Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

12 novembre 2019 à 13:52:14

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Aventures au long cours » Procès Durable [journal de bord - TEMPUS IMMOVILIS]

Auteur Sujet: Procès Durable [journal de bord - TEMPUS IMMOVILIS]  (Lu 13754 fois)

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  • Calame Supersonique
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Re : Procès Durable [journal de bord - TIR]
« Réponse #15 le: 17 mars 2019 à 18:36:14 »
*
Frispreur et Silvanions
*
(un poil trop gros pour entrer dans un post confortable)
(donc en consultation web et téléchargement gratuits)
*
196 012 caractères
33 037 mots
2 paragraphes
1 chapitre
1 livre

[liens supprimés par la modération, merci de poster directement le texte sur le forum]
« Modifié: 18 mars 2019 à 12:42:06 par Claudius »
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Re : Procès Durable [journal de bord - SHOT]
« Réponse #16 le: 18 mars 2019 à 12:39:53 »
Bonjour Dot Quote,

Les liens vers d'autres sites dans les messages ne sont pas admis.

Je les ai supprimés, si vraiment tu souhaites avoir un retour sur tes écrits, tu sais que tu peux les poster ici, dans textes longs ou textes longs achevés.

Bonne continuation à toi

L'équipe de modération.
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Re : Procès Durable [journal de bord - SHOT]
« Réponse #17 le: 25 juin 2019 à 15:30:53 »
/!\ MOTEUR... /o\
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Re : Procès Durable [journal de bord - STARTING UP]
« Réponse #18 le: 25 juin 2019 à 15:36:42 »
Ça tourne ?

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    • Rémy Revel - Expérience Scriptive
Re : Procès Durable [journal de bord - STARTING UP]
« Réponse #19 le: 25 juin 2019 à 16:38:02 »
ça kofkof clap patraboum, mais ça file ça me file ça me filme d'étournement de gare de regard... :)
du coup je profite de ton intervention pour nourrir directement d'un nourrisson encore pas sevré, ce fil, ce film, ce filmeuh :

à l'épisphère d'une sans-limite
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Procès Durable (V abandonnée)
« Réponse #20 le: 04 juillet 2019 à 17:16:40 »
iV

§26 - Justice

- Bien. À tous, commençons. Votre honneur :
À l’heure d’un départ vers l’universion, si tant est qu…
- Objection !
- Hein ? Non, non, on a signé, pas de paroles coupées, n’en décident dans leur grand coin du monde les Etats-Unis d’Amérique, veuillez je vous prie, cesser d’interrompre l’audience. Ah mais ! Ça commence bien, tiens. Où en étais-je moi, donc ?
- Au tout début, maître, vous n’aviez pas vraiment commencé.
- Bin tiens ! Et ces présupposés sur une éventuelle universion ? Vous appelez ça comment ? Objection !
- Ok, ok, réajustons si nécessaire les indéfectibles de la question, puisque telle est la perception. Votre honneur, je reprends, en conscience de la teneur pondérée de l’intervention objective.
À l’heure d’un éventuel départ vers l’universion, si tant est qu…
- Objection ! La foule !
- OOOOuh !
- Mais quoi, encore ? Votre honneur, si je ne suis pas habilité à tenir la continuité d’un discours, il en est fini de celle de l’humanité, ne serait-ce qu’elle. Admettez-vous exceptionnellement ou non ces interruptions divagatrices et semeuse d’une zizanie aux tenants d’un non-droit à la séance présente ?
- Maître, voyons, il est inutile de monter sur vos grands chevaux… écoutons l’objection, même si d’avance le tapis se déroule sous nos pas. Allez-y, objecteur numéro un.
- Objection !
- Oui…
- Bien ! Vous allez écouter maintenant mon objection. Ce n’est pas parce que votre ambition crevante d’une existence à valoriser souhaite à tout prix rallier les bords du fond diffus cosmologique, que nous partageons tous votre goût pour l’écrasement d’autrui à fins destructrices et solitaires… Vous ne pensez qu’à l’expansion, le grossissement, l’accélération et l’augmentation, c’est là toute ma plainte, car je juge cela ni moral ni juste, en vertu de mon humble rapport au monde, que vous ne semblez partager. Voilà, votre honneur.
- Merci beaucoup de votre opinion, objecteur numéro un, à présent votre honneur…
- Objection !
- Vous vous foutez de ma gueule ?
- Votre honneur, personne ne répond à mon expression !
- Maître, il a raison, prenez le temps peut-être, c’est une suggestion, de ne pas prendre à la légère les propos de ce qui fait foi dans nos rangs.
- Mille excuses, votre honneur, mais il me semble que si nous en sommes à célébrer le procès durable à présent, c’est bien que nous avons déjà répondu à ces interrogations d’un principe que nous admettons remettre à un goût du jour qui ne résonne plus en ces termes. Que faut-il dire de plus pour la raison ? Objecteur numéro un, vous avez conscience que ce n’est pas d’un défaut naturel dont nous nous enorgueillons, un manquement à ce qui vous apparaît en l’occurrence comme étant une direction préférable…
- Objection !
- Mais non ! Il n’y a pas ! Ce n’est ni choisir, ni être libre, que de croire en votre immobilisme de principe. Je ne sais pas comment vous dire que votre goût pour l’oisiveté est l’origine de ce qui vous fait souffrir. C’est parce que certains grandissent que d’autres se retrouvent tout petits, et dans le temps, pas de retour possible. Il faudra bien comprendre ceci un jour, mais à la limite poussons le vice encore assez loin et admettons ici, entre matérialités conscientes, que nous pourrions arrêter le temps… Votre honneur ?
- J’ai bien compris votre requête, objecteur numéro un : vous souhaitez l’arrêt total des machineries d’entretien de la réalité. Est-ce bien cela, si nous entrons dans le vif du sujet ?
- Pas du tout. Vous vous enfoncer un doigt si profondément dans l’œil que je ne sais pas comment ne pas vous considérer vous-mêmes comme un gant impropre que vous auriez décidé de laisser dans la figure des braves gens sains d’esprit et de corps qui ne souhaitent que vivre en paix dans leur petit confort habituel, sans se soucier de qui sera tué ou laissé en vie, pour votre petit bizness égoïste et puéril.
Je me fais comprendre ?
- Pas exactement, non, votre honneur, je crois que nous devrions passer la question, les directions de l’esprit ne sauraient vraiment tolérer d’impures versions d’imageries axiologiques fondamentales dont les…
- Objection ! Non mais sérieux ! Vous panez quelque chose à ce que vous dites vous-même, au moins ? Nan parce que sérieusement, moi de mon petit côté d’objecteur numéro un devant la cour sentencière humaine, je me sens un peu con et souillé par votre incarnation de la justice ! Laissez-moi vous le dire, si vous n’êtes pas compréhensible, on va avoir du mal à remplir les objectifs de cet échange. J’appelle un témoin, je suis sûr il y a au moins un glandu, sur cette planète, qui comme moi n’a rien compris à votre connerie de connerie.
Témoin ?
- Oui ! Je corrobore la situation, un langage un peu trop précis en terme de termes. Rien à ajouter, votre honneur.
- Bien, merci. Maïtre, continuez, toujours en compte des interventions de chacun…
- Bon… oui ! Votre honneur, je crains malgré tout la dispersion quant à la suite du discours.
- Objecteur numéro un, considérez-vous avoir été entendu sur la question de votre objection ? Consentez-vous à ne pas la réitérer et ce, afin d’assurer le bon déroulement du fil de la pensée collective cumulée ? Nous vous assurons ne pas pouvoir faire mieux pour soulever les conflits de la raison que prendre le taureau par les cornes, et vous en faites valeureusement les frais. Dans tous les cas vos faits seront consignés à leur avantage, à l’avantage de tous, de tout. Oui ?
- Bin heu…
- Maître ?
- Oui… bon ! Votre honneur :

§42 - Mort

- Les morts, alléluia !
- On avait dit pas de religion ! Ces questions c’est la croyance de chacun, ça doit rester libre !
- Mais…
- Pas de mais ! Si tu as une objection adresse-toi directement à monsieur le juge.
- Monsieur le juge ?
- Oui mon petit, qu’y a-t-il ? Tu as perdu quelque chose dans ce brouhaha planétaire ? Ne  t’inquiètes donc pas, je suis sûr que tes parents ne sont pas loin. Moi tu vois je suis très occupé aujourd’hui, c’est un jour particulier où l’on célèbre l’acceptation des contradictions d’intérêts entre individus représentatifs de la cosmologie universelle. C’est important, vois-tu. Ça veut dire qu’on se… enfin, qu’on… qu’on…
- Monsieur le juge, la mort c’est pas une histoire de religion, si ?
- Et merde, qu’est-ce que tu viens me faire chier avec tes conneries, gamin ? J’avais juste besoin d’une pause moi. Avec ces abrutis qui… bon, ta question. Heu. Complexe. Mais dis moi ils sont où tes parents ?
- Ils disent qu’ils retourneront pas à l’école, c’est tout ce que je sais. Ce que je sais aussi, monsieur le juge, c’est qu’ils disent qu’ils vont mourir un jour. Je crois qu’ils savent pas trop ce qu’il se passe après.
- Et toi gamin, tu sais ce qu’il se passe après la mort ?
- Bin non évidemment. Comment je pourrais savoir ?
- Aucune idée, j’attends toujours des surprises. Mais si tu ne sais pas ça ne t’empêche pas d’avoir ton avis ? Une petite opinion qui te tracasse l’esprit, parce que tu dois te faire croire que tu y crois…
- Je sais pas. J’entends de tout. À l’école ils disent que les rites funéraires sont la preuve de la conscience de la mort, et les offrandes aux défunts, un espoir en une existence qui la transcende.
- Ah oui tiens, tu en sais des choses, gamin, moi-même ne suis pas sûr de savoir exactement ce que ‘transcender’ signifie… mais. Et alors ?
- Bin alors quoi, je dois répondre moi-même à ma question ? Tu n’es pas très intéressant monsieur le juge !
- Oh hé, gamin, me demande pas de te promettre un avenir où tu viendrais me chier dans les bottes parce que je t’ai imposé des réponses dont tu aurais pu te passer !
- Je veux une réponse, monsieur le juge, c’est un besoin encore à valoriser auprès de moi que la recherche de vérité. Et je crois que nous sommes tous ici pour cela. Dis-moi, la mort est-ce une question de religion ?
- Tout dépend, gamin, rends-toi à l’évidence qu’il n’y a pas qu’une question autour de la mort et que toutes ne sont pas du même ordre. Donc, tes petits raccourcis par généralités, modères-les, sinon tu vas t’embourber dans ta raison. Je te dis ça gentiment, hein. Bon. Après, choisis une bonne question. Savoir s’il y a une vie après la mort, c’est de la métaphysique pour ce qui est reconnu de la dialectique, mais on peut en avoir une approche mystique, ou religieuse, ou scientifique, et ce en dépit du fait qu’aucune réponse ne fut aujourd’hui assez certaine pour entrer dans le domaine du savoir. En l’occurrence, il s’agit de croyance, nous parlerons donc je pense, oui, en termes religieux, qu’il s’agisse de l’au-delà du monde matériel, ou de ce quelque chose d’impalpable en nous qui y proviendrait et y retournerait…
- Monsieur le juge…
- Oui ?
- Pourquoi à une question fermée tu réponds ouvertement, et à un simple ‘monsieur le juge...’, tu réponds un ‘oui’ fermé ?
- Tu m’emmerdes, vas jouer ailleurs, il se trame des choses importantes aujourd’hui, et je n’ai pas le temps de me faire bananer par les nouveaux générés.
- Monsieur le juge, mes parents m’ont dit que vous deviez répondre à toute les questions.
- Eh bien, poses-en.
- Je ne sais pas trop quoi interroger…
- Ce n’est pas une question. Allez, maintenant dégages !
- Mais attends ! Là j’ai une question : est-ce que c’est la mort qui te rend si pressé à ton travail, monsieur le juge ?
- Mais voyons quelle question ! Non ! Je… tu es un peu jeune, mon petit jeune. J’aimerais vraiment répondre que oui, mais je ne peux pas, comme je ne peux pas te dire que la vie est autant une poursuite qu’une fuite de cette mort qui te questionne tant. À mon tour de te poser une question, gamin : quand vas-tu laisser les adultes jouer à la raison ?
- Peut-être quand j’aurai l’âge de le faire…
- Hum, tu es malin, et ma mauvaise foi ne sert à rien. Tu vas donc te coltiner du moi encore un petit peu. Je vois que ça te ravit, allez accouches, tu as d’autres questions ?
- Concernant la mort, plein. Mais je vois que tu y es frileux, monsieur le juge.
- Oui bon ça va, hein. Y’a que les gamins comme toi que ça fait rire le temps que la vie prenne un peu d’importance. Tu verras, si ça ne te passait pas à l’avenir, c’est que toi-même tu ne vivrais pas.
- Bon… Sinon, qu’est-ce qui t’a amené à être monsieur le juge ?

§51 – Planète

- Bien… Recommençons.
Planète Terre Humaine…
- Oui ?
- Non. Je ne vous apostrophe pas. Seulement je vous nomme. Il est inutile de répondre, en fait…
Je poursuis.
Planète Terre Humaine…
- Eh bien, non !
- Non ? Le nom ne vous convient pas, peut-être…
- Cela-même.
- Soit. Il semblerait effectivement que toute notion humaine orbitant autour des étiquettes nominatives et, ou conceptuelles, reflète un problème plus profond qu’une stabilité cosmologique aurait bien sûr dénaturé en nous comme… mais passons, oui.
Ici pour l’instant, en majorité quasi-totalitaire, il s’agit bien d’humanité échangeant son propre produit, et ce dans le plus strict rapport de garde d’un environnement qu’elle tendrait à vouloir préserver. Une planète.
- Et alors ? Qui êtes-vous pour prétendre porter sa parole ?
- Je suis monsieur le juge, la réponse même à votre interrogation : on m’a désigné pour cette tâche, porter la parole de la Planète Terre Humaine, en l’occurrence et pour les segments qui lui seront alloués. Et vous, qui êtes-vous pour interpeller la parole humaine ?
- Je suis...et bien, je suis juste moi, j’ai une idée et en tant qu’humain parolier, je me permets de la faire proliférer à tout-va, et surtout à vous tous.
- Bien… Eh, au moins j’ai un interlocuteur pour la procédure de jugement, c’est pas si méchant.

§98 – Football



Dévie, haut, long, des vies, ô, longues, des langues, aux dents, dingues, de pousser, le rocher, la montagne et les creux, les vallées, je dévie quand je gagne, je devine les visage, je dévisage, je dévie au son, tout proche, d’un rocher, décroché, de la Lune, projetée, dans ce qui se fuit, se fut hi, oh, non !
Véridique, je vide et vis de division vénéneuse, divine intraveineuse, je me vide, je lis, je livide, et lévite au-dessus d’un décalage, déviation d’aviations, c’est ce qu’on pense quand on a raison. Je pense. Sans raisons. Sans conscience. Sans mission.
Mais.
Qui est-on ?
Un jugement, tout d’abord. En tant qu’être intelligent, j’agis contre le sort, par ce que je pense et réfléchis et…
Mais passons, lorsque d’un point de vue médecineux, il y eut des sismologies appliquées… Nous n’aurions qu’un délire à raconter. Des témoignés aux miraculés draculés par des vents, des dents, des vies oubliées, victoriennes au son des violons d’automne à la pelle de nos piliers autonomes ; non.
Si proche, encore, qu’aux-pieds-collés, les copiés des collets à lapino, jasmin, thé à l’eau, menthe poivrin, poivrot, poivron, piquant par effet gradué, poivré, poids, vrai, vraiment quoi, qui ? Cui, pourquoi ? Pro quo, grassement du et bon, la suite d’un pansement !
Hémorragie.
Nous saignons des mots.
Ensemble les assemblons.
Déliro.
Délirons.
Alors jugement, qu’es-tu dans ta déviolation, désolasituation, désillution, dissolusion, déliraison, erreur de prise, de prison, horizon, on méprise, on me l’a apprise la chanson, la mélodie d’une dévision, d’une division, divise, dis Vé…
Lésion, courbée de courbure à courbe non-angulaire ; je plaide.
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Procès Durable [X] - no cens
« Réponse #21 le: 21 juillet 2019 à 06:42:06 »
iX
- Monsieur le Juge, bonjour.
Comment se déroule le Procès Durable ?
- Eh bien le bonjour à vous, et pour vous répondre, je crois que je ne saurais ni me prononcer ni encore faire valoir ce qui le fut, et pourtant... oui pourtant, j'imagine ou j'espère, je construis ou je déblatère ainsi que pour tout ce qui suit dans l'humanosphère, que tout ceci soit prospère et le soit plus que ce qu'on espère, lorsque ténèbrent les obscuros de nos squelettes à calcification dormirante...
- Ah oui.
- Oui.
xII
- Monsieur le Juge, un instant ! Comment se fait-ul que rien de nous ne soit consentant alors que vous êtes sans même une once d'existence pertinente ?
Je veux dire... Qu'entendez-vous ne pas nous forcer par ce Procès Durable ?
- Mais tout naturellement ce qui se fait de plus raisoné en matière de direction de l'esprit, quoique l'inverse le fut aussi et tout autant, à mesure que le temps suit son entêtement, mais de quel embranchement, je ne sais jamais vraiment, d'où que je me dois tout naturellement...
De...
- Prendre le devants ?
- Ah oui.
- Oui ?
Xiv
- Le juge ! Attrapez-le faites-le grabuger !
- Mais quoi, enfin ?
- Vous êtes une négation de plus.
Plus vous chercherez ce que vous n'avez pas.
Et moins vous le trouverez ici-bas.
Pourquoi ?
- Cessons un instant ces sinistérions, la cité n'a besoin de cécité que lorsqu'elle sait ce citer, ce qui n'est pas suscité par vos apparentes siccités de discours, quoi qu'en pense votre propre concour de circonspection...
- Allons...
- Non.
iL
- Et plus tard je suis vieux, moi le Juge des mieux-mieux, ces tord-noeuds qu'on aurait trop souvent pris pour de copieux emmerdeurs mi-cieux mi-soeurs, avec toujours un peu plus de c'est micoeur, mielleux, micro et nacré, scratcho-maso médullé par cristallo crispapier, croustu par désentité, mais non je ne non...
- Pardon ?
Qu'avions-nous érigé monsieur le Juge ?
Que nous fait-il regretter ce terrain glissant ?
Sur quelle pente nous mènent vos luges ?
- Eh bien vraiment, je ne vous avais pas vu, et pourtant... pourtant oui, non, pas tout-le-temps, ne sont ces mois et ces ils, ces toits un peu vacillants lorsque vibre le bruit du vent. Non, nan, toujours.
- Alors ?
- Eh bien... Quoi ?
Liv
- Vous écrivez, monsieur le Juge ?
- Ca se voit ? Mieux.
- Que porte votre voix ? Sur ces creux et ces reliés, ces caractères que vous inscrivez sur le scope total de nos télés à scandale, j'en voudrais un regard global ou ce qui s'en approche.
- Eh bien voici que tout ceci n'est autrement flou qu'une parenthèse bouclée à l'infini par délirium à réverbération d'influence incidente sur la fréquence ondulatoire de quelque laboratoire dont vous avez ou pas, le secret.
- Comme moi.
- Et nous.

- Donc. Ne sauriez-vous, chère audience, ce qui agite ma transe ?
- Non, de nom...
- Alors pourquoi, je me dois, c'est ainsi que le dis, de dire ce qui se dit, d'éditer ce que ces traités auraient parfois dénaturés, mais pour qu'aucun ne puisse plus jamais être néantisé...
- Ce que quoi ?
- Nous n'aurions...
- Pris en votre possession, le célèbre ballon de la parole, ces phylactères en discobole, de nos haltères à farandoles, c'est par-terre qu'est le sol, oui, je me sers de fioles un peu trop folles pour être austères...
- Réellement ?

- En encore bien après bien que toujours maintenant, ces trotteuses démentes, ces monstrueuses pentes audacieuses, que je...
- Monsieur le Juge ? Le Procès Durable, c'est quoi ?
- L'affirmation d'une remise en direction.
- Ce qui veut dire ?
- Que l'aléatoire n'en est que mieux jeté à présent qu'il saurait se disculper.
- Mais ?
- Oui.
iM
- neuf cents nonante-neuf
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Re : Procès Durable [journal de bord - ADVANCED]
« Réponse #22 le: 22 juillet 2019 à 18:01:31 »
Un jour que je prendrai le temps nécessaire,il me faudra prendre le temps UTILE  pour te commenter.

Non pas que je sois en retard de compréhension, ça je m'en fiche, je n'ai pas vocation à être plus intelligent qu'un autre, mais le travail que tu présentes est tellement dense, complexe qu'il y a un si gros effort à faire que souvent je m'abstiens.

Je reviendrai car je ne me détache pas facilement d'un univers qui m'explose à la gueule. Qualitativement remarquable, jecrois que comme beaucoup de tes lecteurs, je cherche ( quoique).

Je te laisserai sur cette citation ( mon péché mignon ) de Valery Larbaud

Un livre qui doit rester [...) a sept ou huit sortes de lecteurs à traverser; en comptant cinq ans et c'est peu, pour chaque zone, l'auteur aura cinquante ans lorsque son livre parviendra aux lecteurs de la sixième couche[...].

En souhaitant que tu prennes ça comme une invitation à continuer.
Un imbécile ne s'ennuie jamais il se contemple
De Gourmont

Tout dire ou se taire
J Green

 Croyez-vous que je me sois donné la peine de me lever tous les jours de ma vie à quatre heures du matin pour penser comme tout le monde 
J Hardouin

Tout ce qui est atteint est détruit
Montherlant

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Re : Procès Durable [journal de bord - ADVANCED]
« Réponse #23 le: 25 juillet 2019 à 18:45:41 »
Jouskah d'un procès
"En mon intérieur, je me remets, me cointe, me conte, me suintent alors des gouttes à décompte, dont je me dégoute de reconnaitre les nombres si broussailleux à l'aube du millénaire."

"Le combat d'une raison contre elle-même, ce moi que je ne me permets plus d'être, puisque je le sais. Je l'ai lu je l'ai vu ; j'en ai déduis mes runes internes et je ne suis plus sûr de ce que l'expérience amène."

"Je plonge alors, quelque part.
D'un ténébreux ressort, je n'en ressors que lorsque je ne pars. A ce moment je ne suis ni absent ni présent, c'est d'un bon dans le temps que j'entends briser le moment, l'instant enjambé qui ne se calme qu'après être revenu au néant. Il n'y aurait rien à ce moment là que le trou-noir de quoi. L'absence de tout ce qui est envisageable en moi. Et pour entrer en moi, il ne faut pas l'être, moi, ce quoi que je sois, qui fait loi dans le truc qui se pense là.
Sans moi, je ne serais pas là, oui, ça fait gros, ça fait volumineux. Je le suis."
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Re : Procès Durable [journal de bord - ΛV]
« Réponse #24 le: 15 août 2019 à 11:03:49 »
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là où ils parlent chacun pour tous
« Réponse #25 le: 15 août 2019 à 18:37:46 »
Voyage en Corail

Moi, Lemuel Gulliver, personnage créé par Jonathan Swift l'illustre Réel, entend rendre compte d'un épisode qu'il ne narra pas, faute que c'est quelqu'un d'autre qui le narre... Retournons dans le rêve alors, puisque je ne m'incarne pas encore dans votre monde. J'y viendrai mais évidemment, pour construire un Gulliver, il faut un Lilliput, un Brobdingnag, un Laputa, un pays des Houynhnhnms, et j'en passe... alors que pour la Fiction à la Raison et pour le Procès durable, je ne suis qu'un gamin instable !

Entendez-moi donc vous narrez ce qui m'arriva, en rêve ou en songe, en vrai ou pas...

C'était un voyage extraordinaire, n'en doutez pas un seul centimètre. Si éloigné était-il, si préoccupé par la distance avec notre monde fut-il, ce lieu dans lequel je rencontrais le peuple Corail, ne figure sur aucun document intérieur, sur aucun repère du vivant autre que ceux qui l'habitent, car et car uniquement, ils savent le prix du néant de toute chose, et du silence naissent leur noble cause. Quelque médullation m'a mené à leur encontre, et je n'ose, qu'à peine, en rendre un conte qui ne serait pas de leur ordre de grandeur je le crains, ni de celui qu'avec eux, j'ai atteint. Un sommeil mielleux, non, c'est incertain, c'est bien mieux que tous les éveils de Dieue, ou de ces pantins envieux au destin pourtant copieux... Le peuple Corail, barrière au mur de la note musicalement pure que constitue le vide, dont on sature de décibels absents, un peu trop vite, lorsque descend la température de la mort du bruit. Le peuple Corail, qui a compris. Et d'un unanime illuminement, ravit, tout ce qui suit dans la complicité affective autour d'un organisât qu'il aurait fallu délirer pour réellement croire !

Croyez-moi ou pas, mais de leur chant me persécutera à jamais l'étonnement de les voir toujours à l'unisson dans leur discussion.

Non, pas en termes d'idéologies, le Corail sait se mettre en conflit. Mais dans la manifestation linguistique de leur spécificité, une singularité relative à eux-mêmes tels qu'ils se constituent, ils parlent, en même temps, et disent, la même chose, tout le temps ! Dès qu'une portée de voix et d'oreille se fait sentir, alors le peuple uni se met à mélodire, c'est-à-dire à chanter sa pensée. S'ils disent tous la même chose, me direz-vous, comment font-ils pour penser différemment ? Une telle possibilité est permise par le discours sur les catégories de l'entendement, et sur le manière ultra-sensorielles de percevoir celles-ci. Ils se sont en réalité tellement construis des modèles à suivre que plus rien ne leur échape : ils devinent tout d'eux, ils se sont compris, et se construisent autour de statistiques impromptues sur la vérification de leur advenir. L'intérêt ? Eh bien justement, ces gens-là poursuivent l'unisson. Leur seul but à la résonnance satisfaisante pour leur existence, c'est qu'en présence d'un des leurs, la sécurité leur soit assurée qu'ils sont en phase dans la préhension des mots de leur réalité partagée. Tout simplement.

Imaginez-vous arriver dans un pays dont vous ne parlez pas l'unique et réellement unique langue appliquée...

Eh bien moi j'ai complètement vrillé ! Les gens t'abordent tout seul, bon... tu vois pas le lien. Mais déjà tu te poses la question quand il t'attends, sens que tu ne sais pas quoi dire, et, en silence, attend son confrère qui arrive, et oh, idemmement, se bloque simplement parce que je ne sais pas quoi dire... Alors je respire avec un bonjour dans les poumons prêt à passer mes cordes vocales et...
- Bonjour, heu...
A l'unisson. Ils m'ont bonjouré en même temps que moi, d'un effort que je ne comprenais pas mais qui s'affiche bizarrement à ma raison. Et puis j'ai bloqué, donc, j'ai heu, et ils ont heu.
Nos yeux s'interloquent.
- Vous...
- Waw c'est dingue, je peux pas parler tout seul ? Non attends ok je vous ai lâché et... vous avez pas l'air d'aimer ça... mince...
- ...ince !
Le premier contact avec le peuple Corail est visiblement déterminant. On peut les tuer si on se met à parler tout seul. Alors, en semi-divination de ce que j'affirmais plus haut sans pour autant le savoir sur le moment, je me mets à l'affut, un peu comme heu, à chercher des yeux une information sur le discours... Je tente ma langue, puisqu'ils l'ont parlée et que je ne connais la leur. Et décide de me répéter, pour discerner ce qu'ils sont prêts à faire.
- Bonjour, heu...
Unisson.

Après un premier contact, ils m'emmènent mais nous nous taisons, et eux parfois non, mais je sens que ça les blesse que je me taise à leurs choeurs entendus, démarrant d'entre-les-buissons de je-ne-sais quel jardin secret de leur oraison.
Leurs gros yeux, leurs bouches d'insectes et leurs bras secs. Ils ont l'air de pierres et de mousses, de cuir et de métal, de tout et de rien en fait c'est étrange comme ils ont l'air vide.
J'aimerais comprendre leur langue.
Ils me l'expliquent peut-être en s'illustrant ensemble ? Je me dois d'écouter.

Au bout de quelques temps après leur invitation à me garder, je comprends que j'ai envie, moi aussi, d'être avec eux dans ce rapport divin à la réalité partagée. Il n'y a rien de plus serein que de savourer l'entente sur une continuité de points à agencer pour que la réalité advienne. Lorsque Orange, Serpillère ou Osier se racontent à trois, l'un l'autre, il n'y a qu'une foi et une autre qui se résonnent dans l'émoi de ce que chacun sait ou voit de la poursuite d'un moi à discerner d'entre les trois. Ils se distinguent par l'intonnation, la position, les conceptions, donc tout se reflète dans le discours qu'ils portent sur eux-même comme le meilleur d'entre nous le ferait dans son coin, mais entre eux, comme ça, sereins. Sans qu'aucun frein ne vienne ralentir la progression arrêtée au max de la détermination atteinte. Ces gens-là ont un instinct d'entre-eux terriblement efficace, ils ont dépassé ce qui tracasse la société de Laputa, la distinction entre le couroux et le labeur, entre le calcul et la peur.

Et moi je me hutte, je me case, dans leur forêt de tous-les-rêves.

Cette histoire je ne la finis pas, moi Lemuel Gulliver, car vous ne sauriez lire avec moi ce qui se fait dans leur atmosphère dont je garde néanmoins toute la magie et l'impalpable éphémère...
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« Réponse #26 le: 29 août 2019 à 10:49:13 »
Chronart
Une comptine sous forme de chronique actuelle, qu'aurais-je à raconter outre, un quotidien en quête éternelle d'une satisfaction scintillant comme la pancarte d'un soleil sur un mur peint en bleu ?

Nous, revendiqués de la poésie, n'avons aujourd'hui que le coeur pour batir nos édifices, et si tant est qu'il soit impur, alors s'effondrent tous ses artifices. Il n'y a qu'un pas impudique à franchir pour passer de l'emmurement à l'enluminure.

Car là où certains croient que rougeoyent les décorations d'une beauté à gober, ne font que prendre en béton les ciments de nos illusions passées et à venir, comme on tenté de prévenir toutes ces générations d'envolés.

Que disent-ils ces maudits des mots ? Que ceux-ci leur sont des barreaux de cage, des serrures et des rouages, tout s'articulant au passage de notre entendement comme certains construisent librement des cathédrales.

La gravité du terrain, le poids des roches taillées, des liserés sculptés ; les lois des arches et des arc-boutants, des coupoles ou des ogives, qu'on se le dise, tout ça n'est pas tiré du néant, sur le mur peint en bleu.

Alors en affiche, un soleil, peut-être pour qu'on s'imagine qu'il existe, derrière le mur peint en bleu, et que si on le cherche vraiment, c'est en détournant le regard de ce qu'il a sous les yeux qu'on le trouvera.
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Re : Procès Durable [journal de bord - ACTUELLEMENT]
« Réponse #27 le: 30 août 2019 à 22:19:18 »
Coucou, je passe ici  :) Je lis tes textes dans le désordre, j'espère que ce n'est pas grave...

Entre autre, j'ai beaucoup aimé 'voyage en Corail' qui m'a beaucoup touché personnellement, il doit y avoir un vécu qui rebondi quelque part, j'oserai dire. Sinon, ton style est intéressant, j'alterne les passages où je ne comprends rien : tu es dans ton monde, moi dans le mien, et d'autres juste après où je raccroche les wagons. J'aime bien l'alternance, le côté onirique des mots qui n'ont pas de sens pour moi, mais qui disent quelque chose quand même, et des passages où je saisie une prise, un quelque chose que j'agrippe, même un peu. Bref, sympa à lire.

Allez, bonne continuation, voyageur !  ;)

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Re : outre-...
« Réponse #28 le: 04 septembre 2019 à 19:36:13 »
SIDH

Frappe
Pied à terre
Tape
Déblatère
La trappe
A mystère...

Le, c'est bien. Un début à mon initiale, cette fois-ci sans modestie, je ne cherche que ce qui me suit, et s'il y a autre chose d'un vocabul démentiel que j'omis à mettre, c'est de cette irrespect de la seconde posée que j'admets remettre le sceptre de la pensée, ces doigts qui pianotent une phrase non-segmentée, quoique si, mais pourtant, si bancale et titubante et, s'en allant relevant, ne saurait en être autrement sans ce sentiment que j'en pourcent, grattage de sourcil, c'est le fil de mes actions raturées, je tire, un trait, sur un refrain à mon intériorité, je ne sais lequel ôter, mais jamais, je ne saurais tenir plus loin que maintenant que les ressources se limitent... L'énergie manque, je pause. Le temps se délite lorsque je disjoncte, des litres de pontes limbiques en déversation de mes alluvions, nous aurions bien sûr un dicônon desiderated, pour le bled d'un langage à-oubliette, cet outre-...

Et pourquoi un son, pourquoi voir si con qu'un soir où nous hivernions, moi et quelque lampion à émois, Frispreur & Silvanions en alerte à mes joies d'un quoi à relancer, comme un dé, pendant que vivant à ne plus en ressentir la fin, il a faim, ce néphilim, ce film-abyme, ce tirelire-à-lire, ce pro-fit-tes-rôles, ce mise-en-tropes à l'heure-ô-clock, vadrouillant d'un air de toc, dans les ruelles alambiquées d'un broc-à-bruc si monstruosé d'infarctuosités à trucs que jamais on n'aurait à cimenter les parties les plus intimées à l'essence d'une végétalité vocale, un peu freinée par un regard-en-arrière-sur-une-route-de-voyage, pour être littéralement accointant avec ce que je ressens de plus profondément trucculescent...

L'essence.
De.
Mes rances.
Peurs.
A outrance.
Dans.
L'arborescence.

Il. Est de cette musique. Qui transcende. La rythmique. Par des tics. De langue. Aux aspects. Sismiques. Si ce mimique n'aurait d'aspic. Que point. Trop loin. Allons. Alain. Delon. De loin. Les longs. Foins. Sont de plomb devant mon destin. Je ne plierai jamais rien, pas même le plus infime infirme de la matrice, la plus pure des incarnatrice de l'universalis, le cosmologis, le plébiscis, si catharsis quand finissent les vibrisses sur un toucher-lisse, mais pas trop, facteur de mes humeurs, que je ne veux surtout pas voir à l'heure-de-ma-mort, et encore, d'un effort, toujours, c'est pour l'accord, ce détour, ce contre-fort, ce contre-four, ce contre-ou-garde, fou d'un grade à droguer, cordé à l'agréement d'un navire de l'entendement, une âme-mythe, une d(yn)ame-ite, comme pyrite, comme malachite ou magnétite, ces minérites, ont oui, le mérite non-déchu, de sauvegarder des entités pour-déçu...

Alors un truc... Contre.
La.
Spiration.
Des lire-aux-pâtes.
Des sbires-de-strates.
Des pire-que-rate.
La manière de mes frateries.
Rient. A leur manière.
Choix de charnière.
A faire.

La porteresse, la forte-tresse, que je m'empresse d'apporter-messe, non laisse, tomber, fronder, défondu, défenêstru, in situ, in cité, ainsi tû car jamais félicité ou désigracié, désincongrué, disproportionnisé, à la fractale d'une mise-en-poche, dans la caboche, d'un mioche, ce qui fait moche et proche de ce faux-chaux à la blanchemise, valisage aussi-l'eut-ce si snobé d'uranus, gratifié d'un fortifié aux édifices torréfiés. Jusqu'où vais-on ?

Je ne saison.
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Re : Procès Durable [journal de bord - Perh Dû]
« Réponse #29 le: 27 octobre 2019 à 08:44:06 »
Perh Dû

Une clairière à l'envers, dans le pays où ils ont la tête en bas. Une humidité se perçoit, bien qu'il n'y ait pas de rosée. Tout-au-mieux une brume matinale à peine envisagée entre de longs brins d'herbe verte, fraiche. Un tas de loques est au milieu, recroquevillé sur les genoux avec les mains croisées, crispées contre l'arrière du crâne.

Le tas de loques
chuchotant à son nombril
Ô
J'ai compté l'herbe.
Une étendue impalpable.
Oui, ô, c'est un défi impossible que tu m'as lancé, et d'orgueil j'ai foncé. Il me fallait une feuille insensée pour rassembler ce qu'il y avait à conter... Et je l'ai fait. Des écueils, oui, pour le petit navire que tu as dévolu à la traversée de cette étendue. Je l'avais prévu, car tu m'avais prévenu, ô, et grâce à toi j'ai survécu. Submergé par les ondées, j'ai bien failli couler à fond-de-terre, parfois, et ces raz-de-marées qui m'assaillaient de leurs brins... ô.
un silence où les doigts se délient lentement
J'ai compté l'herbe, comme tu me l'avais suggéré. Et je crois que même si je n'ai pas vraiment abandoné, cette quête m'apparait aujourd'hui à l'égard de toute ta complexité. Ô, laisse-moi te confier... Tu es encore plus haut que ce que je prétends. Plus encore, même, que ce que j'entends. Tu es si grand et moi si insignifiant. Et pourtant...
un nouveau silence, un peu ébahi
De cette part de toi en moi, celle que je ne comprends pas... Je tire une force impalpable. Étendue. Toute cette plaine de sable, cette plage d'herbe, ces arbres au ceint et entre mille autres merveilles. Je sais que partout nous nous cachons et nous trouvons, toi et moi, ô.
le tas se détend, il se fluidifie
Tu sais que je t'écoute seulement dans la langue du vent. L'herbe, je la sens. Souffle en elle et je t'imagine, elle me touche et j'ondule, intérieurement. C'est comme ça que j'ai conté l'herbe, parce que tout ce pinceau qui chatouille le ciel, je le voyais sous un mot seul, qui brille au soleil, mais jamais vraiment seul. Ô. Tes mots. Comment un brin peut-il être de l'herbe sans d'autres brins ? Ils ne savent pas... Ces brins à compter.
une larme invisible, à l'intérieur du tas
...
les poings se serrent dans le vide un un visage se redresse
Mais je les ai comptés.
un sourire
Il y en a...

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