vous n’avait pas de prix.

Puisque buissonnière fut l’école de mes jeunes années,
Pourquoi donc le tairais-je en laissant le doute plané.

Pour ce qui est des auteurs, j’espère ne pas être dénigré,
En disant que n’avoir pas assez lu fait partie de mes regrets.

Entre les pensées d’un Rousseau qui aurait dû se taire,
J’avoue préférer les lumières de monsieur de Voltaire.

Aimant les mots jusqu’à m’en nourrir chaque jour,
Fait que les porter aux nues n’est pas source de souci.
Pourquoi tairais-je qu’entiché grand est mon amour
Puisque ceux qui sont mes amis m’apprécient aussi.

Pour ce qui est des cadencés, si je ne compte pas leurs pieds,
C’est parce qu’énamourés sont ceux que je couche sur papier.

Quand ils m’interdisent de me blottir dans les bras de Morphée,
J’écris toute la nuit, puisque de beaux mots je suis assoiffé.

Espérant avoir fait ce qu’il fallait faire et revenant à mes petites affaires, je vous invite à lire mon tout premier jet appelé: « Juste un petit bout de ce qui reste de moi ».

Merci, à bientôt, becs à tous.
Guy
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