1. Royaume magique à vendre !
2. La licorne noire
3. Le sceptre et le sort
4. La boîte à malices
5. Le brouet des sorcières
6. A princess of Landover

Ben Holiday, un avocat de Chicago, devenu dépressif suite à la mort accidentelle de sa femme Annie, découvre un jour dans un catalogue qu'un royaume magique est à vendre pour un million de dollars.
Après l'avoir acheté, et bien que toujours sceptique, Ben se rend en Virginie pour emprunter le passage qui doit le mener à Landover.
Là il est surpris de voir que le royaume est bien réel. Il l'est encore plus quand il découvre sa nouvelle propriété tombe en ruine, que les barons font ce qu'ils veulent et qu'un dragon, une sorcière et un démon en ont après lui... Il découvre qu'en fin de compte, ce n'est pas si facile d'être roi...
Mon avis:C'est une série qui a su m'attirer par ses couvertures (mais ça, Bragelonne sait y faire, on le sait!) et son résumé assez insolite...
Si j'ai bien compris, les 5 premiers tomes ont d'abord été édité chez "J'ai lu" il y a longtemps, puis ont été repris par Bragelonne avant de commencer à être réédités en poche chez Pocket.
Et le premier tome chez Bragelonne reprend le texte du premier "J'ai lu" tel quel, si j'ai bien compris. Alors qu'il aurait bien mérité une nouvelle correction...
Parce que quand même, j'ai vu des phrases dont certains mots manquaient, des mots mal accordés, une majuscule à "Ben" oubliée... On a vraiment une impression de bâclé du plus mauvais effet.
Avec ça, le premier tome m'a aussi laissée sceptique parce qu'on tourne pas mal en rond avec Ben qui se catastrophe très vite et passe son temps à ruminer ses malheurs et à se répéter qu'il se retrouve fourré dans un sacré pétrin et qu'il ne voit pas du tout comment s'en sortir. A la longue, c'est plutôt lourd et exaspérant
(ça me rappelle un peu le côté crétin de Harry Potter - le personnage, pas la série).
Donc tout ça pèse dans la balance du mauvais côté, mais j'ai eu l'impression que ça s'améliorait grandement dans les tomes suivants.
Et du bon côté de la balance, il y a un monde fantasy somme toute assez classique mais non moins fort agréable, et en particulier deux des principaux personnages qui font partie intégrante de l'entourage royal et deviennent vite de véritables amis de Ben: Questor Thews, le mage royal mais foireux qui rate tous ses sortilèges, aux jambes maigrichonnes (= "manches à balai") et à la "vieille face de hibou" qui se ratatine sous l'effort de la réflexion ; et Abernathy, le scribe désabusé mais digne malgré sa transformation en chien qui n'a jamais pu être réparée par le mage.
Bref. Dans le tome 2 (La licorne noire), Ben Holiday, qui a réussi à déjouer l'escroquerie et à asseoir son autorité de roi légitime, se retrouve pris dans un nouveau piège du grand méchant manipulateur (qui se trouve être le précédent mage royal qui a mal tourné). Je passe sur les diverses péripéties, j'ai surtout énormément apprécié le personnage d'Edgewood Dirk, un chat au caractère très indépendant et énigmatique, très "chat" tout simplement.
Le fait qu'il soit "prismatique" et envoyé par les fées ne change pas grand chose à l'affaire. C'est très agréable de le voir faire tourner Ben en bourrique (encore une fois, quel crétin obstiné, quand il s'y met... il a un de ces dons pour se mettre des oeillères!).
Dans le tome 3 (Le sceptre et le sort), c'est un nouveau sortilège foiré de Questor qui provoque les catastrophes. On avait déjà eu un bref retour de Ben dans notre monde, mais cette fois-ci l'histoire se passe autant dans notre monde que dans celui de Landover. On découvre l'autre méchant, le prince de mèche avec Meeks le mauvais sorcier, qui vit retranché dans un petit manoir implanté sur notre monde. La fille du gardien croit en la magie et apporte son aide à Abernathy qui se retrouve parachuté sous le toit de son pire ennemi suite à la bévue de Questor...
Encore pas mal d'éléments "classiques" mais cette fois ça m'a vraiment passionné, je suis restée scotchée au livre jusqu'à la fin.
Donc c'est une petite série qui ne paye pas de mine mais qui est finalement plutôt sympa, en fait.
J'ai bien l'intention de lire la suite à l'occasion
