Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 décembre 2019 à 03:13:47

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » Hommage à Fred !

Auteur Sujet: Hommage à Fred !  (Lu 1173 fois)

Hors ligne O.deJavel

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Hommage à Fred !
« le: 22 mars 2018 à 05:04:34 »
Il y aura maintenant 5 ans, Fred (Philémon ) nous quittait.  Alors,  j’ai produit ce petit rien, pour souligner son imaginaire.

      Le guetteur, du haut de son poste de vigie, scrute la tempête. Dans l’agonie du jour, les reliefs de la houle vont se perdre dans une mêlée sombre où se confondent les teintes de bleu et de noir. Au loin, des colonnes d’eau avancent, menaçantes comme une caresse mortelle. « Oh toi ! Atlantique Nord ! Tes eaux glacées portent la mort » ,pense-t-il.
     Ses yeux puissants parcourent la crête des vagues, examinant les embruns à la recherche de ces aspérités redoutables. Ici ! Un poisson vient de sauter hors de l’eau. Puis, plus rien. Un objet flottant, était-ce un tronc ? Là encore ! Des cormorans à la livrée noire de jade plongent tel des flèches vengeuses. Aucun ne refait surface. Et puis, il y a la zébrure de la foudre. Une ombre, ...n’était-ce pas plutôt une silhouette dans cette déferlante devenue translucide le temps d’un battement de cœur ? Frisson morbide, un malaise s’empare de l’homme. Pas de doute possible, ils sont là !
     Oh ! Oui ! Ces chacals de mer, ces charognards des marées, ces sangsues hydrauliques... Oui ! Il n’y a plus l’ombre d’un doute ! Le guetteur accroupi à la hune de misaine repère bientôt la masse de petits cylindres noirs, dures et froids.  « Les critiques aquatiques ! hurle-t-il.
— Je vois leur couvre-chefs ! » ajoute un marin.
     Oui ! Ils ont émergés. Ils tanguent dans les vagues, indolents, rigides dans leur fauteuils, flottant au gré des embruns, tel des tristes sires. Ils sont là ! On les dirait étranges avec leur hauts-de-forme et leur tuxedos. Ils s'assemblent lentement et inexorablement autour du Faire-Naître, notre vaisseau-théâtre. Tel des engeances de la mort, ils apparaissent, oscillants dans les déferlantes de l'Atlantique Nord. Leur glapissement sombre et glacial excite l’avidité des oiseaux charognards. Le Capitaine amorce une manœuvre d’évitement, il tente de fuir, mais c’est peine perdue. « Ils s’assemblent, hurle le guetteur.
— Tous sur le pont ! répond le Maître d’équipage. Descendez le rideau-voile, ajustez les projecteurs. Préparez vos textes ! Dégrisez le souffleur ! Apportez-lui son café ! Mes frères, mes sœurs, venez réciter votre ode à la vie.  Agrandissez vos âmes, parlez avec votre cœur. Séparez le signifiant du signifié ! Invoquez le mystère de l’Alpha et de l’Oméga. Créez ! Ouvrez de nouvelles voies ! Mais de grâce, faites-les fuir ! Allez-y ramez de votre talent, peinez sur vos épures, mes gaillards ! Je vous en conjure, souquez le fond de votre être et rayonnez ! »
     Mais c’est peine perdue. Sous un ciel fracassé, un son atone envahit l’air. Déjà le bastingage se couvre de glace ! Notre vaisseau s’alourdit. Sa poupe s’enfonce un peu plus à chaque embrun. « Il en vient de partout ! cri le guetteur d’une voix blanche.
— Récitez ! Chantez ! Jouez ! Exprimez votre désir des uns pour les autres.  Soyez Muse, soyez Pygmalion ! ré-affirme le Maître d’équipage avec force.  Allez-y moussaillons ! Parlez de l’Amour ! Faites-vous Tristan et Iseut, amants aux destins tragiques ! Racontez une histoire, racontez l’Histoire, que dis-je ? Racontez l’histoire de l’Histoire ! Faites nous rire, faites nous pleurer, émerveillez-nous, mystifiez-nous ! Allez-y ! Accrochez-vous ! Parbleu ! »
      Mais malgré ces injonctions, plus rien ne se passe. Sous ce ciel où la mer et la pluie se liguent en une sinistre alliance, nous restons là, inertes et sans pouvoir. Tantôt en flottille éparse, les Critiques aquatiques nous encerclent maintenant en nombre incalculable. L’océan en est couvert aussi loin que l’on regarde. Le guetteur le confirme, il y en a jusqu’à l’horizon. Ils dominent le vent, ils rendent nos chants dissonants. Accablés de douleur, nous couvrons notre tête de nos bras repliés. Nous n’entendons maintenant plus nos propres voix. Étaient-elles harmonieuses ? Chantions-nous à l’unisson ? Nous ne le savons plus. Tout est brisé, tout est englué dans une fièvre morbide. Nos vibrations sont éteintes, nous ne sommes maintenant plus traversés que par leurs seules incantations, celles-là mornes et ternes. Un crachin s’abat sur le pont et nous gèle les os. Nous, pauvres artistes habitués aux eaux tropicales, aux îles fainéantes où hier encore nous errions heureux le cœur léger, jouant de la lyre, faisant l’amour gaiement, abreuvés à l’hydromel, Oui ! Nous pauvres artistes, sommes ici décimés sur le pont d’artimon, errant dans ce brouillard de confusion et de banalité. Dans le gris des rafales de l’Atlantique Nord, nous n’avons désormais plus envie de rien, nous nous découvrons malheureux, incapables de sanctifier ni l’esprit ni la chair. La célébration rituelle de ces syphoneurs d’âmes aussi sotte que terne, finit par nous dominer. Elle sonne le glas de nos rêves de gloire et de nos désirs d’extase. 
     Alors les structures du Faire-Naître se rompent dans les craquements de l’angoisse. Nous nous accrochons un moment, mais vient le temps où le froid nous engourdi. Nous abandonnons, un à un. J’entends la plainte de mes frères et de mes sœurs qui pleurent mollement de désespoir. Nous sommes avalés, tous corps et âmes, par les eaux noires de cet océan de banalité. Le Maître d’équipage est le dernier à tenir. « Compagnons ! Je vous aperçois disparaître dans les abysses. Qu’il est triste que votre oraison funèbre soit celui de la dérision sardonique des Critiques aquatiques ! Oh ! Combien il est tragique que ce soit le souffle du vent et le vacarme des embruns qui chantent en chœur l’hymne funéraire à la mémoire de vos pulsions créatrices. Soyez bénis ! Adieu ! Je pars de mon côté » ,hurle-t-il.
     « Les Critiques aquatiques sont des Seigneurs taciturnes, ils sont les maîtres de l’atone et du néant. Ils nous accablent et nous font périr dans l’ombre et dans l’oubli ! Souviens-toi de nous ! » répond le guetteur au moment de s’engouffrer lui aussi.
    Oui ! Pour peu qu’on le remarque, l'horizon maritime infini, celui des eaux tempétueuses du Nord, cache en son sein les épaves de nombreux vaisseaux-théâtres. Leur passé glorieux n’est maintenant plus célébré. Les Critiques aquatiques quant à eux, sont encore là, oisifs, avachis et fainéants. Comme des débris qui se prélassent au gré des vagues, ils projettent au loin leurs sinistres railleries. Leurs gausseries hoquetantes nourrissent les vents de l’Atlantique Nord.

Il n’y a plus d’espoir.
« Modifié: 10 novembre 2019 à 01:05:03 par O.deJavel »
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Hors ligne avistodenas

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #1 le: 22 mars 2018 à 08:36:57 »
Je suis resté tout du long sous le charme de la terreur. (quelque orthographe à revoir).
Mais soudain, t'adressant directement au lecteur, le charme s'est rompu. — Et toi ! Toi ! Ami lecteur... apprend-le !
 Moi je supprimerais ces sept mots. (Mais c'est tout à fait intime et subjectif)
 C'est de la bonne vieille écriture, on croirait entendre Homère.
« Modifié: 22 mars 2018 à 08:38:35 par avistodenas »

Hors ligne O.deJavel

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #2 le: 22 mars 2018 à 12:35:36 »
Voilà! J’ai retiré le truc... oui c’est mieux :)
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Hors ligne Fried

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #3 le: 22 mars 2018 à 13:26:05 »
Aborder l'univers de cette bd par le texte, il faut oser, bravo.
 Je me souviens de ces dessins très colorés digne d'un rêve.

Hors ligne Kathya

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #4 le: 22 mars 2018 à 13:45:55 »
J'ai bien aimé l'ambiance qui se dégage de ton texte, et, si je ne connaissais pas l'auteur auquel il rend hommage, cela m'a poussée à creuser la question, donc j'imagine que l'objectif est atteint...  :)

Au plaisir de te relire.^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #5 le: 22 mars 2018 à 15:10:27 »
Bonjour O.deJavel,

Je ne connaissais pas Fred, c'est une découverte pour moi qui n'est pas pour me déplaire.

Je crois que c'est la première fois que je me plonge dans l'un de tes textes, j'y retrouve une thématique récurrente dans les milieux artistiques, Les Enfants du Paradis en fait une très belle exposition, entre le désir de partager toujours plus l'art et la difficulté d'inventer librement tout en correspondant aux attentes de la critique.

Je trouve que tu as pris beaucoup de retenue  sur le texte, comme vacillant entre une position et l'autre ; en fin de compte, je me demande si tu n'aurais pas mieux fait de rentrer dans le vif du sujet et de considérer un peu plus les enjeux liés au lectorat ou à la critique plutôt que de peindre un tableau impressionniste.

Quoiqu'il en soit, je te remercie chaleureusement pour cette lecture !!

Hors ligne Claudius

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #6 le: 22 mars 2018 à 16:25:10 »

J'ai dégusté sans modération, Pilote, une partie de ma jeunesse ! Merci pour ce délicieux morceau de bravoure, il n'était pas facile d'entrer dans son monde, tu as réussi pour moi avec brio !

Pinaillage orthographique :

Citer
     Oh ! Oui ! Ces chacals de mer, ils sont là ! Ces charognards aquatiques, ces sangsues hydrauliques... Oui ! Il n’y a plus l’ombre d’un doute ! Le guetteur accroupie à la hune de misaine repère cette masse de petits cylindres noirs caractéristiques.
 
accroupi

Citer
— On voit leur chapeaux ! ajoute un marin inquiet »
leurs chapeaux

Citer
     Oui ! Ils ont émergés. Ils tanguent dans les vagues, indolents, rigides dans leur fauteuils, flottant au gré des embruns, tel des tristes sires.  Ils sont là ! On les dirait étranges avec leur chapeaux haut de forme et leurs tuxedos.
leurs fauteuils, leurs chapeaux
Citer
  Ils s'assemblent lentement et inexorablement autour de notre bateau-théâtre.  Tel des engeances de la mort, ils dansent dans les déferlantes sombres et glaciales de l'Atlantique Nord.  On entend le gloussement de leurs rires hoquetants qui excitent l’avidité des oiseaux charognards.
hoquetant ne s'accorde pas il me semble
Citer
— Tous sur le pont ! répond le Maître-d’équipage.
pas de trait d'union

Citer
Agrandissez vos âmes, parlez avec votre cœur. Séparez le signifiant du signifié ! Invoquez le mystère de l’Alpha et de l’Omega.

Oméga

Citer
— Récitez ! Chantez ! Jouez ! Affirmez votre désir des uns pour les autres.  Soyez Muse, soyez Pygmalion ! ré-affirme le Maître-d’équipage avec force.  Allez-y exprimez-vous moussaillons ! Parlez de l’amour ! Faites-vous Tristan et Iseut, amants aux destins tragiques !
Maître équipage, - Iseult  (il me semble)
Citer

      Mais malgré ces injonctions auxquels tous savent normalement obéir, rien ne se passe. Nous restons-là , inertes et pantelants
auxquelles -  restons là

Citer
  Nous n’entendons maintenant plus nos propre voix, étaient-elles harmonieuses ?
nos propres voix

Citer
     Alors les structures du bateau-théâtre se rompent dans un craquement sec.  Nous nous accrochons un moment, mais vient le temps où le froid nous engourdi et où nous lâchons prise.  Alors j’entend la voix de mes amis qui hurlent de désespoir.
Deux fois alors en début de phrases - j'entends

Citer
Le Maître-d’équipage est le dernier à tenir.
   
Le tiret à enlever.

Un bon moment de lecture. Merci
 :mrgreen: :mrgreen:
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Claudius ses textes et poésies

Hors ligne elodie janssens

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #7 le: 22 mars 2018 à 20:41:34 »
Salut. J'ai beaucoup apprécié ton texte : l'ambiance et les réflexions qui s'en dégagent. Merci du partage. Bonne continuation

Hors ligne O.deJavel

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #8 le: 23 mars 2018 à 02:59:35 »
@ Fried
Aborder l'univers de cette bd par le texte, il faut oser, bravo.
 Je me souviens de ces dessins très colorés digne d'un rêve.

Merci Fried ! J’en étais très friand moi aussi ! ..et évidemment j’ai encore l’exemplaire intitulé « Le voyage de l’incrédule », dans lequel on retrouve ces sympathiques critiques aquatiques.



@ Kathya

J'ai bien aimé l'ambiance qui se dégage de ton texte, et, si je ne connaissais pas l'auteur auquel il rend hommage, cela m'a poussée à creuser la question, donc j'imagine que l'objectif est atteint...  :)

Au plaisir de te relire.^^

Merci Kathya !

Il y avait également ce poème dans l’ouvrage qui m’a inspiré ce texte :

Rares sont les vaisseaux-théâtres,
Trafiquants de souffleurs
Pour ringards faméliques,
Qui passent l’Atlantique
Sans sombrer, quelle douleurs,
Victimes des critiques
Des criticakouatiques...

Je le repique donc ici à titre de citation seulement.  (For your viewing pleasure :) 



@ Claudius

J'ai dégusté sans modération, Pilote, une partie de ma jeunesse ! Merci pour ce délicieux morceau de bravoure, il n'était pas facile d'entrer dans son monde, tu as réussi pour moi avec brio !
 

Merci Claudius !

J’ai encore ma collection de magazine Pilote ! ...mais elle est très endommagée. Tu te souviens peut-être des aventures « d’Hypocrite ou Comment décoder l'Etircopyh ? ...avec son tigre aux dents de sabres sur le pont d’Avignon (Suis allé à Avignon, et personne n’est au courant du Tigre... Étrange ! ...est-ce qu’on nous ment dans les bédé ? Ce serait scandaleux !)



@ elodie janssens
Salut. J'ai beaucoup apprécié ton texte : l'ambiance et les réflexions qui s'en dégagent. Merci du partage. Bonne continuation

Merci elodie !  Suis très content que ça t’ai plu !



@ Alan Tréard

...j'y retrouve une thématique récurrente dans les milieux artistiques, Les Enfants du Paradis en fait une très belle exposition, entre le désir de partager toujours plus l'art et la difficulté d'inventer librement tout en correspondant aux attentes de la critique.
Je trouve que tu as pris beaucoup de retenue  sur le texte, comme vacillant entre une position et l'autre ; en fin de compte, je me demande si tu n'aurais pas mieux fait de rentrer dans le vif du sujet et de considérer un peu plus les enjeux liés au lectorat ou à la critique plutôt que de peindre un tableau impressionniste.

Merci Alan !

     Je me promet de regarder «Les Enfants du Paradis. »
     Il est exact que je me sois retenu sur cette question.  C’est l’éternel dilemme, et le sujet n’était pas touché comme tel dans la bédé de Fred, bien que l’ouvrage d’origine soit une satyre sur le sujet de la critique.  Mais comme tu le rapportes, j’ai quand même bêché sur ce dilemme :
     Au début le Maître d’équipage incite ses marins à être eux même, insinuant qu’il est peine perdue de jouer pour plaire :
      Préparez vos textes ! ...venez réciter votre ode à la vie...   
     Or, dans l’histoire les choses tournent mal et le Maître d’équipage change de stratégie. Il donne des instructions pour faire plus conventionnel :
      Chantez ! Jouez ! Récitez l’histoire avec un grand “H”...
     Les artistes ne s’y mettent pas, et le vaisseau-théâtre est détruit.
Pour répondre à ta question, aurais-je dû entrer dans le vif du sujet au lieu de peindre un tableau Impressionniste ?
     Bonne question ! Car ça demeurera toujours une question d’opinion personnelle, ce qui n’empêche pas d’en débattre bien entendu.  On ne s’exprime pas tous pour les mêmes raisons, heureusement d’ailleurs, sinon ce monde serait bien terne.  Les block busters comme Star Trek et autres trucs du genre sont fait pour plaire aux masses. Par contre « La lune dans le caniveau » est une œuvre d’art magnifique. Difficile de dire à qui une chose plaira. Pour moi, c’est le deuxième, pour beaucoup c’est le premier - question de goût.
     Bon, je m’arrête.  Merci encore pour ton commentaire ! :)

Edit de Miro : posts fusionnés. Merci de cliquer sur le bouton "modifier" d'un post déjà posté afin de rajouter du contenu dedans, plutôt que de faire un autre post.
« Modifié: 10 novembre 2019 à 11:37:42 par Miromensil »
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Hors ligne Le_vrai_chris_cool

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  • Je ne connais pas l'angoisse de la page blanche!
Re : Hommage à Fred !
« Réponse #9 le: 23 mars 2018 à 05:30:57 »
Et bien... je dois avouer que j'ai bien apprécié ton texte O.deJavel, tu peux faire une croix sur ton calendrier.  :D

Mais...rahhhh.... faut pas exagérer... Star Trek, les nouveaux c'est pour la masse... les anciens Star Trek 1 et 2... c'est pas la même chose!

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #10 le: 23 mars 2018 à 13:04:42 »
Heureux de voir que tu tiens autant à défendre ton texte, O.deJavel.

Parfois on ne comprend pas ce qu'on voit, et on cherche des mots pour l'expliquer ; tu le fais à ta manière, c'est ta façon à toi de vouloir transformer le monde, c'est constructif.

Hors ligne O.deJavel

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #11 le: 24 mars 2018 à 04:06:04 »
@Le_vrai_Chris_Cool

Merci pour ces bons mots !   ;D

@Alan Tréard

Eh... Ben merci ! Il y a effectivement de ces moments qui...  sont sympathiques ! ;D
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Hors ligne Energy

  • Buvard
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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #12 le: 28 mai 2018 à 03:38:37 »
Félicitation.  Une bel hommage très inspiré. 

Hors ligne Loïc

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Re : Hommage à Fred !
« Réponse #13 le: 10 novembre 2019 à 11:34:52 »
Ce texte m'est, parait-il, dédié. Du coup, malgré l'autopromotion, je me suis dit que j'allais venir lire et commenter.

Citer
la mort » ,pense-t-il.

espace après, pas avant la virgule

Citer
de ces aspérités redoutables.

C'est quoi les aspérités redoutables ?

Citer
Des cormorans à la livrée noire de jade plongent tel des flèches vengeuses.

La comparaison est pas très heureuse, je trouve

Citer
Une ombre, ...n’était-ce pas plutôt

virgule de trop, pas d'espace avant les points de suspension, une espace après

Citer
dures et froids.

durs

Citer
— Je vois leur couvre-chefs ! » ajoute un marin.

Elle me parait arriver fort tard, l'information qu'on est sur un bateau.

Citer
Ils ont émergés.

émergé

Citer
tel des tristes sires.

Je ne vois pas ce qu'apporte cette comparaison.

Citer
Tel des engeances de la mort,

Deuxième "tel" en trois lignes.
Je ne comprends pas ce que ça veut dire.

Citer
Le Capitaine amorce une manœuvre

Pas de majuscule à capitaine

Citer
cri le guetteur d’une voix blanche.

crie, si je ne m'abuse

Citer
Faites-vous Tristan et Iseut, amants aux destins tragiques !

Leur destin est tragique au singulier, non ?
ça me parait pas très crédible comme déclamation dans l'urgence que tu veux nous faire ressentir

Citer
Tantôt en flottille éparse, les Critiques aquatiques nous encerclent maintenant en nombre incalculable.

d'où sort ce "nous" ?

Citer
Nous, pauvres artistes habitués aux eaux tropicales, aux îles fainéantes où hier encore nous errions heureux le cœur léger, jouant de la lyre, faisant l’amour gaiement, abreuvés à l’hydromel, Oui ! Nous pauvres artistes, sommes ici décimés sur le pont d’artimon, errant dans ce brouillard de confusion et de banalité. Dans le gris des rafales de l’Atlantique Nord, nous n’avons désormais plus envie de rien, nous nous découvrons malheureux, incapables de sanctifier ni l’esprit ni la chair. La célébration rituelle de ces syphoneurs d’âmes aussi sotte que terne, finit par nous dominer. Elle sonne le glas de nos rêves de gloire et de nos désirs d’extase. 

Bichette.
Siphonneurs

Pas grand-chose à dire sur l'ensemble. Ca se tient plutôt bien, notamment sur la première partie. Après, à partir du moment où un "nous" qui n'a rien à faire là apparait, ça l'est un peu moins. Et comme disait pehache, si c'est pour faire un message, écrivez une lettre.
(Je ne sais pas s'il aimerait que je le cite ici).
"Moi je crois aux histoire auxquelles les autres ne croient pas encore."
Angèle

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne O.deJavel

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Re : Re : Hommage à Fred !
« Réponse #14 le: 22 novembre 2019 à 23:53:07 »
Ce texte m'est, parait-il, dédié. Du coup, malgré l'autopromotion, je me suis dit que j'allais venir lire et commenter.
Citer
la mort » ,pense-t-il.
espace après, pas avant la virgule
Il s’agit d’un élément de typographie exigé par mon éditeur. Tu n’es pas familier avec ce genre d’exigences, tu ne le seras jamais.
Citer
Citer
de ces aspérités redoutables.
C'est quoi les aspérités redoutables ?
Tout le monde l’a compris. Ne me laisse surtout pas faire une relation entre ça et ton cul.
Citer
Des cormorans à la livrée noire de jade plongent tel des flèches vengeuses.
Citer
La comparaison est pas très heureuse, je trouve
Il ne te vient pas à l’idée que ce que tu trouves, puisses être sans importance, n’est-ce pas ?
Citer
Citer
Une ombre, ...n’était-ce pas plutôt
virgule de trop, pas d'espace avant les points de suspension, une espace après
Encore une fois tu as tout faux.
Citer
Citer
— Je vois leur couvre-chefs ! » ajoute un marin.
Elle me parait arriver fort tard, l'information qu'on est sur un bateau.
Cette information est à sa place connard.
Citer
Citer
tel des tristes sires.
Je ne vois pas ce qu'apporte cette comparaison.
C’est parce que tu commences à comprendre que c’est du genre de types étranges comme toi dont je parle dans ce texte. Alors tu m’incites à l’enlever... ;)
Citer
Citer
Tel des engeances de la mort,
Deuxième "tel" en trois lignes.
Je ne comprends pas ce que ça veut dire.
Travaille plus fort ! Tu vas y arriver.
Citer
Citer
Le Capitaine amorce une manœuvre
Pas de majuscule à capitaine
Oui il y en a une, parce que dans ce contexte particulier, c’est « le » Capitaine... et lui seul.
Citer
Citer
Faites-vous Tristan et Iseut, amants aux destins tragiques !
Leur destin est tragique au singulier, non ?
ça me parait pas très crédible comme déclamation dans l'urgence que tu veux nous faire ressentir
J’admets que ce texte soit trop élevé pour ton calibre. Écoute cela junior ! J’ai lu tes textes... Ne l’oublie pas. Ne l’oublie jamais en fait, car nous y reviendrons...
Citer
Tantôt en flottille éparse, les Critiques aquatiques nous encerclent maintenant en nombre incalculable.
Citer
d'où sort ce "nous" ?
De ton cul ? ...et c’est probablement ce qui confirme que les aspérités étaient redoutables.
Citer
Pas grand-chose à dire sur l'ensemble. Ca se tient plutôt bien, notamment sur la première partie. Après, à partir du moment où un "nous" qui n'a rien à faire là apparait, ça l'est un peu moins. Et comme disait pehache, si c'est pour faire un message, écrivez une lettre.
(Je ne sais pas s'il aimerait que je le cite ici).
Non, Il n’aimerait pas que tu le cites (pehache ?) Personne, aucun auteur n’aimerait être cité par toi ! Car n’importe qui aurait compris le message, ...sauf toi. J’ai lu tes textes, du travail de junior. Mal foutus... bâclés... ta signature... Ce dont Fred parlait et ce dont je parle dans ce texte, c’est des pauvres types dans ton genre, les critiques aquatiques (en lettres minuscules). Des incapables (tes textes le prouvent) qui se vengent en dénigrant les autres. Comme cette
Lila que tu as conspuée publiquement jusqu’à ce qu’elle ferme tout et qu’elle remballe ces textes. Loïc, je vais te le dire, tu n’as pas l’ascendance morale pour évaluer les textes des autres à coup de jugement de valeur comme tu le fais. Tu a prouvé que tu es incapable de produire un texte de qualité. Cela fait donc qu’on se tape complètement de tes opinions médiocres et minuscules.
« Modifié: 23 novembre 2019 à 02:06:33 par O.deJavel »
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