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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts » [Les Filles de l'Air] La Fleur Rouge

Auteur Sujet: [Les Filles de l'Air] La Fleur Rouge  (Lu 1089 fois)

Hors ligne Ambrena

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[Les Filles de l'Air] La Fleur Rouge
« le: 26 septembre 2010 à 21:00:40 »
C'est une réponse au défi de Kathya :

Citation de: Kathya
Ambrena, je te défie d'écrire une nouvelle triste (ou au moins sa chute) où les fleurs auront une importance prépondérante, dans un univers différent du monde réel.  ::) 

Une seconde version de ce texte existe ici.


My little red flower

D’en haut, tout semblait toujours flou. Étranger. Autre.

C’est ce que pensait la jolie Jil, vêtue de son éternelle petite robe vermeille, ses pieds nus pendantdans le vide. Assise sur l’un des toits d’ardoise fine, elle se livrait tout entière à ses pensées, l’humeur vagabonde.

On la surnommait parfois « la Fleur Rouge » ou « le Coquelicot » à cause de ses habits, mais également de sa beauté à couper le souffle – et c’était le cas de le dire.

Car Jil était ce que l’on appelait une fille de l’air. Légère et insaisissable, elle flottait dans la ville comme une fragrance dans le vent.

Elle ne savait pas d’où venaient ses traits asiatiques, curieux dans la cité occidentale où elle habitait. Mais peut-être était-ce là le secret, la lubie de son créateur.

En effet, les filles de l’air ne naissaient pas du néant, non. Il s’agissait d’idées qui avaient été ensuite oubliées, abandonnées, et qui avaient ensuite mystérieusement pris vie.

Certaines vivaient auprès des écrivains en plein labeur, d’autres inspiraient les musiciens. Jil, elle, s’était instaurée en tant que gardienne des âmes en peine. Autrement dit, des suicidés.

Elle était le dernier sourire de ceux qui montaient sur les toits pour que leur vie cesse enfin, le rayon de soleil de ceux qui s’empoisonnaient, le rire glacial de ceux qui s’étaient tranché les veines.

C’était pour cela que sa robe arborait la couleur du sang.

Peut-être que celui qui l’avait imaginée avait ensuite rejoint la longue cohorte de ceux qui attentaient à leur propre vie… Comment le savoir ?

Elle pouvait persuader quiconque de se donner la mort, savait voler dans les airs et était capable de se déplacer à la vitesse de la pensée.

Mais, malgré tous ses pouvoirs, elle n’était pas satisfaite de sa condition.

Depuis peu, les suicides devenaient rares au sein de la ville. Et c’était là la faute du nouveau prêtre. En dépit de des sommations de la fille magique, les fidèles l’ignoraient et choisissaient de continuer à vivre, car c’était soi-disant un péché que de mettre fin à ses jours.

Calembredaines que tout cela !

Si seulement elle pouvait se concentrer, faire fi des barrières mentales de ces gens et les convaincre, comme avant, de rejoindre la mort…

Un sortilège pourrait sans doute permettre ces actes.

Et sur le visage aux lignes aristocratiques de Jil, un sourire vermeil finit par éclore, peu à peu.

*

Par un splendide jour d’été, un véritable nuage de coquelicots s’abattit sur la ville, sous le ciel d’azur. Les fleurs tombaient du ciel, régulières et droites comme des « i », tige de sinople et corolle pourpre.

La tête levée vers elles, Jil les contemplait, debout sur les toits grisâtres. La couleur vive des fleurs au cœur écarlate tranchait considérablement par rapport à l’environnement urbain et y apportait une note de gaieté, mais aussi de violence.

La créature imaginaire étendit la main, comme pour mieux les accueillir ici, et prit délicatement l’une des plantes ensorcelées, en l’entourant de ses longs doigts pâles. Une ombre de sourire passa sur ses traits, teinté de méchanceté.

Bientôt, les fleurs recouvrirent chaque maison, chaque rue, chaque fontaine. Et les personnes qui vivaient dans la bourgade sortaient afin de mieux les voir, charmés - aux deux sens du terme - par ce spectacle.

Les enfants se montraient les coquelicots du doigt et les brassaient à pleines mains, ravis, tandis que les adultes, plus réservés, se contentaient de doucement les toucher. Mais même le plus léger des contacts suffisait.

La joie éclaira pleinement l’expression de la fille de l’air. Une joie malsaine, morbide.

L’une de ses semblables, celle qui aidait les artistes et tout particulièrement, les joueurs de violon, se jeta sur elle, outrée.
« Non ! Tu n’as pas le droit de faire ça ! »
Mais Jil la repoussa d’une seule main et la jeta à terre – ou plutôt, sur le toit. Elle se planta devant elle et lui répliqua :
« Pourquoi pas ? Puisque je le veux. »

L’autre sylphide se mit à pleurer, secouée de sanglots comme une petite fille. Certains enfants portaient même plusieurs fleurs aux pétales cinabre et les offraient à leurs parents, enchantés.

Les toits de la ville étaient d’une belle couleur carmin. L’esprit malin fit tournoyer sa fleur amarante entre ses doigts blancs, ce qui formait un contraste sublime, et couva du regard la cité.

Vêtus de tuniques blanches, de vêtements de travail ou même de pyjamas, chacun des habitants de la petite ville grise monta sur le toit de sa maison, afin de se jeter dans le vide, une fleur purpurine à la main.

Et Jil souriait.
« Modifié: 08 août 2014 à 23:29:54 par Ambrena »
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Re : My little red flower
« Réponse #1 le: 26 septembre 2010 à 21:51:00 »
Super histoire noir, "et ils moururent heureux et n'eurent aucun enfants".
Cependant (car il y en a toujours un) même si le coté noir est bien présent  >:D l'importance accordé au fleur me semble toute relative, c'est plus un objet qu'un sujet ici du moins je trouve.
En tous cas si tu écris d'autres choses du même registre je suis lecteur.
L'homme en s'inventant des dieux, s'est aussi inventé des démons.

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Re : My little red flower
« Réponse #2 le: 26 septembre 2010 à 21:57:58 »
Pas de problème ! :)

Un peu dans le même genre, y  a Lienn, aussi, dont tu trouveras le lien dans ma page perso...

C'est vrai que les fleurs sont plutôt un objet qu'un sujet, je peux faire mieux que ça, hein. Mais c'est à Kathya de dire si elle trouve le défi relevé ou pas...

Merci de ta lecture, et surtout de ton commentaire constructif ! :)
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Re : My little red flower
« Réponse #3 le: 26 septembre 2010 à 23:11:41 »
Je t'en pris et je vais lire l'autre tout de suite avant d'oublier.
Est ce que tu l'as posté sur le forum?
« Modifié: 26 septembre 2010 à 23:15:01 par azfboom »
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Re : My little red flower
« Réponse #4 le: 26 septembre 2010 à 23:22:54 »
Oui, oui (pardon de la pub, hein), là.

Merci encore ! ;)

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Re : My little red flower
« Réponse #5 le: 26 septembre 2010 à 23:35:04 »
Bon je sais pas pourquoi mais il préfère que je commente ton texte dans une autre file de discussion donc je vais le faire ici.
J'ai bien aimé celui là aussi même si je le trouve plus poétique et moins cynique que l'autre.
Le thème est intéréssant mais ça me fait beaucoup pensé à une nouvelle "Le portrait" je crois de Po mais je suis pas sur ça fais longtemps que je l'ai lu.
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Re : My little red flower
« Réponse #6 le: 27 septembre 2010 à 00:23:21 »
Bonsoiiiir !

D'abord, chouette défi.

Ensuite, j'aime pas trop le titre. En fait j'aime pas trop à quoi ça me fait penser, ça me fait genre vieux film américain ou une histoire de mauvais goût. Enfin c'est mon impression. Mais j'aurais aimé un titre en français, j'adhère peu à l'idée de titres anglais pour des textes français.

Et j'aime bien les premières phrases. Elles sonnent vraiment bien, pesées.

Mais je décroche avec " c'est ce que pensait...", je déteste ce genre de phrases.

Citer
elle flottait dans la ville comme une fragrance dans le vent.

Chouette !

Citer
C’était pour cela que sa robe arborait la couleur du sang.
Hm les phrases explicatives sont un vrai fléau. Il y a une manière de mieux la tourner ?

J'aime bien le caractère de Jil.

Par contre, je trouve la deuxième partie moins bien niveau intrigue. Je veux dire que je ne suis pas très convaincue par la tournure des événements.

Enfin, en relisant, il aurait fallu amorcer l'effet du sortilège dans les fleurs, comment il agit peu à peu, ses effets. Tu me comprends ? :-¬?

Citer
L’une de ses semblables, celle qui aidait les artistes et tout particulièrement, les joueurs de violon, se jeta sur elle, outrée.
Pas trop top...

On dirait le conte du jeune homme (qui jouait de la flûte) et que les enfants suivaient.

Brefu, dans l'ensemble j'aime bien, c'est chouette comme idée, mais j'aurais plu vu un développement du caractère d'un autre monde, mais sinon c'est un joli texte, et son personnage est plutôt bien, je pensais que ce serait une gentille fille mais j'ai été surprise. Donc je pense que c'est une bonne chose.

Vala  :D


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Re : My little red flower
« Réponse #7 le: 27 septembre 2010 à 14:02:15 »
Citer
On la surnommait parfois « la Fleur Rouge » ou « le Coquelicot » à cause de ses habits, mais également de sa beauté à couper le souffle – et c’était le cas de le dire.
je vois pas en quoi le coquelicot est une beauté à couper le souffle, XD

Citer
Bientôt, les fleurs recouvrirent chaque maison, chaque rue, chaque fontaine. Et les personnes qui vivaient dans la bourgade sortaient afin de mieux les voir, charmés par ce spectacle – aux deux sens du terme.
c'est une pub textuelle pour Flower de Kenzo ?

J'aime bien l'idée. Non j'aime beaucoup. Mais je trouve que tu répètes assez souvent les mêmes détails (tous les contrastes, la description des fleurs sur les toits), du coup ça donne moins de force au texte, je trouve. Faudrait dynamiser et raccourcir un peu, je pense. Et ça rendrait bien mieux. Viser la chute inévitable, l'attraction des personnages pris sous son pouvoir, bref aller plus vite, condenser un peu tout ça. Enfin ce n'est que mon avis bien sûr ^^
« Modifié: 27 septembre 2010 à 14:31:28 par ernya »
"La beauté sera comestible ou ne sera pas."
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Re : My little red flower
« Réponse #8 le: 27 septembre 2010 à 14:22:39 »
Moi non plus, je n'aime pas trop le titre. Une traduction dans le brut en français passe, mais ce serait pas particulièrement original.
Attention, je chipote. Et attention, j'ai pas mis les quotes (la flemme !) alors ton texte est dessus et mon commentaire dessous. Simple non ?

l’humeur vagabonde
j'aime bien

mais également de sa beauté à couper le souffle – et c’était le cas de le dire.
artificiel

Légère et insaisissable, elle flottait dans la ville comme une fragrance dans le vent.
:]

Elle ne savait pas d’où venaient ses traits asiatiques, curieux dans la cité occidentale où elle habitait. Mais peut-être était-ce là le secret, la lubie de son créateur.
Inutile ? Par rapport au reste I mean.

En effet, les filles de l’air ne naissaient pas du néant, non. Il s’agissait d’idées qui avaient été ensuite oubliées, abandonnées, et qui avaient ensuite mystérieusement pris vie.
Fort explicatif. Tu pourrais intégrer l'idée en poétisant +

Jil, elle, s’était instaurée en tant que gardienne des âmes en peine. Autrement dit, des suicidés.
C'est marrant parce que j'associe pas âme en peine aux suicidés. Donc le 'autrement dit' est un peu rapide.

Calembredaines que tout cela !
lourd, même si j'aime bien calembredaines. Supprimer "que tout cela" ?

Un sortilège pourrait sans doute permettre ces actes.
"ces"... lourd... !

Les fleurs tombaient du ciel, régulières et droites comme des « i », tige de sinople et corolle pourpre.
Moi aussi j'ai pensé à la pub pour Kenzo ^^

La couleur vive des fleurs au cœur écarlate tranchait considérablement par rapport à l’environnement urbain et y apportait une note de gaieté, mais aussi de violence.
trop pragmatique

Let prit délicatement l’une des plantes ensorcelées, en l’entourant de ses longs doigts pâles.
love it

Et les personnes qui vivaient dans la bourgade sortaient afin de mieux les voir, charmés par ce spectacle – aux deux sens du terme.
lourd aussi

L’esprit malin fit tournoyer sa fleur amarante entre ses doigts blancs, ce qui formait un contraste sublime, et couva du regard la cité.
Un point avant de couvrir du regard la cité ? J'aime bien les deux parties de la phrase mais je trouve que séparément elles auraient plus de force.

une fleur purpurine à la main
ma foi, j'ai déjà vu cet adjectif dans un poème du BT5... Coïncidence ?



J'ai bien aimé. Etant donné qu'il s'agit de fleurs, je pense que tu pourrais alléger davantage et contraster justement, non seulement dans les couleurs, mais dans le texte lui-même entre la légèreté des mots employés, des tournures et le contenu (tous ces gens qui tombent :o). La fin n'est pas triste à proprement parler mais j'ai bien aimé l'ambiance qui se dégage du texte et l'idée du début d'une apocalypse florale. Hop.

Hors ligne Niitza

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Re : My little red flower
« Réponse #9 le: 27 septembre 2010 à 19:19:16 »
J'ai bien aimé. Surtout la dimension poétique de certains passages - et les déclinaisons autour de l'adjectif rouge, ça élargit mon vocabulaire :mrgreen:

Pour ce qui est du défi, je trouve comme d'autres que le texte n'est pas vraiment triste à proprement parler. Il est sérieux, peut-être, mais on n'en ressort pas particulièrement affligé. Peut-être parce qu'on suit le point de vue (légèrement dérangé) de Jil ? Comme elle n'éprouve elle-même aucune tristesse, le ton du texte n'inspire pas non plus ce sentiment.

Quelques petites remarques sinon :

D’en haut, tout semblait toujours flou. Étranger. Autre.

C’est ce que pensait la jolie Jil, vêtue de son éternelle petite robe vermeille, ses pieds nus pendants dans le vide.
J'aurais mis le premier verbe au présent, puisque ce sont les pensées du personnage. Sans que je sache pourquoi, l'imparfait me gêne quand associé avec celui de la phrase suivante.
Pendant sans S, il me semble : comme il y a "dans le vide" après, c'est le participe présent (invariable) et non l'adjectif. Je crois.

Il s’agissait d’idées qui avaient été ensuite oubliées, abandonnées, et qui avaient ensuite mystérieusement pris vie.
Répétition. Je pense que je premier n'est pas vraiment nécessaire.

Et c’était là la faute du nouveau prêtre. En dépit de ses sommations, les fidèles l’ignoraient et choisissaient de continuer à vivre, car c’était soi-disant un péché que de mettre fin à ses jours.
Passage un peu trouble. On comprend grâce au contexte que les possessifs et pronoms se réfèrent à Jil, mais en raison de la phrase, on aurait plutôt tendance à les raccorder au prêtre, ce qui est contradictoire. Ah, si le français avait la même distinction que l'anglais ou l'allemand... ^^

Un sortilège pourrait sans doute permettre ces actes.
Mh. Le mot m'a fait tiquer. On a l'impression que tu as eu du mal à trouver un terme approprié et t'es décidée pour le "moins pire".

La couleur vive des fleurs au cœur écarlate tranchait considérablement par rapport à l’environnement urbain et y apportait une note de gaieté, mais aussi de violence.
Sur ? Ce serait plus léger. Et je trouve comme Zach que l'expression "environnement urbain" a sa place dans un texte de géo, pas ici.

Une ombre de sourire passa sur ses traits, teinté de méchanceté.
J'accorderais au féminin avec ombre. Mais c'est peut-être tout à fait personnel.

Mais Jil la repoussa d’une seule main et la jeta à terre – ou plutôt, sur le toit.
"la jeta au sol" permettrait d'éviter la parenthèse explicative qui rend la phrase un peu lourde. Non ?

Sinon, plusieurs fois des termes comme "malin" "malice" "malveillant" reviennent et... comme ils ne sont pas fréquents dans notre langue, ça fait un peu répétitif.
Und meine Seele spannte
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Re : My little red flower
« Réponse #10 le: 28 septembre 2010 à 12:13:53 »
Citer
Elle pouvait persuader quiconque de se donner la mort, savait voler dans les airs et était capable de se déplacer à la vitesse de la pensée.
Je trouve que cette énumération explicative casse un peu l'effet du texte. ^^"

Pour le défi je te l'accorde, car de mon point de vue il suffit d'écrire un texte avec l'intention de remplir les contraintes pour relever un défi, le principe étant de se laisser porter par d'autres courants... Cependant, il manquait la tristesse, vu que tu précises que Jil' offre aux suicidaires leurs derniers sourires, ils sont donc "contents" enfin satisfaits de se donner la mort. Le seul personnage triste est celui qui veut stopper Jil', mais celui-ci semble sorti de nulle part, donc bon, son emprise sur la trame de l'histoire est plutôt faible.

J'ai aussi préféré la première partie, le rythme de la seconde me semble un peu déséquilibré entre le temps consacré aux fleurs et la brièveté de la fin.

Mais bon texte en tout cas ! ^^
(Même s'il reste des petites fautes par-ci par-là...)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
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Re : My little red flower
« Réponse #11 le: 18 mars 2011 à 10:12:11 »
Un petit jogging sympa, mais je trouve qu'on dirait un peu trop un synopsis, il faudrait lui rajouter de la chair pour qu'on s'y sente, comme tu le fais d'habitude dans tes textes.
L'idée est cool, mais j'ai eu l'impression de la lire en accéléré, c'est dommage !

Dans le détail :

Citer
ses pieds nus pendants dans le vide
pendant, non ?

Citer
elle se livrait toute entière
tout entière

Citer
En effet, les filles de l’air ne naissaient pas du néant, non. Il s’agissait d’idées qui avaient été ensuite oubliées, abandonnées, et qui avaient ensuite mystérieusement pris vie.
Oh, cool, l'idée ! :)

Citer
Elle était le dernier sourire de ceux qui montaient sur les toits pour que leur vie cesse enfin, le rayon de soleil de ceux qui s’empoisonnaient, le rire glacial de ceux qui s’étaient tranché les veines.

C’était pour cela que sa robe arborait la couleur du sang.

Peut-être que celui qui l’avait imaginée avait ensuite rejoint la longue cohorte de ceux qui attentaient à leur propre vie…
ça fait quand même beaucoup de "ceux qui"

Citer
Et c’était là la faute du nouveau prêtre. En dépit de ses sommations, les fidèles l’ignoraient et choisissaient de continuer à vivre, car c’était soi-disant un péché que de mettre fin à ses jours.
Dit comme ça, on dirait que "ses" sommations sont celles du prêtre, du coup ça fait bizarre, parce qu'on comprend "en dépit des sommations du prêtre, ils voulaient vivre", genre incitation au suicide plutôt ratée xD

Citer
Par un splendide jour d’été, un véritable nuage de coquelicots s’abattit sur la ville, sous le ciel d’azur. Les fleurs tombaient du ciel, régulières et droites comme des « i », tige de sinople et corolle pourpre.
Y avait pas une pub pour un parfum avec une scène comme ça ? xD

Citer
charmés par ce spectacle – aux deux sens du terme.
De quel terme ? Je suppose que c'est charmé, mais dit comme ça on dirait que ça porte sur spectacle

Citer
L’autre sylphide éclata en sanglots, terrassée par le chagrin.
ça fait un peu mélodramatique, si je peux me permettre...

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : My little red flower
« Réponse #12 le: 18 mars 2011 à 10:22:44 »
@ Milora :
Merci pour tes corrections et ton commentaire ! :)

Alors, les quelques fautes qui traînent, je vais leur régler leur compte vite fait.

Pour l'anaphore en "ceux qui", c'était fait exprès, mais sans doute que c'est lourd, en effet.

Je ne sais pas comment corriger le problème de syntaxe avec les "sommations", mais je vais essayer.

Oui, scène de la pub Kenzo, je l'avoue. Elle m'a inspiré le texte, en fait.

Je vais modifier la place "tous les sens du terme" parce que oui, c'est "charmé".

C'est pas faux - si, si, je sais ce que veut dire "mélodramatique", merci !


@ Kathya :
C'est vrai que c'est un peu explicatif, tu as raison... Mais aussi, c'est un jogging, et il est donc un peu lourd par moments, logiquement. Je suis contente d'avoir relevé le défi, en tout cas !

Merci pour ta lecture et ton commentaire. ;)


@ Niitza :
Je vais voir ce que je peux faire pour ce que tu relèves, surtout les fautes de style.

Ensuite, j'ai du mal aussi à ne pas être répétitive. Y a aussi certaines choses, comme "l'environnement urbain", que je ne sais désigner autrement, même si je suis d'accord pour dire que c'est un peu géographique.

Par contre, les répétitions, comme celle de "ensuite", sont tout à fait gérables et merci de me les signaler !

Merci d'avoir lu et commenté ! ^^


@ Zach :
Le titre en français me semblait plat, donc j'ai traduit. Mais peut-être que du coup, c'est encore plus plat. xD

Je suis contente que tu aies bien aimé l'idée générale, mais tu as raison, c'est lourd. Par contre, je ne sais pas trop comment modifier ce que tu m'indiques, en fait...

Et sinon, oui, y a des détails qui servent à rien, ou que je pourrais étoffer. Je verrai si je peux pas faire une V2. Genre la fille japonaise c'est parce que je voulais en faire un Yokai, au départ, et puis c'est tombé à l'eau.

Je te remercie pour ta lecture et pour ton commentaire. :D


@ Ernya :
La beauté à couper le souffle, c'est celle de la fleur, surtout. Pas tant le coquelicot, lol.

Ma parole, tout le monde a pensé à la pub, mdr.

Merci pour ton avis !


@ Plume :
Je vais peut-être changer de titre, alors... Tu argumentes bien.

C'est vrai que parfois, c'est trop explicatif... Je vais tenter d'améliorer ça.

Heureuse de t'avoir surprise, en tout cas.

Et merci ! :)
« Modifié: 18 mars 2011 à 10:39:03 par Ambrena »
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La Fleur Rouge
« Réponse #13 le: 27 janvier 2012 à 13:31:44 »
Voici une deuxième version de ce texte. ^^ N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.


La Fleur Rouge

D’en haut, tout semblait toujours flou. Etranger. Autre.

C’est ce que pensait la jolie Hua, vêtue de son éternelle petite robe vermeille, ses pieds nus pendant dans le vide. Assise sur l’un des toits d’ardoise fine, elle se livrait tout entière à ses pensées, l’humeur vagabonde.

On la surnommait parfois « la Fleur Rouge » ou « le Coquelicot » à cause de ses habits, mais également de sa beauté à couper le souffle – et c’était le cas de le dire.

Car Hua était ce que l’on appelait une fille de l’air. Une idée, juste une idée ; mais qu’on avait posé là, sans la fixer, triste et malheureuse, et puis que l’on avait oubliée. Légère et insaisissable, elle flottait dans la ville comme une fragrance dans le vent – aussi douce et dangereuse qu’un gaz de ville en liberté dans une maison. Libre, libre et mauvaise. Elle avait choisi les coquelicots comme emblèmes, mais ce n’était qu’un caprice. C’aurait pu être les fraises, c’aurait pu être le sang. Elle aimait à voir s’enfuir la vie des veines de ses favoris. N’importe quel objet rouge aurait pu faire l’affaire. C’était comme ça.

Elle ne savait pas d’où venaient ses traits asiatiques, curieux dans la cité occidentale où elle habitait. Mais c’était là le secret, la lubie de son créateur. Sans doute voulait-il créer une adorable fée chinoise, avant de se rendre compte que cela n’existait pas ; ou bien que si c’était possible, les recherches seraient trop complexes à mener pour lui. Elle n’en avait aucune idée, et ne voulait pas non plus en savoir trop, de toute manière, pour ne pas tuer la magie de sa propre histoire – de l’histoire qu’elle s’était réécrite, réinventée, recréée.

Son vrai créateur, c’était un paresseux. Sinon, il ne l’aurait pas abandonnée, il aurait écrit son histoire, ou bien il l’aurait chantée, ou dessinée, ou peinte, ou même racontée à l’oral. Au lieu de quoi, il l’avait ainsi laissée en pâture au vide. Et voilà qu’elle était condamnée à cette autre vie ; à cette demi-vie, ni vraie ni mensonge ; ni réelle, ni fiction. Elle le haïssait. Toutes les filles de l’air n’avaient pas eu cette réaction-là ; elle, si.

Certaines vivaient auprès des écrivains en plein labeur, d’autres inspiraient les musiciens ou les peintres. Hua, elle, s’était instaurée en tant que gardienne des âmes en peine. Enfin, c’était ce qu’elle, elle affirmait. Les autres sylphides, plus brutalement, persiflaient qu’elle s’occupait des suicidaires – et allaient même jusqu’à insinuer qu’elle les poussait à l’acte. C’était sans doute vrai. Elle aimait voir le sang couler, les fleurs rouges s’échapper des veines de ceux qui s’étaient eux-mêmes condamnés.

Elle était le dernier sourire de ceux qui montaient sur les toits pour que leur vie cesse enfin, le rayon de soleil de ceux qui s’empoisonnaient, le rire glacial de ceux qui s’étaient tranché les veines.

C’était pour cela que sa robe arborait la couleur du sang.

Peut-être que celui qui l’avait imaginée, cet étudiant nonchalant dont elle ne savait presque rien, avait ensuite rejoint la longue cohorte des malheureux qui attentaient à leur propre vie… Comment le savoir ?

Elle pouvait persuader quiconque de se donner la mort – si le terrain lui était propice pour y semer ses graines pernicieuses et les y faire éclore. Elle était capable de se déplacer à la vitesse de la pensée, au sein des les pensées elles-mêmes.

Mais, malgré tous ses pouvoirs, elle n’était pas satisfaite de sa condition.

Depuis peu, les suicides devenaient rares au sein de la ville. Et c’était là la faute du nouveau prêtre. En dépit des sommations d’Hua, les fidèles l’ignoraient soigneusement, respectueux de leur foi nouvelle. Ils osaient l’ignorer, elle ! Et ils choisissaient au contraire de continuer à vivre, aussi empressés que des moutons stupides, car c’était soi-disant un péché que de mettre fin à ses jours.

Pfff… Sottises, calembredaines et inepties, voilà. Ce prêtre, cette religion n’avaient rien compris. Ils ne savaient pas la lourde langueur d’un bain chaud – le tout dernier. Ils ignoraient tout de la poésie d’une arme à feu que l’on contemple, songeur, avant d’enfin se décider. Ils ne connaissaient pas la mélancolie devant les rails, la tentation de faire un pas, juste un ; la crispation face au vide, suivie de l’élan final…

Si seulement elle pouvait se concentrer, faire fi des barrières mentales de ces gens et les convaincre, comme avant, de rejoindre la mort…

Un sortilège pourrait sans doute permettre tout cela. Ce pourrait même être assez amusant.

Et sur le visage aux lignes aristocratiques de Hua, un sourire vermeil finit par éclore, peu à peu.

*

Par un splendide jour d’été, un véritable nuage de coquelicots s’abattit sur la ville, sous le ciel d’azur. Les fleurs tombaient du ciel, régulières et droites comme des « i », tige de sinople et corolle pourpre.

La tête levée vers elles, Hua les contemplait, debout sur les toits grisâtres. La couleur vive des fleurs au cœur écarlate créait une rupture par rapport au gris de la ville, des rues, des caniveaux sales et ternes. Elle y apportait une note de gaieté, mais aussi de violence.

La créature imaginaire étendit la main, comme pour mieux les accueillir ici, et prit délicatement l’une des plantes ensorcelées, en l’entourant de ses longs doigts pâles. Une ombre de sourire passa sur ses traits, teintée de méchanceté.

Bientôt, les fleurs recouvrirent chaque maison, chaque rue, chaque fontaine. Et les personnes qui vivaient dans la bourgade sortaient afin de mieux les voir, charmés - aux deux sens du terme - par ce spectacle.

Les enfants se montraient les coquelicots du doigt et les brassaient à pleines mains, ravis, tandis que les adultes, plus réservés, se contentaient de doucement les toucher. Mais même le plus léger des contacts suffisait.

Une grande gaité éclaira pleinement l’expression de la fille de l’air. Une joie malsaine, morbide, envahit chacune des fibres de son être éthéré.

L’une de ses semblables, Viola, se dressa contre elle, outrée. Oh, la pureté de sa colère et des fleurs d’améthyste dans ses cheveux. Une fois de plus, Hua lui ferait du mal – tant pis pour elle.

Gentille Viola. Elle avait été créée par une artiste, comme beaucoup de filles de l’air ; c’était une charmante joueuse de violon, auquel il était arrivé un grand malheur. Après la trahison, la brisure, la blessure secrète, elle n’avait plus jamais touché à un instrument. Mais la chanson qu’elle composait à l’époque parlait d’une jeune fille aux yeux de violette et aux cheveux ornés de ces fleurs ; et délaissée, la créature avait abandonné sa génitrice brisée, malgré la pitié qu’elle lui inspirait, et avait décidé de se consacrer aux autres gens à qui cela était arrivé aussi. Elle n’avait pas réussi à soulager la peine de son humaine, mais peu importe : elle essaierait avec d’autres.

Viola aimait les femmes – mais aussi les filles, les enfants, les adolescents brisés par ce chagrin particulier, et même les hommes adultes, moins nombreux, qui étaient aussi concernés ; c’était elle qui leur chuchotait à l’oreille que la vie était belle, qu’ils n’étaient pas sales mais qu’ils avaient été salis, que leur existence avait toujours un sens. Souvent, Hua la laissait agir, parce qu’elle aimait qu’on la combatte et qu’on lui arrache ses proies. Il lui en resterait toujours assez, après tout.

Et évidemment, cette fois encore, l’innocente artiste était révoltée par les actes d’Hua. 

« Non ! Tu n’as pas le droit de faire ça ! »

Elle tenta de faire naître des violettes de ses mains aux poignets marbrés de marques écarlates – elle aussi, c’était une enfant des fleurs. Fébrile, elle les posta contre les coquelicots féroces, comme un rempart dérisoire. Puis, lorsqu’elle comprit que cela ne suffirait pas, elle se jeta sur l’autre fille de l’air, pour la blesser, la griffer.

Mais Hua la repoussa d’une seule main et la jeta à terre – ou plutôt, sur le toit. Rien ne se rapportait au véritable sol nourricier, là où elles évoluaient ; elles n’étaient pas de vraies fées ce la nature : juste des symboles délités, des idées inabouties. À cette pensée, la rage l’envahit de nouveau. Elle se planta devant la faible Viola et lui répliqua :

« Pourquoi pas ? Puisque je le veux. »

L’autre sylphide se mit à pleurer, secouée de sanglots comme une petite fille. Certains enfants portaient même plusieurs fleurs aux pétales cinabre et les offraient à leurs parents, enchantés.

Les toits de la ville étaient d’une belle couleur carmin. L’esprit malin fit tournoyer sa fleur amarante entre ses doigts blancs, ce qui formait un contraste sublime. Elle couva du regard la cité, d’un regard tendre, presque amoureux.

Vêtus de tuniques blanches, de vêtements de travail ou même de pyjamas, chacun des habitants de la petite ville grise monta sur le toit de sa maison, afin de se jeter dans le vide, une fleur purpurine à la main.

Et Hua souriait, souriait, souriait.
« Modifié: 27 janvier 2012 à 13:39:39 par Ambrena »
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Re : La Fleur Rouge
« Réponse #14 le: 30 janvier 2012 à 14:13:51 »
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Assise sur l’un des toits d’ardoise fine, elle se livrait tout entière à ses pensées, l’humeur vagabonde.
je pige pas trop le "tout entière à ses pensée"
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On la surnommait parfois « la Fleur Rouge » ou « le Coquelicot » à cause de ses habits, mais également de sa beauté à couper le souffle – et c’était le cas de le dire.
comme la première fois, je trouve que le" beauté à couper le souffle" se justifie pas. Une fille canon, j'appellerais pas ça une fleur rouge. Enfin, je sais pas, je trouve ça cliché de parler de "beauté à couper le souffle"

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Libre, libre et mauvaise.
pas convaincue par la reprise. Surtout qu'on avait "liberté" juste avant

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Elle aimait à voir s’enfuir la vie des veines de ses favoris.
les deux compléments du nom à la suite, c'est lourdingue quand même

 
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Sans doute voulait-il créer une adorable fée chinoise, avant de se rendre compte que cela n’existait pas ; ou bien que si c’était possible, les recherches seraient trop complexes à mener pour lui.
le "ou bien que si " est lourd et bof correct, non ?

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de l’histoire qu’elle s’était réécrite, réinventée, recréée.
mouais c'est la même chose...

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Son vrai créateur, c’était un paresseux.
parce qu'il y en a un faux ? ???

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Pfff… Sottises, calembredaines et inepties, voilà.

je suis pas du tout convaincue par le ton de ton texte en fait. Je trouve tous les "pff" "voilà" "réaction-là" assez lourds, on se demande ce qu'ils font là en fait. Et je suis encore moins convaincue par les passages dico des synonymes :P

 
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Ils ne savaient pas la lourde langueur d’un bain chaud – le tout dernier.
niveau construction, ça me laisse perplexe. Savoir la langueur d'un bain ? ???

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La couleur vive des fleurs au cœur écarlate créait une rupture par rapport au gris de la ville, des rues, des caniveaux sales et ternes. Elle y apportait une note de gaieté, mais aussi de violence.
je pense qu'on le voit tous comme ça. Le dire explicitement casse tout, je trouve.

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Bientôt, les fleurs recouvrirent chaque maison, chaque rue, chaque fontaine. Et les personnes qui vivaient dans la bourgade sortaient afin de mieux les voir, charmés - aux deux sens du terme - par ce spectacle.
bof pour le "aux deux sens du terme". Fais un peu confiance à ton lecteur, lui commente pas ton texte.

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Les enfants se montraient les coquelicots du doigt et les brassaient à pleines mains, ravis, tandis que les adultes, plus réservés, se contentaient de doucement les toucher.
ça doit être la place de "doucement" qui fait ça mais la formulation "se contentaient de doucement les toucher", je trouve ça faussement poético-précieux.

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Une grande gaité éclaira pleinement l’expression de la fille de l’air. Une joie malsaine, morbide, envahit chacune des fibres de son être éthéré.
trop d'adjectifs. T'es trop dans l'apparence, l'extérieur, montre-la nous de l'intérieur. "être éthérée" ça me parle pas pas du tout, "éclaira pleinement" non plus. J'ai l'impression que tu rajoutes des mots assez vides, qui se présentent comme "poétiques" mais qui sont du coup dénués de ressenti.

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Oh, la pureté de sa colère et des fleurs d’améthyste dans ses cheveux.
le "oh" est complètement incongru.

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Une fois de plus, Hua lui ferait du mal – tant pis pour elle.
le "tant pis pour elle" est de trop, je trouve. Enfin je vois une gamine, pas une fille capable de charmer les gens, ça casse un peu le truc quand même.

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Et évidemment, cette fois encore, l’innocente artiste était révoltée par les actes d’Hua. 

« Non ! Tu n’as pas le droit de faire ça ! »
ce genre de phrases, je trouve que ça fait quand même vachement répliques de mauvais mangas/animes avec moult cris débiles de filles aux cheveux roses

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Elle tenta de faire naître des violettes de ses mains aux poignets marbrés de marques écarlates – elle aussi, c’était une enfant des fleurs. Fébrile, elle les posta contre les coquelicots féroces, comme un rempart dérisoire. Puis, lorsqu’elle comprit que cela ne suffirait pas, elle se jeta sur l’autre fille de l’air, pour la blesser, la griffer.
tu pourrais pas nous mettre un peu plus de dynamisme dans cette scène ? c'est mou du genou !

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Mais Hua la repoussa d’une seule main et la jeta à terre – ou plutôt, sur le toit. Rien ne se rapportait au véritable sol nourricier, là où elles évoluaient ; elles n’étaient pas de vraies fées ce la nature : juste des symboles délités, des idées inabouties.
j'ai pas compris la deuxième phrase

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À cette pensée, la rage l’envahit de nouveau. Elle se planta devant la faible Viola et lui répliqua :

« Pourquoi pas ? Puisque je le veux. »
en effet, cette réplique respire la rage :-¬?

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L’esprit malin fit tournoyer sa fleur amarante entre ses doigts blancs, ce qui formait un contraste sublime.
encore une fois t'es dans le commentaire pas dans la narration elle-même

Le prénom est mieux (Jil, ça faisait bizarre quand même). Mais je trouve que ça manque quand même de rythme. Disons qu'on voit la scène à 20 km, on peut pas se sentir dedans, la moitié du temps tu es dans le commentaire de ce qui se passe et non dans ce qui se passe vraiment. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. Je ressens pas du tout l'angoisse de Viola par exemple, leur "combat" me semble complètement faux, tous les gens de la ville se font ensorcelés quand même ! Je trouve qu'on ressent pas du tout ça, pas d'angoisse, pas de tension, pas de triomphe même de la part de Hua. Pourtant c'est pas comme s'il se passait rien ! Mais j'ai l'impression de voir la scène de très très très loin, de pas du tout être dedans.
Voilà désolée de pas être plus enthousiaste :-[
« Modifié: 30 janvier 2012 à 14:19:31 par ernya »
"La beauté sera comestible ou ne sera pas."
Salvador Dalí.

 


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