Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 mai 2019 à 11:13:36

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Le petit salon / [vote] Science-fiction idéaliste ou pragmatique ?
« Dernier message par Alan Tréard le Aujourd'hui à 10:53:45 »
Bonjour tout le monde,

Bon, c'est vrai que le sujet s'adresse plutôt aux quelques scientifiques qui rôdent sur ce forum, parce qu'ils se sentent pleinement concernés par les fictions relatives à la science, mais si vous êtes juste un.e passionné.e du genre, n'hésitez pas à donner votre avis.

Bon, comme d'habitude, c'est un sondage simpliste, je peux toujours ajouter des cases si besoin, mais je pense quand même que l'intérêt de cette grande question reste le débat ou la comparaison d'opinions et d'idées.

Pensez-vous que la science-fiction doive nécessairement véhiculer un idéal de progrès ou se doit-elle au contraire d'être pragmatique ?

J'ai conscience qu'il puisse y avoir une mesure à trouver pour prendre en compte les probabilités qui englobent notre avenir, cependant il y a toujours à un moment crucial la nécessité de faire un choix entre plus d'idéal et d'espoir ou bien plus de pragmatisme et de désillusion.

Je ne dis pas que l'on puisse faire de la mauvaise science-fiction ou bonne science-fiction simplement en ayant fait un choix fondamental, au contraire je sais que c'est un sujet sur lequel les avis divergent suffisamment pour que les exemples des uns démontrent aux autres en quoi ce choix n'est pas relatif à la qualité du livre mais à son orientation fondamentale, à sa pensée.

Moi, je donne ma position tout de suite pour ne pas avoir l'air de me cacher : je crois que le progrès scientifique est encore possible et que, quel que soit le chemin emprunté, celui-ci reste une source de changements optimistes et favorables au bien-être de l'humanité, c'est ma vision du monde qui parle ici.

Et vous ? Pensez-vous qu'il faille être plus pragmatique et cesser de nourrir les espoirs ? Ou affirmez-vous au contraire qu'il n'y a de science-fiction que si un progrès de la situation est encore envisageable ?
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Textes courts / Re : Billie
« Dernier message par Kurieu le Aujourd'hui à 10:18:12 »
Merci Jonathan et Txuku pour vos encouragements.

Une suite bientôt je posterai ;)
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Hello Allan, je dirais que c'est aussi ma gourmandise qui parle, en fait j'ai fait un voyage en avion récemment et j'ai décris à ma manière ce que je voyais par le hublot.
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Je pense que tu as interprété mon commentaire plus négativement qu'il ne le fallait :) j'aime beaucoup quand le fond est plus important que la forme, pour moi la forme peut de temps en temps rejaillir mais je préfère quand elle se fait oublier (Et c'est pas si simple). Je préfère me dire "waouh quelle belle image/émotion/idée" plutôt que "waouh quelle belle tournure de phrase". Ce texte se lit très bien et on ressent parfaitement le côté "mis à nu" ça veut dire à mes yeux que la forme qu'il emploie le sert très bien ; même si je n'ai pas forcément les mots pour expliquer comment (d'où le manque de compliments là-dessus, j'aime bien analyser mais parfois il y a des choses que j'apprécie et qui m'échappent).A ta place je serais vigilante à ce que trop de remaniements ne le desservent pas.

Bonne journée
5
Au sens strict du terme, je n'ai pas reçu une éducation rigide.Pour l'époque, somme toute je vis et respire comme un petit garçon de mon âge. Les valeurs chrétiennes d'une famille moyenne inférieure qui s'est élevée dans l'échelle sociale, mes ancêtres sont des gens originaires de la terre, mes parents ont quitté le statut d'ouvrier pour celui d'employé avec un salaire supérieur pour mon père qui a rejoint la gendarmerie.

Ma mère a eu dans sa vie de jeune femme un grave accident en solex, 15 jours de coma, brûlée par endroits au troisième degré, de multiples fractures, elle a perdu le sens de l'odorat et a échappé de peu au port de la perruque pour toute sa vie. Nous sommes au début des années 60. Reconnaissons  qu'il y a quelque miracle à ce qu'elle ait gardé la vie, la médecine d'alors n'était pas ce qu'elle est à ce jour. Il est invraisemblable au sens étymologique du mot qu'elle n'ait jamais évoqué cet accident devant nous. De la pudeur, de la crainte, je ne saurais le dire. Je ne lui en ai jamais fait part bien que cela me trouble encore aujourd'hui.

Le temps de prendre de la distance avec le milieu ouvrier, désormais la famille vote à droite, pas à la droite de la droite mais à la droite quand même.
En l'occurrence,  de toute ma vie je n'ai jamais croisé un flic qui vote à gauche ou alors, le jour d'après, c'est qu'il va se pendre. J'ai de la chance, à priori je n'ai pas de collabos dans ma proche famille, j'apprendrai même en 2016 que mon grand-père maternel, de la classe 14, lors de la seconde guerre, a caché des juifs et a loupé de justesse de figurer au palmarès des justes. On se rassure comme on peut quant à ses origines, on se dit que finalement des gens du cercle de famille ont réussi ce que vous avez tout raté.C'est une piètre consolation. Il faut alors s'en tenir à ce constat de culpabilité.

L'amour que je n'ai jamais porté à mon père, je crois bien l'avoir reporté sur ma grand-mère, vieille paysanne aux mains calleuses. Née dix années après l'érection de la Tour Eiffel, elle fut mariée de force, un arrangement entre familles, à ce grand-père, surnommons-le  le « chef », en rapport avec sa stature physique, les médailles récoltées à Verdun.Sans doute aura t-il autant souffert qu'il aura fait souffrir ma grand-mère,  finissant sa vie en alcoolique dégénéré, delirium tremens à l'appui. Plus tard, bien plus tard, lors de consultations chez mon alcoologue ( une femme, cela va sans dire ), nous referons tous deux l'histoire, remontant l'arbre généalogique et dans chaque branche de la famille nous trouverons, qui un suicidé, qui un alcoolique. L'alcool n'est pas héréditaire, la souffrance non plus mais rajoutera t-elle non sans humour, il y a quelques gènes qui vous prédisposent fortement !

Se cachait sous la carapace de cet homme, grand, juste et bon, d'une autorité naturelle, n'ayant jamais levé la main sur aucun de ses enfants, lui qui avait connu les gaz, la boue, les balles qui sifflent, la guerre qui changea définitivement le monde ; un salaud ordinaire, qui battait sa femme parfois dans une crise mêlant l'eau de vie à la démence, qui la trompait, souvent, avec de jeunes paysannes à peine pubères, pour un homme souffrant d'impuissance chronique, nous dirons que la valeur n'attend point le nombre des années...

Je ne l'ai jamais connu pour ainsi dire car il est décédé deux ans après ma naissance. Pour l'anecdote et pour la blague surtout, on dit d'un imbécile pour se moquer qu'il a été bercé trop près du mur...mes parents m'ont raconté qu'en allant un jour me promener dans mon landau, le brave homme m'avait éjecté sur un muret, lui tombant dans le fossé, vieillard indigne de se respecter, et moi bébé joufflu jouant la scène de la mort exquise . Je ne lui en veux pas, j'en souris à vrai dire. J'ai fait tellement pire depuis que je devrais le remercier pour ce moment burlesque. Finalement, lui et moi, nous nous ressemblons, nous sommes faits du pire et du meilleur, après Dieu passe la caravane ! J'entends par là que mon père était un homme droit, ma grand-mère une sainte femme qui devait bien souvent écarter les cuisses en fermant les yeux, chacun étant construit d'un seul bloc, chez eux jamais la morale ne semblait défaillante, le point de rupture était inatteignable.

Je me demande encore pourquoi de tous ses petits-enfants ( et nous étions nombreux ! ), elle a reporté toute la fin de sa vie à me vouer un amour si profond, pourquoi cet amour fut à ce point réciproque, moi l'être indigne et toi, la Sainte-Vierge à visage humain, je me pose la question pour laquelle je cherche une réponse, un début de réponse, pourquoi tu as tellement aimé mon père, ton gendre, pourquoi je t'ai donné autant d'amour alors que j'en ai donné aussi peu à mon père ?

Il y a déjà trop longtemps que j'ai lu « Cinq leçons de psychanalyse » pour que cela me soit d'une quelconque utilité. D'autant que je lui préfère ( à Freud ) Kraftt-Ebing et son Psychopathia Sexualis, ouvrage si malsain que je le recommande à toutes les âmes insensibles...Kafka aussi, si et seulement si  l'envie de vivre  vous a quittés définitivement. C'est un peu indigeste mais le choix n'est pas si vaste que cela, il vous restera alors à visionner la scène finale de « La dernière Femme » de Marco Ferreri, un auteur presque rigolo, dans laquelle le héros, Gérard Depardieu, se tranche le sexe à l'aide d'un couteau électrique.
C'est vivifiant ! Enfin, je pense que l'adjectif n'est pas de mise pour le commun...sans doute mon passé de vieux lecteur des mauvaises blagues d'Hara-Kiri doit refaire surface...

A suivre.   
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Jeux poétiques / Re : Haïcoucou
« Dernier message par Manu le Aujourd'hui à 03:01:53 »
La bouffe, toujours la bouffe.
Hier, une poule. Aujourd'hui, un œuf. Demain, l'omelette.

Amour juvénile.

Hier, un sourire. Aujourd'hui, un bisou. Demain, un futur.

La rentrée des classes.

Hier, l'achat de fournitures. Aujourd'hui, la rentrée. Demain, la paix à la maison en journée.

Élections européennes.
Hier, un être de conviction. Aujourd'hui, un député. Demain, un voyou.

La rose.
Hier, un idée de cadeau. Aujourd'hui, cette fleur sur ton cœur. Demain, ce souvenir dans mon cœur.
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Textes courts / Re : Re : Papa, je ne t'ai jamais aimé
« Dernier message par Marcel Dorcel le Aujourd'hui à 02:30:32 »
Salut Marcel Dorcel!

Merci du partage, à bientôt  :)

En premier lieu, je voudrais te remercier Ariane, pour le temps passé à décortiquer le texte. Je l'ai déjà dit ailleurs mais je le reformule avec insistance, il y a sur ce forum des personnes dont tu fais partie, qui ajoutent en le critiquant une valeur supplémentaire au texte.

Bon, ce savant dosage de pompes effectué, il apparaîtra aux yeux de la lectrice avertie que tu sembles être, que les qualités littéraires de ce récit ne reluisent pas d'un feu éternel( sic!).

Dans l'urgence et parce que tout se mélange dans mon esprit, j'ai écrit cela à la va-vite et n'ai pas cherché à travailler le côté strictement littéraire, la forme primant sur le fond, il me fallait, dire, raconter, dévoiler. Aussi, dans un premier temps, non pas que je fasse fi des remarques qui me sont adressées, que je les considère avec désinvolture, perdant là une occasion de réhabiliter mon écriture, mais je ne pense pas y remédier, du moins dans l'immédiat.

Comme le dit un poète arabe dont j'ai oublié le nom, « C'est la nudité qui habille les femmes », je me rhabillerai plus tard, veillerai à parfaire mon élégance vestimentaire... La contrainte est trop forte de m'exprimer, l'émotion est palpable ( sans doute trop présente ) et quand trop d'émotivité tue l'intelligence, le créneau est tellement sournois qu'on s'y engouffre avidement, relâchant l'attention qu'on devrait garder sur les choses.

Je pense que le temps me fera son affaire. Un retour-texte reste dans les prévisions mais pas à l'instant présent.
Dans tous les cas, sache que ton passage ne m'a pas laissé indifférent et les attentes que tu portes ne resteront pas vaines, du moins je l'espère,

Amicalement, M,D.
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La salle de ciné / Re : [TV] Trône de Fer
« Dernier message par ernya le Aujourd'hui à 00:21:39 »
J'ai enfin tout rattrapé et vu la dernière saison.

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Du coup, j'ai hâte de lire la version des bouquins.
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Coucou.

Je fais un relevé détaillé au fur et à mesure de la lecture, je pinaille beaucoup, ne le prends pas mal, c'est juste une habitude ;) mais tu t'en es déjà aperçu.

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Papa, je crois bien de ne t'avoir jamais aimé.
Il faut enlever le "de".
On dit : "Je crois bien ne t'avoir jamais aimé"...
ou "Je crois bien que je ne t'ai jamais aimé"...
ou alors ce serait :
"Je crains bien de ne t'avoir jamais aimé."
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Des années après ta disparition, cela ravive les souvenirs de mon enfance.
On ne sait pas à quoi se rapporte le "cela", le sens est un peu confus du coup, et surtout c'est incorrect.
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( mais ça te ressemble si bien... )
Il faut supprimer certaines espaces : pour la parenthèse qui ouvre, il faut une espace avant et pas après ; pour la parenthèse qui ferme, il faut pas d'espace avant et une espace après :
(mais ça te ressemble si bien...)
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Trois jours avant ta mort, maman nous a laissés seuls dans cette chambre d'hôpital, tu n'avais presque plus la force de boire alors je t'ai aidé,
Très souvent, tu juxtaposes deux propositions principales (qui pourraient former des phrases à part entière) en les séparant d'une simple virgule. Je suis pas très fan du procédé, j'aime bien le faire mais pas tout le temps. Le signe de ponctuation le plus classique serait un point-virgule ; ça pourrait être cool d'en utiliser un de temps en temps. Ici par exemple je pense que ça passerait mieux. Mais ta construction est correcte bien sûr.
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alors je t'ai aidé, Je t'ai servi un verre de jus d'orange
Soit il manque un point soit il y a une majuscule en trop.
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en me signifiant «  Et toi, tu continues à boire ?  » .
Il faudrait deux points après "signifiant".
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J'ai hoché la tête piteusement comme un enfant pris dans son mensonge et je t'ai menti pour te rassurer.
Je suis un peu perplexe parce que pour moi "hocher" c'est de haut en bas et donc acquiescer... mais s'il ment pour le rassurer, il dit qu'il ne boit plus ? Je crois que "hocher" s'emploie pour les deux, affirmation comme négation, mais du coup ça laisse un peu dans la confusion. Je pense que "secouer" serait plus clair et permettrait du coup au lecteur de ne pas s'arrêter là-dessus.
Je ne te redis pas à chaque fois que les successions de virgules m'embêtent, d'une part pour ne pas me répéter mais aussi parce que j'ai l'impression que ça fait partie de ton style, au final je me laisse quand même bercer par cette construction.
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Et cependant, tout avait bien commencé,
C'est marrant, j'écris jamais et je lis jamais "Et cependant", j'ai l'impression que ce n'est pas correct de juxtaposer ces deux mots, mais je ne sais pas pourquoi. "Et pourtant" est correct. Mais "Et cependant", ça me gêne.
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maman et toi vous aviez mis tous vos espoirs en moi mais si peu de confiance, je veux dire si peu de compréhension.
J'aime bien cette phrase même si à ce stade je ne comprends pas précisément ce que ça implique.
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Gamin turbulent jusqu'à mes huit, neuf ans, enfin je m'étais assagi, poli et réservé, je ne faisais plus de bêtises, je demeurai plongé dans les livres,
Pour la concordance des temps je pense qu'ici il faut de l'imparfait partout : "je demeurais" avec un -s.
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«  c'est sa grande passion ! »  me vantait maman aux voisines.
Argh, je voulais pas faire trop la remarque, mais ici vraiment la virgule avant ce morceau de phrase me gêne, j'aurais voulu un point ou deux points ou un point-virgule... avant d'introduire la réplique.
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La mort si soudaine d'une petite sœur que je ne connaîtrai jamais plongeait mon cerveau d'enfant dans une léthargie malsaine mais aucun de vous deux ne s'en souciait, après tout elle n'avait vécu que cinq jours.
L'imparfait me gêne un peu, c'est correct mais j'aurais été moins surprise de trouver ici du passé simple ou du plus-que-parfait.
Le "si soudaine" me donne l'impression qu'on en a déjà parlé (si = aussi, faisant référence à qqch de décrit ou au moins évoqué) ; j'aurais plutôt mis soit "soudaine" tout seul soit quelque chose comme "terriblement soudaine".
Il manque une espace après le point de "cinq jours."
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Chaque soir en récitant ma prière, dans ma tête je commençai par un
Si c'est une habitude il faudrait de l'imparfait : "commençais" avec un -s.
Il faudrait deux points avant d'introduire la réplique.
(En fait, quand tu insères juste un mot entre guillemets au sein du texte tu n'es pas obligé de mettre les deux points ; mais là comme ce sont des répliques entières il faut les mettre).
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Seul Dieu, avec qui malgré tout j'entretenais des rapports conflictuels,
Le "malgré tout" me gêne parce qu'il signe une opposition avec qqch de déjà dit ou déjà évoqué ; or ici la petite partie qu'on a vue de ses relations avec Dieu va dans le même sens : on voit que leurs rapports sont effectivement conflictuels ! Du coup peut-être que tu voulais dire :
"Seul Dieu, avec qui j'entretenais malgré tout des rapports, bien que conflictuels" ?
(désolée c'est pas top comme formulation mais j'ai pas trouvé mieux).
Ou alors tu voulais signer une opposition entre ce morceau de phrase et ce qui va suivre, auquel cas "malgré tout" n'est pas approprié (ça fait référence à qqch de déjà dit). Tu peux utiliser "pourtant" :
"Seul Dieu, avec qui j'entretenais pourtant des rapports conflictuels"
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Par la force de l'événement,
Je trouve cette formule un peu bizarre. Ca ressemble à "par la force des choses" mais je suis pas sûre que ce soit correct de le dériver de la sorte...
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Je vous l'assure à présent, on devrait toujours se méfier des enfants qui s'enferment dans les livres. Ils auront dans l'avenir quelque chose de terrible à reprocher au monde. Ce sont définitivement des monstres en puissance.
J'ai bien aimé cette phrase et le fait de s'adresser au lecteur (j'ai vu que ça avait été critiqué par d'autres lecteurs). Pour ma part ça ne m'a pas du tout dérangée. Je ne suis pas d'accord non plus sur la généralisation à tous les enfants qui s'enferment dans les livres mais j'aime beaucoup le fait que le narrateur fasse cette généralisation, il y a un côté assez terrible à ce qu'il affirme, plus encore quand on sait que ce verdict glacial est là pour s'accabler lui-même et non les autres. Ca me convient très bien pour poser le personnage et l'atmosphère.
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De la Rose à la verte puis Le Club des Cinq,
Rose et Verte : majuscule ou pas majuscule ? L'un comme l'autre me va mais je pense qu'il faudrait faire la même chose pour les deux.
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par là des revues pornographiques, par ici des revues philosophiques,
J'aime bien l'opposition entre les deux :) .
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mon regard disproportionné sur le monde jetait mon âme d'enfant en pâture à des maléfices indignes de mon âge...
Pas fan des points de suspension, ils me semblent inutiles et du coup "surjoués".

Au final, sur la forme, ce qui me gêne les plus ce sont toutes ces virgules là où régulièrement j'aimerais un point-virgule. Par contre ce serait dommage d'y mettre des points, tu casserais le rythme que tu as choisi de donner à ce texte. Pour le reste ce sont des détails à droite à gauche mais dans l'ensemble ça se lit très facilement, c'est fluide, prenant.
Sur le fond je crois que ce qui me plaît le plus c'est cette espèce de sincérité que je ressens. Le narrateur est extrêmement dur envers lui-même, je trouve qu'il s'accable de beaucoup de reproches avec beaucoup de désinvolture, comme si c'était admis, et du coup, comme s'il avait de toute façon renoncé. Pourtant s'il se fait à lui-même ces reproches c'est qu'il reste en accord avec les valeurs qu'il prétend ne plus respecter. Je ressens beaucoup de choses différentes à la lecture de ce texte, le narrateur me semble beaucoup plus nuancé qu'il ne le considère lui-même, que ce soit dans la balance vertus / défauts ou bien désespoir / rage de vivre. (C'est que des ressentis hein je saurais pas argumenter ça, mais j'avais envie de tenter une description de ce que ça m'évoquait).



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Quand la nuit disparaît, s'éteint, avec ses odeurs, ses silences,la lumière telle une hémorragie venant de l'utérus me comble.
Houlà  :o trop d'images pour moi ou un peu trop complexes en tout cas.
disparaît / s'éteint : deux images différentes, pour la même signification, ça me semble superflu
combler : ça me semble un verbe adapté ni à la lumière ni à une hémorragie donc ça veut dire encore qqch d'imagé ou de métaphorique.
Pourquoi pas simplifier un peu ?
"Quand la nuit s'éteint, avec ses odeurs et ses silences, la lumière se déverse telle une hémorragie venant de l'utérus."
Mais je t'avoue que je suis pas fan de la métaphore utérine qui ne me parle pas du tout.
En tout cas si tu as trop d'idées ou d'images n'hésite pas à faire plusieurs phrases.
Il faut une espace après "silences".
Citer
Renaissance intra-utérine .
Il y a une espace en trop avant le point.
Citer
à deux doigts d'entrer dans la chambre ,
Il y a une espace en trop avant la virgule.
Citer
de leur faire rendre gorge d'un acte qui me paraît si infâme...
Encore une fois les points de suspension me semblent dispensables et leur présence fait trop théâtral à mon goût ; je trouve au contraire que la phrase gagnerait en puissance en mettant juste un point.
Citer
une année de retard à cause des mathématiques.Je ne parle à personne,
Il manque une espace après le point.
Citer
L'arme de service de mon père est cachée mais je saurais la trouver le moment venu.
Si la décision (à ce moment-là) est prise (ce que "le moment venu" sous-entend), il faudrait carrément du futur et pas du conditionnel : "je saurai" sans le -s.
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les sous- vêtements de Maman.
Il y a une espace en trop après le trait d'union.
Citer
de la soie, disons de la pseudo-soie
du satin ? ^^ (mais si c'est avec les yeux du petit garçon c'est cool comme ça).
Citer
Dans l'indécence la plus absolue, déterminé ,
Il y a une espace en trop après "déterminé".
Citer
j'existe, je fais désormais partie du monde des adultes.
Je n'aurais pas imaginé qu'une telle sensation puisse découler de ça, c'est intéressant. (J'ai failli écrire "c'est marrant" mais ce serait peut-être une formulation inappropriée  :-[ ).

Je serais curieuse de lire la suite :) le personnage est attachant, et malgré sa dureté le récit prend parfois des détours inattendus à mes yeux. La narration est peut-être un peu rapide à mes yeux, tu pourrais prendre plus ton temps (sans changer radicalement non plus).

J'ai vu que certaines fautes (au moins de ponctuation) t'avaient déjà été signalées mais que tu ne les avais pas corrigées. Si tu ne souhaite pas retravailler ton texte et que tu souhaites juste les ressentis des lecteurs, je pense que ça peut être bien de le préciser d'emblée pour éviter que d'éventuels correcteurs perdent leur temps (et je passerai quand même pour te donner purement mes ressentis, je peux comprendre cette démarche-là aussi). Si c'est juste que tu n'as pas encore eu le temps, alors pas de souci ^^ .

Au final j'essaierai de suivre l'évolution de ce texte, il m'intéresse, j'espère que nos retours te seront utiles.
10
Poésie / vaisseau fantôme
« Dernier message par Ashka le Hier à 23:24:00 »



Une courbe éolienne

et les arbres dentellent la peau du ciel

le soir se délave

une goutte de toi sur nos pénombres jumelles
une goutte de moi dans l'abribus scellé de tes lèvres




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