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15 octobre 2019 à 15:35:23

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Auteur Sujet: [comics] Batman: The Golden Streets of Gotham (Jen Van Meter)  (Lu 750 fois)

Hors ligne Gwynplaine__

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THE GOLDEN STREETS OF GOTHAM


The Golden Streets of Gotham, An American fable.
Nous suivons ici le récit conté par Richard Grayson, à la journaliste Elana Karadian, une histoire supposément arrivée durant sa jeunesse. Le vieil homme, en cette fin du 19°e siècle, était garçon de cirque, et il se rappelle cet homme, Bruno Vanekow…
Ouvrier, fils d’immigrés, Bruno Vanekow regagne Gotham après avoir travaillé des années à la pose des rails du chemin de fer dans le far-west. Il apprend la mort de ses géniteurs… Alors qu’ils besognaient à l’usine, un incendie s’est déclaré suit à une négligence du patron. Le brasier dévorait la fabrique, et les ouvriers, impuissants mourraient, emprisonnés. Car le patron faisait fermer l’atelier par des chaînes de métal, afin d’empêcher ces immigrés de s’octroyer des pauses pendant leur journée de travail… Ainsi périrent hommes femmes et enfants.
Cet épisode ne fait que raviver les protestations du prolétariat gothamite. Invectivé par une femme masquée,
The Cat, soutenu par la fille du maire, Selina Kyle, il va s’unir et faire grève.
Mais cela ne suffit pas à Bruno Vanekow, il veut sauver la plèbe, le peuple, oppressé par la tyrannie de la classe aisée. Lui aussi enfile son masque, celui d’une chauve-souris, et vole les riches afin d’aider les pauvres, Robin des Bois américain. Mais, bien que soutenu par
The Cat, Barbara Gordon, journaliste et son père le Commissaire Gordon, Richard Grayson et les artistes du Pennywoth Circus, par tant d’autres citoyens en quête de justice sociale, il est bien vite arrêté par la police, alors que, dans un acte de bravoure il sauve le meurtrier de ses parents d’un incendie vengeur.
Dans cet univers
Bat-Man n’est pas un riche tout puissant, mais un prolétaire dont l’identité secrète est un secret de polichinelle, et qui, très vite, se retrouvera aux mains de la justice.
La révolte individuelle de
Bat-Man se finit sur une note amère, mais le prolétariat, lui, est glorieux. A visage découvert, il s’unit et, par les moyens qui sont les siens, légitime peu à peu ses revendications, et voit certaines d’entre elle se réaliser. Et ce, quand les masques tombent.




Coucou !
Voilà le deuxième comics Batman que je review sur le fo’ :)
 Celui-ci est un court one-shot publié en 2003, écrit par Jan Van Meter, dessiné par Cliff Chiang et Tommy Lee Edwards et mit en couleur par Dave Stewart.
Sur le papier, le synopsis est génial. Je vous l’ai présenté du point de vue de social, mais on pourrait également le faire du point de vue de la légende, ou même d’un point de vue moins analytique, plus comics, en évoquant les différentes péripéties que je n’ai pas raconté ci-dessus. C’est là la critique que je fais à cette bd, elle est un peu trop large, ne se concentre pas assez sur son propos. Elle présente une vision du socialisme assez facile, on n’est loin d’une critique profonde de la société, même si l’auteure fait référence à un fait réel, l’incendie du Triangle Shirtwaist Factory. Il en va de même pour le coté fable, on n’est pas dans une morale extraordinaire, on n’est pas non plus dans une méta-analyse exceptionnelle du conte, de la légende, du récit, de l’histoire. Même les péripéties ne sont pas des plus passionnantes, assez simples somme toute. La bd reste très plaisante à lire, les postulats de bases restent intéressants, les personnages récurrents bien utilisés, l’histoire se lit bien, et c’est cool de voir Batman dans un costume du 19°ème siècle, plus généralement, un Chevalier Noir très différent du Chevalier Noir.
Le dessin est joli, les tenues sont particulièrement bien recherchées et dessinées. Ça reste malgré tout un peu trop numérique pour moi ^^.

En conclusion, j’ai bien aimé The Golden Streets of Gotham, An American fable, même si je lui trouve quelques défauts.

Gwynplaine, The Man Who Laughs
« Modifié: 07 avril 2019 à 01:46:13 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***
L'Hiver19 par myriades:

 


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