Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Septembre 2026 à 01:57:06
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Chrono initial

Auteur Sujet: Chrono initial  (Lu 6208 fois)

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Chrono initial
« le: 26 Octobre 2012 à 10:26:20 »



! ATTENTION !
A l'intention de tous ceux qui recherchent un sens particulier derrière le lyrisme : abstenez-vous.
Ce n'est ni un récit, ni un article ou une fiction. Ce n'est pas un questionnement, ce n'est pas une réflexion.
Il s'agit uniquement d'un exercice stylistique se définissant par lui même.

Pour les autres, ceci est une énigme.
Un texte respectant une contrainte syntaxique toute bête, et surement pas bien difficile à trouver lorsqu'on regarde l'ensemble du pavé, et comment les mots s'enchainent.
A celui qui trouve la règle, je lui offre un sandwiche.
A quoi le sandwiche ? A la fraise

Indice : il y a 1234 mots.






Zut !
Un doigt tendu, qualifiant ce système sectaire hermétiquement neutre d'ostensible diktat tyrannique, quartier querelleur saignant, digérant de durs vilains vestiges, vrombissant vers Viviers Vivarais, visitant vierges violées, villes torturées, trains tentaculaires tendant tacitement tout trait théoriquement tueur, tandis que questionnements quittent quiconque quémande quelques quiproquos. Que quarante quadrupèdes célèbrent ces clameurs cinglantes, ces cinématiques citronnées, ce cirque clinquant se substituant subtilement, singeant sinon suivant sans sermonner. Suez, sanglez, sciez, sélectionnez, sifflez. Sacrebleu, sentez, synthétisez. Son seul silence, sourd quolibet que quelque Quasimodo quêtant, qui quartz quadratique, qui quasar quantique, qui quibus quiet, quantifia quand quelques quidams quarantenaires québécois comprirent ces calculs colériques, ces calories cérébrales chiffrées, clichés cramoisis carrément classiques, certains, convenus. Contrainte chromatique, ce concept crève correctement, car comme ce corpus corrompu, croupit. Chemin cerclé, ce coléoptère coloniale cliquetant circule, cherchant capuchon. Certes calmées, ces calligraphies chantent ce commandement : Comptez ! Ce caractère clame, chancelant, ce conseil capital, cette concise consigne, comprimant complètement ce cortex chaotique, cerveau crisant, condamné. Crime cruel, combo correctif, catalepsie cryptée, ce concert concret commet civilement cent comédies carrées, charades craquelées, comptines complaisantes, chansons charmantes, cris cyniques car couchés convenablement. Cependant, calé contre ces courbes claires continuellement créées, ce clepsydre chimiquement continu dribble derrière des dunes, dominant durablement des déserts douloureux. Dragon dodelinant du dard, dindon diligemment dardé de dinars. De différents démagogues dinent dans de durs dialogues difficiles. Des dérives drastiques décorent dorénavant des débats délibératifs, débitant donc double dose de dogmes débiles dont : dormez, désarmez, donnez. Diantre, de diaboliques douves dépressives, des diminutifs démantelés, des duvets déplumés ! Désirons détruire de dantesques détritus ? Décidément, de dualistes dénouements dorment déjà. Durant dix décades, des dirigeables, des drones déambulent, désagréablement déduis. Dizaines de désherbant, déshydratant, domptent docilement de discrets dommages dissous dans de délicieux desserts, doughnuts dorés décorés de dragées trop tartinées. Tartes tatins, tiramisus, tous tarins tendus, typhons téléolfactifs. Tordant tes truculents tours, tu te tires, te tacles, te tailles. Tintamarre tellement tarabiscoté, tes tonnes télégraphiées tentent ternir ton texte tuant ta tête trop théorisée, trop tourmentée, trop tuméfiée. Tardivement, ton thalamus torve tortille, tombe. Tumulte thématique taciturne trahissant théoriquement tes torrents tonitruants, tes tableaux terminent tes trésors. Ton tracas tarissable tord, taquine, taraude, ton taux tatillon, témoignage tenu, tracté, tracé. Terminologie testamentaire tétanisée, ticket théâtral, théorème titubant, ta thrénodie tâte tendrement telles textures, telles teintures, tels tempos ténébreux, troublée tant trainent tes taxes, tantôt timides, tantôt tranchantes, tandis que quelques quatuors quadrangulaires, quasiment quatre quarts, quadruplés quand quarteniers qualifièrent quelques quartiers quadrillés quotidiennement. Quotas quiproquo : quatorze, quinze, quatre-vingt ? Qui quantifia quelque quiétude? Qui qualifia quelque quantité quelconque, quincaillerie quantiforme ? Qui quoailla quand querelleur quarra quelques quebrachos, quintefeuilles, quercitrons, quetsches, quénots, quinquina. Quarantaine quérimonique : quésaco ? Quelconque quadrature questionnant quoi. Quoi ? Que quémander, quand quartelette qualifie quel quantième ? Questionner, quérir quatre quais quadruplés, quadrivium quadrisaïeul, quartz quantique. Quand qualiticiens quadruplent quenelles, quiches, quenouilles qualificatives ? Quand quelquefois, queusots quittèrent quaiche quechua, que quémandèrent quelques quadriceps, quelques quenottes, quéquettes, queues, quinola quindécemvir, quotient quinaud croupissant comme cent culs collés contre ces chaises calfeutrées, ces canapés capitonnés, ces couvertures confortablement chaleureuses, comme ces champs cotonneux. Ces calomnies caméléons, ce cambouis camouflé, ce canevas cornélien, cinétique comptabilisant ce cancer, ce calendrier caniculaire, ceignant cependant carrément ce caprice carabiné, ce captivant cas, cascade chutant céans, céleste, confusément crayonnée, crânant comme ce cheval crépitant. Criant ce crédo crevassé, culte compromettant, certains craignent ces couteux couperets, couteaux convoitant copieusement ces cils, cette cornée, cette cataracte contractée, convertissant ces chiffres, consonnes condamnées, conjecturant cette coalition communicante. Ce code cogitant, cohérent, chronique, cible ce ciboulot court-circuité, chassant ce cher canal chétif, simulant synthétiquement syntaxe significative, syllabique singulière, saine sémantique. Surenchérir surligne systématiquement sa super structure, sublimée séant, sans synonymes symboliques. Surdosés, ses séquelles séquestrent sa sécheresse schizoïde, sclérosent son scorpion scrupuleusement silencieux, sinueux, si saugrenu. Serpentant sans scrupules, son système sophistiqué souffreteux, soupirail squelettique standardisant son stratagème, sa stratégie stylistique subjacente subissant, servile, son sens subliminal, se soulève soudainement, sauvage. Se sentant serein, sa seigneurerie signe sommairement. Simagrée succincte, suintant sa sueur sur ses sillons surpeuplés, sursaturés. Sa survie survient, synchronisée sur sa synthèse synarchique, syndrome serviteur se suffisant, serein, selon son sérum, semblable si ses semelles se scellent sur son sentier sélectionnant sons sordides, séismes surnaturels, secteurs sécurisés. Soit six, soit sept segments solennellement scindés succinctement sur son schéma sciemment scié, scientifiquement scissile, sécable. Sa situation se scarifie, satisfaisant sa satire satanique. Sans sortie séquentielle, ses symptômes saturés souhaitent savoir si son scandale sert son sanctuaire sans soucis, son sable sirupeux sonnant si son sacrifice semble superflu. Sinon, suçant son sang, ses sbires salivent, suppliant son script : sortez sitôt, sortez seulement sans semonces. Sa série servante se saisit, se savoure, signalant sa singerie savante, surpassant stupidement, simplement, son seul statut structurel, sa solde surtaxant sa suture systémique, sublime syncope herculéenne, hallucination hautaine haussant, huileuse, hérétique hebdomadaire. Ha ? Ho, hé ! hèlent, hésitant, héros hideux, hippopotames hilares, hypnotiques hybrides humoristiques, hypertrophiant hédonismes hectométriques. Heureusement, hennir herse hautement hypothèses honorables. Hélas, historier harasse : horizon honni, horde hors-la-loi, hostilités hurlées, harcèlement habile, habit habilité, harmonie hachée, harpon haineux hâtif, hommage homéostatique homologué. Honteux honoraires historiques, hissant humainement hiatus haïs, hachisch habituel. Hardi halo harcelant habilement halètements hagards, handicaps hypnotiques, humbles humours hués, huchant, houspillant, hoquetant. Humeur hertzienne héréditaire herchant hermites. Heaumes héraldiques humectés, hauberts hantés. Hôtes hébergeant haillons hétéroclites. Heurts hiérarchiques hitlériens, horrifiants, hivernaux. Histotripsie. Hormis horloge homérique, hier homogénéisée, nulle notion notable ne nuance nos nouveautés neurologiques. Néanmoins, nous nettoyons nettement nos normes numériques, nos nombres nominaux, nommant, narcissiques, nos nattes narratives, notre nécessité néfaste, neige négligée néoclassique. Non : notre nuage nébuleux ne note ni nombres, ni numéros. Naguère narcoleptiques, nos neurones nouent, névrose, noblesse nocive, noirceur nomade. Nolisons nos navires. Nationalisons Napoléon. Navrés, nos noms narguent niaisement notre naissance nasillarde, neutralisant notre névrose, niant nos nichoirs nickels. Niveau, nomenclature, nombril nodal nonchalant, nyctalope, nutritionnel, nourissant nos nuisances nullement nuisibles. Notation nonobstant non-stop nos nuits neutres, neume nihiliste, nirvana nimbé. Nature narquoise, néant nécrologique. Nef nacrée nervurée, millésime mortifère, ma matrice me mène maintenant malgré moi. Mimes malléables ? Moui… Minaudant mielleusement, ma main marque mes méninges, mutilations matinales, martèlement martyrisant méticuleusement mon mental muré. Mais, mince. Mon millénaire me mène mystiquement : manifestant mutisme, ma musique murmure, moite, miroitant ma monodie malaxée, mâchée. Mes meubles métamorphosent méthodiquement mon méli-mélo, mastodonte molestant, machiavélique, mon map-monde. Ma marche manoeuvre, malgré moults mouvements malmenants. Manifestement, même mes morsures morfondent, mouillent, moulant ma minerve médicale, mordant machinalement mon mou. Menaçant méchamment mon message millimétré, mon minerai minimaliste miteux meurt. Mixture ménageant ma mémoire : merde, mon menu méphistophélique mue, mésomorphe, mesmérisme mésestimé, mescaline masochiste minée. Me marmonnant mes mastications métaphysiques, mes myriades mélodramatiques montrent main mise. Monnaie mirobolante, macabre mensonge malhabile ? Mes métaphores manucurées maquillent mon marbre mémorable, mécanique métallique matraquant, mitraillant ma monstruosité maladive. Mercenaire mercantile méprisable, ma montre magnétise ma morale momentanément matérialisée. Mes mets météoriques mal mis me meurtrissent. Métronome meurtri, mon mirage mange ma moelle, mont mnémotechnique mortalisé. Mortbleu, mon moteur masse mes muscles ! Malgré mon menton massif, mon manteau me motive. Matelot : montez mériter ma médaille, maudissez mauvais, méditez ma méfiance, mais magnifiez ma mission, même mort. Menez mon module martien, maniez mes manettes malicieuses. Mage maboul, mon ministère majore mes multiples machineries malcommodes. Magasins mainstream, modes méconnues, marchés maléfiques mortuaires. Mes machabbés me miment médecin misanthrope, métèque marginal minablement miaulé. Ma mélodie mesure mathématiquement mes mots.



« Modifié: 15 Juillet 2020 à 18:36:25 par Dot Quote »
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Hors ligne Plectrude

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Re : Chrono initial
« Réponse #1 le: 26 Octobre 2012 à 16:41:14 »
Bon, c'est difficile à commenter puisque, comme tu l'as dit toi-même, il n'y a pas de sens. Donc à part "ta règle syntaxique, c'est d'utiliser des allitérations à chaque phrase et je veux mon sandwich", je ne vois ce que je peux ajouter de plus.  :P

Jon Ho

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Re : Chrono initial
« Réponse #2 le: 26 Octobre 2012 à 17:15:05 »
Là très franchement je suis perdu...A part comme l'a souligné Plectrude, les allitérations je comprends pas très bien.
A part très certainement que ça a du te vider totalement l’esprit de ce superflu de mot, le reste me paraît soit trop compliqué pour moi, soit trop abstrait.
Jolie la citation de RRRrrr!!!  ;)


Hors ligne koutoumi

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Re : Chrono initial
« Réponse #3 le: 26 Octobre 2012 à 18:36:23 »
???

J'adore !!
C'est industriel à souhait
Choking On The Truth

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Re : Chrono initial
« Réponse #4 le: 26 Octobre 2012 à 19:42:32 »
Des allitérations ? Ah oui, conséquence direct de cette suite arc-en-ciel de termes.
Vous avez lu au moins ? Il est vrai que j'ai clairement stipulé qu'il n'y avait aucun sens à ces mots, mais ils dressent malgré tout et dans le domaine du possible, quelques explications au procéssus.
D'ailleurs pour comprendre la logique, il n'est pas forcément obligé de tout lire, mais plutôt de voir pourquoi quels mots apparaissent à certains endroits. On peut donc prendre le texte n'importe où, même au milieu d'une phrase, et voire ce que ça raconte à ce moment là, et pourquoi.

Du coup tu mérites pas encore ton sandwiche Plectrude.

Deuxième indice : la dernière phrase est significative. Très très ;).
« Modifié: 26 Octobre 2012 à 19:45:26 par Dot Quote »
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Jon Ho

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Re : Chrono initial
« Réponse #5 le: 26 Octobre 2012 à 19:52:00 »
Je décrtique ton texte selon une logique Meshuggienne ^^
Et je comprends beaucoup mieux du coup   :mrgreen:

Hors ligne Dot Quote

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Re : Chrono initial
« Réponse #6 le: 26 Octobre 2012 à 20:46:16 »
Haha, pour une fois je ne crois pas qu'on puisse faire plus chromatique.
De la logique structurelle comme une portée de musique ? Oui, mais laquelle ?
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Hors ligne Plectrude

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Re : Chrono initial
« Réponse #7 le: 26 Octobre 2012 à 22:07:15 »
Pour être tout à fait honnête, j'ai lu le début, et je viens de réessayer, mais franchement je n'y arrive pas. C'est un peu à cause de la forme (comme je te l'avais dit une fois, les gros pavés sur écran, j'ai du mal), mais aussi parce que ça ne me parle vraiment pas, j'ai l'impression de lire une suite incohérente de mots à la sonorité certes agréable, mais au bout de dix lignes, mon esprit s'égare et se désintéresse complètement... Bon, après, la lecture est propre à chacun donc je ne rejette pas l'idée dans l'absolu, évidemment. D'ailleurs, je ne la rejette pas du tout, sauf que je n'arrive pas à lire ce texte. Désolée, je lirai le prochain avec plaisir. :)

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Re : Chrono initial
« Réponse #8 le: 26 Octobre 2012 à 22:22:33 »
Je suis surpris, j'ai tellement l'impression que ça crève les yeux ^^
C'est tout simple en fait :

C'est un décompte verbale. En clair, chaque mot commence par la première lettre du chiffre de sa position dans le texte. Après le Zut, zéro métrique, ligne de départ, les mots s'enchainent comme ceci : Unn Deuxoigt Troisendu Quatreualifiant ce (cinq) système(six) sectaire(sept) hermétiquement(huit) neutre(neuf) d'(dix)ostensible(onze) diktat(douze) tyranique(treize)...
Etc etc vers l'infini (et au delà).

Du coup ça oriente invariablement la narration, car les objets et les liants varient au fure et à mesure :
- A cent par exemple, tout est démonstratif, il n'y a que des 'ces', des comme, des car.
- A deux cent, on omet toute précision : 'des' 'du', durant...
- A trois cent, 'tu' se mets à parler, tardivement.
- A quatre cent, tout n'est que question abrasive, c'est sûrement là où j'ai le plus galéré (merci linternaute.fr)
Etc...

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Jon Ho

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Re : Chrono initial
« Réponse #9 le: 26 Octobre 2012 à 22:39:31 »
Putain j'y étais pas du tout.
Tu diras aux médecins qui te soignent qu'ils font mal leur boulot, t'es cinglé. :)
C'est un bel exercice. Mais c'est trop mathématique pour moi. Ou est le plaisir d'écrire dans ce calcul arithmétique ? Si tu en prends t'es un grand malade :)
Cependant, l'idée  est tordue mais géniale.
Après le plaisir de lecture : BOF...
Mais un mal de crâne assuré et une belle énigme au final.
Bien joué

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Re : Chrono initial
« Réponse #10 le: 26 Octobre 2012 à 22:55:10 »
Ouais, c'était carrément jouissif, malgré que ce fut plutôt éreintant. Je butais sans cesse sur la continuité de la phrase : le plus dure n'est pas le vocabulaire, mais les rares moyens mis à disposition pour le faire couler, d'où, effectivement, des lourdeurs persistantes inhérentes.
Par exemple, les auxiliaires sont quasiment proscrits : pas de chiffres commençant par 'a' ou 'e'. Pas de 'je', pas de 'il'. Pas de 'où' ni de 'pourquoi', seulement quelques 'vous', 'nous', 'tu', engrossés avec un maximums de termes dont le sens musicale est, bizarrement, souvent en rapport avec la fluidité de la lettre en question.
S serpente, sinueux, sans soutient.
H hésite, hache, harasse.
N est noueux, il nie, il nonobste, nargue...
Quant à M, c'est moi, c'est mélodieux, mélancolique, comme de la mélasse

 Tu remarques bien pour les médecins Jon, c'est pour ça que ça fait des années que j'y vais plus. Dans un sens, là je me fabrique mes propres médicaments placébos.

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Jon Ho

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Re : Chrono initial
« Réponse #11 le: 26 Octobre 2012 à 22:58:14 »
Tu devrais essayer le même exercice avec un récit qui a du sens. Une vraie histoire quoi :)
Oui je sais je suis un putain d'emmerdeur.
Moi non plus je ne vais plus voir de médecin. Et ça va beaucoup mieux grâce à la reprise de l'écriture  :)

Hors ligne Dot Quote

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Re : Chrono initial
« Réponse #12 le: 26 Octobre 2012 à 23:10:20 »
Avec cette contrainte je ne dépasserais pas les trois cents quatre vingt dix neufs mots j'imagine, c'est à partir de là que ça a commencé à déménager.

De plus c'est compliqué, comme spécifié plus haut : l'interdiction de plusieurs article sclérose énormément le texte. Une histoire, oui, mais comment : raconter l'aventure d'une personne sans jamais la nommer ? (pas de il, pas de je, environ cent onze tutoiements possibles, précédés de circonvolutions commères...).
En l'occurence, conter l'histoire du texte a donc découlé directement :
Citer
- mesure mathématiquement mes mots
- calculs colériques, calories chiffrées
- Soit six, soit sept segments solennellement scindés succinctement sur son schéma sciemment scié, scientifiquement scissile, sécable
- ce concert concret commet civilement cent comédies carrées
- Durant dix décades, des dirigeables, des drones déambulent
- Comptez ! Ce caractère clame, chancelant, ce conseil capital, cette concise consigne, comprimant complètement ce cortex chaotique
.

Jon Ho

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Re : Chrono initial
« Réponse #13 le: 26 Octobre 2012 à 23:13:36 »
Non mais je disais juste ça pour te faire chier Dot'
Ne retourne pas en HP pour si peu  :P

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Re : Chrono initial
« Réponse #14 le: 26 Octobre 2012 à 23:24:52 »
Ca me ferait surement du bien, mais c'est pas rémunéré et j'aime pas l'odeur du camphre.
Quand tu dis que c'est trop mathématique pour toi, je ne peux que me questionner : si la logique est indubitablement numérique, le reste est tout de même brodé sur des appuis qui sont, du coup, purement linguistiques. La même contrainte ne donnerait surement pas les même résultats dans d'autres langues.

Ayé, je cherchais une idée pour un prochain exercice, je ferai p-e la VA de cette VFO =)

On traine tangiblement, fomantant français sélectif sournoisement émis, neutralisant toute effusion transatlantique torturée, fatalement familière, sinon soulevant encore nos traductions ténébreuses...

Hmm, là c'est la VASTFR... (y'a pas de mauvais jeux de mot)
.

 


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