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21 août 2019 à 05:48:45

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Auteur Sujet: [T10] Marianne  (Lu 1316 fois)

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[T10] Marianne
« le: 05 septembre 2016 à 10:30:41 »
Marianne

Ma meilleure amie sortait enfin de l’hôpital. Son état et sa médication étaient assez stables selon son psychiatre, à condition de ne jamais la laisser sans surveillance ; ça allait de soi. Je m’étais portée volontaire pour l’emmener une semaine de temps au chalet de mes parents. Nos périples nocturnes sur les pistes de ski formaient les plus beaux souvenirs de notre adolescence. Cette idée me semblait tout à fait charmante. Je dois avouer que cette prise en charge était un peu ma manière de me faire pardonner d’avoir été une aussi mauvaise amie. De tout son internement, soit six mois, pas une seule fois je n’étais allée lui rendre visite. C’était la honte de n’avoir rien vu venir qui m’avait retenue. Dans les derniers temps, ma carrière faisait en sorte que j’annulais quasi-automatiquement chaque sortie avec elle. J’annulais encore et encore, puis elle avait fini par cesser de m’appeler. Une chance que le concierge avait un double des clefs… Lorsqu’il découvrit son corps, elle venait tout juste de mourir. Heureusement, les miracles de la médecine firent leur œuvre avec justesse. En apprenant la nouvelle, mon choc fut grand. Il y eut un vide, puis des révélations. Je décelai au fur et à mesure que mes souvenirs me revenaient tous ses signaux de détresse que j’aurais dus percevoir ; les remords ne me quittèrent plus. J’espérais donc que ce temps que nous allions passer ensemble les chasserait pour de bon et que notre amitié redeviendrait florissante.

Assise sur le banc des fumeurs, j’attendis qu’elle sorte par la grande porte. Mes doigts s’entortillèrent inlassablement autour des ganses1 de ma sacoche et ma lèvre inférieure s’enfla tant je la mordillai. Je ne pouvais cesser de passer en revue les témoignages entendus ces dernières semaines sur les suicidés rescapés : des pantins, des yeux vides, des soupirs à fendre l’âme… Je craignais de ne pas reconnaître ma tendre Marianne. Je me devais d’être bienveillante et surtout patiente. Soudain, la porte s’ouvrit. Je me levai d’un bond. Le reflet du soleil sur la vitre m’empêcha de me faire une première impression de son état. Que de déception en apercevant un couple de vieillards dans le portique ! Je m’affalai sur le banc, la nervosité de plus en plus insupportable. Jambes croisées, jambes décroisées, menton appuyé dans la paume de la main, dos droit accoté sur le dossier ; il n’y a pas pire perte de patience qu’un espoir vain.

Je fixai la porte, en colère contre elle sans aucune raison qui tienne, quand je l’aperçus enfin. Malgré mon soulagement, je ne puis faire autrement que de la dévisager. Sa longue chevelure s’était envolée pour ne laisser qu’une coupe qui dessinait sa fine mâchoire. Ses vêtements d’hiver très amples laissaient deviner qu’elle avait énormément maigri. Était-ce avant ou après ? Mon front s’assombrit ; je n’en savais rien.

Marianne releva légèrement la tête et s’avança vers moi. Ce n’est qu’alors que je remarquai qu’un homme l’accompagnait. C’était visiblement un membre du personnel. Il m’impressionna. Sa stature inspirait naturellement le respect ainsi qu’une touche de crainte. Il était de ces hommes nés pour être protecteurs ; une musculature sans ajout protéiné ni même entraîné, puis des gestes bienveillants et sécurisants. Je fus soudainement soulagée. Par ses mouvements familiers, je compris qu’il avait été à ses côtés une majeure partie de son séjour à l’hôpital.

Une fois rejoints, je fus surprise du regard de Marianne; il n'était ni vide ni sans vie, mais plutôt hagard, déboussolé. Mon visage devait se lire comme un livre ouvert, car au moment où je portai mon attention vers son accompagnateur, il avait déjà la bouche ouverte pour répondre :

—   Ses antidépresseurs sont au peak de leurs effets. Elle va s’être accoutumée à la dose d’ici deux heures.

En d’autres termes, Marianne n’était pas là pour l’instant. Elle était figurante dans sa propre vie. Je tentai de rompre le malaise par une présentation formelle envers cet étranger. Il s’avéra être son psychiatre. Ainsi, je bus comme de l’eau chaque recommandation et avertissement qu’il me donna concernant les posologies. N’ayant aucune référence, je m’en remis entièrement à lui. La quantité de pilules qu’elle devait avaler était désastreuse, mais qui étais-je pour juger ? Tout au long des explications, je risquai un coup d’œil vers elle, cherchant le momentum pour lui glisser un mot gentil. Quand finalement je le fis, ma parole toucha un mur. J’informai le docteur de notre grande et longue sortie hivernale. L’idée lui déplut, visiblement, mais il se contenta de prendre en note l’adresse du chalet et de me tendre son numéro de téléphone personnel au cas où ça tournerait mal :

—   N’ébruitez pas cette pratique. En plus d’être contre le code d’éthique, c’est la seule fois que je compte faire ça. Marianne m’est très chère, dit-il en posant sa main sur l’épaule de mon amie.

Celle-ci ne réagit pas.

—   Bon! Je vous laisse prendre la route.

À mon intention, il ajouta d’une voix basse :

—   Ne l’échappez pas2. Je veux qu’elle vive.

Il était si intense que je ne parvins à trouver réplique. Nous nous saluâmes, puis nos chemins prirent différentes directions.

***

La nuit était déjà tombée lorsque nous passâmes Sainte-Béatrix. Une neige folle filait sur la route alors que les sapins formaient un mur de chaque côté de la route. Les automobilistes se faisaient rares, ce qui me permit malgré moi de laisser mes pensées vagabonder. Au bout d’un moment, je constatai avec dédain mon égoïsme, puis portai immédiatement mon attention sur Marianne. Elle avait le front sur la portière, regardant à peine les conifères en robe blanche. Ses mains s’ouvrirent et se refermèrent frénétiquement.

—   Est-ce que ça va ?

J’eus pour réponse un froncement de sourcil, puis elle murmura qu’un mal de tête lui martelait le crâne. Je m’informai du chauffage, étant donné l’agitation de ses mains, mais ce n’était pas un problème.

—   Mes articulations font mal, c’est tout.

Je tentai d’établir une conversation, mais elle m’interrompit sans cesse avec un élément intérieur ou extérieur de la voiture. C’était quoi cette odeur de moisi ? L’éclairage nocturne était-elle nécessaire ? Qu’est-ce qui faisait toc toc toc à tout bout de champ ? En fin de compte, sa mauvaise humeur finit par m’accabler. Y avait-il un seul point nous entourant qu’elle n’avait pas critiqué ? Avais-je oublié que ses sens étaient aussi aiguisés ? Il me fallait être patiente. Peut-être était-ce des effets secondaires de tel ou tel médicament ? À cette pensée, je regardai le cadran : 18h00. Quel médicament était-ce déjà ? Lorsque je lui dis qu’il était temps de prendre sa médecine, elle grogna et se tourna rageusement vers la fenêtre. Nous restâmes en silence jusqu’à notre arrivée au chalet.

Une fois les pentes enneigées franchies, je positionnai le véhicule. J’eus de la misère à dépaqueter la voiture, seule, mais au bout de trois voyages, tout y était. Marianne n’avait pas bougé de son siège, se tenant la tête à deux mains. Sa migraine semblait vraiment pénible. Aller glisser serait impossible aujourd’hui, à mon grand regret. Je m’approchai de sa fenêtre, puis cognai doucement mon doigt contre la vitre. Elle tourna vivement son visage vers moi, le regard embrasé. J’eus un mouvement de recul. Il y avait tant de reproches dans ses yeux que mes remords me prirent par les épaules et me dirigèrent vers le chalet sans rajouter une parole.

Une fois à l’intérieur, je relus attentivement les directives ainsi que les effets secondaires de tous ses médicaments. C’était si étrange ! Comment savoir si elle était sous l’effet de ceci ou de cela ou si elle réagissait comme ça parce que c’est elle et son caractère propre ? À lire les papiers, Marianne n’aurait pas d’âme tant qu’elle avalerait ces choses. De plus en plus je regrettai de l’avoir amenée ici. Qu’est-ce que j’avais pensé ?

J’entendis soudain la porte d’entrée s’ouvrir. Elle était là, immobile. Avant que je ne pusse l’interpeler, elle s’élança vers la cuisine ouverte, puis entreprit de fouiller tout endroit susceptible d’avoir de la nourriture. Son manteau la couvrait toujours, la neige fondait lentement sur le plancher de bois-franc, mais elle n’en avait cure. Je contemplai mon amie vider le garde-manger sur le comptoir pour ensuite dévorer à mains nues son butin, des grognements rauques à gauche et à droite. C’était écœurant et fascinant à la fois. Je réunis les médicaments qu’elle devait prendre, puis je lui tendis sans dire un mot. Son festin s’arrêta sec comme elle vit les pilules sur le coin du comptoir. D’un geste, elle les projeta de l’autre côté de la pièce avant de reprendre son repas. Le psychiatre avait été très clair sur l’importance de prendre les bonnes doses aux bonnes heures, mais Marianne ne collaborait pour aucune d’entre elles.

Après avoir mangé une bonne partie des provisions de la semaine, elle s’enferma dans la chambre d’amie sans même me dire « bonne nuit ». Au lieu de ça, j’eus un claquement de porte. J’attendis une demi-heure avant de me décider à appeler son médecin. Celui-ci répondit au premier coup :

—   Shepperd.
—    Bonjour, désolée de vous déranger, je…
—   Sortez dehors pour me parler.

Hein ? Ah oui ! La réception de mon cellulaire devait être nulle. Je sortis :

—   Vous m’entendez mieux maintenant ? J’appelle à propos de Marianne. Elle refuse de prendre ses médicaments.
—   Il faut qu’elle les prenne, rétorqua-t-il.
—   Je sais, mais elle devient agressive quand je lui tends.

Il y eut un moment de silence.

—   Soyez attentive à ses plaintes. Si la douleur est trop intense, faites-lui avaler de force.

Facile à dire ! Après quelques formalités, je raccrochai. Comme j’entrai, j’entendis quelque chose de lourd se cogner à répétition contre ce que je crus comprendre être une surface dure. Je m’avançai jusqu’à la chambre de Marianne, d’où les coups provenaient.
En ouvrant la porte, je l’aperçus qui se fracassait la tête à deux mains contre le mur et les meubles, causant un son atroce. Lorsqu’enfin je réussis à m’interposer, son regard croisa le mien et elle fondit en larmes :

—   Arrête la douleur ! Arrête-la ! Sanglota-t-elle en m’agrippant avec ses ongles tels des griffes.

Ne sachant trop comment l’aider, je ne pus que lui conseiller de prendre ses médicaments. Ses pleurs s’aggravèrent :

—   Non… Arrête la douleur ! Assomme-moi, tue-moi…

J’étais si désemparée devant sa détresse. Combien elle souffrait pour me demander ça ! Mes bras se resserrèrent sur son corps squelettique. Elle avait tellement maigri qu’on aurait dit que ses os transperçaient sa chair tant ils ressortaient. Nous pleurâmes un bon moment, jusqu’à ce que la force nous manquât. Les mots du psychiatre résonnèrent dans ma tête : « Donnez-les-lui de force s’il le faut ». Elle était à moitié endormie, le visage crispé par la douleur. C’était le bon moment. J’allai chercher les doses dans la cuisine ainsi qu’un verre d’eau. Lorsqu’elle comprit mes intentions, elle maugréa faiblement.

—   Ça va t’aider à dormir, mentis-je.

Elle savait mon mensonge — je voyais dans ses yeux cette étincelle qu’on a quand on se sent trahi —, mais elle finit par céder. Elle gémit pendant quelques minutes, les poings sur le cœur, puis elle s’endormit. Soulagée, je m’affalai à ses côtés et m’assoupis à mon tour.

***

Je n’avais pas encore ouvert l’œil que déjà je savais que quelque chose n’allait pas. Une respiration profonde manquait à l’appel. Mon corps se redressa d’un bond. Aucun son témoignant de la présence de Marianne dans le chalet. La panique m’envahit. La cuisine était vide comme toutes les autres pièces. Aucune note ne reposait sur le comptoir ou le frigo. Mon cerveau surchauffa. Il ne fallait pas la laisser seule ! Peut-être n’était-elle qu’en balade jusqu’au dépanneur3, mais ce scénario m’apparaissait si peu probable que… oh non ! S’il fallait qu’elle…

Encore dans ma tenue de la veille, j’enfilai en vitesse mon manteau et mes bottes sans foulard ni gants, puis je sortis. Une épaisse couche de neige recouvrait le monde. Heureusement, elle dénonça par le fait même le trajet de Marianne. De toute mon existence, jamais je n’avais autant couru. Le chemin me guida jusque dans les bois. Mon cœur se serra. Je priai la vie de ne pas la retrouver morte; je ne pourrais le supporter.

Elle s’était enfoncée très loin dans la forêt. J’étais à bout de souffle. Au moment où je pris une courte pause, j’entendis des hurlements étouffés par l’hiver. Marianne ! Elle était en vie ! En souffrance, mais en vie ! Ma course reprit aussitôt. Les branches n’étaient plus des obstacles et le froid ne m’engourdissait plus les doigts. Arrivée devant elle, j’eus droit à un spectacle horrifiant. Elle était en jeans et T-shirt couchée sur le sol, pieds nus, la corde au cou, le front fendu par la branche, la jambe pliée dans l’autre sens, le bras disloqué. Ses blessures laissaient croire que ses membres étaient plus longs que natures. Marianne m’aperçut à peine tant elle vivait sa douleur. Sa mâchoire prononcée se contorsionnait à chaque spasme. Instinctivement, je fouillai mes poches à la recherche de mon cellulaire ; mes doigts tapèrent un numéro :

—   Monsieur Shepperd ?

Marianne, sortie de transe, se mit à hurler :

—   Appelle-le pas ! C’est un fou ! Raccroche ! Il veut me garder vivante ! RACCROCHE !!!

Bien que ces paroles me troublèrent, je gardai le cap sur mon appel :

—   Elle a tenté de se suicider.

L’homme au bout du fil me répondit quelque chose, mais les rugissements de mon amie l’enterrèrent. Ce n’était plus humain, mais bestial. Malgré son état, je la vis qui essaya de se relever, le bras tendu vers mon téléphone. Au même instant, un énorme craquement osseux fit écho entre les conifères. Elle retomba dans son coussin de neige nimbé de sang, muette de douleur. La voix du psychiatre cria dans mon oreille :

—   Qu’est-ce qui se passe ?!

Les pleurnichements de Marianne déteignirent sur moi, car je murmurai, tremblotante :

—   E-elle a mal ! Elle veut se su-suicider et elle a mal !
—   Est-ce qu’elle a pris ses médicaments ? Demanda-t-il enfin après un silence.
—   Fuck ses médicaments ! S-ses deux jambes sont c-cassées et s-son bras disloqué !

J’en étais presqu’à crier dans le téléphone, hystérique, quand le psychiatre adoucit le ton :

—   Calmez-vous. Respirez par le nez. Restez avec Marianne, je pars à l’instant.

Démunie devant ce drame, rassurée par sa voix, je consentis à l’attendre auprès de Marianne. La ligne coupa. Je fouillai mes poches en quête de papiers mouchoirs pour éponger son visage ensanglanté. Elle lyrait4 constamment, m’envoyant des injures de temps à autre.

Soudain, au loin, j’entendis des hurlements bestiaux. La panique me saisit. Avions-nous des loups dans cette forêt ? Ou étaient-ce des coyotes ? Dans les deux cas, ce devait être l’odeur du sang qui les avait attirés ici. Mauvaise nouvelle peu importe. Leurs grognements se faisaient de plus en plus proches et je n’avais rien pour nous défendre. Mon esprit affolé me secoua dans tous les sens. Que faire ? Que faire ? Cette question tournoyait quand un hurlement retentit tout juste à côté de moi. Mes yeux confirmèrent ma crainte. Mon amie, la mâchoire tendue, la bouche ronde, imitait leur appel. Ceux-ci reprirent aussitôt leur chant. Une joie folle inonda ce visage tantôt meurtri par le mal de vivre. Son bras intact aida l’autre à se remboîter, comme si la douleur n’était plus un problème, puis un son affreux sorti de l’opération. Une vague nauséeuse me prit lorsque deux mains et un visage couvert de sang me saisirent pour me plaquer contre l’arbre où Marianne avait tenté de s’enlever la vie. Le coup fut répété quelques fois, jusqu’à ce qu’il ne restât que les ténèbres.

***

Lorsque je repris conscience, j’étais de retour au chalet, couchée sur le divan du salon. C’était la fin de l’après-midi, car la nuit avait déjà bordé le monde de son drap sombre. Je crus que j’allais avoir mal à la tête ; au lieu de ça, mon corps était engourdi en entier. J’arrivais à peine à me mouvoir et mes paupières luttaient pour rester ouvertes. Néanmoins, après maints efforts, je parvins à voir le psychiatre assis à table. Celui-ci se leva et vint à ma rencontre. Ses yeux scrutèrent les miens :

—   Où est Marianne ? Demandai-je.
—   Quand je suis arrivé, elle n’était pas là, dit-il sur un ton de réprimande.

Il y eut un bref silence. Il reprit :

—   Comment avez-vous pu être aussi aveugle ?
—   Qui peut annoncer un suicide ? Qu’est-ce qui comptait comme un signe ? Sa migraine ? Ses sens aiguisés ? Son subit appétit d’ogre ?

Son visage s’illumina :

—   Sa mâchoire était-elle plus costaude que d’habitude ? Demanda-t-il plein d’enthousiasme.

Après courte réflexion, j’acquiesçai. Il renchérit : Ses os plus apparents ? Caractère plus violent ? Ses bras et ses jambes plus longs ? Portait-elle des chaussures aujourd’hui ? Oui, oui, oui… non ? Il sortit son téléphone, un sourire triomphant aux lèvres. D’un seul mouvement, il se leva et porta l’appareil à son oreille :

—   Deb ? Mon expérience est concluante. Elle suit le processus normal. Quoi ? Ouais…

Il tourna son regard vers moi :

—   Elle est sonnée. D’ailleurs, merci de me le rappeler, elle est due pour une autre dose. (silence) Je vais y penser; on va voir comment ça se déroule.

Le psychiatre échangea son téléphone pour une seringue, puis s’approcha de moi. Je compris alors que mes engourdissements n’étaient pas dus à une quelconque commotion cérébrale. Ainsi donc, j’étais… droguée ? Droguée, vraiment ? Non ! Je me sentais si lourde ; chaque geste demandait une force herculéenne. Avant qu’il ne puisse trouver ma veine, je m’écroulai sur le sol et entrepris de ramper jusqu’à l’entrée. Qui était ce fou avec son aiguille ? Où donc était Marianne ? Gisait-elle toujours dans la forêt ? Mais les animaux !

Le dégénéré tenta de me remettre en place, quand tout à coup il cessa tout combat, l’oreille tendue. Ces hurlements bestiaux. Ils étaient tout près. Il alla ouvrir la porte. Un courant glacé traversa la pièce. En bordure de la forêt, des loups passaient doucement leur chemin. Parmi eux se trouvait une créature humanoïde rongée de spasmes. Ses talons s’étiraient démesurément haut, ses poignets étaient aplatis, de son dos rond perçait presque chaque vertèbre, puis sa mâchoire rejoignait son nez. Cette dernière déformation tendait tellement sa peau que ses lèvres ne recouvraient plus la totalité des dents. Lorsque je vis sa chevelure, mon cœur cessa de battre. Impossible.

Soudain, une corde se noua à mon cou. Je me retournai pour y découvrir une chaise en position parfaite pour une pendaison. Le psychopathe glissa le nœud. Je voulais me défendre, mais j’en étais incapable. Son sourire euphorique me désarma. Pour lui, rien n’était anormal ; tout semblait bien aller. Cette apparition à l’extérieur n’était pas une révélation, mais une confirmation. Aussi animée qu’un pantin, il me souleva de terre et me pendit. J’étouffai sous son regard satisfait, impuissante. Lorsque mes sens commencèrent à me quitter, il reprit son téléphone :

—   911 ? J’appelle pour un suicide…

Quand l’appel prit fin, il me chuchota :

—   On va voir si les résultats seront les mêmes avec toi.

_______________________________________
1. Lanières.
2. Autrement dit, s’assurer que la personne à surveiller ne commettra pas la même erreur de nouveau ; s’assurer qu’elle ne faussera pas compagnie.
3. Petit commerce avec quelques produits, comme par exemple du lait, de la bière, des cigarettes, quelques revues, etc. Les dépanneurs sont ouverts 7 jours/ 7, parfois 24h/24.
4. Pleurnicher, chigner.
« Modifié: 02 octobre 2016 à 13:10:02 par Mout »
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Le mout est multiple, le mout est omniscient : le mout est tout.

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #1 le: 05 septembre 2016 à 16:17:59 »
Salut Mout !

Tout d'abord, un relevé au fil de la lecture :

Citer
l’emmener une semaine de temps
Une semaine de temps ? Régionalisme ?

Citer
Nos périples nocturnes dans les pistes de ski
sur les pistes, non ?

Citer
De tout son internat —
Je pense que internement conviendrait mieux.

Citer
pas une seule fois j’étais allée lui rendre visite.
je n'étais allée

Citer
C’était la honte de n’avoir rien vu venir qui me retint.
qui m'avait retenue me semble plus juste, mais je ne suis pas certaine de moi. D'une manière générale, j'ai l'impression que c'est un peu embrouillé sur la concordance des temps, mais je laisserais quelqu'un de plus qualifié corriger parce que la conjugaison et moi...

Citer
C’était visiblement un personnel de l’hôpital.
Un membre du personnel

Citer
Ses antidépresseurs sont au peek de leurs effets
?
Peek en anglais est un coup d'oeil, je ne comprends pas.
Peut-être est-il question du pic, de l'apogée ? A éclaircir.

Citer
Ne l’échappez pas.
Comment peut-on échapper quelqu'un ? Ne la laissez pas s'échapper ?

Citer
alors que les sapins longeaient des deux côtés de la route.
Là c'est pareil, je pense deviner l'image que tu cherches à produire mais je la trouve maladroite.

Citer
laisser mes pensées vagabondées
Vagabonder

Citer
Oh combien mon corps se tendait à l’idée que mes lèvres embrassent les siennes! J’avais évidemment un peu honte d’avoir des fantasmes de la sorte aux côtés de sa patiente, ma meilleure amie, mais j’étais comme ça.
Alors ça, c'est très curieusement amené  :o
A aucun moment dans ce qui précède je n'ai eu l'impression que la narratrice portait ce genre d'intérêt au psychiatre, peut-être faudrait-il développer un peu son ressenti lors de leur rencontre pour le laisser entendre. Par ailleurs, je trouve assez délicate la phrase suivante dans sa construction. Marianne est d'abord située dans son statut de patiente puis en tant que meilleure amie. L'inverse me semblerait plus logique.

Citer
J’eus de la misère à dépaqueter la voiture,
Je ne crois pas qu'on puisse dépaqueter une voiture ^^
Vider la voiture de ses paquets, en revanche, on peut.

Citer
jusqu’au dépanneur,
Jusqu'à l'épicerie ?  ;)

Citer
Marianne me vit à peine tant elle vivait sa douleur.
Je changerais le "vit" pour "aperçut", histoire d'éviter la récurrence de son avec "vivait".

Citer
— Les pleurnichements de Marianne déteignirent sur moi,
Y a un tiret qui s'est perdu ;)

Citer
Elle lyrait constamment,
Je connais pas ce verbe  :-X

Citer
elle est due pour une autre dose.
je comprends pas cette phrase  :-X



Lu !
Bon, c'était bien glauque.
J'ai trouvé le début assez laborieux et la fin tant qu'assez rapide, à l'inverse. On ne voit pas le processus de mutation de Marianne, c'est dommage. On ne sait pas non plus pourquoi les mains du toubib tremblent à l'identique des siennes, dommage aussi. Bref, le concept est intéressant mais le traitement gagnerait à être revu. Et tu as le temps, ça tombe bien  ;)

Ce serait cool que tu le retravailles parce qu'il y a vraiment quelque chose de chouette qui se dessine  ;)

Merci pour cette lecture, au plaisir.
Baliverneuse hors pair.

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #2 le: 05 septembre 2016 à 20:23:09 »
Bonjour,
   Merci pour vos commentaires, j’apprécie beaucoup  :). Il est vrai que j’ai fait quelques erreurs de français (pardon) : internat → internement, dans les pistes (on le dit, mais c’est peut-être une erreur) → sur les pistes, j’étais allée → je n’étais allée, retint → avait retenu, personnel → membre du personnel, peek → pic, vagabondées → vagabonder, vit → aperçut.

Par contre, certaines « erreurs » n’en sont pas ; c’est comme ça qu’on le dit. Au parler, c’est correct. Puisqu’il s’agit ici d’un texte au « je », je trouvais certains choix de mots mieux appropriés que d’autres. Effectivement, « une semaine de temps » est un régionalisme.

 « Ne l’échappez pas », ça veut dire qu’il faut prendre soin de la personne et s’assurer qu’elle ne tentera pas de refaire la même erreur. Dans ce cas-ci, le psychiatre demande au personnage principal de bien surveiller Marianne pour qu’elle ne tente pas de se suicider à nouveau.
Même phénomène ici : dépaqueter une voiture. C’est ce qu’on dit, mais ça veut dire exactement ce que vous avez proposé : vider la voiture de ses paquets.

Un dépanneur n’est pas une épicerie  :). Une épicerie, c’est où on trouve différentes sections : boucherie, poissonnerie, fruits et légumes, produits surgelés, etc., tandis qu’un dépanneur est un petit commerce avec quelques produits, comme par exemple du lait, de la bière, des cigarettes, quelques revues, etc. Dans un dépanneur, on n’arrive pas à trouver tout ce qu’il faut pour remplir le garde-manger pour toute une semaine, mais dans une épicerie, si. Beaucoup de villages ont des dépanneurs sans avoir d’épiceries. C’est le cas du village où est situé le chalet de cette histoire.

Lyrer, ça veut dire pleurnicher, gémir.

« elle est due pour une autre dose » = il est temps qu’elle prenne une autre dose de ses médicaments.

Pour cet extrait : « alors que les sapins longeaient des deux côtés de la route », j’avoue que l’image est étrange. Que diriez-vous de ceci : « les sapins formaient un mur de chaque côté de la route » ?
Concernant le tremblement des mains du psychiatre, je sais pourquoi, mais c’est impertinent pour le lecteur. Je ferais mieux de l’enlever tout simplement.

La mutation de Marianne se fait, mais on ne s’y attarde pas trop, puisque le personnage principal n’est pas alerte à ses transformations. Par exemple, lorsqu’elle voit son amie blessée dans les bois, elle croit que la cassure donne l’impression que sa jambe est plus longue, mais elle l’est sans la cassure. Seulement, le personnage principal ne le comprend pas comme ça.

J’espère que mes explications vous ont aidé un peu, n’hésitez pas à répliquer !
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Re : [T10] Marianne
« Réponse #3 le: 05 septembre 2016 à 20:58:36 »
Salut Mout  ;)

Les régionalismes que j'ai relevés, je ne les ai pas considérés comme des erreurs, je les ai simplement relevés parce que pour moi, ils retirent un peu de fluidité au texte.

Les magasins dit "dépanneurs", par exemple, ça n'existe pas en France à ma connaissance. L'épicerie de quartier est ce qui va s'en rapprocher le plus, d'où ma suggestion de modification. Idem pour "ne l’échappez pas", "lyrer", "dépaqueter la voiture" ou "elle est due". Je peux me tromper, je suis pas linguiste, mais il me semble que c'est grammaticalement incorrect en français de France.
Encore une fois, si tu veux maintenir les régionalismes, ça ne me pose aucun problème personnel  :D mais c'est vrai que ça m'a fait buter sur certaines phrases donc la fluidité en souffre légèrement. Rien de dramatique non plus.  ;)
Et d'ailleurs, je me trompe peut-être, je prétends pas être la gardienne de la langue et de ses bonnes pratiques  :mrgreen:

Qui qu'il en soit :
Citer
Pour cet extrait : « alors que les sapins longeaient des deux côtés de la route », j’avoue que l’image est étrange. Que diriez-vous de ceci : « les sapins formaient un mur de chaque côté de la route » ?
Oui, ça me semble mieux  :)

Et quid du passage où la narratrice évoque le charme que le psychiatre exerce sur elle ?

Merci pour ta réponse et ta réactivité, au plaisir  ;)

ERRATUM :
On me dit dans l'oreillette qu'il existe des magasins dépanneurs en France, je retire donc ce point. Mes confuses. :mafio:
« Modifié: 05 septembre 2016 à 21:09:51 par ChoucrouteEstivale »
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Re : [T10] Marianne
« Réponse #4 le: 06 septembre 2016 à 16:37:54 »
Pour ce qui est du passage sur l'attirance du personnage principal envers le psychiatre, je l'ai enlevé. C'était inutile, en effet.  :)
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Re : [T10] Marianne
« Réponse #5 le: 08 septembre 2016 à 11:15:37 »
Bonjour Mout !

Citer
Je m’étais porté volontaire

portée à priori on a affaire à une narratrice

Citer
mon choque fut grand

choc

Citer
notre amitié redevienne fleurissante.

florissante

Citer
autour des ganses de ma sacoche

anses ? lanières ? ou alors régionalisme ?

Citer
Je m’affalai sur le banc, la nervosité de plus en plus insupportable. Jambes croisées, jambes décroisées, menton appuyé dans la paume de la main, dos droit accoté sur le dossier

 :coeur:

Citer
Ses vêtements d’hiver très amples laissèrent deviner qu’elle avait énormément maigri

laissaient - description

Citer
N’ayant aucun référant

référent

Citer
Ne l’échappez pas

J'avoue que, comme Choucroute, je trouve cette expression bizarre  :-[

Citer
il était temps de prendre sa médecine

C'est une vieille expression, ça  :mrgreen:

Citer
Qu’est-ce que j’avais pensé?

A quoi est-ce que j'avais pensé ?
+ espace à ajouter avant le point d'interrogation. D'ailleurs, il faut que tu ajoutes un espace partout devant tes ? et !

Citer
Sortez dehors

pléonasme  :mrgreen:

Citer
   Je sais, mais elle devient agressive quand je lui tends.

il manque le tiret de dialogue

Citer
et elle fondit en larme

larmes

Citer
et m’assoupie à mon tour.

m'assoupis

Citer
Peut-être n’était-elle qu’en balade jusqu’au dépanneur

Comme choucroute, le terme est dérangeant. Un dépanneur, c'est le type qui aide les voitures en panne sur la route.

Citer
Je courus comme jamais auparavant.

et pourtant, courir dans la neige, c'est vraiment pas facile !

Citer
   Elle s’était enfoncée jusqu’à très loin dans la forêt.

le "jusqu'à" est inutile

Citer
Elle lyrait

lyrer ?  :\?:

Citer
jusqu’à ce qu’il ne resta que les ténèbres

ne reste

Citer
Lorsque je vis sa chevelure, mon cœur cessa de battre. Marianne. Impossible.

Je pense que tu peux retirer le "Marianne" : on sait très bien qui c'est, l'implicite suffit.

Citer
Aussi animée qu'un pantin, il me souleva de terre et me pendit.

Sans plus de précisions ? Elle panique pas ? Elle a pas peur ? Mince alors ! Du sentiment, des cris, des larmes, des hurlements ! :aah:



Alors dans l'ensemble, je dois dire que j'ai vraiment aimé ! C'est super glauque et la manipulation / expérience du pseudo-psychiatre est bien orchestrée.
C'est bien écrit et on ressent l'atmosphère lourde tout du long. Brrr...
J'aime beaucoup le parallèle dépression / médicaments / mal-être / expérience morbide.

Bref, je suis conquise. Ne te reste plus qu'à aller corriger tes fautes  :mrgreen:

Merci pour ce texte !
Je crois qu’il y a dans le cœur des hommes une place créée pour l’émerveillement, une place endormie qui attend de s’épanouir. ~ Ambre, Les aventuriers de la mer, R. Hobb

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #6 le: 08 septembre 2016 à 11:40:12 »
Bonjour Mout,

Citer
De tout son internement — soit six mois — pas une seule fois je n'étais allée lui rendre visite.
Eviter les tirets qui alourdissent la lecture.
Lors de son internement de six mois, je n'étais allée lui rendre visite.


Citer
C’était la honte de n’avoir rien vu venir qui m'avait retenue. Dans les derniers temps, ma carrière faisait en sorte que j’annulais quasi-automatiquement chaque sortie avec elle. J’annulais encore et encore, puis elle avait fini par cesser de m’appeler. Une chance que le concierge avait un double des clefs… Officiellement, elle est morte. Heureusement, les miracles de la médecine firent leur œuvre avec justesse. En apprenant la nouvelle, mon choque fut grand.
Je n’ai pas tout suivi.
Le passage suit le fait que la narratrice de n’avoir jamais rendue visite à son amie. Donc je m’attends à avoir une explication à sa honte. Effectivement avant que son amie ne soit internée les liens ont été rompus suite au plan de carrière de la narratrice et à la lassitude de son amie.
Jusque-là cela tient.

Ensuite grâce aux clés du concierge, l’amie a été trouvée par la narratrice et conduite à l’hôpital. Pourquoi la narratrice c’est rendue chez son amie au bon moment ? Cela coince, je trouve.
Ensuite l’amie est officiellement morte. Qu’est-ce que cela veut dire ?
Par mort on entendant la physique ou la cérébrale, toute deux irréversibles et le contexte pose la mort cérébrale. Mais la mort officielle repose sur un changement d’identité. Du coup, je ne comprends pas la situation.

Puis elle est choqué d’apprendre la nouvelle. Doc en tout logique cette phrase devrait être la première du passage qui est l’explication du choc reçu. Car la narratrice n’a pas trouvé son amie.

Je parviens donc à remettre de l’ordre, mais le concept de mort officiel m’échappe. Mais vu le contexte établi et ce qui suit. L’amie a tenté de se suicider. Elle a été découverte et faite passer pour morte pour la protéger de celui ou celle qui l’a poussé au suicide. Mais dans ce cas, la narratrice ne devrait plus jamais avoir de contact avec son amie.


Citer
— Ne l’échappez pas. Je veux qu’elle vive.
Je ne comprends pas.

Citer
Les automobilistes se faisaient rares, ce qui me permit malgré moi de laisser mes pensées vagabonder.
La conductrice doit se focaliser sur la route enneigée. Je pense qu’il convient de supprimer la justification de l’inattention.

J’aime l’utilisation de régionalisme comme
Citer
Je m’étais porté volontaire pour l’emmener une semaine de temps au chalet de mes parents.
Citer
Lorsque je lui dis qu’il était temps de prendre sa médecine, elle grogna et se tourna rageusement vers la fenêtre.
Qui donne un cachet.


Le texte est agréable, toute fois la chute télégraphiée m’a laissé de marbre.
Ceci est causé par une impossibilité/illogisme dans le texte.

Citer
— Fuck ses médicaments! S-ses deux jambes sont c-cassées et s-son bras disloqué! J-j’appelle une ambulance.

   Son ton se durcit :

   — Ne bougez pas de là et n’appelez pas une ambulance. J’arrive tout de suite.
Compte tenu qu’elle va chercher son amie dans un hôpital et qu’elle se rendre dans un chalet.
Il est peu probable que la distance entre les deux permet au docteur de venir.
À moins qu’il ne s’y prépare préalablement.
Le fait que la narratrice acquiesce à cette incohérence, comme toute bonne naïve de film d’horreur laisse entrevoir la fin.

Ceci dit, j’ai apprécié le texte.

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #7 le: 09 septembre 2016 à 05:21:48 »
Bonjour,
   Je vais d’abord répondre aux commentaires de Kerena, puis à ceux de Kanimp.

Bonjour Kerena ,
Effectivement, mon texte a encore des fautes… Je m’étais porté → je m’étais portée, choque → choc, fleurissante → florissante, ganses → lanières (il me semble qu’on dit « ganse », mais j’ai un doute, alors va pour lanières  :) ), laissèrent → laissaient, référant → référent, larme → larmes, m’assoupie → m’assoupis, Elle s’était enfoncée jusqu’à très loin dans la forêt → Elle s’était enfoncée très loin dans la forêt.

Qu’est-ce que j’avais pensé ? → À quoi est-ce que j’avais pensé ?

« Sortez dehors » : est-ce grave s’il y a un pléonasme ? Il n’est pas rare que j’entends des gens en dire, par exemple monter en haut ou descendre en bas. Puisque celui-ci prend place dans une conversation, je ne pensais pas que c’était un problème.

« Je courus comme jamais auparavant » : je comprends l’ambiguïté ! Si ça sous-entend qu’elle courra très vite, je voulais dire qu’elle n’avait jamais autant couru que ça auparavant. En fait, je crois que je viens de me répondre. Que diriez-vous de « De toute mon existence, jamais je n’avais autant couru qu’à ce moment-ci. » ?

Pour ce qui est de cette erreur-ci : jusqu’à ce qu’il ne resta que les ténèbres, j’en conviens, « resta » est mal accordé, mais je me demande si « reste » est mieux que « restât ». J’aimerais votre avis, s’il vous plaît  :) .

Le tiret manquant ainsi que les espaces après les points d’interrogation et d’exclamation, j’arrangerai ça.

Pour le « Marianne » qui s’avère inutile vu l’indice de sa chevelure, je vous fais confiance. Je trouve que ce passage est meilleur sans, effectivement.

Le manque de détails sur les émotions de la narratrice alors qu’elle se fait pendre est peut-être à retravailler, mais je dois avouer que je craignais que ça n’alourdisse le texte. Je mettais déjà l’emphase sur son état dû à la drogue/médicament, ce qui restreint et de beaucoup sa capacité à réagir vite, mais peut-être devrais-je accentuer qu’elle est encore sous le choc d’avoir vu Marianne sous cette forme et qu’après tout lui semble surréaliste. Je vais voir comment je peux amener ça.

« Lyrer », « dépanneur » et « Ne l’échappez pas », je vais vous revenir là-dessus dans quelques jours. Si vous voulez les nuances, j’ai expliqué ces termes dans ma première réponse à Choucroute estivale  :) .

Merci pour vos commentaires ! Ça me fait plaisir de savoir que vous avez aimé mon histoire ^^. Au plaisir de lire votre réplique !


Bonjour Kanimp,
   Les tirets seront retirés, ce n’est pas un problème. « De tout son internement — soit six mois — pas une seule fois je n’étais allée lui rendre visite » → « De tout son internement, soit six mois, pas une seule fois je n’étais allée lui rendre visite. »

L’ambiguïté avec le concierge : Effectivement, les liens ont été rompus entre la narratrice et Marianne avant la tentative de suicide de cette dernière, mais votre interprétation qui suit est incorrect. Quand il est écrit « Une chance que le concierge avait un double des clefs… Officiellement, elle est morte. », il faut comprendre que le concierge, parce qu’il avait le double des clefs de l’appartement de Marianne, il a pu entrer et il a découvert le corps de Marianne : elle s’était suicidée. Par « morte officiellement », je peux comprendre le changement d’identité de vivant à non-vivant, mais lorsque la mort est récente, à ma connaissance (en toute modestie), il est possible de ramener quelqu’un à la vie, que ce soit par réanimation cardiaque ou autres procédés (ce domaine n’est malheureusement pas le mien, donc je n’en sais que très peu). Ce fut le cas pour Marianne ; même si elle n’était plus vivante, elle a été ramenée à la vie. Vous pouvez maintenant saisir pourquoi ce fut un choc pour la narratrice lorsqu’elle apprit la nouvelle que sa meilleure amie avait presque réussi à se suicider. C’était d’abord une « réussite », mais les secours l’ont sauvée alors… D’un côté, j’aimerais rajouter quelque chose pour éviter toute ambiguïté, mais d’un autre côté, j’ai peur de trop en mettre. Voyez plutôt : « Une chance que le concierge avait un double des clefs… Sans lui, Marianne ne serait plus. » Là encore, on pourrait y voir la même incohérence que vous y avez vu. Je cherche d’autres formulations, mais je ne veux pas m’étendre sur cet évènement. Peut-être avez-vous une proposition à me faire ?

« Ne l’échappez pas », comme pour Kerena et Choucroute estivale, je vous reviens là-dessus dans quelques jours.

En ce qui concerne la concentration de la narratrice dans la voiture, je ne pense pas qu’il convienne de supprimer la justification de l’inattention. Déjà, en précisant la faible circulation automobile sur la route, on entre, je crois, dans un décor plus campagnard, ce qui prépare doucement à l’ambiance isolée de la campagne et du chalet. Ensuite, autant il faut se concentrer sur la route lorsqu’il pleut, autant il faut aussi le faire lorsqu’il neige. La présence d’automobilistes maintient une concentration plus accrue que lorsqu’on est seul où on n’a qu’à être attentif à la route comme terrain. Oui, on est plus alerte lorsqu’il neige ou qu’il pleut, mais on peut aussi penser à tout et à rien comme on peut entretenir une conversation avec son passager. Ici, je précise que la narratrice ne fait pas en premier lieu cet effort de converser avec sa passagère, c’est tout.

Finalement, l’acquiescement de la narratrice suite à l’ordre du psychiatre de ne pas appeler une ambulance rappelle malheureusement un stéréotype de film d’horreur, vous avez raison. En contrepartie, le psychiatre doit arriver au chalet pour mon histoire. Après y avoir réfléchi, je me demandais si enlever la mention d’une ambulance ne serait pas suffisant. Grosso modo, ça ressemblerait à ceci :

« — Fuck ses médicaments ! S-ses deux jambes sont c-cassées et s-son bras disloqué!

J’en étais presqu’à crier dans le téléphone, hystérique, quand le psychiatre adoucit le ton :

—   Calmez-vous. Respirez par le nez. Restez avec Marianne, je pars à l’instant.

Démunie devant ce drame, je consentis à l’attendre auprès de la blessée. »

Voilà ! J’attends vos commentaires ! Merci d’avoir pointé certaines incohérences ou invraisemblances, j’apprécie  :) .
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Re : Re : [T10] Marianne
« Réponse #8 le: 09 septembre 2016 à 09:07:38 »
L’ambiguïté avec le concierge : Effectivement, les liens ont été rompus entre la narratrice et Marianne avant la tentative de suicide de cette dernière, mais votre interprétation qui suit est incorrect. Quand il est écrit « Une chance que le concierge avait un double des clefs… Officiellement, elle est morte. », il faut comprendre que le concierge, parce qu’il avait le double des clefs de l’appartement de Marianne, il a pu entrer et il a découvert le corps de Marianne : elle s’était suicidée. Par « morte officiellement », je peux comprendre le changement d’identité de vivant à non-vivant, mais lorsque la mort est récente, à ma connaissance (en toute modestie), il est possible de ramener quelqu’un à la vie, que ce soit par réanimation cardiaque ou autres procédés (ce domaine n’est malheureusement pas le mien, donc je n’en sais que très peu). Ce fut le cas pour Marianne ; même si elle n’était plus vivante, elle a été ramenée à la vie. Vous pouvez maintenant saisir pourquoi ce fut un choc pour la narratrice lorsqu’elle apprit la nouvelle que sa meilleure amie avait presque réussi à se suicider. C’était d’abord une « réussite », mais les secours l’ont sauvée alors… D’un côté, j’aimerais rajouter quelque chose pour éviter toute ambiguïté, mais d’un autre côté, j’ai peur de trop en mettre. Voyez plutôt : « Une chance que le concierge avait un double des clefs… Sans lui, Marianne ne serait plus. » Là encore, on pourrait y voir la même incohérence que vous y avez vu. Je cherche d’autres formulations, mais je ne veux pas m’étendre sur cet évènement. Peut-être avez-vous une proposition à me faire ?
Comme auteur, si je fais des écarts avec la réalité, j’essaye d’avoir quelque chose de cohérent.
Avec les explications, je trouve que ce passage tient encore moins la route.

Car Marianne ne peux pas être déclarée « officiellement morte » suite à un suicide réussi et revenir à la vie par réanimation après. La déclaration sera toujours faite après que avoir acquis la certitude que l’individu ne pourra pas être réanimé.
Je laisse de côté les déclarations de mort officielle, suite à des erreurs de diagnostique ou administrative.

Le contexte de Marianne est donc le suivant :
Elle est revenue d’entre les morts après une tentative de suicide qui a échoué.

Elle est passée à l’acte chez elle, et l’élément qui a empêché son suicide est le concierge.
C’est obligatoirement lui qui a réanimé Marianne. Parce que je suis européen et je sais que c’est impossible (dans une situation commune). Par contre le fait que l’histoire se déroule aux USA ou au Canada peut le rendre le scénario possible. Car les services d’urgence fonctionnent différemment. Mais dans ce cas, la géolocalisation du texte est bien trop tardive et se fait lors d’un dialogue « — 911? J’appelle pour un suicide…»

Donc pour moi la narratrice a été choquée d’apprendre que son amie est revenue d’entre les morts. Suite à une tentative de suicide qui a échoué grâce au concierge qui possédait un double des clés.
On laisse le soin au lecteur d’imaginer comme cela a été possible.


Finalement, l’acquiescement de la narratrice suite à l’ordre du psychiatre de ne pas appeler une ambulance rappelle malheureusement un stéréotype de film d’horreur, vous avez raison. En contrepartie, le psychiatre doit arriver au chalet pour mon histoire. Après y avoir réfléchi, je me demandais si enlever la mention d’une ambulance ne serait pas suffisant. Grosso modo, ça ressemblerait à ceci :

« — Fuck ses médicaments ! S-ses deux jambes sont c-cassées et s-son bras disloqué!

J’en étais presqu’à crier dans le téléphone, hystérique, quand le psychiatre adoucit le ton :

—   Calmez-vous. Respirez par le nez. Restez avec Marianne, je pars à l’instant.

Démunie devant ce drame, je consentis à l’attendre auprès de la blessée. »
 
Cela me parait mieux.
Mais que penses-tu de « Démunie devant ce drame, rassurée par la douce voix du psychiatre, je consentis à l’attendre auprès de la blessée. »
Ou quelque chose d’approchant.
De mon point de vue, il faut un vrai incitateur pour qu’elle agisse ainsi.

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #9 le: 10 septembre 2016 à 02:22:15 »
J'ai trouvé le texte sympa, certaines scènes m'ont bizarrement fait penser à un film que j'ai vu récemment (The Strangers).
Si je devais me plaindre de quelque chose ce serait le pacing, tout se passe un peu trop vite. Sinon la narratrice n'est pas très futée quand même, elle était trop passive dans toute cette histoire, ce qui est fort dommage.
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Re : [T10] Marianne
« Réponse #10 le: 12 septembre 2016 à 22:11:05 »
Salut Mout !
Voici le chipoteur de service :D.
Je dis ça, parce que dès la première phrase :
Citer
Ma meilleure amie sortait enfin de l’hôpital.
je trouve que cet imparfait est bizarre et pas très dynamique.

et ensuite :
Citer
Son état et sa médication étaient assez stables
"médication" stable ? La médication, c'est le traitement, non ?

Citer
la laisser sans surveillance; ça allait de soi.
manque l'espace avant le point virgule (et encore ensuite dans le texte avant les ; et les ? et les !)

J'arrête là mon relevé, je vois que les camarades ont déjà relevé des éléments et que tu as répondu.. sans corriger le texte. En haut à droite de ton texte, tu as un bouton "modifier" qui te permet de faire toutes les corrections que tu souhaites réaliser.

Eh bien, que d'énergie ! Je pense que le texte mériterait une relecture à tête reposée, les corrections déjà signalées ainsi qu'un peaufinage.

Bonne continuation :)

Rémi

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #11 le: 13 septembre 2016 à 15:45:37 »
Bonjour!

   Pour Kanimp : Concernant cet extrait : « Officiellement, elle est morte », non, effectivement, elle ne peut être déclarée morte par un médecin légiste pour ensuite être réanimée, car une fois que c’est fait, on arrête toute tentative de réanimation. J’avais mal compris, mes excuses. Toutefois, je n’embarque pas trop dans les détails de ce qu’a fait le concierge entre son appel et l’arrivée des secours, mais on peut se douter qu’il lui a fait un massage cardiaque ou quelque chose du genre. J’ai donc remplacé cette phrase par « Lorsqu’il découvrit son corps, elle était fraîchement morte ».

   Pour WEG : Si certaines scènes ressemblent au film The Strangers, c’est purement accidentel ^^ ; je ne l’ai pas vu. Pour ce qui est du personnage principal pas très futé, je ne peux malheureusement pas lui faire comprendre une situation impossible, celle d’un humain qui se transforme en une créature. Elle ne comprend pas pourquoi son amie réagit comme elle le fait, elle est dépassée par les évènements et c’est ainsi. Pratiquement personne n’est bien préparé pour gérer quelqu’un qui a tenté de se suicider et encore moins pour y déceler des anomalies. Lorsqu’elle comprend ce qui se passe, il est trop tard. Ça me fait plaisir d’entendre que malgré tout, vous ayez trouvé le texte sympa  :).
   
        Pour RémiDeLille : « Ma meilleure amie sortait enfin de l’hôpital » : L’imparfait de la première phrase me semblait être la meilleure solution, en fait. Le passé simple est employé pour une action à un moment précis dans le passé, alors que Marianne ne sort pas exactement à ce moment-là dans l’histoire, mais un peu plus loin. Est-ce que ceci vous semblerait mieux : « Ma meilleure amie pouvait enfin sortir de l’hôpital » ?
En psychiatrie, lorsqu’on croit qu’une personne est dangereuse pour elle-même ou pour les autres, dans ce cas-ci on croit qu’elle veut se suicider, on la garde à l’hôpital. Le temps de trouver la bonne dose de médicaments à donner au patient, ça peut être long, car c’est du cas par cas. Cette période d’adaptation fait en sorte que la situation du patient est instable. Une fois la bonne dose à prendre quotidiennement est trouvée, on dit que sa médication est stable. Autrement dit, effectivement, son traitement est stable. Est-ce une expression?

Voilà! Les modifications ont été apportées!
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Re : [T10] Marianne
« Réponse #12 le: 13 septembre 2016 à 16:21:53 »
Salut Mout'
Merci pour les explications qui font sens (pour l'imparfait et pour la médication stable).

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #13 le: 14 septembre 2016 à 15:14:27 »
Bonjour cher Mout !

alors voilà, je me suis lancé dans la lecture de ton récit, et j'ai tiqué un peu partout.  :D
Je ne reviendrai pas sur l'histoire elle-même, qui est efficace, sur le rythme, qui se tient, sur l'orthographe qui a été corrigée par mes prédécesseurs... Mes remarques touchent peut-être plus au style, quoi que certaines soulignent plutôt des maladresses, tu en jugeras.
Je n'ai pas eu le temps d'explorer tout ton texte, mais je te livre mes premières remarques. Si tu les juges opportunes je t'en ferai d'autres, sinon ce n'est pas grave mais je n'irai peut-être pas plus loin dans ma correction.
Considère donc tout ce qui suit comme des conseils bienveillants !  :)


Citer
une semaine de temps
Ça, en plus d'être un régionalisme, c'est surtout une expression de l'oral qui n'est pas très jolie à l'écrit.
Citer
découvrit son corps, elle était fraîchement morte
Je suis vraiment pas convaincu : tu parles de corps, tu dis "fraîchement" qui est maladroit, tu dis "morte"... vu les circonstances on ne l'exprimerait pas comme ça ; je pense qu'on dirait plutôt un truc du genre "quand il la découvrit, elle était quasiment morte".
Citer
Assise sur le banc des fumeurs, j’attendis qu’elle sorte par la grande porte. Mes doigts s’entortillèrent inlassablement autour des ganses1 de ma sacoche et ma lèvre inférieure s’enfla tant je la mordillai
Tout ce passage serait mieux à l'imparfait, parce qu'il y a une durée, celle de l'attente, (pour déboucher ensuite sur le passé simple de la fin de cette attente).
Citer
Sa longue chevelure s’était envolée pour ne laisser qu’une coupe
"une coupe", c'est pas possible tout seul... "une coupe de cheveux" peut-être, ou "coiffure courte"...
Citer
N’ayant aucun référent
Tu voulais dire "N"ayant aucune référence" ? sinon c'est un individu, ou bien c'est trop technique comme terme.
Citer
N’ébruitez pas cette pratique. En plus d’être contre le code d’éthique
Là je n'ai pas compris de quoi tu parles : du fait qu'il lui donne son numéro de téléphone ? Je ne trouvais pas ça choquant ou anormal..
Citer
Je veux qu’elle vive.
Ça c'est une phrase un peu caricaturale je trouve ; sans vouloir t'offenser, il n'y a que dans les pastiches des soaps que l'on dirait ça.
Citer
Il était si intense que
On ne peut pas dire de quelqu'un qu'il est intense, il faut que tu essaies de le définir autrement.

Voilà petit Mout, fais-en ce que tu voudras, et bonne chance !
...en moi, comme l'écho de la mécanique des pales, un battement sourd...

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Re : [T10] Marianne
« Réponse #14 le: 15 septembre 2016 à 17:38:27 »
Bonjour Gage,
      D’abord, pour ce qui se dit à l’oral, mais pas à l’écrit, j’ai déjà expliqué à Choucroute estivale pourquoi je me permettais de l’écrire tout de même ; le texte étant au « je », j’ai choisi d’y mettre des mots qu’on retrouve plus dans le commun parler. C’est un choix de style auquel on peut ne pas être d’accord, mais c’est celui que j’ai fait. Concrètement, parmi vos remarques, ce choix n’affecte que « semaine de temps » et « il était si intense ».

Ensuite, « elle était fraîchement morte », la phrase est à retravailler, mais je le remplacerais par « Lorsqu’il découvrit son corps, elle venait tout juste de mourir ». Je trouve « quasiment morte » étrange, mais ce n’est qu’une question de goût ; il ne faut pas s’en offenser ^^ .

« Assise sur le banc… », je garderais ce passage au passé simple. On vient de passer un moment à l’imparfait pour mettre en contexte et cette suite au passé simple permet de mettre la scène en place.

« Sa longue chevelure s’était envolée pour ne laisser qu’une coupe [de cheveux] ». Vu que dans la même phrase on fait déjà mention de ses cheveux par le terme « chevelure », je ne trouve pas pertinent de rajouter « de cheveux » à « coupe ». Le contexte est suffisant pour qu’on comprenne qu’il s’agit encore de ses cheveux.

N’ayant aucun référent → N’ayant aucune référence, en effet :) .

« N’ébruitez pas cette pratique ». Un professionnel de la santé ne donne jamais son numéro de téléphone personnel à ses patients ou à leurs proches. On le rejoint à son bureau, mais jamais sur son téléphone personnel. C’est confidentiel.

« Je veux qu’elle vive », ça sonne moche et cliché, mais on comprend à la fin que ce n’était pas pour les raisons qu’on pouvait croire.

Voilà ! Merci encore de vos commentaires !
« Modifié: 15 septembre 2016 à 21:59:09 par Mout »
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