Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le page

Auteur Sujet: Le page  (Lu 1710 fois)

Hors ligne calekin

  • Aède
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Le page
« le: 21 Février 2012 à 17:24:23 »
Le page
  Potassez ou gesticulez, gesticulez ou potassez ; je potasserais vos gesticulations !



       Dans ta librairie aux carreaux ternis par la buée de tes soupirs rêveurs, je te vois, ô petit scribe.
Dans l'allée négligemment bordée de livres menaçant, comme les saillies d'un mur d'escalade qui n'attend aucun pied pour s'écrouler, et à la vue duquel, Bossuet errant par là revêtirait volontiers une tiare d'acier, pour sauvegarder providentiellement sa sainte tête ou sain-teté de tous périls. Je te vois encore, ô, petit scribe !

Ce ne sont pas ces grimoires parmi lesquels tu te claquemures, comme avec des volets en papier dès que quelqu'un t'aborde, pour te tenir dans l'obscurité malgré la lumière des reproches, qui parviendront à me dissimuler ta passion néfaste. Quand la pertinence souffle, elle démantèle l'espace, rugit dans toute la faune, et corrode la façade rugueuse de l'homme jusqu'à son sédiment profond et originel. Je suis la voix de la raison, l'esprit de la nature, et l'âme de la vie.

Chaque soir, ta pupille et ton pupitre se gorgent d'encre ; tu mélancolises ton iris des vanités du savoir en éreintant jusqu'au sang l'épiderme de ton doigt, vibrant à chaque page ; alors que semblablement, le soûlot s'alcoolise derrière quelque comptoir dépravé, en pressant son broc avec la férocité du désespoir, pour recueillir l'exsudation du précieux fluide qu'il descend d'une traite. C'est l'ivresse de la faim infinie et de la soif éternelle : te voilà un compagnon ! Oui, petit scribe, tu es un alcoolique ! Ton alcool, c'est la mélancolie.

Quand tu presses ce livre avec tes mains crispées et racornies d'anxiété, tu penses tenir la terre, la vie, le vrai ; mais la vérité est trop libertine pour résider en ces pages, elle aime son indépendance et n'est l'otage d'aucun matériau humain.
Le livre est un vase qui condense une terre de qualité, fructifiée par les soins d'un laboureur adroit, minutieux et sensible où une fleur tenace prospère.
Et toi, le page au service de l'orgueil, tu cherches à imposer ta greffe dans ce jardin aux fleurs éternelles, d'après les travaux des plus illustres jardiniers, qui n'ont fait qu'imiter le beau et l'enfermer dans le génie d'un pot.

Sais-tu que le livre est un arbre ? Un chêne à qui tu écartèles sagement le tronc de ton doigt tranquille et parcheminé, en pensant y entrevoir quelque vérité éclatante. Cependant, ce que tu ne sais pas, c'est que ton ennui et ta perte se cache là, dans le vallon de ce livre, dans ces deux versants où tu baignes ton front arrogant, parfois assoupit après un labeur clairement invisible, et dont la pâleur s'émeut à chaque caractère d'une ancienneté particulière et attrayement somnifère.
La descente de ton nez raffole tout particulièrement des deux versants du livre ( neigeux ou rocailleux ; neuf ou ancien ) où elle s’imbrique harmonieusement pour déceler de doux parfums antédiluviens, comme si ton poumon exalté ressentait allègrement quelque parricide, avec l'organe verdoyant auxquels appartenait jadis cette tranche de poumon ; d'où, je comprend que lors de ce processus, tu affectes d'avoir les narines éventés, comme les naseaux dilatés d'un de cheval de bataille victorieux qui renifle un mort.
 Tout ceci, est uniquement soupçonnable pour quelqu'un de ta trompe, cela va sans dire.

Mais il faut que tu saches, petit page, que le livre est jonché des retombées de l'intense effort volcanique, psychique mais chaudement dérisoire, d'un ou plusieurs hommes, ayant compilé des volcans d’œuvres en un unique ouvrage explosif. C'est sous la nappe bruyante, brûlante, que ton œil doit plonger en se prolongeant du bras de ta pensée.

 Sous chaque couverture d'ombre de ces manuscrits, se cache un sarcophage, un caveau, un mystère dont ta curiosité insatiable, exhume, dévoile, et fouille furieusement les ossements sagaces.
Tu tires minutieusement chaque page de ce grand livre, comme les bandelettes d'un pharaon décrépi, mais dans ces profondeurs insondables, ces lettres soudées qui semblent s'animer sous la pression de tes yeux lourd d'émerveillement ; ce ne sont que des vestiges calcinés illuminés par l'éclat de ta pupille fascinée. A travers les mots, tu vois les siècles petit scribe ; des hommes arrosés de terreur par des vagues meurtrières et des pavois ensanglantés se dresser dans un fracas houleux au crépuscule, comme le jet salutaire de Moby Dick.

 Néanmoins, prend garde à ne pas t'aventurer dans les remous de cet océan cruellement certain pour les morts, mais dont l'incertitude règne sur les vivants et risque de t'emporter à jamais si tu t'élances hardiment, trop avant sur le promontoire du passé et du futur. La soif du savoir incite, hélas, la raison à se noyer dans des flots de pages ; l'homme, cet animal présomptueux, a dédaigné l'auge d'une science naturelle pour un plus grand bassin, au ph agréable à son énorme lipe médisante, dont la pulpe raffinée par un fin progrès, n'est en rien l'image de son égo démesuré !
Ce vaste océan, c'est l'inertie parée pour ses noces de corail qui te réclame, en déployant tous ses courants contraires et solitaires ; romantisme, réalisme, naturalisme....  Et ces registres d'écume : burlesque, ironique, satirique... qui ornent fièrement chacun de ces déplacements, pourquoi ne les laisses-tu pas aller au gré du vent ? Ouvre tous ces manuels, et laisse moi souffler dessus comme sur des tartines de froment couvertes de mouches.

Combien sont morts sur une île ; érudits ou vieux mystiques aigris par le temps, pagayant au couchant sur des bibliothèques à la dérive pour arrimer une île déserte, n'ayant au petit matin qu'un pot d'encre pour se désaltérer  ?

 Et pourtant, que trouves-tu dans ce morne refuge laiteux, brodé avec les racines de la terre : le Livre ? La réponse à tes interrogations ? Auxquelles ? Si Adam a enfourné la pomme avant Ève ?  Ne cherche plus, c'est Ève. Si une comète viendra dévaster le faite de ta montagne de connaissances, lors de la prochaine année bissextile ? L'éviteras-tu, en pirouettant sur ta plume, petit scribe ? Non, il ne suffira pas de gribouiller des formules courtoises ou quelque arabesque plaisant, pour t'esquiver de l'apocalypse. Oui, fuis sur ta planète, cloître-toi dans ton univers, mais puisse l'espace te garantir de son imperméabilité, de te détourner lors de ta retraite. Car le mal, c'est de savoir.

« Laisse-moi, ça fait plus d'une heure que tu bavardes, je regrette moins de savoir lire que de savoir t'écouter ! »

La raison quitte le page et s'adresse une dernière fois à lui, avant de s'exfiltrer à travers l'un des carreaux de la bibliothèque, en une brume étincelante.


"L''esprit de la sagesse doit vaquer à d'autres occupations. Au prochain clair de lune, elle doit rencontrer un poéte enfiévré d'idéaux, et préparer sa panoplie d'aiguilles pour le rhéteur à la valve surcomprimée, qui l'attend la tête brûlante, dans son cabinet d'affaires.
Ah ! On a bien rigolé, mais garde tes mains dans tes poches, et non dans ta bouche, tu mets de ta sécrétion plein les pages, petit frustré ! "



A quoi rime mon texte ? J'en sais trop rien, c'est bien loin de ce que je voulais faire mais j'ai tellement digressé qu'au final ça m'a donné ce récit étrange. Pas du tout voulu, et assez compliqué peut-être...  ;)
« Modifié: 23 Février 2012 à 12:58:04 par calekin »
De la noirceur, rien que de la noirceur. Il ne fait jamais assez sombre dans ma sphère.

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Le page
« Réponse #1 le: 21 Février 2012 à 18:21:23 »
Citer
   Dans ta librairie aux carreaux ternis, par la buée de tes soupirs rêveurs, je te vois, ô petit scribe

Supprime la première virgule

Citer
dans l'allée négligemment bordée de livres menaçant, comme les saillies d'un mur d'escalade qui n'attend aucun pied pour s'écrouler, et à la vue duquel, Bossuet errant par là revêtirait volontiers une tiare d'acier, pour sauvegarder providentiellement sa sainte tête ou sain-teté de tous périls. Je te vois encore, ô, petit scribe !

C'est très long et du coup, pas clair.

Citer
Ce ne sont pas ces grimoires, avec lesquels tu te claquemures comme avec des volets en papier, dès que quelqu'un t'aborde, pour te tenir dans l'obscurité malgré la lumière des reproches, qui parviendront à me dissimuler ta passion néfaste.

Comme au-dessus, trop de virgule tue la virgule (et le rythme), je trouve

Citer
Quand la pertinence souffle, elle démantèle l'espace, rugit dans toute la faune, et corrode la façade rugueuse de l'homme jusqu'à son sédiment profond et originel. Je suis la voix de la raison, l'esprit de la nature, et l'âme de la vie.
Là c'est mieux, j'aime bien.

Citer
; tu mélancolises ton iris des vanités du savoir, en éreintant jusqu'au sang l'épiderme de ton doigt, vibrant à chaque page ;

La première virgule (et limite la deuxième) est gênante, je trouve.

Citer
Quand tu presses ce livre, avec tes mains crispées et racornies d'anxiété, tu penses tenir la terre, la vie, le vrai

Idem pour la première; sinon j'aime bien.

Citer
d'aucun matériaux

Matériau

Citer
Cependant, ce que tu ne sais pas

Je vois pas trop pourquoi cependant.

Citer
des vagues meurtrières, et des pavois ensanglantés

Pas de virgule.

Citer
à ne pas t'aventurer, dans les remous

Pourquoi une virgule?

Citer
sur les vivants, et risque de

Idem

Citer
cet animal présomptueux a dédaigné l'auge d'une science naturelle, pour un plus grand bassin

Virgule à présomptueux, pas à naturelle.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Au début comme à la fin je trouve les virgules extrêmement mal placées, comme si tu avais du retard ou de l'avance dans chaque phrase, quasiment tous les deux mots. Ca donne des syntaxes bizarres et rend le texte difficile à comprendre. Au milieu, j'ai mieux aimé: c'était plus fluide, toujours très poétique et la ponctuation avait un peu plus de sens. Je n'ai pas fait de relevé sur la fin, mais j'ai de nouveau eu bien du mal, comme je te l'ai dit.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne calekin

  • Aède
  • Messages: 192
Re : Le page
« Réponse #2 le: 21 Février 2012 à 18:37:04 »
Tous ces conflits intervirgulesques  sont dûs au fait que j'ai écrit tous les paragraphes n'importe comment, et que j'étais parti pour un texte deux fois plus long mais j'ai eu envie d'abréger car je me suis beaucoup trop épanché sur certains sujets bien qu'ils me semblaient futiles. ( mais je sais aussi que les lecteurs du forum ont une borne kilométrique doucereuse comme moi-même donc bon...  :D ) Ce n'est qu'après avoir craché le morceaux que je me suis rendu compte qu'il était trop gros. Bref, je vais remédier à ce tohu-bohu de virgules dans la soirée 

Sinon, merci pour ton avis, mais évidemment, c'est mieux lorsqu'on comprend.
« Modifié: 21 Février 2012 à 19:38:32 par calekin »
De la noirceur, rien que de la noirceur. Il ne fait jamais assez sombre dans ma sphère.

Hors ligne Almeus

  • Troubadour
  • Messages: 295
Re : Le page
« Réponse #3 le: 24 Février 2012 à 14:02:26 »
Allez, une seule réponse c'est trop peu pour qu'un texte se retrouve à la deuxième page !

Citer
Dans ta librairie aux carreaux ternis par la buée de tes soupirs rêveurs, je te vois, ô petit scribe.
Très joli comme première phrase  ::)

Citer
Dans l'allée négligemment bordée de livres menaçant, comme les saillies d'un mur d'escalade qui n'attend aucun pied pour s'écrouler, et à la vue duquel, Bossuet errant par là revêtirait volontiers une tiare d'acier, pour sauvegarder providentiellement sa sainte tête ou sain-teté de tous périls. Je te vois encore, ô, petit scribe !
J'aurais carrément supprimé tout le passage sur Bossuet et sinon, plutôt que de répéter le "ô, petit scribe", je pense que "toi, petit scribe" conviendrait mieux.

Citer
Quand la pertinence souffle, elle démantèle l'espace, rugit dans toute la faune, et corrode la façade rugueuse de l'homme jusqu'à son sédiment profond et originel.
J'ai du mal à comprendre le sens de cette phrase mais je la trouve jolie ! Par contre, je ne comprends pas l'expression en gras.

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Chaque soir, ta pupille et ton pupitre se gorgent d'encre ; tu mélancolises ton iris des vanités du savoir en éreintant jusqu'au sang l'épiderme de ton doigt, vibrant à chaque page ; alors que semblablement, le soûlot s'alcoolise derrière quelque comptoir dépravé, en pressant son broc avec la férocité du désespoir, pour recueillir l'exsudation du précieux fluide qu'il descend d'une traite.
Tu ne pourrais pas faire trois phrases avec tout ça ?

Citer
C'est l'ivresse de la faim infinie et de la soif éternelle : te voilà un compagnon ! Oui, petit scribe, tu es un alcoolique ! Ton alcool, c'est la mélancolie.
J'aime mieux celle là, j'aurais enlevé le "un" entre "tu es" et "alcoolique"; sinon, j'aime beaucoup cette image !

Citer
Le livre est un vase qui condense une terre de qualité, fructifiée par les soins d'un laboureur adroit, minutieux et sensible où une fleur tenace prospère.
Et toi, le page au service de l'orgueil, tu cherches à imposer ta greffe dans ce jardin aux fleurs éternelles, d'après les travaux des plus illustres jardiniers, qui n'ont fait qu'imiter le beau et l'enfermer dans le génie d'un pot.
Ça je trouve ça magnifique  ::) et ça commence à avoir du sens !  Par contre, c'est pas le génie qui doit être dans le pot ?   :-¬?  parce que cette expression est un peu bizarre...

Citer
Sais-tu que le livre est un arbre ? Un chêne à qui tu écartèles sagement le tronc de ton doigt tranquille et parcheminé, en pensant y entrevoir quelque vérité éclatante.
"auquel"

Citer
Cependant, ce que tu ne sais pas, c'est que ton ennui et ta perte se cache là, dans le vallon de ce livre, dans ces deux versants où tu baignes ton front arrogant, parfois assoupit après un labeur clairement invisible, et dont la pâleur s'émeut à chaque caractère d'une ancienneté particulière et attrayement somnifère.
Ça recommence les phrases super-longues  :mrgreen:

 
Citer
quelqu'un de ta trompe, cela va sans dire.
C'est fait exprès ça ?

Citer
Sous chaque couverture d'ombre de ces manuscrits, se cache un sarcophage, un caveau, un mystère dont ta curiosité insatiable, exhume, dévoile, et fouille furieusement les ossements sagaces.
Je ne pense pas que la première virgule soit nécessaire.

Citer
comme le jet salutaire de Moby Dick.
là je me dis : "Mais qu'est-ce qu'il vient faire là, lui ?

Citer
cet océan cruellement certain pour les morts, mais dont l'incertitude règne sur les vivants
  ???

Citer
Ce vaste océan, c'est l'inertie parée pour ses noces de corail qui te réclame, en déployant tous ses courants contraires et solitaires ; romantisme, réalisme, naturalisme....  Et ces registres d'écume : burlesque, ironique, satirique...
J'aime bien cette métaphore des "registres d'écume"


Je suis assez partagé à propos de ton texte. D'une part, je trouve ton style poétique très voluptueux, les métaphores ont bien leurs places, pas comme si on les avait simplement posées là, histoire d'en mettre quelques unes !
Mais ces phrases à rallonge et cette ponctuation hasardeuse le rendent plus difficile d'accès et ne mettent pas ton texte en valeur. J'ai eu du mal à comprendre certains passages, pas étonnant vu que toi même tu ne semble pas tout à fait savoir le sens de ton texte. Mais je crois qu'il mériterait d'être retravaillé et simplifié.

J'ai quand même bien apprécié cette lecture ; au plaisir de te relire  ;)

Sinon pour le titre, je pense que "Petit Page" conviendrait mieux que "Le Page" tout seul.
"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis".
Blacksad

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 157
Re : Le page
« Réponse #4 le: 24 Février 2012 à 18:06:42 »
Salut !

Citer
Dans ta librairie aux carreaux ternis par la buée de tes soupirs rêveurs, je te vois, ô petit scribe

J'aime bien le rythme de cette première phrase.

Par contre après ça devient trop lourd, trop long, des ajouts qui ne sont pas nécessaires gagneraient à être éliminés. Il faut vraiment alléger pour garder le sens.

Citer
Sais-tu que le livre est un arbre ? Un chêne à qui tu écartèles sagement le tronc de ton doigt tranquille et parcheminé, en pensant y entrevoir quelque vérité éclatante. Cependant, ce que tu ne sais pas, c'est que ton ennui et ta perte se cache là, dans le vallon de ce livre, dans ces deux versants où tu baignes ton front arrogant, parfois assoupit après un labeur clairement invisible, et dont la pâleur s'émeut à chaque caractère d'une ancienneté particulière et attrayement somnifère.

J'aime bien ces trois phrases. Par contre, la dernière, qui commence avec cependant, commençant bien avec cette idée de versant, se perd à la fin avec des rallonges qui m'ont perdu en route.

Idem pour les phrases suivantes du paragraphe.

Bref, tu auras compris, il faut alléger, aérer, couper. Allez, hop, au travail !

Hors ligne calekin

  • Aède
  • Messages: 192
Re : Le page
« Réponse #5 le: 24 Février 2012 à 23:24:59 »
@Almeus

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quelqu'un de ta trompe, cela va sans dire.
 C'est fait exprès ça ?
J'ai joué sur l'acception du mot trempe " Quelqu'un de de ta trempe "

Citer
là je me dis : "Mais qu'est-ce qu'il vient faire là, lui ?
En pleine crise Melville, tout simplement. Moi et Herman on est pote.

Citer
J'ai eu du mal à comprendre certains passages, pas étonnant vu que toi même tu ne semble pas tout à fait savoir le sens de ton texte. Mais je crois qu'il mériterait d'être retravaillé et simplifié.

Quand je l'ai écrit je savais de quoi je voulais parler, mais non comment. J'ai dérivé tout en gardant une certaine ligne de flotaison.

Alors, il y a énormément de virgules car c'est le but foncier de cet exercice. Car c'en est un, rien de plus. M'entraîner à la ponctuation, car j'étais un cancre en primaire.

@Plume

Citer
Bref, tu auras compris, il faut alléger, aérer, couper. Allez, hop, au travail !

Comment procéder sans ciseaux ? C'est cet art que je cherche. Certains aiment les mots insolites, moi j'aime les phrases longues et fustigiées.
De la noirceur, rien que de la noirceur. Il ne fait jamais assez sombre dans ma sphère.

 


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