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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT n°8 | T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier [V2]

Auteur Sujet: [AT n°8 | T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier [V2]  (Lu 2567 fois)

Hors ligne Migarou

  • Tabellion
  • Messages: 24
Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
(que les amateurs de sens intituleront plutôt « La 18e vadouille »)


   La fatigue alourdissait tant les pas du quadragénaire que ses pieds trébuchèrent sur la jointure du carrelage et le projetèrent, tête en avant, sur le bureau d’accueil de l’agence brancaire – où il se rattrapa in-extremis.

   « B’oui ? » fit la secrétaire, une belle brune en toutes formes compétente – quoiqu’inapte à conserver la totalité de son repas dans sa bouche et s’exprimer en même temps.
   – Rendez-vous avec (il bâille) m’sieur Matin…
   – B’vais lui dire qu’bous êtes blà. Bouvez attend’ », dit-elle en lui indiquant une petite pièce aménagée de chaises et de plantes d’une verdure relative.

   Et, laissant-là son flan au caramel à demi-entamé, la jeune femme s’en fut, dans un couloir situé sur la droite de son bureau, toquer à une porte et y hurler des mots auxquels le client ne prêta nulle attention, trop heureux encore qu’on l’ait invité à aller s’asseoir. Son corps lui faisait l’effet d’une bétonnière enrayée, mais un simple regard sur ces sièges solides, fiers et vigoureux suffit à ce qu’il se sente plus léger, bien qu’il faillît provoquer un mini-séisme en s’affalant au hasard sur l’un d’entre eux – plus mou, plus humide et plus fertile qu’il n’aurait d’ailleurs dû l’être, manqua-t-il de remarquer. Peut-être était-ce dû aux innombrables messages de gratitude qui affluaient des quatre coins de son corps, saturant la boîte aux lettres de son système cérébral qui, pour en accuser réception, ordonna qu’on effectue un petit exercice de stretching buccal – lequel eût fait bien des émules si l’homme ne s’était trouvé seul dans cette pièce. Quant à ses paupières, assaillies depuis l’éveil par des forces d’attraction impitoyables, elles venaient tout juste de troquer leurs armes au profit d’un drapeau blanc ; mais tandis qu’elles descendaient à la rencontre du camp adverse, résignées, un individu débarqua dans la salle d’attente – et relança par-là même les hostilités.

   « Monsieur Grauthier ? »

   Grand, blond et jeune ; sans nul doute Monsieur Matin avait-il de solides arguments à faire valoir pour prétendre au titre d’employé charismatique. Hélas, il avait choisi d’arborer un costume beige, qu’une succession de lavages ratés couplés à un accident de fer à repasser avaient respectivement roussi et rosi. Pour ne rien arranger, il se trouvait bien en dessous de la taille adéquate, à trois crans du "Ça me va bien !", deux du "Ça serre un peu, quand même." et un du "Finalement, je vais prendre un corset…".

   Enfin, quand il adressa, à l’attention de son client, le grand sourire de son assurance hésitante, le branquier laissa transparaitre une rangée de dents tristement jaunies – ce n’était pourtant pas faute d’aller chez le dentriste.

   Sans guère d’autre politesse, il enjoignit le quadragénaire à le suivre, et tous deux s’engagèrent dans un étroit corridor, où figuraient cinq portes réparties de manière parfaitement équitable sur les cloisons de gauche et de droite.

   « Entrez, je vous prie ! » fit Monsieur Matin lorsqu’ils se furent arrêtés devant l’une d’elles.

   Le client ouvrit la porte en ayant le vague sentiment que quelque chose n’allait pas. Et pour cause, la pièce dans laquelle il voulut entrer était déjà occupée – par Messieurs Balais et Mesdames Serpillères. D’une tape sur le front, Monsieur Matin prit soudain conscience de son erreur.

   « Oh ! fit-il. Je devais pas vous emmener là… »

   Gêné, il devança son client, empoigna un balai, referma la porte du local, puis, avec une nonchalance malpolie, se mit à se gratter les fesses tout en cherchant du regard la potentielle porte de son bureau. « Au moins, pensa-t-il, je suis dans le bon couloir… ».

   Une poignée de secondes plus tard, dans le couloir adjacent, les deux hommes s’arrêtèrent enfin devant la porte si convoitée – et, au vu des morceaux de flan incrustés sur le battant, si facile à discerner. À n’en pas douter, Monsieur Grauthier , depuis deux ans qu’on l’y conduisait tant bien que mal, aurait pu en rappeler le chemin au malheureux branquier ; si, bien entendu, quelques-uns de ses neurones assoupis ne s’étaient pas, eux-mêmes, égarés dans les couloirs de son esprit.

   La pièce où il entra était toujours aussi étriquée ; quiconque l’eût constaté de ses yeux eût également pu comprendre pourquoi on la confondait avec un placard à balais. Hormis ce détail, elle ne comportait rien d’extraordinaire qu’une armoire standard, une chaise standard, un bureau standard, et, derrière ce dernier, une fenêtre standard que des rideaux, standards, recouvraient intégralement. Il y régnait une pénombre telle que des araignées avaient trouvé l’atmosphère propice à l’organisation d’une petite cousinade.

   « Vous préférez que j’ouvre la lumière ou les rideaux ? s’enquit le branquier auprès de son client.
   – La lumière », répondit-il.

   Le conseiller s’exécuta mais, visiblement, les relations s’étaient compliquées entre l’interrupteur et l’ampoule, au point que le courant ne passât plus entre eux.

   « Faut que je pense à faire changer l’interrupteur », dit-il.

   Il se rabattit donc sur les rideaux quand, dans le même temps, son client prit la liberté d’aller s’installer sur l’unique chaise de la petite pièce, bien conscient qu’on oublierait sans doute de l’enjoindre à le faire. Après qu’un plouf sonore eût accompagné le brusque repli des morceaux d’étoffe vers l’est et l’ouest, libérant ainsi l’accès aux éclats timides d’une lune teintée d’argent sale, Monsieur Matin, satisfait, contourna son bureau pour aller s’asseoir en tailleur aux pieds du quadragénaire – qui n’en fut guère plus étonné. Les deux hommes restèrent là un moment à se dévisager, sans mot dire, jusqu’à ce que le branquier se risque enfin à entamer la conversation.

   « Alors, euh… Pourquoi vous êtes là ?
   – Ben j’en sais rien moi, répondit le client, c’est vous qui m’avez fixé ce rendez-vous.
   – Ah bon ?
   – Une histoire de carte VISRA.
   – Vous souhaitez acheter un tournevis ?
   – Oh là, non ! Vous êtes bien le seul branque à me proposer un truc pareil.
   – La seule branque, corrigea-t-il.
   – D’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de cette carte si c’est tout ce qu’on peut acheter avec.
   – Tant pis, alors… »

   Manifestement pris de court par ce refus, Monsieur Matin fit mine de vouloir se gratter un sourcil, mais manqua de s’éborgner avec le balai qu’il tenait toujours à la main – pour des raisons dont il n’était plus tout à fait certain.

   « Comment va votre compte-joint ? reprit-il en posant le manche par terre.
   – Ma conjointe ?
   – Ah, oui, c’est ça.
   – Elle est morte…
   – Oh. Désolé.
   – …depuis cinq ans.
   – Dites-moi si je me trompe, vous êtes confriseur, c’est ça ?
   – Non, coiffeur.
   – Ah bon, c’est pas pareil ?
   – Pas exactement.
   – Trois fils ?
   – Une fille.
   – Et vous venez d’avoir vingt-sept, vingt-huit… ?
   – Quarante-sept ans.
   – Non ? lâcha le branquier, stupéfait.
   – Quoi, je ne les fais pas ?
   – Oh si, bien sûr, lui assura-t-il, mais j’allais vous proposer un contrat-jeunes, une offre qu’on réserve habituellement aux personnes âgées de seize à vingt-quatre ans.
   – Dites toujours.
   – Oh, vous savez, c’est trois fois rien… On peut vous confier 30 000€ si jamais vous souhaitez acheter votre dernière voiture, avec un taux d’intérêts fixe à 0,50% pour une durée maximale de quarante-huit…
   – Mensualités ?
   – Ou annualités, si ça vous intéresse.
   – Ça m’intéresse.
   – C’est que… Vous ne pouvez pas prétendre à cette offre, sauf si vous m’apportez la preuve irréfutable que vous entrez dans la tranche d’âge requise. »

   Silence. Monsieur Matin n’avait pas prévu ça, et tenta de relancer la conversation – avec toute l’assurance, le dynamisme et le tact qui le caractérisaient.

   « Alors, euh… Comme ça, votre femme est morte ?
   – Oui, c’est bien la dixième fois que je vous le répète depuis qu’on se connait.
   – Et votre fille, elle a quel âge ?
   – Douze ans.
   – Vous n’avez jamais songé à ouvrir un compte, au cas où vous auriez à, euh… organiser ses funérailles ?
   – Bon dieu, non !
   – Ah, bon… Laissez tomber alors… »

   Monsieur Matin s’en triturait les mains de nervosité. Quelque chose lui disait que l’entretien ne se passait pas très bien, et qu’aucun argument ne viendrait entamer la ténacité acharnée dont son client faisait toujours preuve. Désespéré, désemparé et dégoulinant de pression, il fourrageait dans le chaos de ses dossiers cérébraux à la recherche d’une offre susceptible de l’intéresser quand, tout à coup, la sonnerie d’un mobile retentit. La réaction de Monsieur Matin fut immédiate ; il se leva d’un bond, comme s’il venait d’être foudroyé, se précipita vers la porte, mais, se rappelant in extremis qu’il avait un client, revint sur ses pas pour lui fournir l’explication suivante :

   « C’est ma pause de trois heures. Bougez pas ! Je reviens dans dix minutes. »

   Et sur ces mots, il disparut en claquant la porte derrière lui – avant de revenir une nouvelle fois sur sa précipitation, pour demander cette fois au quadragénaire :

   « Vous n’auriez pas 30€ pour la machine à café, par hasard ?...
   – Il est vachement cher votre café !
   – S’il vous plait ? Je compterai les intérêts. »

   En quarante-sept années de vie, Monsieur Gauthier était toujours allé trouver l’agent pour lui emprunter l’argent ; mais c’était bien la première fois que l’argent venait le trouver pour lui emprunter l’agent. Dans un soupir exaspéré, mais bienveillant, il extirpa un billet de son portefeuille et le tendit au branquier, en se demandant bien s’il reverrait cette somme un jour – ce qui, sans qu’il le visse venir, le nourrit d’une brève empathie pour son vis-à-vis.

   « Merci, lui témoigna-t-il. Disons, 10% par jour, d’accord ? Allez, à tout de suite ! »

   Deux jours plus tard, Monsieur Grauthier découvrirait, à sa grande surprise, qu’effectivement, son compte aurait bel et bien été crédité le lendemain-même du rendez-vous – d’une somme de 27€.

   Le coiffeur, qu’on venait donc d’abandonner dans la pénombre, se laissa glisser sur son siège avant de jeter une œillade blasée sur le bureau de son conseiller. Crayons, dossiers, lampe, ordinateur, pantoufles, presse-papier, imprimante ; tout ceci manquât à l’appel. Un simple téléphone potable – modèle bien-avant-dernier cri –, une calculatrice bleue à touches blanc crassé, et un réveil à cloches, dont la plus grande aiguille pointait sur le trois, seuls, peuplaient ce désert de bois verni. Sur sa droite, derrière le bureau, la cloison, tout aussi épurée, n’arborait pour tout pin’s qu’un unique feuillet représentant des données statistiques – les bénéfices du mois dernier ? Si c’était le cas, la courbe ascendante, de gauche à droite, induisait que les affaires marchaient plutôt bien pour Monsieur Matin, comme à chaque fois qu’il venait lui rendre visite. Mais il n’arrivait toujours pas à décrypter l’étrange inscription qui figurait sous le diagramme, et dont les termes exacts demeuraient invariablement : "reined siom ud euqirhparg". Du latin, peut-être ? Quoique le dernier mot lui évoquât davantage le son d’un perroquet qui aurait avalé de travers.

   Au terme de quelques minutes de réflexion infructueuse, qui eurent au moins le mérite de le maintenir éveillé, il se résolut à lâcher l’affaire et entreprit, plutôt, de ne rien faire. Mais le manque de stimulation déverrouilla bien vite la porte d’où l’on venait à peine de séquestrer Morphée, lequel, fulminant, faisait route vers le bureau des réclamations – quand le résonnement de cloches le raisonna.

   L’homme grommela, avant de rouvrir les yeux. Le réveil du branquier, virtuose aux pieds cuivrés, vibrait au rythme d’un solo de clochettes endiablé. Mais pour le quadragénaire, le concert prenait des allures de cacophonie matinale digne des plus grands chœurs de gallinacés. Incapable de le supporter plus longtemps, il se saisit de l’objet et l’examina sous tous les angles dans l’espoir d’y déceler un petit bitoniau salvateur qui eût arrêté le tumulte ; mais il n’y trouva que du cuivre verdi et convulsif. Tout autant agacées, des araignées émergèrent de sous l’armoire et se mirent à caqueter d’indignation, avant de s’en retourner converser autour d’un banquet de mouches mortes lorsque, subitement, le silence fut revenu.
   L’instant d’après, le branquier fut de retour, haletant.

   « J’ai entendu le téléphone sonner, dit-il. C’était qui ?
   – Je… crois que ça a raccroché. »

   Monsieur Matin haussa les épaules, puis s’empressa d’aller se rasseoir à sa place. Un regain de confiance se lisait sur son visage.

   « Bon alors, commença-t-il, si notre offre pour les jeunes vous intéresse, j’ai une alternative à vous proposer.
   – Vraiment ?
   – Les modalités sont identiques, mais le taux d’intérêt n’est qu’à 12,90% ! C’est tout bénef, non ?
   – C’est beaucoup moins avantageux, nota le client.
   – Ah bon ?
   – 12,90%, c’est beaucoup plus que 0,50%, poursuivit-il avec bon sens.
   – Vous êtes sûr ?
   – Certain.
   – Vous me faites douter, avoua-t-il en se relevant. Faut que j’aille demander à un collègue…
   – Et ça, alors ? répondit le client, désignant d’une main la calculatrice.
   – Ma calculettre ? Oh. C’est vrai. »

   Si l’embarras était l’unique matière présente au baccalauréat, le branquier, à ce point du rendez-vous, aurait déjà assuré la mention. Il s’empara de la petite tablette, marqua un temps d’hésitation, puis la tendit à son client en lui proposant de vérifier par lui-même. Avec autant de nonchalance qu’il eut pour s’en saisir, le quadragénaire se mit à tapoter sur les touches, non sans qu’une partie de son esprit s’échine à ignorer les démarcheurs venus frapper à sa porte pour lui vendre l’idée qu’il perdait son temps. Néanmoins, quand il eût terminé son calcul, l’homme resta figé un moment, le sourcil froncé en contemplant un résultat pour le moins étonnant – plus encore que la forme, lettrée, de celui-ci.

   « Vous êtes sûr qu’il marche bien, votre machin ?
   – Le résultat ne vous convainc pas ?
   – Hum, dubitativa-t-il.
   – Vous savez, pour un branquier comme moi, il n’y a pas de chiffres plus probants que ceux de sa calculettre. »

   Il ne répondit rien ; mais une idée brillante vint subitement défoncer la porte de son esprit pour y faire retentir un rugissement bestial – avant de s’en retourner avec courtoisie activer la sonnette d’entrée, de sorte qu’on l’eut bien entendue.

   Le quadragénaire réinitialisa la calculette, puis, laissant son droigt s’exprimer, tapota sur les touches avec tout l’entrain que pût exprimer un coiffeur veuf maussade quasi-quinquagénaire tracassé par l’état de sa bouse.
   Le résultat que lui afficha le cadran parut le satisfaire. Sans dire mot, il rendit la petite tablette à son légitime propriétaire, qui l’accepta avec circonspection.

   « Dix-huit ? s’interrogea-t-il en découvrant le résultat.
   – Dix-huit, répéta-t-il.
   – Dix-huit euros ?
   – Non, dix-huit ans. Alors, on le signe ce contrat-jeunes ?… »





Version 1.0
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« Modifié: 18 Janvier 2017 à 07:23:45 par Zacharielle »

MillaNox

  • Invité
Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #1 le: 05 Septembre 2016 à 15:12:02 »
Salut !

au fil du texte...
Citer
Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
déjà, j'aime beaucoup le titre  :D

Citer
  La fatigue alourdissait tant les pas du quadragénaire, que ses pieds trébuchèrent sur la jointure du carrelage et le projetèrent, tête en avant, sur le bureau d’accueil de l’agence brancaire où il se rattrapa in-extremis.
bancaire ?

Citer
dit-elle, en lui indiquant
virgule à virer

Citer
une petite pièce aménagée de chaises et de plante d’une verdure relative.
plantes

Citer
trop heureux, encore, qu’on l’ait invité à aller s’asseoir.
pourquoi "encore" ? :\?

Citer
fit la secrétaire, une belle brune
Citer
   L’homme était grand, jeune et blond.
hmmmmm... honnêtement je vois pas l’intérêt  de ces descriptions

Citer
Le branquier adressa un grand sourire à son client, dévoilant par là même une rangée de dents jaunies –
ok je m'étais posé la question au relevé de plus haut, donc on est à la branque, une anoRmalie nomale quoi  :D

Citer
cinq portes, réparties de manière
pas de virgule

Citer
comportant cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.
j'aime bien l'anomalie ici, c'est marrant  :D

Citer
   « Voulez-vous que j’allume la lumière, ou que j’ouvre les rideaux ?
pas de virgule

Citer
  Le conseiller s’exécuta, mais visiblement, l’interrupteur et l’ampoule n’étaient plus en très bons termes ; le courant ne passait plus entre eux.
:D :D :D

Citer
s’y abandonnant, autant qu’il y abandonna des monceaux de terres qui lui collaient aux fesses,
hein ? ça sort d'où cette terre ? tu en avais parlé avant ??

Citer
   - Une histoire de carte VISRA.
   - Vous voulez acheter un tournevis ?
   - Oh là, non ! Vous êtes bien le seul branque à me proposer un truc pareil.
   - La seule branque, corrigea-t-il.
:D :D :D

Citer
Monsieur Matin s’empressa d’aller se rassoir à sa place
rasseoir

hop là tout lu !
bon bon bon... J'aime bien l'idée d'un univers absurde, les jeux de mots avec l'absence ou l'ajout du R à pas mal d’endroits, les inversions de normes... l'idée est vraiment sympa et plutôt bien menée. Je me suis marrée à certains passages, j'ai plutôt passé un moment agréable.
Toutefois... Toutefois ça s'essouffle un peu sur la longueur. Le ton reste le même jusqu'au bout, la phrase finale aurait besoin de claquer davantage qu'un comique de répétition usé plus haut dans le texte peut-être ? Il me manque un ptit truc qui fasse étincelle je crois, ou un fond derrière l'humour.
Et je suis un peu déçue parce que le titre n'a pas vraiment pris sens pour moi :\?
Retoutefois, ça reste de l'absurde bien trouvé et bien mené vraiment, donc c'était cool.

merci pour ce texte !

Milla
« Modifié: 05 Septembre 2016 à 15:14:10 par MillaNox »

Hors ligne Migarou

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #2 le: 06 Septembre 2016 à 23:54:34 »
Bonsoir Milla !

Alors déjà, merci d’être venue lire mon texte et d’avoir relevé toutes les choses que tu as relevées. Je ne vais pas tout reprendre point par point, car certaines remarques ne sont que du domaine de l’orthographe ou de la grammaire, mais je vais te livrer mon ressenti et quelques explications sur tout ça ! ;)

Citer
Citer
  La fatigue alourdissait tant les pas du quadragénaire, que ses pieds trébuchèrent sur la jointure du carrelage et le projetèrent, tête en avant, sur le bureau d’accueil de l’agence brancaire où il se rattrapa in-extremis.
bancaire ?
Ça t’a semblé anormal ? Parfait ! 8)

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trop heureux, encore, qu’on l’ait invité à aller s’asseoir.
pourquoi "encore" ? :\?
Parce que cette invitation, qui lui fait tant plaisir, continue de résonner dans son esprit pendant que la secrétaire est en train de hurler devant la porte de branquier. De sorte qu’il n’entende pas ce qu’elle dit.
La phrase est peut-être un peu bizarre, je l’admets.

Citer
Citer
fit la secrétaire, une belle brune
Citer
   L’homme était grand, jeune et blond.
hmmmmm... honnêtement je vois pas l’intérêt  de ces descriptions
En prenant le temps de décrire ces personnages de manière aussi avantageuse, physiquement parlant tout du moins, je souhaitais leur instiller une certaine image de beauté et de propreté – pour ensuite la briser sans scrupules (la jolie secrétaire qui parle la bouche pleine, et le b(r)anquier charismatique qui arbore un sourire plus tout à fait blanc)
Je n’étais peut-être pas obligé d’en faire des descriptions aussi insipides, tu me diras ? :P

Citer
Citer
comportant cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.
j'aime bien l'anomalie ici, c'est marrant  :D
Oh cool, quelqu’un a relevé !

Citer
Citer
s’y abandonnant, autant qu’il y abandonna des monceaux de terres qui lui collaient aux fesses,
hein ? ça sort d'où cette terre ? tu en avais parlé avant ??
Ça t’a semblé anormal ? Parf... Attends, non.
Le fait est que, à travers cette précision, je pensais dévoiler au lecteur que le client, dans la salle d’attente, s’était non pas assis sur une chaise mais sur une plante. Mais j’en déduis à ta réaction qu’il faudrait que j’ajoute un petit indice supplémentaire – au moment où le client s’assoit, peut-être ? Hum…

Maintenant, pour rebondir sur ton ressenti général…
À vrai dire, tu as écrit l'un des mots, si ce n’est LE mot que je redoutais le plus de lire : essoufler.

Je le redoute d’autant plus que tu n’es pas la première à m’en faire le reproche, et ça me peine toujours un peu de constater qu’il revient régulièrement frapper à ma porte – malgré tous mes efforts pour l’ignorer ou lui faire croire que je ne suis pas là ! C’est peut-être ça le problème, tiens, faudrait que j’ai le courage de le confronter et de lui dire une bonne fois pour toutes que non merci monsieur, je suis pas intéressé…

Oui désolé, je suis parti un peu dans mon délire, là. Revenons-en à nos moutrons !  :-¬?

Mon but premier, quand j’écris ce genre de texte, ça reste de faire en sorte que mon lecteur passe un bon moment et rigole un peu, donc, sur ce point, ton commentaire me conforte. Pour ce qui est de l’humour de répétition, c’est un procédé que j’aime bien, même si je garde toujours à l’esprit que ça demande une certaine maîtrise, sous peine d’alourdir considérablement un récit. Je vais attendre de voir ce que d’autres lecteurs, peut-être ?, vont en penser, mais j’enregistre ta déception et je peux la comprendre. Au moment de boucler le texte, je me suis posé la question de savoir s’il ne valait pas mieux conclure sur le tour de passe-passe que le client met à profit pour obtenir son emprunt, quitte à en modifier la mise en scène. Je ne sais pas. Un avis sur la question, peut-être ? ;D

Citer
Et je suis un peu déçue parce que le titre n'a pas vraiment pris sens pour moi :\?
Et pourtant, il en a un, quand on cherche un peu. Enfin, peut-être…

(Je suis confus ; est-ce que je dois dire que j’ai tapé, littéralement, le premier truc qui me passait à l’esprit, en pensant qu’il serait anormal pour un titre de n’être absolument pas en rapport avec son texte ?... :mrgreen:)

Merci pour la lecture ! ;)
« Modifié: 06 Septembre 2016 à 23:56:19 par Mout »

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 099
Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #3 le: 07 Septembre 2016 à 15:19:02 »
Yop mout,

La lecture était sympa, avec pas mal de passages rigolos, mon préféré étant :
Citer
Crayons, dossiers, lampe, ordinateur, moult fournitures classiques que l’on trouvait dans des bureaux standards d’agences standards ; tout ceci manquait à l’appel.
:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Citer
comportant cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.
Moi j'ai pas compris :(

Citer
Ça t’a semblé anormal ? Parf... Attends, non.
Le fait est que, à travers cette précision, je pensais dévoiler au lecteur que le client, dans la salle d’attente, s’était non pas assis sur une chaise mais sur une plante. Mais j’en déduis à ta réaction qu’il faudrait que j’ajoute un petit indice supplémentaire – au moment où le client s’assoit, peut-être ? Hum…
Roh, j'avais pas capté non plus ><

Oké, donc c'est un récit avec des anormalies qui sont ordinaires (ou presque, puisque Grautier, malgré son nom, semble avoir un peu plus de jugeote que les autres) pour les personnages. C'est très sympathique. Si je devais émettre des réserves, je dirais que j'attendais un petit quelque chose en plus pour rendre le récit un peu plus captivant, mais ce n'est pas bien grave, l'idée est bien trouvée et même si l'histoire est un peu tranquille, ça fait bien son affaire. Bon, je n'ai pas grand chose à dire d'autre, j'ai aimé et je te remercie pour la lecture :)

Hors ligne Chouc

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 731
  • Chourlotte Brontë
Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #4 le: 08 Septembre 2016 à 17:09:11 »
Salut Mout !

Au fil de la lecture :

Citer
l’agence brancaire
C'est voulu ?  :mrgreen:

Citer
Il lui suffisait d’un regard sur les chaises, fières et vigoureuses, pour se sentir plus léger ; bien qu’il faillit provoquer un mini-séisme lorsqu’il s’affala enfin sur un siège.
J'aime bien cette phrase, mais je m'attendais à ce qu'elle s'achève par "sur l'une d'elles", puisqu'on sait déjà qu'on parle des chaises.

Citer
« Monsieur Grauthier ? »
Très curieusement, je pense que ça répond à ma première question.  ;)

Citer
Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
J'apprécie les blagues à tiroir comme tout le monde, mais je trouve celle-ci un rien poussive.

Citer
cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.
:\?

Citer
  « Oh ! fit-il. Je crois pas que je devais vous amener là… »

   Gêné, il devança son client, soutira au placard l’un de ses balais, en referma la porte, puis, avec une nonchalance crasse, se mit à se gratter les fesses tout en observant la potentielle porte de son bureau – « C’est celle qu’est dans le couloir », se rappela-t-il.
ça y est, tu m'as perdu  :-\

Citer
C’était un endroit étriqué, quoique large rapporté à la précédente,
problème d'accord

Citer
La pénombre y était telle que des araignées avaient déjà réservé les lieux pour s’y organiser une petite cousinade.
C'est peut-être ma phobie des araignées qui s'exprime, mais je la trouve poussive aussi, celle-ci  :-[

Citer
aux jeunes âgés de seize à vingt-quatre ans…[...]une preuve irréfutable que vous avez entre seize et vingt-deux ans. »
Je vois bien que c'est un texte qui donne dans l'absurde, mais je suis pas persuadée qu'elle soit volontaire celle-ci.



Bon,
Je sais pas trop quoi te dire. D'ordinaire l'humour c'est mon rayon mais là, je ne sais pas. Peut-être que c'était trop absurde, j'ai trouvé que ça manquait de naturel. Du coup je suis restée en dehors et sans non plus m'être ennuyée, je peux pas dire que je me suis amusée non plus  :-[

Une autre fois peut-être  ;)
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Marygold

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #5 le: 08 Septembre 2016 à 18:43:09 »
Salut Mout !

Bon, le titre dit déjà pas mal de l’atmosphère du texte :D Par contre, effectivement, il mériterait de garder son caractère absurde mais d'être un chouïa plus en lien avec le texte.

Citer
(il baille) M’sieur Matin…
bâille

Citer
bien qu’il faillit provoquer
faillît

Citer
le second, par un exercice de stretching buccal qui aurait pu faire des émules s’il n’avait été seul dans cette pièce.
:D

Citer
Même ses paupières, assaillies depuis son réveil par des forces d’attraction impitoyables, finirent par troquer leurs armes pour le drapeau blanc ; mais alors qu’elles s’avançaient doucement à la rencontre du camp adverse, un homme s’insinua dans la pièce et dans le processus de reddition.
:D

Citer
Il portait un costume beige qu’une répétition de lavages ratés avait rosi,
;D

Citer
Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
ouais, je suis moins fan de ce passage ; ça me semble moins fin que le reste.

Citer
C’était un endroit étriqué, quoique large rapporté à la précédente
la précédente ne fait référence à rien. Soit il faut rajouter « pièce », soit mettre au masculin, il me semble.

Citer
La pénombre y était telle que des araignées avaient déjà réservé les lieux pour s’y organiser une petite cousinade.
^^

Citer
   « Voulez-vous que j’allume la lumière, ou que j’ouvre les rideaux ? proposa le branquier à son client.
proposer fait bizarre comme verbe ici (avec voulez-vous)

Citer
Le conseiller s’exécuta, mais visiblement, l’interrupteur et l’ampoule n’étaient plus en très bons termes ; le courant ne passait plus entre eux.
joli, quoiqu’un chouia lourd, mais je ne vois pas comment tu pourrais améliorer.

Citer
des monceaux de terres
terre (et alors, pour renchérir sur mes camarades, moi non plus je n'avais pas compris ce que cette terre venait faire ici, et je n'avais donc pas compris qu'il s'était assis sur une plante)

Citer
   « Comment va votre compte-joint ? reprit-il en posant le manche par terre.
   - Ma conjointe ?
Ahah, génial ! :mrgreen: (j’aime bien aussi le confriseur/coiffeur)

Citer
      - Ah, mais je suis désolé ! Vous pouvez pas prétendre à cette offre »
une négation aurait été bienvenue

Citer
   Et dans un soupir, qu’on eut pu traduire
eût

Citer
en sortit son porte-feuille ; d’où il sortit, à son tour, un billet de dix euros ; qu’il tendit au branquier, se demandant, un peu tard, ce qui pouvait bien lui faire croire qu’il n’oublierait pas de lui rendre.
plutôt des virgules à la place des points-virgules (mais dans tous les cas, ça fait une phrase très longue, pourquoi ne pas couper avant « qu’il tendit » ?)

Citer
   « Merci, lui témoigna-t-il. Disons, 10% par jour, d’accord ? Allez, à tout de suite ! »
   Et à la surprise de Monsieur Grauthier, il découvrirait, une paire de jours plus tard, qu’effectivement, son compte aurait bel et bien été crédité le lendemain-même du rendez-vous – d’une somme de 9€.
;D

Citer
   La courbe ascendante, de gauche à droite, induisait que les affaires marchaient plutôt bien pour Monsieur Matin, comme à chaque fois qu’il venait lui rendre visite ; mais il n’arrivait toujours pas à décrypter l’étrange inscription qui figurait sous le diagramme, et dont les termes exacts demeuraient ainsi : "reined siom ud euqirhparg".
ah, il aime voir le côté positif des choses, M. Matin ^^

Citer
un petit interrupteur salvateur qui eut arrêté le tumulte
eût

Citer
du cuivre lisse, rouillé et convulsif.
hum, c’est pas antithétique ? (mais peut-être fait exprès, je n’arrive pas à le déterminer)

Citer
   - Les conditions sont les mêmes, et nous pouvons même vous prêter
petite répétition de « même » un peu dommage.

 quote]   - 4,90, c’est beaucoup plus que 0,50. » poursuivit-il avec bon sens.[/quote] virgule à la place du point

 
Citer
une partie de son esprit s’échinant à ignorer les démarcheurs à sa porte venus lui vendre l’idée qu’il perdait son temps.
:D

 
Citer
Mais à peine eut-il appuyé
eût

 
Citer
Il ne répondit rien ; mais une idée brillante vint subitement défoncer la porte de son esprit, y pénétrer dans un rugissement tonitruant, pour finalement revenir en arrière et activer la sonnette, de sorte à s’assurer qu’on l’ait bien entendue.
ahah, j’aime bien !

 
Citer
il rampa jusqu’à une poubelle nichée sous son bureau et, fourrant la main au travers de la paperasse chiffonnée, remua un moment avant d’en extirper une petite boule de papier qu’il déplia aussitôt.
j’ai pas eu l’impression que dans la scène précédente, il y avait eu papier froissé… mais ça n’a peut-être rien à voir, et il s’agit d’un papier roulé en boule bien avant.

Citer
   - Aucune chance. Une branque comme vous, on n’en trouve qu’une fois tous les mille ans.
   - Un branque comme moi, corrigea-t-il.
   - Oui, soupira-t-il avec amertume. C’est ce que je voulais dire… »
Moi j’aime bien la fin !

 
Bon, pas grand-chose à rajouter à tous mes commentaires au fil de la lecture. Super ton, texte bien mené, quelques maladresses (le placard à balais, pas trop compris non plus) et des piques un peu moins bonnes que les autres (je ne suis pas très sensible aux références un peu grasses genre bouse/pêt dans un texte comme ça (même si j’admets que c’était bien trouvé), mais bon, il en faut pour tous les goûts), mais dans l’ensemble c’est assez fin et surtout bien rigolo !

Bravo et merci pour ce texte !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Rémi

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #6 le: 08 Septembre 2016 à 22:36:24 »
Salut Mout !

Citer
- Rendez-vous avec (il baille) M’sieur Matin…
cadratin à la place des tirets, ce serait mieux ,   cadeau :     —

Citer
de chaises et de plante d’une verdure relative.
j'imagine qu'il y en a plusieurs, des plantes

Citer
un exercice de stretching buccal qui aurait pu faire des émules s’il n’avait été seul dans cette pièce.
un bon bailleur en fait bailler dix :D

Citer
il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
:D

Citer
C’était un endroit étriqué, quoique large rapporté à la précédente,
à quoi se rapporte le "la" ? (je ne vois pas de féminin désignant la pièce dans la phrase d'avant)

Citer
« Voulez-vous que j’allume la lumière, ou que j’ouvre les rideaux ? proposa
demanda ?

Citer
  « Faut que je pense à faire changer l’interrupteur » dit-il.
manque une ponctuation avant "dit-il"

Citer
attendant que l’autre daigne
attendant chacun que l'autre... ?

Citer
   - Oh là, non ! Vous êtes bien le seul branque à me proposer un truc pareil.
:D

Citer
  - Dites-moi si je me trompe, vous êtes confriseur, c’est ça ?
   - Non, coiffeur.
toujours aussi marrant !

Citer
taux d’intérêts fixes à 0,50%
fixe (le taux)

Citer
modèle deuxième, ou troisième cri
j'aurais mis "avant-dernier ou antépénultième cri"

Citer
la plus grand aiguille
grande

Citer
à priori.
en théorie, c'est a priori, en italique.

Citer
"reined siom ud euqirhparg"
pfiou ! j'ai mis trois lectures à capter la vanne (le graphique descend du coup :D )
Il manque le "r" à "reinred" ; si c'est fait exprès, ça complique quand même !

Citer
Au terme de quelques minutes de réflexion infructueuse
ça va, y a pas que moi (c'est pourtant ma deuxième lecture du texte, et j'ai relu ce passage !)

Citer
Le réveil du branquier vibrait au rythme d’un solo de clochettes endiablé, virtuose aux pieds cuivrés.
j'aurait mis "virtuose..." après "branquier"

Citer
cuivre lisse, rouillé
plutôt "verdi" le cuivre

Citer
- Oh vous savez, la bouse, ça va, ça vient…
:D

Citer
   - Ca l’a déjà été ?...
cadeau : Ç

Citer
C’est pas le moment de contracter un pêt immobilier
:D , avec la bouse, plus c'est con plus ça me fait marrer !

Bon, ben j'ai bien rigolé. C'est peut-être un peu long quand-même, parce que tu restes sur le même registre et qu'il n'y a pas vraiment d'évolution ni de chute. Y a quand même du fond avec nos amis les branquiers et leurs tours de passe-passe. Pas un gros coup de coeur donc, mais une lecture marrante et bien absurde.

Au plaisir,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #7 le: 09 Septembre 2016 à 10:15:19 »
Hello Mout !

Citer
tous deux s’engagèrent dans un étroit corridor comportant cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.

 :mrgreen:

Citer
  - D’ailleurs, je vois pas l’intérêt de cette carte si c’est tout ce qu’on peut acheter avec.

 :D

Citer
Monsieur Matin fit mine de vouloir se gratter un sourcil, mais manqua de s’éborgner avec le balai qu’il tenait toujours à la main

 :D :D

Les dialogues en général (sinon je vais tout citer) =>  :D :D :D

Citer
lorsque, subitement, le silence fut revenu.

le silence revint



J'ai beaucoup aimé, et beaucoup ri  :mrgreen: Même si quelques passages sont un peu lourds, dans l'ensemble les jeux avec la lettre R sont vraiment chouettes et amènent tranquillement la fin - simple, mais efficace.
Je sais pas vraiment quoi dire de plus, sinon que j'ai passé un bon moment, et j'apprécie tout particulièrement le choix des jeux avec les R comme dans anoRmalies  :huhu:

Merci pour ce texte !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Migarou

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #8 le: 10 Septembre 2016 à 21:54:49 »
Bonsoir extasy, ChoucrouteEstivale, Marygold, RémiDeLille et Kerena ! Pfiou.

Bon, déjà, un grand merci pour chacun de vos retours, parce que ça me donne à réfléchir – ce qui est toujours positif, même dans le négatif. ;)

M'en voulez pas si ce post ne répond qu'à deux de vos commentaires pour l'instant ; je suis plutôt lent et j'aime bien prendre mon temps. Pas forcément pour dire des choses plus intéressantes, d'ailleurs ! :D

Allez hop, c’est parti !

@extasy

Citer
Citer
comportant cinq portes, réparties de manière parfaitement équitables sur les cloisons de gauche et de droite.
Moi j'ai pas compris :(
Hmm, comment t’expliquer ça… Disons qu’un groupe de sept musiciens (dont Eric Clapton, si tu veux) donne un concert, et que la moitié d’entre eux se trouve sur la partie droite de la scène, l’autre moitié sur la gauche. Est-ce que tu vois le problème… mathématique que ça pose ? :mrgreen:

(bon, tu me diras, le chanteur est au milieu d’habitude ; mais dans cet exemple-là, il serait plutôt des deux côtés à la fois…)

(quelque part, j'ai l'impression que j'ai rendu les choses encore moins claires ! :D)

Citer
Citer
Ça t’a semblé anormal ? Parf... Attends, non.
Le fait est que, à travers cette précision, je pensais dévoiler au lecteur que le client, dans la salle d’attente, s’était non pas assis sur une chaise mais sur une plante. Mais j’en déduis à ta réaction qu’il faudrait que j’ajoute un petit indice supplémentaire – au moment où le client s’assoit, peut-être ? Hum…
Roh, j'avais pas capté non plus ><
Ah ben zut, toi non plus ? Aucun d’entre vous n’arrive à lire dans mon esprit, ou quoi ? J’y avais laissé tellement d’indices. :huhu:


Je suis content malgré cela que le texte t’ait plu. En effet, Monsieur Grauthier n’est pas aussi anormal que son très cher conseiller ; l’idée étant d’en faire un personnage normal s’étant habitué à l’anormalité, au point de la trouver presque normale. :mrgreen:

L’absence de ce « petit quelque chose en plus » que tu relèves rejoint, en quelque sorte, le commentaire de Milla plus haut. Ça m’embête un peu, mais bon, c’est motivant si l’on se dit qu’on essaiera de marquer les esprits la prochaine fois.

Bref je te remercie pour la lecture, moi z’aussi !


@ChoucrouteEstivale (prochainement ChoucrouteAutomnale ?)

Citer
Citer
l’agence brancaire
C'est voulu ?  :mrgreen:

Citer
« Monsieur Grauthier ? »
Très curieusement, je pense que ça répond à ma première question.  ;)
Bon, ça va, les gens s’en rendent compte avant d’avoir relevé toutes les fautes d’orthographe présumées ! :D

Citer
Citer
Il lui suffisait d’un regard sur les chaises, fières et vigoureuses, pour se sentir plus léger ; bien qu’il faillit provoquer un mini-séisme lorsqu’il s’affala enfin sur un siège.
J'aime bien cette phrase, mais je m'attendais à ce qu'elle s'achève par "sur l'une d'elles", puisqu'on sait déjà qu'on parle des chaises.
Ça casse un peu la fluidité de la phrase, c’est vrai. Mais pour ma défense, ma pauvre défense, je voulais user du pronom indéfini pour faire passer l’idée que ça pouvait, justement, ne pas être « l’une d’elles ».

Un brillant succès, à l’évidence ! :D

Citer
Citer
Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
J'apprécie les blagues à tiroir comme tout le monde, mais je trouve celle-ci un rien poussive.
J’aime bien cette phrase, et j’ai vraiment envie de la garder. Qu’est-ce qui la rend poussive ? Le manque de fluidité ? La répétition des « en-dessous », peut-être ?

(Je me pose la question autant qu’à toi ; ça n’appelle pas forcément de réponse de ta part, mais si tu en as une, je pourrais, éventuellement, me montrer intéressé. :P)

Citer
Citer
La pénombre y était telle que des araignées avaient déjà réservé les lieux pour s’y organiser une petite cousinade.
C'est peut-être ma phobie des araignées qui s'exprime, mais je la trouve poussive aussi, celle-ci  :-[
Celle-là aussi ? Hum… Pourtant, moi aussi j’ai peur des araignées !

Citer
Citer
aux jeunes âgés de seize à vingt-quatre ans…[...]une preuve irréfutable que vous avez entre seize et vingt-deux ans. »
Je vois bien que c'est un texte qui donne dans l'absurde, mais je suis pas persuadée qu'elle soit volontaire celle-ci.
Elle l’est.
D’ailleurs, le client finit par prouver qu’il en a vingt-trois. Comme quoi, tout ceci se complète bien. (Non ?...  :-\)


Je constate avec regret que tu as eu du mal à rentrer dans ce texte, ce qui, dans ces cas-là, est toujours un peu dommage – à la fois pour le lecteur et l’auteur. Ceci dit, ça l’est peut-être moins pour moi, qui peut toujours en tirer du positif, que pour toi, qui n’y verra probablement qu’un texte ne t’ayant pas trop accrochée. J'en suis donc un peu désolé... :P

Le côté poussif et le manque de naturel, avec le recul, je peux avoir cette impression aussi. J’ai parfois tendance à tirer quelques cheveux de mon histoire pour y aménager certaines blagues ou traits d’humours supplémentaires. (L’histoire de bouse et de pêt, par exemple, ça n’apporte pas grand-chose au schmilblick ; c’est juste que j’avais ces mots en tête et que ça devait sortir coûte que coûte ! :-¬?)

Bref, merci d’avoir pris le temps de commenter malgré tout, j’apprécie. Rendez-vous est donc pris pour une prochaine fois, bien que la date de celui-ci reste à déterminer. :P

Hors ligne Migarou

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #9 le: 13 Septembre 2016 à 00:05:39 »
Coucou, me r'vla.  :-¬?

@Marygold

Citer
Bon, le titre dit déjà pas mal de l’atmosphère du texte :D Par contre, effectivement, il mériterait de garder son caractère absurde mais d'être un chouïa plus en lien avec le texte.
Je pensais à quelque chose comme "La 18e Vadouille". C’est bien, non ? Allez pas me dire qu’il n’a aucun sens, celui-là ! :mrgreen:

Bon, il est peut-être un peu tard pour changer (?), mais au pire je peux toujours en faire un sous-titre. J’ai commencé à tripatouiller deux trois trucs sur le texte, je ferai surement une petite mise-à-jour sous peu.

Citer
Citer
Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
ouais, je suis moins fan de ce passage ; ça me semble moins fin que le reste.
Comme je l’ai dit plus haut, moi, j’aime bien ce passage. Ça m’embêterait un peu de l’enlever, mais je vais tenter de le modifier un peu.

Citer
Citer
des monceaux de terres
terre (et alors, pour renchérir sur mes camarades, moi non plus je n'avais pas compris ce que cette terre venait faire ici, et je n'avais donc pas compris qu'il s'était assis sur une plante)
La mise à jour devrait corriger ça… J’espère ?
Bon, pour la faute d’accord, je suis plus confiant. :D

Citer
Citer
      - Ah, mais je suis désolé ! Vous pouvez pas prétendre à cette offre »
une négation aurait été bienvenue
Tu suggères un petit "ne" ? Pourquoi pas. D’autant qu’elle me parait bizarre, cette phrase.

Citer
Citer
en sortit son porte-feuille ; d’où il sortit, à son tour, un billet de dix euros ; qu’il tendit au branquier, se demandant, un peu tard, ce qui pouvait bien lui faire croire qu’il n’oublierait pas de lui rendre.
plutôt des virgules à la place des points-virgules (mais dans tous les cas, ça fait une phrase très longue, pourquoi ne pas couper avant « qu’il tendit » ?)
En effet, c’est un peu long. Pas fan de cette phrase non plus, de toute façon.

Citer
Citer
du cuivre lisse, rouillé et convulsif.
hum, c’est pas antithétique ? (mais peut-être fait exprès, je n’arrive pas à le déterminer)
C’est ça, c’est totalement volontaire… Ou pas ? :mrgreen:
J’avoue, j’ai pas vu le souci sur le coup. J’en prends bonne note.

Citer
Citer
   - Les conditions sont les mêmes, et nous pouvons même vous prêter
petite répétition de « même » un peu dommage.
Ah zut, encore un "même" qui échappe à ma vigilance. :-\
Je fais attention, pourtant, mais ils ont un réel talent pour se faire oublier (c’est pourtant pas faute de leur avoir ajouté un accent circonflexe en guise de bracelet électronique !).

Citer
Citer
il rampa jusqu’à une poubelle nichée sous son bureau et, fourrant la main au travers de la paperasse chiffonnée, remua un moment avant d’en extirper une petite boule de papier qu’il déplia aussitôt.
j’ai pas eu l’impression que dans la scène précédente, il y avait eu papier froissé… mais ça n’a peut-être rien à voir, et il s’agit d’un papier roulé en boule bien avant.
Ouh là, non, ça n’a rien à voir. Qu’est-ce qui t’a fait penser que ça pouvait avoir un lien avec une scène précédente ?

Je suis content que tu aies globalement apprécie le texte, malgré ses imperfections et ses quelques penchants scatophiles. C’est un peu mon pêché… mignon ? Je ne crois pas que le terme soit approprié. :D

Tu parles de maladresse à propos du placard à balais ; est-ce je peux te demander d’être plus claire sur ce point ?

Merci d’être venue lire et commenter !



@RémiDeLille

Citer
Citer
- Rendez-vous avec (il baille) M’sieur Matin…
cadratin à la place des tirets, ce serait mieux ,   cadeau :     —
Je les rajoute toujours après coup, d’habitude. Mais comme là, j’ai envoyé mon texte à deux minutes du gong, je me suis dit que ça attendrait. :P

Citer
Citer
il se trouvait trois tailles en dessous du « ça me va bien ! », deux en dessous du « quand même, ça serre un peu… » et une en dessous du « et un corset, ça serait pas moins cher ? ».
:D
Merci d’apporter un peu d’amour à cette phrase, bien malheureuse pour l’instant. :(

Citer
Citer
  « Faut que je pense à faire changer l’interrupteur » dit-il.
manque une ponctuation avant "dit-il"
Ah bon ? C’est une mauvaise habitude que j’ai, alors.

Citer
Citer
modèle deuxième, ou troisième cri
j'aurais mis "avant-dernier ou antépénultième cri"
Pourquoi pas ? Encore que je rajouterais bien un ou deux « avant ». :P

Citer
Citer
à priori.
en théorie, c'est a priori, en italique.
Les deux se disent, non ?
Quant à l’italique, je suis dubitatif, j’ai tendance à trouver ça un brin pompeux pour une expression passée dans le langage courant.

Citer
Citer
"reined siom ud euqirhparg"
pfiou ! j'ai mis trois lectures à capter la vanne (le graphique descend du coup :D )
Il manque le "r" à "reinred" ; si c'est fait exprès, ça complique quand même !
C’est fait exprès (d’ailleurs, le "r" en question a trouvé refuge dans le mot "graphique", si tu regardes bien).
Une interversion qui vise à obtenir les mots « graphrique » et « denier », parce qu’on perd jamais de vue ce qui importe vraiment, dans les banques.

C’est un peu artisanal, j’en conviens. :mrgreen:

Citer
Citer
Le réveil du branquier vibrait au rythme d’un solo de clochettes endiablé, virtuose aux pieds cuivrés.
j'aurait mis "virtuose..." après "branquier"
Après avoir lu cette remarque, peut-être bien que moi aussi. :P

Citer
Citer
cuivre lisse, rouillé
plutôt "verdi" le cuivre
Merci pour cette précision. ;)

Bref, ravi d’apprendre que ce texte t’a fait rire !
Je prends note de tes réserves sur la longueur et le manque d’évolution ; je ne sais pas si ce sont des aspects que je pourrais rattraper – à vrai dire, je ne crois pas –, mais c’est quelque chose que je garderai à l’esprit pour de prochains écrits.

Merci encore de t’être arrêté ici !



@Kerena

Citer
Citer
lorsque, subitement, le silence fut revenu.

le silence revint
Ça sonnait juste, pourtant.  :\?
Bon par contre, j’ai jamais été très doué pour justifier mes choix grammaticaux, donc le seul argument que j’aurais à t’opposer, c’est mon petit doigt et ce qu’il m’a dit... :mrgreen:

Je vois que tu as apprécié les dialogues, ça me fait plaisir ! Tout comme le fait que le reste t’ait plu également, en dépit de ces fameuses lourdeurs dont la réputation n’est plus à faire dans ce topic. :D

Merci pour ce commentaire !

Hors ligne Kanimp

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #10 le: 13 Septembre 2016 à 11:20:38 »
Bonjour Mout,

À la première lecture je n’ai rien compris à l’histoire, j’ai juste trouvé le fil conducteur, les anormalies bancaires et comment se faire flouer en croyant y gagner.

La seconde lecture ne m’a pas plus emballé que la première.
Si le sujet m’intéresse, la manière de le traiter me parait complètement surnaturelle et je n’y accroche pas du tout.

Une autre fois peut-être.





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Hors ligne Miromensil

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #11 le: 13 Septembre 2016 à 12:49:45 »
Hello Mout !

Citer
La fatigue alourdissait tant les pas du quadragénaire, que ses pieds trébuchèrent sur la jointure du carrelage et le projetèrent, tête en avant, sur le bureau d’accueil de l’agence brancaire où il se rattrapa in-extremis.
Pourquoi la première virgule ? la phrase serait plus fluide sans il me semble
coquille à bancaire

Citer
fit la secrétaire, une belle brune en toutes formes compétente
Pas sur de capter, elle est toute en formes mais en même temps compétente ? Y a pas 2 idées en une là ?
*relis la phrase* okkkk c'est un jeu de mots :facepalm:

Citer
petite pièce aménagée de chaises et de plante
plantes

Citer
Et, laissant-là son flan au caramel à demi-entamé,
Citer
Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du
c’est un détail mais il y a plusieurs fois ce type de structure, changer une des 2 peut-être ?

Citer
mais alors qu’elles s’avançaient doucement à la rencontre du camp adverse
pas sure de comprendre l’image jusqu’au bout, le camp adverse des paupières c’est… ?

Citer
   Le conseiller s’exécuta, mais visiblement, l’interrupteur et l’ampoule n’étaient plus en très bons termes ; le courant ne passait plus entre eux.
un chouia lourd hu?

Citer
   Et dans un soupir, qu’on eut pu traduire par « mais pourquoi c’est à moi de lui prêter de l’oseille ? », le client, dans un accès de bienveillance, mit la main à la poche et en sortit son porte-feuille ; d’où il sortit, à son tour, un billet de dix euros ; qu’il tendit au branquier, se demandant, un peu tard, ce qui pouvait bien lui faire croire qu’il n’oublierait pas de lui rendre.
c’est une loooooongue phrase x) j’aurais mis un point après « 10 euros ».

Citer
« J’ai entendu le téléphone sonner, dit-il. C’était qui ?
   - Je… crois que ça a raccroché.
:D

Citer
   - C’est pas le moment de contracter un pêt immobilier, si vous voulez mon avis… »
:D

C'est ce qui s'appelle prendre le thème au pied de la lettre  :mrgreen: J'aime bien l'absurde, c'est mon délire, et je pense t'y avoir suivie. Il y a quelques traits d'humour bien trouvés, fallait oser, je trouve que c'est pas évident de faire dans ce registre donc bravo pour t'y être risqué. Après, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de frioritures en tout genre (mots un brin superflus, tirets, points virgules, longues phrases,...) , ce qui me rebute un peu parce que je suis plus une adepte de ce qui plus minimaliste. Après, l'intérêt de ce style d'écrire est que ça engendre un certain dynamisme, ça rebondit de partout et perso je ne m'y suis pas ennuyée !
Bonne continuation pour la suite :)

Hors ligne Migarou

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier
« Réponse #12 le: 17 Septembre 2016 à 17:27:05 »
Hop là, avant de répondre aux deux commentaires plus haut, je vous informe que j’ai apporté pas mal de modifications à mon texte. Outre les quelques corrections grammaticales d’usage, je me suis également attelé à réécrire certaines phrases, voire certains paragraphes entiers. L'histoire de la terre est, je pense, plus claire, même si elle reste implicite. Quant à la chute, vous la trouverez quelque peu différente si vous avez lu la « première version » – car il s’agirait presque, au final, d’une seconde version à part entière.

J’espère ainsi que ceux qui liront ce texte pour la première fois trouveront la chute plus mordante. Pour ceux qui auraient apprécié la première, j’en suis désolé, mais c’est une expérience que je voulais tenter. Dans tous les cas, je serais curieux d’avoir votre avis !




@Kanimp
Je regrette que tu n’aies pas accroché au texte, mais bon, chaque lecture est unique et conforme à des critères qui nous sont propres. En ce qui me concerne, le naturel a tendance à m’ennuyer, voilà donc, peut-être ?, pourquoi je me plais à écrire des choses étranges et illogiques – dans une certaine mesure.

Qui sait, peut-être qu’un jour, nos regards d’auteur et de lecteur se trouveront ? :mrgreen:

En attendant, un double remerciement pour ta double lecture !



@Miromensil

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Et, laissant-là son flan au caramel à demi-entamé,
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Et, à l’évidence, il se trouvait trois tailles en dessous du
c’est un détail mais il y a plusieurs fois ce type de structure, changer une des 2 peut-être ?
C’est juste, je vais corriger ça.

À moins que ça ne soit déjà fait ? :mrgreen:

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mais alors qu’elles s’avançaient doucement à la rencontre du camp adverse
pas sure de comprendre l’image jusqu’au bout, le camp adverse des paupières c’est… ?
L’attraction, tout simplement. Si les paupières avancent vers leur camp, alors, elles avancent vers le bas ; sous-entendu, les paupières se ferment.

Voili, voilou.

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   Le conseiller s’exécuta, mais visiblement, l’interrupteur et l’ampoule n’étaient plus en très bons termes ; le courant ne passait plus entre eux.
un chouia lourd hu?
Peut-être bien. J’avais pas spécialement prévu de réécrire cette phrase, mais, malgré tout, j’ai pas pu m’empêcher de la tourner autrement.

À voir si c’est moins lourd... ou pas ?

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   Et dans un soupir, qu’on eut pu traduire par « mais pourquoi c’est à moi de lui prêter de l’oseille ? », le client, dans un accès de bienveillance, mit la main à la poche et en sortit son porte-feuille ; d’où il sortit, à son tour, un billet de dix euros ; qu’il tendit au branquier, se demandant, un peu tard, ce qui pouvait bien lui faire croire qu’il n’oublierait pas de lui rendre.
c’est une loooooongue phrase x) j’aurais mis un point après « 10 euros ».
Conformément à ce conseil, j’ai mis un point… d’honneur à faire passer cette phrase entière dans le broyeur ! >:D

Ceci dit, une fois qu’on aura bien rappelé l’importance du recyclage, cette phrase pourra être retrouvée, en substance.


C’est gentil de m’avoir suivie dans mon délire, c’est pas toujours évident (et je ne dis pas ça pour me vanter, en tout cas, pas totalement :mrgreen:). Si tu as apprécié, j'en suis ravi, et je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter que les traditionnels témoignages de gratitude qui vont de pair avec ce ravissement prononcé. J’espère avoir, au moins en partie, réussi à corriger ces quelques frioritures que tu as pointées du doigt, même s’il n’est pas inconcevable que d’autres aient pris leurs places… :???:

Bref, merci d’avoir lu !

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Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier [V2]
« Réponse #13 le: 01 Octobre 2016 à 11:14:54 »
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À n’en pas douter, Monsieur Grauthier , depuis deux ans qu’on l’y conduisait tant bien que mal, aurait pu en rappeler le chemin au malheureux branquier ; si, bien entendu, quelques-uns de ses neurones assoupis ne s’étaient pas, eux-mêmes, égarés dans les couloirs de son esprit.
j'aime beaucoup la narration, originale, mais là je trouve que cette phrase n'apporte aucune information utile et ralenti le rythme pour rien
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Après qu’un plouf sonore eût accompagné le brusque repli des morceaux d’étoffe vers l’est et l’ouest, libérant ainsi l’accès aux éclats timides d’une lune teintée d’argent sale,
je comprends pas le son "plouf", je ne le fais vraiment pas correspondre à l'ouverture des rideaux, ça m'a induite en erreur



Hum je sais pas trop. D'un côté j'ai beaucoup aimé la lecture, cette manière de décrire les choses autrement, de jouer avec les mots et les situations, j'ai bien accroché et je me suis amusée.
Cependant, arrivée à la fin, j'avais un peu cette frustrante sensation de "ok, et alors ?". Sans doute parce que dans le texte il y a quelques trucs "normaux" (le personnage qui est bien coiffeur et non confriseur, l'offre pour jeunes... ) et du coup je cherchais l'explication, je me disais que peut-être que c'était une espèce de maladie et qu'avant (ou ailleurs) le monde était normal, et qu'on aurait le fin mot de l'histoire.

Je pense que j'aurais préféré, soit qu'il y ait vraiment une pseudo-explication, par exemple que dès qu'on rentre dans ce batiment tout devient bizarre, enfin ça peut être une explication à la con mais qui m'explique pourquoi parfois j'avais l'impression que tout dans ce monde n'était pas forcément absurde ; soit que tu gommes tous ces mini-trucs pas absurdes et que tu plonges vraiment dans ce monde bizarre et le présente vraiment comme, ben, normal. Je pense que pour un texte court, ça peut très bien fonctionner : comme c'est court, le lecteur ne risque pas trop de se lasser, et il est suffisamment intelligent pour comparer avec la réalité qu'il connait et pour que le monde décrit paraisse anormal, même si dans le texte les personnages trouvent tout parfaitement normal.

Je sais pas trop si ce que je dis est compréhensible  :-[
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La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Nocte

  • Invité
Re : [T18] Le soliloque de la bile intracellulaire d’hier [V2]
« Réponse #14 le: 02 Octobre 2016 à 18:35:55 »
Pas du tout convaincu, la lecture m'a plutôt ennuyé.
Le truc c'est que j'aime un peu de fond dans mon absurde, là entre les jeux de mots pas très fins et l'histoire qui ne va nulle part je dois avouer que ce fut assez laborieux de tenir jusqu'à la fin. Je ne dis pas que c'est mal écrit, au contraire y'a une bonne énergie tout le long, c'est juste que je ne suis pas du tout sensible à ce genre d'approche.

 


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