Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

19 juillet 2019 à 12:16:51

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Aventures au long cours » Procès Durable [journal de bord - ADVANCED]

Auteur Sujet: Procès Durable [journal de bord - ADVANCED]  (Lu 4312 fois)

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Re : Procès Durable [journal de bord - TIR]
« Réponse #15 le: 17 mars 2019 à 18:36:14 »
*
Frispreur et Silvanions
*
(un poil trop gros pour entrer dans un post confortable)
(donc en consultation web et téléchargement gratuits)
*
196 012 caractères
33 037 mots
2 paragraphes
1 chapitre
1 livre

[liens supprimés par la modération, merci de poster directement le texte sur le forum]
« Modifié: 18 mars 2019 à 12:42:06 par Claudius »
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Re : Procès Durable [journal de bord - SHOT]
« Réponse #16 le: 18 mars 2019 à 12:39:53 »
Bonjour Dot Quote,

Les liens vers d'autres sites dans les messages ne sont pas admis.

Je les ai supprimés, si vraiment tu souhaites avoir un retour sur tes écrits, tu sais que tu peux les poster ici, dans textes longs ou textes longs achevés.

Bonne continuation à toi

L'équipe de modération.
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Re : Procès Durable [journal de bord - SHOT]
« Réponse #17 le: 25 juin 2019 à 15:30:53 »
/!\ MOTEUR... /o\
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Re : Procès Durable [journal de bord - STARTING UP]
« Réponse #18 le: 25 juin 2019 à 15:36:42 »
Ça tourne ?

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Re : Procès Durable [journal de bord - STARTING UP]
« Réponse #19 le: 25 juin 2019 à 16:38:02 »
ça kofkof clap patraboum, mais ça file ça me file ça me filme d'étournement de gare de regard... :)
du coup je profite de ton intervention pour nourrir directement d'un nourrisson encore pas sevré, ce fil, ce film, ce filmeuh :

à l'épisphère d'une sans-limite
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Procès Durable (V abandonnée)
« Réponse #20 le: 04 juillet 2019 à 17:16:40 »
iV

§26 - Justice

- Bien. À tous, commençons. Votre honneur :
À l’heure d’un départ vers l’universion, si tant est qu…
- Objection !
- Hein ? Non, non, on a signé, pas de paroles coupées, n’en décident dans leur grand coin du monde les Etats-Unis d’Amérique, veuillez je vous prie, cesser d’interrompre l’audience. Ah mais ! Ça commence bien, tiens. Où en étais-je moi, donc ?
- Au tout début, maître, vous n’aviez pas vraiment commencé.
- Bin tiens ! Et ces présupposés sur une éventuelle universion ? Vous appelez ça comment ? Objection !
- Ok, ok, réajustons si nécessaire les indéfectibles de la question, puisque telle est la perception. Votre honneur, je reprends, en conscience de la teneur pondérée de l’intervention objective.
À l’heure d’un éventuel départ vers l’universion, si tant est qu…
- Objection ! La foule !
- OOOOuh !
- Mais quoi, encore ? Votre honneur, si je ne suis pas habilité à tenir la continuité d’un discours, il en est fini de celle de l’humanité, ne serait-ce qu’elle. Admettez-vous exceptionnellement ou non ces interruptions divagatrices et semeuse d’une zizanie aux tenants d’un non-droit à la séance présente ?
- Maître, voyons, il est inutile de monter sur vos grands chevaux… écoutons l’objection, même si d’avance le tapis se déroule sous nos pas. Allez-y, objecteur numéro un.
- Objection !
- Oui…
- Bien ! Vous allez écouter maintenant mon objection. Ce n’est pas parce que votre ambition crevante d’une existence à valoriser souhaite à tout prix rallier les bords du fond diffus cosmologique, que nous partageons tous votre goût pour l’écrasement d’autrui à fins destructrices et solitaires… Vous ne pensez qu’à l’expansion, le grossissement, l’accélération et l’augmentation, c’est là toute ma plainte, car je juge cela ni moral ni juste, en vertu de mon humble rapport au monde, que vous ne semblez partager. Voilà, votre honneur.
- Merci beaucoup de votre opinion, objecteur numéro un, à présent votre honneur…
- Objection !
- Vous vous foutez de ma gueule ?
- Votre honneur, personne ne répond à mon expression !
- Maître, il a raison, prenez le temps peut-être, c’est une suggestion, de ne pas prendre à la légère les propos de ce qui fait foi dans nos rangs.
- Mille excuses, votre honneur, mais il me semble que si nous en sommes à célébrer le procès durable à présent, c’est bien que nous avons déjà répondu à ces interrogations d’un principe que nous admettons remettre à un goût du jour qui ne résonne plus en ces termes. Que faut-il dire de plus pour la raison ? Objecteur numéro un, vous avez conscience que ce n’est pas d’un défaut naturel dont nous nous enorgueillons, un manquement à ce qui vous apparaît en l’occurrence comme étant une direction préférable…
- Objection !
- Mais non ! Il n’y a pas ! Ce n’est ni choisir, ni être libre, que de croire en votre immobilisme de principe. Je ne sais pas comment vous dire que votre goût pour l’oisiveté est l’origine de ce qui vous fait souffrir. C’est parce que certains grandissent que d’autres se retrouvent tout petits, et dans le temps, pas de retour possible. Il faudra bien comprendre ceci un jour, mais à la limite poussons le vice encore assez loin et admettons ici, entre matérialités conscientes, que nous pourrions arrêter le temps… Votre honneur ?
- J’ai bien compris votre requête, objecteur numéro un : vous souhaitez l’arrêt total des machineries d’entretien de la réalité. Est-ce bien cela, si nous entrons dans le vif du sujet ?
- Pas du tout. Vous vous enfoncer un doigt si profondément dans l’œil que je ne sais pas comment ne pas vous considérer vous-mêmes comme un gant impropre que vous auriez décidé de laisser dans la figure des braves gens sains d’esprit et de corps qui ne souhaitent que vivre en paix dans leur petit confort habituel, sans se soucier de qui sera tué ou laissé en vie, pour votre petit bizness égoïste et puéril.
Je me fais comprendre ?
- Pas exactement, non, votre honneur, je crois que nous devrions passer la question, les directions de l’esprit ne sauraient vraiment tolérer d’impures versions d’imageries axiologiques fondamentales dont les…
- Objection ! Non mais sérieux ! Vous panez quelque chose à ce que vous dites vous-même, au moins ? Nan parce que sérieusement, moi de mon petit côté d’objecteur numéro un devant la cour sentencière humaine, je me sens un peu con et souillé par votre incarnation de la justice ! Laissez-moi vous le dire, si vous n’êtes pas compréhensible, on va avoir du mal à remplir les objectifs de cet échange. J’appelle un témoin, je suis sûr il y a au moins un glandu, sur cette planète, qui comme moi n’a rien compris à votre connerie de connerie.
Témoin ?
- Oui ! Je corrobore la situation, un langage un peu trop précis en terme de termes. Rien à ajouter, votre honneur.
- Bien, merci. Maïtre, continuez, toujours en compte des interventions de chacun…
- Bon… oui ! Votre honneur, je crains malgré tout la dispersion quant à la suite du discours.
- Objecteur numéro un, considérez-vous avoir été entendu sur la question de votre objection ? Consentez-vous à ne pas la réitérer et ce, afin d’assurer le bon déroulement du fil de la pensée collective cumulée ? Nous vous assurons ne pas pouvoir faire mieux pour soulever les conflits de la raison que prendre le taureau par les cornes, et vous en faites valeureusement les frais. Dans tous les cas vos faits seront consignés à leur avantage, à l’avantage de tous, de tout. Oui ?
- Bin heu…
- Maître ?
- Oui… bon ! Votre honneur :

§42 - Mort

- Les morts, alléluia !
- On avait dit pas de religion ! Ces questions c’est la croyance de chacun, ça doit rester libre !
- Mais…
- Pas de mais ! Si tu as une objection adresse-toi directement à monsieur le juge.
- Monsieur le juge ?
- Oui mon petit, qu’y a-t-il ? Tu as perdu quelque chose dans ce brouhaha planétaire ? Ne  t’inquiètes donc pas, je suis sûr que tes parents ne sont pas loin. Moi tu vois je suis très occupé aujourd’hui, c’est un jour particulier où l’on célèbre l’acceptation des contradictions d’intérêts entre individus représentatifs de la cosmologie universelle. C’est important, vois-tu. Ça veut dire qu’on se… enfin, qu’on… qu’on…
- Monsieur le juge, la mort c’est pas une histoire de religion, si ?
- Et merde, qu’est-ce que tu viens me faire chier avec tes conneries, gamin ? J’avais juste besoin d’une pause moi. Avec ces abrutis qui… bon, ta question. Heu. Complexe. Mais dis moi ils sont où tes parents ?
- Ils disent qu’ils retourneront pas à l’école, c’est tout ce que je sais. Ce que je sais aussi, monsieur le juge, c’est qu’ils disent qu’ils vont mourir un jour. Je crois qu’ils savent pas trop ce qu’il se passe après.
- Et toi gamin, tu sais ce qu’il se passe après la mort ?
- Bin non évidemment. Comment je pourrais savoir ?
- Aucune idée, j’attends toujours des surprises. Mais si tu ne sais pas ça ne t’empêche pas d’avoir ton avis ? Une petite opinion qui te tracasse l’esprit, parce que tu dois te faire croire que tu y crois…
- Je sais pas. J’entends de tout. À l’école ils disent que les rites funéraires sont la preuve de la conscience de la mort, et les offrandes aux défunts, un espoir en une existence qui la transcende.
- Ah oui tiens, tu en sais des choses, gamin, moi-même ne suis pas sûr de savoir exactement ce que ‘transcender’ signifie… mais. Et alors ?
- Bin alors quoi, je dois répondre moi-même à ma question ? Tu n’es pas très intéressant monsieur le juge !
- Oh hé, gamin, me demande pas de te promettre un avenir où tu viendrais me chier dans les bottes parce que je t’ai imposé des réponses dont tu aurais pu te passer !
- Je veux une réponse, monsieur le juge, c’est un besoin encore à valoriser auprès de moi que la recherche de vérité. Et je crois que nous sommes tous ici pour cela. Dis-moi, la mort est-ce une question de religion ?
- Tout dépend, gamin, rends-toi à l’évidence qu’il n’y a pas qu’une question autour de la mort et que toutes ne sont pas du même ordre. Donc, tes petits raccourcis par généralités, modères-les, sinon tu vas t’embourber dans ta raison. Je te dis ça gentiment, hein. Bon. Après, choisis une bonne question. Savoir s’il y a une vie après la mort, c’est de la métaphysique pour ce qui est reconnu de la dialectique, mais on peut en avoir une approche mystique, ou religieuse, ou scientifique, et ce en dépit du fait qu’aucune réponse ne fut aujourd’hui assez certaine pour entrer dans le domaine du savoir. En l’occurrence, il s’agit de croyance, nous parlerons donc je pense, oui, en termes religieux, qu’il s’agisse de l’au-delà du monde matériel, ou de ce quelque chose d’impalpable en nous qui y proviendrait et y retournerait…
- Monsieur le juge…
- Oui ?
- Pourquoi à une question fermée tu réponds ouvertement, et à un simple ‘monsieur le juge...’, tu réponds un ‘oui’ fermé ?
- Tu m’emmerdes, vas jouer ailleurs, il se trame des choses importantes aujourd’hui, et je n’ai pas le temps de me faire bananer par les nouveaux générés.
- Monsieur le juge, mes parents m’ont dit que vous deviez répondre à toute les questions.
- Eh bien, poses-en.
- Je ne sais pas trop quoi interroger…
- Ce n’est pas une question. Allez, maintenant dégages !
- Mais attends ! Là j’ai une question : est-ce que c’est la mort qui te rend si pressé à ton travail, monsieur le juge ?
- Mais voyons quelle question ! Non ! Je… tu es un peu jeune, mon petit jeune. J’aimerais vraiment répondre que oui, mais je ne peux pas, comme je ne peux pas te dire que la vie est autant une poursuite qu’une fuite de cette mort qui te questionne tant. À mon tour de te poser une question, gamin : quand vas-tu laisser les adultes jouer à la raison ?
- Peut-être quand j’aurai l’âge de le faire…
- Hum, tu es malin, et ma mauvaise foi ne sert à rien. Tu vas donc te coltiner du moi encore un petit peu. Je vois que ça te ravit, allez accouches, tu as d’autres questions ?
- Concernant la mort, plein. Mais je vois que tu y es frileux, monsieur le juge.
- Oui bon ça va, hein. Y’a que les gamins comme toi que ça fait rire le temps que la vie prenne un peu d’importance. Tu verras, si ça ne te passait pas à l’avenir, c’est que toi-même tu ne vivrais pas.
- Bon… Sinon, qu’est-ce qui t’a amené à être monsieur le juge ?

§51 – Planète

- Bien… Recommençons.
Planète Terre Humaine…
- Oui ?
- Non. Je ne vous apostrophe pas. Seulement je vous nomme. Il est inutile de répondre, en fait…
Je poursuis.
Planète Terre Humaine…
- Eh bien, non !
- Non ? Le nom ne vous convient pas, peut-être…
- Cela-même.
- Soit. Il semblerait effectivement que toute notion humaine orbitant autour des étiquettes nominatives et, ou conceptuelles, reflète un problème plus profond qu’une stabilité cosmologique aurait bien sûr dénaturé en nous comme… mais passons, oui.
Ici pour l’instant, en majorité quasi-totalitaire, il s’agit bien d’humanité échangeant son propre produit, et ce dans le plus strict rapport de garde d’un environnement qu’elle tendrait à vouloir préserver. Une planète.
- Et alors ? Qui êtes-vous pour prétendre porter sa parole ?
- Je suis monsieur le juge, la réponse même à votre interrogation : on m’a désigné pour cette tâche, porter la parole de la Planète Terre Humaine, en l’occurrence et pour les segments qui lui seront alloués. Et vous, qui êtes-vous pour interpeller la parole humaine ?
- Je suis...et bien, je suis juste moi, j’ai une idée et en tant qu’humain parolier, je me permets de la faire proliférer à tout-va, et surtout à vous tous.
- Bien… Eh, au moins j’ai un interlocuteur pour la procédure de jugement, c’est pas si méchant.

§98 – Football



Dévie, haut, long, des vies, ô, longues, des langues, aux dents, dingues, de pousser, le rocher, la montagne et les creux, les vallées, je dévie quand je gagne, je devine les visage, je dévisage, je dévie au son, tout proche, d’un rocher, décroché, de la Lune, projetée, dans ce qui se fuit, se fut hi, oh, non !
Véridique, je vide et vis de division vénéneuse, divine intraveineuse, je me vide, je lis, je livide, et lévite au-dessus d’un décalage, déviation d’aviations, c’est ce qu’on pense quand on a raison. Je pense. Sans raisons. Sans conscience. Sans mission.
Mais.
Qui est-on ?
Un jugement, tout d’abord. En tant qu’être intelligent, j’agis contre le sort, par ce que je pense et réfléchis et…
Mais passons, lorsque d’un point de vue médecineux, il y eut des sismologies appliquées… Nous n’aurions qu’un délire à raconter. Des témoignés aux miraculés draculés par des vents, des dents, des vies oubliées, victoriennes au son des violons d’automne à la pelle de nos piliers autonomes ; non.
Si proche, encore, qu’aux-pieds-collés, les copiés des collets à lapino, jasmin, thé à l’eau, menthe poivrin, poivrot, poivron, piquant par effet gradué, poivré, poids, vrai, vraiment quoi, qui ? Cui, pourquoi ? Pro quo, grassement du et bon, la suite d’un pansement !
Hémorragie.
Nous saignons des mots.
Ensemble les assemblons.
Déliro.
Délirons.
Alors jugement, qu’es-tu dans ta déviolation, désolasituation, désillution, dissolusion, déliraison, erreur de prise, de prison, horizon, on méprise, on me l’a apprise la chanson, la mélodie d’une dévision, d’une division, divise, dis Vé…
Lésion, courbée de courbure à courbe non-angulaire ; je plaide.
expérience scriptive

"L'histoire s'écrit... et c'est moi qu'a le stylo... j'les baise... c'est la rue... pas d'prof de philo" - LACRIM

 


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