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26 avril 2019 à 08:15:28

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Auteur Sujet: [T14] L'homme qui venait de l'Est  (Lu 861 fois)

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[T14] L'homme qui venait de l'Est
« le: 05 septembre 2016 à 10:22:50 »

L'homme qui venait de l'Est


« Je ne comprends pas. Tout a toujours bien fonctionné jusqu’à maintenant ! Mon matériel est récent et très performant. »

Pour la quatrième fois consécutive, je recevais dans la bouche la sonde ultra précise qui était censée prendre une radiographie en trois dimensions de ma dent. De là, le moniteur devait calculer la forme exacte de la prothèse qui allait s’ajuster sur ce qu’il me restait de vivant et de saillant, autant dire, pas grand-chose.
Je commençais à ressentir une crispation dans la mâchoire, à force de conserver cette position si peu naturelle. Mais je restais calme, tant ma confiance dans ce nouveau dentiste dépassait de loin mon appréhension habituelle des soins dentaires.

Francis Borne : homme de type européen, pas tout à fait quadragénaire. Voix douce tranchant avec une personnalité affirmée. A suivi des études classiques de dentiste, additionnées de formations parallèles en médecines alternatives. Signe distinctif : a placé en face du siège du patient une énorme spirale – que j’ai prise pour un engin à hypnotiser ! Autre signe distinctif : donne à son patient une pierre précieuse dans les mains pendant la séance - histoire de calmer la bête…

Tandis que Francis Borne s’évertuait à comprendre le dysfonctionnement de son matériel haute technologie, mon regard s’attarda machinalement sur l’écran du moniteur où ma dent récalcitrante posait toujours fièrement. Surprise ! Je ne reconnus pas ma dent. Je m’empressai de frotter mes yeux très fort, dans un réflexe enfantin. Tout en pensant que je délirais, je fixai de nouveau l’écran. Résultat : exactement la même chose que la minute précédente. Mince alors !

Il y avait quelqu’un sur ma dent. Un visage d’homme, vieux, avec une bouche mangée par d’épaisses moustaches courbes. Ses yeux étaient fermés, il était…mort ! Je voyais ni plus ni moins que le visage d’un mort posé sur ma dent. Incroyable ! Mais… Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? J’avais sauté à pieds joints dans la parodie, au cas où cela l’aurait fait fuir. Pas du tout ! Il était toujours posé là, les yeux fermés, accroché à ma dent comme une moule à son rocher. Je tentai alors le tout pour le tout : le bon vieux truc de la télépathie. Me souvenant vaguement de séances de spiritisme du temps de mon adolescence, j’essayai d’entrer en contact avec l’esprit, sans en mener très large. Je décidai d’éluder la première question rituelle « Esprit es-tu là ? », parce qu’il s’était déjà invité tout seul, le bougre !

A peine avais-je terminé de formuler mon intention de contact qu’un sentiment de colère me saisit. C’était lui. Il n’était pas content du tout. Il ne voulait pas qu’on l’oublie. Il avait le caractère fort d’un homme qui venait de l’Est. Mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire au dentiste ?

Scénario 1 : je ne lui dis rien, et, je le laisse tenter de réaliser une nouvelle série d’essais en croisant les doigts que la chose soit partie.
Scénario 2 : je lui annonce de but en blanc que nous ne sommes pas deux mais trois dans la pièce ! En risquant bien évidemment qu’il me demande poliment de quitter son cabinet sans plus jamais y revenir. Aventureuse, je choisis le scénario 2.

« - Excusez-moi ! Il faut que je vous dise quelque chose.
- Oui ?
- En fait, c’est logique si le matériel ne fonctionne pas. Ma dent ne peut pas être recouverte tout de suite. Il y a quelqu’un dessus.
- C’est-à-dire ?
- C’est-à-dire que je vois clairement le visage d’un mort dessus. Il vient d’un pays de l’Est. Il est du 19ème siècle. Il est vieux avec des grandes moustaches et il est en colère.
- Vraiment ?
- Oui. Parce qu’il ne veut pas qu’on l’oublie, surtout pas.
- Vous le connaissez ?
- Absolument pas. Je n’ai aucune ascendance slave. Je ne vois pas du tout de qui il s’agit ni pourquoi il s’impose dans ma bouche.
- La prochaine fois, essayez de venir seule ! Bon, écoutez, de toute évidence vous avez une mémoire à nettoyer sur cette dent. Nous allons arrêter la séance pour aujourd’hui. Cela ne sert à rien de poursuivre tant qu’il est là. Tenez, je vous donne ce numéro. Appelez de ma part.
- Qui est-ce ?
- Quelqu’un qui pourra sans doute vous aider.
- Bon, merci Docteur.
- Au fait, vous ne m’aviez pas tout dit vous concernant !
- Vous non plus, visiblement ! »

C’est ainsi que je quittai Francis Borne, mi amusée, mi déconcertée. Quelle était cette nouvelle résurgence qui se manifestait dans ma vie ? Je me sentais devenir étrange, ou plutôt étrangère à celle que j’avais toujours été jusqu’à maintenant. Mais après tout, étais-je bien certaine de m’être toujours si bien connue ? Je commençais à comprendre qu’il n’en était peut-être rien.

Un mois et demi passa sans que je ne décroche mon téléphone. L’opportunité se présenta à moi, alors que la maison avait été désertée pendant les vacances de fin d’année. Dans un silence salutaire, je pensais de nouveau à cette incroyable histoire. Il fallait soudainement que j’en sache plus. Après une deuxième fouille minutieuse de mon sac à mains, dont j’avais pourtant réduit la taille pour m’éviter le syndrome du sac dans lequel on ne trouve jamais rien, je brandissais victorieusement devant moi le fameux papier bleu que Francis Borne m’avait donné. Je m’apprêtais à laisser un message lorsqu’une voix grave se fit entendre.

« - Bonjour…
- Bonjour, Madame. Euh…vous êtes Marie-Louise ?
- Oui.
- Je vous contacte de la part de Francis Borne.
- Oui, pourquoi ?
- Et bien, c’est-à-dire que…il s’est passé quelque chose d’étrange lors de ma dernière séance avec lui. Il n’a pas pu soigner ma dent et m’a donné votre numéro en me conseillant de vous appeler pour que vous puissiez m’aider. C’est ce que je fais !
- Est-ce que vous savez qui je suis ?
- Non, pas du tout.
- Je suis médium et je propose aux gens de les éclairer sur leur mission.
- Ah bon ? Et bien, pour moi, il s’agit juste de m’aider à savoir qui était le mort dont j’ai vu le visage chez le Docteur Borne, vous savez. Le reste…
- …Venez me voir demain à 13h.
- Demain à 13h ? Et bien, euh…oui, enfin…je vais m’arranger. D’accord. Vous êtes où exactement ?
- Je vous envoie mes coordonnées par SMS. A demain ! »

Avant même que je n’ai eu le temps de dire quoi que ce soit d’autre, la voix de Marie-Louise s’était évanouie.

Le lendemain à 13h, j’étais donc au rendez-vous devant la porte de Marie-Louise, non sans m’être trompée de rue, grâce à mon sens inné du décryptage des instructions de mon téléphone intelligent. Quand la porte s’ouvrit, je découvris un intérieur confiné, quasiment plongé dans le noir, parsemé de symboles religieux. Tout ce que je détestais ! J’eus tout de suite envie de repartir mais, trop tard, la porte se referma derrière moi.

1h30 plus tard, je ressortais de cet étrange rendez-vous avec des indications sur ce qui pouvait être ma mission dans la vie et un nom. Celui que j’étais venu chercher. Je repris le métro et tapai sur mon écran tactile le nom de cet homme, dont j’ignorais tout. Stupeur et tremblements ! Quand je vis apparaître son portrait sur mon téléphone, je fus saisie de frissons et ne pus m’arrêter de répéter tout haut : « Punaise, mais c’est lui ! C’est lui, que j’ai vu sur ma dent ! »

J’arrivai chez moi dans un état second. J’étais comme une lionne en cage. Je tournais, tournais, avec une envie immense qui démangeait mes membres de m’élancer vers ce passé qui m’appelait. Alors, n’y tenant plus, je bondis sur ma proie technologique, mes yeux courant à travers les hordes de signes qui s’offraient à moi sans aucune résistance.

Mon principal trophée consistait à avoir découvert que l’homme qui venait de l’Est  avait vécu et était enterré dans un petit village de Seine et Marne, voisin de quelques kilomètres du lieu où je m’étais rendue maintes fois en visite familiale pendant plus de dix ans. Ainsi donc, nous étions en, quelque sorte, déjà, de vielles connaissances, puisque j’étais venue roder sur son territoire sans le savoir…

Hormis notre proximité géographique,  je peinais à établir d’autres liens avec ce personnage public controversé, à cheval entre deux siècles, au passé trouble et aux réalisations décriées. J’avais débroussaillé autant que possible mon arbre généalogique sans y débusquer la moindre empreinte d’ancêtre russe ou arménien, qui m’aurait reliée culturellement à cet homme. J’avais ingurgité un nombre impressionnant de faits et commentaires en très peu de temps et il me fallait maintenant les digérer, au repos.

Je m’allongeai un instant pour toiletter mon esprit. Je repliai mes jambes et adossai ma tête confortablement sur le rebord du canapé. Ainsi posée, je fermai les yeux et laissais mon esprit divaguer. Soudain, alors que j’avais baissé ma garde, une information précise me sauta au visage : je devais contacter l’association qui transmettait les enseignements de cet homme, que cela me plaise ou non ! Je m’exécutai et téléphonai dès le lendemain matin.

« - Bonjour, je suis bien avec Aurélie, de l’association Les mouvements de G ?
- Oui, bonjour.
- Voilà, je vous appelle parce que je me suis retrouvée en contact avec Monsieur G. et…
- Ah oui, comment avez-vous fait ?
- Et bien…C’est plus exactement lui qui est venu à moi. (Et de lui raconter ce qui s’était passé dans le cabinet de Francis Borne).
Elle rit et s’exclama : « Ce n’est pas la première fois que j’entends une histoire comme celle-là. Quand le Maître souhaite appeler quelqu’un à lui, il emploie n’importe quel moyen ! »
- Ah bon ?
- Oui. Il est très puissant. Si vous le souhaitez, je vais vous adresser notre programme de stages et formations en mouvements chorégraphiques.
- Très bien, merci.
- Comme ça vous verrez quand vous pourrez venir vous immerger dans son enseignement.
- D’accord. »

Nous nous quittâmes en sentant que nous avions désormais un point commun sans pour autant nous connaître. Malgré une certaine perplexité si ce n’est une perplexité certaine, je m’inscrivis à un stage de danse qui aurait lieu à Paris quelques mois plus tard.

La veille du premier jour de stage, j’étais en prise avec une gastroentérite que mes enfants m’avaient aimablement et efficacement transmise. Impossible d’envisager le moindre déplacement le lendemain. Presque soulagée d’avoir à me soustraire à l’apprentissage qui m’attendait, j’adressai un message à la chorégraphe quant à mon absence pour maladie. Je jubilais presque intérieurement après avoir fourni mon mot d’excuses quand je reçus un message m’indiquant que j’étais la bienvenue le dimanche. Raté. Madame S., au tableau et on s’applique s’il vous plaît !

Je me présentai donc le dimanche au studio et éprouvais tout de suite la sensation de pénétrer dans une ambiance secrète. Les gens étaient galvanisés par leur première journée de mouvements chorégraphiques et bien qu’accueillie sympathiquement, je me sentais comme un chien dans un jeu de quilles. A peine les premiers pas de danse furent-ils esquissés que je transformais mon ressenti en éléphant dans un magasin de porcelaines ! Durant toute cette matinée qui dura pour moi une éternité, je me demandais intérieurement ce que je faisais là. Je me fustigeais d’avoir suivi une pseudo intuition…

«S., tu es en retard. Non, ce n’est pas de ce côté là qu’il faut tourner. Fais attention d’être en rythme. Essaye d’être dans le groupe. Recommence s’il te plaît… » Je détestais ce genre de pratique, basée sur la technique et le raisonnement. Les mouvements à enchaîner étaient tellement compliqués pour moi qu’il m’était impossible de les reproduire par mimétisme. La gauche et la droite n’étaient plus des repères fiables et je mélangeais tout. Bref, une catastrophe avec un C majuscule !

La pause déjeuner me délivra de cet enfer.  Afin de sauver les apparences dont personne n’était dupe, j’essayais de m’intéresser aux autres. Je les questionnais sur leurs pratiques et leurs motivations. Au fur et à mesure de leurs réponses, je sentais une distance irrémédiable s’installer entre le Maître et moi, en inversement proportionnel à leur proximité joyeuse avec lui.

Je décidai de changer d’air et alla m’asseoir à côté de l’assistant de la chorégraphe. Il était d’une taille imposante et portait les cheveux longs en queue de cheval. Il m’impressionnait et m’intriguait. Tandis qu’il me parlait de son propre chemin dans cet enseignement, je me mis à rêver les yeux ouverts ! Sans savoir comment, je voyais, en superposition de la table, des murs, des chaises qui étaient bien réels devant moi, une autre image. Comme un hologramme. Une jeune femme se tenait debout, habillée dans une robe du début du XXème siècle, coiffée d’un chignon. Elle était précisément à côté d’une cheminée et elle pleurait.

Immédiatement je demandai à l’homme à la queue de cheval s’il possédait une information sur les liens que Monsieur G. entretenait avec les femmes. Bien entendu l’homme à la queue de cheval me répondit que le Maître avait été extraordinaire pour tous, très bienveillant et qu’à sa connaissance, rien d’anormal ne s’était passé durant ses années d’enseignement. Je terminais le stage dans un état d’esprit rebelle et décidai à la fin de ne plus danser. Je me sentais emprisonnée dans ces mouvements répétitifs et stricts qui me coupaient de mon propre rythme, plus brouillon et rieur !

Quelques heures plus tard, assise tranquillement dans la cuisine en train de siroter un thé, je repensais à cette expérience de double vision. Qui pouvait bien être cette femme qui pleurait ? Et où la scène se passait-elle ? Je ris et dodelinai de la tête. J’étais en train de sérieusement envisager que ce qui relevait probablement d’une imagination trop fertile puisse réellement avoir existé. « Ma pauvre fille, ressaisis-toi !»
Dans ces cas-là, rien ne valait mieux qu’une démarche scientifique. Avec la complicité de notre Big Brother mondial qui savait tout sur tous, je remontai rapidement la piste de Monsieur G. et des femmes. En plein dans le mille, Emile ! Je tombai sur un extrait de biographie du Maître, qui relatait le séjour à l’Institut d’une femme très célèbre à l’époque, dans les années 1920.  D’un coup, le battement de mon cœur s’accéléra à la lecture de ce qui suit.

Il était écrit que cette fameuse célébrité, gravement malade, ne pouvait participer aux enseignements chorégraphiques et que, souhaitant ardemment être enseignée malgré son état, elle assistait chaque soir dans la grande salle aux leçons du Maître en se tenant…près de la cheminée ! Et que…le Maître fut accusé d’avoir précipité la mort de cette élève particulière, qui s’était éteinte au sein de l’Institut le 9 janvier 1923.

J’avalais de travers ma gorgée de thé et fus prise d’une quinte de toux qui me secoua quelques minutes. De retour au calme après la tempête, je saisis non pas mon imperméable d’inspecteur mais plutôt mon téléphone. L’affaire se compliquait et il me fallait des renforts.

« - Emmanuel ? Salut, c’est moi. Ca va, je ne te dérange pas ?
- Salut ! Non, j’ai un petit moment. Alors comment ça va, qu’est-ce que tu racontes ?
- Et bien, justement, j’ai des choses hallucinantes à te raconter. C’est pour ça que je t’appelle. »

La suite de la conversation fut parsemée de « non, c’est pas vrai ? » et de « tu te rends compte, quand même ? » et encore de « c’est dingue, non ? ». Au bout du compte, Emmanuel et moi décidâmes qu’il fallait agir.

Un dimanche matin, je bravai les affres du périphérique parisien pour venir chercher Emmanuel. Direction : la forêt de Fontainebleau. Le trajet se passa sans encombre. Nous étions d’humeur légère, à l’image de cette campagne printanière qui défilait de part et d’autre de la route.

Arrivés à quelques centaines de mètres de l’Institut, je commençai à bailler très fortement, de façon irrépressible. Je décidai de garer la voiture et de terminer à pied parce que je n’étais plus en état de conduire. Plus nous approchions, plus je me sentais mal, à tel point qu’Emmanuel s’inquiéta de moi. Je confirmai ma volonté de poursuivre.

Nous y étions. Devant la grille d’une propriété privée divisée en appartements. Voilà donc ce qu’il restait de l’Institut fondé par Monsieur G. presque un siècle auparavant. L’ensemble de la propriété était ceint d’un mur infranchissable. Nous étions tous les deux silencieux quand Emmanuel me dit soudain : « Viens, suis-moi. » J’obtempérai sans poser de question.

Un portail électrique laissa s’échapper une voiture puis la grille se referma…Et s’ouvrit de nouveau devant nous, alors qu’aucun véhicule ne circulait. Emmanuel et moi échangeâmes un regard, puis la seconde d’après, nous étions rentrés dans cette propriété, sans effraction, tout de même ! Face au bâtiment principal, mon regard fut attiré par une fenêtre en particulier.

Tandis que nous faisions le tour de la bâtisse, sous le regard noir d’un habitant, je me sentis de plus en plus oppressée. La sensation d’étouffer m’envahit toute entière et, dans un murmure, je glissai à Emmanuel que je ne pouvais plus respirer. Mon souffle commença à se transformer en un râle. Je me sentais glisser confusément dans le passé, dans un espace temps qui n’était plus le nôtre. Il était temps de partir. La grille s’ouvrit à nous aussi facilement que pour entrer. Sauvés !

Je retrouvais mon esprit, le mien, et nous partîmes au cimetière, parce qu’il fallait bien en finir. Six mois s’étaient écoulés depuis la séance avec Francis Borne. Je laissai Emmanuel sur la tombe de Monsieur G. tandis que je m’agenouillai doucement puis posai ma tête sur la tombe de la femme célèbre. Je fermai les yeux.

Je me sentis enveloppée par une présence aérienne, joyeuse, comme un papillon qui voletait autour de moi. J’entendis qu’elle était partie trop tôt mais l’avait accepté. Elle me demandait une chose en particulier : poursuivre ce qu’elle avait commencé. Je la remerciai de sa présence et la laissai s’envoler, pour de bon, haut et loin d’ici.

Sans réfléchir je montai sur la tombe de l’homme qui venait de l’Est et l’informa qu’elle ne souhaitait plus jamais aucune interaction avec lui parce qu’ils étaient allés trop loin.

Katherine avait toujours été indépendante des hommes.
Georges avait toujours trop aimé les femmes.
Je suis le mout, tu es le mout, il est le mout, elle est le mout, nous sommes le mout, vous êtes le mout, ils sont le mout.
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #1 le: 06 septembre 2016 à 09:38:49 »
Salut Mout !

Je fais mon petit relevé au fil de ma lecture. Il est un peu long mais pas de panique, c'est beaucoup de petites choses facilement corrigeables :

Citer
mon regard s’attarda machinalement sur l’écran du moniteur où ma dent récalcitrante posait toujours fièrement.
La formulation est un peu bizarre, on a l’impression que la dent est toute seule (j’avais l’image de la dent sur un petit podium >_<), alors que bon, elle est encore dans la mâchoire quoi.
Citer
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? J’avais sauté à pieds joints dans la parodie, au cas où cela l’aurait fait fuir.
Alors là, faut avoir la référence (personnellement l’ami Google m’a aidée). Je ne suis pas sûre que ça parle à tout le monde !

Citer
  Je décidai d’éluder la première question rituelle « Esprit es-tu là ? », parce qu’il s’était déjà invité tout seul, le bougre !
:D

Citer
  Aventureuse, je choisis le scénario 2.
Ah, c’est drôle, j’étais persuadé que c’était un narrateur et non une narratrice. Mais le début ne donne aucun indice, en fait. C’est juste moi qui suis partie bille en tête.

Citer
  Il vient d’un pays de l’Est. Il est du 19ème siècle.
C’est un peu affirmatif comme déclaration, non ?

Citer
  La prochaine fois, essayez de venir seule !
:D

Citer
  Quelle était cette nouvelle résurgence qui se manifestait dans ma vie ? Je me sentais devenir étrange, ou plutôt étrangère à celle que j’avais toujours été jusqu’à maintenant. Mais après tout, étais-je bien certaine de m’être toujours si bien connue ? Je commençais à comprendre qu’il n’en était peut-être rien.
Mouais, c’est un peu trop lourd, mais trop dans le style du reste du texte.

Citer
  Un mois et demi passa sans que je ne décroche mon téléphone. L’opportunité se présenta à moi, alors que la maison avait été désertée pendant les vacances de fin d’année. Dans un silence salutaire, je pensais de nouveau à cette incroyable histoire. Il fallait soudainement que j’en sache plus.
C’est bizarre du coup qu’elle n’appelle pas plus tôt. Si je comprends bien, elle n’a pas eu le temps (l’opportunité) ? Mais ç’aurait peut-être été mieux de le dire plus clairement pour expliquer qu’elle laisse passer un mois et demi.

Citer
  mon sac à mains
main

Citer
  je brandissais victorieusement
je brandis ?

Citer
  Et bien, c’est-à-dire que…
Eh bien

Citer
  Ah bon ? Et bien, pour moi, il s’agit juste de m’aider
Eh bien

Citer
  Demain à 13h ? Et bien, euh…
Eh bien (ça fait beaucoup de eh bien ! mais je trouve ça drôle, perso)

Citer
  Avant même que je n’ai eu le temps
Que je n’aie

Citer
  Je repris le métro et tapai sur mon écran tactile le nom de cet homme, dont j’ignorais tout. Stupeur et tremblements !
Mouais, « stupeur et tremblements » fait un peu lourd. Et le qualificatif de tactile est superflu pour le téléphone vu qu’elle tape sur son écran (on comprend qu’il est tactile).

Citer
  Alors, n’y tenant plus, je bondis sur ma proie technologique
:D

Citer
  nous étions en, quelque sorte, déjà, de vielles connaissances
Pas de virgule après « en » et « vieilles » au lieu de « vielles »

Citer
  j’étais venue roder
Pas de virgule après « en » et « vieilles » au lieu de « vielles »

Citer
  je peinais à établir d’autres liens avec ce personnage public controversé, à cheval entre deux siècles, au passé trouble et aux réalisations décriées.
C’est cool cette progression vers l’identité du monsieur. Ca aiguise l’intérêt du lecteur !

Citer
  de faits et commentaires
Bof pour le terme « commentaires ». Informations ?

Citer
  Ainsi posée, je fermai les yeux et laissais mon esprit
Pourquoi pas laissai ?

Citer
  Je m’exécutai et téléphonai dès le lendemain matin.
« je m’exécutai « et « téléphonai » c’est un peu redondant, je trouve.

Citer
  Et bien…C’est plus exactement
Eh bien

Citer
   « Ce n’est pas la première fois que j’entends une histoire comme celle-là. Quand le Maître souhaite appeler quelqu’un à lui, il emploie n’importe quel moyen ! »
Il faudrait commencer le discours à la ligne, et supprimer les guillemets fermant vu que le dialogue se poursuit.

Citer
  Je me présentai donc le dimanche au studio et éprouvais tout de suite
Éprouvai plutôt, non ?

Citer
   pas de ce côté là
Côté-là

Citer
  en inversement proportionnel
Inversement proportionnelle ? (sans le en)
 
Citer
  Je décidai de changer d’air et alla m’asseoir à côté
Arg ! « et allai »

Citer
  le battement de mon cœur s’accéléra à la lecture de ce qui suit.
Ce qui suivait ?

Citer
  souhaitant ardemment être enseignée malgré son état,
Être enseignée, ça fait bizarre. Je sais que c’est correct mais on ne l’utilise plus beaucoup dans ce sens, si ?

Citer
  Et bien, justement,
Eh bien

Citer
je commençai à bailler
bâiller

Citer
  Katherine avait toujours été indépendante des hommes.
Georges avait toujours trop aimé les femmes.

Arf, autant j’ai beaucoup aimé le texte, sa progression, autant je n’aime pas du tout ces deux phrases finales. Je trouve que cette fin tombe à plat, et je me dis « tout ça pour ça » ? Enfin peut-être que j’imaginais quelque chose de plus ambitieux, mais en plus je ne vois pas le rapport avec la narratrice et ça me semble un peu expédié. Bref, je suis déçue !

Mais dans tous les cas, j’ai quand même bien aimé. C’est un texte bien rythmé. Y a peut-être des petites lourdeurs dans la narration, surtout les exclamations et les expressions (je ne suis, personnellement, pas fan des « dans le mille, émile » et autres expressions du genre) mais bon, si c’est la personnalité de la narratrice, y a rien à faire.

Merci pour cette participation !
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #2 le: 07 septembre 2016 à 09:31:41 »
Bonjour, Merci beaucoup pour vos commentaires pertinents. Je vais corriger toutes les fautes de conjugaison, de ponctuation, alléger certaines lourdeurs de style et redondances. Je comprends que vous ne soyez pas fan de certaines expressions et cela me fait réfléchir à les conserver ou non.
Concernant les deux dernières phrases,  j'ai volontairement laissé la porte ouverte à plein d'interprétations possibles et je n'ai pas souhaité dévoiler la réalité des faits dont sont librement inspirés ce récit. Mon objectif est d'intriguer le lecteur et éventuellement de susciter des investigations, comme celle que j'ai entreprise.
Je vous remercie beaucoup en tous les cas pour votre intérêt et votre contribution à améliorer cette nouvelle.

Belle journée à vous.  :)
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #3 le: 08 septembre 2016 à 10:36:49 »
Salut Mout !

Je commence par la fin, pour changer :

Citer
. Mon objectif est d'intriguer le lecteur et éventuellement de susciter des investigations, comme celle que j'ai entreprise.

C'est réussi, bravo ! J'ai trouvé Katherine, mais pas Georges  :\? enfin j'ai pas cherché très fort non plus.... Mais à l'occasion, je veux bien en savoir plus !

Sinon, pour revenir au texte en lui-même, je l'ai trouvé bon, prenant, rythmé, maîtrisé. Peut-être un peu rapide par moment, la fin est une accélération brutale. Le syndrome des 3000 mots, je présume. Ton texte aurait gagné à ne pas souffrir de cette limite.

Merci pour cette lecture, au plaisir  ;)
« Modifié: 08 septembre 2016 à 10:41:00 par ChoucrouteEstivale »

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #4 le: 08 septembre 2016 à 16:30:33 »
Hello Mout !

Citer
Scénario 1 : je ne lui dis rien, et, je le laisse tenter de réaliser une nouvelle série d’essais en croisant les doigts que la chose soit partie.
Scénario 2 : je lui annonce de but en blanc que nous ne sommes pas deux mais trois dans la pièce ! En risquant bien évidemment qu’il me demande poliment de quitter son cabinet sans plus jamais y revenir. Aventureuse, je choisis le scénario 2.

Pourquoi la narration passe-t-elle au présent, alors qu'avant on était au passé ?

Citer
- C’est-à-dire que je vois clairement le visage d’un mort dessus.

Pourquoi elle ne le montre pas au dentiste ? Si la dent apparaît sur l'écran, elle doit pouvoir le faire voir au médecin  :\?

Citer
- Bon, merci Docteur.

sans majuscule

Citer
- Au fait, vous ne m’aviez pas tout dit vous concernant !
- Vous non plus, visiblement ! »

Comprends pas de quoi ils parlent  :-[

Citer
je brandissais victorieusement devant moi le fameux papier bleu que Francis Borne m’avait donné. Je m’apprêtais à laisser un message lorsqu’une voix grave se fit entendre.

Faudrait ptet préciser qu'elle appelle, du coup. J'ai cru que c'était sa dent qui parlait dans sa tête  :mrgreen:

Citer
Je repris le métro et tapai sur mon écran tactile le nom de cet homme, dont j’ignorais tout. Stupeur et tremblements ! Quand je vis apparaître son portrait sur mon téléphone

Elle recherche comment ? Sur internet ? Si elle trouve, ça doit être une personne connue alors... => en lisant la suite, oui. Il faudrait peut-être l'évoquer ici, déjà.

Citer
Alors, n’y tenant plus, je bondis sur ma proie technologique, mes yeux courant à travers les hordes de signes qui s’offraient à moi sans aucune résistance.

Je ne comprends pas la métaphore.   :-[ elle fait des recherches sur internet ?



Je vais rejoindre l'avis de Marygold : c'est très bien écrit et j'ai été captivée de bout en bout, néanmoins j'ai été déçue par la fin.
De plus, j'aimais bien le ton un peu absurde du début du texte (personne ne semble choqué de savoir qu'elle a un visage sur la dent  :mrgreen:) mais au final on revient vite vers une narration plus traditionnelle... et c'est dommage.
Et du coup, me voilà frustrée :
- par cette absurdité qui disparaît au fur et à mesure
- le manque de lien entre monsieur D et la dent de la narratrice ? (ou alors j'ai manqué un truc ?  :o)
- cette fin qui tombe vraiment à plat ; je veux dire, je m'attendais à quelque chose de surprenant ou de drôle... mais on a une fin commune.

Bref je suis un peu déçue. Je vais voir si tu remanies le texte, parce que j'aimais bien toute la première partie !
Je crois qu’il y a dans le cœur des hommes une place créée pour l’émerveillement, une place endormie qui attend de s’épanouir. ~ Ambre, Les aventuriers de la mer, R. Hobb

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #5 le: 08 septembre 2016 à 17:10:29 »
C'est réussi, bravo ! J'ai trouvé Katherine, mais pas Georges  :\?
Ah, si tu as trouvé Katherine (et sa fiche wiki), tu trouveras Georges en cherchant du côté de la fin de sa vie : l'Institut est évoqué ;) (et effectivement, Georges a de fort belles moustaches)

Du coup, pour te répondre, Mout, ton but a été atteint, sans problème ! Mais j'espère que tu ne m'en voudras pas de rester un peu déçue par la fin ! (cela dit, Choucroute a raison, peut-être est-ce aussi dû à la contrainte des 3000 mots)
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #6 le: 09 septembre 2016 à 12:48:53 »
Bonjour à tous, merci pour vos commentaires encourageants qui m'invitent vraiment à réfléchir à la fin, en plus des erreurs à corriger déjà signalées. Bravo à Marygold pour l'investigation réussie ! Pour répondre à un commentaire sur la dent : il est impossible que la narratrice puisse montrer le visage au dentiste car elle est la seule à le voir. Voilà. Je me mets au travail pour modifier le texte. Un énorme merci pour vos contributions.  ::)
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #7 le: 10 septembre 2016 à 04:18:27 »
1h30 plus tard
Pas fan des chiffres.

Alors alors, j'ai trouvé le ton fort sympathique, le côté absurde pince-sans-rire (je me comprends). L'écriture est plutôt pas mal mais je trouve ton cheminement un peu trop bancal, c'est trop hasardeux en l'état, les clés de l'intrigue sont jetés de manière assez aléatoire puis remplacés par d'autres sans crier gare, ce qui fait que la fin laisse un goût aussi bizarre. Où voulais-tu nous mener ?
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #8 le: 12 septembre 2016 à 15:33:03 »
Bonjour Mout,

Citer
A suivi des études classiques de dentiste, additionnées de formations parallèles en médecines alternatives.
Étude classique de dentiste ? Pour la musique je comprends l’utilisation de classique, mais pour les dentistes ?

Citer
- Bon, merci Docteur.
- Au fait, vous ne m’aviez pas tout dit vous concernant !
- Vous non plus, visiblement ! »
Si j’ai bien compris, le «Vous non plus, visiblement » porte que le fait que le dentiste ne s’émeut pas quand il apprend qu’il y a quelqu’un sur la dent.

Citer
Après une deuxième fouille minutieuse de mon sac à mains, dont j’avais pourtant réduit la taille pour m’éviter le syndrome du sac dans lequel on ne trouve jamais rien, je brandissais victorieusement devant moi le fameux papier bleu que Francis Borne m’avait donné.
Comme on est dans un univers fantastique, la réduction s’est faite par l’usage de la magie et non par achat d’un sac plus petit. Est-ce bien l’effet recherché ?

Citer
« - Bonjour…
- Bonjour, Madame. Euh…vous êtes Marie-Louise ?
- Oui.
- Je vous contacte de la part de Francis Borne.
- Oui, pourquoi ?
- Et bien, c’est-à-dire que…il s’est passé quelque chose d’étrange lors de ma dernière séance avec lui. Il n’a pas pu soigner ma dent et m’a donné votre numéro en me conseillant de vous appeler pour que vous puissiez m’aider. C’est ce que je fais !
- Est-ce que vous savez qui je suis ?
- Non, pas du tout.
- Je suis médium et je propose aux gens de les éclairer sur leur mission.
- Ah bon ? Et bien, pour moi, il s’agit juste de m’aider à savoir qui était le mort dont j’ai vu le visage chez le Docteur Borne, vous savez. Le reste…
- …Venez me voir demain à 13h.
- Demain à 13h ? Et bien, euh…oui, enfin…je vais m’arranger. D’accord. Vous êtes où exactement ?
- Je vous envoie mes coordonnées par SMS. A demain ! »

Avant même que je n’ai eu le temps de dire quoi que ce soit d’autre, la voix de Marie-Louise s’était évanouie.
J’ai loupé un truc.
On suit Marie-Louise. La voix d’un homme vient, je suppose dans la tête par télépathie.
La conversation se termine et avant même que la protagoniste ne peut répondre, « la voix de Marie-Louise s’était évanouie. » Marie-Louise n’est-elle pas la protagoniste ?
(j’ai injustement assimilé la voix grave à une voix d’homme.) Mais y un truc qui colle pas.
Pour moi c’est «Bonjour, Madame. Euh…vous êtes Marie-Louise ? » Comme la protagoniste peut savoir qui l’appelle ? D’autant que plus loin elle ignore explicitement qu’il la contacte.

Citer
Nous nous quittâmes en sentant que nous avions désormais un point commun sans pour autant nous connaître.
Je n’utiliserais pas le verbe « quitter » pour raccrocher une conversation téléphonique. Cela créé une incohérence géographique entre à distance (téléphoner) et à côté (de vive voix).

Citer
La pause déjeuner me délivra de cet enfer.  Afin de sauver les apparences dont personne n’était dupe, j’essayais de m’intéresser aux autres. Je les questionnais sur leurs pratiques et leurs motivations. Au fur et à mesure de leurs réponses, je sentais une distance irrémédiable s’installer entre le Maître et moi, en inversement proportionnel à leur proximité joyeuse avec lui.
On comprend qu’elle prend ses distances, mais un minimum pour connaître la raison serait bienvenu.


Citer
Il était écrit que cette fameuse célébrité, gravement malade, ne pouvait participer aux enseignements chorégraphiques et que, souhaitant ardemment être enseignée malgré son état, elle assistait chaque soir dans la grande salle aux leçons du Maître en se tenant…près de la cheminée ! Et que…le Maître fut accusé d’avoir précipité la mort de cette élève particulière, qui s’était éteinte au sein de l’Institut le 9 janvier 1923.
J’ai relu pour comprendre.

Citer
De retour au calme après la tempête, je saisis non pas mon imperméable d’inspecteur mais plutôt mon téléphone.
L’expression «calme après la tempête » me partait mal utilisé. Le calvaire de la protagoniste est la dance et non sa toux.

Surtout que dans la phrase suivante :
Citer
L’affaire se compliquait et il me fallait des renforts.
C’est loin d’être terminé et elle le sait.

L’idée maîtresse est pas mal.
La chute me laisse froid. Elle est trop abrupte et rapide.
Et je la trouve incohérente.
Pourquoi G a contacté la protagoniste, alors que la chute suppose que c’est Katrina qui voulait le faire pour s’opposer à G.

Hormis les points soulevés, j’ai trouvé le texte agréable.

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #9 le: 13 septembre 2016 à 14:35:10 »
 Salut Mout !
Tu as un bouton "modifier" en haut à droite de ton texte, ce serait super de l'utiliser pour supprimer les coquilles ;), (et ça éviterait de refaire le relevé  :mrgreen:, j'ai vu que Marygold avait relevé pas mal de trucs).
Je repasse bien vite :)

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #10 le: 14 septembre 2016 à 10:57:52 »
Coucou Mout !

Citer
Il y avait quelqu’un sur ma dent. Un visage d’homme, vieux, avec une bouche mangée par d’épaisses moustaches courbes. Ses yeux étaient fermés, il était…mort !
‘ai du mal à visualiser l’écran du moniteur là… le « il y a » suggère que le bonhomme est assis mais après tu décris un visage. quel est la position du visage par rapport à la dent ?

Citer
Il était toujours posé là, les yeux fermés, accroché à ma dent comme une moule à son rocher.
Grmlml je visualise vraiment pas et ça m’ennuie… je veux bien croire qu’un visage soit accroché à une dente, mais comment ?

Citer
Stupeur et tremblements !
Amélie Nothomb sort de ce corps :mrgreen:

Citer
Au fur et à mesure de leurs réponses, je sentais une distance irrémédiable s’installer entre le Maître et moi, en inversement proportionnel à leur proximité joyeuse avec lui.
Cool :D

Citer
Bien entendu l’homme à la queue de cheval me répondit que le Maître avait été extraordinaire pour tous, très bienveillant et qu’à sa connaissance, rien d’anormal ne s’était passé durant ses années d’enseignement. Je terminais le stage dans un état d’esprit rebelle et décidai à la fin de ne plus danser. Je me sentais emprisonnée dans ces mouvements répétitifs et stricts qui me coupaient de mon propre rythme, plus brouillon et rieur !
C’est le lien avec le thèmeeee ?

J'ai trouvé que l'histoire se lisait bien, un peu dans le genre "action" parce qu'il y a plein de rebondissements et qu'on ne s'y ennuie pas. Après, je suis un peu embêtée parce que je ne suis pas sure d'avoir compris le fond. Je veux dire, mes interrogations du début ne sont pas remplies : la dame a une dent avec un visage dessus, on lui renseigne un cours de danse où elle pourra s'immerger dans les enseignements du propriétaire de ce visage, elle fait des recherches sur ce bonhomme... Et puis ? C'est là que je rejoins les autres, ça se termine un peu rapidement à la fin. L'homme venant de l'Est, c'est le Georges de la dernière ligne ? Il aime les femmes et du coup il les contacte par n'importe quel moyen ? Il y a aussi le rôle d'Emmanuel, que je n'ai pas très bien compris... Sa présence est-elle vraiment nécessaire au déroulement du récit ? Enfin voilà, j'ai beaucoup d'interrogations, mais je ne pense pas que ce soit toi le problème, plutôt moi qui ne suis pas bien réveillée  :D

Dans tous les cas merci pour la lecture, bonne continuation pour la suite !

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #11 le: 22 septembre 2016 à 22:41:19 »
Citer
Francis Borne : homme de type européen, pas tout à fait quadragénaire. Voix douce tranchant avec une personnalité affirmée. A suivi des études classiques de dentiste, additionnées de formations parallèles en médecines alternatives. Signe distinctif : a placé en face du siège du patient une énorme spirale – que j’ai prise pour un engin à hypnotiser ! Autre signe distinctif : donne à son patient une pierre précieuse dans les mains pendant la séance - histoire de calmer la bête…
et ça incite à lui faire confiance ? xD
Citer
J’avais sauté à pieds joints dans la parodie, au cas où cela l’aurait fait fuir.
bof, j'ai pas capté ec que ça voulait dire dans un premier temps
Citer
A peine avais-je terminé de formuler mon intention de contact qu’un sentiment de colère me saisit. C’était lui. Il n’était pas content du tout. Il ne voulait pas qu’on l’oublie. Il avait le caractère fort d’un homme qui venait de l’Est. Mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire au dentiste ?
j'ai du mal à comprendre de qui on parle avec "c"était lui". Le visage sur la dent ? C'est vraiment pas clair, j'ai du mal à suivre l'enchainement
Citer
je le laisse tenter de réaliser
pas très joli
Citer
Aventureuse, je choisis le scénario 2.
j'ai peut-être sauté des accords mais jsuqu'à présent j'avais l'impression que le narrateur était un homme
Citer
« - Excusez-moi ! Il faut que je vous dise quelque chose.
je croyais qu'elle avait un truc dans la bouche ; comment peut-elle parler ?
Pas de tiret en plus des guillemets
Citer
- Au fait, vous ne m’aviez pas tout dit vous concernant !
peu naturel
Citer
« - Bonjour…
Pas de tiret en plus des guillemets
Citer
Quand la porte s’ouvrit, je découvris un intérieur confiné, quasiment plongé dans le noir, parsemé de symboles religieux. Tout ce que je détestais !
pourquoi appréciait-elle le dentiste alors ? c'est un peu du même style
Citer
je devais contacter l’association qui transmettait les enseignements de cet homme, que cela me plaise ou non !
sort un peu de nul part
Citer
Je décidai de changer d’air et alla m’asseoir à côté
allai
Citer
Tandis qu’il me parlait de son propre chemin dans cet enseignement, je me mis à rêver les yeux ouverts !
point plutôt qu'exclamation
Citer
D’un coup, le battement de mon cœur s’accéléra à la lecture de ce qui suit.
suivait
Citer
« - Emmanuel ? Salut, c’est moi. Ca va, je ne te dérange pas ?
pas de tiret



C'est assez bien mené, mais je trouve principalement deux défauts au texte :
- le ton qui change pas mal : j'ai l'impression que tu voulais faire un truc sur un ton plutôt humoristique, léger, mais ce n'était pas toujours le cas au début et j'ai trouvé que ça faisait parfois légèrement artificiel, ce n'est pas encore totalement maitrisé ; pareil pour le côté absurde : le tout début n'est pas trop dans le ton "absurde", puis on y plonge (un peu trop brutalement peut-être) mais là encore je trouve que ce n'est pas totalement maitrisé, même si ça s'approche d'être vraiment bien
- je trouvais le début pas mal original, cette histoire de visage qui apparait sur la dent, mais j'avoue que la fin, avec le fantôme / l'esprit qui veut qu'on termine ce qu'il a commencé, vraiment commun et c'est très dommage  :-\

Du coup je garde une impression très en demi-teinte : c'est pas mal, mais le ton et l'absurde pourraient être un poil plus maitrisés, et surtout je regrette la conclusion du texte trop banale par rapport au début.
En fait j'ai l'impression que tu n'es pas allé assez à fond / au bout de ce que le texte aurait pu être, et j'en ressors un peu frustrée. Je rejoins pas mal l'avis général de Kerena.
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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #12 le: 29 septembre 2016 à 15:44:56 »
Salut Mout :)

au fil du texte...
Citer
Scénario 1 : je ne lui dis rien, et, je le laisse tenter de réaliser une nouvelle série d’essais en croisant les doigts que la chose soit partie.
hmmmm bizarre de passer au présent, des infinitifs peut-être ? et manque un "pour" entre "doigts" et "que" non ?

Citer
Après une deuxième fouille minutieuse de mon sac à mains, dont j’avais pourtant réduit la taille pour m’éviter le syndrome du sac dans lequel on ne trouve jamais rien, je brandissais victorieusement devant moi le fameux papier bleu que Francis Borne m’avait donné.
un passé simple me semblerait + adapté

Citer
ile le nom de cet homme, dont j’ignorais tout.
pas de virgule

Citer
Stupeur et tremblements !
ahahah  :D

Citer
Malgré une certaine perplexité si ce n’est une perplexité certaine,
j'en suis un peu là moi aussi  :D

Citer
souhaitant ardemment être enseignée
je ne crois pas qu'on puisse dire "être enseigné" avec une personne comme sujet

hop là tout lu !
alors je suis pas super convaincue... J'ai trouvé que ça manquait un peu de fluidité sur l'écriture (notamment surabondance de gros adverbes longs en -ment, et pas mal de formules qui en rajoutent mais alourdissent + qu'autre chose à mon sens), du coup ça m'a paru long et je suis pas vraiment rentrée dedans. L'idée est sympa et intrigante, mais c'est relaté dans un enchainement des faits un peu froid. ça n'a donc pas fait la ptite étincelle chez moi...
J'ai essayé de trouver les persos en fouinant google mais j'ai pas réussi, je fais une piètre détective  :D
EDIT : ah si ça y est j'ai trouvé ! (mais on m'a aidé  >< :D)

au plaisir

Milla
« Modifié: 29 septembre 2016 à 15:49:33 par MillaNox »

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #13 le: 02 octobre 2016 à 18:08:53 »
Ultimes corrections, si possible... désolé de passer si tard.  :(

Citer
passa sans que je ne décroche mon téléphone
sans que je décroche.

Citer
je brandissais victorieusement
le passé simple "je brandis" conviendrait mieux.

Citer
1h30 plus tard, je ressortais de cet étrange rendez-vous avec des indications
je trouve très frustrant que tu zappes cet entretien si révélateur.

Citer
nous étions en, quelque sorte
petite virgule en trop.

Citer
Je me présentai donc le dimanche au studio et éprouvais
éprouvai

Citer
que je transformais mon ressenti
transformai

Citer
et alla m’asseoir
allai

J'arrête là, parce que je me rends compte que tu as loupé plein de passés simples que tu as transformés en imparfait... mon post va être trop indigeste...

Alors pour ce qui est du fond, je t'avouerai que ton écriture primesautière, légère, qui ne se prend pas au sérieux et que tu maîtrises tout à fait, n'est pas en oscillation avec mon état d'esprit actuel, mais ça tu n'y peux rien. Je trouve que ton texte se tient, que l'intrigue progresse de manière équilibrée et qu'on demeure intéressé par l'énigme pendant tout le récit. Sans compter son côté didactique qui m'a fait découvrir des personnages que j'ignorais.
Merci donc pour cette aventure étonnante et bonne chance !

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

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Re : [T14] L'homme qui venait de l'Est
« Réponse #14 le: 02 octobre 2016 à 20:34:26 »
Salut Mout !

Bon, je ne fais pas de relevé puisque de nombreux détails ont été pointés déjà, sans modifs.  :/

France is born, ça me fait bien marrer :)

Citer
- Au fait, vous ne m’aviez pas tout dit vous concernant !
- Vous non plus, visiblement ! »
je ne comprends pas le "au fait"


Citer
Un mois et demi passa sans que je ne décroche mon téléphone. L’opportunité se présenta à moi,
l'opportunité de décrocher le téléphone ?

Citer
Alors, n’y tenant plus, je bondis sur ma proie technologique, mes yeux courant à travers les hordes de signes qui s’offraient à moi sans aucune résistance.
je capte moyennement... recherche internet ?

Citer
je devais contacter l’association qui transmettait les enseignements de cet homme,
c'est un peu abrupt pour nous dire que le gars était un gourou (?)

Citer
je transformais mon ressenti en éléphant dans un magasin de porcelaines !
je visualise mal cette image


Tu as une plume virevoltante, très alerte et l'on ne s'ennuie pas à te lire. Tu ellipses énormément de choses, souvent avec une belle réussite - ça crée des raccourcis sympa, c'est dynamique - mais parfois de façon plus obscure et les enchainements peuvent en pâtir. De même, tu intègres des expressions et tu joues avec elles, parfois de façon amusante et d'autre fois ça marche moins bien. C'est dommage que tu n'aies pas eu/pris le temps de retoucher le texte, parce que le mélange intriguant/amusant pourrait être bien plus efficace. Je surveillerai pour voir si tu proposes une V2.

Au plaisir,
Rémi


 


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