Le Monde de L'Écriture

18 octobre 2017 à 11:29:35

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Milora, ernya, Miromensil) » Ballade de mon Amour Désacordé

Auteur Sujet: Ballade de mon Amour Désacordé  (Lu 84 fois)

Hors ligne CapHorn

  • Buvard
  • Messages: 2
    • Voir le profil
Ballade de mon Amour Désacordé
« le: 12 octobre 2017 à 21:11:02 »
Au rythme de tes humeurs, tu m’as prise à contretemps.
Tu as passé ces moments à te dissimuler, moi à me découvrir et à saisir
qui tu étais vraiment.

Je ne t'en veux pas et surtout je ne te juge pas.
Un jugement amènerait à une sentence, je n'ai pas cette prépondérance.
Certes nos égos ont étés mis à dos mais tu t'es trop désaccordé
pour que je continue à faire semblant de ne pas l'entendre.

Bah oui ! Bassiste de mon cœur !  Enfin... « main basse sur mon coeur »
Tu sonnais faux ! Pourtant avant que tu dissones, j'ai adoré ta compo.
Ce que tu m'as joué, avec ces chœurs de sirènes pour m'attirer vers ton abîme,
m'a chamboulée, littéralement et positivement transformée !
Boom boom boom !! Tu as fait des merveilles. 

J’ai jeté mes notes à ta portée et toi, tu les a mises dans un ordre parfait.
D’un groove ! Tu as su ce qu’il me fallait. Tu m'as élevée très haut !
Pour jouir de ma violente descente ?
Désolée de t’avoir privé de ce plaisir. Je suis déjà tombée de haut !

Tes doigts tirent, frappent, pincent, grattent, effleurent les cordes tendues
sur ton manche pour que sorte le son parfait.
Moi, je ne m’exécute pas comme ça, sous tes doigts d’un claquement.
je ne suis pas l’instrument de ta virtuosité.

Ton solo, tu te le jouais perso, sans même un retour de scène.
De tout ça, tu t'en balances. Après tout, tu n'as rien demandé.
J’ai débarqué la avec mon amour fantasmé.

Cette note d'amour je l'ai tenue pendant 33 années, de ça tu pourrais t'en vanter.
Je n’ai pas eu besoin de te voler un nouveau-né. Pas besoin d’être enceinte pour
vibrer.
Juste comme ça, dans mon coeur, dans ma tête, comme un son étouffé,
je t’ai gardé.
Cet hiver, offerte, je me suis jetée sur toi, comme une fan après un concert.
Tu n'attendais rien et moi non plus d'ailleurs. Pourquoi a t'on joué cette impro ?

Pour faire ton show, tu as refait ce riff qui est en toi et qui résonne depuis
longtemps. Tu le reprends quand l’occasion te semble bonne.
Ainsi tu m'as prise pour la reine des c…..  pommes.

Me fredonnant la discorde sans me donner l’air.
Même tes étreintes étaient feintes.
Pourquoi n'avons nous pas eu une relation saine ?
Cela aurait évité cet insupportable larsen.
A t'en faire péter une corde, à jouer le slap.

Je te l'accorde, c'était trop !
Pas besoin de monter le son ou d'exagérer ta prestation, de ta manipulation,
les ficelles étaient aussi grosses que les cordes de ta Fender.

« Ce qui t’es acquis vite te lasse et t’agace, enfin ta bienveillance trépasse ».

Cacophonie pour semer la confusion dans mon esprit (eh bien oui, j’en ai un).
Mélange de mensonges et vérités, ta musique était composée de fausses notes
autant que de vraies. Peu importe, ce sont les silences entre elles qui m'ont fait
comprendre le sens profond de ta chanson.

L’oreille absolue qui te fait tant défaut, c’est moi qui l’ai.
Et j’ai bien entendu de cette puissance insonore :
Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais et surtout puisses tu ne rien comprendre à ce que je te raconte de manière à ce que, quoi que tu penses, quoi que tu dises  ou quoi que tu fasses , je puisse toujours avoir raison ».

Tu as réveillé ma conscience. Lorsque j’ai franchi ton mur du son.
Quelle fut en moi la détonation !
Me soufflant fort « non pas **** pas lui ? il n’est pas comme ça ! »
Détonante déception ! 

Tu n'es pas parfait, moi non plus. La perfection tu ne l'atteindras jamais de cette façon.
Tes distorsions et stratèges, je les connais, moi aussi j’ai dû parfois en user.         
     
A ce jeu on ne récolte qu’orage, tempête et dans le meilleur des cas que du vent,
le néant. Pour finir, toujours un profond dégout. C’est tout !
Mais ça, c’est ton refrain d’actes manqués, au fond tu le sais…

Il était inutile de me servir le couplet de la confiance trahie, je ne l'entends pas.
Tous ce que tu me reprochais n’était que réverbération de tes intentions à TOI.
Se servir de confidences comme d’un instrument de chantage après,
aurait été ta méthode, pas la mienne.

Si j’ai eu un doute un temps, ta mécanique fut tonitruante pour un final en version
instrumentale, en ton texto « t’es une grande malade »
Pure projection mentale !!
Noir sur blanc. En es-tu conscient ? !

Bordel ! Tu m'as prise pour quoi ?
J’ai eu l’envie de te frapper, de te prendre la tête, d’hurler à t’en coller des
acouphènes pour plusieurs semaines, aussi grande a été ma peine !
J'ai du figurer la vulnérabilité ou la débilité pour que tu puisses croire
à ce point en jouer ?! 

Lorsque je t’ai amené devant ton miroir pour te dire que l’homme que j’aimais était celui du reflet. L’homme magnifique que tu pourrais être, pas le despotique ou celui que tu t’efforçais de paraître. Tu n’as rien compris !!
Combien je t’aimais, même si j’avais tout pigé.

Sortie du déni, seulement pour gagner du temps, je laissais une chance à ce qui été perdu d’avance. Faussement,  j’ai continué d’ interpréter cette comédie musicale,  craignant chacun de tes coups de cymbale, retentissants de brimades en sarcasmes montants du grave à l’aigu comme un prévisible et inévitable enchaînement de cruels décibels.
Au final, ton message subliminal m’aurait fait danser sur du verre pilé.

Oui ! Je comptais que ta voix me montre la voie et j’aurais adoré ça.               
Aussi, j’ai voulu remixer ma vie avec toi, pour toi, seulement jamais je ne l’aurais sacrifiée sur la scène de tes états d’âme saturés.

Tu oubliais ce que je t’ai confié et tu ignorais ce que je t’ai bien caché.                 
Par quoi je suis passée. Même la mort m’a murmuré son requiem.                           
Je t’épargne la merde que cela a été pendant des années.                                   
Et puis… tu n’en as rien à cirer.

Seulement depuis, je mesure l’importance de la vie.
De cette épreuve et d’autres aussi, en récompense, j’ai reçu la résilience et la pleine conscience.                               
Un véritable feedback provoqué.
Ainsi je connais les limites à ne plus dépasser. Les tiennes je les ignorais même si j’ai perçu tes accords sans mesure stoppés par ce que je ne pouvais plus supporter.
Seule compte ta liberté.

Et pourtant tu me parais que rancoeur. Où as tu donc laisser ton coeur d’un
métronome remplacé ? Depuis combien de temps en es tu privé, qui te l’a volé  ! ?
Il serait tant de le récupérer.

Ce mouvement perpétuel peut cesser pour qu’enfin tu puisses t’apprécier
tel que tu es, autrement que grossièrement masqué.
Faire en sorte que tes belles années ne soient irrémédiablement passées.

Tu deviens vieux alors que tu n’es pas adulte. C’est bien et assumé pour justifier ta singulière personnalité mais cette dissonance aura de plus en plus de conséquences et t’isolera sans confiance. Ton charme deviendra rance.

Musicien, il te reste la scène où un public t’admire « t’aime » justement pour ce que tu joues mais rarement pour ce que tu es et encore moins pour ceux que tu hais…
Sur ce piédestal de studios, de salles de concert et tournées, je te souhaite d’y
demeurer pour longtemps encore et ainsi exister.

C’est à ça que tu sembles t’être destiné, c’est pour ça que tu as tant sacrifié
et c’est en cela que tu forces mon respect.

Quel gâchis ! Tu m’as écrit…Eh bien oui !
Ton intelligence vouée à tant d’affective errance, cela frise la démence !
 
P…. de m…. recolles toi devant ton miroir et réfléchis !
Entre nous, ta psyché est sans tain. Je suis encore de l’autre côté même
si tu ne vois que toi en reflet.

Enfin tout cela t’appartient et tu penses que je ne suis rien, oubliée, balayée et
surtout indigne d’être considérée.
Parce que tu ne peux me leurrer ?

Je te retourne alors ta phrase lapidaire en y ajoutant le conditionnel.
«si c’est ça que tu aimes…, restes comme tu es ».

Le charme est rompu mais j’ai censuré toute ma colère. Je ne suis, après tout, que victime de blessures involontaires ayant entrainé la vie sans attention de la donner.

Vraiment ! pour ça, je dois te remercier même si cela doit d’indifférer ou grandement te faire ch….

Quelle fin justifiait ces moyens ?
Libérée de mes liens par ton art de l’amour fac similé, du sentiment simulé.

Est-ce pour cela que je ne t’ai jamais oublié ? Est-ce pour cela que je t’ai retrouvé ? Pour prendre la leçon de ma vie ? J’en suis encore à me le demander.
Que dois-je interpréter ! ?

Jamais je n’aurai pu faire semblant, pas de playback, pas de faux-semblants, pas d’arnaque. Il n’y que comme ça que l’on peut vivre légers.

J’ai choisi la complicité plutôt que l’adversité. Tu devrais essayer.

Avec toi, être à l’unisson, j’ai renoncé. J’ai tenu la mesure tant que j’ai pu.
Il aurait fallu que je m’abandonne à une faillite mentale ou que je me dope aux
psychotropes pour combler ton insatisfaction et ça, sans rien attendre en retour.

Malgré tout, tu resteras l’homme de ma vie pour une raison lointaine, bien sombre
et indéterminée. Ca doit bien te faire marrer !

Tu serais si facilement détestable mais il demeure en moi cet amour sourd, sans écho, sans retour.
J’ai essayé de chasser ce penchant de mon esprit mais il m’envahit dès que je baisse la garde. Le mieux serait pour moi de le remplacer. Cette fois pour de vrai, de ne lui laisser aucune place pour qu’enfin ton souvenir me rende de glace ou que je te trouve
dégueulasse.
Pour lors,  je trouve juste que tu as manqué de classe.

Je suis libre et je vais me laisser approcher, c’est décidé !
Depuis que tu m’as transformée,  j’ai tant à partager, tout ce que je t’avais réservé.

Oh oui ! Tu m’as bien baladée. Il était difficile de respecter ton tempo.
Enfin je suis revenue dans un corps et un esprit plus fort et décomplexé.
Tu n’es quand même pas Attila ! la vie reprend ses droits derrière toi.

Ta portée est pleine de notes trop lourdes, tu en as plein le dos et cette fois la,
c’est moi que tu as choisi de discal’ifier pour mauvaise résonance avec le chant
de tes ressentiments.

Moi, c’est le silence qui me fait mal à la tête, la haine que me file la migraine.
A chacun ses mots à chacun son remède. Le mien c’est de te les offrir a capella
car je ne sais pas bien jouer.
Oserais je te demander ? Composes moi la mélodie, s’il te plaît.
Pour toi qui donne le LA si parfait, mes mots sont des bruits qui n’ont de sens que lorsqu’ils font écho à ce que tu penses déjà.

Si je remonte d’une octave en restant dans les graves à grand renfort de métaphores, rimes bancales et discordance de temps, c’est que je n’ai aucune rancune.
Mes maux sont effacés.

Je t’écris mais ne cris pas. Des éclats de voix, tu as dû t’en prendre tant déjà !

Ta scène est dans le noir et ton rideau est tombé. Ailleurs, tu continus de jouer de
répétitions en représentations…

Ce n’est pas un rappel que je te fais.
Seulement, je vais toujours jusqu'au bout de mes entreprises même si c’est moi qui fus un temps transcendée, sous ton emprise.

C’est ma façon à moi d’exorciser le mal que tu m’as fait et de magnifier la claque
qui m’a faite avancer.
A quel point, tu ne peux même pas imaginer !!

Je n'ai aucune culpabilité. De quoi serais je coupable ?  De t’avoir estimé ?
Pour le reste, je ne pouvais à la toute première note, deviner le morceau que
tu allais me jouer !

Habillement, tu ne m’as rien promis. Qu’ai-je bien pu m’imaginer ? Bien fait !
Moi qui avait peur de te perdre alors que je ne t’ai jamais gagné.

Désenchantée, j’ai juste un regret, t’avoir tant confié sans avoir été capable de conserver ton amitié.

Enfin, j’exècre la lâcheté, comble de la médiocrité.

Je n’ai plus de mots assez durs pour te dire que je t’aimais.
Mon amour et mon rival en un seul être, ce n’est pas de veine à trancher !

Impossible de lutter, inutile d’espérer l’accord parfait face à ton omnipotence
et ta sublime indifférence.

Tout cela est aussi vrai que je me prénomme
Laurence.
« Modifié: 14 octobre 2017 à 23:59:22 par CapHorn »

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Comète Versifiante
  • ***
  • Messages: 4 092
    • Voir le profil
Re : Ballade de mon Amour Désacordé
« Réponse #1 le: 14 octobre 2017 à 22:36:11 »
Yo !

D'abord le détail :
Citer
je ne t'en veux pas et surtout je ne te juge pas.
pourquoi pas de majuscule ?

Citer
Bah oui ! Bassiste de mon cœur !  enfin.. « main basse sur mon coeur »
j'aime bien, mais pourquoi pas de majuscule à "enfin"
et tu as un double point bizarre

Citer
je ne suis pas l’instrument de ta virtuosité.
maj

Citer
J’ai débarqué la avec mon amour fantasmé.

(à moins que ce ne soit la note)

Citer
Pourquoi a t'on joué cette impro ?
a-t-on

Citer
Pour faire ton show, tu as refais ce riff
refait

Citer
Tu as réveillé ma conscience. lorsque j’ai franchi ton mur du son.
maj à Lorsque

Citer
Tu n'est pas parfais, moi non plus.
parfait

Citer
jamais de cette   façon.
plusieurs espaces entre "cette" et "façon"

Citer
Ou as tu donc laisser ton coeur d’un
métronome remplacé ?


Citer
il te reste la scène ou un public t’admire



Au global :
Tu as fait un boulot intéressant sur les alitérations et le vocabulaire musical. Ça donne au texte un refrain et une rengaine intéressante. Cela dit, je trouve que c'est un peu long, surtout que ce texte s'adresse à une tierce personne que tu interpelles. Nous, lecteurs, nous pouvons nous sentir externe à ce conflit. Si le texte s'appuie sur des faits réels, j'imagine que cela doit soulager... Maintenant, si tu veux capter un lecteur, il serait plus riche de raconter une histoire, de contextualiser, de varier le système de narration, bref de trouver un angle d'attaque un peu différent. Bien sûr, ce n'est que mon avis.

Pour modifier le texte et corriger les coquilles, tu as le bouton "modifier".

Encore bienvenue sur le forum.

Rémi

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.14 | SMF © 2017, Simple Machines
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.083 secondes avec 19 requêtes.