Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 juin 2019 à 14:29:35

Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Archives croulantes » Revue » Numéro 9 » [T08] Tragédie des baladins

Auteur Sujet: [T08] Tragédie des baladins  (Lu 1018 fois)

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
[T08] Tragédie des baladins
« le: 07 mars 2017 à 16:25:20 »
Tragédie de baladins

Ils avaient choisi une vie différente mais ils le payaient quelquefois. Cette vie de nomade n’était pas du goût de tout le monde. Ils allaient de village en village proposer leur spectacle aux habitants de la contrée. Parfois, ils y restaient moins longtemps que prévu, chassés comme des malhonnêtes par les honnêtes gens . Alors, sans mot dire, ils arrêtaient là leur répétition, chargeaient le matériel, les animaux, attelaient les roulottes et repartaient où le vent les menait.

Joseph et sa famille avaient posé leurs valises dans cette petite ville depuis dix jours. On les reçut correctement. Ils y étaient connus ; ils y étaient passés quelques années auparavant, quand Carmen avait mis au monde leur petit Sinto alors que le reste de la troupe était occupée à la représentation. Les habitants avaient eu la bonté de laisser une belle somme d’argent dans la casquette abandonnée sur le sol alors qu’ils avaient à peine commencé leurs numéros. Ils avaient promis de revenir finir leur spectacle. Les saltimbanques n’ont qu’une parole, avait dit le patriarche.

La troupe avait mis au point de nouvelles acrobaties qu’elle dévoilerait en avant-première à leurs hôtes. Ils avaient progressé et comptaient bien proposer des voltiges périlleuses. Toute la famille était mise à contribution. Chacun avait un rôle à jouer. Même le petit Sinto, qui souffrait de maladies chroniques l'ayant rendu frêle et chétif, avait son rôle. Tu parles d'un rôle! J'existe! Laissez-moi exister! Il était chargé de passer avec la casquette pendant, et surtout après le spectacle. Il était écarté des tours, mais ses parents qui l’aimaient et le protégeaient lui expliquèrent l’importance de sa mission. Vous m'étouffez, je suis capable de bien mieux... Chétif, soit, mais pas naïf. Il savait qu’il y avait mieux à jouer au sein de la troupe. Son cousin, qui n’avait que cinq mois de plus que lui, participait et partageait l’affiche du nouveau numéro. Sinto ne pouvait que ressentir de la frustration. Frustré? Le mot est faible. J'en suis presque jaloux. Ils avaient grandi ensemble et pourtant lui était mis de côté. Alors, seul dans son coin, il observait minutieusement les entraînements. Le soir, dans son lit, il lui arrivait de fermer les yeux et de s’imaginer voltiger dans les airs à la place de son cousin. Il s'évadait et en oubliait sa maladie. Il répétait exactement les gestes qu’il avait vus s’effectuer devant lui depuis des jours. Il pouvait y arriver, c'était certain. Pourquoi n'y arriverais-je pas? On ne m'a pas donné ma chance. Il voulait sa chance, il voulait voir de la fierté dans les yeux de son père, et non plus ce regard de compassion, de pitié avec lequel il avait grandi. Il devait montrer de quoi il était capable et le soir de la représentation serait l’occasion ou jamais. De la fierté, papa, juste une fois... Une petite lueur dans tes yeux pour m'offrir la lumière...

Sinto était peut-être un enfant fragile, mais néanmoins rusé. Il prit ses précautions pour écarter son cousin le moment venu, persuadé qu'il comprendrait son geste. Il l’enferma à double tour dans la roulotte après avoir récupéré son costume et son masque de parade, délicatement pendus à un cintre. Pardonne-moi, il fallait que je le fasse. Comprends-moi! Je vis dans ton ombre depuis notre naissance. Partageons la lumière. Ce costume était la consécration, l’aboutissement au terme de nombreuses heures de répétition et d’acharnement. L’échec et l’abandon n’avaient pas leur place dans cette vie. L’amateurisme non plus. Un numéro manqué et c’était toute la réputation de la troupe qui en subirait les conséquences. La pression était continue. S’en rendaient-ils compte eux, ces villageois qui ne partageaient leur vie que le temps d’une soirée ? Ceux qui les chassaient, ceux qui les montraient du doigt, avaient-ils pleinement conscience du travail accompli derrière chaque geste ? Une seconde ou un centimètre d’écart et c’était la catastrophe.
Perché sur son échasse, Joseph prenait enfin sa revanche en les regardant de haut. Face à lui, Sinto, revêtu du costume étincelant et du masque assorti qui lui recouvrait plus de la moitié du visage, attendait cet instant avec impatience. Il allait enfin vivre. Oui, vivre! Il attendait le grand saut. Le saut périlleux. Celui où il allait devoir prendre son élan et lâcher la barre au bon moment pour être rattrapé par les mains de son père. Jusqu’à présent, son plan fonctionnait à merveille. La même stature, les gestes précis jusque dans le moindre détail, tous étaient bernés. Le jeune enfant en laissait bouche bée les spectateurs.

Battements de cœur et roulements de tambour.

Joseph prit une profonde inspiration pour optimiser sa concentration. Regarde bien, papa, regarde ce que je sais faire. A presque cinq mètres du sol, le bambin s’élança dans le vide. Après deux ou trois allers retours, il sentit que le moment était venu. C'était maintenant ou jamais. Maintenant! Il avait gagné sa liberté. Une main après l’autre, il laissa s’échapper la barre derrière lui pour voler en direction de son père. Ça s’était joué à deux centimètres. Il les avait frôlées du bout des doigts, ses mains. Sous le regard horrifié des dizaines de spectateurs et de son père, Sinto, plein d'allégresse, se précipita au sol. Il était si beau, le petit ange, couché à terre. Si paisible. Attendait-il que son père vienne le border comme chaque soir ? J'ai froid, papa. Joseph hurla, descendit pour le rejoindre puis se tut subitement quand il ôta le masque. Il découvrit avec stupeur la supercherie. Il lui souriait comme pouvait sourire un enfant à son père. Le genre de sourire qui resterait à jamais gravé en mémoire.

Carmen, dans son habit royal, tenait son petit prince dans ses bras depuis maintenant près de deux heures. Elle ne le quittait plus. Elle qui se vantait d’être la meilleure diseuse de bonne aventure de toute la région, pourquoi n’avait-elle pas vu dans ses cartes le malheur qui allait les frapper ? Comment cela avait-il pu lui échapper? Elle cherchait et endossait la responsabilité. Désespérément, elle pensait. Le temps s’était arrêté dans ce petit village qui avait vu naître et mourir leur enfant.

Le lieu avait été déserté. Seule, aux abords de la piste, la casquette posée au sol regorgeait de pièces pour les aider à enterrer dignement le bambin.
« Modifié: 03 avril 2017 à 22:31:10 par Mout »
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Vortex Intertextuel
  • ****
  • Messages: 6 554
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #1 le: 07 mars 2017 à 20:38:56 »
Salut Mout :)

Si tu n'es pas un habitué du MDE, je préviens par avance que je chipote pas mal ;) (et je ne suis pas le seul)

J'ai relevé pas mal de pb de concordance, d'où le nombre élevé de citations, mais sinon y a pas trop de coquilles :)

Le détail :

Citer
Ils avaient choisi une vie différente mais ils le payaient quelquefois. Cette vie de nomade n’était pas du goût de tout le monde. Ils allaient de village en village proposer leur spectacle aux habitants de la contrée. Parfois, ils y restaient moins longtemps que prévu, chassés comme des malhonnêtes par des « honnêtes gens ».

Alors, sans mot dire, ils arrêtaient là leur répétition, chargeaient le matériel, les animaux, attelaient les roulottes et repartaient où le vent les menait.
Perso, je trouve que les guillemets ne sont pas utiles (on comprendrait l'intention sans) et je pense que les deux paragaphes pourraient être regroupés (le paragraphe d'après, lui, change de perspective).

Citer
On les reçut correctement, sans plus ni moins.
pas fan de "sans plus ni moins" et "ni plus ni moins" ne serait pas top non plus.

Citer
ils y étaient passés quelques années auparavant, quand Carmen mit au monde leur petit Sinto
pour la concordance des temps, je mettrais "avait mis au monde".

Citer
pendant une représentation.
"pendant" me parait inapproprié

Citer
qui souffrait de maladies chroniques ce qui le rendit frêle et chétif,
pour la concordance, je verrais plutôt "l'avait rendu frêle"

Citer
après avoir récupérer son costume
récupéré

Citer
L’échec et l’abandon n’avaient pas leur place dans leur vie.
le "leur" renvoie à un pluriel qui ne précède pas la phrase.
(on comprend hein, mais tu peux optimiser)

Citer
son plan fonctionnait à merveilles.
pas de "s" à merveille ici

Citer
A presque cinq mètres du sol, le bambin s’élance dans le vide.
le présent de "s'élance" est surprenant (surtout que tu reviens au passé ensuite). Ça pourrait être intéressant de basculer au présent pour toute la fin effectivement, à essayer.

Citer
Il les avait frôlait du bout des doigts, ses mains.
frôlées

Citer
Ça s’était joué à deux centimètres. Il les avait frôlait du bout des doigts, ses mains.
je remplacerais les passés composés par des passés simples

Citer
Sinto se précipita au sol
"se précipiter", ça fait geste volontaire je trouve

Citer
Il était si beau, le petit ange. Si paisible. Attendait-il que son père vienne le border comme chaque soir ?
je ne comprends ces remarques entre la chute et la découverte par le père de l'identité du gamin

Citer
Joseph hurla puis se tut subitement quand il ôta le masque.
je pense qu'il faudrait rendre visuel le fait qu'il descende de son propre trapèze ; ça va trop vite je pense

Citer
Le genre de sourire qui restera à jamais gravé en mémoire.
pour la concordance, je mettrais "resterait"

Citer
regorgeait de pièces pour les aider à l’enterrer dignement.
je trouve que renommer le gamin, en parler avec autre chose que ce "l" apostrophe serait plus fort.

Sur l'ensemble :
J'aime bien la fin, notamment avec la mère et la référence lieu de naissance/lieu de décès. Le texte manque peut-être un peu d'originalité sur la forme (présentation sommaire au début puis déroulement chronologique) et sur le fond (tu racontes une histoire qui colle au tableau de Doré avec certes la subtilité sur l'identité du gamin). Cela dit, ça se lit bien :)

Bonne chance pour la suite cher Mout ;)

Rémi

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #2 le: 07 mars 2017 à 20:47:24 »
Bonsoir Rémi,
un grand merci pour toutes ces remarques constructives. Je vais en tenir compte pour corriger certaines choses...
Bonne soirée
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • ***
  • Messages: 5 547
  • Générateur d'improbabilités
    • Dans les nuages
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #3 le: 09 mars 2017 à 16:31:25 »
Bonjour Mout !

Citer
Les habitants eurent la bonté de laisser une belle somme d’argent

avaient eu la bonté > récit rapporté au passé

Citer
A presque cinq mètres du sol, le bambin s’élance dans le vide.

s'élança



Premièrement, j'apprécie les changements déjà effectués dans ton texte  :lecon: ce qui m'a évité de relever les mêmes choses que Rémi.

Ensuite, eh bien c'est un bien joli texte ! J'aime beaucoup l'idée de boucle bouclée, de naissance et de mort dans le même village. C'est un texte assez court mais qui se suffit à lui-même.
Peut-être qu'il aurait mérité d'avoir une "identité" plus à lui, plus détachée du tableau, mais la lecture est agréable et l'idée de fond vraiment chouette.
Merci pour ce texte !
Je crois qu’il y a dans le cœur des hommes une place créée pour l’émerveillement, une place endormie qui attend de s’épanouir. ~ Ambre, Les aventuriers de la mer, R. Hobb

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #4 le: 09 mars 2017 à 19:59:43 »
Bonsoir Kerena,
Merci beaucoup pour ces remarques, je vais en tenir compte. Pour "s'élance" ou "s'élança", j'hésite encore à passer la fin du texte au présent comme le proposait éventuellement Rémi. Je vais y réfléchir.
Un grand merci pour l'avis positif sur le texte.
Bonne soirée
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

En ligne Kanimp

  • Calame Supersonique
  • **
  • Messages: 1 976
  • mangeur de pop corn
    • page perso
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #5 le: 13 mars 2017 à 10:30:22 »
Bonjour Mout,

Citer
Parfois, ils y restaient moins longtemps que prévu, chassés comme des malhonnêtes par des « honnêtes gens ». Alors, sans mot dire, ils arrêtaient là leur répétition, chargeaient le matériel, les animaux, attelaient les roulottes et repartaient où le vent les menait.
J’ai voulu signalé la répétition « malhonnêtes », « honnêtes gens ». Mais comme la phrase suivante réalise l’autocritique « ils arrêtaient là leur répétition, chargeaient le matériel, les animaux, attelaient les roulottes et repartaient où le vent les menait »
Je trouve cela bien fait.

Citer
Cela faisait maintenant Depuis dix jours que Joseph et sa famille avaient posé leurs valises dans cette petite ville.
Je trouve la formulation initiale trop lourde.

Citer
Ils y étaient connus ; ils y étaient passés quelques années auparavant, quand Carmen avait mis au monde leur petit Sinto, pendant une représentation.
Carmen a accouché pendant une représentation, alors qu’elle y participait.
Carmen a accouché pendant qu’une représentation se déroulait, mais n’y participait pas ?

Par la suite, c’est bien pendant. Et du coup je n’y crois pas.
Par contre le fait que la représentation soit interrompue, à cause de l’accouchement ne me pose pas de problème.


Citer
Ce costume était la consécration, l’aboutissement au terme de nombreuses heures de répétition et d’acharnement.
Incohérence temporelle. Le costume n’est pas la consécration, il est la clé pour l’obtenir.


Citer
Ceux qui les chassaient, ceux qui les montraient du doigt, avaient-ils pleinement conscience du travail accompli derrière chaque geste ?
Incohérence géographique. Les villageois qui regardent le spectacle ne chassent pas les artistes.


Citer
Ce costume était la consécration, l’aboutissement au terme de nombreuses heures de répétition et d’acharnement. L’échec et l’abandon n’avaient pas leur place dans cette vie. L’amateurisme non plus. Un numéro manqué et c’était toute la réputation de la troupe qui en subirait les conséquences. La pression était continue. S’en rendaient-ils compte eux, ces villageois qui ne partageaient leur vie que le temps d’une soirée ? Ceux qui les chassaient, ceux qui les montraient du doigt, avaient-ils pleinement conscience du travail accompli derrière chaque geste ? Une seconde ou un centimètre d’écart et c’était la catastrophe.
Ce passage me pose problème car avant et après le sujet de l’action est Sinto. Alors que pour ce passage sans prévenir le sujet est la troupe.

L’histoire est prenante, je l’ai appréciée. Merci.



Intéressé par Star Citizen. Utilisez le code STAR-6JJV-BSWP pour obtenir 5000 UEC.

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #6 le: 13 mars 2017 à 13:07:31 »
Bonjour Kanimp,
Merci pour l'intérêt porté à mon texte et pour ces remarques qui vont me permettre de modifier certaines tournures maladroites. J'ai effectivement écrit que le costume était la consécration, je voulais ainsi mettre en avant qu'il était réservé à ceux qui pouvaient, au terme d'un lourd entraînement, enfin participer au spectacle. Pour ce qui est des villageois qui les chassent, il s'agit de villageois en général comme mentionnés plus haut dans le texte. Pas ceux qui assistent à cette tragique soirée.
Un grand merci
Bonne journée

Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

Hors ligne Miromensil

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • ***
  • Messages: 4 132
  • Mon nu mental
    • pouet
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #7 le: 16 mars 2017 à 16:20:49 »
Salut Mout,

Citer
Même le petit Sinto, qui souffrait de maladies chroniques ce qui l'avait rendu frêle et chétif, avait son rôle.
on attendrait une virgule après chroniques

Citer
La même stature, les gestes précis jusque dans le moindre détail, tous étaient bernés.
je sais pas comment tu vas terminer le récit mais si c’est comme le tableau, je sais déjà la fin ^^

Citer
Elle qui se vantait d’être la meilleure diseuse de bonne aventure de toute la région, pourquoi n’avait-elle pas vu dans ses cartes le malheur qui allait les frapper ?
un autre texte de cette section y répond x)

Rien à redire sur la forme, ça fait plaisir. La lecture en a été très fluide et agréable. Donc je vais être exigeante pour le fond : à cet égard, et parce que j’ai déjà vu le tableau - et lu ton titre, elle est très attendue. Mon regret par rapport au texte est qu’il n’apporte rien de nouveau par rapport à l’image, il la raconte simplement. Ca dépend des lecteurs, mais personnellement j’attache une certaine importance à l’originalité. Mais je répète ça a été très agréable à lire et je sens que tu sais raconter des histoires ^^ Et j'ai appris un mot avec toi (baladin syn. de saltimbanque).

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #8 le: 16 mars 2017 à 20:55:22 »
Bonsoir Miromensil,
Merci beaucoup pour ton intérêt pour mon texte. Effectivement, je n'ai pas cherché à introduire  de suspense dans la mort de l'enfant, je me suis attachée à trouver une idée pour le "comment il en est arrivé là".  J'ai rétablis la virgule après "chroniques"; elle y était dans mon texte original, mais j'ai dû faire une mauvaise manip en modifiant le texte.
Bonne soirée
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

Hors ligne Verasoie

  • Palimpseste Astral
  • ***
  • Messages: 2 948
    • Attendez-moi sous l'orme.
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #9 le: 19 mars 2017 à 22:34:37 »
Salut !

J'ai un peu de mal à mettre le doigt sur ce qui me dérange dans l'écriture de ce texte, mais je crois que j'ai du mal à avoir accès au ressenti de Sinto  :-[ j'ai l'impression que ce qu'il ressent, ses envies, etc, sont décrites un peu "froidement", que c'est justement descriptif et qu'en tant que lectrice je n'ai pas accès au contenu de ses tripes (désolée pour cette image peu ragoutante).

À part ça j'ai trouvé que ton texte se lisait bien mais la fin ne m'a pas vraiment surprise, dommage : )
Pendant des années la vie ne vous lâche rien que des mesquineries minables, et encore faut-il les lui arracher, sans compter la bonne humeur qu'on dépense à rester joyeux pour lui plaire, et tout à coup, sans raison, allez savoir pourquoi, elle vous balance sans prévenir des trésors dans les pattes.

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #10 le: 21 mars 2017 à 08:16:44 »
Bonjour Verasoie,
Merci pour les commentaires qui vont m'aider à améliorer mon texte. Je vais ajouter quelques éléments de ressentis chez Sinto.
Bonne journée
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

En ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • ****
  • Messages: 7 574
  • Cas désespérant
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #11 le: 28 mars 2017 à 17:17:25 »
Salut !

Citer
. Cette vie de nomade n’était pas du goût de tout le monde.

Je trouve que cette phrase, qui est importante car deuxième du texte, manque de quelque chose, surtout par rapport aux deux qui l'entourent.

Citer
Joseph et sa famille avaient posé leurs valises dans cette petite ville depuis dix jours maintenant.

Tu peux te passer du maintenant. C'est le temps de l'histoire, on s'en doute.

Citer
quand Carmen avait mis au monde leur petit Sinto, alors que le reste de la troupe était occupée à la représentation.

Virgule inutile.

Citer
abandonnée sur le sol, alors qu’ils avaient à peine commencé leurs numéros.

Idem
(Répétition de alors + répétition de forme)

Citer
Même le petit Sinto, qui souffrait de maladies chroniques, ce qui l'avait rendu frêle et chétif, avait son rôle

Cette phrase est très hachée et ça la rend assez désagréable à lire.

Citer
Il était écarté des tours mais ses

Virgule avant mais, par contre.

Citer
Joseph prenait enfin sa revanche en les regardant de haut.

Je ne comprends pas ce soudain focus sur Joseph en narration interne.

Citer
oseph prit une profonde inspiration pour optimiser sa concentration. A presque cinq mètres du sol, le bambin s’élança dans le vide. Après deux ou trois allers-retours, il sentit que le moment était venu. Il avait gagné sa liberté. Une main après l’autre, il laissa s’échapper la barre derrière lui pour voler en direction de son père. Ça s’était joué à deux centimètres. Il les avait frôlées du bout des doigts, ses mains.

J'aime bien l'absence de coupure ici, ça donne un bel effet.

Citer
Sinto, plein d'allégresse, se précipita au sol. Il était si beau, le petit ange. Si paisible. Attendait-il que son père vienne le border comme chaque soir ?

ça par contre je comprends pas.

Bon, le principal problème c'est que la quantité de textes qui tournent autour de ça et le tableau font qu'on sait assez vite comment ça finit. Assez peu de prise de risque au final, et c'est bien dommage.
Sinon c'est un texte pas trop désagréable, même si j'ai trouvé le début assez laborieux. Le bouclage à la fin est intéressant.
"Moi je crois aux histoire auxquelles les autres ne croient pas encore."
Angèle

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #12 le: 28 mars 2017 à 21:58:45 »
Bonsoir Loïc,
merci pour tes remarques que j'ai prises en compte et pour ton intérêt pour le texte. Je pense encore modifier certains passages dans les prochains jours.
Bonne soirée
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

Hors ligne Luna Psylle

  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 488
  • Le temps est mon pire ennemi.
    • Page perso du Monde de l'Ecriture
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #13 le: 02 avril 2017 à 10:08:57 »
Salut !

Bah, en fait, je ne suis pas rentrée dans ton texte, désolée.

L'ambiance est là, mais il me manque de l'empathie envers ton héros, ce p'tit bonhomme qui veut sa place parmi les grands.

Et comme je ne sais trop quoi dire de plus... Disparaît.

Hors ligne Mout

  • Mout
  • Grand Encrier Cosmique
  • **
  • Messages: 1 165
Re : [T08] Tragédie des baladins
« Réponse #14 le: 02 avril 2017 à 14:27:54 »
Bonjour Luna Psylle,
désolée que tu ne sois pas rentrée dans le texte...
Une prochaine fois peut être

Bonsoir,
j'ai modifié le texte pour y introduire le ressenti de Sinto, si tu souhaites retenter une lecture.
bonne soirée
« Modifié: 07 avril 2017 à 21:46:46 par Mout »
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.15 | SMF © 2017, Simple Machines
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.063 secondes avec 24 requêtes.