Le Monde de L'Écriture

Autour de l'écriture => L'antichambre de l'édition => Discussion démarrée par: Tezcatlipoca le 30 novembre 2011 à 12:23:02

Titre: Arnaques, crimes et édition
Posté par: Tezcatlipoca le 30 novembre 2011 à 12:23:02
Les taulières du forum m'ayant gentiment invité à aborder l'épineux sujet des divers pièges et arnaques du milieu de l'édition, je lance le débat ici. Je n'ai pas la prétention d'aborder tous les aspects de la chose, toute contribution est donc la bienvenue.

Avant tout, il me parait important de rappeler ce qu'est un éditeur, afin de mieux détecter les pratiques douteuses de certains marchands de rêve peu scrupuleux.

* Un éditeur, c'est d’abord une structure qui, à partir de dizaines, de centaines ou de milliers de manuscrits reçus (par la poste, par mail, par remise en main propre...) va choisir ceux qu'elle estimera dignes de rejoindre son catalogue, c'est-à-dire dignes d'être commercialisés sous son nom. Autant dire que la sélection est rude, et les heureux élus ne représenteront qu'un infime pourcentage du total.

* Entre le moment où un manuscrit est choisi et celui où le livre est disponible à la vente, il s'écoulera plusieurs mois, voire plusieurs années. Cette période sera notamment mise à profit par l'auteur et l'éditeur pour retravailler le texte conjointement. C'est une étape indispensable: aucun manuscrit, même écrit par un auteur expérimenté, n'est jamais assez bon pour se passer de ce travail éditorial.

* Le rôle essentiel de l'auteur est de fournir un texte de qualité. Celui de l'éditeur est maintenant de transformer ce texte en livre. Mise en page, illustrations, choix du papier, en bref tout ce qui constitue l'aspect physique du livre, sont des éléments primordiaux qui donnent d'emblée une image positive ou négative de l'œuvre.

* Un éditeur est une entreprise commerciale, autrement dit il s'agit désormais de vendre le livre, sans quoi tout ce qui précède n'aura servi à rien. Toute publication est un double pari: moi, l'éditeur, je mise sur toi, l'auteur, car je crois que ton texte mérite d'être lu; moi, l'auteur, je mise sur toi, l'éditeur, car je te crois capable de trouver des lecteurs pour mon texte. Les moyens mis en œuvre en termes de promotion, de distribution, diffèrent selon les capacités de chacun, mais qu'il s'agisse de micro-édition tirant à quatre-cents exemplaires ou de grosses machines vouées à produire des best-sellers, la problématique est la même: le livre doit se vendre suffisamment, ne serait-ce que pour dégager des fonds afin de financer les futures parutions.

Voilà, de manière schématique, ce qu'est un éditeur. Voyons à présent le cas de Mon Petit Éditeur, puisqu'il en était question ailleurs sur ce forum. Il ne s'agit pas de stigmatiser cette entreprise en particulier: parmi les différentes espèces de requins hantant les eaux littéraires, celle-ci me parait loin d'être la plus dangereuse. Mais l'arnaque est tout de même patente, dans le sens où cette entreprise, contrairement à ce que proclame son nom, n'a rien d'un éditeur:

* Mon Petit Éditeur n'effectue aucune sélection sur les manuscrits qu'il reçoit. Du moins, on peut espérer qu'il rejette automatiquement les textes illisibles au-delà du supportable, ainsi que ceux contrevenant aux lois (plagiat, diffamation, racisme, etc.) Quoi qu'il en soit, une acceptation ne signifie en aucun cas que les qualités du texte soient suffisantes pour mériter une publication.

* Mon Petit Éditeur joue sur le désir de publication immédiate. Ainsi, l'auteur est sommé de présenter un texte prêt à être publié tel quel, du contenu jusqu'à la mise en page qu'il doit assurer lui-même, avec l'absence de professionnalisme que cela implique. Les longues phases de direction littéraire et de mise en forme du manuscrit pour en faire un véritable livre, bien que constituant le cœur des activités de l'éditeur, ne sont pas assumées… ou alors contre un paiement supplémentaire, avec un ahurissant tarif par faute corrigée! On en arrive ainsi à cette situation ubuesque où un jeune auteur, après avoir publié son roman chez Mon Petit Éditeur, vient en poster des extraits sur les forums d'écriture en espérant obtenir des corrections et des propositions d'amélioration…

* Si Mon Petit Éditeur peut se permettre de publier tout ce qui lui est proposé sans craindre la faillite, c'est tout simplement car le risque pris est égal à zéro. Le tirage initial n'est que de vingt exemplaires, le reste étant effectué au coup par coup en fonction d'une hypothétique demande. Il va de soi que ces vingt exemplaires initiaux seront écoulés sans trop de peine: entre la famille, les amis, les collègues, les vingt lecteurs seront trouvés. Et au cas où, Mon Petit Éditeur est protégé des mauvaises surprises par une clause stipulant qu'une rupture de contrat entraînera pour l'auteur l'obligation de racheter d'éventuels invendus. Conséquence de cette absence de prise de risque: Mon Petit Éditeur n’a aucune raison de chercher à vendre le livre, sa finalité n'est que de satisfaire l'ego d'auteurs impatients et peu au fait des pratiques de l'édition… car quel auteur bien informé peut accepter de céder les droits d'exploitation de son œuvre à une entreprise qui se réservera 90% du prix de vente du livre contre un service inexistant?

Heureusement, dans le cas particulier de Mon Petit Éditeur, l'auteur pas trop naïf semble pouvoir s'en sortir sans débourser un centime. Au final, il ne perd "que" ses droits sur son œuvre et pas mal de crédibilité en tant qu'écrivain. Cela constitue déjà un progrès par rapport aux innombrables escrocs capables d'extorquer plusieurs milliers d'euros à des malheureux pour leur offrir un illusoire "rêve d'édition", qui en pareil cas risque fortement de tourner au cauchemar...

Si vous avez connu des expériences allant dans ce sens, si vous avez des questions, ou si vous n'êtes absolument pas d'accord avec ce que je viens de développer, c'est à vous!
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ecrifantasy le 01 décembre 2011 à 03:21:40
Bonjour Tezcatlipoca,

Comme tu as pu le voir en lisant un extrait de mon livre, je suis actuellement édité chez Mon Petit Editeur. Mais je n'en suis pas vraiment satisfait bien entendu. Je me questionne depuis plusieurs semaines quant à savoir si je dois donner mon préavis (de 3 mois) à l'éditeur.
Une libraire que je connais bien m'a parlé de "Les Nouveaux Auteurs" que tu connais peut-être. Les avis semblent partagés concernant leur édition. Ce qui semble intéressant réside dans leur comité de lecture assez peu ordinaire, puisqu'il compte de nombreux citoyens, lecteurs passionnés et indépendants, qui ne font aucunement partie du monde de l'édition et qui notent et évaluent les manuscrits. Connais-tu un peu cette maison d'édition?
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Tezcatlipoca le 01 décembre 2011 à 11:59:53
Ecrifantasy, je me permets de citer ici ce que tu as écrit dans le sujet de ton roman:

Citer
Mon Petit Editeur est une maison d'édition à compte d'éditeur, qui fait de la distribution à la demande (ils ne prennent donc aucun risque).
Ils utilisent le correcteur Pro Lexis, qui n'est donc pas aussi performant qu'un correcteur humain, et je constate encore aujourd'hui quelques fautes d'accord ou de grammaire dans mon livre, ce qui n'est pas très pro...
La maison d'édition ne fait pas d'Office, ce qui est sans doute le plus gros problème. En effet, un livre inconnu de tous (même des libraires) ne risque pas d'être commandé.
L'éditeur m'a donc demandé de faire la promotion du livre au niveau local pour les "aider" un peu, après quoi ils se chargeraient de la distribution au niveau national, ce que j'attends toujours.
Je parle actuellement avec l'éditeur de ce "gros" problème.
Je ne sais pas si l'on peut parler d'arnaque. En effet, même si l'éditeur ne prend aucun risque puisqu'il imprime à la demande du client, l'auteur n'a rien à débourser. Il a donc au moins la possibilité d'être vu sur internet, et d'être commandé.

Voilà pourquoi j'ai insisté sur le fait que pour moi ce "requin" n'était pas parmi les plus dangereux. Dans l'histoire tu ne dépenses effectivement pas d'argent. Mais il y a tout de même arnaque, à partir du moment où cette entreprise se sert de toi et de ton œuvre pour faire son beurre, pour une contrepartie nulle. Tu donnes, et eux ne donnent rien, sinon des illusions.

Tu peux décider de claquer la porte si tu te sens floué, mais fais tout de même attention, surtout si tu n'es pas calé en droit: il ne faudrait pas qu'ils profitent de ton retrait pour t'extorquer davantage.

Pour ce qui est des Nouveaux Auteurs, j'ai en effet gardé un œil sur eux depuis leur lancement, il y a de cela quelques années. Mon avis est très mitigé, d'ailleurs cet éditeur fait souvent débat. Entre ceux qui se disent satisfaits et ceux qui hurlent au loup, difficile de se faire une opinion. Personnellement, les voir susciter de tels questionnements me parait d'emblée suspect. De toute façon, je me méfie comme la peste de tous ces éditeurs qui mettent en avant le service rendu aux auteurs, en oubliant le lecteur: il me semble qu'un éditeur est là pour répondre à la demande des lecteurs en leur fournissant le maximum de bons livres, et non pour répondre à la demande des auteurs en leur offrant le maximum de débouchés pour leurs manuscrits. C'est dans cette dernière configuration que naissent les abus.

Je comprends que cette idée de "comité de lecture citoyen" propre aux Nouveaux Auteurs puisse paraître alléchante, mais dans les faits je ne suis pas certain que ce pouvoir donné à des lecteurs lambda, "ne faisant pas partie du monde de l'édition" soit une bonne chose... Et encore moins dans ton cas, Ecrifantasy, car tu écris de la littérature de genre. Il y a aujourd'hui énormément de petites maisons d'édition publiant de la SFFF, avec des comités de lecture composés d'amoureux de fantasy, de fantastique, de SF. Ces gens-là me semblent plus à même de juger de la qualité de ton œuvre qu'un comité recruté parmi les lectrices de Gala ou de Femme Actuelle — sachant que les Nouveaux Auteurs sont une émanation de Prisma Presse, gros groupe de presse publiant notamment ces titres. Enfin, crois-tu qu'en cas de publication ton roman de fantasy serait mis en avant, ou serait-il noyé au milieu d'un catalogue d'environ 1000 titres? Parmi ces 1000 titres publiés, seuls une poignée d'élus verront la lumière... exactement comme dans l'édition classique, tant décriée par les Nouveaux Auteurs.

Dernière chose, peut-être la plus importante: interroge-toi sur tes motivations profondes. Pourquoi désirer être publié? Et surtout: pourquoi maintenant? Tu es encore très jeune, et il est extrêmement rare de trouver à ton âge des auteurs ayant le niveau requis pour une publication professionnelle. Je suis convaincu que si les auteurs se posaient les bonnes questions, ils éviteraient de nombreux pièges tendus devant eux.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Geekgirl le 01 décembre 2011 à 19:07:36
Si je peux me permettre d'apporter ma pierre à l'édifice...

J'avais 15 ans quand j'ai "achevé" mon premier roman. Enthousiaste, je me suis dit que j'allais chercher un éditeur, comme quoi, je ne doutais vraiment de rien  :D. Gallimard, entre autres maisons, a refusé mon manuscrit. Je commençais à être sérieusement découragée, quand une petite maison d'édition, Amalthée, dont j'avais rencontré l'un des jeunes auteurs à une fête du livre m'a dit être intéressée par mon manuscrit et me proposait un contrat. A compte d'auteur.
Ils me demandaient environ 2000 € d'acompte, de "base", ajoutant à cela un tarif pour la mise en page, la correction et l'engagement d'un graphiste pour la couverture. Ils proposaient de tirer mon livre à une centaine d'exemplaires, et de me les envoyer, c'était à moi de m'occuper de les caser en librairie  ???
Je leur ai immédiatement demandé de me renvoyer mon manuscrit ou de le détruire. Jeune et naïve peut-être, mais pas idiote...

Mon courrier est resté sans réponse, et à ce jour, je n'ai jamais eu la preuve formelle qu'ils avaient bien obtempéré... Je ne sais pas si l'édition à compte d'auteur est considéré comme de l'arnaque dans ce milieu, mais pour moi c'en est une.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ecrifantasy le 02 décembre 2011 à 01:49:02
Tezcatlipoca, merci pour ta réponse.

Je pense donner prochainement mon préavis (de 3 mois) en gardant un oeil sur mon contrat d'édition. Je pourrai alors prendre mon temps pour corriger certaines maladresses trouvées encore régulièrement dans mon livre, et éventuellement chercher une petite maison d'édition, qui sera davantage "près" de ses auteurs.

Comme Geekgirl, je voyais il y a un ou deux ans de cela assez grand, et je me précipitais sur les grandes maisons, Gallimard, Bayard, Michel Lafon... Je pense que je vais maintenant me tourner vers les petites maisons d'éditions.

(Si au passage, tu as des noms de petites maisons qui ont l'air entièrement à compte d'éditeur, je suis preneur)

Geekgirl, je viens de trouver sous mon bureau des retours de maisons d'édition dont je ne me rappelais même plus.
- La société des Ecrivains qui mettait à ma charge un montant forfaitaire de 3650 euros ;
- Les éditions Bénévent 3860 euros ;
- Les éditions Baudelaire  qui proposent pour la correction orthographique et grammaticale un forfait de 4 euros HT par page, sans oublier le modeste montant dû par l'auteur à l'éditeur : 5210,40 euros ;
- Les éditions Persée qui me demandaient 3630 euros hors corrections ;
- Les éditions Mélibée 5231,50 euros ;
Et d'autres que je ne trouve plus...

En tous cas, un grand merci pour ta réponse Tezcatlipoca
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jack O Lantern le 02 décembre 2011 à 02:31:40
- Les éditions Persée qui me demandaient 3630 euros hors corrections ;

La meme. Je tiens à pousser une petite gueulante personnelle contre ces arnaqueurs : si la plupart des maisons d'édition précisent quelque part sur leur site (quoi qu'il faut bien chercher parfois) qu'elles publient à compte d'auteur, Persée ne le dit à aucun moment, pourtant j'ai vraiment cherché. Pour leur envoyer un roman en ligne, il faut remplir un formulaire (ça aurait du me mettre la puce à l'oreille, on ne m'y reprendra plus) qui comprend un résumé de l'oeuvre en 300 caractères maximum... au-delà, le message n'est pas envoyé. Je me suis donc cassé la tete à pondre trois misérables lignes pour résumer un roman de 250 pages world, c'est pas évident, pour qu'ils me renvoient un mail automatique où, enfin, ils expliquaient qu'ils pratiquaient l'édition à compte d'auteur...
Ils précisaient notamment qu'ils effectuaient une sélection drastique des manuscrits reçus, si bien que l'écrivain naif pourrait se réjouir en cas d'acceptation et croire que son oeuvre comporte des qualités. La bonne blague ! Persée m'a répondu au bout de deux semaines avec une lettre-type où seul le titre du roman et le nombre de pages était personnalisé. Pourtant, en recevant leur mail, je leur avais envoyé un message pour leur conseiller de ne pas ouvrir mon bouquin, puisque je n'acceptais pas l'édition à compte d'auteur ; tout porte à croire qu'ils ne l'ont pas lu, ils m'ont meme relancée plusieurs fois. 
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kasprzak le 02 décembre 2011 à 08:28:53
D'ici quelques mois je pourrais vous faire part de mon expérience sur la volonté d'édition. J'ai toujours mon roman en cours là, il y a encore beaucoup beaucoup de boulot.


Mais j'interviens ici, pour donner un lien que je trouve sympa, qui donne une petite liste de maisons d'éditions à compte d'éditeur, certaines sont très connues, d'autres moins, si ça peut en aider certains !

http://www.linternaute.com/sortir/livre/publier/publier-maisons.shtml
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Tezcatlipoca le 02 décembre 2011 à 10:04:57
Ah, le compte d'auteur... Bien entendu, Geekgirl, qu'il s'agit dans l'immense majorité des cas d'une arnaque. Comment appeler autrement le fait de profiter de la naïveté d'une gamine de quinze ans pour lui facturer le tirage de son roman à plusieurs milliers d'euros, tirage qu'elle n'aura ensuite aucune chance d'écouler? Il y a quelques situations particulières où le compte d'auteur peut se justifier, mais ces situations sont tellement rares qu'aucun exemple ne me vient à l'esprit pour le moment.

Et encore, certains annoncent la couleur, mais ils sont nombreux à se cacher sous un masque respectable, par exemple Persée cité par Jack O Lantern. Ce genre de pratique tend à faire croire que payer pour être publié est normal, il y a même des gens qui ne comprennent pas qu'un éditeur puisse rémunérer ses auteurs!

La liste donnée par Ecrifantasy n'est sans doute pas exhaustive mais elle comprend les plus connus des requins à compte d'auteur. Ce sont notamment ceux qui font de la publicité sur Internet et dans la presse, à coup de slogans racoleurs du type "Ne laissez pas dormir votre chef-d’œuvre au fond d'un tiroir, nous le publions." Ce seul fait suffit d'ailleurs à les discréditer: un éditeur honnête n'a pas besoin de racoler les auteurs, ceux-ci viennent à lui spontanément. Un éditeur honnête cherche à promouvoir les livres qu'il publie, et non à promouvoir son activité auprès des auteurs. Là encore, c'est l'histoire de mise en avant du "service aux auteurs" dont je parlais plus haut, et qui est toujours suspect.

Pour Ecrifantasy, je n'ai pas de liste de petites maisons à compte d'éditeur à te proposer, tout simplement car elles sont des milliers rien qu'en France. Si tu traines un peu sur les sites dédiés à la fantasy, puisque c'est ce que tu écris, quelques noms devraient revenir régulièrement. Commence par enquêter par-là. En revanche évite les éditeurs du lien donné par Kaprzak: ce sont de bons éditeurs tout à fait respectables, mais ils ne publieront pas de SFFF.

(Je me suis un jour amusé à envoyer un roman de super-héros au Dilettante, l'éditeur d'Anna Gavalda. Bizarrement ils n'ont pas aimé. La lettre pleine de mépris que j'ai reçue en retour est l'un des joyaux de ma collection de lettres de refus.) 
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kasprzak le 02 décembre 2011 à 10:08:09
Ah oui exact Tezcatlipoca, il faut pas oublier de bien cibler ses éditeurs en fonction du genre d'oeuvres qu'on envoie  :mrgreen:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Frédéric M le 03 décembre 2011 à 12:11:14
J'ai récemment visité le site ILV-éditions.
En parcourant le catalogue, j'ai vu que certains livres étaient disponibles gratuitement en PDF, j'en ai donc lu un pour me faire une idée de la qualité de ce qu'ils publient.
Soit je suis très mal tombé, soit c'est complètement pourri !
Déjà, le titre du roman comportait une faute d'orthographe ! C'est sans doute pour cette raison que j'ai choisi de lire celui-là. :mrgreen:

Et la suite... Catastrophique ! Des fautes à toutes les pages, des mots qui n'existent pas, une mise en page horrible. Bref j'ai lu tout le bouquin juste pour me marrer.  >:D

Une ou deux perles dont je me souviens :

Les policiers étaient en fraction en bas de l'immeuble

Et alors, celle-là, j'en ris encore :

Des entrepôts désinfectés

Et c'est comme ça toutes les cinq lignes.  :D :D :D




Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kailiana le 05 décembre 2011 à 16:58:38
Oui, les éditions à compte d'auteur (qui demandent de l'argent à l'auteur) sont des arnaques, surtout maintenant qu'il est facile de s'auto publier. Il y a en fait, en gros, 3 moyens de publications (je résume vraiment car j'ai la flemme)

- édition à compte d'auteur : l'éditeur demande de l'argent à l'auteur ; c'est à éviter comme la peste (à moins de VRAIMENT savoir ce qu'on fait).
- auto-édition : on fait tout soit même. C'est facilité maintenant grâce à des sites du type de lulu.com (ce qu'on a utilisé pour notre recueil) qui impriment à la demande. Sachant qu'il faut vendre soit même ses livres (pas évident) mais qu'on ne perdra pas d'argent, uniquement du temps
- édition à compte d'éditeur : l'éditeur paye l'auteur. C'est la "vraie" édition, avec une sélection drastique des textes publiés


A noter, pour ceux qui cherche un éditeur SFFF (science-fiction-fantasy-fantastique) qu'il existe le "Grimoire Galactique des Grenouilles" (GGG) publié par Cocyclics, qui répertorie les éditeurs français en donnant quelques indications sur ce que chaque éditeur recherche ; plus d'info ici (http://tremplinsdelimaginaire.com/cocyclics/phpBB3/viewtopic.php?f=1&t=205502).
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ulrik Krizt le 17 décembre 2011 à 05:40:30
J'ai récemment visité le site ILV-éditions.
En parcourant le catalogue, j'ai vu que certains livres étaient disponibles gratuitement en PDF, j'en ai donc lu un pour me faire une idée de la qualité de ce qu'ils publient.
Soit je suis très mal tombé, soit c'est complètement pourri !
Déjà, le titre du roman comportait une faute d'orthographe ! C'est sans doute pour cette raison que j'ai choisi de lire celui-là. :mrgreen:

Et la suite... Catastrophique ! Des fautes à toutes les pages, des mots qui n'existent pas, une mise en page horrible. Bref j'ai lu tout le bouquin juste pour me marrer.  >:D
[...]

Par simple curiosité... :-¬? J'ai navigué sur ce site -plus ou moins beau- durant quelques minutes.
J'ai simplement eu à lire un quatrième de couverture pour y trouver des fautes et des phrases me faisant penser à ce mur (http://us.123rf.com/400wm/400/400/jackf/jackf1009/jackf100900431/7776855-surface-de-mur-de-brique-vintage--la-vieille-maison.jpg).
Ça en dit long sur l'éditeur et malheureusement, sur les livres proposés...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ulrik Krizt le 17 décembre 2011 à 05:43:52
J'ai entendu parler de lulu.com (http://www.lulu.com/) à plusieurs reprises.
Pour un texte que l'on désire offrir en cadeau à la famille, une autobiographie par exemple, avez-vous des expériences, positives ou négatives, avec ce site/éditeur/imprimeur ? :)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 17 décembre 2011 à 08:15:05
Oui puisque nous sommes passés par Lulu pour imprimer nos recueils de nouvelles :)
Il n'y a aucun service éditorial, tu fais tout, maquette int. et couverture. En groupant les commandes, les frais de ports sont raisonnables. La qualité est honnête, le papier très blanc. Ce qui est moins bien travaillé c'est l'image de couverture qui est parfois mal collée et le dos, qui lui aussi n'est pas forcément d'une finition exemplaire (là où on colle les pages). Voilà voilà. Tu peux aller voir les topics sur les recueils ou me MPer si tu veux en savoir plus.
- Le premier (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,3751.0.html)
- le deuxième (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2972.msg77146.html#msg77146)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ulrik Krizt le 17 décembre 2011 à 19:10:05
Oui puisque nous sommes passés par Lulu pour imprimer nos recueils de nouvelles :)
Il n'y a aucun service éditorial, tu fais tout, maquette int. et couverture. En groupant les commandes, les frais de ports sont raisonnables. La qualité est honnête, le papier très blanc. Ce qui est moins bien travaillé c'est l'image de couverture qui est parfois mal collée et le dos, qui lui aussi n'est pas forcément d'une finition exemplaire (là où on colle les pages). Voilà voilà. Tu peux aller voir les topics sur les recueils ou me MPer si tu veux en savoir plus.
- Le premier (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,3751.0.html)
- le deuxième (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2972.msg77146.html#msg77146)

Merci pour les infos ! :)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 18 juin 2012 à 08:59:38
Perso je suis chez Publibook. Ils sont très pros et sympathiques. Les livres qu'ils éditent sont dispos sur Amazon/FNAC/chapitre.com et dans un grand nombre de librairies partenaires. Ils ne demandent pas un centime...
Merci beaucoup à eux d'avoir permis à ma Barbie de vivre son histoire.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 18 juin 2012 à 17:26:22
Mais Publibook c'est de l'auto-édition, ou c'est du compte d'éditeur ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 18 juin 2012 à 21:26:36
Ils prennent tout en charge, s'occupent de la diffusion et de la livraison des bouquins. En échange je perçois 20% sur chaque vente.
Donc c'est Plutôt un bon plan franchement...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 19 juin 2012 à 15:09:16
,Oui mais ça reste de l'auto-édition. (Je me suis renseignée entre temps). Il n'y a pas de sélection à l'entrée, pas de corrections éditoriales, et apparemment, les corrections orthographiques et typographiques sont payantes, à la charge de l'auteur.
La "diffusion" est minimale : les livres sont bien dispos sur des grands sites comme la Fnac ou Amazon, mais pas de pub, pas de promotion - d'ailleurs dans leur prospectus, ils disent bien que c'est à l'auteur de faire les démarches (ils le disent pas texto mais c'est ce qui ressort de leur PDF explicatif). Et sur Google on trouve beaucoup de témoignages de gens pas contents (livre illisible, prix élevé pour l'auteur au-delà de ses 5 exemplaires initiaux...)

Bref, ça a l'air d'être pareil que manuscrit.com ou thebookedition. Pour faire imprimer un texte qui tient à coeur à l'auteur, pourquoi pas ! Mais faut pas y voir de la vraie édition...

Citer
Ils ne demandent pas un centime...
C'est bizarre : c'est pas ce que j'ai vu. Peut-être que tu payes uniquement si tu demandes une correction ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 19 juin 2012 à 15:23:28
Non, je n'ai pas payé un centime.
Après rares sont ceux qui publient un premier roman chez Gallimard ou une autre grosse boîte sans relations ou système fellationnaire...
Moi je suis content d'eux et se faire sa propre pub c'est tout à fait faisable. De toute façon les grosses boîtes prennent peu de risques et éditent des chose qui sont quasiment prévendues grâce à la notoriété de l'auteur ou des sujets traités...
Faut pas être trop gourmand, les choses se font petit à petit.
Certes Publibook c'est pas le graal mais ils ont le mérite d'être honnêtes et très pro...
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 19 juin 2012 à 15:28:38

Après rares sont ceux qui publient un premier roman chez Gallimard ou une autre grosse boîte sans relations ou système fellationnaire...
Lol, non mais y a une différence entre l'édition et l'auto-édition ;) Dans l'édition, y a pas que Gallimard, dans la vie :P Il n'en reste pas moins que c'est effectivement très difficile d'être réellement édité. Mais bon, personnellement, j'irai pas dépenser de l'argent pour lire un truc en auto-édition : ça peut effectivement être très bien, mais ça peut aussi être totalement illisible, puisqu'il n'y a pas la moindre sélection à l'entrée, et pas de travail sur le texte...

Cela dit, si dans ton cas Publibook ne t'a pas fait payer, on peut en conclure que c'est certes de l'auto-édition mais pas de l'arnaque, puisque tu n'y as rien perdu. Faut juste être conscient de ce que c'est, du coup.

(Peut-être qu'ils ont changé leur formule ? Les témoignages que j'ai lus sur internet disent avoir dû payer dans les 400 euros. Ou alors c'est fonction de la taille du texte ? Il est long comment, le tien ? C'est un roman,une novella...?)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 19 juin 2012 à 15:43:24
Oula, tu fais confiance aux commentaires sur internet... Je suis déçu ^^
Mon roman fait une 50' de pages.
J'ai eu des réponses positive des éditions amalthee et bénevent qui me demandaient presque 1000 euros.
Publibook n'accepte pas tout, c'est faux. Il y a bien une sélection même si elle est moins rude que chez certains éditeurs. Je connais des gens qui se sont vu retourner leurs manuscrits parce qu'ils ne jugeaient pas ça editable.
Ensuite je voudrais insister sur le fait que les grosses maisons d'éditions veulent faire du chiffre donc vont miser sur ce que les gens veulent lire. Ensuite les auteurs écrivent en fonction et c'est pas ma démarche... Je me fous de savoir ce qui plaît, j'ecris pas pour une mode...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 19 juin 2012 à 15:56:47
Amalthee, Bénévent, Baudelaire, c'est des arnaques (c'est du compte d'auteur, ou du moins de l'auto-édition où ils te font payer).

Citer
Publibook n'accepte pas tout, c'est faux. Il y a bien une sélection même si elle est moins rude que chez certains éditeurs. Je connais des gens qui se sont vu retourner leurs manuscrits parce qu'ils ne jugeaient pas ça editable.
ça doit être une sélection légère, alors (genre : trop de fautes, c'est pas français, etc.)

Citer
Ensuite je voudrais insister sur le fait que les grosses maisons d'éditions veulent faire du chiffre donc vont miser sur ce que les gens veulent lire. Ensuite les auteurs écrivent en fonction et c'est pas ma démarche... Je me fous de savoir ce qui plaît, j'ecris pas pour une mode...
Je suis en partie d'accord avec toi : j'aime pas la démarche qui consiste à écrire en mettant les ingrédients pour être publié. Mais je pense que réduire la vraie édition à ça, c'est réducteur ^^ Déjà, tu dis "grosses maisons d'édition", mais y a pas que des grosses ! :P Y a des moyennes et y a des petites, aussi. Dans les petites, certaines sont pas très sérieuses, mais d'autres sont très bien, pour ce que j'ai pu voir.
Mais dans tous les cas, outre la sélection à l'entrée, la différence entre l'auto-édition et la vraie édition c'est quand même qu'y a un vrai travail derrière, dans l'édition. Zach pourra en parler mieux que moi.

Après, beaucoup de monde passe par l'auto-édition ; pourquoi pas, si ça leur plait ? Mais ils ont parfois tendance à se considérer comme des écrivains, alors que le fait d'avoir mis son texte en auto-édition n'est pas un gage d'être écrivain, puisque n'importe qui peut le faire. Faut juste pas présenter l'auto-édition comme une vraie édition, et surtout, ne pas croire que c'en est ^^
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 19 juin 2012 à 16:03:48
Bon en gros pour résumer ton propos, j'ai eu la chance d'être édité et de pouvoir me la péter un peu ( Wai juste un peu genre 3 jours ) uniquement parceque Publibook se fout de la qualité de la merde que je peux gratter...
Dans ce cas la c'est quoi l'intérêt pour eux ???
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 19 juin 2012 à 16:11:20
Je voulais pas te vexer, Jon. Je dis pas que tu as fait cette démarche pour te la péter ! Mais, si je ne fais pas erreur sur Publibook (mais bon le nom même dit bien ce qu'il dit : axé sur la volonté de faire publier, pas sur une ligne éditoriale quelconque), c'est pas vraiment être édité que d'être chez eux. Un peu comme les recueils de Point Final et du MDE : ils sont chez lemanuscrit.com et chez lulu. Ils sont imprimés, disponibles sur internet, ont une couverture et une mise en page de livres... Mais bon, c'est pas une vraie édition.

Dans ce cas la c'est quoi l'intérêt pour eux ???
Outre les éventuels frais qu'est prêt à engager l'auteur (tu dis qu'y en a pas pour Publibook, mais y a des cas où la correction est payante), ils ne déboursent rien. L'auteur fait tout seul l'essentiel du boulot, et d'après le règlement de publibook (disponible sur leur site), la moindre démarche demandée à l'éditeur est payante.
A partir de là, c'est tout bénef pour eux : l'auteur va sans doute acheter son livre et le faire acheter à certains de ses proches. Même si ce n'est que 10-20 exemplaires, et que l'auteur gagne 20% (d'après leur site c'est 9% sur le livre papier, et 36% sur le livre numérique), eux s'embarquent les 80 autres pourcents.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 19 juin 2012 à 16:23:01
Ils me permettent d'être édité version papier avec une belle couverture et un travail bien fini, je leur file du fric sur les ventes, ça me paraît honnête.
En plus j'ai fais un calcul rapide, sur les 1600 bouquins que j'ai vendu ils vont bien se faire plaisir. Je m'en fous, je voulais que ma Barbie vive alors merci à eux...
Et peut être que ces bonnes ventes m'ouvrir ont d'autres portes ? C'est tout le mal que je me souhaite...  :mrgreen:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kailiana le 20 juin 2012 à 11:46:02
Si t'as vendu 1600 bouquins, c'est que TU as fait de la pub, non ? Si tu es prêt à faire de la pub toi-même, l'auto-édition, ça peut être très bien. Mais ça reste différent de la "vraie" édition avec un travail éditorial (correction du manuscrit...).
Après tu peux parfaitement faire ce travail toi-même ou demander à des amis, c'est juste que c'est considéré différemment.

(et éviter l'édition à compte d'auteur (dès que tu dois payer un truc) qui est vraiment une arnaque)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 20 juin 2012 à 12:30:42
Ils ne m'ont pas fait de pub mais ils étaient la pour faire en sorte que le roman se vende
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 20 juin 2012 à 20:00:20
Je ne comprends pas trop comment tu aurais pu atteindre ce chiffre sans faire de pub de ton côté ni eux du leur, ils ne sont pas sortis de nulle part tes lecteurs...

Bref, l'auto-édition c'est pas un mal, si on sait ce qu'on fait et qu'on a suffisamment de compétences techniques et de temps pour s'occuper de tas d'éléments différents (l'écriture bien sûr mais aussi l'éditorial, la mise en page, le marketing, la diffusion, la distribution...) qui d'habitude sont répartis entre spécialistes (Publibook est entre l'auto édition et l'édition de ce point de vue, puisqu'il assume certains de ces points) . Bref, y'a des connaisseurs de la question qui traînent sur Twitter, si ça vous intéresse allez les interroger.

Payer pour avoir son livre imprimé, ce n'est pas de l'arnaque, c'est juste que c'est pas ce qu'on appelle de l'édition ^^ En tout cas vous pourrez faire des meubles avec les livres qu'il vous restera sur les bras parce que vous n'arriverez pas à les vendre.

Citer
Après rares sont ceux qui publient un premier roman chez Gallimard ou une autre grosse boîte sans relations ou système fellationnaire...
#1 pourquoi viser les grosses boites ? Pour le prestige ? Il y a un tas de petites maisons très reconnues pour leur travail. Regarde comment a évolué Actes Sud...
#2 arrêter avec ce cliché du réseau... regarde un peu les premiers romans du Festival Premier Roman de Chambéry et questionne les auteurs : je doute que plus de quelques uns connaissaient quelqu'un dans le milieu... de la persévérance et de l'humilité finissent un jour par payer

Citer
De toute façon les grosses boîtes prennent peu de risques et éditent des chose qui sont quasiment prévendues grâce à la notoriété de l'auteur ou des sujets traités...
c'est fatigant ces raccourcis... Si Gallimard ne misait que sur le prochain Goncourt, il y aurait 1 bouquin par an sur les tables des libraires. Or c'est pas trop le cas. Et il n'y a pas que Gallimard dans la vie comme dit Milora.

Bref : Publibook tu y trouves ton compte et tant mieux ; ceci dit, stp ne tape pas à l'aveugle sur le reste du monde éditorial sous prétexte que tu te serais/as été refusé (le coup du génie persécuté, c'est daté...).
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: isallysun le 14 août 2012 à 03:07:39
Si t'as vendu 1600 bouquins, c'est que TU as fait de la pub, non ? Si tu es prêt à faire de la pub toi-même, l'auto-édition, ça peut être très bien. Mais ça reste différent de la "vraie" édition avec un travail éditorial (correction du manuscrit...).
Après tu peux parfaitement faire ce travail toi-même ou demander à des amis, c'est juste que c'est considéré différemment.

(et éviter l'édition à compte d'auteur (dès que tu dois payer un truc) qui est vraiment une arnaque)
Quoi? L'auto-édition n'est pas de la vraie édition? Je diverge d'opinions là-dessus! J'aime mieux lire une auto-édition travaillée et qui présente une histoire originale qu'un livre bourré des stéréotypes qui a été édité!
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 14 août 2012 à 20:53:04
J'aime mieux lire une auto-édition travaillée et qui présente une histoire originale qu'un livre bourré des stéréotypes qui a été édité! : Bien vu ^^
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: diwan le 13 septembre 2012 à 18:36:27
Bonjour,

Pendant ma pose ce midi, je suis tombé sur ce post qui somme toute est instructif.
Étant fâché depuis l’enfance avec l’orthographe, je sais pertinemment que mes textes sont truffés de fautes d’orthographe, et ça, c’est rédhibitoire, tout bon éditeur refusera mes manuscrits, c’est ce qu’ils ont fait du reste.

Il y a quelque temps j’ai envoyé un manuscrit d’un recueil de nouvelles à publibook. En réponse ils m’ont expliqué que mon manuscrit a été transmis au comité de lecture et que j’aurais une réponse, si celle-ci est positive, 7 semaines plus tard.

Jour pour jour, 7 semaines plus tard voici leur réponse :


                       Cher Monsieur Berthion,

Faisant suite à l'envoi de votre manuscrit « Et Dieu créa New York », dont je vous remercie, j'ai le plaisir de vous informer que votre livre a été retenu par notre comité de lecture.

Afin de réaliser le devis d'édition de votre livre, je vous prie de me fournir le fichier Word de votre ouvrage.

Vous remerciant par avance et dans l'attente de vous lire, je vous prie d'agréer, Cher Monsieur Berthion, l'expression de ma considération respectueuse


Aissatou Diop
Chargée de relations auteurs
01 77 48 60 77
aissatou@publibook.com
 
Editions Publibook
14, rue des Volontaires
75015 Paris




Maintenant quand vous parlez de gratuité chez publibook, la phrase : Afin de réaliser le devis d'édition de votre livre, m’a encouragé à ne pas donner suite.

Mais semble-t-il, cela n’a pas plu a publibook.
 Ilsm’écrivent à deux reprises :

Cher Monsieur Berthion,

Suite à l’acceptation de votre manuscrit « Et Dieu créa New York » par notre comité de lecture, je vous ai  demandé de m’envoyer le fichier Word de votre ouvrage afin de pouvoir établir le contrat d’édition que nous vous proposons.

N’ayant eu aucun retour de votre part, j’aimerai connaître les suites que vous envisagez pour ce projet.

Bien cordialement,

Aissatou Diop
Chargée de relations auteurs




Puis :



Cher Monsieur Berthion,

Suite à l’acceptation de votre manuscrit « Et Dieu créa New York » par notre comité de lecture, nous avons fait parvenir une demande de votre fichier Word. Nous n'avons eu aucun retour de votre part. Compte-tenu du nombre important de projets éditoriaux en cours de production, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser un projet en suspens. Par conséquent, sans réponse de votre part dans les trois prochaines semaines, nous clôturerons votre dossier.

Nous vous remercions de votre compréhension et espérons néanmoins avoir de vos nouvelles prochainement. Nous vous prions d'agréer, Cher Monsieur Berthion, l'expression de notre considération respectueuse.


Aissatou Diop
Chargée de relations auteurs
01 77 48 60 77
aissatou@publibook.com
 
Editions Publibook
14, rue des Volontaires
75015 Paris
 



Jamais personne ne m’avait relancé autant pour ce recueil ?
Je me demande quelle est vraiment la stratégie de ces gens ?
Bonne soirée
Diwan

 

Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 13 septembre 2012 à 19:05:19
Je connais pas et Publibook ne m'inspire pas du tout confiance  :-¬? mais tu peux toujours leur répondre pour leur demander des précisions, notamment sur cette histoire de devis d'édition ? Comme ça tu pourras voir ce que c'est que cette affaire, s'il y a arnaque déguisée ou pas, et tu seras sans regret ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 13 septembre 2012 à 19:11:02
S'ils comptent t'envoyer un devis c'est que tu devras payer quelque chose. Ils doivent avoir des forfaits à proposer (correction, correction + couv, correction + couv + pub etc.). C'est complètement bidon en plus de te demander ton Word pour faire leur devis. Ils peuvent calibrer (= compter le nb de pages que ça fera au final) sans quand même... Bref, si tu as besoin d'aide pour l'orth, on peut t'aider à corriger ton manuscrit bien sûr.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 14 septembre 2012 à 19:02:11
Il existe également les contrats dits "participatifs", certes payants, mais avec une formule différente du compte d'auteur pour laquelle l'auteur doit s'occuper de tout. Et je ne crois pas que l'on puisse parler d'arnaque, dans la mesure ou un contrat de ce type est précis et définit correctement les engagements réciproques de chacune des parties. Avec pour certains contrats répondant à cette formule une clause précise stipulant qu'il n'y a pas de cession de droits. C'est à prendre ou à laisser, et la décision appartient à l'auteur.

Bien sur, tout le monde ne qualifiera pas d' "éditeur" les Sociétés qui proposent ce genre de possibilité, mais je crois qu'il y a aussi à dire sur ceux qui sont considérés par ailleurs  comme de "vrais" éditeurs.

En effet, lors du salon du livre à Saint-Louis, en début d'année, j'ai assisté à une conférence dont le thême était le métier d'éditeur, et j'ai été surpris par leur point de vue.

Sur le plateau, il y avait plusieurs éditeurs, et je ne citerai que deux avis pour ce qui m'a le plus marqué ...

"Il y a aujourd'hui, et j'ai presque envie de dire malheureusement, trop de monde qui écrit en France."
"Si nous devons lire tous les manuscrits, nous avons cent ans de retard"

Dans la bouche de ceux que les médias classent parmi les "majors de l'édition", ce sont, pour le moins, des mots malheureux !
Et cela ne donne pas forcément envie de continuer les démarches, pour certains, entreprises à leur niveau ... même s'ils demandent le manuscrit après leur avoir envoyé la bio, le synopsis et la note de l'auteur avec quelques extraits pour t'assurer que cela répond à leur ligne éditoriale.

Et que penser d'une telle demande, si elle émane d'un éditeur dont l'on sait pertinemment que leur ligne éditoriale ne correspond pas à ses écrits ? je les imagine mal créer une nouvelle collection, rien que pour un premier roman avec ses défauts inhérents.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: World End Girlfriend le 14 septembre 2012 à 19:19:20
"Il y a aujourd'hui, et j'ai presque envie de dire malheureusement, trop de monde qui écrit en France."
"Si nous devons lire tous les manuscrits, nous avons cent ans de retard"

Dans la bouche de ceux que les médias classent parmi les "majors de l'édition", ce sont, pour le moins, des mots malheureux !
Malheureux certes, mais peut-être justifié.
Je n'ai aucun chiffre ni témoignage pour étayer mes propos, mais j'imagine qu'une bonne partie des manuscrits qu'ils reçoivent sont soit totalement hors-sujet avec leur ligne éditoriale, soit d'un niveau somme toute assez médiocre.
Il est vrai que leur rôle est justement de choisir les meilleurs manuscrits, mais comment faire leur travail efficacement, comment trouver cette aiguille quand elle est entourée d'une meute de foin de textes "déchets".
Il est très facile d'écarter les moins bon, d'accord, et c'est un peu leur boulot aussi, ok, mais quand il y en a beaucoup trop la tâche deviens assez ardue, et ceux qui en patissent ce sont les autres, ceux qui ont mit toutes leur tripes, toute leur sueur et leur sang dans leur manuscrit, généralement ceux qui n'ont jamais été publiés, et qui faute de temps, ne verront peut-être pas leur oeuvre jugée de sa bonne valeur.
Après je me trompe peut-être, mais je ne trouve pas les propos de ces éditeurs aussi surprenant que cela.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 14 septembre 2012 à 20:09:02
Bon, entre temps, je viens de retrouver un listing d'éditeurs à compte d'éditeur.
En espérant que cela puisse vous rendre service ...

 voir ici  (http://www.rue-des-livres.com/editeurs/)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: diwan le 16 septembre 2012 à 21:46:07
.../...Bref, si tu as besoin d'aide pour l'orth, on peut t'aider à corriger ton manuscrit bien sûr.

Bien sûr que j'ai besoin d'aide pour une correction orthographique, mais avant tout, j'aurais besoin d'avis, pas de critiques mais des avis, je pense qu'il est inutile de travailler sur un ou des textes abscons :-¬?, on ne pose pas du papier peint, on ne change pas de tuiles sur une maison en feu.

diwan
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 10 décembre 2012 à 08:12:03
Avis ou critiques sur quoi ? L'histoire ? Sa mise en forme ?

Chaque lecteur d'un comité de lecture réagira différemment en fonction de sa sensibilité, comme tout lecteur lambda.

L'histoire, c'est celle que tu écris ! Et elle ne plaira pas à la planète entière. Mais tu dois d'abord te faire plaisir.

Par ailleurs, certaines grosses structures commencent à proposer des ateliers d'écriture. Curieusement, c'est payant ... Et ils précisent aux postulants à ces ateliers qu'ils ne travaillent pas leurs manuscrits pour les améliorer. Pourquoi ? N'aborderaient-ils pas quelque chose de plus fondamental ?

Une petite structure, de son coté, ne pourra pas mettre en place de tels ateliers, pour le moins, je n'ai pas connaisance de cela.

J'imagine mal une petite structure faire un tel boulot bénévolement alors que d'autre part cela commence à être monnayé.

Et n'oubliez pas le travail préliminaire à l'acte d'écriture: une idée ça se travaille ! Demandez-vous ce qui fait que votre histoire tient la route.

C'est comme une petite annonce dans un quotidien. Elle attirera selon la manière dont elle est construite.

Un point concernant les "grosses" structures: certaines précisent ne pas avoir de ligne éditoriale rigide

voir ici: http://www.lexpress.fr/culture/livre/ce-que-recherchent-ces-editeurs-de-premiers-romans_815610.html (http://www.lexpress.fr/culture/livre/ce-que-recherchent-ces-editeurs-de-premiers-romans_815610.html)

C'est marrant ensuite de lire une lettre de refus qui précise que votre manuscrit ne "semble pas répondre  à leur ligne éditoriale ... malgré deux lectures" :D :D

Celle-là, je la conserve.

Et si cela peut vous aider:

Comment écrire un  roman (http://www.la-ldi.com/spip.php?article103)

 
Titre: Re : Mon Petit Editeur
Posté par: lepion le 24 février 2013 à 01:58:00
(edit de Milora : messages suivants scindés depuis le fil sur Mon Petit Editeur, parce que la conversation avait dévié sur l'autoédition VS édition en général)


le monde de l'édition est entré dans le 21° siècle. Voilà ce qui a changé. Pourquoi une maison comme "Mon Petit Éditeur" se ferait-elle plus de blé sur le dos des auteurs qu'une maison d'édition dite classique ? Parce qu'il n'y a pas de promotion, pas de diffusion ? Et alors ? Surtout que les clauses de contrat sont radicalement différentes (de 0,7% dans la poche de l'auteur avec un contrat à compte d'éditeur de type classique, à 50%, voire plus, avec l'autre formule).
Et puis on peut se diffuser tout seul, faire sa promo...
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: OliveDuWeb le 24 février 2013 à 02:07:50
0,7% dans la poche de l'auteur avec un contrat à compte d'éditeur de type classique
Faut pas exagérer, la moyenne tourne entre 5 et 10%.

Tant que les choses sont claires dès le départ, tout le monde a le droit d'exister.
Seulement, j'ai un boulot, je passe beaucoup de temps à écrire, je ne peux pas faire de promo (d'ailleurs je ne saurais pas), donc c'est pas ça que je cherche.
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: lepion le 24 février 2013 à 02:10:14
Pardon, oui je voulais bien sûr dire 7%...
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Ned Leztneik le 24 février 2013 à 07:24:49
Pour un contrat à compte d'éditeur, les droits d'auteur sont de 8%, pour passer à 10 voire 12, selon les retirages ultérieurs. En cas d'à valoir, celui-ci reste acquis, même si les ventes sont mauvaises. D'autre part, dans un contrat de ce type, l'éditeur paye des cotisations sociales pour l'auteur.

Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas à proprement parler un contrat "classique"

 voir ici  (https://www.agessa.org/)
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: anlor le 24 février 2013 à 08:19:10
Désolée hein, c'est peut-être pas le lien pour m'étendre, mais c'est un peu mes études que vous êtes en train de remettre en cause, du coup ça me touche pas mal.

Bien sur je préférerais être chez Actes Sud, mais c'est mieux que rien, c’est un début !
il y a des tas de petits éditeurs moins importants qu'Actes Sud qui publient des livres très intéressants et de nouveaux auteurs. ça demande un peu plus de temps de recherches, de comparaisons de lignes éditoriales, mais il ne faut pas résumer l'édition à Gallimard vs. l'autodiffusion/autoétidion

Donc non, je ne crois pas qu’ils arnaquent les écrivains.
Je n'ai pas parlé d'arnaque, l'arnaque, c'est l'édition à compte d'auteur. La je voulais juste souligner le fait que c'est une maison qui ne prend pas de risque et qui joue uniquement sur le désir de nombreux écrivains amateurs de voir leur livre publié. Concrètement, pour moi, c'est pas une ligne éditoriale.

le monde de l'édition est entré dans le 21° siècle. Voilà ce qui a changé. Pourquoi une maison comme "Mon Petit Éditeur" se ferait-elle plus de blé sur le dos des auteurs qu'une maison d'édition dite classique ? Parce qu'il n'y a pas de promotion, pas de diffusion ? Et alors ? Surtout que les clauses de contrat sont radicalement différentes (de 0,7% dans la poche de l'auteur avec un contrat à compte d'éditeur de type classique, à 50%, voire plus, avec l'autre formule).
Et puis on peut se diffuser tout seul, faire sa promo...
Ce qui est dommage, c'est qu'avec ce système, on inonde le marché éditorial de bouquins pas franchement bons qui se distinguent uniquement par les sous que leur auteur a pu mettre dans leur promotion. Le 21ème a ça de bien qu'on peut tous se sentir écrivain et faire publier des bouquins sans intérêt (je ne parle du livre de Soline puisque je ne l'ai pas lu)
Encore une fois, le rôle de l'éditeur n'est pas seulement de publier un livre (dans ce cas, auto-éditez-vous, c'est plus rigolo de tout faire à la main) mais de le faire avec un objectif/un raison, en l'inscrivant dans une ligne éditoriale.
Enfin voilà, ça m'agace qu'on oublie les petits éditeurs qui font du bon boulot et du boulot passionné ; qui portent un intérêt quelconque à ce qu'ils publient quoi...

voilà, maintenant j'arrête
bisous bisous  :-*
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Ned Leztneik le 24 février 2013 à 08:52:16
D'un autre coté, si l'auteur veut gagner un peu pour son travail, un "petit" éditeur à compte d'éditeur ne pourra pas toujours proposer un à-valoir.

Alors, si ce n'est pas pour l'argent, ni pour satisfaire son égo, il reste quoi ? Je doute fort qu'un "petit" éditeur accepte par avance de te dire quelles seront les conditions qu'il te proposera s'il t'édites, sans avoir lu ton manuscrit. Et si tu l'envoies, quelle que soit la formule, les frais seront pour toi.

Quelqu'un au RMI, sans boulot, avec des enfants à charge, avec des fins de mois difficiles, il fera comment ? Je l'imagine mal ne dépenser que 20 à 30 euros par mois pour cela. Même s'il a du talent.
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Milora le 24 février 2013 à 19:42:58
Citation de: Anlor
Encore une fois, le rôle de l'éditeur n'est pas seulement de publier un livre (dans ce cas, auto-éditez-vous, c'est plus rigolo de tout faire à la main) mais de le faire avec un objectif/un raison, en l'inscrivant dans une ligne éditoriale.
Enfin voilà, ça m'agace qu'on oublie les petits éditeurs qui font du bon boulot et du boulot passionné ; qui portent un intérêt quelconque à ce qu'ils publient quoi...
Oui, et puis l'éditeur effectue quand même un travail sur le livre avec l'auteur : des corrections, des arrangements (et NON, ça ne veut pas dire uniformiser le livre pour le faire vendre mieux, ça peut vraiment vouloir dire lisser les trucs un peu amateur par lesquels le livre pêchait encore).

Je dis pas ça pour toi Soline, ou pour qui que ce soit qui passe par l'autoédition ou assimilé ; parce qu'il peut y avoir des livres biens dans le lot.
Mais c'est quand même des systèmes qui marche pas mal par la flatterie de l'égo de tout un chacun, en entretenant l'idée que le milieu de l'édition ça n'est que du piston et si on vous prend pas c'est que vous êtes un génie incompris (encore une fois, c'est un "vous" général). Un peu comme se penser écrivain quand on a publié 3 nouvelles, ça me semble un peu, euh, exagéré...
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: lepion le 26 février 2013 à 23:37:43
L'édition classique retravaille les manuscrits, c'est vrai. Elle assure aussi promotion et diffusion. Et l'auteur élu peut se targuer de faire partie du petit monde de l'édition, soit.
En revanche, l'édition classique s'est mise au diapason du 21° siècle, le profit. Aussi, être édité (et surtout dans une grosse boîte) n'est pas du tout synonyme de qualité. En plus le manuscrit est "retravaillé" pour cadrer dans l'air du temps. Le genre "polar", qui se vend bien, est calqué (dans toutes les maisons) sur le même modèle. Un tel manque d'originalité, c'est ahurissant, mais ça se vend. Un éditeur, quel que soit son pédigrée, n'est pas un philanthrope et à part quelques rares exceptions, il préfèrera les chiffres aux lettres.
Personnellement, je conçois l'édition numérique comme une aire de liberté, sans règles ni contraintes. Bien sûr il y a des déchets. Peut-être plus que dans l'édition classique. Mais s'il fallait trouver une perle rare, je ne la chercherais pas dans l'édition classique...
amitiés
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: anlor le 26 février 2013 à 23:44:38
L'édition classique retravaille les manuscrits, c'est vrai. Elle assure aussi promotion et diffusion. Et l'auteur élu peut se targuer de faire partie du petit monde de l'édition, soit.
En revanche, l'édition classique s'est mise au diapason du 21° siècle, le profit. Aussi, être édité (et surtout dans une grosse boîte) n'est pas du tout synonyme de qualité. En plus le manuscrit est "retravaillé" pour cadrer dans l'air du temps. Le genre "polar", qui se vend bien, est calqué (dans toutes les maisons) sur le même modèle. Un tel manque d'originalité, c'est ahurissant, mais ça se vend. Un éditeur, quel que soit son pédigrée, n'est pas un philanthrope et à part quelques rares exceptions, il préfèrera les chiffres aux lettres.
c'est effrayant comme amalgame.
Je ne sais même pas quoi répondre. C'est marrant, je croyais aimer les livres et vouloir en faire ma vie quand je me suis inscrite en master édition. En fait c'était pour les sous ? Ah mince...
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: lepion le 27 février 2013 à 00:19:32
C'est pourtant la réalité. L'éditeur n'est jamais qu'un boutiquier avec ses charges, ses employés, ses factures, et son bouclard à amortir. Bon, dans le message précédent, je force un peu le trait, c'est vrai, mais l'éditeur (même amoureux des lettres) ne prend pas de risques avec les manuscrits d'auteurs inconnus car il est là pour faire du chiffre. Et vu l'état du monde de l'édition... Qu'est-ce qui se vend le plus au fait ?
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Loïc le 27 février 2013 à 00:40:26
Et un auteur qui cherche à se faire publier, il veut quoi, au juste?

Oh, wait...

Sinon, si les éditeurs ne prenaient pas de risques, on ne trouverait pas autant de nouveaux auteurs chaque année. Et quant à savoir ce qui se vend le plus... ce que les gens ont envie de lire? Être publié, c'est pour que quelqu'un achète, non? Si personne n'a envie de lire, effectivement, l'éditeur n'a pas intérêt à l'éditer.
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: lepion le 27 février 2013 à 02:08:00
Et un auteur qui cherche à se faire publier, il veut quoi, au juste?

Oh, wait...

Sinon, si les éditeurs ne prenaient pas de risques, on ne trouverait pas autant de nouveaux auteurs chaque année. Et quant à savoir ce qui se vend le plus... ce que les gens ont envie de lire? Être publié, c'est pour que quelqu'un achète, non? Si personne n'a envie de lire, effectivement, l'éditeur n'a pas intérêt à l'éditer.

Prendre un risque, en tant qu'éditeur, c'est sortir un opus hors norme. Si l'auteur est inconnu, c'est encore mieux mais ce n'est pas le plus important.
Ce qui se vend le plus, c'est ce que les gens achètent, CQFD, à savoir les autobiographies, les livres de cuisine, les polars.
A mon sens, être publié, c'est avant tout pour être lu...
amitiés
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: anlor le 27 février 2013 à 07:17:41
C'est pourtant la réalité. L'éditeur n'est jamais qu'un boutiquier avec ses charges, ses employés, ses factures, et son bouclard à amortir. Bon, dans le message précédent, je force un peu le trait, c'est vrai, mais l'éditeur (même amoureux des lettres) ne prend pas de risques avec les manuscrits d'auteurs inconnus car il est là pour faire du chiffre. Et vu l'état du monde de l'édition... Qu'est-ce qui se vend le plus au fait ?
Parler de l'Editeur, déjà, me paraît compliqué, parce qu'il n'y a aucune comparaison possible entre de petites structures indépendantes et celles qui appartiennent à Lagardère et compagnie.
Boutiquier, non, ce n'est pas le terme. Fabriquer et diffuser des livres à un coût, et il est normal qu'un éditeur cherche les meilleures façons de poursuivre son activité. Moi (et je crois ne pas être la seule dans ma promo, et de loin) je veux diffuser de beaux livres, pas vendre un produit et je crois que c'est la démarche de beaucoup de petites/moyennes maisons.
Après, on peut dire ce qu'on veut sur "les grosses maisons", mais quand on prend la collection blanche de Gallimard (par exemple), ça me paraît difficile d'affirmer qu'ils ne publient que des "livres nuls destinés à faire de gros chiffres parce que tout le monde lit de la daube". (faudrait aussi dire que les maisons qui ont des collections qui "vendent bien" sont aussi celles capables de monter des collections "poésie" etc. puisqu'elles peuvent se permettre de ne pas vendre beaucoup dans ces dernières). A vrai dire, en France (et par opposition aux États-Unis et à l'Angleterre), j'ai l'impression qu'on a réussi à maintenir une diversité éditoriale et que, même si Dukan arrive en tête des ventes, côté littérature, le tableau n'est pas si noir que ça.

Enfin bref, tout ça pour dire que je ne pense pas que l'auto-édition soit une "révolution" positive du XIXème siècle. Pour moi, ça me paraît difficile de continuer dans cette direction sans noyer le lecteur sous une foule d'ouvrages médiocres avec pour seul moyen de distinction les sous que l'auteur aura pu mettre dans sa promo.

Sur ce, je m'en retourne à mes études, en espérant qu'elles me mènent quelque part.
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Milora le 27 février 2013 à 09:53:38
Non mais Lepion, là tu parles de Gallimard et compagnie ^^ Y a pas que les méga-grosses maisons d'édition dans la vie.

Par le forum Cocyclics, j'ai pu suivre le parcours de Paul Béorn, Anne Rossi, Aurélie Wallenstein, ou même Nadia Coste et quelques autres, qui sont de tout nouveaux auteurs et qui ont réussi à se faire publier très récemment. Pour Nadia Coste ça a même très bien marché, et Paul Béorn est quand même chez Mnémos - c'est pas Gallimard là non plus, mais c'est une maison d'édition relativement grosse pour de la fantasy. Les deux autres que je cite sont dans des petites maisons d'édition. Mais leurs textes ont eu un vrai travail éditorial, ils sont présents en tant que "vrais" auteurs publiés dans les salons, etc. etc. Et d'ailleurs, de ceux-là j'ai lu que celui de Paul Béorn mais il était vachement bien et vraiment original.

Donc le mythe du "on ne publie que quand on s'adapte à la mode et d'ailleurs l'édition c'est que pour les Dan Brown, si je suis refusé c'est parce que je ne colle pas à la norme et que j'ai pas de tonton qui bosse chez Gallimard", c'est quand même vraiment exagéré, à mon avis.
Même si je nie pas qu'il doit y avoir une bonne part de contact/piston pour être édité chez les grosses maisons d'édition.
Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Ned Leztneik le 27 février 2013 à 09:55:04
Sur ce qui se vend le plus ? Facile, c'est ce qui est le mieux "emballé". Y compris pour trouver un job dans la branche.

Faire de sa passion un métier, c'est noble. Mais popolemploi le premier voudra te reformater, le jour où tu entreras dans la vie active.
"Vous comprenez, on ne fait pas toujours ce qu'on veut, nous aurions bien quelque chose d'approchant, mais sans formation, vous devrez faire un stage, quelqu'un qui veut travailler doit accepter des sacrifices, on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie etc ..."

Face à un tel interlocuteur, il faut garder présent à l'esprit ceci, et leur dire fermement:

-Vous n'avez pas à décider de ma vie
-J'ai fait telle étude et j'ai réussi parce que cette opportunité est celle que le Gouvernement rend possible
-votre rôle, c'est de me trouver un EMPLOI, c'est VOTRE METIER, pas le chomage, ou dévaloriser l'individu
-C'est en travaillant en Entreprise que l'on se forme en cours de carrière pour rester au top.
-Les stages que vous proposez n'ont rien à voir avec cela.
-non aux compromis.

Parce que si tu entres dans leur jeu, tu attendras longtemps, et pendant ce temps tu n'es pas considéré comme demandeur d'emploi, pour les statistiques.

Quel que soit le métier, et le niveau d'étude.

Et un jour, tu recevras une convocation pour te présenter à une Entreprise qui n'existe plus depuis trois ans, et ils voudront te supprimer tes indemnités pour cela. Et si tu présentes un projet "intéressant" (ça, tu n'as même pas le droit de le dire, tant que tu ne prouves pas que c'est intéressant avant tout pour eux), comme par exemple créer une structure éditoriale, c'est aller retour direct à l'APEC, où on essaiera de mieux te le faire comprendre.

Ca c'est du vécu, j'ai eu pour ma part la chance de poursuivre ma carrière et de la terminer dans un autre Pays.

Titre: Re : Re : Mon Petit Editeur
Posté par: Milora le 27 février 2013 à 10:00:02
Euuuh, Ned, c'est pas très sympa comme encouragement pour Anlor, Zach, et tous les petits jeunes de l'édition  :D
En plus j'ai quand même l'impression qu'il y a des petites maisons d'édition qui se montent et qui marchent, même si leurs membres ont un autre boulot alimentaire à côté. Et je pense que ces gens ont suivi une formation adéquate pour faire tenir ladite maison d'édition, sinon ça tiendrait pas à mon avis...


Même si je reste d'accord sur le :
Citer
Sur ce qui se vend le plus ? Facile, c'est ce qui est le mieux "emballé". Y compris pour trouver un job dans la branche.


Bon, comme on a largement dévié, je vais scinder le fil et mettre les messages dans le débat sur l'auto-édition, qui avait déjà été lancé dans un autre fil :)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 27 février 2013 à 10:03:58
Au contraire, c'est noble ce qu'elles font. Si je l'ai écrit, c'est pour mieux les préparer aux embûches qu'elles rencontreront.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 27 février 2013 à 11:09:36
Si j'ai posté un sujet sur les cartoneras, c'était pas juste pour l'exotisme : je suis persuadée qu'on peut faire des trucs vachement chouettes et engagés dans l'édition, quitte a avoir une autre activé à côté pour joindre les deux bouts. Mon année a commencé  par une grosse désillusion quand on nous a fait comprendre qu'un bouquin, ça se vendait. Mais pour autant, on a eu l'occasion de rencontrer des gens avec des projets éditoriaux tellement intéressant que je conçois presque l'aspect marchand comme annexe.

Et puis je me répète, mais je crois aussi qu'on stigmatiser trop les grandes maisons. Gallimard publie des livres en masse, d'accord, mais est-ce que ça veut forcément dire que c'est de la littérature bas de gamme, je ne pense pas. Faut arrêter avec cet espèce d'élitisme qui considère que tout ce qui est destiné "à la masse" n'est pas digne d'intérêt.

(voilà, j'ai dit n'importe quoi)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 27 février 2013 à 11:39:12

Et puis je me répète, mais je crois aussi qu'on stigmatiser trop les grandes maisons. Gallimard publie des livres en masse, d'accord, mais est-ce que ça veut forcément dire que c'est de la littérature bas de gamme, je ne pense pas. Faut arrêter avec cet espèce d'élitisme qui considère que tout ce qui est destiné "à la masse" n'est pas digne d'intérêt.

Je suis d'accord, d'ailleurs je lis surtout des bouquins issus de grosses maisons d'édition et ils sont très bien  :D
Par contre, je me trompe peut-être, mais je pense que c'est très rare pour un jeune auteur inconnu d'être édité chez ces grosses maisons pour un premier roman. (Bon en même temps, y en a une de Cocyclics à qui c'est arrivé, mais bon)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 27 février 2013 à 19:29:15
Je passe en coup de vent mais ça pourrait intéresser des gens : pour connaitre un peu les éditeurs qui donnent leur chance à des nouveaux auteurs, je vous invite à vous rapprocher du Festival Premier Roman de Chambéry, ça peut donner des pistes.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: lepion le 27 février 2013 à 20:23:43
Pour répondre à Anlor et Milora, le point commun qui existe entre une grosse et une petite boîte, c'est la vente. Le jeu est exactement le même pour les deux, sauf qu'il est plus délicat pour la petite structure.
Anlor, le terme de "boutiquier" n'est pas péjoratif, enfin tout dépend du boutiquier. J'ai fait le "boutiquier", spécialisé dans la poésie, pendant 4 ans. La structure était minuscule et de ce fait, j'ai au moins pris des risques financiers.
Inutile de préciser que je ne me suis nullement enrichi durant cette période.  :P


---



Enfin, ce qui me plaît dans l'édition numérique (oui je me répète) c'est la liberté.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kasprzak le 28 février 2013 à 11:35:57
C'est vrai que ça devenait dur à suivre avec la scissure  :mrgreen:

Sinon, parmi quelqu'un à déjà envoyé un roman ou autre à une grosse maison style Gallimard ? Je vais y envoyer mon roman quand il sera terminé (d'ici 2 mois peut être), je vous tiendrai au courant de leur réponse  :mrgreen:

NB : Gallimard a publié Camus quand même  :coeur:

PS : Zach, ça se tient vers quelle période le Festival du Premier Roman de Chambéry ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Freakazoid le 28 février 2013 à 12:00:27
Ca me fait penser que j'avais lu quelque part que, lorsqu'on envoyait un roman, il fallait faire des envois différés en commençant par les grosses boites d'édition et en redescendant au fur et à mesure. Apparemment, l'idée c'est que les grosses boites mettent plus de temps à faire des retours et que ce serait peut-être dommage de signer avec un petit éditeur pour qu'un mois après, Gallimard nous appelle et nous offre un pont d'or pour avoir la chance d'éditer notre livre.

Zen pensez quoi ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 28 février 2013 à 12:14:47
J'ai envoyé un manuscrit à Gallimard jeunesse, pour rire, mais "malgré ses qualités", il ne "correspondait pas à leur ligne éditoriale".

On comparera nos réponses, Kasp' ?  :mrgreen:

@ Freakazoid : Je suis un peu de cet avis. Après, ce qu'il faut surtout regarder, c'est la ligne éditoriale de la maison à qui tu envoies ton manuscrit, jeter un coup d'oeil au catalogue et te demander "est-ce que mon livre aurait sa place là-dedans ?", ça évite pas mal de démarche et d'impressions inutiles.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 28 février 2013 à 12:21:50
Faites le test d'écrire une merde totale et de l'envoyer à une grosse boîte. ( Je l'ai fais avec Albin Michel )
J'ai aussi eu droit au " malgré ses indéniables qualités "...

Est ce qu'ils lisent vraiment ? Je vous jure que mon texte était nul à chier alors je me pose la question...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 28 février 2013 à 12:23:35
Tu sais, vu le nombre de manuscrits qu'ils reçoivent par jour, non, évidemment, quand un texte est "nul à chier", ils ne lisent pas et ils envoient un mail type.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 28 février 2013 à 12:26:08
Et comment ils savent sans le lire que le texte est nul à chier ?
Et du coup pourquoi cette putain d’hypocrisie au lieu de nous conseiller de préférer la pêche à l'écriture ?
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 28 février 2013 à 12:31:53
Et comment ils savent sans le lire que le texte est nul à chier ?
parce qu'on va pas se mentir non plus et que, quand un texte est mauvais, ça se voit assez rapidement

Et du coup pourquoi cette putain d’hypocrisie au lieu de nous conseiller de préférer la pêche à l'écriture ?
de la politesse ? j'veux dire, tu peux pas dire aux gens d'arrêter d'écrire juste parce que t'as reçu un mauvais manuscrit de leur part.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 28 février 2013 à 12:34:46
Non c'est sûr mais de là à relever les " indéniables qualités " c'est pas abusé ?
Ca me fait penser au " je vous prie d'agréer l’expression de mes deux salutations distinguées bla bla bla " que tu fous en bas d'une lettre de motivation  :mrgreen:
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 28 février 2013 à 12:37:50
Non c'est sûr mais de là à relever les " indéniables qualités " c'est pas abusé ?
Ca me fait penser au " je vous prie d'agréer l’expression de mes deux salutations distinguées bla bla bla " que tu fous en bas d'une lettre de motivation  :mrgreen:
oui, c'est du même ordre (quoique je suis sûre que certains doivent tellement se monter le chou que, si on leur répond pas ça, ils doivent rappeler la maison en exigeant une deuxième lecture  :mrgreen: )
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 28 février 2013 à 12:42:15
T'as pas tort Anlor.
Y'en a la modestie, c'est pas leur point fort.

Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 28 février 2013 à 12:45:27
Ca me fait penser au " je vous prie d'agréer l’expression de mes deux salutations distinguées bla bla bla " que tu fous en bas d'une lettre de motivation  :mrgreen:
Jon, notre société est bourrée d'hypocrisie, alors pourquoi y en aurait-il moins dans l'édition ?  :mrgreen:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 28 février 2013 à 12:47:48
Je sais ODW... Je sais... Je me surprend à en être ENCORE indigné ^^
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 28 février 2013 à 12:48:29
Bah alors ça ! Je vous conseille de chercher un stage (ou un boulot) dans l'édition, et là, niveau réponse hypocrite, y a de quoi faire !  :D
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Freakazoid le 28 février 2013 à 13:42:04
@ Freakazoid : Je suis un peu de cet avis. Après, ce qu'il faut surtout regarder, c'est la ligne éditoriale de la maison à qui tu envoies ton manuscrit, jeter un coup d'oeil au catalogue et te demander "est-ce que mon livre aurait sa place là-dedans ?", ça évite pas mal de démarche et d'impressions inutiles.

Yep, ça me semble aller de soit ^^
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 28 février 2013 à 21:04:46
Un auteur, c'est vraiment pénible haha.

Viser des grosses maisons puis des petites, pourquoi pas. Mais surtout : viser la ligne éditoriale juste. C'est le plus important.

Sinon, le festival PR de Chambéry a lieu généralement fin mai http://www.festivalpremierroman.com/
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 20 mars 2013 à 17:10:29
Il semblerait qu'il existe une autre piste, au niveau promotion. Je viens de trouver ce message sur fb:

"Il existe une solution. le droit d'auteur payable en bibliothèque. Ceci permettrait à beaucoup d'auteurs de survivre et aux lecteurs de lire un livre à moindre coûts. La loi existe depuis 1954 mais n'est pas appliquée. Les seuls qui y perdraient seraient les intermédiaires."

Mais ça ne me paraît pas clair: une biblio ne va pas acheter un livre par lecteur ... Quelqu'un connait précisément ce texte ?

Mais je me demande, à l'heure actuelle, si cela ne fait pas double emploi avec la version électronique du livre.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 20 mars 2013 à 19:02:47
T'as pas une définition précise de ce "droit d'auteur payable en bibliothèque" ?  ???
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 20 mars 2013 à 19:23:37
J'ai trouvé quelques infos via google:

http://www.e-juristes.org/le-droit-d-auteur-et-les/

Mais il y aura aussi la SOFIA au salon du livre (stand C10), il serait intéressant de les contacter et leur demander quelle est ce exte de 1954.

http://www.la-sofia.org/sofia/Adherents/index.jsp?lang=fr
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Koopa Troopa le 22 mars 2013 à 14:35:02
Avant de démarcher un éditeur, il faut savoir quel est le créneau du livre. En gros, dis moi ce que tu écris, dis moi ce que tu penses et je te dirais où aller.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: igreindl le 15 avril 2013 à 11:01:07
J'ai récemment visité le site ILV-éditions.
En parcourant le catalogue, j'ai vu que certains livres étaient disponibles gratuitement en PDF, j'en ai donc lu un pour me faire une idée de la qualité de ce qu'ils publient.
Soit je suis très mal tombé, soit c'est complètement pourri !
Déjà, le titre du roman comportait une faute d'orthographe ! C'est sans doute pour cette raison que j'ai choisi de lire celui-là. :mrgreen:

Et la suite... Catastrophique ! Des fautes à toutes les pages, des mots qui n'existent pas, une mise en page horrible. Bref j'ai lu tout le bouquin juste pour me marrer.  >:D

Une ou deux perles dont je me souviens :

Les policiers étaient en fraction en bas de l'immeuble

Et alors, celle-là, j'en ris encore :

Des entrepôts désinfectés

Et c'est comme ça toutes les cinq lignes.  :D :D :D


------------------------------
Bonjour,

Je ne suis pas surpris de votre impression négative sur ILV Éditions : j'ai commis l'erreur de m'adresser à cette "société", séduit par la fallacieuse impression de sérieux de la "Charte de Qualité" (?). Malheureusement, celle-ci n'est à aucun moment respectée, pas plus que ne le sont les termes du contrat :
* L'impression des photos N-B s'est révélée d'une qualité très nettement inférieure à celle obtenue avec un petit printer-maison ;
* Les photos  en couleurs (1e et 4e de couverture) étaient lamentablement orangées ;
* Les couvertures gondolent après quelques heures ; leur pelliculage se décolle -- mais rien à faire pour remplacer les exemplaires achetés ;
* Cette entreprise non-fiable s'engage, par contrat, à payer les royalties chaque mois sur Paypal. C'est faux : après un an et demi, j'attends toujours d'être payé.
* Elle s'engage aussi à distribuer votre publication sur FNAC (faux !), sur Amazon (il a fallu 6 mois !) et dans toutes les librairies francophones (faux : introuvable au catalogue général). Ne  le croyez surtout pas, vous seriez déçus.
* Lors du contrat, il est proposé aux clients une page de présentation de leur publication et de son auteur sur le site Web d'ILV. Il a été impossible de compléter cette présentation, alors qu'elle était amputée de moitié et que le nombre de caractères autorisés était bien supérieur ;
* Le "service-clientèle" (??!) est inexistant, les réponses standard, inutiles et à la limite de l'incivilité.

Bref, une maison à éviter à tout prix, M. Mathieu Pasquini (gérant ? Seul interlocuteur en tout cas) s'étant montré exactement à l'opposé des termes, si bien choisis, de sa "charte de qualité" : si les montants le justifiaient dans mon cas, je trouverais légitime de l'attaquer en justice pour non respect des termes contractuels et publicité mensongère.
Bien cordialement
Ivan Greindl
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kerena le 15 avril 2013 à 11:11:07
Oulà !  :o

Merci de ce passage, igreindl, et de ce témoignage. Ça donne une idée de la "société" en question !
Titre: consternation
Posté par: tops le 11 juillet 2013 à 18:21:41
Ce que je lis sur ce forum est consternant de bêtise. Probablement écrit par des auteurs sans aucun talent (mais il y en a d'autres et moi entre autres probablement dont la mentalité est heureusement différente) et frustrés en plus (moi je ne le suis pas).

Sans les éditions à compte d'auteur ou celles du type Mon Petit Editeur, nous n'aurions aucune chance de publier nos livres.
Encore une fois les français sont en dessous de tout, aux USA plus d'auteurs sont publiés à compte d'auteur ou en auto édition qu'en édition traditionnel. La bas, il n'y a aucune honte à payer pour publier car chacun a bien conscience que tout travail mérite salaire. Mais je suis sur que beaucoup d'entre vous travaillent tous les jours gratuitement pour autrui, on connait la générosité légendaire des français.

Les grands éditeurs ne prennent que les auteurs connus et vous n'avez tous autant que vous êtes aucune chance de voir votre livre publier un jour par Gallimard, ne rêvez pas ou tentez plutôt l'euro million mais peut être que la française des jeux est aussi un escroc
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: lepion le 11 juillet 2013 à 18:28:18
dans le genre lieux communs, il est top le com de tops
(et puis va te présenter, c'est plus poli)
Titre: Re : consternation
Posté par: Kasprzak le 11 juillet 2013 à 19:57:08
il n'y a aucune honte à payer pour publier car chacun a bien conscience que tout travail mérite salaire.

Cette phrase est redoutable quand même non ?

J'écris donc je travaille. Je travaille donc je mérite salaire. Je mérite salaire donc je paye pour me faire publier. Je paye pour avoir travailler ?? C'est ça ?
Non... ça voudrait dire que le travail de l'éditeur est de quoi ? d'accepter les textes d'un auteur ? dans ce cas soit on le pait et on garde 100% des droits, et donc c'est juste un service d'aide à l'auto édition. Soit on ne le paye pas, et il se fait de l'argent sur les ventes de textes qu'il n'a pas écrit....

Je veux dire tops. Tu écris aussi toi ? tu cédes tes droits volontiers contre rien sur un travail qui a demandé bcp d'efforts ?

Non, c'est un troll, ce post c'est pas possible !
Titre: Re : consternation
Posté par: Godot le 11 juillet 2013 à 20:25:16
Ce que je lis sur ce forum est consternant de bêtise. Probablement écrit par des auteurs sans aucun talent (mais il y en a d'autres et moi entre autres probablement dont la mentalité est heureusement différente) et frustrés en plus (moi je ne le suis pas).

Sans les éditions à compte d'auteur ou celles du type Mon Petit Editeur, nous n'aurions aucune chance de publier nos livres.
Encore une fois les français sont en dessous de tout, aux USA plus d'auteurs sont publiés à compte d'auteur ou en auto édition qu'en édition traditionnel. La bas, il n'y a aucune honte à payer pour publier car chacun a bien conscience que tout travail mérite salaire. Mais je suis sur que beaucoup d'entre vous travaillent tous les jours gratuitement pour autrui, on connait la générosité légendaire des français.

Les grands éditeurs ne prennent que les auteurs connus et vous n'avez tous autant que vous êtes aucune chance de voir votre livre publier un jour par Gallimard, ne rêvez pas ou tentez plutôt l'euro million mais peut être que la française des jeux est aussi un escroc

Tu peux partir aux Etats Unis. L'idylle, n'est ce pas !  on ne te retient pas :)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Rain le 11 juillet 2013 à 20:39:59
Citer
Non, c'est un troll, ce post c'est pas possible !

Exactement. C'est pourquoi je suggère de laisser couler et de ne pas répondre à son insulte et sa provocation gratuite. Ca n'apporterait rien de bon, de toute façon. On a déjà exposé des arguments contredisant son message avec des arguments valables un peu partout dans la section et sur le forum, ce n'est pas vraiment la peine d'en rajouter.

So don't feed the troll !

Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kasprzak le 11 juillet 2013 à 20:44:46
C'est Olive c'est ça ?  :-¬?

 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 11 juillet 2013 à 22:45:54
C'est Olive c'est ça ?  :-¬?

 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Olive il est déjà subooké en ce moment, il a même plus le temps d'écrire, alors pour s'amuser à venir troller...
Bon, je retourne à ma relecture du BàT, mon éditeur s'impatiente !  :mrgreen:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Procuste Alité le 02 août 2013 à 13:54:33
Voici un auteur européen de langue française qui a été publié (à compte d'éditeur) après avoir été refusé cent-soixante fois :

http://refusdediteurs.webs.com
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 02 août 2013 à 14:24:06
Bonjour Procuste Alité. Avant toute chose, il est préférable d'aller te présenter dans la section appropriée. Merci bien.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 04:38:51
Voici un auteur européen de langue française qui a été publié (à compte d'éditeur) après avoir été refusé cent-soixante fois :

http://refusdediteurs.webs.com

Je suis admiratif devant tant de ténacité. Au bout du compte, il aura eu gain de cause, il peut être fier.

Ceci dit, j'espère pour lui qu'il aura demandé la réexpédition de son manuscrit de manière régulière parce que bon, bonjour le coût en encre/photocopies (fait-on des photocopies après la première impression ou la perte de qualité s'en ressent-elle ?).
D'ailleurs je me pose mille questions à ce propos. Quand un auteur envoie son manuscrit, l'envoie-t-il à plusieurs éditeurs en même temps ou attend-il  à chaque fois la réponse de chacun ?
Dans le second cas, c'est plus économique mais l'espace de temps doit être considérable non ?

Merci pour cet exemple en tout cas.  ;)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 13 août 2013 à 09:14:56
Liam, les éditeurs qui renvoient les manuscrits n'existent pas à ma connaissance (ou alors il faut aller le chercher soi-même), donc inutile de chercher à faire des économies.
De plus, les "vrais" éditeurs prennent généralement leur temps pour examiner les manuscrits, d'abord parce qu'ils en reçoivent énormément, et ensuite parce qu'il faut être minutieux, compte tenu de l'investissement que ça leur demande. Il n'est pas rare d'avoir une réponse, quelle qu'elle soit, au bout de 6 ou 12 mois.

Tout ça pour conclure qu'attendre les réponses pour envoyer au suivant, c'est utopique. Il faut arroser avec un champ le plus large possible, et ne pas regarder à la dépense.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jon Ho le 13 août 2013 à 09:42:11
Je plussoie gavé le commentaire d'Olive.
J'ai reçu le mois dernier une réponse positive pour l'édition d'un manuscrit envoyé en ... 2009...
Bon là clés sûrement extrême mais les gars ont du racler les fonds de tiroir. Surtout que le bouquin est sorti depuis. C'était juste pour illustrer le post et te souhaiter bon courage, persévérance et patience.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 13 août 2013 à 09:42:35
Tu n'est pas obligé non plus d'en envoyer vingt le même jour. Tu peux ventiler sur une semaine, par exemple.

Pr contre j'ai été surpris par Albin Michel, qui m'a renvoyé l'un des miens à ses frais, sans que je le demande, mais je ne l'avais pas envoyé en vue d'une édition, c'était pour participer à un concours. J'ai même eu droit à une lettre personnalisée d'accompagnement.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 13 août 2013 à 09:52:45
Liam, les éditeurs qui renvoient les manuscrits n'existent pas à ma connaissance (ou alors il faut aller le chercher soi-même), donc inutile de chercher à faire des économies.
Je crois que certains le font, si tu leur envoies avec ton manuscrit une enveloppe affranchie au bon tarif pour qu'ils te le renvoient...
Sinon, je plussoie les autres réponses, mais certains éditeurs acceptent aussi les manuscrits en format numérique, ça revient moins cher.
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 13 août 2013 à 12:50:56
certains éditeurs acceptent aussi les manuscrits en format numérique, ça revient moins cher.
Moins cher, plus rapide, et surtout plus écologique !
Pour ma part, je refuse d'envoyer un pavé de papier, je me limite donc aux seuls les éditeurs qui acceptent les formats électroniques, et ils sont de plus en plus nombreux (ils ont tout à y gagner, eux aussi).
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 14:36:17
Si je parle de réexpédition, c'est après lecture du contenu de ce lien très intéressant, donné par Procuste Alité à la page précédente :

http://refusdediteurs.webs.com

Dans toutes les lettres de refus scannées qu'on peut y lire, tous les éditeurs sans exception précisent que la réexpédition du manuscrit est bien sûr possible, sous couvert d'envoyer une enveloppe affranchie ou quelques timbres. D'où ma réflexion.

PS : on parle toujours de manuscrit mais en réalité, il s'agira toujours d'un tapuscrit non ?  ^^


certains éditeurs acceptent aussi les manuscrits en format numérique, ça revient moins cher.
Moins cher, plus rapide, et surtout plus écologique !
Pour ma part, je refuse d'envoyer un pavé de papier, je me limite donc aux seuls les éditeurs qui acceptent les formats électroniques, et ils sont de plus en plus nombreux (ils ont tout à y gagner, eux aussi).

C'est beaucoup mieux en effet mais pourquoi ai-je la faiblesse d'esprit de penser qu'un tapuscrit au format numérique sera moins considéré  ? Aussi, on revient à ce que je pense sur l'époque : la dématérialisation galopante et la perte d'authenticité ? Oui je sais, ce n'est que le format qui change mais je ne sais pas...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 13 août 2013 à 14:53:05
Il est aussi, il me semble, beaucoup plus facile pour un-e éditeur/trice de lire et corriger du papier que du numérique. Question de fatigue des yeux, d'attention, etc. Mais celles qui sont dans le domaine me contrediront peut-être.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 13 août 2013 à 15:36:10
Hm, je sais pas, s'ils proposent l'option numérique, c'est sans doute qu'ils sont disposés à examiner les manuscrits sous ce format, non...? Enfin je sais pas, mais je vois pas l'intérêt d'ouvrir un mode de réception des manuscrits si c'est en sachant qu'on les étudiera pas vraiment...

Sinon, une petite astuce pour économiser sur la reliure lue dans ce blog (http://syven-mondes.blogspot.be/2013/07/lepineux-probleme-de-la-reliure-de.html). (merci Cocyclics)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 15:57:54
Oui Milora, ton raisonnement est sensé mais ce n'est qu'une impression personnelle. Je me dis toujours que les choses immatérielles perdent de leur poids malgré tout. Au sens propre, elles le perdent vraiment en même temps...  :mrgreen:
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 13 août 2013 à 16:13:01
Je me dis toujours que les choses immatérielles perdent de leur poids malgré tout.
Pourquoi ça ?
Je ne pense pas qu'un de mes livres numériques ait moins de valeur qu'un autre en version papier. Il y a toujours une histoire, des mots, des personnages, des lieux, des sentiments, etc.
Alors oui, le numérique, c'est plus facile à modifier, à copier, à envoyer à quelqu'un, et même à détruire. Pourtant j'y ai mis autant de sueur, et je me retrouve dans les deux. Si j'accepte que le coût en soit différent, c'est uniquement parce que la distribution est différente, mais en quoi je devrais moins toucher sur l'une que sur l'autre ?

L'ère du numérique fausse la représentation qu'on se fait d'un texte, et par extension d'une oeuvre quelle qu'elle soit.
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 16:34:33
Ne te méprends pas, je ne veux pas insinuer que les éditions numériques perdent de leur substance, en fait je parle d'un sentiment personnel sur ce support.

Bien entendu que ça ne change pas la nature d'un texte mais pour autant, j'ai un rapport particulier avec les livres. Ce rapport étant fort, lire le même texte sur un écran ne me procure pas la même sensation et je ne dois pas être le seul ici.
J'aime toucher du papier, j'aime sentir leur odeur, j'aime voir les caractères imprimés sur les fibres à peine visibles du papier et j'aime enfin entendre les pages se tourner. Ce sont quasiment tous les sens (hormis le goût) qui entrent en jeu, chose qui n'est pas possible avec du numérique.
Et puis enfin, un livre classique n'a pas besoin de batterie pour fonctionner (même si c'est plus fin et plus léger).  ;)

Je parte en tant que lecteur, bien sûr, je serais ravi de voir mes écrits publiés un jour en numérique et puis en plus, je m'éloigne du sujet, à savoir le choix de l'envoi numérique de nos tapuscrits aux éditeurs.
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 13 août 2013 à 16:41:31
J'ai pris un exemple pour essayer de faire comprendre que pour moi un texte, quel que soit son support, reste un texte.
Quand utiliser la version numérique peut faciliter les choses (surtout le transport pour le cas qui nous préoccupe), alors pourquoi s'en priver ?

Je comprends bien, même si j'arrive en ce qui me concerne à faire abstraction du support, qu'un lecteur puisse avoir un ressenti différent.
Un livre physique reste un objet qu'on peut toucher, sentir, manger (?), écouter (???) et évidemment regarder.
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 16:53:25
Pour moi, le même texte sera sublimé dans sa version papier mais ce qui compte, c'est surtout ce qu'on lit, oui. Pour autant, j'espère ne pas voir disparaître de sitôt les livres papier !

Citer
Un livre physique reste un objet qu'on peut toucher, sentir, manger (?), écouter (???) et évidemment regarder.

Là je ne suis pas d'accord. Un livre numérique est un objet, certes, mais moche et sans âme. D'ailleurs, on touche du plastique, on sent du plastique, on regarde des pixels ou de l'encre électronique et on n'entend... rien.
J'irai même plus loin : un livre papier, c'est presque vivant si on part du principe qu'un arbre est vivant et que l'encre* est un composé chimique naturel (eau/huile + pigments). S'il n'est vivant à proprement parler, il est du moins naturel et j'accorde de l'importance à cette symbolique.

*L'encre des livres se décline en deux variétés connues (parmi d'autres) : l'encre de Chine (eau + pigments), c'est une encre hydrophile, et l'encre offset (huile + pigments), c'est une encre hydrophobe. J'ai appris ça récemment, j'ai trouvé ça intéressant. ^^
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 13 août 2013 à 17:02:59
Un livre numérique est un objet, certes, mais moche et sans âme. D'ailleurs, on touche du plastique, on sent du plastique, on regarde des pixels ou de l'encre électronique et on n'entend... rien.
A mon tour de ne pas être d'accord : tu parles de la liseur, là (ou de la tablette, ou de l'ordinateur ou tout autre dispositif te permettant de visualiser le fichier) pas du livre numérique. Lui, il est immatériel.
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Liam Uguel le 13 août 2013 à 17:20:03
Ah mea culpa, oui, j'ai cru que tu évoquais aussi cet objet.

Bref, tout ça pour dire que les deux supports ont leur qualité mais je tenais à exprimer ma vision des choses.  ;)

Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: World End Girlfriend le 13 août 2013 à 17:46:03
Rien ne peux remplacer un bon gros livre.
Par contre, manuscrit numérique >>>>>> manuscrit papier, moins cher et plus pratique.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 13 août 2013 à 19:30:49
Il y a un sujet pour débattre du livre numérique (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,4510) si vous le souhaitez. J'ai hésité à séparer les messages de ce sujet s'y rapportant mais vous êtes revenus sur le thème principal donc je laisse.

Pour revenir aux manuscrits par mail, cela dépend des éditeurs mais je pense que ceux qui en reçoivent en lisent quelques pages sur ordinateur (ou liseuse ou tablette selon leur équipement et facilité de synchronisation) puis, si besoin, si convaincus d'un potentiel, impriment l'ensemble de l'ouvrage pour une lecture peut-être plus attentive, plus poussée.

Pour récupérer un manuscrit envoyé en version papier, indique-le dans la lettre qui accompagne ton texte et n'oublie pas une enveloppe timbrée à ton adresse. C'est le plus simple à mon avis, que ce soit indiqué dans les modalités d'envoi ou non.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: holden5 le 27 septembre 2013 à 18:30:04
Les éditions Baudelaire, ils disent oui à tout le monde non? C'est de l'édition à compte d'auteur vaguement déguisé ?
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 27 septembre 2013 à 18:37:37
Non, c'est de l'édition à compte participatif, et la sélection est bien effectuée sur les textes soumis. De la connaissance que j'ai des textes publiés, ceux-ci tiennent la route et une part d'entre eux se réfèrent à des sujets de Société.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: holden5 le 27 septembre 2013 à 18:50:54
ok... Je suis tombé sur un article disant que des centaines d'écrivains recevaient la même réponse type de leur part (votre manuscrit nous a séduit etc.) pour les encourager à débourser 3000 euros en frais de maquette — Ce qui est excessif, tout de même.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 27 septembre 2013 à 18:58:16
Euuuh, non, Baudelaire, de tout ce que j'ai lu sur eux (mais c'était y a un moment si bien que je ne saurais retrouver les sources de mes assertions *ton professoral exagéré*), c'est comme Bénévent, ils acceptent quasiment tout et se rattrapent sur les ventes générées par l'auteur lui-même, si ce n'est pas du compte d'auteur déguisé (participatif, c'est pareil, ce me semble...)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: holden5 le 27 septembre 2013 à 19:01:34
ça y ressemble bien en tout cas :-D
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 27 septembre 2013 à 19:10:07
On en a déjà discuté, si je me souviens bien. Je dirais simplement que c'est une formule intermédiaire entre le compte d'auteur et le compte d'éditeur.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: holden5 le 27 septembre 2013 à 19:43:28
Citer
On en a déjà discuté, si je me souviens bien.
C'est possible, Ned, mais ce site est tellement grand ! :-D
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 02 octobre 2013 à 12:51:06
J'ai appris avec beaucoup de plaisir que mon Editrice vient d'acheter une imprimerie ...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 04 octobre 2013 à 16:34:46
Après avoir un peu discuté avec une fille de ma promo qui a fait son stage chez Edilivre, je me suis dit qu'il y avait quelques trucs que je devais vous répéter par ici, histoire que vous soyez au courant de ce qui se passe quand vous les choisissez. Donc, d'après elle (je me base sur ce qu'elle m'a dit) :

- 60 ISBN par semaine ; en gros, votre roman se perd dans toutes les nouveautés publiées par votre maison en l'espace d'à peine quelques jours
- leur meilleure vente (avec un gars qui s'en sortait très bien pour la comm) dans les 900 exemplaires
- ensuite on descend pour ceux qui marchent à 300/400
- ils sous-traitent à Madagascar pour la correction (et peut-être la mise en page)
- et enfin, vos manuscrits, c'est les stagiaires qui s'en occupent, et on les encourages à ne passer que 10 minutes maximum par œuvre

Donc voilà, réfléchissez bien avant de vous tourner vers ce genre de maison. Considérez leurs pratiques et ce qu'ils peuvent vous apporter au final.
à bon entendeur...
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Viviane le 05 octobre 2013 à 11:08:47
- ils sous-traitent à Madagascar pour la correction (et peut-être la mise en page)
WTF  :o
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 05 octobre 2013 à 11:16:15
Après c'est ce qu'elle m'a dit hein, c'est peut-être pas exact. Mais vu leur nombre de sorties par semaine, ça ne m'étonnerait pas qu'ils cherchent de la main d'oeuvre pas chère.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Viviane le 05 octobre 2013 à 11:18:03
Après c'est ce qu'elle m'a dit hein, c'est peut-être pas exact. Mais vu leur nombre de sorties par semaine, ça ne m'étonnerait pas qu'ils cherchent de la main d'oeuvre pas chère.
nan mais c'est le niveau de français (la langue) à Madagascar qui me fait peur moi  :s
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 05 octobre 2013 à 11:33:59
Il doit pas être vraiment pire qu'ici...
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 06 octobre 2013 à 16:18:14
Ça me parait logique : on ne peut pas faire ce volume de bouquins pour pas un rond si on a pas une armée de correcteurs payés au lance-pierre. Après voilà, c'est vrai que t'as ton livre imprimé sur du papier et ça peut faire plaisir. Faut juste pas se leurrer : ça n'aura de l'importance que pour toi, peut-être pour tes proches. Si ça te suffit tant mieux. Si tu as besoin d'autre chose, va voir ailleurs.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Alt-A le 27 octobre 2013 à 18:30:32
Citer
édition à compte d'auteur : l'éditeur demande de l'argent à l'auteur ; c'est à éviter comme la peste (à moins de VRAIMENT savoir ce qu'on fait).

Ca me fait penser quand j'ai reçu cette lettre il y a deux ans qui en résumé disait: " On accepte de publier votre manuscrit mais ça fera 2000 euros  ;D
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 27 octobre 2013 à 19:53:16
Citer
édition à compte d'auteur : l'éditeur demande de l'argent à l'auteur ; c'est à éviter comme la peste (à moins de VRAIMENT savoir ce qu'on fait).

Ca me fait penser quand j'ai reçu cette lettre il y a deux ans qui en résumé disait: " On accepte de publier votre manuscrit mais ça fera 2000 euros  ;D
Bah, 2000 ça va encore, j'ai eu des propositions à beaucoup plus.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Aphone le 07 novembre 2013 à 11:39:09
J'ai reçu ça ce matin, en retour à ma participation à un concours :

Citer
Vous avez participé à notre concours de l’été et toute l’équipe UPblisher tient à vous en remercier chaleureusement.



Notre collège de lecteurs a donc dû procéder à des choix difficiles. Si, en dernier ressort, votre texte n’a pas été retenu parmi les vainqueurs, nous avons néanmoins remarqué les qualités que vous y avez développées.

Plusieurs lecteurs ont en effet estimé qu’au-delà du concours maintenant clos, votre texte pourrait les séduire davantage après quelques améliorations.



Aussi, nous vous encourageons à poursuivre votre travail d’écrivain en finalisant cet écrit. À cette fin, nous vous recommandons de le soumettre à un coach, qui pourrait très efficacement vous aider dans cet exercice difficile.

Combien de fois des écrivains aujourd’hui reconnus, ont dû revoir leur copie et frapper sans relâche aux portes de maisons d’édition avant de se voir publiés et appréciés de leurs lecteurs ?



C’est pourquoi nous vous recommandons un coach extérieur déjà lui-même auteur, journaliste et conseil en communication : Jacques-François Martin. Celui-ci vous réservera le meilleur accueil, si vous le contactez de notre part !

Alors, si vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez lui écrire à jfj.martin@free.fr



En vous renouvelant nos remerciements pour votre participation,

Bien cordialement,

L’Équipe UPblisher

Je sais pas trop quoi en penser  :???:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: anlor le 07 novembre 2013 à 11:46:47
Mon avis : mail type et grosse arnaque/pub.  :relou:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Musyne le 07 novembre 2013 à 11:48:00
Je rejoins l'avis d'Anlor.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 07 novembre 2013 à 13:13:25
Mon avis : mail type et grosse arnaque/pub.  :relou:
C'est aussi le mien.

Si tu veux vraiment suivre leur conseil et prendre un coach, surtout ne fonce pas vers celui qu'ils t'indiquent.
Et puis, il existe quelques forums gratuits qui remplacent avantageusement un coach  :mrgreen:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kate le 08 novembre 2013 à 17:37:10
C'est le mien également, je serais curieuse de connaitre le montant de l'aide précieuse de ce magicien des mots  :/
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: TiL le 03 mars 2014 à 12:36:51
Hello les gens!
J'ai entendu récemment quelque chose qui m'a fait un peu peur...
Apparemment certaines maisons d'éditions piocheraient des idées dans les manuscrits envoyés des éléments intéressants pour les filer à leurs auteurs.
Ca fait un peu peur cette rumeur...
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kanimp le 03 mars 2014 à 12:44:34
Apparemment certaines maisons d'éditions piocheraient des idées dans les manuscrits envoyés des éléments intéressants pour les filer à leurs auteurs.
Les idées ne pouvant pas donner de droits d'auteurs, rien ne l'empêche.
Je ne serais pas étonné que cela ait et soit toujours pratiqué.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 03 mars 2014 à 14:25:06
En fait, je vois pas trop l'intérêt... Enfin je veux dire, "leurs auteurs", c'est qui ? Des gens qu'ils ont édité et qu'ils projettent d'éditer par la suite ? Si oui, à moins que ce soit des nègres ou des auteurs qui écrivent sur commande des trucs à la chaîne (type Harlequin, Sas... Auquel cas, y a pas d'idées dedans, piquées ou pas :mrgreen: ), ce sont des auteurs qui ont leurs propres histoires à écrire. Je vois pas vraiment en quoi ce serait rentable pour une maison d'édition de faire ça. Ça peut peut-être exister, dans je ne sais pas trop quels cas, mais dans le fonctionnement global de l'édition ça me semble quand même tiré par les cheveux. D'abord parce que pour une petite structure, elle n'a pas besoin de donner des sujets à "ses" auteurs : elle publie pas vraiment pour faire des best-sellers mais pour vivoter en essayant de promouvoir ses livres et d'en tirer quelque chose. Pour une grosse structure, ce n'est pas l'éditeur qui lit les textes, c'est un système de lecteurs rémunérés qui remplissent des fiches oui/non (d'après ce que j'avais lu). Ça me semble plus compliqué qu'autre chose de leur demander "ah au fait, quand un truc vous semble bien, notez-le, mais pas pour éditer le livre, faut que ce soit un truc qui puisse être retiré de l'histoire du livre pour en faire autre chose dans un autre livre".
Enfin, je sais pas, hein, mais a priori, j'ai l'impression que c'est un peu une légende urbaine sur ce monde assez fermé de l'édition...
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: OliveDuWeb le 03 mars 2014 à 15:14:19
Enfin, je sais pas, hein, mais a priori, j'ai l'impression que c'est un peu une légende urbaine sur ce monde assez fermé de l'édition...
Légende urbaine entretenue par pléthore d'auteurs frustrés d'être refusés et de voir leurs idées apparaître par la plus grande des coïncidences dans un autre ouvrage.
Titre: CONTRATS NON RESPECTES PAR L'EDITEUR (NOIR DELIRE ET LA BOUINOTTE)
Posté par: MARMONT le 09 avril 2014 à 21:49:10
Bonjour,

Il m'est arrivé une aventure dont je veux vous parler, pour l'exsuder, pour la porter à la connaissance du plus grand nombre, et pour avoir des conseils.

     J'ai signé pour un même roman deux contrats à compte d'éditeur, mais aucun des deux éditeurs ne m'a publié.

    Le premier sont les éditions ELEF pour la collection Noir Délire. J'ai signé le contrat et attendu presque 2 années un retour de correction qui n'est jamais venu. L'éditeur me répondait toujours qu'il allait le faire, qu'il y avait des empêchements, etc. Et finalement, j'ai appris incidemment qu'il avait fait faillite. Peut-être l’éditeur était-il gêné par sa situation financière, mais pourquoi ne me l’avoir pas dit et laisser espérer pendant tout ce temps ?

    Le second éditeur, les éditions La Bouinotte (Châteauroux), n'a pas fait faillite mais l'éditeur a repoussé sans cesse la date de publication de mon roman jusqu'à me forcer à lui écrire une lettre de mise en demeure, à laquelle il n’a pas répondu, provoquant la caducité de notre contrat. Nous avions signé un contrat à compte d'éditeur en juillet 2010, et il avait même rédigé une lettre d'engagement à publier mon roman dans le courant de l'année 2011. Après quoi il est revenu peu à peu sur sa décision, me demandant d'apporter des corrections, une que je fis avec lui, une seconde un an plus tard faite par une correctrice car il n’était pas entièrement satisfait, puis une troisième qu’il commanda à une autre correctrice sans me prévenir, alors que j’attendais le BAT à l’automne 2012. Cette troisième correction était prête vers janvier 2013, je n’ai appris son existence qu’en avril et il ne me l’a envoyé qu’en juin 2013, malgré mes demandes réitérées. Je donne mon troisième corrigé en juillet –août, j’arrive à lui "arracher" que mon roman sera publié à l’automne 2013, pendant laquelle j’attend encore le BAT, et de nouveau rien ne vient à la fin de l’année. Entre temps, il ne se gêne pas pour publier d’autres romans écrits bien après le mien. Excédé de ce jeu du chat et de la souris, et de ce manque de communication de la part de l'éditeur confinant presque à du mépris, je l’ai mis en demeure, et il n’a rien répondu.
Pour moi, cet éditeur ne respecte ni ses documents écrits, ni sa parole, sur laquelle il revient. Il m’a fait espérer pendant 4 ans.

   Voilà ma remarque : si un éditeur « girouette » ne respecte pas son devoir de publication, ne tient pas ses engagements et ne tient pas ses promesses, que peut faire l’auteur ? Rien.
Un contrat qui ne prévoit pas d’à-valoir (comme le mien avec La Bouinotte) est en réalité entièrement en faveur de l’éditeur, jamais de l’écrivain.
Donc pour l’écrivain, à quoi sert un contrat ?


Merci de votre lecture.

PS : je ne vois pas sur le site où et comment me présenter, désolé.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 10 avril 2014 à 10:18:45
Citer
PS : je ne vois pas sur le site où et comment me présenter, désolé.
Dans la section des Présentations (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/board,14.0.html), en haut de la page d'accueil :)
Titre: Re : Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 10 avril 2014 à 11:58:42
Apparemment certaines maisons d'éditions piocheraient des idées dans les manuscrits envoyés des éléments intéressants pour les filer à leurs auteurs.
Les idées ne pouvant pas donner de droits d'auteurs, rien ne l'empêche.
Je ne serais pas étonné que cela ait et soit toujours pratiqué.

Si d'aventures certains parmi ceux à qui j'ai envoyé le manuscrit de mon premier roman en reprenaient les idées, j'en serais heureux : au moins, il aurait servi à quelque chose !

D'un autre côté j'apparenterais la démarche à ce qui se fait dans la presse : regardez par exemple un sujet d'actualité sur le web, et voyez comme cela est traité : a écrit un premier article, b rajoute sa touche perso et en fait un deuxième etc... Le dernier exemple qui me  vient en tête est toute la série d'absurdités, plus ridicules les unes que les autres, concernant le vol de la Malaysia.

Pour des romans, la question se pose différemment, puisque nous ne sommes que dans la "réalité" de l'auteur, mais dans les deux cas, la finalité est la vente et/ou l'édition d'œuvres de l'esprit. Cela permet à d'autres d'en vivre. Ce n'est pas négligeable au regard de la situation de l'Emploi dans notre Pays. Mais il ne faut pas se leurrer : il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 01 février 2015 à 20:19:53
Sur les pratiques de l'Harmattan (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/30/l-harmattan-la-maison-d-edition-qui-ne-paie-pas-les-africains_4566732_3212.html)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Mel le 02 février 2015 à 00:02:47
Sur les pratiques de l'Harmattan (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/30/l-harmattan-la-maison-d-edition-qui-ne-paie-pas-les-africains_4566732_3212.html)

Ah moi j'ai eu droit à un exemplaire gratuit! A la fac, toute ma classe de Master a dû écrire un article sur Césaire avec la carotte de la publication dans un bouquin. Dans cette histoire, je ne sais pas qui a été gagnant (la fac ou les éditions de L'Harmattan) mais sûrement pas nous
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 12 février 2015 à 14:34:01
Chercheurs et chercheuses, faites gaffe si jamais vous êtes contacté·e par les Editions Universitaires Européennes (http://www.puq.ca/blogue/2011/05/mise-en-garde-vdm-verlag-ou-editions-universitaires-europeennes/)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: marieflor le 17 avril 2015 à 01:47:29
Autant la description de cette maison me paraît très vraie, autant je ne suis pas d'accord avec l'idée que ce serait être un mauvais écrivain, trop impatient et trop égocentrique que de choisir ce genre de levier pour se faire publier.

Je suis actuellement en train de préparer une publication chez Mon Petit Editeur, et je ne le prend ni pour une consécration, ni pour "de la triche", une idée que j'ai un peu senti dans le post original. J'ai déjà ma petite expérience des maisons (10 ans d'écriture, 7 ans de refus), des lettres de rejet, de finir, faire lire et relire et re-relire mes romans. J'ai déjà aussi fait face à des vendeurs de rêve comme les Editions Baudelaire. Tout ça pour dire, je ne suis ni née de la dernière pluie, ni idiote.

Aujourd'hui le monde de la littérature et de l'édition ne dépend plus seulement de l'éditeur. Attendre patiemment de se faire découvrir par une maison d'édition qui fera de toi un "grand auteur" c'est une idée plaisante et romantique, mais qui devient de plus en plus rare. Pourquoi? Parce qu'avec toutes les possibilités d'auto-publication qui existent aujourd'hui, de nombreuses grandes maisons ne vont plus miser sur des auteurs inconnus. Ils vont préférer l'assurance d'un roman qui a déjà rencontré un public, et qu'il suffit de "pimper" un peu pour le faire décoller dans la stratosphère. Il est certain aujourd'hui qu'un auteur qui attends qu'on vienne le chercher ne publiera probablement jamais.
Pour moi, mon Petit Editeur est ni plus ni moins qu'une rampe de lancement. Elle permet d'avoir un ouvrage visible et vendable sur de grandes plateformes, et surtout de rencontrer un public et se faire connaître puis décoller, si on a assez de pugnacité, de créativité et d'envie. C'est un peu comme être un groupe de rock qui parvient pour la première fois à enregistrer un EP en studio et sortir son disque. Ok ils vont continuer d'enchaîner les concerts dans des petits bars pourris et harceler tous leurs contacts facebook pour partager leurs chansons, mais il se trouve que c'est comme ça que les choses marchent aujourd'hui. Et petit à petit, on fait notre trou.

Pour être très honnête je pense que dire qu'un auteur perd de sa crédibilité en passant par ce type de maison est un raisonnement très un peu snob et daté. Comme si seul le fait d'être "choisi" par une maison d'édition témoignait du talent d'un auteur et de la qualité de son livre - alors que vous avez vous-même admis que ce n'était pas le cas.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 17 avril 2015 à 09:14:41
Et sinon, il y a un monde de l'édition en-dehors des "grandes maison"  ::)
Et l'ouvrage sera visible sur les grandes plate-formes... à condition de faire la pub pour, d'en avoir le temps. Perso je ne fouille pas sur Internet (que ce soit la Fnac ou Amazon) à la recherche d'un coup de coeur. Si je commande un bouquin sur Internet, ce sera quelque chose que je connais déjà. Les découvertes se font surtout physiquement.

Et pourquoi publier pour ne pas être lu ?

Enfin tu fais bien ce que tu veux (et avant de continuer la discussion, ce serait chouette d'aller te présenter dans la section appropriée)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: autofic le 17 avril 2015 à 09:20:22
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« L’éditeur versera à l’auteur à compter de cinq cent un exemplaires vendus, 4 % du 501e à 1 000 exemplaires vendus [et] 6 % à partir de 1 001 exemplaires », stipule le texte. Ce qui est, de l’avis des autres professionnels du secteur, une pratique peu orthodoxe et éloignée des 10 % minimum du prix de vente généralement proposés par les éditeurs.

Il oublie de dire que pour un nouvel auteur chez Gallimard c'est 3 ou 4%
...  :???:
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Ned Leztneik le 17 avril 2015 à 09:33:48
Pour Gallimard, je ne sais pas... De manière plus générale, une règle communément admise veut que ce soit plutôt 6 ou 8%, par tranches (6/8/10 ou 8/10/12), selon le(s) tirage(s).
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 17 avril 2015 à 12:26:55
Salut marieflor, merci pour ton témoignage ; mais pourrais-tu aller te présenter dans la section des Présentations ? Merci ! :)

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Autant la description de cette maison me paraît très vraie, autant je ne suis pas d'accord avec l'idée que ce serait être un mauvais écrivain, trop impatient et trop égocentrique que de choisir ce genre de levier pour se faire publier.
De quelle maison d'édition parles-tu ?

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« L’éditeur versera à l’auteur à compter de cinq cent un exemplaires vendus, 4 % du 501e à 1 000 exemplaires vendus [et] 6 % à partir de 1 001 exemplaires », stipule le texte. Ce qui est, de l’avis des autres professionnels du secteur, une pratique peu orthodoxe et éloignée des 10 % minimum du prix de vente généralement proposés par les éditeurs.

Il oublie de dire que pour un nouvel auteur chez Gallimard c'est 3 ou 4%
...  :???:

Tu cites l'article sur L'Harmattan, c'est ça ?
D'une manière générale, une maison qui ne te paye qu'à partir du 500e exemplaire, c'est quand même un peu de l'arnaque (surtout si c'est de l'autoédition : c'est très rare d'en vendre autant, tu ne toucheras sans doute rien au final). Je ne sais pas non plus pour Gallimard, mais la plupart des maisons d'édition versent de toute façon un à-valoir : une somme initiale rémunérant l'auteur quel que soit le nombre de ventes.

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Aujourd'hui le monde de la littérature et de l'édition ne dépend plus seulement de l'éditeur. Attendre patiemment de se faire découvrir par une maison d'édition qui fera de toi un "grand auteur" c'est une idée plaisante et romantique, mais qui devient de plus en plus rare. Pourquoi? Parce qu'avec toutes les possibilités d'auto-publication qui existent aujourd'hui, de nombreuses grandes maisons ne vont plus miser sur des auteurs inconnus. Ils vont préférer l'assurance d'un roman qui a déjà rencontré un public, et qu'il suffit de "pimper" un peu pour le faire décoller dans la stratosphère. Il est certain aujourd'hui qu'un auteur qui attends qu'on vienne le chercher ne publiera probablement jamais.
Pour moi, mon Petit Editeur est ni plus ni moins qu'une rampe de lancement. Elle permet d'avoir un ouvrage visible et vendable sur de grandes plateformes, et surtout de rencontrer un public et se faire connaître puis décoller, si on a assez de pugnacité, de créativité et d'envie. C'est un peu comme être un groupe de rock qui parvient pour la première fois à enregistrer un EP en studio et sortir son disque. Ok ils vont continuer d'enchaîner les concerts dans des petits bars pourris et harceler tous leurs contacts facebook pour partager leurs chansons, mais il se trouve que c'est comme ça que les choses marchent aujourd'hui. Et petit à petit, on fait notre trou.
Je ne suis pas vraiment convaincue. Qu'aucun éditeur ne va aller chercher un autre, évidemment, on est d'accord. Mais je ne crois pas que l'autoédition soit la voie royale pour être publié ultérieurement. Au contraire, un roman publié en auto-édition aura beaucoup de mal à être publié par l'édition traditionnelle ensuite (pour des questions de droits, parce qu'il ne sera plus inédit, qu'il sera disponible par ailleurs). L'auto-édition est encore mal considérée dans le milieu professionnel, je ne sais pas si ça aide spécialement d'y être passé. Je ne veux pas dire que ce soit un handicap ou un mal de sauto-éditer, mais à mon avis, l'idée que c'est un tremplin est illusoire. Et comme dit Loic, il est faux de limiter l'édition à la grande édition quasi-inaccessible pour l'auteur inconnu : il y a beaucoup de petites maisons d'édition indépendantes et même de moyennes maisons d'édition qui sont ouvertes à la découverte de nouveaux auteurs. Est-ce qu'elles vendront davantage qu'un auteur auto-publié doué en marketting qui sait très bien se vendre ? Pas forcé. Mais d'une part ce serait dommage de dévaloriser (et d'oublier) ces maisons, et d'autre part il faut toujours avoir en tête que les auteurs qui parviennent à des ventes acceptables en autoédition sont des gens qui savent très bien s'y prendre pour faire leur promotion, qui ont du temps et surtout des compétences à y consacrer (puisqu'en fait, ça revient à faire à lui tout seul toutes les étapes de l'édition, ce qui dans une maison d'édition passe par plusieurs personnes, chacune spécialiste de sa branche).
Donc voilà, ne pas diaboliser l'autoédition, certes, mais je suis assez réfractaire au discours selon lequel l'édition traditionnelle c'est que Gallimard et c'est inaccessible, et n'importe qui qui se fait autoéditer peut avoir du succès pourvu que son livre soit bien.  :/
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Zacharielle le 22 avril 2015 à 06:56:50
Je passe juste pour signaler qu'il est tout à fait possible de se faire éditer après s'être auto-édité. C'est une culture plus américaine qu'européenne mais c'est faisable et avec de très très gros chiffres : c'est l'exemple d'Anna Todd et de sa série que vous voyez caracoler en tête de gondole en librairie. Comme d'habitude avec les success story, c'est un cas sur X milliers mais bon, si un éditeur sent un potentiel chez un autoédité, il peut aller le chercher pour lui proposer un accompagnement professionnel de son manuscrit (pour les droits, si l'auteur est autoédité il ne les a pas encore cédés que je sache ;)).

Sinon, tout d'accord avec mes compagnons : il y a des tas de maisons d'édition et des tas de lignes éditoriales, tu trouveras forcément chaussure à ton pied et exit le travail ingrat de fabrication, de distribution et de diffusion ! Enfin c'est comme tu veux, mais en parallèle de ta démarche d'autoédition je t'enjoins à continuer à contacter des structures éditoriales professionnelles, c'est laborieux mais tu peux avoir de la chance, c'est pas interdit. Bon courage !
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 22 avril 2015 à 10:58:48
Citer
Comme d'habitude avec les success story, c'est un cas sur X milliers
Oui, c'est surtout ça.

(Et dans certains cas, ça peut poser problème à l'éditeur à compte d'éditeur. J'avais lu un témoignage de Nadia Coste là-dessus : elle s'était d'abord auto-éditée puis avait trouvé un éditeur à compte d'éditeur, et avait dû assurer que l'auto-édition ne lui avait apporté qu'une diffusion quasi-familiale pour qu'il prenne le risque de prendre son manuscrit, si je ne fais pas erreur.)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Gueth93 le 23 août 2016 à 12:59:50
Et moi qui veut publier mon tout premier livre sur Amazon. La réalité de vos propos me rends triste   ><
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kerena le 12 septembre 2016 à 17:28:16
Un super récapitulatif de ce qu'une maison d'édition honnête devrait vous proposer.  (http://kailynmei.jimdo.com/2016/07/12/ce-que-vous-ne-devriez-jamais-accepter-sur-un-contrat-d-%C3%A9dition/?platform=hootsuite)A lire sans modération.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kanimp le 12 septembre 2016 à 19:29:28
Article intéressant.

Lorsque j'ai contacté la SABAM, ils m'avaient signalé que tout contrat d'éditeur doit contenir deux clauses de résiliations.
La première temporelle, afin de pouvoir changer d'éditeur si nécessaire. En général deux ans.
La deuxième nombre d'ouvrage imprimé. Ceci afin de reconduire le contrat d'une manière plus favorable si le livre se vend bien.
Car par défaut toute cession de droit est irrévocable, sauf mention explicite dans le contrat.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Jackske le 14 septembre 2016 à 14:42:47
Méfiez-vous de la 'Société des Écrivains'.
Ce n'est rien d'autre qu'une arnaque.
Si le directeur de cette société vous informe qu'il accepte de publier votre ouvrage, vous allez naturellement sauter de joie.
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.
Mais il y a un petit rien.
Ces livres ne seront jamais exposés dans aucune librairie.
La 'Société des Écrivains' se contentera d'aviser (probablement) par email 3 organismes Dilicom, Titelive et Amazon.
Comme vous êtes un écrivain débutant et inconnu; cette missive ira immédiatement dans la poubelle, rejoindre les centaines d'avis que ces organismes reçoivent tous les jours.
Ensuite, la 'Société des Écrivains' vous tiendra en haleine pendant +/- 6 mois sans vous fournir le moindre chiffre concernant la vente de votre ouvrage. En théorie ce chiffre est consultable sur leur site internet mais on prétendra que suite à un déménagement, une panne d'informatique et d'autres mensonges du même gabarit; cette fonction n'est pas encore activée.
Au bout de +/- 6 mois, à bout d'arguments (de mensonges) on vous informera que pas un 1 exemplaire de votre ouvrage n'a été vendu.
L'arnaque est astucieuse car qui ne rêve pas d'être publié; qui sait, de devenir un auteur à succès.
Aussi je vous préviens, cher auteur débutant, si vous vous fiez à la 'Société des Écrivains', le seul résultat sera de délester votre portefeuille de 1.600€.
Vous voilà averti!
Jacques Wenger
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kerena le 14 septembre 2016 à 15:23:14
Citer
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.

Euh, de base, rien de va.
Un éditeur, "un vrai", ne demandera JAMAIS à un auteur de verser de l'argent pour son propre livre. Jamais.

Le cas contraire, c'est une arnaque.
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Milora le 14 septembre 2016 à 18:39:44
Le cas contraire, c'est une arnaque.
Techniquement, c'est pas une arnaque (qui est un délit). C'est du compte d'auteur (qui est légal, mais pas du tout recommandé).

Désolée pour cette mauvaise expérience, Jackske  :(

Si tu veux participer au forum, n'oublie pas de passer par les Présentations et cérémonies de bienvenue, pour qu'on te connaisse un petit peu mieux ! :)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: cat38 le 08 avril 2018 à 14:44:48
Citer
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.

Euh, de base, rien de va.
Un éditeur, "un vrai", ne demandera JAMAIS à un auteur de verser de l'argent pour son propre livre. Jamais.

Le cas contraire, c'est une arnaque.
Bonjour, j'ai les éditions Sydney Laurent qui m'ont adressé un message comme quoi mon manuscrit a été retenu. Après une communication avec le directeur de publication, l'édition est gratuite mais ils font payer 750 euros de correction/relecture. Je ne trouve pas cela normal pour une maison d'édition à compte d'éditeur (c'est marqué explicitement sur leur site). Je n'ai pas donné suite.  Pour ce qui est de lulu.com où mes livres sont aussi publiés, ils ne s'occupent absolument pas de la correction mais leur  couverture est correcte et le livre est bien fait.
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Kath le 08 avril 2018 à 15:17:49
On a déjà parlé de cet éditeur ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,27092.0.html).

Au passage, si tu as besoin d'un correcteur, c'est mon métier, et je doute, sauf si tu as pondu un énoooorme pavé, atteindre les 750€. Il est vrai que je pratique des prix tout doux et que je n'ai pas de structure à financer derrière, mais par principe même, la correction par une maison d'édition à compte d'éditeur ne doit pas être payée par les auteurs, son financement doit se faire sur les ventes.

IL existe d'autres plateformes de publication, comme theBookeditions, sur lequel j'ai eu déjà deux excellents retours (ils proposent un service de relecture/correction, mais je ne saurais dire ce qu'il vaut ni les tarifs, surtout que ce sont des clients qui m'en ont parlé). Et pour avoir eu un bouquin édité chez eux dans les mains, la qualité est plus que correcte. (mais celle de nos recueils édités chez Lulu en format poche est pas mal non plus)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: cat38 le 09 avril 2018 à 13:48:19
On a déjà parlé de cet éditeur ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,27092.0.html).

Au passage, si tu as besoin d'un correcteur, c'est mon métier, et je doute, sauf si tu as pondu un énoooorme pavé, atteindre les 750€. Il est vrai que je pratique des prix tout doux et que je n'ai pas de structure à financer derrière, mais par principe même, la correction par une maison d'édition à compte d'éditeur ne doit pas être payée par les auteurs, son financement doit se faire sur les ventes.

IL existe d'autres plateformes de publication, comme theBookeditions, sur lequel j'ai eu déjà deux excellents retours (ils proposent un service de relecture/correction, mais je ne saurais dire ce qu'il vaut ni les tarifs, surtout que ce sont des clients qui m'en ont parlé). Et pour avoir eu un bouquin édité chez eux dans les mains, la qualité est plus que correcte. (mais celle de nos recueils édités chez Lulu en format poche est pas mal non plus)
En vous lisant je crois que j'ai bien fait de ne pas donner suite à  cette maison d'édition. :) Thebookedition je connais, c'est bien mais je ne savais pas qu'ils proposent un service de correction certainement payant parce que j'ai un budget très serré. Je garde tes coordonnées si j'ai besoin d'un correcteur. Merci pour les réponses. :)
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: O.J MAN le 18 mai 2018 à 22:18:38
Sujet inspirant sur lequel, je pense, chacun se renseigne... Et si je vous proposais une autre vision : La nature a horreur du vide. Un besoin crée une offre (d'autres pensent que c'est l'inverse). Notre monde tourne ainsi, pour notre plus grand plaisir de trouver ainsi une réponse à nos besoins.
ici quel besoin est exprimé : J'écris et ce serait formidable que mon livre captive le plus grand nombre. Solution 1 : les grandes maisons d'édition. Hyper sollicitées. Elles ne choisissent donc logiquement qu'un sur 1000, 10.000, 100.000 et si elles font de bons choix, elles durent dans le temps. Si elles se trompent, elles "coulent" : loi du marché, loi de la nature.
Il reste donc les 9999 qui sont refusés. Ils ont toujours le même besoin et il n'est toujours pas satisfait.
Qui irait s'insurger contre la présence des Casino, du loto, de télécrochets... C'est le même principe. Qui pourrait reprocher à Jennifer ou Julien Doré d'avoir tenté sa chance. Ils ont eu raison et leur vie en a été changée. Idem pour celui qui mise sur le bon numéro ou qui remplit la bonne grille. Bon évidemment, là aussi, les perdants (toujours motivés) tentent encore le coup par la suite..
J'en reviens à mes 9.999 autres qui ont eu un refus d'éditeur "classique". Il serait stérile de renvoyer le même titre la semaine suivante (différence avec le loto). Bilan : Besoin identique mais plus aucun moyen de le satisfaire.
Je ne veux en aucun cas m'ériger en défenseur d'horribles et ignobles éditeurs véreux dès lors que l'on s'entend sur la définition de ce mot. Me parait être "véreux" celui qui "truque" le marché, qui garantit une promesse qu'il ne tient pas etc... le patron du Casino ne me semble pas plus véreux que n"importe quel vendeur de n'importe quel produit. Celui qui dénigrerait son produit ou son service se tirerait une balle dans le pied. Personne n'est choqué que chacun vante son produit.
En l'occurrence, le produit vendu par "le faux" éditeur (= il demande de l'argent) est le roman de celui  qui a toujours son besoin inassouvi.
C'est là que la notion de "crédulité facile" apparaît. Qui irait accorder du crédit à celui qui se plaindrait d'avoir perdu au loto ? Hormis un enfant, il parait peu crédible qu'un auteur inconnu puisse penser que son livre se vendra à plusieurs milliers d'exemplaires (là, il ne faut pas oublier JK ROWLING refusée par un paquet d'éditeurs !).
Au final, l'auto-édition permet à minima de se retrouver avec "son" livre. Il devient physique, palpable, présentable à des tiers (qui, en logique, devraient l'adorer puisque ce sont des proches !). L'exposition sur un site ou dans une vitrine au milieu de milliers d'autres se rapproche à nouveau du loto. Celui qui en émergerait pourra se féliciter d'avoir tenté et les autres auront eu leur moment de rêve.
Je trouve au final très positif d'attirer l'attention des plus crédules sur les faibles probabilités de succès commercial.
Je trouve aussi très bien que tout un chacun puisse, au final, se faire imprimer son livre. Pour les plus anciens, il y avait le plaisir d'aller chercher des photos chez le photographe (avant l'ère du numérique). Chacun y mettait le budget de son choix et prenait le nombre de photos en fonction de ses possibilités. Fort heureusement, il ne fallait pas s'appeler Truffaut ou Spielberg pour avoir ainsi le plaisir de ramener ses photos (ou films au camescope !). C'est là la limite. Parmi tous ces amateurs photos, sans doute l'un est devenu cinéaste etc...
Le 1er ouvrage que j'ai été capable de terminer a été un ouvrage personnel. Je suis passé via un site d'auto-édition. J'ai eu mon livre et j'ai pu l'offrir à celles et ceux (moi compris) pour qui je l'avais écrit. Je suis heureux "qu'il soit".
Pour mes 3 romans, je voulais pouvoir rester "maitre" de mes potentiels droits. Je me suis promené sur différents sites et j'ai fini chez un imprimeur qui m'a réalisé 50 exemplaires de chaque. Ils sont maintenant "chez moi" + 1 cousine dans l'univers internet qui a fait mon site (sœur d'un cousin artiste cher à mon cœur). Au final, je suis content d'avoir "mes" livres et "mon" site...
il ne faut pas oublier ce paramètre. Celui qui "vend" cette possibilité vend du "rêve" comme un tour de manège pour un enfant, un jour à Disneyland etc....Nous achetons souvent des choses "futiles". Toutes celles qui ont capacité d'apporter du plaisir sont à savourer...
Voilà, il y a des "véreux" et il y a des "crédules" : Ce n'est pas un scoop, on en revient à cette fameuse "loi de la nature" !
Titre: Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Loïc le 18 mai 2018 à 22:24:47
Il y a tout une ribambelle de vrais éditeurs entre les gros éditeurs et l'auto édition ou le compte d'auteur.
(Y a un début de liste ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7339.0.html))

Et je pense que s'il y a un besoin inassouvi d'être publié (de se publier), faut chercher le problème autre part.

Edit :

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Je trouve aussi très bien que tout un chacun puisse, au final, se faire imprimer son livre. Pour les plus anciens, il y avait le plaisir d'aller chercher des photos chez le photographe (avant l'ère du numérique). Chacun y mettait le budget de son choix et prenait le nombre de photos en fonction de ses possibilités. Fort heureusement, il ne fallait pas s'appeler Truffaut ou Spielberg pour avoir ainsi le plaisir de ramener ses photos (ou films au camescope !). C'est là la limite. Parmi tous ces amateurs photos, sans doute l'un est devenu cinéaste etc...

Personne ici n'a de problème avec le fait de se faire imprimer son livre. Pour les recueils du forum, on passe par Lulu qui ne prétend pas être chose qu'un imprimeur et pour lequel on paie à l'exemplaire au moment de l'achat. Payer pour du compte d'auteur, c'est céder ses droits, payer cher et ne rien avoir au final.
Et l'éditeur a compte d'auteur est un faux éditeur parce qu'il ne fait pas son travail (sélectionner, retravailler, corriger, publier, défendre...)
Titre: Re : Re : Arnaques, crimes et édition
Posté par: Alan Tréard le 18 mai 2018 à 23:06:27
Voilà, il y a des "véreux" et il y a des "crédules" : Ce n'est pas un scoop, on en revient à cette fameuse "loi de la nature" !

Je trouve ton commentaire intéressant, car je remarque que, derrière cette idée du « numéro gagnant » comme si le livre était une affaire de numéros, tu évoques l'idée que le travail de promotion d'un contenu, que le rapport de l'auteur à son sujet et que l'éthique de la recherche et du développement ont été oubliées au profit d'un regard enfantin où tout est simple, tout est accessible.

Comme des friandises.

En fait on remarque que cette dérive touche aujourd'hui tous les corps de métier, la particularité du savoir-faire s'est délitée au profit d'un certain isolement. Malgré tout, l'un des rôles de l'écriture, c'est justement le divertissement ; donc les auteurs ont aussi cette force importante entre leurs mains, c'est une responsabilité à part entière.