Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

22 janvier 2019 à 16:19:14

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)

Auteur Sujet: Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)  (Lu 734 fois)

En ligne kokox

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #15 le: 08 janvier 2019 à 17:18:12 »

Révérence devant tes amitiés enthousiastes, mon cher Tréard !
Je n'étais pas à proprement parler un petit filou, mais plutôt un collectionneur de joies. Comme la plupart des enfants, du reste, qui en veulent toujours plus et sont prêts pour cela à pactiser avec l'ivresse et l'inconscience !

Bien à toi !


Un formidable travail correctif, mon cher Cochonsauvage !
Je te remercie chaudement pour tes pertinentes propositions d'amélioration que je n'ai aucun mal à agréer. Les "pétouilles", comme tu dis, c'est justement ce que je recherche sur ce site empli de personnes sensibles et perspicaces, afin de perfectionner, d'optimiser mes textes. En tant que grand maniaque, qu'impénitent relecteur, je sens souvent là où cela accroche, mais je n'ai pas toujours le courage et l'inspiration pour rectifier le tir. Tu l'as fait sur ces points qui me semblaient un peu bancals, et je t'en remercie.
Tout autant, concernant le forain, de quel forain parles-tu ? De Jean-Marie l'Hermaphrodite cité dans la seconde partie ?

Bien à toi !
« Modifié: 08 janvier 2019 à 17:24:57 par kokox »

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #16 le: 08 janvier 2019 à 17:43:43 »
 :) Content que mes commentaires puissent t'être utiles.

Je pensais à ce passage :
Citer
Par contre, tu es encore un peu frêle. Je ne veux pas prendre le risque que tu passes sous la barre protectrice. Il faudrait quelqu'un pour t'accompagner !
J'aurais écris quelque-chose du genre :
Tu ressembles à une brindille. Tu comprends p'tit, j'peux pas prend' le risque que tu glisses sous la barre. T'as quelqu'un pour t'accompagner ?
"Je connais un critique qui est en même temps auteur... ce qui le met en tant qu'auteur dans une situation critique !"
Raymond Devos

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #17 le: 08 janvier 2019 à 17:51:03 »
Je ne suis pas cireur de pompes, mais j'adhère totalement à ta nouvelle proposition ! Elle fait bien plus "forain" ! :)
J'opérerai ces changements dès demain ! Pour l'heure, j'ai du feu dans les yeux, trop d'ordi !
Salutations, mon Cochon ! :)

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #18 le: 08 janvier 2019 à 17:52:51 »
Ouaip, j'ai le même problème de piquage d'yeux. C'est l'age ça  :'( :'(
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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #19 le: 10 janvier 2019 à 10:23:45 »
Bonjour kokox,
Comme je suis quelqu'un de particulièrement indiscipliné, je poursuis par le début de ton texte, je finirai par le milieu


Pas grand chose à noter dans ce premier chapitre si ce n'est un problème de concordance des temps.
Tu mélanges imparfait, passé simple, passé composé, plus que parfait. Je fais régulièrement la même erreur et m’efforce de m'en tenir à la stricte utilisation du couple imparfait passé simple.
Pas évident et pas franchement intuitif puisqu'utilisé uniquement en littérature.
Le couple imparfait et plus que parfait fonctionne aussi très bien mais je pense qu'il faut faire un choix :)

Et pour finir sur une note positive, je le répète, j'aime vraiment beaucoup ce texte. Le décors est très bien planté, les dialogues efficaces, l'équilibre général est redoutablement efficace.  _/-o_
La suite, vite ! Quelques pom pom smiley pour l'encouragement  :pompom: :pompom:


SUGGESTIONS :

ET VOILÀ COMMENT ce qui aurait dû être un beau jour se transforma en un funeste jour.
   
C'est dans le joli bois de Vincennes que cela s’était passé : cette chose stupide, affreuse, qui ne fut pas loin de faire de moi un petit criminel. Je n’ai jamais osé raconter cette histoire à mes parents, ni à quiconque, du reste. J'étais tiraillé par la honte. Les sorcières du remords s’en donnaient à cœur joie dans ma caboche. La nuit, je me réveillais en sursaut pour mettre fin à mes cauchemars, pour chasser les images de son calvaire : son front livide couvert de sueur, ses yeux affolés, son maigre corps paniqué, rudoyé, convulsé, qui ne pouvait absolument pas s’enfuir du piège mortel où je l’avais installée. (Tu décris une personne que tu n’as pas présentée. Une confusion est même possible avec les sorcières du remords, le doute est permis. Je sais que tu parles de la personne que tu as manqué de tuer mais le lien n’est pas si évident à établir. Je comprends également ta volonté de cultiver le mystère néanmoins, en plaçant la phrase « Je vais vous dire comment j’ai failli tuer l’un des êtres que je chérissais le plus au monde. » au début de ton paragraphe plutôt qu’à la fin, je pense que tu gagnerais beaucoup en lisibilité et le mystère n’en serait pas pour autant amoindri.)
…/…

   Mai était enfin venu , (Le mois de mai arriva) et avec lui le moment tant attendu de mon pèlerinage annuel à la Foire du Trône, ce haut lieu de sensations et de vertiges.
   Je me souviens que le ciel était tout bleu, d'un bleu d'enfant heureux.
   Je me souviens que j’avais rigolé (Je me souviens avoir ris) , parce qu’une voiture avait bécoté l'arrière-train de ma grand-mère Marthe, comme je l'avais forcé à traverser au vert et en dehors des clous, tel l'asticot le plus pressé du monde.
…/…
   Nous traversions donc (le « donc » pas nécessaire) allègrement le fouillis végétal, quand soudain nous avions surpris la femme à barbe (concordance des temps, je ne comprends pas pourvoi tu as utilisé le plus que parfait. Dans le cas d’une action, j’ai personnellement l’habitude d’utiliser soit le passé simple, soit le passé composé. Par exemple : « Nous traversions allègrement le fouillis végétal, quand soudain nous surprîmes la femme à barbe » ou alors « Nous traversions allègrement le fouillis végétal, quand soudain nous avons surpris la femme à barbe ») , en train de pissoter à croupetons dans le secret de son buisson.
   « Notre femme à barbe » qui offrait son large cul blanc aux petits oiseaux !
   Devant cette vision hallucinante, une petite chochotte aurait sans doute été scandalisée. Mais ma grand-mère et moi en fumes (ici tu utilises le passé simple, il faut faire un choix) navrés bien plus qu'autre chose. Car c'était justement, elle, mon idole, que nous avions pour habitude d'aller visiter en premier lieu dans sa baraque foraine multicolore.
…/…
   C'est surtout à cause de son bruit de fontaine intime que nous l'avions (et hop, un coup de plus que parfait  ) débusquée. Tandis que sourdaient dans l'imminent lointain les échos nasillards de voix métalliques, d'accordéon-musette, de chocs de ferraille, et d'égosillements de filles, nos oreilles avaient bientôt discerner (allaient bientôt discerner ?) le refrain saccadé d'un puissant jet de pisse. Refusant de dévier de mon raccourci adoré, j'avais alors contraint une fois de plus ma chère grand-mère à foncer droit dessus.
   En direction de cet intrigant taillis sonore !
   Du fait des scintillements du soleil qui perçaient entre futaies et rameaux, la femme-monstre aux yeux d'émeraude nous était apparue progressivement par petits bouts de mirages. Semblant recouverte d'une peau de chamois tachetée de noir, nous avions d'abord cru qu'il s'agissait peut-être (supprimer peut-être, redondance inutile) d'un fauve échappé du zoo de Vincennes. Mais, nous approchant plus avant, nous avions fini par reconnaître sa fameuse robe léopard qu'elle portait retroussée, en toute impudeur, par-dessus ses larges fesses de blanche craie. Nous avions reconnu aussi ses fameuses spartiates dont les lanières lui faisaient une pagode de chair, des chevilles aux genoux.
…/…
   Pour expliquer mon impatience, il faut dire que les jours de « Foire du Trône » je n'étais plus tout à fait le même. Mes pieds ne touchaient plus la terre (mes pieds ne touchaient plus terre) . Je me sentais frère du vent. Ma jubilation devenait un puissant aimant attiré par ces tonnes d'acier  tarabiscoté qui mettait la tête des gens à l'envers, les secouait puissamment jusqu'à les vider de tous leurs soucis.
   …/…   
   Mes grands-parents habitaient juste (il s’appelle Juste, oui mais juste quoi ? non juste Juste. (désolé, pas pu m’en empêcher :) ), bref, mot inutile)
…/…
« Modifié: 10 janvier 2019 à 10:28:32 par cochonsauvage »
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Re : Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #20 le: 10 janvier 2019 à 12:09:35 »
Révérence devant tes amitiés enthousiastes, mon cher Tréard !
Je n'étais pas à proprement parler un petit filou, mais plutôt un collectionneur de joies. Comme la plupart des enfants, du reste, qui en veulent toujours plus et sont prêts pour cela à pactiser avec l'ivresse et l'inconscience !

Bien à toi !
C'est le regard très humain que je trouve dans ta démarche qui me parle, mon cher kokox, c'est de cette humilité que tu nous partages que je me nourris pour m'inspirer dans mes propres créations, mes propres aspirations.



Bonjour kokox,
Comme je suis quelqu'un de particulièrement indiscipliné, je poursuis par le début de ton texte, je finirai par le milieu


Non, je crois que tu n'as pas compris le propos de kokox, celui-ci ne parlait pas d'indiscipline dans son texte, mais d'inconscience.

Je lis moi-même dans ce mot d'inconscience une forme d'innocence que kokox souhaiterait discuter ou étudier, du moins, c'est ce que j'ai moi-même ressenti pendant ma lecture.

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #21 le: 11 janvier 2019 à 18:32:42 »

Un grand merci Cochonsauvage pour tes précieuses suggestions et corrections. Je viens de revoir ma copie, biffer en élève studieux ses maladresses. Si je puis m'exprimer ainsi, j'attends impatiemment que tu t'occupes de mon "milieu". Enfin, si tu en as le temps et toujours le désir ! :)

Bien à toi !


C'est le regard très humain que je trouve dans ta démarche qui me parle, mon cher kokox, c'est de cette humilité que tu nous partages que je me nourris pour m'inspirer dans mes propres créations, mes propres aspirations.


L'humilité s'approche de la louange avec crainte, du blâme avec acquiescement. Je ne peux que louer en retour ton sincère romantisme, mon cher Tréard !

Bien à toi !

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #22 le: 16 janvier 2019 à 09:08:58 »
Correction deuxième partie, finalement hier soir je suis tombé... de fatigue.

Voici mes premiers retours, la suite dans le courant de la journée.

Pour résumer, pour moi, juste quelques petits ajustements (qui n'engagent que moi), mais qui n'enlèvent rien à la grande qualité du texte. Bravo !


Citer
Il y avait dans ses invites tout ce qu'une grand-mère peut offrir de plus beau à son petit-fils : cet altruisme de vieille dame qui se savait fragile du cœur, et qui pourtant, dépassant sa crainte du malaise, se forçait à entreprendre quelque chose d'audacieux, de fou, de nuisible, pour simplement me rendre heureux.   
Personnellement, je n’aime pas l’utilisation du mot « chose », trop passe-partout, je considère ce mot comme une béquille.
De plus, le simple fait de savoir que la grand-mère était malade du cœur est, je pense, suffisant, inutile d’en faire des caisses, le message n’en sera que plus fort. Bref, je resterai sobre sur ce coup-là.
Suggestion :
« Il y avait dans ses invites tout ce qu'une grand-mère peut offrir de plus beau à son petit-fils : cet altruisme de vieille dame qui se savait fragile du cœur, et qui pourtant avait dépassé sa crainte du malaise, pour simplement me rendre heureux. »

Citer
Sur la pointe des patins, elle glissait alors à petits pas jusqu'à sa chambre pour aller se faire belle. Elle devenait petite souris sur l'encaustique du parquet, puisqu'il fallait attirer le moins possible l'attention de mon grand-père Fernand.
L’encaustique ne me parait pas approprié ici (je pense que tu as cherché à le placer ce mot non ?  :D ). Bref, j’aurai juste simplifié de la manière suivante :
« Telle une petite souris elle se faisait discrète, car elle ne voulait pas attirer l’attention de mon grand-père Fernand. »

Citer
Pour l'heure, celui-ci se trouvait dans la salle à manger. Il lisait son cher journal à catastrophes, au bout de sa nappe cirée, à sa place royale de patriarche.
« assis à sa place royale de patriarche. »

Citer
Mais la plupart du temps, « Fernand les gros yeux » ne lui répondait rien. Il se contentait de la fustiger du regard ou de hausser ses sourcils de manière glaçante. Alors que nous étions sur le départ, ce mutisme réprobateur, bien plus pointu que des mots, nous épinglait sur le seuil. Il faisait soupirer ma grand-mère, changeait bientôt ses traits de sainte femme en ceux d’une pénitente. Il la rabaissait au rang de petite fille fautive, de dernière des farfelues. Il racornissait, salissait son cœur généreux, au lieu de lui dire tout bêtement : sois prudente !
Magnifique passage par contre la fin n’est pas digne de la qualité de l’écriture. J’aurai plutôt vu quelque-chose du genre :
« Il racornissait, salissait son cœur généreux. Je détestais ces silences, j’aurai tant aimé l’entendre dire « sois prudente ». »

Citer
Ces froids non-dits avaient le chic de me plonger moi aussi dans une terrible angoisse.
« chic », trop familier après tant de poésie.
Pourquoi-pas :
« avaient pour conséquence  de me plonger »

Citer
Aucune tendresse ne nous reliait l'un à l'autre. Il était mon grand-père parce qu'on m'avait dit qu'il était mon grand-père. J'étais juste son petit-fils, parce qu'un jour mon père avait eu un fils.
J’ai souvent entendu « ON est un con »  :P du coup, j’ai du mal avec ce « on ». C’est un mot qui pour moi, dans la littérature, est, au même titre que « chose » une sorte de béquille.
Bref, laissons de côté mon esprit tordu et place à la suggestion :
« Il était mon grand-père parce que c’était ainsi et que je ne pouvais rien y faire ».


Citer
J'étais trop ridiculement petit pour saisir que sa gravité était la triste conséquence des deux grandes guerres qu'il avait dû traverser.
Pourquoi être petit serait-il ridicule ? Proposition :
« J’étais trop jeune pour saisir… »

Citer
La Première en tant que crédule Poilu
Pourquoi crédule ? Les poilus sont considérés comme des héros. Impossible d’y toucher sans développer le mot « crédule », enfin c'est mon avis.

Citer
la Seconde en tant que risque-tout du marché noir qui tentait coûte que coûte de nourrir les siens, un couteau dans sa poche, quitte à égorger certain soir non point un cochon, mais une ou deux sentinelles boches. Mon grand-père Fernand avait vu crever trop de fous dans la boue du Chemin des Dames, de vaillants camarades transformés en héros éventrés, mais aussi de beaux fumiers d’officiers dépressifs, lesquels envoyaient leurs troupes au suicide, par lâcheté, dans l’espoir de se recevoir un pruneau perdu.
Ouh la la, que c’est lourd y’a un truc qui s’est passé là  :aah:. J’imagine bien la scène : kokox a une envie urgente d’aller aux toilettes, il tire sur la corde car l’inspiration est là, elle ne le lâche pas, les idées se bousculent, il tire, il écrit, fébrile, il tire mais incapable de se contenir davantage, cours se soulager dans une plante en laissant son texte en plan. Et voilà comment, ayant perdu le fil de ses pensées, un paragraphe à la destinée si belle échoue lamentablement.  :P
Bref, voici ma suggestion (à travailler, ce n’est qu’une idée) :
« la Seconde en tant que risque-tout du marché noir qui tentait coûte que coûte de nourrir les siens. Pour autant, son couteau en poche, il ne rechignait jamais à égorger une ou deux sentinelles « boches ». Mon grand-père Fernand avait vu crever trop de ses compatriotes. Sur le Chemin des Dames, ses camarades gisaient dans la boue, transformés en héros éventrés. Il lui était arrivé de croiser le chemin de quelques beaux spécimens de fumiers d’officiers dépressifs qui, non contents d’envoyer leurs troupes au suicide, chargeaient au milieu du champ de bataille dans l’espoir de recevoir un pruneau perdu.»

Citer
C'est pour toutes ces raisons qu'il nous renvoyait dorénavant cette image de désolante froideur, parce qu'il savait au fond de lui que lorsque les gens veulent mourir, il n'y a rien d'autre à faire que de les regarder mourir.
Juste un mot : EXCELLENT !  _/-o_

Citer
Quelques mois auparavant, on avait diagnostiqué à ma grand-mère une bradycardie. Son vieux cœur ne battait plus qu’à moins de cinquante pulsations par minutes. Il n’était plus capable de pomper suffisament de sang vers le reste de son corps.
Je crois que le lecteur, à moins qu’il ne soit médecin, se fiche pas mal du nombre de pulsations du cœur. Je simplifierai. Par exemple :
« Quelques mois auparavant, on avait diagnostiqué à ma grand-mère une bradycardie. Son vieux cœur présentait des faiblesses inquiétantes. »

Citer
Pour pallier à sa fâcheuse intolérance à l’effort, on avait posé un pacemaker à l'intérieur de sa poitrine. Seulement sa plaie s'était infectée à cause d'un staphylocoque et le chirurgien avait dû par deux fois le remplacer.
Là encore, le texte comporte quelques faiblesses. On devine l’émotion avec laquelle tu as dû l’écrire, il convient maintenant de le hisser à la hauteur du reste. J’ajouterai à la liste de « on » et « chose » les mots suivants : « A cause de ». Cela me fait penser à la chanson d’Alizée « C’est pas ma faute ». Ca fait très enfantin alors que c’est le narrateur qui parle (même si la période relatée se situe dans l’enfance, c’est bien le recul d’un adulte qui transparait dans tes lignes). Exemple :
« La gravité de son état de santé avait finalement nécessité la pose d’un pacemaker. Sa plaie s’étant infectée, il a dû être remplacé à deux reprises. »

Citer
Perplexes, parfois des petits malins soulevaient d'un coup la nappe en velours, mais dessous le guéridon, il n'y avait rien, rien d'autre que trois fins pieds de table. La femme-tête leur souriait alors, en s'exclamant : eh ben dis donc, vieux cochon, vous n'avez pas honte de regardez sous les jupes d'une dame ?
« De temps en temps, des petits malins moins crédules que d’autres soulevaient d’un coup la nappe de velours. Mais sous le guéridon, il n’y avait rien. Rien d’autre … »
« Modifié: 16 janvier 2019 à 12:53:19 par cochonsauvage »
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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #23 le: 16 janvier 2019 à 10:01:58 »
Cochonsauvage,

Je ne dirais que trois mots : merci, merci, merci !  :)
Tout est juste, d'une belle précision, dans tes remarques. Je prends tout, sans en laisser une miette. On est certes dans la micro-chirurgie, mais pareils ajustements font un bien fou au texte. Cela me rend tout guilleret, sérieux de chez sérieux, je n'en rajoute pas une couche ! :)

D'un maniaque l'autre...
Salutations, mon cher !

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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #24 le: 16 janvier 2019 à 12:52:23 »
Si ma modeste contribution peut aider, alors je suis content  :)
Correction mise à jour, chapitre 2 terminé !
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Re : Bleu, Noir, Violet (Troisième partie)
« Réponse #25 le: 17 janvier 2019 à 13:48:36 »
Re Cochonsauvage, :)

Sur "l'encaustique", tu fais bien. Ta réflexion m'a permis de reconstituer plus haut ce vieux souvenir olfactif :

   Mes grands-parents habitaient à deux pas du cimetière de Charenton-le-Pont. C'est ici, dans la morne avenue de Paris, que mon père et ma mère me déposaient comme un balluchon dès les premières vacances printanières venues. Je ne me rendais jamais là-bas de gaieté de cœur, mais toujours avec cette crainte de me morfondre dans le jus de la vieillesse. L’allergie de ce séjour s’infiltrait déjà par mes narines les jours qui précédaient. Elles appréhendaient mes narines de retrouver les fortes odeurs d’encaustique, de cire d’abeille, de détergent. Cela sentait tellement bon chez eux que c’en était insupportable. Une fois franchi le paillasson de crin noir, cela ne fleurait pas la douce odeur de bienvenue, mais plutôt le bouquet préventif qui commandait : faites très attention, ici c’est propre et ça compte le rester !


Citer
la Seconde en tant que risque-tout du marché noir qui tentait coûte que coûte de nourrir les siens, un couteau dans sa poche, quitte à égorger certain soir non point un cochon, mais une ou deux sentinelles boches. Mon grand-père Fernand avait vu crever trop de fous dans la boue du Chemin des Dames, de vaillants camarades transformés en héros éventrés, mais aussi de beaux fumiers d’officiers dépressifs, lesquels envoyaient leurs troupes au suicide, par lâcheté, dans l’espoir de se recevoir un pruneau perdu.
Ouh la la, que c’est lourd y’a un truc qui s’est passé là  :aah:. J’imagine bien la scène : kokox a une envie urgente d’aller aux toilettes, il tire sur la corde car l’inspiration est là, elle ne le lâche pas, les idées se bousculent, il tire, il écrit, fébrile, il tire mais incapable de se contenir davantage, cours se soulager dans une plante en laissant son texte en plan. Et voilà comment, ayant perdu le fil de ses pensées, un paragraphe à la destinée si belle échoue lamentablement.  :P

Mais, ma parole, serais-tu devin ? :)
Combien ai-je pu foutre en l'air de prometteurs paragraphes à cause de mes chiasses inopinées ? :)

Je n'ai pas suivi à la lettre ta suggestion, mais j'ai reformulé ainsi le "machin" :

J'étais trop jeune encore pour saisir que sa gravité était la triste conséquence des deux grandes guerres qu'il avait dû traverser. La Première en tant que Poilu, la Seconde en tant que risque-tout du marché noir. Pour tenter de nourrir coûte que coûte les siens, il ne se contentait pas d’égorger un cochon, il devait aussi parfois larder une sentinelle « boche » dans le bois de Vincennes. Sa lourde valise en main, son grand couteau en poche, il cheminait de nuit. Il parcourait ses vingts kilomètres, le cœur battant, sans savoir s’il reviendrait mort ou vif de son troc insensé. J’avais cru entendre ces insinuations lors d’un repas de famille, mais je n’y avais pas prêté plus attention, ignorant tout de ce qu’était un « boche ». Dans un brouillard confus de demi-mots, j’avais cru entendre d’autres choses sinistres : que sur le Chemin des Dames, mon grand-père avait vu crever trop de confiants camarades, que ces dames avaient transformés en héros éventrés. J’avais cru comprendre aussi qu’il avait croisé de beaux spécimens de fumiers d’officiers, la plupart dépressifs, qui, non contents d’envoyer leurs troupes au suicide, les exhortaient à charger d’une tranchée l’autre, dans le seul but de se recevoir un pruneau perdu.

Bref, cela commence à devenir vraiment dangereux pour mes maigres droits d'auteurs. Je vais devoir te reverser dix pour cent de mes dix pour cent et aller crier auprès des Gilets Jaunes "Macron démission !".
Chèque ? Black ? Ou paiement sans contact ? :)


Bien à toi !









« Modifié: 17 janvier 2019 à 13:58:03 par kokox »

 


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