Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 décembre 2019 à 03:13:32

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Auteur Sujet: Le Royaume de Dieu...  (Lu 837 fois)

Hors ligne Nuage_Of_Shadoow

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Le Royaume de Dieu...
« le: 23 décembre 2007 à 11:55:19 »
...N'Est Pas Celui de Nos Pensées.

Salut je m'appelle Manon, et j'ai 14 ans et demi  ;D
Ca fait environ un an que j'écris, mais pas régulièrement, ça dépend du temps que j'ai :S (et vu que je vais au bahut 5 jours sur 7... :-\ )

Donc voici quelques petits brouillons que j'ai écris il y a quelques mois.
L'idée générale que je me fais de mon "roman", ça serait quelque chose d'assez biographique et fantastique, un ptit mélange.

Voici l'histoire génerale (pas très complète je dois dire  :-° ) :
- Mort des protagonistes, qui se retrouvent alors plongés dans un royaume étrange.
- Royaume de "Dieu" (P.S : Je n'y crois pas pour raison personnelle sous-entendue dans un de mes brouillons...En fait, c'est mon histoire a 6 ans, sauf que Samuel a survécu  >< Bref si vous comprenez rien à ce que je dis, c'est normal  ??? )
- Périple à travers de ce royaume afin de prouver l'existence morbide d'un soit-disant Dieu.
- Périple pour le retour au monde réel.
- Le Dieu est le contraire de l'image que l'on se fait ici-bas.
- Combat.
- FIN ? Aucune idée... ???

1er brouillon :

C’était un Jeudi.
Ça n’était qu’un échange.
Une menace contre la paix de son âme meurtrie.
Un couteau, pressé contre mes phalanges.

Mon Dieu que la vie est belle ainsi vue de loin,
Pendant ce temps pensait Adrien,
Forcé à la mendicité,
Et bientôt enterré à mes pieds.

Et ce soleil luisant sur la lame, cache-t-il l’abri du bon Dieu ?
Et cette larme au milieu du cimetière, cache-t-elle mon frère ?!

Ma volonté est ainsi faîte.

Cette plaie qui nous tiraille,
A travers le parfum de la mort,
Franchie toutes les mailles
Comme l’élan d’un condor.

Une lumière apparaît devant moi ,
Se tourne un visage aveugle et vieilli
Et devant cette future tombe remplie de maladie,
Je tombe devant la foi.

Sans avoir sorti le couteau.

Je me réveillais en sursaut. Un Bip incessant m’avait tiré de mon sommeil pourtant si prometteur. Une drôle d’odeur occupait cette pièce… Ce n’étais pas l’odeur de ma chambre. On dirait plutôt dit…Non, c’était impossible ! Un hôpital !! Je me redressai brusquement.  Puis retombais lourdement sur le lit. J’étais attachée.


La lune brillait dans le ciel étoilé. Etoilé de lumières aveugles dont il avait oublié le nom.
Là, sur la dune perdue au milieu de cet amas de sable froid et fin, se tenait un enfant. Il devait avoir huit ou neuf ans à peine. Les pieds solidement enfouis, comme s’il ne voulait plus bouger. La fatigue avait chassé ses traits si jeunes. Tournant la tête de part et d’autre, il semblait chercher quelqu’un  ou quelque chose. Un air de défi dans le regard, il les vit, à travers ses mèches noires qui reflétaient l’état de noirceur qu’il devait supporter depuis maintenant une semaine. Obligé de se cacher. Manger très peu. Du sable jusqu‘au plus profond de lui-même. Cela faisait maintenant sept jours qu’il ne dormait plus, où très peu. Voilà ce qu’il endurait. Il avait appris à les reconnaître et les connaître. Eux.

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Second Brouillon :


  III/ Le cauchemar est le contraire du rêve…

Ai-je rêvé ? Est-ce le fameux cauchemar dont parlait la créature ? Comment s’appelait-elle déjà ? Sygriff ?  Oui, je crois que c’est ce nom…
Non, bien sur que c’est un rêve. Je suis assis tranquillement sur mon lit, et rien ne se passe d’étrange. Oui, c’est cela, j’ai dû rêver…Quel rêve idiot !
- Samuel, lèves toi !, cria une voix grave derrière la porte de ma chambre.
Je ne reconnaissais pas cette voix. J’allai précipitamment ouvrir la porte, afin de découvrir qui m’avait parlé…Celle-ci s’ouvrit en un grincement, et devant moi se tenait un prêtre, entouré de deux Bonnes Sœurs. Ils étaient tous vêtus de noir, et semblaient très vieux. Ils me regardèrent avec la même expression que je devais avoir, c’est-à-dire l’air ahuri. Je n’étais pas chez moi ; cette chambre était la réplique exacte de la mienne, mais ce n’était pas ma maison. Je me trouvais dans un grand monastère, vêtus uniquement d’une tunique blanche et d’un pardessus noir. Nous nous regardâmes dans les yeux, puis je devinais que ce n’était pas la réalité. C’était le cauchemar !! Et me voici déguiser en Homme de Dieu ! Au dessus de moi, les cloches s’étaient mises à sonner ; vous savez, c’est cette musique qui annonce un enterrement, celle qu’on oublie pas, et qu’on ne peut pas oublier, malheureusement. Qu’est-ce que je devais faire ? Avant même que j’eusse pu décider de mes actions, le prêtre m’annonça:
- Frère Sam, nos frères et sœurs nous attendent à la chapelle, où va avoir lieu l’enterrement.
- Merci mon Frère, répondis-je solennellement.
Je pris le risque de jouer le jeu, et me dirigeai à grandes enjambées vers la petite chapelle de briques noircies par le temps. Des corbeaux noirs jacassaient au clocher, noirs…noirs comme les tombes creusées dans le jardin funéraire de derrière la chapelle. J’entrais en trombe, sans réfléchir, ravagé par désir d’en finir au plus vite avec ce délire. Il n’y avait que des prêtres dans la chapelle, qui encerclaient deux cercueils noirs eux aussi, dont la plaque du dessus était encore ouverte. Je ne voyais pas leur visage, car un long capuchon leur tombait dessus. Un détail me frappa brusquement : un symbole était dessiné que le devant de leur capuchon, et derrière leur tunique. C’était une croix ; mais une croix rouge. Et devinez le meilleur ?! Un « D » était gravé juste au dessus de la croix, et une lune juste en dessous. Je baissai la tête à leur manière, et m’avançais vers eux à petits pas, en prenant grand soin de ne pas marcher sur ma tunique.
Ils chantaient des chants étranges. J’approchai…J’approchai…Et je vis.
Dans les cercueils. Quelque chose qui failli me faire tomber à la renverse, qui failli faire arrêter mon cœur, qui failli me faire tomber dans les pommes, et enfin, qui failli me faire éclater en sanglots jusqu’à ce que je n’arrive plus jamais à m’arrêter et que je sombre dans un état second. Mais rien de ce que je viens d’annoncer là ne va arriver, car j’avais commencé bien avant à réciter dans ma tête « Drafedieu existe, Drafedieu est puissant, Drafedieu existe, Drafedieu est puissant, Drafedieu existe, Drafedieu est puissant… ». Ce que je vis là me fit juste cligner des paupières plus rapidement afin d’enlever les larmes qui venaient d’apparaître aux coins  de mes yeux déjà tirés. Dans le premier cercueil, celui de gauche,  il y avait mon père. Dans celui de droite, ma mère. Des larmes de sang séché reposaient sur leur visage. Mais le pire était à venir. Un prêtre avança, sûr de lui, entre les deux cercueils, puis, il fit quelque chose d’abominable. Il me tournait le dos, mais je voyais distinctement ce qu’il était en train de faire. Agitant frénétiquement ses bras de haut en bas et de gauche à droite, il invoquait une puissance supérieure. Il posa ses mains sur le front de mes parents. Les prêtres entonnèrent de nouveaux chants, de plus en plus fort, la voix de plus en plus sûre.
- Dra Co Ha Gria Fria Dra Co Ha Gria Fria …
J’étais complètement largué,il faut l’avouer. Je commençais à suffoquer de terreur, à avoir du mal à respirer, mon cerveau s’engourdissait peu à peu, et je fut pris de vertiges, sans cesser de répéter les paroles que m’avait enseigner Sygrif…Rien ne se passa, je crois que j’aurais déjà du partir de ce cauchemar ! Puis, subitement, ils se stoppèrent, et ne firent plus un geste. Avec ma main droite, je rabaissai un peu plus mon capuchon, afin d’éviter d’être démasqué. J’avais une crampe à la jambe gauche, mais ne m’en occupait pas. Quelques secondes s’écoulèrent lentement. Le prêtre qui s’était avancé au milieu des cercueils fit un pas en arrière, et s’inclina profondément, avant de se relever précipitamment. Dans sa hâte, son capuchon retomba sur ses épaules, et je découvrit son visage. Un visage que je n’oublierais jamais. C’était Adrien.
- A présent, tuez-moi !!!, hurla-t-il à ses disciples.
Ils dégagèrent une lance en forme de lune de sous leur tunique, les mêmes que celle des monstres, qui avaient essayé de me tuer. Un prêtre demanda timidement :
- Hirtic, es-tu sûr de ton ordre ?
- Druig, on en discute pas mes ordres, car ce sont ceux de Drafedieu…tu devrais le savoir !! Dépêchez-vous, avant qu’il ne retourne dans son monde !!, imposa-t-il en relevant dignement la tête, près à mourir.
Je baissai alors mon capuchon sur mes épaules. Cela fit un bruit de frottement, qui suffit à faire détourner le visage des prêtres vers moi. C’était visiblement des Curgull. Ils me regardèrent un instant, ébahis, avant que l’un ne s’exclame, en pointant son arme vers moi :
- Qui es-tu ?! Ne serait-ce pas…?!
Et avant que l’un deux ne puisse ajouter quelque chose, je déclarai fébrilement et avec une haine comme jamais je n‘ai eut, à mes risques et périls :
- Je suis celui qui vous anéantira, et celui qui prouvera que Dieu n’existe pas, même si pour cela, je dois allez en Enfer, un Enfer qui n’est même pas, car rien de ce que j’ai appris de ce monde n’est vrai à présent que j’y suis. Nous allons vous crever, même si pour cela je devrais me vider de mon sang afin de voir le vôtre gicler en dehors de votre sale corps pourri !!
Ils froncèrent les sourcils, et deux d’entre eux, le regard pourpre et noir de rage, se jetèrent sur moi. Je les esquivais habilement, fit une roulade sur le dos, et me précipitai derrière un poteau de marbre qui équilibrait la chapelle. Il était d’un gris-bleu, et des dessins bizarres y étaient gravés avec de la peinture couleur or.
- Drafedieu existe, Drafedieu est puissant, Drafedieu existe !! Maintenant, sortez-moi de ce truc de ouf !, je criai en regardant le ciel, ne sachant pas ce que je cherchais vraiment.
Ils avancèrent prudement, car ils ne savaient pas si j’étais armé, et surtout, ils semblaient apeuré par mon simple nom. Je ne comprenais pas. Pourquoi ? Pourquoi mon  nom ? Pourquoi moi ? Malgré la bouffée de chaleur que je ressentie au moment où l’un deux me fixa d’un œil rageant, je réfléchi, à la vitesse de la lumière, tentant de trouver une solution autre que l’obligation débile, selon moi, de réciter que quelqu’un dont je ne connais ni le nom ni les intentions existe. Je repensais alors à ce que le Curgull qui m’avait sauvé auparavant avait dit, soit le contraire de ce que je ne cessais de répéter inlassablement. Et si c’était ça qui marchait ? Il fallait prendre ce risque. Ma vie en dépendait, même si ce n’était qu’un cauchemar ; il pouvait m’arriver de me retrouver prisonnier de ce monde à jamais. Or, vous le devinez bien, j’en avais aucune envie.
- Drafedieu n’existe pas ! Drafedieu n’existe pas !!, j’hurlai avec une conviction hors du commun.
- Qu’est-ce que tu racontes, petit morveux ?! Notre Maître existe !! Je t’interdis de parler de lui sur ce ton méprisant !, répondit l’homme, toujours avec le visage d’Adrien.
- Drafedieu n’existe pas ! Drafedieu n’existe pas, il n’existe pas, n’a jamais existé, et n’existera jamais !!
- Nooooooooooonnnnnn…, hurla Adrien, en tombant sur les genoux.
Je le regardais bouche bée, étonné et avantagé parl’effet produit. Je reculais d’un pas, par prudence.
- Reviens !! Non !!! Mon trophée, ma vie !! Il s’en va !! Il s’échappe !!L’Athé se barre !,pleurnicha-t-il en baissant profondément la tête. Il va me tuer !! Non…Non…Non !! Ça ne devait pas de passer comme ça !
Les Curgull se tournèrent vers leur Chef, surpris et apeurés. Je décidai soudain que tout cela devait cesser. Je voulais sortir de ce « cauchemar ».
- Drafedieu n’existe pas, Drafedieu n’existe pas, Drafedieu n’existe pas…, répétais-je inlassablement, le regard inquiet.
- Non…! Toi, tu ne va pas t’enfuir!!
Il releva la tête. Ses lèvres s’étaient humectées sous l’effet de la panique qui s’était emparée de lui. Ce n’était plus les lèvres d’Adrien. Devant moi venait d’apparaître une chose horrible, une horreur inimaginable. Quelque chose me fit chavirer. Son regard venait de croiser le mien. Je me sentis faiblir. Je m’accrochais difficilement au poteau de marbre afin de ne pas tomber sur le sol froid et dur. Ma tête tournait. Il décrocha un arc de sa tunique, et en sortit aussi une flèche, une seule et unique flèche, toujours avec le bout courbé en forme de lune. Mon genoux gauche toucha terre. Mon visage se frotta au poteau. Ma cheville se tordit étrangement et un craquement survint. Mon autre genoux se cogna au sol, mais beaucoup plus lourdement. Il encocha sa flèche. Elle était parfaitement calculée pour atteindre mon visage. Puis, lentement, avec un sourire démoniaque sur son visage informe, il la décocha.
- Drafedieu n’existe pas !!!!!!!!!!!!!, hurlais-je dans un dernier espoir, les larmes de l’injustice et du désespoir aux yeux;
La flèche faite de bronze s’arrêta à deux centimètres de mon front moite. Les sourires ravageurs des Curgulls s’étaient figés, et tout sombra dans la pénombre. Je respirai précipitement, absorbant chaque bouffée d’air comme si c’était la dernière. Ma cheville m’était douloureuse. Pendant quelques secondes, rien ne se passa. Puis, je sentis ma tête tomber lourdement sur le sol.

Mais ce sol n’était plus dur et froid. Il était plutôt mou et frais. Une douce odeur régnait dans ce nouvel environnement. Une odeur d’herbe et de pluie fraîche.



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Troisième brouillon :

Comme d’étranges souvenirs
Des images me reviennent.

A présent,
Je me rappelle comment nous sommes morts.



Prologue.

Je me réjouissais ce jour là. Une odeur si chaleureuse flottait dans l’air, un parfum si subtil venait d’envahir mes sens…Jamais je n’aurais pu croire ce qui était arrivé. Jamais.
Changement de décor. Il faisait froid dans cet hôpital. Comme une légère brise d’un vent glacé dans l’atmosphère. Le grésillement incessant des machines, qui vous annoncent à tout moment l’apparition de la mort. Du gris partout.
Est-ce vraiment cela, la solitude ? Faire attention à tout, même jusqu’aux plus petits détails ? Peut-être. Je n’en sais rien. Ou bien peut-être est-ce la tristesse. Le désespoir ? Je ne sais plus vraiment.
Un cri déchirant traversa l’étage. De long en large, de bas en haut, rebondissant sur les murs écaillés. Cet hurlement s’accordait bien avec la retombée de la pluie contre la fenêtre sur laquelle j’étais adossée. Comme un ballet funeste dans mon imagination.
Je reconnus la voix de ma mère.
Je me souviens de presque tout, des fauteuils jaunes et verts dégradés , posés régulièrement le long de ce couloir, des visages pourtant inconnus des infirmières, et des idées sombres qui remplissaient mon esprit. Je me souviens aussi de la panique qui s’est emparée de moi lorsque je vis ma mère s’avancer en pleurant, soutenue par mon père. Je me souviens même que j'avais fait des petits bracelets avec leurs noms dessus, car c'était des jumeaux. Je m'imaginais que j'allais leur donner un a chacun pour qu'on puisse les différencier. C’est ça, la magie de n’avoir que 6 ans.

« Ils sont morts. »

C’est la première phrase que l’on m’a dite. Et la dernière.

I/
 Puis, je ne sais pas ce qui m’a pris. Un excès de sentiments, tous mélangés au-delà de ce qui me semblait être ma limite véritable. Comme une chute vertigineuse à travers les montagnes. En réalité, je venais de sauter du 1er étage de l’hôpital. C’est ça, la magie de n’avoir que 6 ans. On ne se rend pas compte de ce qu’est la vie et de ce qu’est la mort. 


 


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Voilà, dîtes-moi ce que vous en pensez.
Le dernier brouillon est le plus récent  ^^

Bonnes vacances et bonnes fêtes de fin d'année  8)




« Modifié: 23 décembre 2007 à 11:59:31 par Nuage_Of_Shadoow »
Nosh.

http://DCA-The-Second.skyblog.com
Car cette cause vaut la peine d'
être défendue.

http://Nuage-Of-Shadoow.skyblog.com
Mon blog personnel.

A Adrien, que je n'
aurais jamais connu, et qui s'
est envolé à travers le ciel parsemé d'
étoiles, heureux.
A Samuel, qui se bat chaque jour.

 


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