Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

24 mai 2019 à 19:01:32

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » L'arbre qui tombe

Auteur Sujet: L'arbre qui tombe  (Lu 298 fois)

Hors ligne Helios117

  • Plumelette
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L'arbre qui tombe
« le: 13 mars 2019 à 02:46:09 »
Mon premier texte posté. ça se veut le début d'un texte plus long, un avant-goût. Soyez sévères. ;) .

Les premiers rayons du soleil perçaient à peine la cime des arbres que les hommes s'activaient déjà. Leurs mains calleuses exhibaient d'épaisses veines et de fines cicatrices sur une peau noircie. Elles brandissaient le pilon, travaillaient le bois, égorgeaient le lapin et, occasionnellement, frappaient le tambour en rythme.
Ils parlaient peu et quand ils parlaient c'était souvent pour ne rien dire. Tout n'était que gimmicks et tics de language. Les mêmes mots étaient utilisés chaque jour dans les mêmes occasions. Le verbe se faisait ciment, entretenant au fil des semaines le lien parfois ténu entre les êtres. La communauté formait une coque salvatrice, sauvegardant les individus d'un quotidien puissamment abrasif. La communication purement utilitaire, celle marquée du sceau anxiogène du premier degré, était réservée aux expéditions et aux situations de crise.

Un petit groupe de femmes chantaient à l'unisson quand un arbre tomba près du village.
Un bruit de froissement végétal suivi de l'écho sourd de l'impact. Les têtes se levèrent et ceux des anciens qui dormaient encore sortirent de leurs huttes le regard embrumé et les articulations raides.
Mu par la curiosité et l'inquiétude, un groupe constitué des membres les plus avertis de la communauté se dirigea en direction du bruit, s'arrêtant au bord de la clairière pour scruter l'orée. Les enfants arrêtèrent peu à peu leurs jeux, les derniers cris suraigus résonnant longtemps avant que le silence ne s'installe enfin.
Ils contemplaient le visage grave des adultes, ressentant la tension mais ne la comprenant pas complètement. Alors un petit plus téméraire que les autres demanda "L'arbre n'aurait pas dû tomber ?".
La matriarche opina, détournant son regard du mur végétal pour le porter sur le chef.
Celui-ci fouillait toujours les branchages des yeux, elle l'invectiva alors "Il faut prendre les plus forts et aller voir, rien ne sert d'attendre".
Il la regarda quelques secondes, son visage buriné ne laissait entrevoir aucune défiance mais il pensa " La décision lui est simple, ce n'est pas elle ni ses fils qui y vont... Mais elle a raison, on sait ce que cela donne d'attendre."

Les hommes s'équipèrent sous le regard anxieux des femmes, les petits avaient été rentrés malgré leurs enfantines protestations.
La tension, toujours présente, était devenue plus supportable. La prise de décision rapide, la perspective d'une résolution et surtout, l'entrain des préparatifs étouffaient dans l'oeuf l'angoisse de la communauté.
Cette bouffée d'air était illusoire comme le pressentaient, plus que tous, les membres du cercle primaire ; c'était précisément cette capacité à intégrer et à digérer les vérités, même les plus écrasantes, qui leur avait valu le respect des leurs.
Le chef et la matriarche en faisaient naturellement partie ainsi que certains des chasseurs les plus expérimentés et des anciens les plus sages.

Après avoir aiguisé leur machette et enfilé leurs arcs en bandoulière, les nemrods embrassèrent sobrement leurs femmes avant de pénétrer la frondaison ombrageuse.

ll ne fallut parcourir que trois cents mètres avant de trouver le cadavre.
Son tronc massif gisait sur un lit de fougère. Dans sa chute il avait fauché certains de ses jeunes semblables, taillant une allée dans l'épaisse sylve.
Les lianes et le feuillage appartenant à la canopée détonnaient sur le sombre par terre, leur vive couleur verte était destinée à se dégrader le jour même.
La base du tronc avait été pulvérisée, d'énormes éclats de bois parsemaient les environs et l'angle que négociaient l'écorce et la pulpe à demi arrachées était étrange. Les fibres étaient déchiquetées comme celles des tiges creuses ou des petites branches que l'on tord pour y imprimer une forme mais qui finissent souvent par rompre sous les contraintes internes.
Jamais un géant dans la force de l'âge ne s'était retrouvé ainsi à genoux. Pas sans que sa longue agonie ne soit connue de tous.

Cette vision éphémère impressionnait l'esprit, le tableau du titan échoué et celui, si familier, de la roideur verticale du bois ne parvenaient pas à s'accorder. Il était dur d'imaginer le mouvement qui résulta en une métamorphose si violente du petit paysage et la pensée oscillait entre deux impressions.
La première était une vision d'éternité, il semblait que l'arbre s'étendait ici depuis toujours dans son trône de verdure, que l'on ne l'avait juste pas remarqué dans la densité ambiante.
La seconde était celle du malentendu voire du faux-semblant, tout ceci n'était qu'une farce, un rêve, et alors tout reviendrait bientôt à la normale.

Ces pensées étaient rapidement écartées par la raison au terme d'un combat court mais intense dont un léger trouble de l'âme était le contrecoup. On pouvait retrouver ce trouble sur les visages des chasseurs affluant autour de l'arbre, on le détectait aussi dans la distance que chacun respectait instinctivement avec la dépouille, deux mètres, au minimum.

Un jeune nommé Tamemt fut le premier à briser le silence "Venez voir !" s"exclama-t-il accroupis près de la souche.
Les autres s'approchèrent et tout le monde put observer la matière vermillon recouvrant les éclats d'une pulpe tendre, celle du coeur de l'arbre.
Une substance à l'aspect organique recouvrait ainsi nombre de fragments, sur les plus grands on pouvait discerner d'épaisses veines et de fins vaisseaux formant un réseau dense d'un rouge sombre, presque noir.
Tamemt emprunta à son voisin et ami une petite lance d'aparat et tâtat de son boût l'objet de sa curiosité. Avant de s'y enfoncer la pointe rencontra une légère résistance, et pendant un instant des centaines de petites plissures irisèrent une fine membrane transparente à la surface de la chaire.
Celle-ci rompue, la lame s'enfonça facilement laissant s'échapper un sang sombre et à demi coagulé.
« Modifié: 04 avril 2019 à 12:31:58 par Helios117 »

Hors ligne Nerf-pique

  • Plumelette
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Re : L'arbre qui tombe
« Réponse #1 le: 13 mars 2019 à 11:29:36 »
Bonjour Helios 117 !

J'apprécie beaucoup l'ambiance qui se dégage de ton texte. Il a l'avantage d'être original et de mêler un événement d'apparence anodin (la chute de l'arbre) à une réaction grave qui se répercute sur tout un village. Même si les critiques que je déroule derrière peuvent sembler intransigeantes, je me suis facilement transporté dans ton histoire.

Voici mes remarques qui n'engagent que moi :) :

Citer
et de fines cicatrices au milieu d'une peau noircie

Je ne vois pas de milieu à la peau et je pense qu'on peut faire plus simple, du genre : "d'épaisses veines et de fines cicatrices sur leur peau noircie" ?

Citer
celle marquée du saut anxiogène du premier degré, était réservée aux expéditions et aux situations de crise.

Tu sous-entends que tous ces travailleurs ne parlent jamais sérieusement quand ils travaillent ? Qu'ils utilisent le second degré ? Je ne suis pas sûr d'être en phase avec le message !  :D

Citer
un groupe comptabilisant le tier le plus averti de la communauté

Je ne comprends pas l'action, je pense que cela vient surtout du mot "tier" ? Et le verbe "comptabiliser" détonne un peu, il renvoie vraiment à autre univers que celui d'un village au bord de la forêt!

Citer
les derniers cris suraigus résonnant longtemps avant que le silence ne s'installe

J'ai envie de dire, bah oui, si les enfants crient, le silence ne pas s'installer ! Je proposerais d'appuyer le fait que tout le village est calme, sauf les enfants, en ajoutant quelque chose du genre "avant que le silence ne s'installe définitivement", par exemple.

Citer
Ces derniers contemplaient le visage grave des adultes sentant la tension mais ne la comprenant pas complètement.

Je propose une virgule après "adultes", histoire de dire que ce n'est pas leurs visages à eux qui transpirent la tension, mais que c'est bien les enfants qui perçoivent la gravité des faits (peut être que "ressentir" plutôt que "sentir" est plus adapté ? Je sais pas)

Citer
du mur végétal

Je trouve qu'assimiler une forêt extrêmement importante pour un village à un vulgaire mur est assez dégradant ! L'idée du mur porte des messages d'isolement, de séparation, de ségrégation.

Citer
le chef, son bras droit et la matriarche

Tu arrives en peu de mot à nous dresser le portrait d'une communauté vivant en harmonie avec la forêt, du moins qui la considère avec beaucoup d'estimes. Mon imaginaire va donc aller piocher les différentes images que je connais de cette ambiance pour se mélanger sous ta plume. Or, dans mon imaginaire, dans un tel village, la hiérarchie n'est pas si importante. C'est la sagesse qui gouverne, c'est une autorité reconnue de manière tacite. C'est pourquoi je me pose la question de l'existence d'un chef et une matriarche, quelles sont leurs prérogatives respectives ? Quel domaine l'un peut il régir et l'autre non ?
Et deuxièmement, le rôle du "bras droit" me semble encore plus limité. Il renvoie à une société autoritaire bien plus qu'à des relations de confiance et d'expérience que l'on peut imaginer dans un village comme celui-ci.

Citer
cette anomalie que de voir abattu celui dont la flamme n'avait pas fait son temps

J'aurais mis au présent "dont la flamme n'a pas fait son temps"


Je ne suis pas le roi de l'orthographe mais j'ai relevé quelques fautes:

Citer
le lien parfois tenue entre les êtres.

On parle bien de "ténu", pas de tenir ?

Citer
celle marquée du saut anxiogène du premier

C'est difficile de marquer quelque chose en bondissant dessus, on dit plutôt "sceau"  ;)
« Modifié: 13 mars 2019 à 11:32:43 par Nerf-pique »

Hors ligne Helios117

  • Plumelette
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Re : L'arbre qui tombe
« Réponse #2 le: 13 mars 2019 à 12:58:31 »
Merci du retour !
Je suis d'accord avec quasiment toutes les critiques et merci pour les compliments  :) :) :)

Tu sous-entends que tous ces travailleurs ne parlent jamais sérieusement quand ils travaillent ? Qu'ils utilisent le second degré ? Je ne suis pas sûr d'être en phase avec le message !  :D

Je pense que c'est la critique la plus importante, il faudrait que je revois ce paragraphe. Ce que j'ai voulu retranscrire c'est un rapport au language bien particulier et s'ils n'emploient pas 1er degré cela ne signifie pas un manque de sérieux ou un second degré ironique. En fait je crois que j'avais envie de briser cette vision idéalisée de ces populations quitte à exagérer le trait.

un groupe comptabilisant le tier le plus averti de la communauté

J'ai tendance à avoir un vocabulaire assez décalé par rapport à l'ambiance que je veux distiller.

Tu arrives en peu de mot à nous dresser le portrait d'une communauté vivant en harmonie avec la forêt, du moins qui la considère avec beaucoup d'estimes. Mon imaginaire va donc aller piocher les différentes images que je connais de cette ambiance pour se mélanger sous ta plume. Or, dans mon imaginaire, dans un tel village, la hiérarchie n'est pas si importante. C'est la sagesse qui gouverne, c'est une autorité reconnue de manière tacite. C'est pourquoi je me pose la question de l'existence d'un chef et une matriarche, quelles sont leurs prérogatives respectives ? Quel domaine l'un peut il régir et l'autre non ?
Et deuxièmement, le rôle du "bras droit" me semble encore plus limité. Il renvoie à une société autoritaire bien plus qu'à des relations de confiance et d'expérience que l'on peut imaginer dans un village comme celui-ci.

Effectivement je vais virer le bras droit, je crois que je l'ai introduit seulement pour avoir un rythme ternaire. Je vais aussi appuyer sur l'aspect tacite et ... organique de la hiérarchie, j'ai déjà essayé de l'introduire avec "gagner le respect des leurs" .

Hors ligne Chapart

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Re : L'arbre qui tombe
« Réponse #3 le: 26 mars 2019 à 13:48:27 »
Salut salut,

Le soleil perçait à peine la cime des arbres que les hommes s'activaient déjà.

"percer la cime", ça sonne un peu bizarre, je trouve.

Leurs mains calleuses exhibaient d'épaisses veines et de fines cicatrices sur une peau noircie. Elles brandissaient le pilon, travaillaient le bois, égorgeaient le lapin et, occasionnellement, frappaient le tambour en rythme.

J'aime bien. ça situe le contexte indirectement.

Les mêmes mots étaient utilisés chaque jour dans les mêmes occasions.

"dans les mêmes occasions": "aux mêmes occasions" ?

Le verbe se faisait ciment, entretenant au fil des semaines le lien parfois ténu entre les êtres. Il se faisait par là même lubrifiant, sauvegardant les individus d'un quotidien puissamment abrasif.

Là je trouve le vocabulaire ciment/lubrifiant/abrasif un peu trop poussif; j'ai l'impression de sentir que tu as voulu mettre ce champ lexical pour faire un effet de style, et du coup je trouve pas ça très bien intégré.

Un petit groupe de femmes commençaient à chanter à l'unisson pour alléger le poids du labeur quand un arbre tomba près du village.

La transition est rapide. J'imagine que si c'est un début de texte court, il faudrait peut-être développer un peu le contexte. Et il faudrait peut-être un repère temporel pour qu'on comprenne qu'on rentre dans l'intrigue "un jour / un beau matin, …", quelque chose du genre.

Un bruit de froissement végétal suivi de l'écho sourd de l'impact.

j'aime bien le froissement végétal

Mue par la curiosité et l'inquiétude, un groupe constitué des membres les plus avertis de la communauté se dirigea en direction du bruit, s'arrêtant au bord de la clairière pour scruter l'orée.

Mu (ou Mus)

Les enfants arrêtèrent peu à peu leurs jeux, les derniers cris suraigus résonnant longtemps avant que le silence ne s'installe enfin.
Ces derniers contemplaient le visage grave des adultes, ressentant la tension mais ne la comprenant pas complètement.

'Ces derniers': c'est trop loin des enfants pour qu'on comprenne que ça se rapporte à eux. Je crois que je mettrais simplement "ils" (et ça fait une répétition de 'derniers' en plus).

Les hommes s'équipèrent sous le regard anxieux des femmes, les petits avaient été rentrés malgré leurs enfantines protestations.

le sujet change en cours de phrase; du coup, je crois que je remplacerais la virgule par un point.

J'aime beaucoup l'ambiance. Il y a un côté mystérieux, on a envie d'en savoir plus. Après, je sais pas exactement ce que tu envisages de faire, si c'est un texte long on aurait peut-être besoin d'en savoir plus; il faudrait prendre le temps de poser un peu le décor je pense, et bon on aurait envie d'en savoir plus sur ce qui se passe à la fin de l'extrait (ou peut-être que c'est un prologue, et que tu projettes de l'expliquer plus tard ?).

Sur la langue, il y a de jolies trouvailles. J'ai eu l'impression à plusieurs endroits que tu avais envie de produire tel ou tel effet (je l'ai mentionné dans les commentaires de détail), et ça m'a pas toujours paru très naturel. Pour moi, une figure de style doit se fondre dans le texte, ça doit paraître complètement naturel: si à un endroit tu choisis d'utiliser le champ lexical de la cuisine par exemple, je devrais pas en lisant ressentir que tu as voulu mettre ça à cet endroit (je sais pas si c'est compréhensible ce que je raconte, mais il y a une question de dosage, ça doit coller avec la forme, ça doit être bien choisi pour que ça choque pas par rapport au contenu, etc.).

Merci pour le partage !  :)
Chapart


Hors ligne Claudius

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Re : L'arbre qui tombe
« Réponse #4 le: 26 mars 2019 à 17:31:59 »
Bonjour, je n'ai pas lu les commentaires précédents pour ne pas être influencée.

Citer
Le soleil perçait à peine la cime des arbres que les hommes s'activaient déjà.

Perçait la cime me gêne un peu, en ajoutant "à travers la cime" ou changer le verbe ?

Citer
Ils parlait peu et quand ils parlaient c'était souvent pour ne rien dire. Tout n'était que gimmicks et tiques de language.
gimmicks ? je ne sais si c'est le bon mot, mimiques peut être ?
tics (la tique est une bête qui pique) et langage.

Citer
Il se faisait par là même lubrifiant, sauvegardant les individus d'un quotidien puissamment abrasif.
Cette phrase me gêne un peu, d'une part "par là même" me semble inutile et la répétition des "ans" lubrifiant, sauvegardant, puissamment. Pourtant j'aime beaucoup l'idée véhiculée.

Citer
Un petit groupe de femmes commençaient à chanter à l'unisson pour alléger le poids du labeur quand un arbre tomba près du village.
Un petit groupe commençait

Citer
Ces derniers contemplaient le visage grave des adultes, ressentant la tension mais ne la comprenant pas complètement.
Ces derniers ? qui ?

Citer
Il la regarda quelques secondes, donnant à voir l'attitude la plus neutre possible tout en pensant " La décision lui est simple, ce n'est pas elle ni ses fils qui y vont... Mais elle a raison, on sait ce que cela donne d'attendre."
Donnant à voir est bizarre comme formulation

Citer
La tension était toujours là mais elle s'était rendu plus supportable.
rendue - mais là aussi, la formulation est maladroite.  La tension, toujours présente, était devenue plus supportable.

Citer
Les prochains jours verront tomber dans la vigueur de l'âge les arbres comme les hommes, et les plus âgées ressentiront, plus que quiconque, cette anomalie que de voir abattu celui dont la flamme n'a pas fait son temps.
Cette dernière phrase est un peu tarabiscotée.

En conclusion, j'ai bien aimé ce texte, ta conclusion ouvre sur une suite et je lirai avec plaisir.

 ;) ;) ;)
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Claudius ses textes et poésies

Hors ligne Helios117

  • Plumelette
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Re : L'arbre qui tombe
« Réponse #5 le: 31 mars 2019 à 14:51:12 »
Merci pour ces critiques :))). J'ai mis le texte à jour et prenant compte de certaines d'entre elles, j'avance le récit aussi, lentement.

 


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