Le Monde de L'Écriture

24 avril 2019 à 13:58:15

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » Beyrouth 1983,

Auteur Sujet: Beyrouth 1983,  (Lu 229 fois)

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Beyrouth 1983,
« le: 15 avril 2019 à 00:45:55 »


     Pourrait pas avoir sa cafetière en haut c'connard.
Monter au sixième avec deux verres de café, c’est pas une mince affaire, surtout quand l’immeuble jouxte la ligne verte... rendez-vous compte, faut enjamber les gravats, éviter les étrons, faire un peu d’escalade quand dans la cage d’escalier il manque des marches et qu'un palier n’est pas vraiment intact.
Compter dans sa tête trois secondes pour progresser par bonds successifs lorsqu’une partie du mur n’existe plus.
Un, on regarde où on veut, ou plutôt où on peut aller.
Deux, on avance courbé en deux.
Trois, on s’planque.
Et on espère que l’autre, celui d’en face, n’a pas de RPG. 
Surtout que de l’autre côté c’est le Hezbollah, une toute nouvelle milice qui en veut, qui nous en veut, quand je dis ça... C’est pas tout à fait vrai, va faire comprendre à ces cons que je suis là en touriste.
 Enfin le sixième, pas vrai !… Les cafés sont encore chauds… et comme on les aime… sans sucre, avec beaucoup de marc au fond et ce petit goût de cardamone qui fait toute la différence.
 « J » est là, assis dans une espèce de transat sale et méchamment troué.
Sur ses genoux une putain de belle arme, un SVD avec sa lunette.
Devant nous une grande ouverture, cela a dû être une bien belle baie vitrée comme en témoigne tout ce verre pilé qui crisse sous mes pas.
Tout le pourtour n’est qu’une dentelle de ciment. Les murs vérolés sont un gruyère d'où dépassent des fers à béton qui pointent leurs doigts rouillés vers un danger qui vient d'en face.
Nous sommes en retrait « J » toujours assis dans son transat, moi sur des sacs de sable.
J’ai une furtive pensée pour ceux qui ont monté tout ce sable, car ces murs sont épais bien que bas.
     - Alors ?
    - Alors… à l’ouest rien de nouveau, et merci pour le kawa.
     - De rien, je viens pour la vue... y parait qu’on voit la mer.
     - T’as raison, ici... la vue, elle est mortelle. 
 Et c’était vrai…
Dans les deux cas c’était vrai.
Vrai comme un pari stupide.
Vrai, que ce jour-là… pourtant bordel, je devrais me souvenir de la date exacte pourtant… Pourtant non.

Juste, que je me rappelle que j’étais en perm.
Juste, j’ai eu l’opportunité de tuer mon premier homme.
     - T’as d’quoi fumer ? j’ai fini mes Lucky et j’peux pas descendre.
     - J’ai d’la troupe.
     - Vous les Français avec vot’putain de tabac brun, z’êtes pas civilisés.
     - J’ai aussi du rouge, si ça te dit, c’est du bon, tu vas voir un joint avec… c’est pas de la fumette pour amerlocs et puis la chéchia... tu vas pas m’dire que c’est toujours du blond. Passe-moi plutôt ton Dragounov et roule au lieu de débiter des conneries.
     - Pourquoi c’est pas toi qui roules ?
     - C’est toi qui veux fumer. Et puis je veux voir la bête, ça me changera de mon SIG ou de mon FRF1. T’en as fumé combien avec ?
« J » sans relever la tête, concentré qu’il était à vouloir réussir un pétard, un joli trois feuilles, distraitement me dit :
     - T’as qu’à regarder sur le mur.
     - T’as pas fait de croix ?
     - T’es con ou quoi, c’est pas des chrétiens que j’flingue.
     - J’plaisante, pas mal 12, ça commence à l’faire.
     - Putain c’est vrai qu’il est bon !
     - file une taffe... tu peux remercier ceux d’en face, il vient de chez eux, j’en ai pris un kilo à Chaoui Street.   
C’est qu’ils ont voulu nous entuber ces salaud.             
     - Comment ça ? T’aurais dû passer par nous, nous aussi, on en a du bon.
     - Oui, mais quand j’ai fait mon marché je savais pas que tu étais rentré et en plus eux, on les a juste en face du camp.
     - Alors ce deal raconte.
     - Oui, alors un gars des Minguettes, Chavignieu qu’il s’appelle, ce crétin… Cherche pas, tu connais pas. Il nous dit, oui à moi et a Durant, qu’il connaît un type qui vend de la bonne... Pffff... dans une boutique à côté de celle qui nous lave nos affaires. Le seul problème c’est qui vend que par kilo. En fait de problème c’en était pas un, vu qu’on était plus d’une dizaine à en chercher. Chavignieu dit qu’il se charge de tout. Ok qu’on dit, mais on se méfie, comme j’t’ai dit Chavignieu, c’est un crétin, doublé d’un con. Dans leurs tours, là-bas, ils doivent se reproduire en famille, si non c’est pas possible. Refile une taffe... Pffff...c’est vrai qu’elle est bonne... Pffff... quand je pense au foin que je fumais à Montpellier. Tiens je te repasse le joint... Alors oui où j’en étais... ah oui, Chavignieu, il revient avec une brique, oui un sac en jute comme une brique, j’te jure avec le tampon du Hezbollah poché dessus ,tu sais, le bras tendu qui tient la kalash. Bon on lui demande, tu l’as goûté au moins ? L’air con qu'il prend. Non qu’il nous dit, la dessus Mzira prend le paquet l’ouvre. Tu me croiras si tu veux, c’était d’la terre, de la putain d’argile. Je reprends le paquet à Mzira qui rit jaune... tu sais, il vient du Maroc et avec lui, on plaisante pas avec ses choses-là. On dit à l’autre con, toi, tu bouges pas! Nous, on va causer avec ton gars… Fait tourner...Pfff... tu vois le tabac brun çà s'marie bien avec le rouge, c'est du brut, pas d'la fumette pour minette.
J’aspire fort encore une fois et je retiens ma respiration, j’ai les yeux qui piquent. Je lui rends le joint.
     - Tiens, j’te le rends, c’est presque le cul.
     - Le cul ! Vous aimez, vous les Français.
     - Oui, mais pas celui-là ( J’aurais pu dire: "je préfère celui de ta sœur" Mais on ne plaisante pas avec ça. Surtout quand on sait que sa sœur, elle a été butée par les Syriens. Je le sais parce qu'il n’y a pas longtemps de cela, je lui avais demandé pourquoi à son collier, il y avait deux croix, alors il m’avait raconté… Depuis avant de moucher une cible, il embrassait la petite croix en or de sa cadette.)
     - A quoi tu penses ?
     - Non à rien, ton cousin, il fait un bon café (là, je pensais sûrement à la pub "grand-mère sait faire un bon café" et puis là, je me suis souvenu que la grand-mère de "J" était morte avec sa petite sœur. Alors là, je suis parti d’un fou rire, mais d’un fou-rire mazette.)
     - Qu’est ce qui te fait rire comme une baleine ?
     - Non rien, tu pourrai pas comprendre.
     - Dis que je suis un con comme ton Chassinieu, non, Chavinieu.
     - Non, juste à une note de service qui nous oblige à prendre tous nos repas, y compris le café au réfectoire.
     - Et alors je vois pas ce qu’il y a de drôle ?
 - T’as jamais été au réfectoire… quand tu sauras qu’on pisse dans le bac à plonge et qu’on met une double ration quand c’est le tour de la vaisselle des officiers.
     - Alors tu finis ton histoire pendant que j’en roule un autre.
     - Ok, mais t’a rien à boire ?
     - Oui, j’ai une bouteille de Miranda.
 Je bus une bonne gorgée tiédasse de ce qui ressemblait furieusement à du Fanta Orange.
     - Oui, donc… ah oui, faut te dire que c’est rare qu’on soit en civil. On est toujours en treillis avec nos armes, c’est la consigne. Même pour faire nos courses, alors quand tu vois trois mecs qui rentrent dans un magasin fusil en main… Tu t’écrases, l’autre avec son 9 mm qu’est ce que tu veux qu’il fasse, il s’écrase. Mzira qui parle Marocain commence à palabrer, l’autre comprend rien, c’est pas le même Arabe y parait. Je lui jette sa came et je dis not good ! Durant, qui parle mieux l’anglais qui rajoute : You make fun of us, you want to sell us shit ! Ca je l'ai bien retenu.
« Modifié: 19 avril 2019 à 03:17:38 par sergent »

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #1 le: 15 avril 2019 à 10:37:23 »
Salut sergent

au fil du texte:

Citer
Et c’était vrai…

Dans les deux cas c’était vrai.

Vrai comme un pari stupide.

Vrai, que ce jour-là… pourtant bordel, je devrais me souvenir de la date exacte pourtant… pourtant non.

Juste, que je me rappelle que j’étais en perm.

Juste, j’ai eu l’opportunité de tuer mon premier homme.
avec toutes ces petites phrases, je m'attendais que ton texte allait traiter de ça, mais ça ne revient pas du tout plus bas

Citer
c’est qu’ils ont voulu nous entuber ces salaud.             
ça ça fait partie de la phrase d'en-haut non? ça fait bizarre, coupé comme ça. La première fois que j'ai lu, j'ai pas compris d'où elle sortait cette phrase

Euh, mais du coup, le texte il est pas fini? Ou alors j'ai vraiment rien compris.

En général bah, je sais pas, on dirait le début d'une histoire, mais elle est coupée au milieu, donc je ne sais pas trop quoi en dire. Je n'aime pas trop le language vulgaire et la manière dont c'est raconté, mais je pense que ça pourrait bien coller à de telles personnages. Je ne peux pas dire grand chose de plus, vu que ça a l'air de n'être que le début. Peut-être que tu devrais laisser une note pour dire ce que tu attends des commentaires?

Voili, a +
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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #2 le: 15 avril 2019 à 14:08:29 »

Salut,
Ce que tu écris est vrai.
Mais il y a toujours un, mais même si on est encore en avril...
C'est pour moi en quelque sorte un anniversaire qui n'a rien à voir avec ma naissance.
Ce texte est la réponse à deux rubriques : une dans l'atelier et l'autre dans l'aire de jeux.
" Que voyez vous quand vous écrivez " et surtout "Décrire ce que vous voyez en regardant à votre fenêtre".
Le texte finissait donc à: "la vue est mortelle, ce qui était vrai."
Mais voilà, je suis aussi sur d'autres forums, et j'avais besoin d'un texte court, n'aimant pas gaspiller, j'ai fait du recyclage...
Sauf qu'on m'a demandé cette suite qui n'est pas la fin.
Pour ce qui est des dialogues, ils sont, on va dire édulcorés, car pour du vrai, ils seraient ponctués de Libanais, d'insultes multilingues.
Ne prends pas mal ce que je te dis, tu es jeune et tu es une femme, donc tu ne peux qu'être étrangère au monde que je décrivais, ou plutôt que j'effleurais. Un Monde ou "J" qui occupe de nos jours un poste important, mais serait passible d'un tribunal pour crime de guerre, un monde ou le narrateur après avoir fait trois petits tours... serait rentré en France et aurait continué sa vie avec comme bagages quelques souvenirs, disons encombrants.
Mais tout ce que j'écris n'est qu'une pure fiction.  :-¬?

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #3 le: 15 avril 2019 à 19:49:18 »
Bonjour Sergent,

J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de votre texte ainsi que le sujet, ça me fait penser à un roman de Yasmina Khadra. Des moments prêtent à sourire, même si ça n’aurait pas dû être le lieu. Cette conversation qu’on aurait pu croire banal si ce n’était ponctué par les lieux détruits, les rappels des morts, la précision des noms des armes, bref un temps de guerre. Je n’ai pas connu la guerre, et j’espère que vous non plus, mais je vois dans ce genre de récits, la banalisation de la guerre comme si c’était quelque chose qui était normal pour ces gens, tandis que cela révolte ceux qui sont en dehors. Du coup je trouve le texte immersif et réaliste (notamment avec le vocabulaire pertinent). J’aime que ce texte soit pris à la volée, on ne connaît ni le début ni comment ça peut continuer. On peut donc facilement imaginer mais j’ai aussi envie d’en lire plus de votre plume. Donc y-a-t-il plus ? J’ai vraiment envie d’en savoir plus sur ces personnages qui ont l’air différents mais qui sont pourtant regroupés pour la même « cause ».
La seule chose que j aurais à redire c'est que je trouve ça bizarre aussi que des fois, les dialogues commencent par une majuscule, des fois non.

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #4 le: 15 avril 2019 à 22:30:00 »
Merci, je peux répondre en grande partie à tes questions, il suffit que tu lises mes réponses à "derrierelemiroir"
pour le reste j'ai fait les corrections car ce texte, je l'ai écrit d'une traite vers 4 h du mat. donc il avait besoin de quelques retouches.
pour ce qui est de la suite j'attends. je sais pas si je dois. "J" risque de se reconnaitre quoi... que cela m'étonnerait qu'il lise sur les forums les bétises d'anciens...

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #5 le: 15 avril 2019 à 22:37:10 »
Salut Sergent

Citer
Ne prends pas mal ce que je te dis, tu es jeune et tu es une femme, donc tu ne peux qu'être étrangère au monde que je décrivais, ou plutôt que j'effleurais.
c'est pas vraiment une question de mal le prendre ou pas, je ne comprends juste pas ce que ce commentaire a à voir avec mon commentaire. Que je n'ai jamais vécu pareil évènement, c'est évident, comme bien d'autres. Que je puisse le comprendre ou m'y identifier d'une manière ou d'une autre, ça dépend de l'écriture, qui pour moi, ici n'a pas été suffisante. J'ai déjà lu bien des histoires de guerre, avec des hommes ou des femmes à l'action que j'ai appréciées, et le fait que je sois jeune, et une femme, n'ont rien à voir avec ça je pense.
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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #6 le: 15 avril 2019 à 22:56:12 »
Vu comme cela, je comprends.
Vu que c’est vrai, le texte est léger et insuffisant.
Quand j’ai tort, je l’admets et là, j’avais tort.
Donc j’ai relu et corrigé du mieux que je le pouvais. Mais bon…
Alors mille pardons, gamine.

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #7 le: 16 avril 2019 à 10:29:37 »
 :D pardons acceptés papy
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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #8 le: 16 avril 2019 à 12:52:12 »
Attends que je mette des roulettes à mon déambulateur et tu vas voir la fessée que tu vas prendre. Sale gamine…  :vaurien:
Non mais des fois ! :ned:

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #9 le: 17 avril 2019 à 11:28:14 »
Hello Sergent !

Pour commencer, quelques notes au fil du texte, si tu veux bien.

Citer
Beyrouth 1983,
Original, la virgule dans le titre, mais pourquoi pas...
 
Citer
Compter dans sa tête trois secondes pour progresser par bonds successifs lorsqu’une partie du mur n’existe plus.
Un, on regarde où on veut, ou plutôt où on peut aller.
Deux, on avance courbé en deux.
Trois, on s’planque.
Du coup, s’ils avancent courbés, ils ne progressent pas par bonds, si ?

Citer
Et on espère que l’autre, celui d’en face, n’a pas de RPG. 
S’il tire au lance-roquette sur un seul soldat, c’est qu’ils ne sont vraiment pas contents :D

Citer
sans sucre, avec beaucoup de marc au fond et ce petit goût de cardamone qui fait toute la différence.
Oh oui, ce café de la côte orientale de la Méditerranée, c’est tellement bon…

Citer
Sur ses genoux une putain de belle arme, un SVD avec sa lunette.
La France a utilisé des armes Russes ?

Citer
Vrai comme un pari stupide.
Vrai, que ce jour-là… pourtant bordel, je devrais me souvenir de la date exacte pourtant… Pourtant non.

Juste, que je me rappelle que j’étais en perm.
Juste, j’ai eu l’opportunité de tuer mon premier homme.
J’aime bien cette réminiscence, ce souvenir presque traumatisant qui envahit l’esprit de façon impromptue.

Citer
     - Vous les Français avec vot’putain de tabac brun, z’êtes pas civilisés.
     - J’ai aussi du rouge, si ça te dit, c’est du bon, tu vas voir un joint avec… c’est pas de la fumette pour amerlocs et puis la chéchia... tu vas pas m’dire que c’est toujours du blond. Passe-moi plutôt ton Dragounov et roule au lieu de débiter des conneries.
Ok, du coup c’est un Russe, tout s’explique ^^.

Citer
     - Oui, j’ai une bouteille de Miranda.
Ce n’est pas plutôt du Mirinda ? Si c’est bien de ce truc imbuvable que tu parles ^^.

Citer
c’est pas le même Arabe y parait
« arabe », sans la majuscule.

Voilà, ton texte est très sympa. On a affaire à un tableau qui est bien saisi, joliment dépeint, hyper visuel. Il se lit bien, et on accroche vite au dialogue. C’est réussi.
Si je peux me permettre quelques critiques tout de même (faut que mes commentaires soient constructifs, il paraît), tout d’abord le texte est assez cliché ^^ ce n’est pas un problème en soit, surtout que tu rentres bien dans les détails, toutes les armes sont correctes, les boissons sont bien celles que l’on trouve sur place, idem pour la fumette, mais je voulais juste le préciser. Et puis ajouter un peu plus de scénario pourrait peut-être enrichir le texte, tout en gardant cette aspect « tableau ».

Voilou, c’est tout pour moi.

Cordia, Le Mans.
gwyn
« Modifié: 17 avril 2019 à 11:30:52 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #10 le: 17 avril 2019 à 12:21:32 »
Merci pour la critique.
 C’est vrai pour la boisson, j’avais oublié le nom et cela me gavait de faire une recherche.
Pour ce qui est de « J, c’est un Libanais plus précisément un Maronite d’une milice Phalangiste.
Le narrateur est un soldat français en permission. Si je continue le texte, on saura qu’il n’a pas le droit d’être là, car leurs permissions, c’était : soit à Chypre soit en Israël ou encore en Egypte.
Le narrateur a connu « J » en France quand ils étaient étudiants, puis le hasard a fait qu’il se sont retrouvés à un check point sur la rivière « Nahr Ibrahim ».
Pour ce qui est des armes, beaucoup de belligérants avaient des armes russes, car pas chères, fiables et rustiques. Tout l’inverse des armes américaines.
Le Français les connaît, car on les formait aux maniements des armes étrangères, en général le 2ème bureau réunissaient les bidasses pour des journées de formations.
Le narrateur et aussi tireur FRF 1 ce qui implique certaines compétences, d’autant qu’il n’est pas mauvais en tire posté. Je parle aussi du SIG fusil d’assaut de fabrication suisse si mes souvenirs sont bons en 1983, ils équipaient les forces françaises de la FINUL, car la France n’avait pas fait le nécessaire pour importer les FAMAS. Seule l’interposition en avait.
Personnellement, je crois qu’on peut progresser par bonds en étant courbé.
Et pour ce qui est de l’utilisation des RPG, c’était du n’importe quoi... quand un gamin de 15 ans a ça entre les mains... oui, c’est vraiment du n’importe quoi.
Mais évidemment ce que j’écris est de la pure fiction avec pour source le guide du routard. :viviane:

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #11 le: 18 avril 2019 à 02:42:08 »
Bonjour sergent,

L'atmosphère est impeccable, le dialogue sonne vrai, c'est bien rendu.
J'ai l'impression que c'est comme une "photo de voyage" qui raconte ce moment précis.  Qui ajoute une autre dimension à la "photo", celle du souvenir.
Beyrouth 1983 et la guerre contre l'EI, je n'ai connu personnellement de près ni l'un ni l'autre, mais il doit y avoir des similitudes, bien que les armes ont changé.

Vilmon

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #12 le: 18 avril 2019 à 03:46:16 »
 les armes pas tant que ça, les protections oui.

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #13 le: 18 avril 2019 à 11:57:17 »
Merci pour les précisions, et j'attends déjà la suite ^^
'pis on doit pas avoir le même guide du routard ^^
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

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