Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 novembre 2019 à 19:45:10

Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

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BD, comics, mangas / Re : [Manga] Gunnm
« Dernier message par Acini Van Herst le Aujourd'hui à 19:34:09 »
Oui, effectivement le film était bien coté qualité de l'animation...

Oui aucun rapport avec Gunnm, juste avec la réadaptation de film déjà existant.

Le renaming a je pense un petit coté commercial...

Désolé de clore la discussion, mais je risque de pas trop avoir le temps de revenir prochainement.

Pour le bof, tu perpétue et fait évoluer le site, c'est loin d’être rien...

Bon courage avec la restructuration du site, j'ai jeté un œil mais n'ai pas voulu intervenir pour pas faire revenir sur un truc déjà vu...

Où sont mes messages perso, il y a les retours, mais je mets pas la main sur mes envois ?
Quand je vais à message envoyés c'est vide ? Voilà juste histoire d'informer quelqu'un sur un bug qui m'a pas dérangé, je ne sais pas si c'est collectif...

Bien à toi...

2
Textes courts / Un coin face à l'océan - I - 2 (les femmes de Georges)
« Dernier message par FVarga le Aujourd'hui à 19:22:03 »
Ce passage s'inscrit apres le portrait de "Georges, vendeur de babioles sur la plage"; il le situe dans le temps et définit son rôle social.



Georges, de religion musulmane était le mari de deux femmes : Agnès et Élisabeth. Il avait épousé Agnès cinq ans auparavant, mais la fréquentait depuis que sa poitrine s’était arrondie. Jusqu’à présent, sans volonté de l’ignorer, il ne la voyait pas. C’était une gamine de la plage, une simple vendeuse d’arachides une cousine très éloignée, mais ici les gens se déplaçaient peu et les affaires d’amour ou de sexe se pratiquaient localement.

Petite et fine comme une brindille, Agnès n’avait pas attiré Georges par son physique. Il avait le goût des femmes fessues à la chair généreuse. Elle était le contraire, mais son joli visage éclairé par des yeux malicieux en forme d’amandes et son caractère affirmé, malgré une apparence de douceur la rendaient irrésistible. Elle ne lui laissait pas le choix et décida que Georges serait son mari, ce n’était pas pour elle une question de désir, mais de temps.

Une année durant, Agnès n’avait eu de cesse de lui démontrer qu’elle n’était plus l’enfant qu’il avait connue. Georges n’était pas réputé bon parti, il ne possédait rien et dépensait plus que ce qu’il gagnait. À ses yeux, il était un gars solide. Une femme ne pouvait pas vivre seule et elle saurait en faire l’homme de son foyer. La famille et surtout le père d’Agnès avaient accepté que la jeune fille s’en aille habiter dans sa petite maison, une de celles qui semblaient abandonnées, mais dont on trouvait toujours un propriétaire pour percevoir le loyer.

Le principe du mariage s’était conclu à la fin de la saison des pluies. Georges ne possédait rien, sa dot serait symbolique. Il du économiser jusqu’à ce que cesse de souffler l’harmatan pour achever de la constituer.

Élisabeth, plus âgée qu’Agnès, était également moins jolie. Ses seins s’affaissaient et son ventre avait souffert de multiples et difficiles grossesses. Discrète et dure au travail, elle avait perdu son époux dans les premiers jours de la guerre civile.
Les soldats, ivres et excités par leurs chefs avaient fracassé la porte à coup de crosse. Un d’eux l’avait saisie pour lui écarter les jambes alors qu’elle était enceinte de huit mois. Ils recherchaient des rebelles, Élisabeth ne comprenait rien à leurs hurlements tandis qu’ils la bousculaient dans un simulacre d’interrogatoire.

Ses cris avaient alerté son mari qui était sorti boucher un trou du mur de chez la voisine. Sans lui laisser le temps de franchir le seuil, un coup de feu l’avait abattu sans qu'il ne se rende compte de ce qu’il se passait.
Il gisait à présent dans le prolongement de la porte, le crâne vide, éclaté comme une mangue pourrie. Les militaires hirsutes dans un rang patient attendaient bruyamment leur tour. Elle ne bougeait plus, espérant que cela s’achève et qu’ils ne décident de la tuer après s’être à leur tour épanchés dans son ventre. Les enfants hurlaient de terreur, ajoutant leurs pleurs à la violence du désordre. Elle en avait connu certains, les plus jeunes, faire leur premiers pas non loin de la maison, elle craignait à présent pour sa vie et celle de ses petits.

Elle savait que résister était inutile. Ils étaient si nombreux, et occupaient tout l’espace de son intérieur, fracassant les rares objets du quotidien et pataugeant dans les restes de son époux. Son ventre gênait ses agresseurs, ils l’agenouillèrent, son boubou relevé sur ses hanches, le visage enfoui dans le linge qu’elle s’apprêtait à laver. Elle souffrait de tout son corps, le sang coulait dans sa bouche, sa torture lui semblait sans fin. Elle aurait voulu perdre connaissance, mais elle demeura consciente de chaque douleur, de la moindre humiliation.

Les soldats partis, ce fut le silence. Les enfants ne criaient plus. L’air vibrait encore, dans la moite chaleur du midi. Le corps de son homme, surpris dans une immobilité fatale, suintait de fluides épais, nourriture obscène des premières mouches. De la porte laissée ouverte, une poule curieuse, suivie de ses poussins lança un regard étonné dans la pièce avant de disparaître caquetante.
 Élisabeth demeura longtemps accroupie, contre le mur, sans bouger. La tête contre ses jambes, les bras serrés autour des genoux, silencieuse, elle pleurait de honte et de douleur.

Georges passait par là. Il revenait du fond de la lagune, où il avait mis sa famille à l’abri. L’endroit était malsain, mais exempt de soldats, de mercenaires ou de fous sanglants prêts à vous exécuter parce que vous étiez sur le mauvais chemin ou dans la maison d’un blanc. Il avait soif, il savait qu’Élisabeth lui gardait toujours quelques bières au frais.

Il la trouva prostrée, muette, ses trois enfants serrés contre elle dans le silence. De l’autre côté de la pièce gisait dans une position grotesque le cadavre de son mari, le visage tant défiguré qu’il n’aurait su le reconnaître. Il devina hébété ce qu’il s’était passé et sans un mot la prit dans ses bras pour la coucher au fonds de la pirogue afin de l’éloigner du danger et la soigner.

Élisabeth était désormais seule avec ses trois enfants, ses frères étaient morts ou partis. Ses parents avaient fui au Ghana tout proche. Elle n’avait plus de nouvelles d’eux. Il ne lui restait qu'Agnès, et Georges, son mari.

C’est ainsi qu’Élisabeth devint la seconde épouse de Georges, à la demande d’Agnès. Il aurait préféré éviter cette situation, mais il savait ne pas avoir le choix. Élisabeth était la meilleure amie de sa femme, trop vieille, trop abîmée, violée et à présent silencieuse elle ne pouvait désormais demeurer sans homme.

Il était peut-être titré chef du foyer et l’aîné d’Agnès de presque vingt ans, celle-ci avait gagné l’autorité de prendre les décisions importantes. Sa demande n’était pas une question. Il épouserait Élisabeth et cela ne saurait souffrir de discussion.
3
Textes courts / Re : Aimer les chiens
« Dernier message par Keanu le Aujourd'hui à 19:18:35 »
Merci beaucoup Fanny pour ta lecture et ton retour !
Les répétitions étaient volontaires, oui, parfois elles me semblent naturelles dans un texte et a contrario les poursuivre avec systématisme peut me sembler artificiel ; il m'arrive d'être assez sensible aussi au fait de redire, de répéter, comme un scansion qui n'épuisera jamais la signification, l'imaginaire, la valeur du mot (ici le mot "chien", par exemple) ; mais j'ai malgré tout décidé d'en enlever quelques-unes, de répétitions, car tu as raison elles n'étaient en l'occurrence pas toujours adroites et pouvaient heurter la lecture.

Au plaisir de te lire  :)
4
@Lighmare

Merci pour l’aperçu de ton bouquin.

Bon coté humour dérangeant je crois que tu n'as pas trop été emballé, c'est pas grave... J'espère que tu n'y a perçu que pitreries de ma part et pas des sens cachés et/ou mesquins...

Pour les livres audios, j'avais découvert ce site par hasard, il est gratuit et sympa:

http://www.litteratureaudio.com/

Bien à toi, et je te dirais bien à bientôt, mais je risque de ne pouvoir venir sur MdE que dans un long moment, le temps toujours le manque de temps...
5
Boite à idées / Re : Marmeeting(s) [Paris]
« Dernier message par Elk le Aujourd'hui à 19:12:09 »
Ben oui, enfin moi ça m'intéresse, s'il y fait chaud et qu'il y a de la place pour un groupe un peu conséquent :) (il me semble que Bercy a surtout l'avantage d'être assez accessible depuis toutes les gares mais y a aussi d'autres coins de Paris qui peuvent convenir :))
6
Poésie / Haïku de l'arc-en-ciel
« Dernier message par Loup-Taciturne le Aujourd'hui à 19:09:56 »

Bonjour,
J'ai un peu revu ma "méthode" d'écriture. Au lieu d'essayer de mettre une impression entière et unique correspondant à une expérience sensible dans un haïku, j'essaye de tourner autour de l'impression pour tenter d'en saisir différents angles et sens possibles. C'est en lisant des séries de haïku très proches les uns des autres (notamment de Issa), que je me suis autorisé cet exercice libérateur.


Haïku de l'arc-en-ciel

Arc-en-ciel –
le rideau tombe :
triste nuage


Sombre nuage –
pourquoi s'en prendre
à l'arc-en-ciel ?


Un arc-en-ciel sombre –
nuage assoiffé
de couleurs


Gorgé de noirceur
un nuage
fond sur l'arc-en-ciel


Surpris à la fenêtre
l'arc-en-ciel
s'enfuit par un nuage


Ombrageux
l'arc-en-ciel s'éclipse
dans un nuage



Merci aux lecteurs !
N'hésitez pas à laisser vos impressions, suggestions et remarques quelles qu'elles soient.
7
Discussions / Re : Les créations artistiques des membres
« Dernier message par Elk le Aujourd'hui à 19:08:32 »
Les trois sont  :coeur:
J'aime particulièrement l'écureuil avec tout son décor de branches et de feuillage :)
8
Poésie / Re : L'ombre du haïjin
« Dernier message par Loup-Taciturne le Aujourd'hui à 19:00:20 »
Salut Drink,

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Citation de: Loup-Taciturne le 10 novembre 2019 à 22:15:20

    Bruits d'enfants
    dans le plafond –
    réveil dominical

Celui-ci est clairement mon préféré,
C'est drôle c'est celui qui a été écrit le plus spontanément et saisi sur le vif, sans talonnement ni retouche. Mais il est aussi je trouve assez faible en terme de résonance. Peut-être un peu trop descriptif et pas assez suggestif.

Pour le reste je prends note de tes retours et impressions.

Merci de ton passage !


9
Poésie / Re : L'autre rive
« Dernier message par Claudius le Aujourd'hui à 18:42:09 »


Oui Fried, la césure est importante dans un alexandrin, soit elle apporte une petite pause mais pas sèche, soit elle glisse vers le deuxième hémistiche. Les e appuyés sur le sixième vers obligent à marquer trop, pour repartir sur la fin de la phrase et ce n'est pas très joli. Couper un mot en deux non plus n'est pas fluide.
Essaie de lire ton texte à haute voix et tu t'en rendras compte je pense.

Je vais relever chaque vers, dans la forme si tu veux bien, ce sera plus explicite.

Approchant d’un soupir la rive de ma peur  - pour celui là c'est bien
émanant d’une lente brume et sa langueur, - ici la césure est au milieu de len-te,  même si les sonorités sont intéressantes
humant un dernier automne en forêt profonde - ici elle coupe au-tomne
j’attendrai en silence le passeur des mondes. - ici le e appuyé de silence clos le premier hémistiche.

Voyez-vous ces lueurs chatoiements d'autres rives ? ici impec ça va
Je laisserai mes heures, fuirai en dérive. - ici non coupure au milieu de heu-res

Ainsi cette barque s'avancera sur l'onde - ici e appuyé de barque -
glissants remous fracassés en paillettes d'or - césure fra-cassés
délaissant alors tous les grondements du monde, - ici ça peut aller
serein je passerai le Styx sans un remord. - ici parfait

Et je puis ajouter que pour moi tous ces participes présents alourdissent un peu.

Voili, voilou si ça peut t'aider.

 ;) ;)
10
Poésie / Re : Le poncif
« Dernier message par Rimbaldien le Aujourd'hui à 18:39:36 »
Il n'y a pas de soucis quant au fait de me tutoyer, je ne suis qu'un humble jeune homme de seize pauvres années...

Disons que l'écriture m'est venue il y a quelques mois, et depuis j'écris, en effet, selon mes humeurs, sentiments, la plupart du temps à l'aide de musique.

Mes poèmes sont souvent des premiers jets, enfin je n'aime pas ce terme mais disons que je ne les retravaille que rarement, sauf s'ils ont des fautes d'orthographes ou que la versification, à laquelle je m'essaye depuis peu, est erronée.

Je crois que Rimbaud m'habite. J'ai souvent des réminiscences de ses écrits, mais je n'en vole point l'originalité. J'aime son personnage, aussi, auquel je m'identifie.

Vois-tu, mes professeurs apprécient mes écrits, ils me conseillent, me prêtent des livres, certains veulent même que je participe à des concours ou bien que je me fasse publier...
En attendant, si mon "travail" t'intéresse, je pourrais te fournir un document retraçant la plupart de mes poèmes, et on pourrait en parler, et ce peut-être en dehors de ce forum ?
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