Le téléphone sonne à quatre heure du mat’.
Encore ta patronne qui t’appelles d’un squat.
Cette fois c’est la bonne, mort d’un psychopathe.
Détective…
Détective…
Celui que tu chasses, depuis le début.
Lui qui, si sagace, te rendait fourbu.
Lentement s’efface, le voilà pendu.
Détective…
Détective…
Tu voulais l’envoyer derrière les barreaux.
Il s’est libéré de ses victimes et bourreaux.
Détective…
Détective…
La question se pose, que fait-il ici ?
A ses pieds une rose, coupée à la scie.
A côté, une prose, où on lit merci.
Détective…
Détective…
Les preuves éparpillées n’attendent que toi.
Neuves mais maquillées elles se rient de la loi.
Détective…
Détective…
‘Ses mains menottées’, dit le policier.
‘C’est le coup monté d’un faux justicier.
Il s’est fait buter, par un initié.’
Détective…
Détective…
Tu penses le milieu a su te doubler
Mais c’est louche, c’est creux, tu te trouves troublé.
Détective…
Détective…
D’aucun ne savait, où trainait ce type.
Que toi tu cherchais, avec loupe et pipe.
Un mot désormais, pour lui c’est juste RIP.
Détective…
Détective…
Mène ton enquête, accomplis ta mission
Sans perdre la tête, ou pire la raison.
Détective…
Détective…
Détective…
Détective…