Le Monde de L'Écriture

23 avril 2019 à 12:47:31

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » Le Chant de Braith

Auteur Sujet: Le Chant de Braith  (Lu 544 fois)

En ligne Miléna

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Le Chant de Braith
« le: 03 février 2019 à 18:41:03 »
Voici un texte sur lequel je travail en ce moment mais que je n'arrive pas à finir (il doit me manquer encore quelques strophes, une dizaine grand max). La forme s'inspire des chansons de gestes mais en moins bien. Il doit y avoir aussi pas mal de fautes d'orthographe, j'ai du mal à me faire une idée de ce que ça vaut. J'ai envisagé de le poster en section poésie mais il me semble que mon texte est davantage un récit en vers qu'un poème narratif. N'hésitez pas à me faire des suggestions tant sur le fond que sur la forme, je suis ouverte à toutes les idées,

Bonne lecture :)



1.
L’allégresse des guerriers, les hommes de Niar
N’eut d’égal que le jour où, sans jamais mentir
On leur conta le combat du Seigneur d’Ambar
Contre Olwin larmes amères, prince des Viltirs,
De vive voix ils apprirent, comment sut Neskan
Vaincre le dieu innocent, Olwin à la lance ;
Mais Neskan revint affligé d’une blessure
Dont rien ne savait lui donner soulagement
Et la lance Olwin traversant son armure
Avait tant passé parmi son robuste flanc
Que son sang coulait sans obstacle entre ses côtes
Et rien ne pouvait soulager cette blessure.

2.
Les Hommes en grande assemblée chantaient par la plaine
La victoire de Neskan, vainqueur sur Olwin
Le récit de la bataille redoublait l’ardeur
Qu’ils savaient mettre au combat quand bien déclinait
Celle que mettaient les anges qui pleuraient Olwin.
Mais court fut le regain car bientôt on apprit
Malgré tous les soins que la blessure empirait
Et que nul remède n’y pourrait jamais parer.
Quand le bruit courut chez les gens de Noltara
Que cette blessure ne pourrait jamais guérir
Un grand émoi prit tous les guerriers assemblés
Et Braith se leva, le plus grand roi après Niar
Réunit à lui les plus désireux de paix.

3.
Depuis bien longtemps déjà duraient les combats
Qui opposaient sans répit les anges aux hommes
Et c’était non sans raison que l’ancien rêva
À la fin des combats, à de plus doux destins,
On avait oublié la raison de la guerre
Et plus ne demeurait que le choc des batailles
Rien n’était resté de ces gloires éphémères
Que de vieilles chansons comme des fleurs qui fanent.

4.
Braith avait, il y a longtemps, brillé au combat
Et plus qu’aucun autre homme fut couvert de gloire,
On chantait sa loyauté, trésor pour un roi
Mais son bras avait vieilli sous tant de victoires
Et il n’était plus le fier guerrier d’autrefois ;
Sa barbe fleurie témoignait de sa vieillesse
Quand son manteau bleu serré autour de son torse
Montrait son maintien, sa droiture sans faiblesse
Prouvait que son corps n’avait perdu de sa force
Que ce que le temps avait pris à sa jeunesse.

5.
Toujours aux cotés de Braith marchait Mikumnir
Le grand et sage dragon aux écailles d’argent
Vielles écailles, cornes d’or, tête pour rugir
Plus fièrement qu’aucun autre, lui le plus ardent ;
Ensemble allaient au combat ensemble en rentraient
Car Neskan l’avait attaché aux pas de Braith
Une âme pour deux, et l’un l’autre le suivait
L’un n’allait jamais où l’autre ne le pouvait.
Mikumnir était aimé des hommes et des siens
Autant qu’Azorkin alors qu’il régnait en maître.

6.
Ainsi ensemble ils convinrent, Mikumnir et Braith
Et les gens de Noltara, les dragons d’Eyar
De laisser en arrière la guerre d’Olwin
Sans craindre de faillir aux gens laissés derrière
Compagnons de batailles, amis de longue date ;
Contre le chagrin ils endurcirent leur cœur
Pour ne pas faillir quand viendrait l’heur du départ,
Et dans le secret on construisit des navires
De fiers esquifs, grands mâts et hautes voilures
Pour porter sur la mer le peuple de Noltara
Femmes et enfants, maison en grande assemblée
Pour chercher à l’est une terre nouvelle.

7.
Harkèn n’avait pas eu vent du plan préparé
Par les gens de Noltara, les guerriers de Braith
Sans quoi il aurait tout fait pour contrer les Hommes
Il se serait opposé à leur désertion
À ce qu’ils quittent la bataille, de toutes ses forces
Le puissant héritier, celui qui de Neskan
Connaissait les secrets, la puissante magie ;
Mais son attention était tournée tout entière,
Et sa médecine, vers son maître déclinant
Qui malgré ses soins, faiblissait à chaque instant.
Mais quoique mourant, Neskan demeurait pour lui
Son maître et mentor, le plus digne d’entre tous ;
Aussi était-il plus que jamais résolu
À mener la guerre après lui contre les anges
Jusqu’à les détruire ou lui-même être vaincu,
Aussi Mikumnir jeta un voile de brume
Sur les nouveaux esquifs, construits par les hommes 
Et ainsi Harkèn ne connut-il leur projet
Qu’une fois achevé, les navires aux hautes voiles.

8.
De la sorte Harkèn, tout absorbé dans sa tâche
Le regard voilé par la magie de Miku
Ne sut rien des plans que les hommes avaient fixés ;
Ainsi il n’apprit la désertion proche de Braith
Qu’une fois achevés les navires à hautes voiles
Et chargés de vivres en prévision du voyage
En grande colère Harkèn envoya contre eux
Hommes et Dragons pour couper leur retraite
Empêcher les nefs de voguer vers le lointain ;
Harkèn assembla en rangs serrés son armée
Le long du rivage et ses machines de guerre
Se trouvaient en nombre sur les dunes et la grève
Rude bataille s’engagea contre Braith

9.
Sur la plage rouge sang, quand les épées sonnent
Que les écus s’entrechoquent des hommes au combat
Que rugissent les dragons, fauves des batailles
Alors le fracas laisse voir ce que fut la guerre
Des hommes de Braith et des fiers dragons d’Eyar
Lorsqu’ils affrontèrent les troupes de leur ennemi ;
Et dans la mêlée, se distinguent par leur ardeur
Braith et Bryn son fils, Miku, la lame de Nir,
Les premiers tombés n’auront au coucher du jour
Nulle sépulture ni clair chant de victoire
Nulle réjouissance pour saluer leur départ ;
Leurs corps furent laissés abandonnés sur la plage,
Les hommes de Braith gagnant au plus vite les nefs,
Eux qui devaient leur vie à ceux laissés derrière
Déjà les navires faisaient voile vers le lointain
Le cœur bien trop lourd pour chanter la réussite
De leur plan de fuite, préparé de longue date
Nombreux morts restèrent en arrière sur la grève.

10.
Mikumnir avait mené grand nombre des siens
Avec lui de par la mer, gens de sa maison
De fiers et jeunes dragons aux claires écailles
Des frères et sœurs de couvée, Jada sa compagne
Dont célébraient la beauté les hommes de Braith
Les compagnes et compagnons de ses nombreux frères
Et sœurs, et leurs couvées, de jeunes dragons
Qui n’avaient encore l’âge de ceux de Miku
Ainsi volaient haut ces créatures en grand nombre
Brillant de mille feux dans le sillage des navires
Et suivaient les hommes dans leur hasardeux voyage.

11.
Les chansons racontent encore à qui veut l’entendre
Qu’il y avait de dragons autant que de rames
À tribord et à bâbord sur chaque navire
Les plus jeunes se couchaient quand venaient la nuit
Sur le pont ou dans les cales où dormaient les hommes
Quand les plus grands des dragons dormaient dans les airs
Eux que rien ne fatiguait pas même l’océan
Ils reposaient leur corps sur un souffle de vent
Et leur esprit vif dormait en brefs intervalles
Ainsi en grand vol les dragons de Mikumnir
Suivaient-ils toujours le sillage des navires.

12.
L’Homme est prompt à voir un égal en son semblable
Mais se montre moins avenant pour l’étranger
Ainsi l’Homme exclut ce qui n’a pas sa semblance
Par peur et rejet de ce qu’il ne comprend pas ;
Les hommes de Braith n’échappaient pas à la loi
Bien étranges étaient pour eux les nobles dragons
Haute taille, droiture de cœur et corps en acier
Ne disent pas leur façon, leur langue ni leur être
Et le regard qu’il portaient sur les choses du monde
N’avait aucune semblance, au regard des hommes ;
Tout éloignait l’un de l’autre ces anciens alliés
Le temps, la taille et la pensée entravaient l’entente
Comme un rocher au milieu du flot impétueux,
Mais une langue les avait contre toute attente
Réunis dans le voyage en belle amitié,
Et le respect entre eux devait être égal
Homme, femme, dragon, dragonne en bel harmonie
Aussi Braith était-il ferme et Miku patient.

13.
La mer était nourricière les dragons puisaient
Dans l’abondance des flots, les crêtes des vagues
La pitance de chacun et de chaque jour
Si la chasse était mauvaise sans regret les hommes
Leur ouvraient leur provision qui manquait fort peu
Poissons, viande, requin, baleine, séchées avec soin ;
Parvenu en haute mer Braith fit des offrandes
À la mer et son seigneur Nydrawen le blanc
Pour gagner la bienveillance du grand lion des flots
Les navires voguèrent alors par temps clément
Et bon vent durant des mois par la volonté
Du grand seigneur des flots Nydrawen Lion Blanc
Aussi les hommes souvent firent offrande au Natar
Priant sa bienveillance et son bon vouloir

14.
Au printemps suivant, le vent cessa de souffler
Et durant des mois nul souffle n’émut les navires
Les esquifs restaient suspendus dessus les flots
Les Hommes croyaient avoir atteint les confins
Au-delà du territoire du renard Jaryu
Mais d’autres encore y voyaient un signe mauvais
Les maléfices de Harkèn ou du prince des vents.
Le vent n’émit pas un souffle plusieurs jours durant
Mais Braith n’avait nulle crainte des mauvais esprits
Il prit des cuirs et des cordes au pont des navires,
Aux habits des matelots, et confectionna
Avec une grande adresse, des harnais de cuir
Il en vêtit les dragons qui furent volontaires
Et ceux-ci tirèrent les nefs à travers les flots
À la force de leur poitrail, de leur corps puissant
Et ainsi reprirent la mer les Hommes de Braith.

15.
Puis quand vint l’été se leva une tempête
Qui brisa en deux beaucoup des esquifs des Hommes
Les jetant contre les flots dressés tels des murs
Miku et les siens portèrent beaucoup des humains
Dont les fières embarcations avaient disparu
Et il y eut dès lors davantage d’Hommes
Que de places où s’asseoir et tous redoutaient
Que jamais Harkèn ne lève sa mauvaise magie.

16.
Quand vint l’automne Braith mourut de son grand âge
Nul ne pleura jamais tant la perte d’un Homme
Que les gens de Noltara pleurèrent la mort Braith
Miku mangea sa dépouille sous les yeux des Hommes
Pour ne pas la voir pourrir en terre étrangère
Ou abandonnée en mer aux requins féroces
Et quoiqu’étrange ait parut ce geste aux humains
Qui ne le connaissant pas n’y auraient songé
Il l’accéptèrent de Miku, le dragon d’argent,
Car grande était la douleur qu’il manifestait
Lui pour qui Braith resterait un frère de sang
Un ami de longue date, le plus apprécié
Le premier et le dernier et jusqu’à sa mort
Qu’il accepta sur son dos lui le fier dragon
Aucun autre n’eut jamais un tel privilège
Miku brûla à sa mort sans hésitation
Sa selle et tout son harnois au feu de sa gueule
Bryn prit la suite de Braith, le fils du Roi.

17.
Et l’hiver suivant, les Hommes de Bryn parvinrent
Sur une petite île dont Mikumnir pouvait faire
Le tour en volant en moins d’une journée
Les Hommes tirèrent les navires sur la grève
Ils renoncèrent vite à y fonder leur patrie
Car elle s’avérait trop petite pour leur peuple
Mais ils y puisèrent de l’eau, abondante et claire
Ils en garnirent leur réserve et chassèrent des bêtes
Pour renouveler leur stock et ne pas manquer.

18.
Peu de temps après, Bryn fut frappé de folie
Il tua Gunin, Delurim et deux des fils
Qu’avait eu Onar avec la sœur de sa mère
Nul ne voulut plus après boire ni manger
Des denrées prises sur l’île et beaucoup disaient
Qu’ils devaient leur malheur à un maléfice
Et Brunwin reprit la mer, la femme de Bryn
Car détruit par la folie, Bryn ne pouvant plus
Ni commander ni régner sur sa compagnie.

19.
Brunwin était pour beaucoup une femme digne
De tous les honneurs qu’on puisse accorder à reine
Elle qui avait par amour pris pour mari Bryn
Et qui avait épousé le destin des hommes
Et des femmes de Noltara, des dragons d’Eyar
En même temps que son amant, sans aucun regrets
Elle avait laissé la guerre à d’autres guerrières
Elle le soleil du peuple, la Dame de Bryn
L’éclair blanc de Noltara, la lame de Nir
Car elle avait de l’épée la pureté des courbes
Et le tranchant en son âme, beauté et finesse
Nul homme n’aurait remis en cause son règne
Car Brunwin la belle avait l’aplomb d’un dragon

20.
Ainsi Brunwin prit la tête des Hommes de Bryn
Et quand revint le printemps son ventre arrondi
Témoigna au yeux de tous qu’elle portait l’enfant
De Bryn son amour, et ce fut source de joie
Pour les Gens de Bryn, les Hommes de Noltara

21.
Mais dans un excès de rage né de sa folie
Le fils de Braith malmena la dame de ses nuits
Si durement qu’elle crut y risquer sa vie
Aussi la lame de Nir tourna contre elle-même
Sa grande adresse au combat et l’épée véloce
Visant où était son cœur et ainsi tomba
Le fils de Braith, Bryn fut frappé au cœur.

22.
Brunwin sut grâce à ce geste avec certitude
Que la mauvaise magie du sombre Harkèn
Etait lié à sa maison et que nul rivage
Qu’il soit proche ou bien lointain, nulle terre d’accueil
Ne trouveraient jamais les Hommes de Bryn
Tant que durerait les mauvais sorts de Harkèn
Mais elle portait en son sein une vie nouvelle
Espoir pour son peuple, promesse d’un avenir
Et à cela s’accrochait son âme brisée
Par la perte de Bryn son unique amour
Elle rasa ses longs cheveux rejeta son nom
Et celui de sa maison rompant l’héritage
Des noms qu’on a lié, comme Bryn reliait Braith
Son père avant lui avait un nom lié au sien
Comme le père de son père c’était la façon
De transmettre le nom et le Galt au sien
Ainsi Brunwin espérait obtenir raison
Du mauvais sort de Harkèn, tromper ses desseins.

23.
Beaucoup des Hommes de Braith jetèrent avec elle
Leur coutumes d’autrefois afin d’échapper
À ce sort qui sans relâche, par-delà les mers
Ne cessait de les frapper sans qu’ils pussent agir
Quand ils eurent rejeté leur noms et mémoires
Et qu’ils furent devenus des Hommes nouveaux
Apparut alors à eux la nouvelle terre
Qu’ils avaient tant espérée dans leur soir sans rêves
Et appelée de leur vœux les nuits de tempêtes ;
Miku et les siens partirent sans plus attendre
Voir comment était la terre au beau rivage
S’il était de taille pour accueillir tous les gens
Qui avaient bravé tous les dangers de la mer
Pour chercher ici un rivage où prospérer.

24.
Miku parcourut le ciel avec ses dragons
Pour voir si la terre était bonne ou bien mauvaise
Mais à peine fut-il parti que Browyn sentit
La venu de son enfant l’héritier de Bryn
Et elle appela à elle ses guerriers fidèles
Et l’assemblée des femmes qui lui vinrent en aide
Elle descendit sur la plage du rivage nouveau
Et mit au monde un fils qu’elle baptisa Rossun
Quand Miku revint accompagné de ses gens
Portant la nouvelle que les terres étaient vastes
Et que s’étendait à l’infinie sous ses ailes
Luxuriante et belle, la nouvelle patrie des Hommes
Il sut de Browyn que la terre avait déjà
Un roi pour régner, Rossun fils de Bryn, fils Braith
Et ainsi les gens qui avaient fuit Noltara
Firent leur pays des rivages du Darka-Guèn.



Fin.
Ici se termine le chant des gens de Braith
Qui y ajoute ment, je jure sans contredit
Qui dira que j’ai menti sera vil menteur
Car le chant de Braith est ci, comme je l’ai dit
Il n’est rien à ajouter ni a retrancher
« Modifié: 10 février 2019 à 10:04:31 par Miléna »

En ligne Alan Tréard

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  • C'est osé de penser que je pense.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Le Chant de Braith
« Réponse #1 le: 04 février 2019 à 00:10:08 »
Ma chère Miléna,

C'est un véritable plaisir de découvrir la suite de ce récit, de te lire tout simplement.

J'ai suivi le récit d'une traite sans m'arrêter sur la versification ou l'orthographe, et l'histoire est passionnante et tes trouvailles magnifiques ; il y a de très beaux passages.

Pour moi, même si tu peux poster ce texte où tu le souhaites, tu peux le considérer tout simplement comme une ode héroïque qui est un des genres de la poésie (qui comprend aussi l'aspect chanté). Il est vrai pourtant que je maîtrise mal le genre (idem pour l'Odyssée que je ne connais pas suffisamment pour comparer au présent texte), donc c'est difficile pour moi de t'apporter un œil expert.

C'est surtout l'émotion qui m'a porté au bout de la lecture, je suis impatient de savoir ce que vont devenir les hommes de Braith, où il vont s'établir.

En ce qui concerne le récit, j'ai été surpris que les hommes se soumettent à la plupart des décisions que prennent Braith et ses successeurs (Brunwin et Bryn) ; j'aurais peut-être aimé qu'on ressente l'angoisse des hommes à rester si longtemps en mer (qu'il manifestent leur angoisse d'une façon plus explicite en s'insurgeant ou au contraire en obéissant de façon trop excessive, voire en paniquant), je dirais que c'est l'élément du récit qui m'a manqué.

Si jamais tu souhaitais que je revérifie les vers pour t'apporter un coup de main, je peux faire ça progressivement, tu me diras ce que tu aimerais éventuellement avoir comme retour sur le texte, et ce qui sera le mieux adapté.

Un récit magnifique !!

Hors ligne Ashka

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #2 le: 04 février 2019 à 00:13:22 »
 ;)

Je viens te voir, je te fais un premier retour sur la première strophe.

1.
Citer
L’allégresse et la gaité des hommes de Niar
N’eut d’égal que le jour où, sans jamais mentir
N'eurent d'égal ? (l'allégresse et la gaité ?) et "sans jamais mentir", je ne sais pas, ça m'a fait bizarre, tu veux vraiment garder ?
Citer
On leur conta le combat du Seigneur d’Ambar
Contre son frère Olwin, prince des Viltirs,
Chouette sonorité des noms je trouve ! :coeur:
Citer
De vive voix ils apprirent, comment sut Neskan
Ici le "sut" m'a un peu perdu dans la compréhension avant le nom, je l'aurais mis après : "comment Neskan sut"
Citer
Vaincre le dieu innocent, Olwin a la lance ;
"à" la lance
Citer
Mais Neskan revint affligé d’une blessure
Dont rien ne savait lui donner soulagement
"rien"... j'ai du mal avec "rien qui ne sait", rien ne pouvait lui donner soulagement ? ou alors "personne", parce qu' à la fin tu revient avec "rien ne pouvait" ?
Citer
Et la lance Olwin traversant son armure
Avait tant passé parmi son robuste flanc
Que son sang coulait sans obstacle entre ses côtes
:coeur:

Voilà, dis-moi si ce genre de retour te convient, je ne promet pas de le faire d'une seule traite mais je peux passer de temps en temps, si tu as la patience. ;)

En ligne Miléna

  • Aède
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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #3 le: 04 février 2019 à 08:56:10 »
@Alan :
Merci beaucoup pour ton passage :) ravi que le texte t'ai plus ! et merci beaucoup pour tes compliments.
Par rapport à ce que tu dis du comportement des Hommes, l'un de mes premiers soucis dans ce récit a été la brièveté. Ce genre de récit pourrait être amplifié à l'infini, on pourrait en faire un récit de milles pages. Je voulais que ma narration tienne en une trentaine de strophe, du coup j'ai beaucoup limité les éléments du récits et les péripétie. Ca se ressent aussi dans la syntaxe, j'ai chercher autant que possible à aller droit au but, parfois un peu au détriment du sens, pour dire ce que je voulais dire avec le moins de vers possible. C'est vrai que je n'ai pas beaucoup développer la psychologie des humains, celle des dragons non plus d'ailleurs.

Pour ce qui est des vers, si tu as des suggestions à faire elles seront les bienvenues :) surtout si tu as des suggestions concernant la rime. J'ai plutôt choisi des vers libres pour avoir plus de souplesse dans la narration, mais je ne serais pas contre ajouter des jeux phoniques, des assonnances peut-être ou des rimes simples.

@Ashka :
Merci pour ton passage :)
Citer
L’allégresse et la gaité des hommes de Niar
N’eut d’égal que le jour où, sans jamais mentir
N'eurent d'égal ? (l'allégresse et la gaité ?) et "sans jamais mentir", je ne sais pas, ça m'a fait bizarre, tu veux vraiment garder ?
Ah oui effectivement j'ai un soucis ici ><
J'ai une faute d'accord mais si je met l'accord correct j'ai une syllabe de trop. Je vais réfléchir à comment retravailler ce vers.
Pour le "sans jamais mentir" dans l'absolue c'est un vers formulaire (il comble la longueur de mon vers) donc je peux le changer pour quelque chose de mieux. Je vais y réfléchir.

Citer
On leur conta le combat du Seigneur d’Ambar
Contre son frère Olwin, prince des Viltirs,
Chouette sonorité des noms je trouve ! :coeur:
Merci  :-[

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De vive voix ils apprirent, comment sut Neskan
Ici le "sut" m'a un peu perdu dans la compréhension avant le nom, je l'aurais mis après : "comment Neskan sut"
Oui la syntaxe est labyrinthique dans ce récit :/ mais je ne me voit pas finir un vers avec "sut", il faut finir un vers sur un temps fort, "Neskan" est bien mieux à sa place pour chlore le vers. Mais peut-être que je devrais démêler davantage la syntaxe.

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Vaincre le dieu innocent, Olwin a la lance ;
"à" la lance
Corrigé ^^
Merci :)

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Mais Neskan revint affligé d’une blessure
Dont rien ne savait lui donner soulagement
"rien"... j'ai du mal avec "rien qui ne sait", rien ne pouvait lui donner soulagement ? ou alors "personne", parce qu' à la fin tu revient avec "rien ne pouvait" ?
"rien qui ne sait" ne m'avait pas choqué, qu'est ce qui cloche ? Je veux bien que tu développe un peu ^^
Je vais y réfléchir mais je ne suis pas certaine d'avoir une meilleur option du point de vu que de la rythmique.

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Et la lance Olwin traversant son armure
Avait tant passé parmi son robuste flanc
Que son sang coulait sans obstacle entre ses côtes
:coeur:
Ravi que ce passage t'ai plus ^^

Voilà, dis-moi si ce genre de retour te convient, je ne promet pas de le faire d'une seule traite mais je peux passer de temps en temps, si tu as la patience. ;)
Oui c'est très bien ^^ c'est toujours sympas d'avoir des retours :) d'autant plus que j'ai souvent la tête dans le guidon quand j'écris, j'ai souvent du mal à me mettre à la place du lecteur. Revient quand tu veux et à ton rythme ^^


Merci à vous deux !

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #4 le: 04 février 2019 à 09:36:19 »
Bonjour Miléna, je t'ai lu hier soir d'une traite, mais il me faut y revenir pour mieux apprécier l'écrit. J'ai bien aimé, même si certaines tournures m'ont un peu gênée.

Pour ce qui est de la rime, vu l'histoire racontée et les Noms des multiples personnage, il me semble difficile de rimer parfaitement, la rime libre me satisfait. Mais, évidemment, cela peut se faire, de belles rimes alternées seraient du meilleur effet.

Pour la rythmique et la fluidité des alexandrins, j'ai quelques réticences également, mais il me faut du temps tranquille pour y revenir, je ferai ça dans la journée mais peut-être pas tout à la fois.

En tout cas c'est un bel exercice et j'ai bien aimé ce ton de troubadour.

 ;) ;)
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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #5 le: 04 février 2019 à 09:58:56 »
Merci Claudius :)

Concernant la rime, je ne cherche pas non plus la rime parfaite, je voudrais surtout avoir une forme avec laquelle je me sente libre, mais avoir quelques jeux phoniques pour chlorent le vers pourrait rendre assez bien je pense.

Concernant le rythme, je pense que je peux détailler un peu la forme adoptée, peut-être que ce sera plus facile de comprendre ce que j'ai cherché à faire (mais je ne dis pas pour autant que c'est bien et toutes tes remarques sur le rythme ou la fluidité seront les bienvenus ^^). J'ai adopté une forme d'alexandrin avec une césure en 7/5 ou 5/7 (pour imiter le décasyllabe épique des chansons de geste qui ont une césure en 4/6 ou 6/4), j'ai quelques vers césuré en 6/6 mais je cherche à les éviter. De plus je ne mélange pas les deux types de césure : chaque strophe commence par des vers césurés en 7/5 pour se finir par des vers césuré en 5/7 (on ne trouve normalement pas de césure 5/7 au milieu de césure en 7/5).

J'ai de hâte de lire un retour plus détaillé si tu as le temps de revenir ^^

Ravie que l'aspect troubadour t'ai plus :)

A bientôt !

Hors ligne Claudius

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #6 le: 04 février 2019 à 10:12:01 »


Ah ! Oui je comprends mieux ton choix. Je ne suis pas très fan des césures impaires des alexandrins, mais c'est ton choix. Sachant cela mes remarques seront différentes, ça c'était un peu ce rythme là qui me chagrinait (bah oui je suis née dans une potion d'alexandrins) bref, je reviendrai donc plus tard avec une autre vision poétique de ton texte.

 :mrgreen: :mrgreen:

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #7 le: 04 février 2019 à 11:23:23 »
 ;)
Citer
Mais Neskan revint affligé d’une blessure
Dont rien ne savait lui donner soulagement
....
Et rien ne pouvait soulager cette blessure.

En fait je trouvais qu'il y avait répétition du propos alors je me demandais si c'était voulu ou s'il s'agissait deux nuances différentes:

D'où ma question, est-ce que pour le 1er tu voulais plutôt dire que personne ne savait comment le soigner et le 2è qu'aucun traitement ne pouvait le soulager ?

En ligne Miléna

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #8 le: 04 février 2019 à 11:33:53 »
@Claudius :
Dans l'absolu, moi aussi je préfère les Alexandrins bien régulier ^^ ceux qui glissent tout seul avec une rime riche à la fin, comme les alexandrins romantique par exemple. Mais déjà je sais pas en écrire et ensuite c'est une forme qui cadrait pas avec ce que je voulais faire. Pis j'aime bien le coté rustique et mal dégrossi des césures impaires. J'ai hate de lire les remarques que tu pourrais me faire du coup  ;)

@Ashka :
Ah oui, en effet c'est vrai que ça se répète  :\?
Le fait que je parle deux fois de la blessure est volontaire et qu'il ne puisse pas être soigné aussi. Mais la forme est peut-être un peu trop proche quand même.
Je ne crois pas que j'ai eu envie de marquer une nuance, je voulais plutôt être sûre que le lecteur ne passe pas à coté de cet élément du récit car il est le thème de la strophe suivante (et c'est un motif assez important de ma mythologie). Je vais réfléchir à tout ça.

Hors ligne Léilwën

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  • L'elfe au lapin roux
Re : Le Chant de Braith
« Réponse #9 le: 04 février 2019 à 13:49:20 »
Salut Miléna !

J'ai l'habitude de faire mes remarques au fil du texte ; les voici !  :)

Est-ce que la ponctuation de ce genre de chanson est "normale" ? Par rapport à des phrases classiques, il manque des points et des virgules à mon sens à certaines fins de vers.
Citer
L’allégresse et la gaité
=> gaieté
Citer
Et la lance Olwin
=> "d'"Olwin ?
Citer
en grande assemblé
=> asssemblée
Citer
Que cette blessure ne pourrait jamais guérir
=> vu le ton du texte, j'aurais attendu l'inversion "jamais ne pourrait guérir", plutôt
Citer
A la fin
=>À
Citer
comme des fleurs qui fanes
=> fânent
Citer
Et plus qu’aucun autres hommes
=> autre homme
Citer
Quand son manteau bleu serrer
=> serré (participe passé/adjectif)
Citer
Montrais son maintien
=> montrait (le sujet c'est "le manteau")
Citer
et l’un l’autre le suivait
=> suivaient (le sujet c'est "l'un l'autre") ; l'un "et" l'autre ? non ?
Citer
De laisser en arrière la guerre d’Olwin
Sans craindre de faillir aux gens laissés derrière
=> je ne suis pas fan de la répétition
Citer
quand viendrait l’heur
=> heure ? (pour moi, "heur", ça veut dire "bonheur" en langage médiéval)
Citer
De fières esquifs
=> fiers ("esquifs" est masculin)
Citer
Sans quoi il aurait tout fait pour contrer les Hommes
=> ici aussi, j'aurais bien vu une inversion "Sans quoi, pour contrer les Hommes, il aurait tout fait"
Citer
A ce
=> À
Citer
Mais quoi que mourant
=> "quoique" en un seul mot (si on peut remplacer par "bien que", ça s'écrit en un seul mot)
Citer
était-il plus que jamais résolue
=> résolu (sujet = "il" = masculin)
Citer
A mener la guerre
=> À
Citer
Sur les frêle esquifs, construites
=> frêles ; construits (esquif = masculin)
Citer
Qu’une fois achevé, les navires aux hautes voiles.
=> achevés (le sujet est inversé, c'est "les navires")
Citer
Miku
=> c'est mignon comme petit surnom  :coeur:
Citer
Qu’une fois achevés les navires à hautes voiles
=> tu as déjà dit cette phrase dans le 7.
Citer
Et chargés de vivre
=> vivres
Citer
Empêcher les nefs de voguer vers le lointain
=> ici encore, j'aurais bien vu une inversion "Empêcher les nefs vers le lointain de voguer"
Citer
assembla en rang serré
=> rangs serrés (je suppose qu'il y en a plusieurs  ;) )
Citer
Sur la plage rouge sang, sonna les épées
=> sonnèrent (sujet = "épées")
Citer
S’entrechoqua les écus
=> entrechoquèrent (sujet = "écus")
Citer
se distinguent par leur ardeur
=> distinguèrent (ton récit est au passé)
Citer
Les premiers tombés n’auront
=> auraient (idem)
Citer
au couché du jour
=> coucher
Citer
Nulle sépulture ni claire chant
=> clair (qui se rapport à "chant", masculin)
Citer
Mikumnir avait mené grand nombre des siens
Avec lui de par la mer, gens de sa maison
De fiers et jeunes dragons aux claires écailles
Des frères et sœurs de couvées, Jada sa compagne
Dont célébraient la beauté les hommes de Braith
Les compagnes et compagnons de ses nombreux frères
Et sœurs, et leurs couvées, de jeunes dragons
Qui n’avaient encore l’âge de ceux de Miku
Ainsi volaient haut ces créatures en grand nombre
Brillant de mille feux dans le sillage des navires
Et suivaient les hommes dans leur hasardeux voyage.
=> l'image est très belle ! :)
Citer
Qu’il y avait de dragon autant
=> dragons (ils sont plusieurs)
Citer
dormaient dans les aires
=> je ne visualise pas où peuvent être leurs aires puisqu'ils sont en pleine mer ? EDIT : vu la suite, je crois qu'il s'agit du mot "airs", en fait
Citer
en bref intervalle
=> brefs intervalles (j'imagine qu'ils dorment plusieurs fois ?)
Citer
Ainsi en grand vole les dragons
=> vol
Citer
Ainsi l’Homme exclu ce qui
=> exclut (présent de vérité générale)
Citer
n’échappaient pas à la lois
=> loi
Citer
Bien étrange était pour eux les nobles dragons
=> "Bien étranges étaient" (le sujet, c'est "les dragons")
Citer
Tout éloignait l’un de l’autre ces anciens allier
=> alliés
Citer
Réuni dans le voyage
=> Réunis (le sujet est "les" dans la ligne du dessus)
Citer
le respect entre eux devait être égale
=> égal (sujet = "respect", masculin)
Citer
en bel harmonie
=> belle ("harmonie" = féminin)
Citer
Poissons, viande, requin, baleine, séchées
=> séchés (dans l'énumération sujet, il y a des mots masculins, qui l'emportent sur le féminin... c'est la langue française qui est sexiste  ><)
Citer
A la mer
=> À
Citer
le vent cessa de souffler
Et durant des mois nul souffle
=> je trouve la répétition dommage
Citer
Les esquif restaient suspendu
=> esquifs ; suspendus
Citer
des mauvais esprit
=> +s
Citer
des harnais de cuire
=> cuir (c'est la matière)
Citer
qui furent volontaire
=> +s (le sujet, c'est "les dragons")
Citer
A la force
=> À
Citer
Les jetant contre les flots dresser
=> dressés (participe passé/adjectif)
Citer
Que jamais Harkèn
=> l'orthographe a changé entre-temps ? (dans la suite du texte aussi)
Citer
la mort Braith
=> mort "de" Braith ?
Citer
Pour ne pas la voir pourrir en terre étrangère
Ou abandonner
=> abandonnée (c'est la "dépouille" qui est abandonnée)
Citer
Il l’accéptèrent
=> ils (ça reprend "humains") ; acceptèrent
Citer
Un ami de longue date, le plus apprécier
=> apprécié
Citer
Miku brula
=> brûla
Citer
Les Hommes tirèrent les navires sur la grève
=> je pensais qu'ils n'avaient plus de navires ?  :\?
Citer
Mais ils y puisèrent de l’eau, abondante et claire
Ils en garnirent leur réserve et chassèrent des bêtes
Pour renouveler leur stock et ne pas manquer.
=> hum... ici, je trouve que ça sort du ton du texte
Citer
Qu’ils devaient leur malheur par un maléfice
=> "à" un maléfice (devoir qch à qn)
Citer
qu’on puisse accorder à reine
=> à "une" reine ?
Citer
Elle qui avait par amour prit
=> pris (au féminin, ça fait "prise")
Citer
la guerre à d’autre guerrière
=> autres guerrières (j'imagine qu'il y en a plusieurs ?)
Citer
L’éclaire blanc de Noltara
=> éclair
Citer
Car Brunwin le belle
=> "la" belle ?
Citer
Bryn fut frapper
=> frappé (participe passé)
Citer
Brunwin sût grâce
=> sut (passé simple)
Citer
Tant que durerait les mauvais sorts
=> dureraient (le sujet c'est "les mauvais sorts")
Citer
Et a cela s’accrochait
=> à (c'est la préposition)
Citer
Au sort qui les suivant et les frappait
=> suivait ?
Citer
Qui diras
=> -s

Pour les remarques sur les inversions, il y a peut-être des "obligations" poétiques qui t'empêchent de les faire ; mais vu que je suis insensible à ce genre de choses, il se peut que mes remarques aient été hors propos ! :-[

Au total, j'ai bien aimé ! :) J'ai l'impression de lire l'Iliade^^ ; par contre, je me suis un peu perdue dans les noms des personnages au départ (mais je suis typiquement le genre de personne à qui il faut un schéma pour rappeler qui est qui et qui a une allégeance, et carte pour comprendre les déplacements des personnages^^)

À la prochaine ! :) :oxo:
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Tu débarques et tu es un peu perdu ? Je peux peut-être t'aider par ici

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #10 le: 04 février 2019 à 18:45:37 »
Alors, alors, je te réponds, et je te fais le décompte de la versification !


Citer
Ca se ressent aussi dans la syntaxe, j'ai chercher autant que possible à aller droit au but, parfois un peu au détriment du sens, pour dire ce que je voulais dire avec le moins de vers possible. C'est vrai que je n'ai pas beaucoup développer la psychologie des humains, celle des dragons non plus d'ailleurs.

Ah ! J'ai trouvé que tu nous en disais pas mal, sur les dragons.

Spoiler
[close]



Sur la versification :


Citer
1.
L’allégresse et la gaité des hommes de Niar
N’eut d’égal que le jour où, sans jamais mentir

Ici effectivement, la troisième personne du pluriel « n'eurent » risque de rendre difficile le rythme.


Citer
On leur conta le combat du Seigneur d’Ambar
Contre son frère Olwin, prince des Viltirs,

Ici, 11 car frèr'Olwin fait un e muet.

Citer
De vive voix ils apprirent, comment sut Neskan

Ici, 13 car le e d'apprirent n'est pas muet



Citer
Vaincre le dieu innocent, Olwin à la lance ;
Mais Neskan revint affligé d’une blessure
Dont rien ne savait lui donner soulagement

Ceux-là sont magnifiques, je me demande si tu ne peux pas les conclure par un point pour marquer le fait (la blessure).   :huhu:




Citer
Et la lance Olwin traversant son armure

11 car la lanc'Olwin

Citer
Avait tant passé parmi son robuste flanc
Que son sang coulait sans obstacle entre ses côtes
Et rien ne pouvait soulager cette blessure.

Le retour de la blessure pour un très beau vers, je ressens la fatalité de son état.



Citer
2.
Les Hommes en grande assemblé chantaient par la plaine
13, d'ailleurs dommage parce que l'image stimule l'imagination (assemblée).

Citer
La victoire de Neskan, vainqueur sur Olwin
Le récit de la bataille redoublait l’ardeur

13, le e de bataille n'est pas muet ; ici je trouve que tu pourrais revoir la ponctuation (voir avec les deux points, points-virgules ou virgules simples).

Citer
Qu’ils savaient mettre au combat quand bien déclinait
Celle que mettaient les anges en deuil d’Olwin.
Mais court fut le regain car bientôt on apprit
Malgré tous les soins que la blessure empirait
Et que nul remède n’y pourrait jamais parer.

13 pour le e de remède ; dommage d'ailleurs parce que c'est un très beau passage (je verrais bien « malgré tous les soins » en incise entre deux virgules). La blessure apparaît vraiment comme un signe de faiblesse grandissant. :\?



Citer
Quand le bruit courut chez les hommes et dans le camp

13 pour les hommez'et

Citer
Que cette blessure ne pourrait jamais guérir

13 pour blessure ; je pense qu'il faudrait que tu trouves un synonyme pour blessure (si jamais tu retravailles le vers) voire une métaphore, une image, quelque chose qui aille dans le sens de l'agonie d'Owin.

Citer
Une vive émotion passa parmi les guerriers

13 encore, je pense que tu as intérêt à revoir ce passage.

Citer
Et Braith se leva, le plus grand roi après Niar
Rassembla à lui les plus désireux de paix.

Oki, on annonce la suite : le grand départ !! ^^

Citer
3.
Depuis bien longtemps déjà duraient les combats
Qui opposaient sans répit les anges et les hommes

13 angez'et, j'ai remarqué plusieurs erreurs sur les pluriels.

Citer
Et c’était non sans raison que l’ancien rêva
A la fin des combats, à de plus doux destins,
On avait oublié la raison de la guerre
Et plus ne demeurait que le choc des batailles
Rien n’était resté de ces gloires éphémères
Que de vieilles chansons comme des fleurs qui fanes.

« Rien n’était resté de ces gloires éphémères
Que de vieilles chansons comme des fleurs qui fanes. »


C'est magnifique !! Je me demande si tu ne peux pas revoir la ponctuation ici (un point après batailles), la versification me semble juste (si pas d'erreur, je fais moi-même quelques erreurs  ::) ).

Un passage très prometteur !

Citer
4.
Braith avait, il y a longtemps, brillé au combat
Et plus qu’aucun autres hommes fut couvert de gloire,

Les vers sont bons mais aucun autre homme est au singulier (car il n'y en a aucun).

Citer
On chantait sa loyauté en exemple de roi

13, pour l'e d'exemple, attention ici au « on » qui me semble inapproprié au registre soutenu que tu emploies.

Citer
Mais son bras avait vieilli sous tant de victoires
Et il n’était plus le fier guerrier d’autrefois ;
Sa barbe fleurie témoignait de sa vieillesse
Quand son manteau bleu serrer autour de son torse

serrait

Citer
Montrais son maintien, sa droiture sans faiblesse

montrait

Citer
Prouvait que son corps n’avait perdu de sa force
13

Citer
Que ce que le temps avait pris à sa jeunesse.


Tout ce passage de présentation de Braith, j'ai eu du mal à bien le cerner. Au-delà de l'orthographe, je me demandais si tu ne pourrais pas nous présenter un trait particulier de Braith (un trait différent de la force, comme sa grande sagesse ou bien son charisme ou alors sa beauté), je crois que ce trait si particulier me permettrait de mettre un repère sur le personnage pour m'imaginer son parcours.

Il faut que je me dise un quelque chose comme : Braith=charisme+force ; ou alors Braith=persévérance+force ; je cherche encore un signe en ce personnage qui me permette de l'identifier clairement des autres soldats.


Je m'arrête ici pour aujourd'hui, c'est déjà pas mal, je crois, n'hésite pas à réagir sur certains passages si j'ai fait une erreur ou s'il y a un aspect du récit que je n'ai pas compris correctement.

Je reste disponible autant que possible.

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #11 le: 05 février 2019 à 09:26:28 »
Merci Léilwën et Alan pour vos retour :) je vais essayé de vous répondre d'une façon aussi détaillé que possible.

@Léilwën :
J'ai essayé de corriger toutes les fautes d'orthographe et de conjugaison que tu as relevé, merci beaucoup pour cette relecture pointilleuse ^^ (et pour m'avoir apprit que "esquif" était masculin, je ne m'en serait jamais douté !)

Tu m'as fait remarqué deux fautes similaires : "la lance Olwin" (plutôt que "la lance d'Olwin) et "la mort Braith" (plutôt que "la mort de Braith"). Ce sont des tournures médiévales qu'on retrouvait beaucoup dans la langue du 12ème et 13ème siècle, c'est le genre de choses qu'on retrouve assez souvent dans mes chansons et mes textes car je suis passionnée de littérature médiévale. J'ai conscience que ce n'est pas du français standard mais pour l'instant je vais garder ça comme ça, on verra plus tard si je le change.

Tu m'as aussi fait une remarque sur "quand viendrait l'heur" : il s'agit ici d'une licence poétique pour retirer un "e". Je vais réfléchir à quoi faire de ce "e" car effectivement si je suis pointilleuse en orthographe, ce vers est faux.

Pour les interversions que tu m'as proposé je vais y réfléchir mais je suis pas mal entravé par la césure en 7/5 ou 5/7 qui ne me permet pas d'articuler librement mes phrases.

Pour "Poissons, viande, requin, baleine, séchées" : j'ai décidé d'appliquer l'accord de proximité, la langue est sexiste mais elle est vivante donc elle est appelé à évolué ;)

Concernant les noms, dans ce texte j'en joue librement ^^ beaucoup de nom ne sont là que pour apporter une touche de réalisme et pour plongé mieux dans l'univers. Par contre c'est vrai qu'en relisant je trouve mes premières strophe un peu ambiguë, surtout concernant Olwin et Neskan. Je vais reréfléchir à ça.

Ravie que le texte t'ai plus :D


@Alan :
Merci pour ton relevé sur la versification !
Plusieurs vers sont effectivement faux et il faudra que je les reprenne.
Pour certains, ils sont faux car je n'ai pas compté le "e" à la césure. Je sais que ce n'est pas très académique comme décompte mais je trouve que ça passe bien à l'oral quand on a une césure très marqué comme ici, en plus ça me permet d'avoir plus de richesse de construction. C'est encore un truc que j'ai piqué à la métrique médiévale. Je vais réfléchir à ce que j'en fais, plusieurs vers devienne juste avec ce type de décompte.
Pour les vers irrégulier à causes des plurielles : ce n'est pas une erreur, je t'avouerais que je n'ai eu aucune envie de compter "Quand le bruit courut chez les homme'z et dans le camp", ni "Qui opposaient sans répit les ange'z et les hommes", parce qu'on ne le prononce pas ainsi à l'oral.
Mais bon j'ai conscience que je ne peux choisir au hasard quel "e" je compte et lesquels je ne compte pas, donc je garde ça dans un coin de ma tête et je vais essayé de voir ce que je peux en faire.

Pour ce qui est de la ponctuation, à la base j'avais choisi de n'en mettre aucune. Au final je crois que j'en ai mis un peu mais seulement en fin de vers ou à la césure, mais mon objectif est vraiment d'en mettre le moins possible. C'est le vers qui doit créer son sens et le lecteur en lisant. Normalement le mettre et la césure doivent suffire à organiser le sens (si c'est pas le cas c'est que j'ai mal fait mon boulot ^^).

Concernant Braith, dans ma tête ce qui le caractérise c'est l'aspect "vieux soldat", c'est ce que j'ai essayé de décrire : son corps a été façonné par sa pratique régulière des arts martiaux, il est vieux mais quand on le voit, on voit ce corps de soldat qui n'a rien perdu. Ce qu'il a perdu c'est le temps qui le lui a prit. Je ne vois pas comment caractérisé mieux le personnage, ces deux vers disent tout de lui "son corps n’avait perdu de sa force / Que ce que le temps avait pris à sa jeunesse".



Merci à tous les deux pour vos remarques !
Je ne pensais pas qu'il y avait autant de fautes d'orthographe ni autant de vers irréguliers  :-[ je vais voir comment je peux améliorer tout ça. Merci aussi pour vos compliment :) je vois que les passages que je trouvais bon vous ont plus aussi et ça c'est le meilleur compliment possible ! Reste plus qu'à rendre tout le texte à la hauteur des bons passages  :D

A bientôt !

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Re : Le Chant de Braith
« Réponse #12 le: 05 février 2019 à 12:45:52 »
 :D :D :D

J'arrive un peu tard, par manque de temps, mais j'ai relevé quelques coquilles oubliées et j'ai tout lu d'une traite, correction au fil du texte :

1 -

gaitée - gaieté (je crois que le E a sauté au mauvais endroit)

et la lance Olwin - d'Olwin ?

avait passé ou était passée ? (dans ce vers parmi me gêne un peu, par ou à travers)

3 -

A la fin des combats - À la fin...

6 -

fièrs - fiers

7 -
A ce qu'il - À ce qu'il

A mener - À mener

les frêle esquifs - les frêles

achevés - achevé (leur projet au singulier)

8 -

Qu'une fois achevés les navires aux hautes voile - répétition fin de strophe au dessus

11 -

à qui veux l'entendre - à qui veut l'entendre
A tribord - À tribord
quand venaient la nuit - quand venait la nuit
ils reposaient leur corps - ils reposaient leurs corps

et leur esprit vif dormait en brefs intervalles - et leurs esprits vifs dormaient (ils ont chacun un esprit ce n'est pas un esprit commun)

13 -
leur provision qui manquait - j'aurais mis leurs provisions qui manquaient

A la mer - À la mer

14 -
A la force - À la force

16 -
Lui pour qui Braith - Lui, pour qui

le plus apprécier - le plus apprécié

18 -
 Ce passage me paraît un peu obscur. Il manque sûrement de la ponctuation pour plus de compréhension et la phrase "Bryn ne pouvant plus, ni commander ni régner sur sa compagnie." devrait, à mon sens, amener une suite. Pouvait peut-être, à la place de pouvant ?

19 -
à reine - à la reine ? (sauf que ça rajoute une syllabe)

Elle qui avait - Elle, qui avait

Elle le temple - Elle, le temple

Fin

ni a retrancher - ni à retrancher.

Ceci dit et j'ai pu en oublier...

C'est un texte compliqué de par ce qu'il raconte, je me suis un peu perdue dans tous ces noms à ne plus savoir qui était qui (sauf les personnages récurrents). Mais c'est dû à ce que tu veux transmettre, même si pour moi ce n'est pas vraiment clair. Il faut relire plusieurs fois pour tout comprendre.

Pour ce qui est de la construction et du style. J'y a trouvé beaucoup de répétitions, des redondances dans certains passages qui pourraient être simplifiées voire supprimées. Ce genre de texte est difficile à écrire et pour ça je te dis bravo !

Je ne sais si tu veux ajouter des strophes mais je trouve que tu termines sur une ouverture bien sympa... un nouveau monde.

Tout ceci dit comme je le ressens, je ne suis pas spécialiste en la matière.

 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Je reviendrai te lire,






Bon courage Miléna.  ;) ;)
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Re : Re : Le Chant de Braith
« Réponse #13 le: 05 février 2019 à 20:54:20 »
Bonjour Miléna,

Je prends enfin le temps de répondre à ton commentaire.

Pour certains, ils sont faux car je n'ai pas compté le "e" à la césure. Je sais que ce n'est pas très académique comme décompte mais je trouve que ça passe bien à l'oral quand on a une césure très marqué comme ici, en plus ça me permet d'avoir plus de richesse de construction. C'est encore un truc que j'ai piqué à la métrique médiévale. Je vais réfléchir à ce que j'en fais, plusieurs vers devienne juste avec ce type de décompte.

Oki, pas de soucis. En fait, si tu estimes que tu ne comptes pas les e à la césure, la majorité des vers que je t'ai indiqués était correcte vis à vis de la règle que tu t'es fixée (en fait, quand c'était relatif à un e que j'ai relevé, cela rend le vers correct), donc il doit y avoir un ou deux vers seulement qui ne sont pas corrects vis à vis de la règle que tu t'es fixée.


Pour les vers irrégulier à causes des plurielles : ce n'est pas une erreur, je t'avouerais que je n'ai eu aucune envie de compter "Quand le bruit courut chez les homme'z et dans le camp", ni "Qui opposaient sans répit les ange'z et les hommes", parce qu'on ne le prononce pas ainsi à l'oral.
Mais bon j'ai conscience que je ne peux choisir au hasard quel "e" je compte et lesquels je ne compte pas, donc je garde ça dans un coin de ma tête et je vais essayé de voir ce que je peux en faire.

À toi de voir, mais c'est vrai que là, étant donné que ce n'est pas une question de césure, je me demande quand même si ça ne collerait pas mieux de prononcer la liaison euz', pour moi c'est plus proche de ce qui se fait d'habitude.

Pour ce qui est de la ponctuation, à la base j'avais choisi de n'en mettre aucune. Au final je crois que j'en ai mis un peu mais seulement en fin de vers ou à la césure, mais mon objectif est vraiment d'en mettre le moins possible. C'est le vers qui doit créer son sens et le lecteur en lisant. Normalement le mettre et la césure doivent suffire à organiser le sens (si c'est pas le cas c'est que j'ai mal fait mon boulot ^^).

Pour moi, c'est le principal point sur lequel tu pourrais retravailler : la ponctuation est ce qui te permet de redonner du sens lorsque les lectrices & lecteurs ont du mal à comprendre. J'ai pu remarquer que Claudius avait eu du mal à s'habituer aux codes de la fantasy (je crois qu'elle n'y est pas habituée, c'est plutôt une lectrice de poésie), qui correspondent quelque part à la mythologie des écrits antiques (type Odysée). La ponctuation te permet de garder exactement tes trouvailles en l'état tout en ajoutant des repères en plus pour orienter la lecture.


Concernant Braith, dans ma tête ce qui le caractérise c'est l'aspect "vieux soldat", c'est ce que j'ai essayé de décrire : son corps a été façonné par sa pratique régulière des arts martiaux, il est vieux mais quand on le voit, on voit ce corps de soldat qui n'a rien perdu. Ce qu'il a perdu c'est le temps qui le lui a prit. Je ne vois pas comment caractérisé mieux le personnage, ces deux vers disent tout de lui "son corps n’avait perdu de sa force / Que ce que le temps avait pris à sa jeunesse".

Ok pour moi, je t'indique un peu ce qui m'a manqué, mais ce n'est pas forcément ce qui a manqué à autrui, donc à toi de voir ce que tu pourrais faire de mes remarques si tu le souhaites.
« Modifié: 05 février 2019 à 20:56:08 par Alan Tréard »

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Re : Re : Le Chant de Braith
« Réponse #14 le: 06 février 2019 à 19:22:18 »
Je prends le temps de te répondre ! Youhou  :mrgreen:

@Léilwën :
J'ai essayé de corriger toutes les fautes d'orthographe et de conjugaison que tu as relevé, merci beaucoup pour cette relecture pointilleuse ^^ (et pour m'avoir apprit que "esquif" était masculin, je ne m'en serait jamais douté !) avec plaisir !  ;)

Tu m'as fait remarqué deux fautes similaires : "la lance Olwin" (plutôt que "la lance d'Olwin) et "la mort Braith" (plutôt que "la mort de Braith"). Ce sont des tournures médiévales qu'on retrouvait beaucoup dans la langue du 12ème et 13ème siècle, c'est le genre de choses qu'on retrouve assez souvent dans mes chansons et mes textes car je suis passionnée de littérature médiévale. J'ai conscience que ce n'est pas du français standard mais pour l'instant je vais garder ça comme ça, on verra plus tard si je le change.Garde-les ! Je ne connaissais pas ces tournures, j'ai donc uniquement relevé par ignorance  :-[

Tu m'as aussi fait une remarque sur "quand viendrait l'heur" : il s'agit ici d'une licence poétique pour retirer un "e". Je vais réfléchir à quoi faire de ce "e" car effectivement si je suis pointilleuse en orthographe, ce vers est faux.Je ne sais plus si je l'ai dit dans mon commentaire mais je suis une quiche en poésie ! Si c'est OK pour toi, c'est OK pour moi  :P

Pour les interversions que tu m'as proposé je vais y réfléchir mais je suis pas mal entravé par la césure en 7/5 ou 5/7 qui ne me permet pas d'articuler librement mes phrases.je me doutais que c'était un souci de poésie, encore une fois : si c'est OK pour toi, ça l'est aussi pour moi !

Pour "Poissons, viande, requin, baleine, séchées" : j'ai décidé d'appliquer l'accord de proximité, la langue est sexiste mais elle est vivante donc elle est appelé à évolué ;) je ne savais pas que ça se faisait !
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