Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de lecture => Théâtre et poésie => Discussion démarrée par: Elhora le 27 Janvier 2012 à 00:58:45

Titre: [Poésie] Les mains d'Elsa (Louis Aragon)
Posté par: Elhora le 27 Janvier 2012 à 00:58:45
Louis Aragon...

Je suis loin de connaître toute son œuvre  et je n'ai jamais lu sa biographie (honte sur moi!!  :-[ ). Donc je ne pourrais pas vous dire grand chose si ce n'est qu'il faisait parti des surréalistes et était communiste -le coquin- à l'époque où on pratiquait encore cette religion.

Je trouve que ça vaut le coup d'ouvrir un post sur ses textes. J'espère que vous m'en ferez découvrir d'autres s'il existe parmi vous des fans.

Je ne mets qu'un poème, mon préféré. Il s'agit d'un texte sur les mains de son aimée. Juste :  sublime. Celui là, j'aurais aimé l'écrire vraiment! Mais je vous l'avoue tout net : je ne suis ni Aragon ni fille  d'Aragon (quelle tristesse  :'( ).

Bonne lecture

Les mains d'Elsa

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement

L. Aragon
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: pehache le 15 Mars 2012 à 20:58:25
Joli, hein... L'auteur du "mentir vrai" était homo...
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Ned Leztneik le 23 Septembre 2012 à 11:23:06
Les Yeux d'Elsa


Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa



Louis Aragon
Extrait de "Les Yeux d'Elsa"
édition Séghers.
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 21 Mars 2013 à 22:47:18
Communiste ??? Oui, et stalinien.
Le seul poète français à avoir fait un poème à la gloire d'une police politique pratiquant massacre de masse et torture (le GPU ou Guépéou).
Même le pire poète nazi n'a jamais osé faire un poème à la gloire de la Gestapo...

Onj me dira : Aragon avait du talent. Je répondrai : certes, et Brasillach aussi !
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Elhora le 22 Mars 2013 à 15:40:56
@Koopa Troopa : Fascinant  |-|

On parle poèsie ou politique? Tu viens troller sur un sujet concernant l'amour?

Autre chose de passionnant à dire?

Si tu veux parler politique ouvre un topic sur le sujet s'il te plait.

Merci
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 22 Mars 2013 à 15:57:08
Quand on parle d'Aragon, on parle forcément de politique. Il a quand même été le Goebbels, ou plutôt le Jdanov du stalinisme français. Je ne vois pas pourquoi il serait mieux traité qu'un Brasillach, pour rester dans la poésie.
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: ernya le 22 Mars 2013 à 18:33:06
Ben, littérature et politique sont pas forcément toujours liées même si l'écrivain est engagé politiquement. Les rares poèmes que j'ai lus d'Aragon ne prônaient pas une prétendue doctrine stalinienne. Mais je reconnais que je m'y connais pas donc ci t'as des textes sous la main, Koopa, mets-les, qu'on discute sur du concret. Pareil pour Brasillach, faudrait peut-être arrêter avec notre fibre "OUH les sales collabos", on n'y était pas, on n'a pas connu cette époque, c'est facile de critiquer a posteriori. Bref contexte, contexte. Textes à l'appui  :P
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Doctor Grimm le 22 Mars 2013 à 19:04:57
(Pehache, j'ai du mal à saisir le fond de ta remarque  :mrgreen:)



Re-Salut, Koopa.

Je ne suis absolument pas d'accord avec toi. Tout d'abord, Elho n'a pas lancé ce topic pour parler d'Aragon, mais plutôt pour parlr de son oeuvre.
Peut-on parler de l'oeuvre d'un artiste sans pour autant dévier automatiquement sur les travers de l'artiste en question ? Je pense que oui. C'est trop facile de salir les créations d'une personne juste parce qu'elle n'avait pas les mêmes idéaux que toi (après, je conçois que écrire un poème sur la GPO ça craitn et tout, mais là, on parle des poemes sur Elsa, il me semble). Et c'est trop facile de penser carré comme ça. Si une personne te dit qu'elle est fan des musiques de Mickeal Jackson (excusez moi l'exemple), est-ce que tu iras immédiatement lui dire "Connard.asse , c'était un sale pédophile, pense à tes enfants !" ? Est-ce que si une personne qui te dit qu'elle aime beaucoup Noir Désir, tu iras immédiatement lui dire "Quoi ? Mais t'es folle, il a battu sa meuf à mort, il est pas écoutable, ce mec !" ? J'espère que non. A penser comme ça, tu te fermeras vite à beaucoup de chose. Continuons dans cette veine : interdira-t-on les poèmes de Beaudelaire et autres compères parce qu'ils étaient de gentils drogués, homosexuels pour la plupart, qui profitaient du système de prostitution parisien ? Non. Et pourquoi ? Parce qu'ils ont créé du beau. Et que ça mérite d'être lu/vu/reconnu.  Alors faut arrêter un moment, là. Faut arrêter de faire des ponts faciles.

Tu les as lus ces poèmes ? Tu as vu comme ils sont beaux ? Ou tu as juste été aveuglé par ta haine du Communiste-Collaborateur ? Si c'est le cas, je suis désolée pour toi.



(Au passage, je plussoie Ernya : crittiquer les collabos, ça va vite, mais personne ne saurait dire ce qu'il aurait fait dans une situation pareille. Personne.)
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 22 Mars 2013 à 19:13:35
Michael Jackson n'a jamais été pédophile, l'enfant a reconnu avoir menti sur ordre de ses parents. Il souffrait du syndrôme de Peter Pan.
Quant à Baudelaire, il n'a jamais eu de positions politiques douteuses.
Je résume pour conclure : c'est tout ou rien. Aragon ET Brasillach ou NI l'un NI l'autre. Ceci ne concerne pas ce site bien sur, on n'a jamais censuré de poèmes de Brasillach vu que personne n'en a posté. C'est plus dans l'atmosphère générale de la société. Clôture du débat pour moi.
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Verasoie le 22 Mars 2013 à 19:29:57
[mode avocat du diable]
Qu'une personne qui a fait des trucs horribles et avait des convictions exécrables écrive quelque chose d'aussi beau, ça montre bien qu'un humain reste un humain. ("We're all human after all" comme a dit Shakespeare (ou Daft Punk, un des deux)).
[/mode]


(Sinon les Yeux d'Elsa je le lisais tout le temps quand j'étais au lycée. Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa...)

Les Ponts de Cé

J'ai traversé Les Ponts-de-Cé
C'est là que tout a commencé

Une chanson des temps passés
Parle d'un chevalier blessé,

D'une rose sur la chaussée
Et d'un corsage délacé,

Du château d'un duc insensé
Et des cygnes dans les fossés,

De la prairie où vient danser
Une éternelle fiancée,

Et, j'ai bu comme un lait glacé
Le long lai des gloires faussées.

La Loire emporte mes pensées
Avec les voitures versées,

Et les armes désamorcées,
Et les larmes mal effacées,

Oh ! ma France ! ô ma délaissée !
J'ai traversé Les Ponts-de-Cé.




L'affiche rouge

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Kasprzak le 22 Mars 2013 à 19:48:24
And so, what about Céline ?
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: ernya le 22 Mars 2013 à 19:50:41
nan mais restons sur Aragon, vous voulez bien, sinon on n'a pas fini :-¬?

Très beau poème que tu as rappelé là, Vera !
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Kasprzak le 22 Mars 2013 à 19:52:44
C'est lui qui a dit "la femme est l'avenir de l'homme" ?  >:D
Titre: Re : Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 22 Mars 2013 à 20:08:42
C'est lui qui a dit "la femme est l'avenir de l'homme" ?  >:D

... et qui a terminé gay !  :-¬?
Titre: Re : Re : Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Kasprzak le 22 Mars 2013 à 20:11:09
C'est lui qui a dit "la femme est l'avenir de l'homme" ?  >:D

... et qui a terminé gay !  :-¬?

ça m'étonne même pas  :P
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Ned Leztneik le 23 Mars 2013 à 17:07:19
L'affiche rouge, texte à rapprocher de la chanson de Georges Moustaki ...  :coeur:

Nous sommes deux
Nous sommes deux
 Huit heures vont bientôt sonner.
 Eteins la lampe, le gardien frappe
 
Ce soir ils reviendront nous voir.
 L’un va devant, l’un va devant
 Et les autres suivent derrière
 Puis le silence et puis voici
 La même chanson qui revient
 
L’un va devant, l’un va devant
 Et les autres suivent derrière
 Puis le silence et puis voici
 La même chanson qui revient
 
Il frappe deux
 Il frappe trois
 Il frappe mille vingt et trois
 Tu as mal, toi
 Et j’ai mal, moi
 Qui de nous deux a le plus mal?
 C’est l’avenir qui le dira
 
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois
 Avec le temps, avec la pluie
 Avec le sang qui l’a séchée
Et la douleur qui vit en nous
 Qui nous transperce et qui nous cloue
 
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois
 Avec le temps, avec la pluie
 Avec le sang qui l’a séchée
Et la douleur qui vit en nous
 Qui nous transperce et qui nous cloue.
 
Notre douleur nous guidera
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois

A la lecture, j'ai immédiatement pensé à deux résistants communistes arrêtés par la gestapo, torturés, et attendant dans un cachot leur exécution, le lendemain.

Titre: Re : Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 23 Mars 2013 à 17:59:08
L'affiche rouge, texte à rapprocher de la chanson de Georges Moustaki ...  :coeur:

Nous sommes deux
Nous sommes deux
 Huit heures vont bientôt sonner.
 Eteins la lampe, le gardien frappe
 
Ce soir ils reviendront nous voir.
 L’un va devant, l’un va devant
 Et les autres suivent derrière
 Puis le silence et puis voici
 La même chanson qui revient
 
L’un va devant, l’un va devant
 Et les autres suivent derrière
 Puis le silence et puis voici
 La même chanson qui revient
 
Il frappe deux
 Il frappe trois
 Il frappe mille vingt et trois
 Tu as mal, toi
 Et j’ai mal, moi
 Qui de nous deux a le plus mal?
 C’est l’avenir qui le dira
 
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois
 Avec le temps, avec la pluie
 Avec le sang qui l’a séchée
Et la douleur qui vit en nous
 Qui nous transperce et qui nous cloue
 
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois
 Avec le temps, avec la pluie
 Avec le sang qui l’a séchée
Et la douleur qui vit en nous
 Qui nous transperce et qui nous cloue.
 
Notre douleur nous guidera
Nous sommes deux
 Nous sommes trois
 Nous sommes mille vingt et trois

A la lecture, j'ai immédiatement pensé à deux résistants communistes arrêtés par la gestapo, torturés, et attendant dans un cachot leur exécution, le lendemain.

Connaissant Aragon, c'est probable. Cela ne risque pas d'être deux dissidents torturés à la Loubianka ou deux pauvres types torturés par les FTP...
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: pehache le 23 Mars 2013 à 19:12:38
Oui, et Hugo pédophile...

Aragon, un génie, oui, mais aussi un génie de l'esbrouffe.

Ceci posé, Brasillach, quoique fort académique, ce n'est pas si mal- et ses traductions du grec ancien sont souvent fort belles.
Titre: Re : Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: Koopa Troopa le 23 Mars 2013 à 19:28:31
Oui, et Hugo pédophile...

Aragon, un génie, oui, mais aussi un génie de l'esbrouffe.

Ceci posé, Brasillach, quoique fort académique, ce n'est pas si mal- et ses traductions du grec ancien sont souvent fort belles.

Sans oublier son Corneille qui est un chef d'oeuvre. Son histoire du cinéma écrite avec son beau-frère Bardèche a fait longtemps autorité. Je mettrais un de ses poèmes ici, si ce n'est pas interdit. Pas "l'enfant honneur", ce serait mal perçu. Mais un des poèmes de Fresnes, ça c'est sur.
Titre: Re : Louis Aragon, un poème : Les mains d'Elsa
Posté par: pehache le 24 Mars 2013 à 08:21:48
Oui les poèmes de Fresnes, c'est ce qu'il a fait de mieux.
(J'ai les œuvres complètes, faut dire que j'ai connu de près un (alors)très jeune substitut du procureur qui a travaillé sur son procès, puis sur le cas Céline...)