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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Narval

Auteur Sujet: Le Narval  (Lu 2074 fois)

Hors ligne Vilmon

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Le Narval
« le: 02 Avril 2018 à 18:31:07 »
En ce 15 août 1794, d'une chaleur peu commune, une certaine peine m'afflige.
(version revue et corrigée)



Le Narval

____ En ce 15 août 1794, d'une chaleur peu commune, une certaine peine m'afflige.  Une personne que je connais assez bien a été exécutée ce matin.  Il avait été condamné pour des actes jugés criminels perpétrés sous le régime de Robespierre.  Nous avions pris nos distances depuis quelques temps, mais je l'ai toujours considérer comme un des mes amis.  Moi-même, tout comme lui, j'ai fait parti de la révolution et du régime de Robespierre.  Contrairement à lui, cependant, j'ai tenté de le réformer après avoir été témoin d'actes et de décisions que j'ai trouvé répréhensibles.  Un pouvoir corrompu avait pris la place d'un autre.  Je me suis battu pour le renverser et mon ami s'est battu pour le préserver.

____Pierre Auguste de Roberval n'était qu'un aristocrate de la frange.  Il excellait à la lame et maintenait sa réputation et sa notoriété parmi les siens en usant d'intrigues et de duels.  Une des plus fines lames qui soit, il assurait son train de vie en marchant sur le fil de l'épée d'un duel à un autre.  Il était accepté et respecté, car il était craint.  J'étais l'un de ses très rares amis.  Une amitié particulière, je dois avouer.  Un mélange d'opposition et d'admiration mutuelle.  Et celle-ci a été très éprouvée après que le régime de Robespierre a pris le pouvoir.

____C'était la liberté et le pouvoir du peuple.  C'était le régime de la terreur pour les aristocrates et les royalistes.  Tous les jours, le maillet de la nouvelle justice frappait leur sentence d'exécution.  La guillotine était lubrifiée sans cesse par leur sang et chuintait plusieurs fois par jour au grand bonheur des anciens opprimés.  Que de grandes rancunes pouvaient expliquer cette cruelle joie de voir rouler les têtes aux perruques blanches.

____Comme de Roberval, j'ai évité d'être parmi ceux de la première vague des guillotinés.  De mon côté, j'ai fait valoir mes talents aux yeux du nouveau régime et ils m'ont accepté dans leurs rangs.  À la condition que je leur livre d'autres talents et précieux atouts pour leur permettre d'asseoir leur pouvoir.  L'un d'eux a été mon ami de Roberval.  À ce moment, il fuyait les foules et les villes.  Il se tenait tapis dans les bas-fond, le visage caché d'un mouchoir pour ne pas être reconnu.

____Je l'avais retrouvé un jour, défraîchi, avec l’œil terne, au fond d'une pauvre taverne.  Je l'avais convaincu de me rejoindre à un lieu-dit le soir même.  Il avait répondu à l'appel et nous l'avions pris dans notre piège.  Il s'est faiblement débattu, mais ne pouvait rien contre nos lames alors qu'il avait vendue la sienne, sans doute pour une choppe de mauvais rhum.  Sous la menace de perdre la vie, il avait été contraint de signer son contrat d'engagement.  Il s'était retrouvé sous les ordres des loups du régimes.  Une certaine élite de traqueurs de royalistes.  Il était l'un des meilleurs.  Comme il avait été inquiété auparavant par la perdre de ses titres de noblesse, autant il était alors terrifié de n'être qu'un personnage déchu.  Afin de retrouver une part de son train de vie d’antan, il avait mis de côté sa hargne pour Robespierre et a fait volte face.  Il était devenu l'un des plus fervents défenseur de la liberté et du peuple.

____Il était surnommé Le Narval.  Il n'avait pas son pareil pour dénicher les aristocrates, connaissant tout de leur manière et de leurs cachettes.  Il était animé d'une telle force, qu'il fallait trop souvent retenir sa lame.  J'étais de ceux qui avait foi en la justice rendue par la cour et que seule la guillotine pouvait exécuter les condamnés.  Il était de ceux qui se croyait empli d'une mission sainte de purification du peuple.  Agissant en tout droit pour débusquer, juger et exécuter.  Pour plusieurs, il était un héros, un matador qui pourchassait les anciens truands de la royauté.  Pour nous, il était un citoyen fidèle et pratique, mais tout aussi dangereux.

____Une nuit, je l'avais croisé dans une rue, une femme enlacée à son bras, une bouteille à la main.  Les deux enivrés chantaient des bêtises à la lune.  Il était fort et fier.  Il profitait largement de ses bénéfices.  Il était acclamé pour ses exploits et les racontait sans gêne, avec de grands éclats de faits d'arme.  Il était admiré et moi-même, il me fascinait.  Mais il cachait un côté bien sombre de regrets et de honte.  Il les noyait dans les plaisirs et la déchéance, pour oublier.  Parmi ceux qu'il avait traqués et capturés, il y avait des amis et des amourettes.  La cruauté avec laquelle il levait son épée alourdissait son bras à chaque coup porté.

____Lors de la révolution qui a renversé Robespierre, Le Narval a perdu beaucoup de sa verve.  Il restait un homme dangereux et, bien que toujours mon ami, j'ai été de ceux qui ont témoigné contre lui à son procès.  Les temps avaient changés, mais pas Le Narval.  Trop en lui représentait l'ancien régime et ses services on été jugés criminels.  Celui qui a envoyé tant de cous embrassés le fil de la chuinteuse, s'est retrouvé couché sous la même guillotine que ses victimes.

____Je mets sur papier ces souvenirs et ces réflexions afin de soulager mon âme.  Il s'agit sans doute d'un exutoire émotionnel.  Ce matin, j'ai voulu rendre visite à mon ami de Roberval avant son exécution.  On l'avait devancé.  Je suis arrivé trop tard.  L'un des geôliers m'avait demandé de le suivre à son cachot.  Il m'a expliqué que Le Narval en avait gratté le mur avec ses manilles durant toute la nuit.  Ce matin, lorsqu'il était venu le quérir avec la garde pour son exécution, il avait trouvé le mur couvert de mots.  Je transcris ici ce qui m'a été permis d'y lire avant que ceux-ci n'aient été effacés par le maçons et leur crépis.  Il s'agit, je crois, de son testament.  J'ai pris la liberté de lui octroyer un titre.

Fierté et regrets

Ah ! Diantre !
Il m'a dit : « Entre ! »
Et voici !
Je suis pris, cette fois-ci…
En ami,
Quelle infamie !
Le vilain !
Et je suis pris au filin…
Par malheur,
Des cabaleurs !
Et voilà !
À nouveau, cette voix-la…

« Monseigneur,
Soyez gagneur.
Et venez !
Laissez là ce cache-nez.
Approchez !
Venez cocher…
Et ainsi,
Éviter d'être aminci
De la tête…
De notre quête
Vous serez !
Par votre lame acérée
Et vos bras,
Tel un cobra,
Attaquez !
Par mille fois ! Et traquez !

Dès lors,
Du tricolore,
Je me bats !
Royalistes je rebats.
Citoyen,
Une arme au poing.
Sédition !
Pour le roi, sa reddition !
Torero,
Comme un héros !
Acclamé !
Mes services réclamés…

Par l'enfer !
Mon cœur en fer…
Des larmes,
Pour chacun de mes faits d'arme…
À l'aide !
Le ciel je plaide…
Mais hélas !
De ce sort, je me prélasse…
Et j'erre,
Mœurs légères…
Enivré,
L'oubli pour me délivrer…
Je m'écrie
Et vous écrits :
« Liberté ! »
Par regrets et fierté…

Maintenant,
Fer me tenant,
Guillotine!
Nouvel ordre de bottine !
Moi ! Héros !
Un torero !
Criminel,
Selon ces polichinelles…
Et aigri,
Cœur amaigri,
Me voici !
Pour la fin, cette fois-ci…

Le Narval

____ Je savais que mon ami était un habile manieur de lame, mais je ne savais point qu'il pouvait tout autant manier la rime.  Chacun de ces mots portent en moi des coups d'estoc et de taille.  Je ne crois pas que ce texte m'était personnellement destiné.  Il s'agit là d'un dernier cri de rage d'un homme face à son monde qu'il trouve injuste.  Mais je crois que je suis un des rares qui puisse en trouver le sens et le déchiffrer complètement.  Mon ami, avec ce cœur qui saigne sous vos mots acérés, j'espère que vous avez trouvé la paix dans ce repos éternel.


Vilmon
« Modifié: 17 Mai 2018 à 03:10:17 par Vilmon »

Hors ligne Milora

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Re : LE NARVAL
« Réponse #1 le: 02 Avril 2018 à 19:41:28 »
Salut Vilmon !

Je te lis :)

Par contre, est-ce que tu ne préfèrerais pas mettre tes titres en minuscule, comme le font les autres auteurs ? À titre personnel, je trouve que les majuscules sont visuellement agressives (l'impression qu'on me crie dessus) et me donnent envie de passer mon chemin plutôt que de cliquer sur le titre...  :-[

Citer
que je puisses éprouver
puisse

Citer
condamnée de l'ancien régime.  Moi-même, tout comme lui, j'ai fait parti de la révolution et du régime de Robespierre. 
partie
Ancien Régime avec une majuscule
répétition de régime
et du coup, "condamnée de l'Ancien Régime", je comprends que tu prends "Ancien Régime" comme une période historique, mais du coup syntaxiquement c'est pas joli, voire un peu bancal...

Citer
  Contrairement à lui, ce pendant, j'ai fini par comprendre que ce n'était pas là le régime pour libérer le peuple.
cependant
et je trouve que "ce n'était pas là le régime pour libérer le peuple" est une tournure quelque peu brouillonne, ça fait pas joli à la lecture
répétition de "régime" avec les deux occurrences ci-dessus

Citer
à un lieu dit le soir même.
lieu-dit

Citer
Une certaines élites de traqueurs de royalistes.
singulier, du coup

Citer
Sa terreur de perdre ses privilèges d'aristocrate face au pauvre peuple avant le régime de Robespierre a fait volte face.
En même temps, sous la Terreur, ça fait déjà quelques années qu'ils sont perdus, les privilèges ^^

Citer
Une conversion immédiate qui s'explique sans doute par crainte de perdre privilèges et notoriété dont il jouissait à nouveau.
manque un mot + ça a été dit à la ligne juste au-dessus

Citer
Il n'avait nul son pareil pour dénicher les aristocrates,
il n'avait pas son pareil ou il n'avait nul pareil, mais le mélange des deux ne me semble pas correct

Citer
J'étais de ceux qui croyait à la justice et que seul la guillotine pouvait exécuter.
Je ne comprends pas le sens de la phrase  :-[ (et c'est croyaient et seule, en tout cas)

Citer
Il profitait largement de ses privilèges.
En fait, quand on dit "abolition des privilèges" des nobles à la Révolution, c'est pas les privilèges genre "tout permis dans la vraie vie", c'était des privilèges légaux, juridiques. J'ai l'impression que c'est pas très clair dans ton texte, et que tu emploies le mot "privilèges" de façon un peu erronée. Dans un autre contexte ça poserait aucun problème, mais là vu que tout le texte tourne autour de ça... :/

Citer
les racontait sans gêne à qui mieux mieux en rigolade
"à qui mieux-mieux" c'est avec difficulté, je ne crois pas que ce soit ce que tu voulais dire ?

Citer
À la révolution qui a destitué le régime de Robespierre, qui a mis en place le 3e régime
C'est pas vraiment les termes qu'on emploie d'habitude, ça me semble un peu vague... (3e régime...?)


Alors, il y a de l'idée, dans le portrait du Narval, tout en contradiction et en panache. Mais je n'ai pas réussi à accrocher : la mise en oeuvre de l'histoire me semble pas optimale. Je m'explique.

D'une part, tout le récit est raconté comme un flash-back, avec les infos mais pas vraiment de description des scènes. On dirait un peu un résumé des épisodes précédents, ou un conte. Mais du coup, on n'arrive pas à "s'y sentir" : on n'a pas d'idée de ce à quoi ressemble le Narval, de comment il bouge, de son caractère (tu nous dis qu'il est comme ça, mais ne nous donnes pas d'occasion de le voir, de le voir en situation, et donc de camper son personnage). Du coup, sa chute ne nous touche pas...
D'autre part, j'ai trouvé le contexte historique un peu carton-pâte. Tu t'es lancé à pieds joints dans l'historique, c'est pas juste un prétexte à raconter une histoire : tu te réfères à l'ambiance, aux événements politiques, de la Terreur. Sauf que du coup c'est abordé de façon un peu simpliste, on dirait un peu une dystopie avec des nobles qui se cacheraient dans les bas-fonds comme un peuple traqué. Je trouve que ça ne fait pas du tout "couleur locale", ça semble pas réaliste. Surtout, pour qu'on s'y sente, en 1794, il faudrait rajouter, justement, de la couleur locale : quelques descriptions de lieux, d'ambiance, une scénette de vie quotidienne par exemple, ou des références plus précises à la façon de penser des personnages dans le contexte ultra-précis que tu as choisi. Là, le texte me donne une impression de flou, je ne me suis pas sentie en 1794, et du coup, je n'ai pas été touchée par le portrait du Narval.

La partie en vers est bien menée, chapeau ! :) Par contre, peut-être justement parce que le personnage du Narval restait encore un peu transparent pour moi à ce stade du texte, je l'ai trouvée un chouia trop longue. Peut-être la raccourcir, ou lui intercaler des pensées du narrateur, ou quelque chose comme ça ?

Du coup, désolée, j'ai pas trop trop accroché  :-[, mais merci pour cette lecture ! :mafio:
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Vilmon

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Re : LE NARVAL
« Réponse #2 le: 02 Avril 2018 à 20:58:32 »
Bonjour Milora !

Merci d'avoir pris le temps de lire ce récit et surtout de le commenter !  ;D

Encore un autre texte que je dois réviser pour la tournure des phrases et la grammaire...  Je vais bientôt corriger et suivre tes précieux conseils.

En effet, c'est d'étirer la sauce que ce récit soit considérer de la catégorie historique.

J'ai d'abord voulu que ce récit soit en support au poème, pour lui donner un contexte, pour mieux comprendre le fond du poème.  Le récit ne fait qu'effleurer cette période historique et n'a pas assez de profondeur.  Il est sans doute trop court pour y arriver.

Ça pourrait être un beau projet de le parfaire.  ;)  Je le mets à ma liste !

Merci encore et bonne journée !

Au plaisir !  ;D

Vilmon

Hors ligne Deleatur

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Re : Le Narval
« Réponse #3 le: 03 Avril 2018 à 14:47:39 »
Bonjour Vilmon,
Je rejoins Milora sur le besoin de détails qui nous plongent mieux dans l'ambiance d'époque.
Par ailleurs je pense que tu gagnerai à supprimer le personnage du narrateur et à raconter l'histoire soit avec un narrateur omniscient, soit à la première personne (les dernières pensées du condamné à mort). Le narrateur actuel n'a pas de nom, son histoire et sa personnalité ne sont qu'esquissées (et pour cause, car elles ne sont pas utiles à l'histoire). Je pense que cela renforce encore l'impression de détachement dont parlait Milora.
J'espère avoir l'occasion de lire une nouvelle version !

Hors ligne Vilmon

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Re : Le Narval
« Réponse #4 le: 04 Avril 2018 à 02:22:04 »
Bonjour Deleatur,

Merci d'avoir pris le temps de commenter.  Je prends note tes suggestions et je vais laisser mijoter...  ;)

Je vais tenter de vous expliquer l'esprit dans lequel j'ai écrit ce récit.  Ça n'a peut-être pas marché...  :(

Mon plan de texte était d'écrire le récit comme une personne faisant une entrée à son journal personnel.  "En ce 15 août 1794, d'une chaleur peu commune..."  Je croyais mettre là en évidence qu'il s'agissait d'une entrée au journal qui relate les réflexions et observation de l'écrivain durant cette journée.  Qui met sur papier sa réflexion suite à la lecture des mots gravés sur le mur du cachot (qu'il a vu avant de l'écrire à son journal).  Peu de détail sur sa propre personne et peu d'information sur le reste.  Pour la personne qui écrit son journal, il y a plusieurs détails qui sont évidents pour elle et dont elle ne voit pas l'intérêt d'écrire.  Son objectif n'est pas d'en faire un roman avec des personnages bien campés.  À bien y penser, c'est comme si cette entrée à son journal est sa manière de faire sa cérémonie pour rendre hommage au défunt.  Enfin, le courant ne semble pas avoir passé...

Merci d'avoir lu ce texte !  ;D

Au plaisir !

Vilmon

Hors ligne Deleatur

  • Tabellion
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Re : Le Narval
« Réponse #5 le: 06 Avril 2018 à 23:33:32 »
Bonjour Vilmon,
je comprends l'intention, et au passage je signale que j'aime bien ton accroche "En ce 15 août 1794, d'une chaleur peu commune" que je trouve intrigante - elle m'a donné envie de lire la suite.

Bref, je comprends l'intention, mais je veux simplement souligner une des conséquences : un bref récit, par quelqu'un qu'on ne connaît pas, d'un morceau de vie de quelqu'un d'autre. Forcément, cela crée une grande distance entre le lecteur et le héros.

A mon sens (mais c'est ma lecture), cela conviendrait pour un texte philosophique où justement on veut créer cette distance pour réfléchir sur les significations profondes. Ou bien, alternativement, dans un texte beaucoup plus long et plus riche où l'on pourrait comprendre à la fois le héros et ce que le destin de ce héros signifie pour le narrateur. Mais dans le cas présent, je trouve ça dommage de mettre autant de filtres successifs entre le récit et le lecteur - ou en tout cas, je suis frustré, moi, parce que dans ce type de récit j'ai envie de rentrer dans la tête du héros pour le comprendre, ce qui m'est ici impossible.

Merci pour ton texte en tout cas !

Hors ligne Vilmon

  • Équipe Mammouth - Maquette
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Re : Le Narval
« Réponse #6 le: 08 Avril 2018 à 18:45:26 »
Suite à vos commentaires, bien appréciés, j'ai revu et corrigé le texte.

J'ai quelques idées pour l'améliorer, reste à les réaliser...

Salutations !  :)

 


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