Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 juillet 2019 à 08:56:44

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » La vérité est en... retard ( extraits )

Auteur Sujet: La vérité est en... retard ( extraits )  (Lu 57 fois)

Hors ligne Marcel Dorcel

  • Aède
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La vérité est en... retard ( extraits )
« le: 14 juillet 2019 à 02:39:51 »
« Quelque chose, on dirait de l’air. Moins, une attente sans objet, puisque les objets ne font que
dessiner le vide sur lequel ils se détachent. Ce désir, seul, minuscule, mais tenace. Une sorte de
lueur, comme sous une porte. Ou entre les paroles, cette rumeur filtrée qu’on entend parfois, si on
s’arrête. [...] Passage ou frôlement, trace, éclat ou germe –, saisissement. Mais sans rien qui
saisisse qu’une absence si proche. Alors on est là aussi, parce que c’est là. Juste le temps de ne
pas le dire. D’en laisser comme le nimbe sur une page. »

Jacques Ancet

« Etre complètement seul ne signifie rien d'autre qu'être complètement fou.»
Thomas Bernhard

« J’aime la solitude, même quand je suis seul »
 Jules Renard


( Préface de la lutte dans le pavillon aux asthmes )

Sidi chichi ahwah ahwah!!!

Même en Coranie, j'écris.
Allah le sait-il ?
J'ai trahi mon savoir.
Alors, je me suis réfugié dans le peuple des pliés, des occurrences.
Rêveur de lampions dans l’exacte décimale.

On écrit parce que le soleil luxe la nuit.
On écrit, en sueur, les jours qui suivent, des livres.
Le ciel nous cogne la tête et les pieds. On écrit.

On écrit, le cœur léger que l’on accroche au mur, le cœur léger que l’on punaise.
On écrit nu-pieds, dansant le tango.

On écrit sur l’infernale vie, sur l’illusion froide.
Au long ânonnement des faiblesses consenties sur l’échine molle, on écrit.

On écrit sans impressions, pour s’endormir.
On écrit, on dégringole sur les tuiles.
On chavire, on écrit.

On se souhaite bonne nuit, on écrit.
On lutte contre le ventriloque.
Ozone, chronos .
On écrit en se disant si elle me lit, elle aura les yeux rouges. Au lit.

Vénal, on écrit raté.
On écrit derrière le rideau, en avançant le cou.
On écrit , on s’emporte à tout jamais dans une noblesse hautaine.
On écrit, les sens à nu.
On écrit le difficile, sa famine, sa peur, ses courages, l’autre loi qui nous a vus naître.
Le goût des effluves en fil conducteur.
Puis les parties perdues sur l’oreiller, les commotions, Byzance, l’étrangeté.

Césures que l’on déprave.
On n’écrit plus.
L’obscurité suffit.
Il est suffisant d’avoir des nuits à soi , à tuer le silence, à baisser la tête, quitter son pantalon puis s'allonger  les pieds devant.

La pression narrative est dans l’absolu une chose tellement vaine.
Et le délit de mon faciès a un goût tellement merveilleux.

...

Nous sommes l'instant,
l'instant de nous-mêmes.

Nous sommes un rêve à genoux.

...

Je suis saisi aujourd’hui d’une chose, les hommes s’affaiblissent chaque jour.
En introduisant l’effet de la norme, le pittoresque devient le mouvement stagnant.
La forme pleine règne.
Chaque homme se prétend être le propriétaire de toutes les guerres modernes.

...

Il vaut mieux mourir jeune que pas mourir du tout.
Jean-Paul Sade.
Un cousin, sosie éloigné de J.P Sartre.

...

Je suis resté longtemps derrière toi à contempler ton joli cul tout blanc. Je me suis approché, j’ai caressé ces globes merveilleux. Je ne me souviens pas de toute ma vie avoir été autant en accord avec moi-même.
Il paraît que les bonnes soeurs jouissent en parlant à dieu. Ce rapprochement est un peu tordu mais je ne doute pas qu’il y ait une part de vérité touchant à l’essentiel.

...

Dans le brouillamini, tout corps plongé dans la névrose, est appelé à disparaître.

...

Né sous X, six maîtresses en tenue de barmaid me flagellent et me griffent.
La loi du talion. Talion-Aiguilles.
Les masques poussent les murs. Munies de loups, elles entrent en scène. Nu-menotté à mes angoisses répétitives, serait-ce l’exténuation d’une pensée bourgeoise?
Je suis l’âme vivante d’un chien. Chien-gladiateur.
Je rampe avec ma bouche.
Derniers vestiges de la profanation.

...

L’irrigation de l’atmosphère se charge en doses d’hématomes écrits.
Transgressif, je force les cris à grandir.

....

Les étoiles sont grises, d’un gris à fusiller tous les pastels du monde.
Chacun de mes pas est un accident de la route.
Lucarne, ton imposture est ma pause.

...

A contempler les minutes vaines, la vérité à jamais...en retard

...


....
“Un imbécile ne s'ennuie jamais ; il se contemple.”
Rémy de Gourmont

 


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