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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant...

Auteur Sujet: La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant...  (Lu 9204 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant...
« le: 09 Septembre 2012 à 19:54:08 »
Première partie : Comment maîtriser en six cent soixante-six leçons l'art de s'écrier oh mon dieu !

- Oh oui ! Vas-y ! Encore ! Oui ! Ouuuuuuiii ! "
La blondasse glapissait comme une hystérique, elle lançait des regards de chienne en chaleur vers son partenaire, qui jouait à une partie de va-et-vient dans son entrejambe tout en agrippant les deux énormes melons qu'elle avait en guise de seins.
Si cette femme était un parfait exemple de la salope dont les dizaines d'opérations chirurgicales n'avaient d'égal que le quotient intellectuel, l'homme quant à lui était l'archétype même de l'étalon noir, baraqué comme un dieu et foutrement bien armé sous le slip, en atteste son impressionnant engin qui ramonait énergiquement le cul bien serré – pour l'instant – de notre gente dame.
Mais ne vous méprenez point mes petits pervers, cette scène ô combien osée ne fait malheureusement pas partie de l'histoire. En réalité, cette fornication passionnée se déroulait sur l'écran d'ordinateur de notre héros du jour, un adolescent bourré d'acné et qui tel un Christophe Colomb des temps modernes, naviguait sur la toile internet pour découvrir cette terra incognito qu'était la pornographie.
Ce nouveau continent semblait bien correspondre aux goûts de notre jeune homme, puisque ce dernier fixait bave aux lèvres l'écran rempli de ces indécentes cochonneries, tout en s’asticotant assidûment le petit popol dans son entrejambe, dépucelant par la même occasion sa main gauche.
Je vous vois déjà venir, à juger ce pauvre enfant si rapidement, mais je vous demanderais un tant soit peu d'indulgence, car en effet, notre adolescent avait encore passé toute la journée à fantasmer sur sa prof de maths. Cela faisait des mois et des mois que cela durait, et l'envie de la prendre sauvagement par-derrière devenait de plus en plus pressante, tournant presque à l'obsession !
C'est pour cela que notre innocent héros du jour décida qu'en cette soirée du 15 décembre 2015, il allait s'enfermer dans sa chambre et se vider l'esprit de toute pensée perverse. Il en allait de l’intérêt de sa prof, et surtout du sien, sauf s'il voulait finir en sex-toy pour détenus.
Loin de se douter qu'au premier étage, leur fils était en proie à un véritable combat, les parents de l'adolescent vaquaient à leur habituelle routine au salon.
La mère était affalée sur le canapé et suivait avec le plus grand intérêt les derniers rebondissements d'une énième émission de télé-réalité, tandis que le père lui, soupirait de lassitude face à la tonne de rapports qu'il devait rendre pour le lendemain.
Une soirée normale dans une famille normale en somme, rien de bien intéressant jusqu'à présent, non ? N'ayez crainte...


Ding dong.
La sonnerie résonna fort dans la maison, si soudainement que la mère en sursauta de surprise dans son canapé, manquant de peu une mémorable chute.
Recouvrant son équilibre, elle lança un regard interrogateur au père qui en fit de même, les deux n'attendaient vraisemblablement personne.
- Qui ça peut bien être à cette heure ? Commenta le père tout en replongeant sur les indéchiffrables caractères noircissant les pages de ses rapports.
Ding dong.
Voyant que son mari n'allait point se donner la peine de lever son gros cul de fainéant, la mère décolla avec regret les yeux de son émission et se dirigea d'une démarche d'ogresse vers l'entrée, maudissant le monde et surtout cet inconnu qui osait la déranger à une telle heure.
Elle jeta un regard dans son œillet, et ne voyant personne en face d'elle se résolut à entrouvrir très légèrement la porte, juste assez pour qu'une légère brise nocturne vienne effleurer son visage, et qu'une imperceptible fragrance de sang lui titille les narines.
La mère baissa alors les yeux et vit enfin le cadavre à ses pieds.
- Oh mon dieu ! » s'exclama-t-elle à la manière d'une actrice de série Z, elle ouvrit la porte d'un geste brusque et resta un instant horrifiée devant sa paillasse.
Une adolescente qui devait avoir le même âge que son fils gisait là sur le seuil, inconsciente et vêtue d'un simple imperméable noir. Au bout de quelques secondes d'hébétement, elle s'accroupit pour la porter à l'intérieur, et découvrit alors d'énormes traces de coups un peu partout sur son corps. Même un esprit débilité par des émissions télévisées stupides comme le sien pouvait encore déduire ceci: un malade s'était amusé à la torturer violemment.
- Bernie ! S'écria la femme, bouge-toi et appelle une ambulance, y'a une pauvre fille qui s'est faite agressée ! »
L'homme la rejoignit quelques secondes plus tard, sourcils froncés et mine contrariée devant le ton tyrannique de sa compagne, puis lança un joli oh putain à la vue de l'inconnue.
- On l'a salement amochée dis-donc ! » commenta-t-il sous le regard noir de la mère avant de s'emparer du téléphone.
La femme transporta la fille dans la pièce la plus proche, en l’occurrence une petite salle de bain étincelante de propreté, puis ouvrit rapidement l'armoire à pharmacie et en sortit une tonne de bandages et de désinfectant. Elle avait vu tellement d'épisodes d'Urgences qu'elle visualisait parfaitement comment Georges Clooney aurait traité chaque blessure.
- Ah... » Fit soudain l'adolescente en ouvrant lentement ses paupières, elle toussa un peu puis se recroquevilla sous son imperméable, totalement apeuré.
- Ne t'en fais pas ma chérie, tu es en sécurité maintenant. Dis-moi, que s'est-il passé ? Qui t'as fait ça ? » questionna la mère.
- C'est... C'est un homme... Il m'a kidnappé alors que je sortais du lycée, puis il m'a... Il m'a... » La petite voix de l'adolescente s’éteignit, elle commença à trembler et ne put réprimer des lourds sanglots, la femme, touchée en plein cœur par ce triste spectacle, la prit dans ses bras et tenta de la rassurer.
L'homme débarqua alors, téléphone toujours en main.
- Je leur dis quoi aux secours ? C'est urgent ou pas ? »
Lasse par le je-m'en-foutisme royal de son mari, la mère s'écria :
- Ah mais Bernie c'est pas possible ! On peut jamais compter sur toi ! Laisse-moi ce téléphone, je les appellerai moi-même tout à l'heure, pour l'instant occupe-toi des blessures de la pauvre gamine, je vais lui préparer une petite tisane en attendant »
Elle relâcha docilement l'adolescente et se releva tout en fusillant du regard son incompétent de compagnon, puis s'éclipsa finalement dans sa cuisine.


En discutant un jour avec une de ses voisines, la mère s'était plainte des deux ventres à patte dont elle devait s'occuper à longueur de journée, deux flemmards incapables de bouger le moindre petit doigt pour l'aider. C'est alors que son amie lui conseilla les tisanes à la lavande, ça n'allait sûrement pas régler la paresse de ses hommes, mais au moins l'envie de les broyer au mixeur l'abandonnera.
Cela dit, la fameuse plante n'eut aucun effet sur elle, c'est qu'il fallait un truc plus puissant pour notre maman ! Une pointe de clozapine, quelques grammes de rispéridone, sans oublier une bonne rasade de vodka pure pour faire passer le tout, en voilà un putain de traitement ! Au pire elle en crèvera d'ici quelques années, et c'est justement cela qui l'empêchait d'augmenter la dose (car ça ne suffisait pas en plus !). Qui allait récurer la salle de bain si elle clamsait, hein ? Bernie, son fils ? Et pourquoi pas le pape tiens !
Mais l'heure n'était pas aux drogues – ni au récurage de chiottes d'ailleurs – c'est pour cela que notre pauvre petite mère balaya ces inutiles pensées de son esprit et se hâta de finir ce qu'elle était venue faire. Elle prit un sandwich qui traînait par là et le déposa sur un plateau en compagnie de la tisane encore toute fumante, puis se dirigea vers la salle de bain.
Arrivée au seuil, elle vit quelque chose d'impensable, d'inconcevable, de tellement inattendu que le plateau quitta ses doigts pour aller s'écraser au sol dans un énorme fracas, tasses et assiettes s'oblitérèrent en mille morceaux, tandis qu'un liquide chaud et sentant la lavande envahissait le parquet flamboyant de la salle de bain.


- Ce n'est pas grave, je déteste les tisanes de toute manière » rétorqua l'adolescente avec un grand sourire compatissant, elle était debout près de la baignoire, tenant dans sa main gauche une machette dégoulinante de rouge, et dans sa main droite la tête décapitée de Bernie qui pissait encore le sang.
Pauvre, pauvre mère, elle s'était donné tant de mal à faire briller cette fichue salle de bain, et voilà qu'on venait la salir encore une fois...
« Oh mon dieu !» s'écria-t-elle à la manière d'une actrice de film d'horreur, elle tourna les talons et appela son fils de sa voix la plus perçante, mais ce dernier ne répondit pas, faut dire qu'il avait l'habitude de mettre la musique à fond sur son casque et n'entendait rien de ce qui se passait en bas.
La mère sentit alors une lame venir se planter dans un de ses reins, la douleur fut telle qu'elle s'effondra sur le ventre et hurla à en perdre la voix, incapable de se relever ni même de bouger. L'adolescente vint s’accroupir en face d'elle puis lui tira les cheveux en arrière.
- Tenez-vous bien tranquille le temps que j'arrache vos yeux, sinon il faudra s'y reprendre à plusieurs fois, ce n'est pas évident à mains nues vous savez » déclara la fille en se parant de son sourire le plus angélique. La femme tenta de se débattre, de fermer les yeux, de crier, mais elle était incapable d'effectuer le moindre geste, car une effroyable terreur la pétrifiait complètement.
C'est donc avec l'impuissance la plus totale qu'elle vit les doigts de la fille se rapprocher de ses globes oculaires, lentement, très très lentement...


- Oh mon dieu ! Oui ! Ouiouiouiouioui ! » continuait à glapir notre chère blondasse pendant ce temps-là, apparemment aux bords de l'orgasme.
Son compagnon ne semblait pas le moins du monde fatigué, contrairement à l'adolescent que cette vidéo avait franchement essoufflé. Il enleva son casque et se pressa de fermer le site, jugeant qu'il avait assez asticoté son petit bonhomme pour la soirée, voir même pour toute la semaine. Sa prof de maths n'avait donc plus rien à craindre, alléluia mes frères !
Il entendit alors un bruit près de la porte de sa chambre, il tourna la tête et vit une silhouette tapissée dans les ténèbres, sa surprise fut telle qu'il en sursauta et tomba de sa chaise.
- M'man c'est toi ? » demanda l'adolescent, qui n'oublia pas de cacher ses parties génitales malgré la panique.
- C'était la dernière scène de Gros nibards contre queues atomiques volume 9, non ? Ah la la, j'avais rarement vu quelque chose d'aussi nul... » commenta une petite voix douce, la silhouette se rapprocha, et quand elle vint enfin à la lumière, il vit que c'était une inconnue qui devait avoir le même âge que lui. Elle était toute nue, mais tapissée de blessures, et tenait dans sa main une machette dégoulinante de sang.
L'adolescent resta par terre, bouche bée et incapable de prononcer le moindre mot, tandis qu'elle continuait à marcher en sa direction, pour s'accroupir finalement à ses côtés, lui susurrant alors à l'oreille :
- C'est la peur ou l'envie de me sauter qui domine chez toi en ce moment ? Car en ce qui me concerne, j'ai très, très très très envie de faire avec toi plein de choses encore plus intéressantes que ce qu'il y avait dans ce film... » ajouta-t-elle en léchant la pointe de sa machette.
- Vous êtes sérieuse ? Vous voulez...
- Oui. Te massacrer » déclara-t-elle tout en lui assénant un coup de machette qui fila droit vers son artère carotide, la faisant exploser dans un geyser d'hémoglobine. L'adolescent se releva en panique et tenta de mettre un terme au feu d'artifice sanglant, mais les murs se peignaient déjà de vermillion, si bien que quelques secondes plus tard, il s'écroula par terre. Mort.


Eh oui, notre héros est mort, tout comme le reste de sa famille d’ailleurs. Laissons-les donc reposer en paix un instant en concentrons-nous sur cette étrange fille qui pourrait finalement bien leur voler la vedette. Elle était désormais assise à genoux au milieu de la chambre, tremblante comme une épileptique, yeux révulsés et souffle inconstant.
- L'expression de terreur sur leurs visages... Oh mon dieu ! Putain de bordel de saloperie de bon sang de sa mère de dieu de merde, ce que c'était foutrement bon ! Absolument orgasmique ! Ah, j'en jouis encore... »
Elle semblait tout émoustillée par son massacre, et c'est avec des jambes flageolantes qu'elle se releva pour descendre au rez-de-chaussée, où la deuxième partie de son plan se jouait.
Arrivée à la salle de bain, elle s'empara d'un sandwich qui traînait par terre.
- Mmmm ! Très bon ! » s'exclama-t-elle en direction du visage mutilé de la mère. Elle enjamba ensuite le corps sans tête du père et s'empara du téléphone, puis tapota deux boutons.
- Allô poliche ? Fit-elle la bouche encore pleine, oui je vous appelle pour vous dire que je viens de truchider une famille à coup de machette au 25, Silent street, alors vous cheriez gentils d'envoyer quelques agents sur place au plus vite, d'accord ? Merci ! »
Elle raccrocha puis se pelotonna dans son imperméable noir, pour aller ensuite disparaître sous le manteau abyssal qui enveloppait la ville.
Le cauchemar pouvait commencer.
« Modifié: 31 Mars 2013 à 17:06:03 par World End Girlfriend »

Hors ligne deadcorpse33

  • Scribe
  • Messages: 71
  • Explorateur de nouveaux genres
J'adore !!!
C'est tout à fait le genre de chose que je ne sais pas écrire mais que j'adore.
Rammener un effet comique à une scène de meurtre, surtout comme ça ^^.
J'aime bien ton style mek, et si tu fais un livre, je l'achète sans hésiter.

Sinon j'arrive mal à comprendre pourquoi la fille exécute la famille de l'adolescent.
Se frotter le manche n'est pas un crime que je sache x)
Mais je suis sur que tu nous montrera en détail le lien dans la prochaine partie de ta nouvelle.
Un regard perçant et une âme d'enfant il te faudra, pour percer
la vérité métaphysique sans la cacher à toi, comme aux autres.
Un monde sans magie est affreux, pourtant il est réel.

Aube

  • Invité
Salut !

Texte excellent, déjanté, drôle et malsain.

J'ai beaucoup aimé, ça se lit vite, c'est fluide et le style est vraiment (mais alors vraiment) au poil. Tu touches et fais mouche.

Premier paragraphe :
Le hum... l'incipit est juste excellent, et la manière de s'adresse au lecteur marche dans le bon sens.  On a envie de secouer la tête d'un air incrédule en souriant.  (oui c'est une bonne chose pour moi... heu)


Citer
Oui mes chers lecteurs, notre héros est mort, tout comme le reste de sa famille. Laissons-les donc reposer en paix un instant en concentrons-nous sur cette étrange fille qui pourrait finalement bien leur voler la vedette.

Cette phrase m'a tuée.

Les réactions du père sont bien mises en scène, notamment cet excellent :
Citer
L'homme la rejoignit quelque secondes plus tard, sourcils froncés et mine contrariée devant le ton tyrannique de sa compagne, puis lança un joli oh putain à la vue de l'inconnue.


Je trouve que le début est redoutable au niveau du style et de la narration, mais que ça s'essouffle un peu vers le milieu, vers le passage de la tisane.
L'absence de commentaires sardoniques du narrateur donne l'impression d'un certain vide, mais bon il fallait bien faire avancer l'action. Peut-être travailler sur comment-faire-avancer-l'action-tout-en-continuant-de-poser-des-superbes-vannes-dans-son-texte ? Mais c'est loin d'être facile.
Mais le mieux dans tout ça, c'est l'ambiance qui entoure le tout. J'aime.
Peut-être la fin un peu trop légère, pas dans les faits, mais je crois qu'il y a moyen pour que la narration s'appesantisse et renfloue tout ça de manière à insister sur le côté complètement dingue de la situation.

Oui, je crois vraiment que la fin mériterait d'être étoffée dans la description, en ne se limitant pas au factuel.

Merci pour ce texte !  :)



Erutan

  • Invité
C'est... somptueux! Le style déjanté me plait beaucoup. Je ne répéterais pas les dires de mes compatriotes, je les secondes dans leurs commentaires.

Seul petit détail technique qui m'a fait froncer les sourcils,

Citer
Les dizaines d'opérations chirurgicales n'avaient d'égal que le quotient intellectuel

 Il me semble que, malheureusement, cette phrase ne veut rien dire. On voit que tu veux insinuer qu'elle est conne mais la phrase ne nous le dit pas textuellement.

Tu aurais pu dire « les dizaines d'opérations chirurgicales n'avaient d'égal dans leur qualité que son quotient intellectuel» 
Ce qui aurait voulu dire que ses opérations sont de mauvaises qualités et qu'elle est peu intelligente... Ce n'est pas ce que tu voulais dire mais c'est un exemple.

Il y a aussi, peut-être: « le nombre d'opérations chirurgicales étaient inversement proportionnelle à son quotient intellectuel»

Enfin, je pense que tu comprends.

Il n’empêche que j'ai adoré ton texte!
La suite ne sera pas de refus.





Aube

  • Invité
Pas sûr.
Avec vingt-trois opérations chirurgicales (ce qui est énorme) et un QI de vingt-trois (ce qui est à la limite de la végétation) la phrase est validée.

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Pareil que les autres, toussa.

Ce qui m'a plus dérangé, moi, c'est:

Citer
Si cette femme était un parfait exemple de la salope

Niveau vision de la femme, c'est bof. Enfin, ça dépend ce qu'on entend par ce terme mais dans le contexte ça me semble assez clair et... voilà.

Sinon c'est plutôt bien traité comme texte ouais, j'aime bien :)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

adrien709

  • Invité
je rejoins l'avis des autres ! Vraiment bien.

World End Girlfriend

  • Invité
Merci à tous pour vos nombreuses remarques très pertinentes, pas juste pour ce dernier texte mais depuis le tout premier conte que j'ai proposé ici, ça m'aide vraiment pour progresser et je pense que cela se ressent, merci vraiment  :D


J'ai pas lu. Héhé. Mais je suis fan du titre, et les deux premières phrases sont MORTELLES !!!
Content que le titre t'ai plu, je ne l'ai pas trouvé aussi facilement que les autres celui-là en plus  ><


J'aime bien ton style mek, et si tu fais un livre, je l'achète sans hésiter.
Ha ha c'est cool, mais c'est encore loin tout ça  :P


Sinon j'arrive mal à comprendre pourquoi la fille exécute la famille de l'adolescent.
Se frotter le manche n'est pas un crime que je sache x)
Mais je suis sur que tu nous montrera en détail le lien dans la prochaine partie de ta nouvelle.
Ben en fait je pensais pas m'attarder sur ce point, la fille est juste une grosse dingue, elle n'a pas vraiment de motif pour ce qu'elle a fait, mis à part le plaisir personnel.
Après si ce manque d'informations est vraiment gênant je peux toujours inventer quelque chose hein  :mrgreen:


Je trouve que le début est redoutable au niveau du style et de la narration, mais que ça s'essouffle un peu vers le milieu, vers le passage de la tisane.
Très bon oeil ! Le passage de la tisane est incontestablement le moins réussi à mon avis, j'ai rien trouvé de bien interessant à dire et au final le résultat fut moyen.
J'aurais pu l'enlever mais je ne voulais pas que les deux scènes de la salle de bain soient trop rapprochés. Je veillerai à le modifier  ;)


L'absence de commentaires sardoniques du narrateur donne l'impression d'un certain vide, mais bon il fallait bien faire avancer l'action. Peut-être travailler sur comment-faire-avancer-l'action-tout-en-continuant-de-poser-des-superbes-vannes-dans-son-texte ? Mais c'est loin d'être facile.
Le truc c'est que ce n'est pas censé être un texte à vannes  ><
A la base c'est vraiment une nouvelle policière, c'est juste que mon style(et ma personnalité en général) est un poil trop versé dans le second degré. Je ne comptais pas écrire un sketch mais juste placer de temps en temps quelques phrases insolites.

Pas sûr.
Avec vingt-trois opérations chirurgicales (ce qui est énorme) et un QI de vingt-trois (ce qui est à la limite de la végétation) la phrase est validée.
Yup  :noange:


Ce qui m'a plus dérangé, moi, c'est:

Citer
Si cette femme était un parfait exemple de la salope

Niveau vision de la femme, c'est bof. Enfin, ça dépend ce qu'on entend par ce terme mais dans le contexte ça me semble assez clair et... voilà.
Oueh t'as raison, mais bon, je pense que cela rentre justement bien dans le côté trash du narrateur.


Voilà merci !
Ps: Songe je t'attends encore  :P








Erutan

  • Invité
Oui mais.... bon vous avez gagné. Je déclare la phrase correcte.  :huhu:

Je déteste avoir tort   :P

Hors ligne Xeraphia

  • Grand Encrier Cosmique
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  • Rudetripping
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Première partie : Comment maîtriser en six cent soixante six leçons l'art de s'écrier oh mon dieu !
:D Bravo !

Pour le reste, par contre, j'irai à l'encontre des autres... mais j'ai pas accroché plus que ça :noange:
Coté forme : en fait, le texte est très fouillis. Les phrases ont l'air construites à l'arrache, le texte semble agencé n'importe comment, la ponctuation et la typo partent en vrille... ça m'étonne un peu. De mémoire, ça ne te ressemble pas trop. Peut-être le laisser reposer et sortir le feutre rouge?
Coté fond : ça va un peu mieux. Quelques idées bien trouvées, mais je ne vois pas du tout vers ou tu vas avec tout ça... si c'est censé aller quelque part.
L'humour oui, il est là. Le ton déjanté, on aime ou on n'aime pas, perso j'aime mais avec une tonne de conditions que je ne retrouve pas vraiment ici. Les clins d’œil au lecteur sont sympas ;)

A ne pas exclure aussi que je suis peut-être de mauvais poil lecturesque ce soir... ça s'peut, hein :mrgreen:

Hors ligne guigsounet

  • Tabellion
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    • Quand Guigs fait son Blog
Pour le reste, par contre, j'irai à l'encontre des autres... mais j'ai pas accroché plus que ça :noange:
Coté forme : en fait, le texte est très fouillis. Les phrases ont l'air construites à l'arrache, le texte semble agencé n'importe comment, la ponctuation et la typo partent en vrille...
pas tant que ça et en même temps ça joue en faveur du texte, ce qui se passe est fouillis, rapide et déjanté, la forme aussi .
Si c'est un fait exprès c'est Niquel
Sinon ... c'est niquel aussi !

Vivement la suite
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Borlnov

  • Invité
Je viens à mon tour ajouter un compliment, j'ai trouvé ça rondement bien mené. Ton contact avec le lecteur est génial et les digressions, comme la drogue avec la mère, sont bien traités. L'humour surtout est juste ce qu'il faut ! Bref, génial ! ^^

World End Girlfriend

  • Invité
Deuxième partie : L'homme qui n'aurait pas dû débarquer dans une scène de crime avec cinq heures de retard et trois grammes d'alcool dans le sang.


Ce soir-là, le ciel était vierge de toute étoile.
On aurait dit un voile tissé des ténèbres noires et froides.
En levant mes yeux vers ce vertigineux néant, j’eus l'impression d'une énorme gueule souhaitant m'engloutir. Tout autour de moi pourtant, Blackwood somnolait dans une douce léthargie, goûtant aux délicieuses fresques d'un Morphée toujours si inspiré. Ce dernier peignait un florilège de coloris bienvenus, pour éclairer cette monochrome routine qu'était la vie. Mais je ne pouvais rejoindre leurs rêves aujourd'hui, car je préparais pour eux un cauchemar dont ils ne se réveilleront jamais.
Je haïssais ces parasites de chair et de sang, viles graines tenaces, supportant les catastrophes d’une hargne farouche, pour ensuite germer sans vergogne.
Leurs fleurs étaient des foyers de fer et d'acier, de pierre et de béton armé, proliférant en des champs de vérole noire, défigurant de plus en plus la pauvre terre mère.
Des villes naissaient, et les parasites consommaient, consommaient, consommaient à n'en plus finir. Chiant sans retenue des tonnes d'inutilités, pataugeant dans leur propre merde à mesure que le temps passait, et incapables de s'en dépêtrer désormais, car aussi loin que le regard portât, l'horizon n'était plus tapissé que de leurs nauséabondes immondices. Et ils attendaient... Ils attendaient un semblant de délivrance, des milliards de miettes en suspension dans un sablier, attendant la fin de leur triste et pathétique existence, tandis que les secondes s'égrainaient lentement, une par une, leur rappelant que l'avènement de l'éternité était imminent.


Nombre d'entre eux pensent être fragiles et sans intérêt aucun, de simples poussières à l'échelle de l'univers, qui ne changeraient jamais rien même s'ils le voulaient... Quoi de plus faux ? Ils ne font que brandir la faiblesse pour justifier leur paresse, comme un mouton trouverait des excuses pour suivre paisiblement son troupeau vers le précipice.
En réalité, ce sont des cellules, minuscules certes, mais indispensables. Elles naissent et meurent, apportant entre-temps une petite contribution à la machine du monde vivant. Toutefois, ces organismes ont dégénéré quelque part, ou peut-être bien l'étaient-ils dès le départ, toujours est-il qu'ils sont malades. Chacune d'elles, chaque petite âme vient nourrir les tumeurs grandissantes de notre planète, telle des cellules cancéreuses proliférant à un rythme mortel.

Si je ne taris pas d'éloges sur ces abominations, c'est simplement que j'en fais partie malheureusement.
Mon nom importe peu, sache juste que je suis une - petite - parcelle de la dingue de tout à l'heure. Oui, cette étrange fille aime bien parler d'elle à la troisième personne, car il lui arrive sans doute trop souvent de ne plus se sentir elle-même, un peu comme une marionnette impuissante sous des mains perverses. Pendant qu'on y est, sache aussi que cette fille peut se montrer bien moins déjantée quand ses pulsions vicieuses la libèrent, et donc étonnement plus sympathique, mais passons pour l'instant les détails de sa personnalité, car l'adolescente avait une histoire à raconter, et c'est bien cela qui vous intéressait, non ?
Reprenons donc...
Une fille se tapissait dans la pénombre au-dehors, pelotonnée dans son imperméable noir, telle une ombre au royaume des ténèbres. Une sombre princesse pour cette nuit silencieuse, troublée par le seul murmure des cicadas, et celui d'une voiture de police roulant lentement entre des rangées de maisonnettes clonées en chaîne.
La monotonie de ces foyers seyait à merveille aux ersatz de familles idéales y logeant, et pourtant, il se pourrait bien que l'amère routine de ce quartier résidentiel se soit heurtée aux petites pérégrinations d'une âme fichtrement dérangée, n'est-ce pas ?


En ce 18 décembre 2015, vers les alentours de vingt-trois heures, le commissariat de police de Blackwood City reçut un appel bien mystérieux, en effet, une voix féminine leur indiqua dans le plus grand calme - et la bouche pleine - qu'elle venait de trucider une famille dans la banlieue ouest. La jeune fille ne laissa évidemment aucune information sur son identité, mais donna tout de même l'adresse des supposés méfaits.
Il ne devait s'agir là que d'un énième canular, mais cela n'empêcha pas le poste de contacter deux de ses agents qui patrouillaient dans le coin, en l’occurrence notre ami Alfred et son coéquipier, pas vraiment la fine fleur de la police locale soit dit en passant, car ces deux-là aimaient bien profiter de leur service pour se soûler la gueule jusqu'à pas d'heure.
Mais bon, dites-moi, entre errer toute la nuit dans des ruelles désertes à se les cailler, ou siroter une bonne bière en matant le joli petit cul d'une serveuse, qu'auriez-vous choisi ? Et ne me parlez surtout pas de sens du devoir ou de responsabilités, pour les neufs dollars cinquante-six de l'heure qu'ils touchaient, Alfred et son coéquipier n'allaient sûrement pas jouer aux héros. Entre nous, ils avaient sans doute raison, car vu le nombre de tarés – moi la première – qui traînait en ville, seul un salaire de rêve pouvait leur faire sortir les doigts du cul.
Cela dit, nos deux bouffeurs de donuts se devaient quand même de répondre une fois de temps en temps aux appels, histoire de montrer qu'ils avaient un minimum de sérieux. Cette affaire de canular leur plaisait donc bien, l'appel datait peut-être d'il y a cinq heures, mais ce n'était pas si grave, comme si une fille pouvait vraiment massacrer une famille tout entière, allons, allons, un peu de sérieux voyons…
Il était donc trois heures du matin quand nos deux gusses se décidèrent enfin à débarquer, non sans avoir englouti auparavant l'équivalent d'une Oktoberfest endiablée, ce qui expliquait sans doute pourquoi leur voiture zigzaguait autant sur le bitume désert.

 

- C'est ici » fit Alfred d'une voix pâteuse et en désignant une boite aux lettres qui portait le nombre vingt-cinq.
- Va donc voir tout seul Freddie, j'ai une de ces migraines moi... » marmonna son coéquipier, apparemment pas très enclin à se les bouger, comme à son humble habitude d'ailleurs. Il faut avouer qu'Alfred lui-même ne pétait pas vraiment le feu, c'est pour cela que l'idée de se chamailler avec son flemmard de binôme ne l'attirait aucunement, il acquiesça donc vaguement et tituba en direction de la maison.
Il voulut d'abord sonner à la porte, mais se rendit compte juste après que celle-ci était déjà ouverte.
- C'est la police ! Est-ce qu'il y a quelqu'un ? » hurla-t-il au seuil, sa voix de clochard éméché résonna haut et fort dans ce lourd silence nocturne, mais aucune réponse ne vint.
Alfred eut alors un bref regain de lucidité, et ne put s'empêcher de sacrer, bien évidemment que personne n'allait répondre, il était trois heures du matin, tout le monde devait dormir maintenant... Mais quand même, avec tout le bruit qu'il venait de faire, il aurait dû au moins les réveiller... Et puis il sentait que quelque chose n'allait pas avec cette maison, car son cœur battait désormais un peu plus rapidement. Cela n'avait rien à voir avec son état d'ébriété, c'était son flair de superflic (oui oui) qui parlait, cette demeure baignait dans une atmosphère malsaine, comme si le mal l'avait visité.
- Est-ce qu'il y a quelqu'un ? » cria-t-il d'une voix qui aurait presque - je dis bien presque - réveillé les morts, mais aucune réponse ne vint soulager ses craintes, rien qu'un silence qui attisait les flammes d'une inavouable peur.
Il dégaina son arme puis fit quelques pas dans le couloir sombre, chacun de ses gestes faisant craquer le plancher en bois, accentuant par la même occasion une tension qui écrasait le moindre de ses muscles et restaurait peu à peu sa sobriété.
Une vague odeur de mort acheva de le réveiller, il fit de nouveau un pas, deux, puis glissa tête la première sur un liquide chaud. Saisi de panique, il dégaina sa lampe torche et la fit danser tout autour de lui, puis hurla de terreur en comprenant qu'il était étendu dans une flaque de sang, et qu'à un cheveu de lui, là, tout près, gisait la tête d'une femme aux globes oculaires vides.
Alfred se releva en hâte, mais glissa de nouveau, c'en était trop pour son cerveau noyé d'alcool et il ne put s'empêcher de régurgiter sur le sol rouge de la salle de bain.
Pauvre, pauvre parquet, si sale désormais...
Il rampa jusqu'au couloir, son uniforme puant le sang et le vomi, puis activa du peu de force qu'il lui restait son talkie-walkie.
- Mec... Rejoins-moi........... Hé !... Réponds bon sang ! » ce satané connard de coéquipier devait être en train de roupiller tranquillement dans la bagnole, tandis que lui se tapait – sans jeu de mots – tout le sale boulot. Pour le coup Alfred était sacrément énervé, il se releva au prix d'un immense effort, jambes encore toutes flageolantes, puis tituba pour aller lui botter les fesses en bonne et due forme ! Mais quand il arriva au-dehors, il vit avec surprise qu'une fille se tenait près de leur voiture, et qu'elle le fixait d'un regard agacé.


- Bravo ! vous avez réussi à me mettre vraiment en rogne pour l'occasion. J'ai bien dit d'envoyer des agents au plus vite, non ? Alors pourquoi est-ce que vous ne débarquez que cinq putain d'heures après, et bon sang ? Bourrés en plus ? Vous ne me prenez pas au sérieux c'est ça ? Vous ne prenez pas du tout au sérieux... » l'adolescente grinça les dents de rage à ces derniers mots.
- Qui êtes-vous et où est mon coéquipier ? » répliqua Alfred.
- Il dort profondément. Pour toujours. Et toi tu vas le rejoindre maintenant, car l'auteur n'a plus de caractères à gâcher sur une sous-merde de ton acabit»
Elle sortit rapidement un objet noir de son imperméable. L’arme du coéquipier. Mais Alfred ne le comprit que quand il fut pointé en sa direction, et il était déjà bien trop tard pour réagir...
PAN.
PAN.
PAN.
Trois coups de feu déchirèrent la vierge quiétude de cette nuit noire, comme pour annoncer le début d'une pièce de théâtre, car oui, réjouissez-vous, cette tragique comédie n'en est qu'à son prologue, et tout ceci n'est qu'un vulgaire minuscule petit infinitésimalissime aperçu de ce que cette ville va subir.
Sortez les popcorn et les mouchoirs, préparez un sac à vomi au cas où, et dites à votre voisin de la fermer un instant. Le spectacle commence !


18 décembre 2015
Le soleil en avait assez de roupiller et se décida finalement à apparaître, tandis qu'un rose d'une teinte chatte-bien-mûre colorait le ciel matinal.
Au milieu des champs de fleurs arc-en-ciel bordant la périphérie de la ville, des gouttes de rosée fraîches scintillaient telles des perles de diamants, cet envoûtant tableau n'était magnifié que par les gazouillis cristallins d'un orchestre d'oiseaux chanteurs.
Pendant ce temps-là, André-Pierre Désiré conduisait comme à son habitude un bus scolaire jaune, les oreilles bourdonnantes non pas des mélodieuses sonorités de la nature, mais du capharnaüm incessant d'une cinquantaine de gamins surexcitées.
La route qu'il empruntait était toujours déserte, car il y avait à côté bien plus rapide pour arriver au centre-ville de Blackwood, mais lui préférait perdre un peu de temps pour pouvoir se relaxer et admirer ce magnifique paysage floral, car franchement, sans cela, il aurait déjà tué la plupart de ces gosses.
Il était comme ça notre André-Pierre, un type bien cool comme tous les Réunionnais, mais il ne fallait vraiment pas lui taper sur le système.
- Hé m'sieur le chauffeur ! Y'a un cadavre sur le bord de la route, sérieux ! » s'écria soudainement Jean-Mouloud, son fournisseur officiel de migraines.
- Mais oui bien suw ! Et moi je suis le mawi de la weine d'Angletewwe ! » s'exclama André, habitué à ce genre de blague.
- Wollah m'sieur sur la tête de ma mère que c'est vrai ! Venez voir si vous ne me croyez pas ! » reprit le gamin de sa voix de racaille suraiguë.
Chaque mot amenuisait les réserves de patience de notre cher chauffeur, et c'est pour cela qu'excédé, ce dernier arrêta le bus et se leva de son siège, bien décidé à foutre des claques pour calmer l'insolence de ses passagers. Mais il remarqua alors que la plupart des gamins s'étaient rassemblés autour des fenêtres, fixant quelque chose de leurs yeux ébahis tout en se murmurant des commentaires.
André-Pierre risqua donc un regard au dehors et vit effectivement le corps d'une jeune femme, totalement nue sous un imperméable noir, criblée de blessures.
- Westez ici les gamins ! » ordonna-t-il avant de partir la rejoindre.
Il s'approcha pour vérifier son pouls, et vit que son cœur battait encore, à une allure affolante qui plus est, comme si elle se tenait sur le qui-vive.
Puis le temps d'un battement de cils, il vit deux doigts fendre sur ses iris, et lui crever les yeux d'un mouvement sec, net et précis.
André-Pierre s'effondra par terre, hurlant d'un mélange de surprise et de douleur, les joues ruisselantes de sang, puis sentit une lame s'abattre sur sa pomme d'Adam, lui déchirant totalement les cordes vocales.
Notre héroïne enjamba ensuite le cadavre tout chaud tout frais de notre Réunionnais et monta dans le bus, la cacophonie de tout à l'heure laissa place à un délectable silence de cathédrale.
André aurait été si fiew...
Elle fixa de son grand sourire angélique les mines terrifiées des gamins, puis déclara de sa voix la plus douce :
- Dites... Et si on jouait un peu ? »
« Modifié: 01 Mars 2013 à 22:04:44 par World End Girlfriend »

Hors ligne Kerena

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Re : La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant... (deuxième partie)
« Réponse #13 le: 15 Septembre 2012 à 20:35:00 »
Dans la forme :

Quelque chose me perturbe dans le 5ème paragraphe (celui du triple PAN). Il commence à la troisième personne pour finir à la première. Il serait, pour moi, plus judicieux de le mettre entièrement  à la première personne.

Citer
Au milieu des champs de fleurs multicolores bordant la périphérie de la ville, des gouttes de rosée fraîches scintillaient telle des perles de diamants, l'envoûtant spectacle matinal n'était magnifié que par les gazouillis cristallins d'un orchestre d'oiseaux chanteurs.

On sent bien l'ironie des descriptions plan-plan dans cette ligne  :mrgreen: Surtout après le passage précédent ^^

Citer
« Mais oui bien suw ! Et moi je suis le mawi de la weine d'Angletewwe ! » s'exclama André, habitué à ce genre de blague.

Pas fan du tout >< Pour avoir été à la Réunion, je peux t'assurer qu'ils parent français comme toi et moi - avec un certain accent des îles, certes. Mais pas à ce point.

Quelques fautes par-ci par-là, mais je ne les ai pas relevées.

Dans le fond :

J'aime toujours autant, c'est assez génial de se mettre dans la tête de cette psychopathe d'adolescente, en ayant en même temps le point de vue des spectateurs/victimes.

Commentaire peu constructif, comme à mon habitude, mais bon ^^
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Borlnov

  • Invité
Re : La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant... (deuxième partie)
« Réponse #14 le: 16 Septembre 2012 à 11:46:54 »
Je commence à bien l'aimer ta tueuse ! Le premier texte jouait sur une tension sexuelle, la femme fatale comme on dit au cinéma ^^ Vouloir refaire la même chose aurait été une erreur, parce que cela n'aurait rien apporté de plus à ton héroïne et donc finalement une redite. "La suite qu'il n'aurait jamais dû faire..." ^^

Différent donc, disparu le sexe, la beauté tueuse passons à la dangereuse psychopathe qui nous explique que l'homme n'est qu'un cloporte parasitant la planète bleue. Tu lui donnes un mobile, une justification. Notre meurtrière est plus que cela désormais, elle suit une idéologie. Tu la passe dans la classe supérieure, bienvenue dans le monde des super méchant ^^

Petit bémol : 
Citer
André aurait été si fier...
Pourquoi ? J'aimais bien le concept de l'adolescente qui assassine le sourire aux lèvres. Pourquoi le Joker est le Joker ? On ne le sait pas et c'est ce qu'il le rend si puissant, si attrayant. Il n'a pas de passé, il est apparu comme ça et accomplit ses crimes parce qu'il est ainsi.

"Je suis comme je suis, je fais ce pourquoi je suis fait." Kingdom of Heaven, Reynald De Chatillon.

Si l'on savait pourquoi, ça l'humaniserait un peu trop et on oublierait que c'est un monstre avant tout. "Son père le battait, je comprends pourquoi il reproduit le même schéma, blabla..." Si j'ai un conseil : ne lui donne aucun passé ou alors qu'à la toute fin, une ouverture.

 


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