Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 juillet 2019 à 02:09:00

Le Monde de L'Écriture » Autour de l'écriture » L'Atelier » Ecrire...Une thérapie ?

Auteur Sujet: Ecrire...Une thérapie ?  (Lu 2567 fois)

Hors ligne Sugar

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Ecrire...Une thérapie ?
« le: 06 février 2019 à 14:17:49 »
ma thérapie c'est le chocolat !
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Bonjour


A travers mes rencontres d'écrivains en herbes, je m’aperçois que pour beaucoup, au delà d'un amour de la "lettre" il y aussi un besoin d'évacuer un mal-être...
Hurler à travers les mots, apaiser une âme tourmentée aussi..
C'est  mon cas quelque part, grâce à l'écriture, j'ai pu mettre des mots sur des maux. Mais, les périodes de motivation s'entrechoquent avec celle des doutes....

Et vous? Est-ce une thérapie?

Après je sais que certaines personnes n'osent pas en parler  ^^
« Modifié: 24 avril 2019 à 18:40:16 par Claudius »
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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #1 le: 06 février 2019 à 19:38:59 »
Bonjour,
Je dirais qu'il ne s'agit pas QUE d'évacuer un mal-être, mais d'évacuer tout court (il est certaines joies très intenses qui ont "besoin" de sortir...).

Pour moi, c'est un moyen d'expression parmi tant d'autres... Certains sont plus doués avec la plume qu'avec la parole, le dessin, etc.
Je suis persuadée que certaines choses seraient inexprimables autrement pour ceux qui ont une affinité pour l'écriture.
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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #2 le: 07 février 2019 à 00:46:20 »
Je ne suis pas sûr qu'il faille trop attendre de l'écrit.

Bon, quelque part je suis d'accord sur le fait qu'écrire sur un thème peut être un soulagement, comme une manière de poser les mots sur le sujet de son inquiétude, mais de là à faire de l'écrit une forme de médicament homéopathique, je ne suis pas convaincu.

Ensuite, il est cent fois plus difficiles de partager un écrit auquel on tiendrait trop (car une forme d'intimité profonde avec le sujet) que de partager un écrit que l'on considèrerait avec un peu plus de distance.

D'ailleurs, se peindre soi-même au mieux demande une telle humilité que cela amène nécessairement à considérer la « souffrance » comme un caprice ou une faiblesse, donc le travail sur soi à faire est tellement difficile, douloureux, que je ne vois pas trop comment on pourrait « se soigner en éprouvant de grands efforts ».

Je ne dis pas que c'est impossible d'écrire pour se faire du bien, mais de là à comparer cela à un traitement médical, je reste assurément sceptique.

Hors ligne Sugar

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #3 le: 07 février 2019 à 11:20:50 »
Je suis d'accord rien ne remplace un suivi médical...Si besoin est !

Après, j'ai pu rencontré des gens qui on eut  cette envie d'écrire..Déjà car elles aimaient bien entendu la littérature, l'écriture mais en commençant cette activité, ils se sont rendus compte qu'ils dépeignaient un mal-être. Une mélancolie s'est emparée d'eux en "écrivant".
Du coup, cela m'a fait beaucoup réfléchir (oui oui je cogite jour et nuit  :-¬?)

J'écris des fanfictions. Je me suis rendue compte que cet exercice est bien facile pour pouvoir transmettre des messages à travers des personnes qui ne sont pas les nôtres. Cela rejoint ce que tu disais concernant la difficulté à partager un écrit personnel car imbibé d'intimité personnelle.

De même le dessin est une forme d'expression...
Bref,  je suis dans l'écriture d'un roman qui "pompe" beaucoup d'énergie car cela sort de l'âme dirons-nous ainsi.

Cela permet de ressortir des émotions, soulagement mais aussi un côté obscure par moment .


Par conséquent, oui je me posais la question de ma normalité à me poser la question  :mrgreen: (faut me suivre je sais)

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #4 le: 07 février 2019 à 13:01:31 »
Je partage le point de vue de Léli.

Citer
Par conséquent, oui je me posais la question de ma normalité à me poser la question  :mrgreen: (faut me suivre je sais)
Je ne pense pas que tu sois seule à faire ce rapprochement écriture-thérapie, ça me semble plutôt courant en fait. Et du coup comme le disait Léli et comme tu le dis toi, je pense que quand un canal d'expression marche, c'est cool de l'utiliser !

(Après d'un point de vue purement artistique, subjectif, très personnel, je trouve ça toujours plus complet quand on arrive aussi à écrire sur d'autres thèmes, pas juste pour se soulager mais aussi pour exprimer des idées / histoires / univers qui s'adressent vraiment aux autres et pas juste à soi-même.)

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Re : Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #5 le: 07 février 2019 à 13:14:05 »
Après, j'ai pu rencontré des gens qui on eut  cette envie d'écrire..Déjà car elles aimaient bien entendu la littérature, l'écriture mais en commençant cette activité, ils se sont rendus compte qu'ils dépeignaient un mal-être. Une mélancolie s'est emparée d'eux en "écrivant".
Du coup, cela m'a fait beaucoup réfléchir (oui oui je cogite jour et nuit  :-¬?)

Il peut arriver que des écrivains soient mélancoliques parce qu'ils n'arrivent pas à obtenir ce qu'ils cherchent à atteindre. D'ailleurs, je ne parle pas nécessairement de celles & ceux qui veulent « atteindre la publication » pour parler du milieu professionnel ; il peut aussi arriver qu'une démarche d'écriture ait pris énormément de sens dans la vie de l'auteur.e, soit atteindre une certaine forme de perfection à l'écrit ou tout simplement parvenir à un stade d'expression particulier (obtenir la forme à laquelle on aspire) ; quand l'écrit devient aussi obsédant, il est vrai que cela peut provoquer une certaine forme de mélancolie, essayer de dépasser un obstacle peut paraître insurmontable pour des écrivains qui se cherchent (et même pour les plus grands d'entre eux).

Dans ces cas-là, c'est bel et bien l'écriture qui est source de mélancolie, il ne faut pas s'y tromper.

Même si dépasser l'obstacle serait ce qu'il y a de plus grand soulagement pour l'auteur.e, il vaut mieux quand même savoir poser la plume, prendre un peu de recul, s'essayer à d'autres genres ou d'autres styles (voire d'autres arts).

Pour les écrivains mélancoliques, je leur conseillerais beaucoup de patience et de quitter un peu les sentiers battus pour ne pas déprimer (s'essayer à des petites choses différentes, prendre des petits risques pour ne pas rester enfermé dans un cadre criblé d'obstacles). Et puis, penser à autre chose, faire d'autres activités peut être un moyen de sortir du gouffre de l'écrit, et y revenir plus tard l'esprit plus serein.

Attention à ne pas croire qu'en écrivant plus on va mieux si c'est l'écrit qui est source de mélancolie. Oui, une démarche d'écriture et de créativité peut devenir une dangereuse obsession, alors ne pas hésiter à voir l'écrit comme un moyen plutôt que comme une fin en soi (un moyen d'accéder à d'autres choses, pas juste une obsession).
« Modifié: 07 février 2019 à 13:17:55 par Alan Tréard »

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #6 le: 07 février 2019 à 14:06:08 »
Non mais lol  :D

L'écriture c'est pas quelque chose qui a des attributs positifs ou négatifs dans sa pratique par rapport au moral : tout ne dépend uniquement de ce qu'on en fait. Ce n'est qu'un outil artistique ou non, parce que ce qui est bien avec l'écriture c'est qu'il n'y a rien de plus accessible. D'ailleurs je pense que la grande majorité des gens qui écrivent le font dans des buts persos (journal intime, blog) la plupart du temps dans un but d'aller mieux. Le mythe de l'écriture mélancolique (ça existe évidemment, ça ne dépend que de celui qui écrit, l'exorcisation de choses tristes et horrible, ça peut passer par là, faut juste pas y rester ensuite) est à oublier absolument, cette vision romantique de l'auteur damné est une construction historique pleine de complaisance et d'esthétique de la tristesse.
Bref bref, bien évidemment qu'il est possible d'écrire dans un but thérapeutique, ce n'est simplement pas la même question que ce tu veux en faire ensuite de ces écrits, le but du partage de l'écrit ou non et comment tu l'écris.
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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #7 le: 07 février 2019 à 14:16:38 »
Je te trouve insultant, Ben.G, je te remercierai de ne pas rire de la souffrance d'autrui de cette façon.

Je ne comprends pas exactement ce que tu trouves de drôle dans l'idée que quelqu'un pourrait souffrir de ne pas savoir surmonter un obstacle, je tiens à préciser qu'il peut arriver que l'on attache à l'écrit une importance suffisamment grande pour en souffrir.

Il peut arriver qu'un écrivain cherche à atteindre un idéal et dépense trop d'énergie dans ce travail, dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à laisser l'écrit de côté, à prendre soin de soi, à ne pas trop forcer sur ses propres capacités.

Je suis inquiet de voir ta réaction vis à vis de ces sujets tout à fait sérieux, Ben.G.

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #8 le: 07 février 2019 à 14:19:05 »
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Non mais lol  :D
J'ai pas compris quelle intervention te faisait rire ni pourquoi.....  :/

Hors ligne Miléna

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #9 le: 07 février 2019 à 14:27:47 »
C'est fou comme les gens prennent des raccourcit quand on parle de thérapie :/

On peut être mélancolique soit même sans pour autant produire des textes mélancoliques. On peut utiliser l'écriture comme une thérapie et un moyen d'expression, sans pour autant que le thème de ces textes soient le récit de nos souffrances personnelles. Quand à faire lire ses productions ou pas c'est encore une toute autre démarche.

Les gens font trop souvent l'amalgame : thérapie = mal être = textes mélancoliques.
De même qu'ils font l'amalgame entre : écrire = faire lire.

L'écriture m'apporte un équilibre, à la fois émotionnellement et physiquement. Quand je n'écris pas pendant longtemps, j'ai l'impression que le monde devient en papier de vers, j'ai les nerf à vis et chaque interaction social devient douloureuse. J'ai eu besoin de l'écriture pour comprendre comment je voyais le monde, j'en ai toujours besoin pour organiser mes penser et exprimer des choses que je ne serais pas capable d'exprimer autrement.

Utiliser l'écriture comme une thérapie c'est une chose particulière. Résumé ça à faire le récit de ses souffrances personnelles est très réducteur par rapport à ce que une écriture thérapie peut faire.

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Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #10 le: 07 février 2019 à 14:29:30 »
L'art vaut (presque) tous les psy... L'écriture appartenant à cette famille d'activité, son côté "thérapeutique" me paraît réel.
A l'adolescence, j'ai écrit des tas de merdes textes qui m'ont permis d'exorciser certains trucs néfastes. Ils n'ont jamais eu d'autre but. Personne ne les a jamais lu et je les ai détruit il a des années. Mais sur le coup, bah ça soulageait. Depuis je m'estime être équilibré de corps et d'esprit. En tout cas assez pour me sentir bien.
Avec des Si on fait de la musique monotone...

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Re : Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #11 le: 07 février 2019 à 14:38:29 »
L'art vaut (presque) tous les psy...
Je dirais que ça dépend des gens... Si c'était un cas universel, il n'y aurait plus de psys et beaucoup plus d'artistes  :D

L'écriture appartenant à cette famille d'activité, son côté "thérapeutique" me paraît réel.
Moi aussi je pense que l'écriture a un côté thérapeutique, mais je pense que ce n'est qu'une facette et que c'est très réducteur de réduire l'écriture à une thérapie
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Re : Re : Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #12 le: 07 février 2019 à 14:42:45 »
s je pense que ce n'est qu'une facette et que c'est très réducteur de réduire l'écriture à une thérapie

Tu me fais voir que j'ai oublié un point d'interrogation dans le titre du poste, car il s'agit d'un questionnement et non d'une affirmation
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Re : Ecrire...Une thérapie ?
« Réponse #13 le: 07 février 2019 à 14:46:16 »
s je pense que ce n'est qu'une facette et que c'est très réducteur de réduire l'écriture à une thérapie

Tu me fais voir que j'ai oublié un point d'interrogation dans le titre du poste, car il s'agit d'un questionnement et non d'une affirmation

Je trouve que le point d'interrogation est justifié, et la question montre qu'il y a des regards différents.

Peut-être certains d'entre vous connaissent l'angoisse de la page blanche, celle pendant laquelle l'écrivain a le sentiment qu'il ne va pas savoir mettre en mots son histoire et sombre progressivement dans un douloureux sentiment d'impuissance.

Ce n'est pas si simple, l'écriture, on peut aussi avoir le sentiment de manquer d'inspiration ou au contraire avoir trop d'idées et chercher à atteindre un objectif très ambitieux.

Ne pas se laisser submerger par l'écriture, c'est la base essentielle pour garder le contrôle sur ses créations et ne pas en souffrir.

Hors ligne Sugar

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Re : Re : Ecrire...Une thérapie
« Réponse #14 le: 07 février 2019 à 14:50:27 »
Non mais lol  :D

L'écriture c'est pas quelque chose qui a des attributs positifs ou négatifs dans sa pratique par rapport au moral : tout ne dépend uniquement de ce qu'on en fait. Ce n'est qu'un outil artistique ou non, parce que ce qui est bien avec l'écriture c'est qu'il n'y a rien de plus accessible. D'ailleurs je pense que la grande majorité des gens qui écrivent le font dans des buts persos (journal intime, blog) la plupart du temps dans un but d'aller mieux. Le mythe de l'écriture mélancolique (ça existe évidemment, ça ne dépend que de celui qui écrit, l'exorcisation de choses tristes et horrible, ça peut passer par là, faut juste pas y rester ensuite) est à oublier absolument, cette vision romantique de l'auteur damné est une construction historique pleine de complaisance et d'esthétique de la tristesse.
Bref bref, bien évidemment qu'il est possible d'écrire dans un but thérapeutique, ce n'est simplement pas la même question que ce tu veux en faire ensuite de ces écrits, le but du partage de l'écrit ou non et comment tu l'écris.

Je crois que la perception de la mélancolie varie en fonction de la sensibilité de la personne

Une personne peut véritablement se rendre MALADE de ne pas parvenir à un objectif..(personne hypersensible) Cela vaut pour l'écriture, la peinture ou tout autre activité d'ailleurs (travail, études) Ce qui va le rendre indéniablement mélancolique..

non? Enfin je pose cela comme ça...


Depuis que j'ai repris l'écriture, oui j'aurai tendance à avoir des phases mélancoliques (mais perso c'est parce que je me dis, purée de chez purée je suis loin d'avoir fini, c'est nul  et cette sensation d'être seule au monde par moment  :-¬?)


_________________

e manquer d'inspiration ou au contraire avoir trop d'idées et chercher à atteindre un objectif très ambitieux.

Ne pas se laisser submerger par l'écriture, c'est la base essentielle pour garder le contrôle sur ses créations et ne pas en souffrir.

Ha cela par contre cela m'interpéle fortement !!! submerger par les idées....et avoir un contrôle de ses créations! mon dieu j'ai parfois cette sensation (ne soyez pas effrayés  :mrgreen:) d'être...Comment dire, possédée et du coup oui les doigts partent tout seuls, sans pouvoir les arrêter. On va me dire que c'est l'inspiration. Certes, mais cela peut mener à la frustration car on a l'impression d'être dans une vague et que cela part dans tout les sens.

Donc pour contrôler, tu t'imposes des "pauses" ?
« Modifié: 07 février 2019 à 15:54:53 par Aube »
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