Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Cécile

Auteur Sujet: Cécile  (Lu 6263 fois)

Hors ligne Meilhac

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Cécile
« le: 11 Avril 2012 à 00:06:06 »
Ugh.

Ci-dessous petit texte. Le thème était imposé (atelier d'écriture au bistro). Il s'agissait de raconter une scène de rencontre, il y avait quelques indications qui allaient avec. Langage moins oral que celui de mon texte pour l'AT.
 8)


Cécile

Les jeunes s'ébrouent. Se lâchent, comme on dit. Une fête, presque. Fini les boums du samedi après-midi, avec bouteilles de coca sur nappes en papier et mères qui viennent chercher leur progéniture à partir de 5 heures de l'après-midi. C'est le soir, le grand salon s'obscurcit, on allume la lumière, la fête continue, l'excitation redouble, puis retombe, puis remonte, comme une respiration régulière. Sur la moquette vert foncé, quelques mégots, quelques tâches de vin, rien de grave, ça pourrait être pire. Les voisins ne bronchent pas. Cécile a l'air de surplomber tout ça. Son ample chemise blanche lui donne un air de condamnée à mort sous la Terreur ; et son sourire un peu narquois fait craindre à chacun d'être accablé de son mépris. C'est l'anniversaire de Vadim. Baptiste est le meilleur ami de Vadim. Il se sent transpercé par le regard pourtant nonchalant de Cécile. Pas moyen d'y échapper. Il se baisse, se cache, cherche des prétextes pour sortir de son champ de vision, simule une envie de pisser pour aller aux toilettes, va, à tout hasard, dans la cuisine, y prend une part de cake, s'aperçoit qu'il n'a pas faim, mord quand même dedans, la repose. La soirée s'enlise, certains partent. Quelques éclats de voix autour de la chaîne hi-fi, certains veulent des slows d'autres veulent du rock. Cécile remue. Va-t-elle partir ? … Ah, non.... Ah si. La voilà qui enfile une veste en laine sur sa belle chemise. Il a eu peur d'elle toute la soirée. Sa présence lui pesait ? Son absence lui pèsera encore plus. Sors, Baptiste, sors ! Suis là, poursuis là, elle s'en va, elle est partie, tu entends ce bruit profus, c'est celui de la clochette de la porte du jardinet, elle est peut-être déjà sur le trottoir. Alors Baptiste est sorti, sans dire au revoir, sans prendre sa veste. Il marche à côté d'elle sur le trottoir, pourquoi pas après tout. Elle est avec une amie, mais celle-ci s'esquive rapidement, Baptiste et Cécile marchent tous deux vers l'arrêt de bus, elle d'un pas mou et mécanique, lui d'un pas alerte et saccadé. La langueur de Cécile est comme assortie à la moiteur de la nuit et aux sons lointains de la fête. La surexcitation de Baptiste fait contraste. Tout speed, le Baptiste. L'aubette de la T2C n'est plus très loin, il espère que le prochain bus n'est pas pour tout de suite. Il n'est pas pour tout de suite. Au lieu d'attendre, ils marchent. Leurs pas s'accordent progressivement l'un à l'autre. Les silences alternent avec les confidences, la déambulation se poursuit, les bruit mat de leurs pieds sur le macadam se confondent, leurs souvenirs s'enchevêtrent, puis leurs espoirs et leurs rêves, puis leurs lèvres et  leurs souffles.

Je n'organise plus de fêtes. La vie est une fête. Une cérémonie calme et voluptueuse, dont Cécile est la fière et nonchalante servante, et dont je suis le zélé communiant.
« Modifié: 17 Avril 2012 à 12:24:18 par Meilhac »

Hors ligne Milora

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Re : Cécile
« Réponse #1 le: 11 Avril 2012 à 17:09:17 »
J'avoue que j'ai pas vraiment accroché. J'aime bien le passage où leur relation s'accorde au rythme de leurs pas, c'est bien trouvé. Mais pour le reste, je suis restée plutôt à côté du texte, parce que le thème a déjà été souvent traité et que là, j'ai pas trouvé d' "enjeu" suffisant pour que je me demande vraiment "que va-t-il se passer ?".
Voilà, après c'est personnel, bien sûr...

Quelques détails :

Citer
tu entends ce bruit profus
bruit profus ça me fait bizarre, surtout associé à une clochette

Citer
Elle est avec une amie, mais l'intruse, une vague amie de Cécile, s'esquive rapidement,
Je trouve les deux passages en gras redondants

Citer
L'arrêt de bus n'est plus très loin, il espère que le prochain bus n'est pas pour tout de suite. Il n'est pas pour tout de suite.
ça fait deux fois "bus", et j'aime pas la reprise de "il n'est pas pour tout de suite"
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Lemli

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Re : Cécile
« Réponse #2 le: 12 Avril 2012 à 09:54:38 »
J'ai bien aimé le style, quelque peu haché par endroits ; le passage "La soirée s'enlise [...] Sors, Baptiste, sors !" comporte trop de phrases courtes, de points. On ne peut pas le lire vite, ce qui me paraitrais le meilleur choix de rythme à cet endroit. Sinon, le récit s'appelle "Cécile", mais on ne sait rien sur elle ; le texte est surement trop court pour ça...

Citer
Fini les boums du samedi après-midi, avec bouteilles de coca sur nappes en papier et mères qui viennent chercher leur progéniture à partir de 5 heures de l'après-midi.
La phrase est un petit peu trop longue, peut-être une virgule avant "et mères" ; deux fois "Après-midi".

 :) (Pour adoucir le comm' ^^)
"Si tout est sombre autour de toi, est-ce parce que l'ampoule est cassé, ou parce que tu as éteint la lumière ?"

Hors ligne Meilhac

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Re : Cécile
« Réponse #3 le: 12 Avril 2012 à 23:32:08 »
Merci pour ces remarques. :)
@Lemli : je suis d'acc, j'enlève le deuxième "après-midi", effectivement superflu.
et je suis d'acc aussi, je vais remplacer un point par un point virgule du côté de "sors baptiste sors" (point-virgule entre sa présence pesait, son absence pèsera encore +".
@Milora : euh il doit y en avoir un de nous, soit toi soit moi, qui n'est pas hyper au clair sur le sens de profus, mais il me semble que ça se dit typiquement d'un bruit un peu aigu, un peu strident. (dans proust d'ailleurs je crois que le narrateur qualifie de profus le bruit de la clochette du jardin à combray quand swann se pointe pour bouffer).
pour les répétitions oui tu as raison, copines/copines, bus/bus, je vais m'en occuper. ;)

Hors ligne Toluène

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Re : Cécile
« Réponse #4 le: 12 Avril 2012 à 23:56:35 »
Je passe juste en coup de vent, je commenterai plus tard. Juste pour dire, mon prochain texte devait s’appeler Cécile... Maintenant va falloir que je lui trouve un autre nom, je te hais Meilhac !  >:D
« Edward tu es trop beau. » [Twilight]

Hors ligne Milora

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Re : Re : Cécile
« Réponse #5 le: 13 Avril 2012 à 00:11:35 »

@Milora : euh il doit y en avoir un de nous, soit toi soit moi, qui n'est pas hyper au clair sur le sens de profus, mais il me semble que ça se dit typiquement d'un bruit un peu aigu, un peu strident. (dans proust d'ailleurs je crois que le narrateur qualifie de profus le bruit de la clochette du jardin à combray quand swann se pointe pour bouffer).
Mon Larousse est dans la pièce où dort ma mère alors je vais éviter de réveiller la maisonnée pour vérifier, du coup je me contente du Wikitionnaire qui dit :

Citer
(Didactique) Qui a tendance à se répandre, en parlant d'un fluide.
(Spécialement) Utilisé en médecine pour décrire les écoulements ou saignements abondants.
(Littéraire) Abondant.

Et le site de l'Académie française dit :
Citer
PROFUS , -USE adj. XVe siècle. Emprunté du latin profusus, « étendu, débordant », participe passé de profundere, « répandre, épancher, verser », lui-même composé de pro, « en avant, devant », et fundere, « verser, disperser ».
Litt. Qui se répand avec profusion. Une lumière profuse.   MÉD. Se dit de sécrétions et d’excrétions particulièrement abondantes. Une sueur profuse.

C'est à peu près comme ça que je le voyais (le sens d'un truc qui se poursuit abondamment et - dans ma tête mais visiblement c'est pas forcé - de façon peu nette). Du coup, personnellement, je trouve que ça fait bizarre pour décrire ce type de son. Après, je sais pas si Proust s'en sert de façon métaphorique ou pas, mais ça ne semble pas qualifier quelque chose de spécialement aigu...


Toluène --> Bah tu sais je crois qu'il y avait déjà un texte intitulé Cécile sur ce forum, y a aussi trois Alice et deux sur le marchand de rêves... Une Cécile de plus au bataillon ne fera pas de mal !  ;)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Meilhac

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Re : Re : Cécile
« Réponse #6 le: 13 Avril 2012 à 02:01:02 »
Je passe juste en coup de vent, je commenterai plus tard. Juste pour dire, mon prochain texte devait s’appeler Cécile... Maintenant va falloir que je lui trouve un autre nom, je te hais Meilhac !  >:D
:D
au contraire, formons un club des Cécile :-)

Hors ligne Meilhac

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Re : Re : Re : Cécile
« Réponse #7 le: 13 Avril 2012 à 02:12:20 »

@Milora : euh il doit y en avoir un de nous, soit toi soit moi, qui n'est pas hyper au clair sur le sens de profus, mais il me semble que ça se dit typiquement d'un bruit un peu aigu, un peu strident. (dans proust d'ailleurs je crois que le narrateur qualifie de profus le bruit de la clochette du jardin à combray quand swann se pointe pour bouffer).
Mon Larousse est dans la pièce où dort ma mère alors je vais éviter de réveiller la maisonnée pour vérifier, du coup je me contente du Wikitionnaire qui dit :

Citer
(Didactique) Qui a tendance à se répandre, en parlant d'un fluide.
(Spécialement) Utilisé en médecine pour décrire les écoulements ou saignements abondants.
(Littéraire) Abondant.

Et le site de l'Académie française dit :
Citer
PROFUS , -USE adj. XVe siècle. Emprunté du latin profusus, « étendu, débordant », participe passé de profundere, « répandre, épancher, verser », lui-même composé de pro, « en avant, devant », et fundere, « verser, disperser ».
Litt. Qui se répand avec profusion. Une lumière profuse.   MÉD. Se dit de sécrétions et d’excrétions particulièrement abondantes. Une sueur profuse.

C'est à peu près comme ça que je le voyais (le sens d'un truc qui se poursuit abondamment et - dans ma tête mais visiblement c'est pas forcé - de façon peu nette). Du coup, personnellement, je trouve que ça fait bizarre pour décrire ce type de son. Après, je sais pas si Proust s'en sert de façon métaphorique ou pas, mais ça ne semble pas qualifier quelque chose de spécialement aigu...
Non effectivement pas spécialement aigu ou grave, juste quelque chose qui se répand. Dans le Robert, ça dit que ça vient de "profundere" en latin, qui veut dire répandre. Les exemples qu'ils donnent portent sur des fluides ou des lumières.

et j'ai retrouvé l'extrait dans proust (extrait d'ailleurs assez fendard, typique de l'humour proustien) : "les soirs où, assis devant la maison sous le grand marronnier, autour de la table de fer, nous entendions au bout du jardin, non pas le grelot profus et criard qui arrosait, qui étourdissait au passage de son bruit ferrugineux, intarissable et glacé, toute personne de la maison qui le déclenchait en entrant "sans sonner", mais le double tintement timide, ovale et doré de la clochette pour les étrangers, tout le monde aussitôt se demandait : "Une visite, qui cela peut-il être ?" mais on savait bien que cela ne pouvait être que M. Swann" (c'est dans les toutes premières pages).
pas forcément un hasard si il associe profus à la métaphore de l'arrosage (qui me fait d'ailleurs penser aux "éclaboussures" trouvées dans plusieurs textes que j'ai lus ces jours-ci sur le fofo)
bon en tout cas pas la peine de réveiller ta mère lol
« Modifié: 13 Avril 2012 à 02:49:43 par Meilhac »

Hors ligne Toluène

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Re : Cécile
« Réponse #8 le: 13 Avril 2012 à 23:17:38 »
Citer
Les jeunes s'ébrouent. Se lâchent, comme on dit.
Et comme on dit, ils font tourner les serviettes et c'est trop de la balle ! :D

Citer
Une fête, presque.
Pourquoi presque?

Citer
Sur la moquette vert foncé, quelques mégots, quelques tâches de vin, rien de grave, ça pourrait être pire.
verte foncée??? En fait je sais pas si ça s'accorde, mais vu qu'on dit la moquette verte...

Citer
veulent des slows d'autres veulent du rock.
Ça se passe en quelle année?

Citer
Leurs pas s'accordent progressivement l'un à l'autre. Les silences alternent avec les confidences, la déambulation se poursuit, les bruit mat de leurs pieds sur le macadam se confondent, leurs souvenirs s'enchevêtrent, puis leurs espoirs et leurs rêves, puis leurs lèvres et  leurs souffles.
C'est vrai que c'est sympa qu'ils s'accordent au gré de leurs pas.

J'ai bien aimé, le style est rapide, incisif, et c'est court  ^^ Parce que j'aurai probablement lâché si ça avait été plus long. L'histoire n'est pas hyper originale mais c'est sympa de lire des romances quand elles sont bien amenées. Moi en tout cas, ça m'a détendu.

Pour "ma" Cécile" je pense quand même que je vais changer le titre parce qu'en plus c'est pas hyper original. Et puis toute façon j'avance pas donc je sais même pas si je le posterai un jour .
« Edward tu es trop beau. » [Twilight]

Hors ligne Plume d'argent

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Re : Cécile
« Réponse #9 le: 13 Avril 2012 à 23:40:59 »
Coucou, j'ai lu mais je n'ai pas beaucoup accroché, je crois que c'est à cause de l'atmosphère distante du texte. On n'est pas très proche des personnages, on ne les palpe pas assez. C'est un texte court alors ça doit être pour ça.

Mais j'aime bien comment leurs sentiments s'accordent avec leur marche, c'est un passage bien amené je trouve.

Bon courage pour la suite !

Hors ligne Milora

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Re : Cécile
« Réponse #10 le: 14 Avril 2012 à 09:55:46 »
Je repasse juste pour préciser :
Citation de: Toluène
Citer

    Sur la moquette vert foncé, quelques mégots, quelques tâches de vin, rien de grave, ça pourrait être pire.

verte foncée??? En fait je sais pas si ça s'accorde, mais vu qu'on dit la moquette verte...
Non non, c'est vert foncé. Quand l'adjectif de couleur est tout seul, il s'accorde (une moquette verte, des motos rouges, une serviette bleue), mais quand l'adjectif de couleur est composé il ne s'accorde pas (des voitures bleu clair, une moquette vert foncé). Parce que le "foncé" porte sur vert, pas sur la moquette, en fait... C'est une moquette d'un vert foncé.
Si je ne fais pas erreur.

Pour Proust, je pense quand même qu'il met "profus" vraiment comme effet de style, et que sans la métaphore de l'arrosage, ça fait bizarre. Mais bon, question de goût, toujours !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Meilhac

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Re : Re : Cécile
« Réponse #11 le: 14 Avril 2012 à 12:54:53 »
Pour Proust, je pense quand même qu'il met "profus" vraiment comme effet de style, et que sans la métaphore de l'arrosage, ça fait bizarre.
Et alors est-ce qu'il y aurait un terme qui serait aux sons ce que profus est aux fluides? un terme pour qualifier un son qui se répand (parce que ça n'a rien d'absurde de dire d'un son qu'il se répand).

Hors ligne Piga

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Re : Cécile
« Réponse #12 le: 15 Avril 2012 à 15:21:18 »
Citer
bruit profus
bruit qui se répand.
Ca me va. Peut être un peu prétentieux s'agissant d'une clochette mais "se la péter" de temps en temps ne fait de mal à personne, ni à mon dictionnaire que j'ai ouvert aujourd'hui. 
Merci à toi.
"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

Hors ligne Lordius

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Re : Cécile
« Réponse #13 le: 16 Avril 2012 à 09:01:57 »
Un thème classique correctement traité.

Juste une remarque de forme : il faudrait aérer le texte par des paragraphes.

Hors ligne Marygold

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Re : Cécile
« Réponse #14 le: 16 Avril 2012 à 12:05:04 »
J'ai bien accroché au texte. Ce n'est pas hyper original effectivement, mais le thème voulait ça. Il y a quand même de jolies images, l'excitation comme une respiration régulière, l'harmonie finale, c'est ça qui m'a bien plu. Mais le reste est chouette aussi, c'est un peu comme si le narrateur s'attardait sur des trucs terre-à-terre pour taire le plus important, qui arrive - pour moi - avec "son absence lui pèsera encore plus". Du coup, il y a une progression assez sympa.

Par contre, il y a deux choses que je n'ai pas trop aimées :
Citer
Elle est avec une amie, mais l'intruse, une vague amie de Cécile,
la répétition est vraiment très lourde. Je pense que tu peux facilement corriger ça avec quelque chose comme "Elle n'est pas seule, mais l'intruse, une vague amie de Cécile, ...".

Citer
Je n'organise plus de fêtes. La vie est une fête. Une cérémonie calme et voluptueuse, dont Cécile est la fière et nonchalante servante, et dont je suis le zélé communiant.
Ce paragraphe final, je ne l'aime pas du tout ! Déjà, "la vie est une fête" fait assez bateau. Et puis, je trouve qu'il ne va pas trop avec le texte, que ça gâche la fin.

Voilà pour mon commentaire. Par curiosité, c'était quoi les contraintes/indications qui allaient avec le thème ?
Oh yeah ! 8)

 


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