Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

13 décembre 2019 à 10:51:34

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » Les mystères de la forêt profonde

Auteur Sujet: Les mystères de la forêt profonde  (Lu 174 fois)

Hors ligne O.deJavel

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Les mystères de la forêt profonde
« le: 07 novembre 2019 à 05:59:35 »
Les mystères de la forêt profonde



     Les grands espaces ont ceci de particuliers, qu’ils sont un appel à l’aventure. J’avais à l’époque vingt-quatre ans. À cet âge, j’étais épris d’un puissant désir de liberté, un désir qui ne m’a d’ailleurs jamais complètement quitté.
     C’est pourquoi, mon job me plaisait tant. Il consistait à parcourir la grande forêt, celle située au Nord du lac Supérieur, dans la région de Thunder Bay. En termes simples, on me payait pour monter aux arbres et mesurer la croissance des oisillons dans les nids. Ma technique de grimpe m’avait valu d’être affecté aux oiseaux de proies, les faucons et les aigles pêcheurs en particulier. J’admirais ces maîtres du ciel pour leur courage, car au contraire de ce que l’on peut croire, la vie d’un oiseau de proie est une calamité. La pitance se gagne au prix d’efforts extrêmes, et de danger aussi. Demandez à un balbuzard mâle ce qu’il pense de la vie après une semaine de pluie, alors que la surface de l’eau est ridée en permanence et qu’il doit pêcher à vue pour nourrir une femelle bloquée avec ses oisillons.
     Cet été là, je découvris cette région magnifique que le groupe des Sept a immortalisé en peinture. Une forêt immense, ponctuée de grands pins de plus de 90 pieds. Sa profondeur est telle qu’à certains endroits, la faune ne craint pas les humains. L’animal fige et observe.
     Dans cette région, un arbre mort est appelé un stump. Certains oiseaux de proies y nichent dans des cavités, d’autres se construisent des plateformes. Chaque espèce a sa méthode. Je parcourais quotidiennement un itinéraire tracé à l’avance, afin de me rendre aux points de nidification connus, et j’ajoutais ceux que je découvrais en route. Des bivouacs de deux ou trois jours, sans plus. On m’avait également affecté à un circuit d’hirondelles, de celles qui nichent à même les barrages de castor ou dans les sables de ces anciennes moraines abandonnées suite à la fonte des glaciers. Petit travail facile, une mesure et hop, on continue.

Une fois, au moment de me coucher, je découvris un hirondeau dans ma poche.

     Nous sommes parfois l’horreur de l’autre.

     À ma décharge, je dirais qu’un ours était responsable de ce gâchis. J’appris à la dure ce jour-là. Toujours regarder à deux fois avant d’explorer une digue de castor.

     Oui, l’autre peut parfois être notre horreur.

     Dans ces contrées, les nuits d’avril sont frigides. L’humidité sous la tente vous tue. Dès l’aurore, il fallait lever le camp et reprendre la marche, ce qui nécessitait de s’orienter selon les règles de l’Art. Pointer un objectif, une crête, la rondeur de la prochaine colline, un grand pin dominant l’horizon, ou suivre un ruisseau, une rivière, enfin il fallait toujours se constituer une chaîne de repères, question de pouvoir revenir, bien entendu. À cette époque, nous ne disposions de rien d’autre que d’une carte topographique 1:250 et d’une boussole. Marcher sans se perdre était un travail de tous les instants.

     Rien à comparer avec aujourd’hui. Les radios de toutes sortes et les technologies de positionnement satellites ont sonné le glas de la forêt profonde, et de son mystère.

     La nature est maintenant une autoroute traversée par des bavards aveugles, frustrés de ne pas pouvoir immédiatement Facebooker leur petit exploit.

     Or un jour, il m’arriva ce que tous les travailleurs de la forêt redoutent.

Se perdre.



     Je réalisai, comme on reçoit un coup de masse sur le front, que je ne savais plus où j’étais. J’avais franchi cette dénivelée sur la carte pour ensuite arriver à un plat où devait se trouver un lac formé par une digue de castor. Mais... de l’autre côté, il n’y avait rien. Pire encore, la crête derrière moi n’était plus visible. La journée étant pluvieuse, je n’avais aucune idée de la position du soleil pendant ma descente. Pointer en sens inverse ne servait à rien, parce que je ne savais plus où j’étais par rapport à ma chaîne de repères. À cause de la pluie, j’avais dérivé sans tenir mon cap, certain que la courbe naturelle du terrain allait me guider naturellement vers ce lac. Grave erreur. Je me retrouvai alors en terrain plat, boisé dense, sans même savoir d’où je venais.

Un état de pur panique.

Instantané.

     Si à ce moment de la lecture vous avez envie de me dire, « Tu aurais pu faire ceci ou dû faire cela » ,c’est que vous ne connaissez pas la forêt. Se perdre, ce n’est pas, ne plus savoir où on est, se perdre est un état d’esprit.

C’est l’état d’être perdu. Cela ne s’explique pas.

     Dans cet instant, on est immédiatement assailli par ce qu’il y a de plus laid en soi. L’une de ces infamies est la vanité froissée qui est elle-même la gardienne de quelque chose d’encore plus laid, la honte de l’impuissance. Le bavardage tonitruant de ces deux nymphes de la forêt crée une confusion qui vous possède complètement. Cet état de conscience altérée est difficile à mémoriser. Ce dont je peux me souvenir, c’est d’avoir tourné en rond pendant plusieurs minutes, hors d’haleine, jusqu’à ce que ma botte de caoutchouc me fasse si mal qu’il devienne urgent de la retirer et... de poursuivre mon errance dans la folie. Je me rappelle qu’à travers le beuglement des nymphes, une voix, la mienne, s’était mise à murmurer :

« Il est temps de te déclarer perdu... »

     Coup d’œil autour. Brève recherche, la botte était là, par chance. Assis sur un tronc, je tentai de me défaire de ces démons intérieurs. À regret, j’en vint à la conclusion qu’il fallait admettre que...

Çà fout les j’tons. Ça confronte.

...que je suis perdu.

     Seul sous les cordes de pluies, je fis tout ce que je pus pour ne pas céder à nouveau à la confusion. Les paroles de Lawrence, le vieil Algonquin du camp de base me revinrent en mémoire : « If you get lost, do what I told you, but don’t wait... cause you’l never come back to tell your story » m’avait-il dit, en me reprochant d’être trop jeune pour ce job. (Si tu te perds, faits comme je t’ai dit, mais n’attends pas, car sinon, tu ne reviendras pas pour raconter ton histoire). Je m’activai donc comme il me l’avait conseillé. Je fis humblement l’inventaire de ce que je possédais. Dans ces circonstances, la moindre ficelle trouvée dans le creux d’une poche peut être utile. Et puis, cet exercice requière de la concentration. Ça calme. Le véritable enseignement de Lawrence était là.

     Ainsi en va-t-il de la vie. Si à un moment donné vous vous sentez désemparé, marquez d’abord un temps d’arrêt. Assoyez-vous et faites votre inventaire. Acceptez humblement le fait que vous êtes tombé dans un piège de l’esprit.

Mais rappelez-vous ceci : vous avez le pouvoir de vous ressaisir.

    Lawrence m’expliqua par la suite que cette puissance intérieure vient d’un lieu mystérieux, d’un espace intime, où il n’y a plus de vanité, plus d’orgueil, plus de manigances pour attirer l’autre dans sa prairie verdoyante, plus de précipice où se débarrasser des emmerdeurs. Il n’y a que l’acceptation de ce qui est, et cela bien entendu, inclut de regarder droit dans les yeux le visage de sa propre fin.

C’est dans ce lieu que réside le mystère de notre forêt profonde.

     Bien entendu, si vous lisez ce texte, c’est que j’ai retrouvé mon chemin. Après avoir consommé quelques provisions, je repris le contrôle de ma chaleur corporelle. C’est à ce moment que le miracle se produisit. Délivré du tremblement, j’aperçus quelque chose d’anormal sur cette gaufre délavée qu’était devenue ma carte topographique. Ce symbole vert... en forme de nénuphar. Généralement, il vient par flopées, pour marquer l’étendue d’un marécage. Mais cette fois, j’en découvris un tout petit, perdu, seul comme moi. Il indiquait la présence d’un étang boueux minuscule qui reposait assez loin au bas de la crête, en terrain plat. Je levai les yeux. Était-il possible que... cette tache de boue d’une cinquantaine de pieds, là devant moi, qu’elle soit...
    Je ne suis pas cartographe, je ne sais pas si on met un symbole sur une carte pour si peu. J’ai vingt-quatre ans et je passe l’essentiel de mon temps à courir les filles. Je mémorise le son de leur voix pendant l’extase. Et dans mes nuits solitaires, je repasse le fil de leurs chants d’amour. Il est parfois discret comme un souffle, parfois plaintif comme une mélopée, mais toujours enchanteur. J’appelle à la douceur de leur peau, à la chaleur de leur gorge et je revois ce mouvement de la tête lorsqu’elles dégagent leurs chevelures, marquant ainsi le signal que ce soir, je serai le bienvenu en elle. Ma seule spécialité à l’âge que j’ai, c’est de savoir apprivoiser la femelle humaine, et accessoirement quelques femelles balbuzards. Alors est-ce que je sais si quelque part, un cartographe a fait des heures sup pour placer ce ridicule petit symbole vert dont tout le monde se fout, pour désigner cette insignifiante flaque de boue perdue au milieu de nulle part et qui, à cause d’un sort malheureux, gît devant moi, exactement devant ce tronc où je suis assis, perdu et seul ?

Je fis le pari que c’était le cas.

     J’aurais alors dérivé au Nord-Ouest. Distrait par la pluie et empêtré dans les buissons épineux, j’aurais dérivé sur l’autre versant pour ensuite marcher en direction opposée à la route prévue. Je pris le temps de considérer ma situation. Une erreur et je risquais de m’enfoncer à tout jamais dans les ténèbres.
    Je repris courage et je pointai finalement la boussole vers le néant, sur la seul foi que mon objectif, ce lac et sa digue de castor, devaient se trouver dans cette direction.

Je me fis confiance.

     En fin de journée, je rentrai tard au campement. Pas d’excuse. J’avais complété tous mes objectifs de la journée. Un manque dans les statistiques de croissance fait toujours mal à une matrice de chiffres. Nous avions beaucoup à faire, je n’étais pas un tire-au-flanc. Dans un campement forestier, la complaisance n’a pas droit de cité. C’est un métier dur, les mecs de la recherche scientifique, surtout les jeunes Ph.D. sont vaniteux et arrogants. Rien de bien original. Mais sur le terrain, malheur à qui montre un signe de défaillance. Et pour celui qui s'égare ? Le bonnet d’âne jusqu’à la fin des temps.
     La procédure quand l’un d’entre nous ne rentrait pas, consistait à approcher un véhicule dans la zone. Il fallait ensuite klaxonner une longue fois à toutes les heures. Dans le silence de la nuit, dans l’écho des montagnes, le bruit voyage très loin. Cette façon de faire avait été mise en place suite au décès d’une jeune femme, une coordonnatrice à la recherche scientifique. L’événement était survenu deux années auparavant. Plutôt aguerrie aux officines du pouvoir, peu familière avec la forêt et sans doute désireuse de prouver qu’elle était des nôtres, elle se retrouva piégée par la nuit. Seule et sans expérience, elle n’avait pu se soustraire au chant des nymphes de la forêt. Elle avait, malgré la consigne, essayé d’avancer dans l’obscurité. Son corps avait été retrouvé au bas d’un torrent. Il portait les marques de ses efforts ultimes pour rejoindre la route. Chutes, fractures, peau lacérée, ses blessures témoignèrent du désespoir de ses dernières heures de vie. Aucun prédateur de la forêt ne l’avait touchée. Les nymphes beuglantes avaient fait le travail elles-mêmes.

Un signal dans les ténèbres est parfois le dernier lien qui garde une personne en vie. Ce peut être un klaxon, ou la voix d’un ami.

     Alors si vous rencontrez une personne désemparée, soyez généreux. Donnez-lui une présence, offrez-lui votre amitié ou indiquez-lui le nom de quelqu’un qui peut l’aider. Il faut le reconnaître, le quotidien de nos vies est aussi cruel que la forêt. Ce qui est triste, c’est que nous persistons à nous mesurer les uns aux autres, à exiger toujours plus avec parfois des conséquences funestes. À l’opposé, croire qu’on a besoin de personne est une grave erreur.

     Ainsi de cette jeune femme qui ne dira plus qui elle est dans ce monde, ni ce qu’elle voulait devenir. Elle ne chantera plus son bonheur dans les bras de l’homme qu’elle aimait.

                                 *                                  *                                  *

     Le soleil venait de se coucher quand je rentrai au camp de base. Je fus évidemment accueilli par le concert de quolibets de mes paires.

Hey Dany Boy ! How come your’ late ? ‘Thou’ got lost  ? We were gonna get goin’ for ya... » ,me lança Chester, du haut de son piédestal personnel.

(Dany Boy, comment ça se fait que t’es en r’tard ? Tu t’es perdu ? On se préparait à aller te chercher... )

    L’homme provoqua le rire général. Lawrence le vieil Algonquin, ne manifesta qu’un sourire oblique. De l’argent changea de main. Chester continua de me haranguer au grand bonheur de tous. Silencieux, je fis un détour par la glacière. Je m’installai ensuite devant lui, une bière à la main. Je pris le temps de renifler sans gêne et de me passer une manche sur le nez. Chester avec son air niais était toujours un spectacle.

You know what Chester... ? Man... You know what ?
— Com’on make me laugh, Townboy. Give it up ! répondit-il.
—  ...You’r really just a fuckin’ hillbilly...


(Tu sais quoi Chester ? Je vais te dire une chose...
— Allez ! Fais-moi rire, pèquenaud... Fais-moi ton cirque, répondit-il.
— Tu n’es vraiment qu’un enculé de montagnard ! )

Je venais de passer le test.

————


« Modifié: 07 novembre 2019 à 06:18:48 par O.deJavel »
Dans la section Textes longs : L’envolée du Constellation

Hors ligne Margault

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : Les mystères de la forêt profonde
« Réponse #1 le: 07 novembre 2019 à 09:42:22 »
C'est un très joli texte, j'ai adoré quelques unes de tes phrases, particulièrement "Se perdre, ce n'est pas ne plus savoir où on est, se perdre est un état d'esprit."

J'aime beaucoup aussi les dialogues de tes personnages en anglais, avec leurs accents et tics de langage bien mis en évidence, mais pourquoi ne pas le faire transparaître aussi dans tes traductions en français ?

Sinon j'aimerais beaucoup lire la suite de ton histoire !

Hors ligne Zaga

  • Tabellion
  • Messages: 33
Re : Les mystères de la forêt profonde
« Réponse #2 le: 07 novembre 2019 à 14:48:33 »
Bonjour O.deJavel,
 Un pseudo plein d'ironie et un texte qui me botte, fort, prenant, écrit avec beaucoup de personnalité et d'expérience de la vie. J'ai un peu pensé à London et à  Paasilinna. Autant dire que c'est un compliment. Outre le sujet et la vérité des analyses psychologiques, j'ai aussi apprécié la maîtrise de l'anglais, le recours original aux italiques, le mot en gras, et le ton général, à la fois profond, humain et désabusé. Des phrases, de temps en temps, qu'on a envie d'encadrer: la première, au début; "La nature est maintenant... petit exploit"; "cette puissance intérieure...sa propre fin".
Deux petites remarques: "frigide", au sens littéral de "froid", est plutôt d'un registre poétique (voulu?); "cet exercice requierT" et non pas requierre.
Moi aussi, arrêté en plein élan, je languis de la suite. Prévue pour bientôt j'espère?
Merci et bravo pour ce texte dans tous les cas.

Hors ligne Champdefaye

  • Calame Supersonique
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    • Le Journal des Coutheillas
Re : Les mystères de la forêt profonde
« Réponse #3 le: 08 novembre 2019 à 18:09:01 »
Je suis d'accord avec les deux commentaires précédents. Un texte intéressant, assez fort, et original. On se retrouve bien dans une ambiance rustique, montagnarde, dure, bucheronne, nature, sauvage, grandiose, dangereuse. Tout cela est réussi.
Mais j'ai relevé pas mal de ce que je considère comme des petits défauts, assez facilement corrigibles, qui nuisent pourtant à la lecture.
Voici, au fil du texte :

 
Citer
Les grands espaces ont ceci de particuliers, qu’ils sont un appel à l’aventure
.
La virgule n'a pas lieu d'être. Le pluriel à particulier non plus.

Citer
. À cet âge, j’étais épris d’un puissant désir de liberté
On est épris d'une femme, pas d'un désir. On est pris d'un désir ou on l'éprouve.

Citer
la vie d’un oiseau de proie est une calamité
je ne pense pas que le mot calamité soir adapté à définir une vie. Une calamité est un malheur qui arrive à un instant donné et d'une durée plus ou moins longue. La vie d'un oiseau est difficile tout le temps.

Citer
. Sa profondeur est telle qu’à certains endroits, la faune ne craint pas les humains. L’animal fige et observe.
Sa profondeur est telle qu’à certains endroits, la faune ne craint plus les humains.
Qu'apporte"L’animal fige et observe" à cet instant du texte ? A la rigueur " l'animal se fige..."

Citer
les sables de ces anciennes moraines abandonnées
y a-t-il des moraines récentes ? et des moraines occupées ?
peut-être : les sables de ces moraines abandonnées par les glaciers.

Citer
Une fois, au moment de me coucher, je découvris un hirondeau dans ma poche.
     Nous sommes parfois l’horreur de l’autre.
     À ma décharge, je dirais qu’un ours était responsable de ce gâchis. J’appris à la dure ce jour-là. Toujours regarder à deux fois avant d’explorer une digue de castor.
     Oui, l’autre peut parfois être notre horreur.
Cette suite de phrases me parait incompréhensible. En quoi est-elle reliée à ce qui précède ou ce qui suit ?

 
Citer
    Dans ces contrées, les nuits d’avril sont frigides.
     Dans ces contrées, les nuits d’avril sont froides.

Citer
     Rien à comparer avec aujourd’hui.
     
     Rien de comparable avec aujourd’hui.

Citer
ont sonné le glas de la forêt profonde, et de son mystère.
la virgule est en trop

Citer
La nature est maintenant une autoroute traversée par des bavards aveugles, frustrés de ne pas pouvoir immédiatement Facebooker leur petit exploit.
J'aime bien "les bavards aveugles" mais pas "leur petit exploit"

Citer
Un état de pur panique.
Un état de pure panique.

L’une de ces infamies est la vanité froissée qui est elle-même la gardienne de quelque chose d’encore plus laid, la honte de l’impuissance.
Un peu compliquée quand même cette phrase !

Citer
jusqu’à ce que ma botte de caoutchouc me fasse si mal qu’il devienne urgent de la retirer et... de poursuivre mon errance dans la folie
j'ai fini par comprendre que le narrateur enlevait sa botte et, dans sa folie, poursuivait sa route sans l'avoir remise, mais il m'a fallu réfléchir.

Citer
. À regret, j’en vint à la conclusion
. À regret, j’en vins à la conclusion

Citer
...que je suis perdu.
...que j'étais perdu.

Le reste du texte n'a pas appelé de remarque particulière.

Je crois cependant qu'il y aurait intérêt à resserrer pas mal le texte.
Comme les autres, j'ai beaucoup apprécié ta description de ce que c'est que d'être perdu.
Le grand nord, les grands arbres, les montagnes, tout ça, cela fait bien sur penser à Jack London. Le modèle de ce genre d'histoire, c'est "Construire un feu", avec son style dépouillé et son vocabulaire simple et précis.

Pour terminer, je pense que ce texte se suffit à lui-même et qu'il n'appelle pas nécessairement de suite.

Merci pour ces mystères.

 


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