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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Une histoire bête

Auteur Sujet: Une histoire bête  (Lu 1860 fois)

Siegrid

  • Invité
Une histoire bête
« le: 20 Septembre 2016 à 13:02:15 »
Il était vieux flic en civil à la retraite. Du service des écoutes. Immigré en France, lorsque Franco avait cassé sa pipe, il avait vite trouvé où recaser les talents appris à la Phalange.
Rondouillard, un accent plein de «  r » à dévaler les Pyrénées, jovial, si jovial…il connaissait du monde. On se rendait souvent service à la Phalange. Il avait été ravi de constater que cette coutume perdurait de l’autre côté des montagnes, en toute indiscrétion, bien sûr.
Un copain, encore en service, l’avait appelé pour résoudre le problème d’une fille à qui on avait volé un chèque. Gentille, la fille, mais elle pleurait, se plaignait, attirait l’attention dans un endroit qui grouillait de policiers infiltrés. Il valait mieux…la calmer.
Bénito approcha donc de la nana, des rires plein la bouche, après avoir soigneusement fait parler son entourage. Des histoires de famille, en veux-tu, en voilà. D’ailleurs, c’était un copain du frangin qui avait piqué le fameux chèque Un peu gogol, la famille. Facile, le boulot !
Notre bonhomme, après avoir gagné la sympathie de la belle, se mit à se vanter d’une vie de famille similaire, en pire et plus graveleux, à celle qu’il avait découvert chez elle. A sa grande surprise, la fille ne réagit pas. Et pour cause, plusieurs liens familiaux coupés depuis longtemps, la petite dame ignorait tout des considérations sordides qu’on pouvait porter sur son entourage. Marrant, ça !
Bénito ne manquait pas de cœur. Il résolut de pousser plus loin son enquête, persuadé que le comportement de sa nouvelle « amie » était anormal. Il se débrouilla pour faire embaucher le frère, plus que sur la mauvaise pente, dans la police en civil. Gentil. Il découvrit où se terrait son très ancien compagnon, alcoolique, immigré Marocain, frustré de ses déconvenues en France. Bénito se fit beaucoup remarquer…Méchant.
Car l’ancien compagnon, mis sur le gril d’une façon stupide, se plaignit à bien plus mauvais que lui. Lui aussi sut se trouver de nouveaux copains. Du genre qui accomplissent vos vengeances personnelles, en échange de menus services : héberger un fuyard, transporter des armes, tout cela dans la mouvance du moment. Bien sûr.
Pendant ce temps, le frère, remis sur le droit chemin, s’était mis en ménage avec la fille d’un commissaire. La fille du départ, elle, vaquait à ses petites affaires, tentant de régler des conflits familiaux anciens, et semant sa gentillesse comme cailloux sur le chemin. Elle était appréciée. Mais elle ignorait toujours tout des agissements secrets de Bénito.
Et puis, tout s’accéléra…la vengeance atteint son but, en la personne d’une amie chère de la famille, la compagne du frère tomba enceinte…et quelqu’un résolut de mettre la fille au courant de tous les mic-mac de la façon la plus effrayante possible. On veut bien dire qu’on a déconné dans la maison poulaga, mais pas que cela se dise partout…
Harcelée, coupée de sa mère de façon ignoble, terrorisée par des moyens illégaux, piratée et filée tous les jours,  la fille craqua plusieurs fois. Elle hurlait de chagrin ou de colère à toutes les provocations. Mauvais, ça. On résolut d’en remettre une couche. D’autant que la fille du commissaire avait décidé de faire un autre enfant.
La fille avait une réserve incroyable de hurlements. Elle lâcha les derniers, hébétée, sur un parvis de gare. L’affaire durait depuis six ans. Assise par terre, elle se mit à pleurer, en appelant intérieurement à la mort.
Alors, une femme s’accroupit, près d’elle. En quelque phrases anodines, phrases noyée dans un discours sur sa vie personnelle , la femme plaça :«  C'est du harcèlement, je ne suis pas d’accord, ne vous laissez pas impressionner. »
Alors la fille rentra chez elle, prit son ordinateur tout piraté depuis des années, et raconta cette histoire bête. Puis la déposa, là où elle devait être déposée.
Et puis, elle reprit sa route, loin de son frère et de Bénito, loin de gens tenus à un silence armé. Pour aller semer d’autres cailloux, sur d’autres chemins.
« Modifié: 21 Septembre 2016 à 07:34:32 par Siegrid »

Hors ligne Kerena

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Re : Une histoire bête
« Réponse #1 le: 21 Septembre 2016 à 16:45:06 »
Salut ! Je passe lire ton texte, encore non commenté :

Citer
un accent plein de «  r » à dévaler les Pyrénées

j'aime beaucoup l'expression  :mrgreen:

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attirait l’attention dans un endroit qui grouillait de policiers infiltrés

Comment ça ? Tu peux développer ? Si la plaignante ne fait que pleurer ou se plaindre, je ne comprends pas en quoi ça met en péril des policiers infiltrés...

Citer
le fameux chèque Un peu gogol, la famille

il manque un point + un "e" à "gogole" (la famille)

Citer
Il résolut de pousser plus loin son enquête, persuadé que le comportement de sa nouvelle « amie » était anormal.

un flic qui enquête se fait pas des "amis" des personnes qu'il aide  :-\ A moins que lui aussi travaille sous couverture ? Pour un banal vol de chèque, ça n'a pas de sens...

Citer
la vengeance atteint son but,

la vengeance de qui envers qui ?

Citer
tous les mic-mac

j'aimerais bien savoir lesquels  :\?



Alors dans l'ensemble : difficile d'accrocher.
Tu tiens certainement un truc, mais il se passe tellement de choses (non dites, ou à peine évoquées) et il y a tellement de personnages, que c'est difficile de suivre l'histoire, et du coup de s'en faire une opinion.
En l'état, ton texte ressemble plus à un synopsis d'un texte plus long, sur lequel tu pourrais écrire un chapitre pour chaque paragraphe de ton texte.
Donc : il faut développer ^^ Ton texte en soi ici ne suffit pas, car comme je disais il n'est pas vraiment compréhensible. Par contre, changé en nouvelle ou même en texte long, là... là il y aurait certainement de quoi ficeler des intrigues !

Alors... au boulot ?
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Eunuque

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Re : Une histoire bête
« Réponse #2 le: 21 Septembre 2016 à 17:45:34 »
D'accord avec Kerena et je dirais même plus : faut s'accrocher. Je vous suggère une nouveau titre : "Une histoire de fous". C'est incompréhensible. De quoi que ça cause ?! En fait, je crois que vous l'avait fait exprès. Ah, ah, ah, vous nous avez bien eu !

Bonne soirée,

Berth

Siegrid

  • Invité
Re : Une histoire bête
« Réponse #3 le: 21 Septembre 2016 à 20:38:35 »
Beuh !
Si vraiment je dois développer moi-même, il y en a pour beaucoup plus qu'un roman : j'ai négligé quelques intrigues dans l'histoire.

J'ai donc confié mon récit à plus compétent que moi, pour savoir comment ficeler définitivement l'histoire, au demeurant très simple :
Un vieux poseur d'écoute à la retraite a outrepassé ses droits et utilisé ses relations pour aller se mêler de la vie privée d'une dame qui l'avait intrigué. Bien sur, la dame ne le prenait que pour un simple électricien à la retraite.
Et, en général, les hommes qu'on largue sur le bord d'une route, ressentent beaucoup de rancœur quant à l'humiliation subie .Il vaut mieux ne pas réveiller ces rancoeurs qui dorment : c'est comme cela qu'on en arrive à des VENGEANCES !
Quant aux endroits qui grouillent de policiers en civil, sais pas : le bal des pompiers, peut-être ?

Merci de tes conseils, Kéréna. Pour le moment, je développe plutôt mon histoire de famille, encore plus compliquée... :)
Mais je suis contente d'avoir fait rire Eunuque : vous êtres très sérieux, d'habitude. :)

A bientôt ;D

Hors ligne Pan

  • Scribe
  • Messages: 74
Re : Une histoire bête
« Réponse #4 le: 29 Septembre 2016 à 13:34:18 »
ET BEN. L'histoire est un peu embrouillée, mais je trouve ta prose très agréable, avec des bonnes trouvailles ( l'accent qui dévale les Pyrénées, la dernière phrase que je trouve super ) et non exempte d'un certain rythme. Cette manière de faire claquer un seul mot après une longue phrase, pour désigner une situation ou un personnage, je trouve qu'elle passe très bien dans ton texte, elle est bien utilisée en fait.
Je ne sais pas trop quoi dire d'autre de ce texte en fait. Dans l'état, c'est un peu difficile de s'y retrouver dans ton histoire, mais ça ne m'a pas particulièrement gêné, et je le trouve bon comme ça. La clarifier un peu pourrait être une piste pour le retravailler, mais au fond, moi je l'aime bien tel quel :D. Si j'ai des remarques à faire, c'est plutôt sur des détails au sujet de ta prose, des petits chipotages. Autrement, aussi bien dans le fond que dans la forme, j'ai apprécié, peut-être justement parce-que tu ne dévoiles pas tout et que c'est un peu flou : ça donne une impression de densité, comme si plein de choses restaient à découvrir et qu'on avait le droit, au final, qu'à un aperçu de cette histoire.
VOILA. Quelques citations ci-dessous.

" il avait vite trouvé où recaser les talents appris à la Phalange." > Je trouve la formulation maladroite. Apprendre un talent, ça se dit, mais dans cette phrase là, ça passe mal à mes yeux ! Peut-être à cause du mot "recaser", qui part d'une bon effort pour formuler les choses avec originalité, mais qui n'a pas réussis à me convaincre dans cette phrase.
"Un copain, encore en service, l’avait appelé pour résoudre le problème d’une fille à qui on avait volé un chèque" > *à laquelle passerait peut-être mieux /O/
"Des histoires de famille, en veux-tu, en voilà. D’ailleurs, c’était un copain du frangin qui avait piqué le fameux chèque Un peu gogol, la famille." > Il manque un point entre chèque et gogol :D.
"On veut bien dire qu’on a déconné dans la maison poulaga, mais pas que cela se dise partout…" > La maison poulaga ? C'est une expression ? Si c'est le cas, je ne la connaissais pas du tout !
"Harcelée, coupée de sa mère de façon ignoble, terrorisée par des moyens illégaux, piratée et filée tous les jours,  la fille craqua plusieurs fois. Elle hurlait de chagrin ou de colère à toutes les provocations." > "façon ignoble", ça marche, mais je pense que tu pourrais formuler ça d'une manière un tantinet plus soutenue.  Et plutôt que "moyens illégaux", "biais illégaux" passerait mieux à mon sens :D. Autre détail mineur, "ces provocations" sonne mieux que "les" à mon sans.
"Elle lâcha les derniers, hébétée, sur un parvis de gare." > Musicalement parlant "le parvis d'une gare" serait plus approprié.
"Alors la fille rentra chez elle, prit son ordinateur tout piraté depuis des années, et raconta cette histoire bête. " > "Tout piraté" c'est une formulation mignonne mais un peu trop enfantine 8D.

A la renvoyure sur un prochain texte :D.
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

 


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