Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 décembre 2018 à 16:09:21

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Milora, ernya, Miromensil) » Le testament du fou :

Auteur Sujet: Le testament du fou :  (Lu 203 fois)

Hors ligne PseudoPoubel123

  • Buvard
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Le testament du fou :
« le: 10 août 2018 à 13:28:24 »
Voilà, c'est juste l'histoire d'un homme qui était fatigué de vivre et qui avait décidé de tout abandonner. De ne plus bouger jusqu'à son dernier soupir, jusqu'à ce qu'il meurt dans le même silence qu'il avait décidé d'adopter ce jour là.
Il ne fit donc plus rien. Il quitta, absolument brusquement son ancienne vie à peu près bien rangé, pour adopter sa nouvelle, qui incarnait ce dont il avait toujours secrètement rêvé d'accomplir : Voir jusqu'où pourrait l'emmener sa débauche.
Il savait qu'il était fou : Il savait qu'il avait la folie pure en lui, incrustée dans son sang. Mais il savait aussi, le plus pertinemment qu'il puisse être, que sa folie était bien plus raisonnée que la raison de tout les autres hommes. Il se considérait consciemment comme un des seuls possesseur d'une véritable âme en ce monde, puis il savait aussi, qu'il ne faisait que de se mentir, sur toute la ligne. En réalité, il finit par conclure qu'il ne savait plus rien, qu'il était inutile de savoir et donc qu'il s'arrêterait de penser. Il devait juste continuer le plus loin possible dans sa débauche.
Cet homme, qui se considérait comme si lucide, commença par dépenser tout son argent dans des drogues et des alcools plus ou moins forts. C'était soi investir ainsi avec, soit tout bruler. Mais son instinct lui disait le plus objectivement du monde qu'il avait encore faim et soif de se détruire corporellement.
Sa mort lui paraissait si proche, il savait que d'ici demain il pouvait décider de prendre de grosses portions de quelques produit pas très bon pour le corps, puis de mourir.
Il se voyait déjà comme libre, juste condamné à vivre ses derniers moments.
Complètement hermétique au reste du monde à présent, plus rien ne l'aurait fait sortir de sa maison, de sa folie.
Il s'imaginait avec cynisme et amusement quelle était la fin la plus probable qui s'annonçait pour lui. Mais la folie et l'ivresse firent que les probabilités ne voulait plus rien dire pour lui. Plus rien ne séparait le vrai du faux, le beau du laid. Il n'y avait plus que lui et lui seul en ce monde, le reste n'était qu'un infime courant d'air qu'il ne put progressivement même plus ressentir, il n'entendait plus, ne voyait plus, ne ressentait plus.
Il avait chaud aussi, en permanence, et était impatient d'en finir.
Mais ce n'était pas si drôle que ça finalement, de partir seul et inconscient. Il voulait emmener avec lui au moins quelques bribes de ce qu'il pouvait considérait comme lui ressemblant.

Il emporta donc dans son éternel sommeil trois de ses congénères humains. Il n'oublia surtout pas de les violer toutes les trois, avant de les démembrer vivante puis de leur faire manger leurs propre doigts, puis mains, puis bras encore pleinement saignants, que les nerfs n'avaient pas encore totalement fait disparaitre de la perception du cerveau.
Il était fou, mais non. Car il était le seul qui savait vraiment ce qu'étaient les choses. Il voulait arrêter ce permanent mouvement qui l'énervait temps. Il avait si peur que même après la mort cet incessant mouvement le suive aussi, cette éternelle et frénétique marche.
C'étaient eux finalement les fous, pas lui. Lui il était normal, il le savait.
La débauche, il ne voulaient que la faire découvrir à d'autre de ses congénères, il voulait faire vivre à d'autres l'ultime peur, l'ultime moment de conscience, de savoir qu'il n'y a plus aucune issue, qu'on étaient bel et bien condamné depuis le début, que ce n'était pas qu'une illusion.

A présent, lui aussi voulait connaitre l'ultime état de conscience. Il allait donc se créer son propre sanctuaire. Sa propre mort lente, en se faisant lui même ses propres funérailles, puis en s'enterrant lui même avec un système qu'il avait déjà conçu secrètement dans le passé de sa vie banale. Après donc avoir écrit son testament, si obscène, rempli de toutes ses vérités qu'il considérait tant, mais desquels les autres hommes étaient totalement hermétique.
Après avoir eu si mal, il se frappait, il n'en pouvait plus, il voulait redevenir comme avant au plus profond de lui même. Mais cette illusion du "comme avant" était pertinemment quelque chose qui le vouait à une autre chose encore pire que celle qu'il vivait actuellement, il le savait. Et puis, finalement, qu'importait. C'était de toute façon trop tard, il avait raison. Il agissait contre son instinct, rationellement. Il avait raison.

Puis il pensa à ce à quoi il devait ressemblait à ce moment là. Il écrivit ce qu'il voyait de lui à travers son âme, sur ce même testament.
Puis se logea dans son final sanctuaire et activa le système duquel il ne put plus jamais sortir, une peur qui lui paraissait inexistante dans son esprit arrivait tout de même à se manifester en lui, étrange peur de son point de vue, plutôt agréable et satisfaisante.
Il aura tout de même, jusqu'au bout, combattu ce à quoi les autres se sont toujours soumis depuis toujours : Il avait combattu le mouvement.
Le calme revient longtemps ensuite. Personne ne revient, personne ne s’inquiéta pour lui, personne ne partit à la recherche de ces fameuses victimes qu'il avait laissé dans un sacré sale état.
Ce fut l'éternel silence donc il avait toujours eu peur de ne pas pouvoir atteindre même après sa mort.

Il était enfin libre, il n'était plus contraint par le mouvement.

Hors ligne Loïc

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Re : Le testament du fou :
« Réponse #1 le: 11 août 2018 à 17:07:11 »
Yo

Citer
Voilà, c'est juste l'histoire d'un homme qui était fatigué de vivre et qui avait décidé de tout abandonner. De ne plus bouger jusqu'à son dernier soupir, jusqu'à ce qu'il meurt dans le même silence qu'il avait décidé d'adopter ce jour là.

Meure
Jour-là
Bizarre comme début de texte. On dirait que c'est l'écrivain qui parle au lecteur pour résumer son texte. À quoi ça sert, du coup ?


Citer
Il quitta, absolument brusquement son ancienne vie à peu près bien rangé, pour adopter sa nouvelle, qui incarnait ce dont il avait toujours secrètement rêvé d'accomplir : Voir jusqu'où pourrait l'emmener sa débauche.

L'apposition d'adverbes, c'est pas top
rangée
pas de majuscule après deux points

Citer
le plus pertinemment qu'il puisse être,

ça ne veut rien dire

Citer
puis il savait aussi, qu'il ne faisait que de se mentir, sur toute la ligne.

Quel rôle joue le "puis" ici ? A priori on ne sait pas une chose après l'autre
Les virgules sont en trop

Citer
s. C'était soi investir ainsi avec, soit tout bruler

soit
je ne comprends pas le "avec"

Citer
Il n'oublia surtout pas de les violer toutes les trois, avant de les démembrer vivante puis de leur faire manger leurs propre doigts, puis mains, puis bras encore pleinement saignants, que les nerfs n'avaient pas encore totalement fait disparaitre de la perception du cerveau.

Vivantes

Citer
mouvement qui l'énervait temps

tant

Citer
mais desquels les autres hommes étaient totalement hermétique.

hermétiques
D'ailleurs on est hermétique à quelque chose, pas de quelque chose

Citer
Mais cette illusion du "comme avant" était pertinemment quelque chose qui le vouait à une autre chose encore pire que celle qu'il vivait actuellement, il le savait.

pertinemment de trop

Le tout m'a semblé inutilement compliqué, avec une profusion d'adverbes fort malvenue et du trash pour le trash.
Au final ce qui m'a le plus déçu je pense, c'est que ça tourne en rond - un peu comme le personnage, au final. Alors qu'il y aurait matière à raconter une histoire de plus près, en étant moins extérieur à la scène. Là on te regarde écrire. C'est dommage.
"J'préfère crever d'amour debout que d'mourir seul sur l'champ d'horreur"
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Hors ligne PseudoPoubel123

  • Buvard
  • Messages: 4
Re : Le testament du fou :
« Réponse #2 le: 12 août 2018 à 17:21:53 »
Merci de ta réponse Loïc.  ;D Je prend note de tes conseils et vais m’empresser d'aller corriger toutes ces fautes d'orthographe.  :kei:

Hors ligne Onca

  • Tabellion
  • Messages: 47
Re : Le testament du fou :
« Réponse #3 le: 13 août 2018 à 21:59:22 »
Salut,

Ton texte est une très bonne idée, je pense qu'en le retravaillant un peu il pourrait devenir génial !!
Le premier gros paragraphe est très long à démarrer et on ne voit pas trop où tu nous emmènes.

J'ai donc quelques propositions à faire :

Il faudrait que tu arrives à encore plus rentrer dans ton personnage et peut être que tu crées un peu d'action autour de ton personnage : expliquer ce qu'il fait, où il est pour le faire vivre et qu'on puisse mieux le situer.

Citer
En réalité, il finit par conclure qu'il ne savait plus rien
Il serait peut être intéressant de creuser pour savoir comment il en est arrivé à cette conclusion.

Citer
Il se considérait consciemment [...] son instinct lui disait le plus objectivement
"consciemment","objectivement" : il n'y a pas forcément besoin de ces mots qui alourdissent les phrases.

Citer
prendre de grosses portions de quelques produit
Ici, le mot "doses" serait peut être plus adapté ?

Citer
les probabilités ne voulait plus rien dire pour lui.
"voulaient"

Citer
La débauche, il ne voulaient
"voulait"

Citer
plus aucune issue, qu'on étaient bel et bien condamné
"était"

Citer
ce à quoi il devait ressemblait à ce moment là
"ressembler"

Voilà, c'est tout pour moi ^^
En tout cas merci pour ton texte
"Limites sans cesse repoussées,
Plaisir infini,
Écriture."
- Pierre Bottero

 


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