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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La Purge V2

Auteur Sujet: La Purge V2  (Lu 1715 fois)

Hors ligne Alan Tréard

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La Purge V2
« le: 06 Avril 2016 à 17:39:57 »
La Purge V2

   La purge. Insoutenable dans son déroulement. Mes malaises consécutifs et écrasants n'auront pas suffi à l'ignorer. Les acteurs, véritables automates, mains sur la rage, aux yeux de l'horizon, les pieds sur les cadavres, jouent continuellement sur sa position : le génocide prend racine jusque dans les sables du désert ; on y observait autrefois ces paysages sereins sous l'ombre de la passivité...
   On m'avait pourtant dit que j'étais protégée, épargnée, hors des guerres, chanceuse, sans danger, intouchable, surélevée ; maintenant traquée, survivant, désarmée, fuyant, cette vision de la sérénité me revient alors au travers de diverses pensées, comme un absurde souvenir du lavage de cerveau antérieur. Ma vie est bien éphémère !
   Complaintes récitées lentement, comme une prière.
   Les tentatives pour échapper à la purge sont vaines, le verdict fondamental est tombé.

   On a des humeurs... des choses que l'on voudrait voir disparaître un moment... des causes aux problèmes... les petits inconvénients du quotidien. Les discussions se dérégulent, elles changent sans cesse de dimension.
   On maudit le coiffeur ou la libraire, mais on ne leur souhaiterait jamais un tel destin. Ce n'était qu'une parole en l'air, je ne voulais pas les voir mourir ! Portrait de l'immonde, aversion regrettable, et la torture, la torture, la torture. Il m'arrive encore de me dire que la purge n'existe pas vraiment, mais peut-on ignorer le saccage et l'empoisonnement ?
   Je ne vois plus le temps qui passe, plus rien.

   Les enfants ont été témoins d'un massacre de masse ; ils ont observé cette élimination méthodique depuis le balcon, sucette à la bouche, panique à la clé, seuls, désespoir au visage. L'amour sincère n'aura pas suffi à les protéger.
   Paralysés, peut-on encore y voir des enfants ? Ils se tiennent là sans jamais pourvoir donner sens à cette purge. Comment réagir ? Depuis combien de temps ?
   Les enfants l'ont ressentie comme moi, ils ont voulu chercher tous les moyens possibles pour en réchapper. Je connais le son des certitudes qui s'effacent. Ils sont alors venus vers moi, pétrifiés par le génocide en cours ; et ils m'ont suppliée : « Maman, Maman, pourvu que nous échappions au massacre ! »
   Ô mes tristes enfants, vous avez raison, pourvu que nous échappions à la purge, n'ai-je pas su répondre au bon moment.
« Modifié: 09 Avril 2016 à 13:57:48 par Alan Tréard »

Hors ligne Aléa

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Re : La Purge
« Réponse #1 le: 06 Avril 2016 à 18:26:27 »
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, mains sur la rage, aux yeux de l'horizon, les pieds sur les cadavres, jouent continuellement sur sa position :
Mains à la rage? Non sur la rage c'est pas mal, mais j'aimais bien l'idée qu'elle puisse se dégainer
Par contre je comprends pas bien les liens entre la rage, les yeux de l'horizon, et les cadavres, y'a de l'idée, mais agencé comme ça c'est pas très clair
Et euh, sa position à qui? Ca se rattache à quoi dans la phrase? Leur position peut être

Citer
le génocide prend racine jusque dans les sables du désert. On observait autrefois ces paysages sereins avec une forme de passivité...
Le 'une forme de' est un peur lourd, passivité tout court ca passe à mon avis
En fait, mais c'est qu'une proposition parce que c'est que ca ferait une phrase un peu longue, tu pourrais presque supprimer le point et faire ", où l'on observait", mais bon, comme tu le sens niveau rythme

Citer
Maintenant traquée, survivant, désarmée, fuyant, cette vision de la sérénité me revient alors à l'esprit
Pas convaincu du tout par cet enchainement de participes et de passé simple, y'a pas de sujet en fait. En changeant survivant en survivante déjà ce se tient plus
et le à l'esprit est ptet en trop aussi, si c'est une vision qui lui revient, on comprend  ^^

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comme un absurde souvenir du conditionnement antérieur.
Condionnement, mouaip, un peu trop mécanique et sans mélodie ici ce mot

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Ma vie est bien éphémère !
dans un contexte de fuite de purge, je sais pas si je me l'exclamerai comme ça  :mrgreen:

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  Complaintes récitées lentement, comme une prière.
j'aime bien

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Les tentatives pour échapper à la purge sont vaines, le verdict fondamental est tombé.
fondamental pareil que conditionnement, et puis je vois pas trop le sens. Final peut être?

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des choses que l'on voudrait voir disparaître un peu..
virgule avant un peu? pour mettre l'accent sur la minimalisation de la chose et pas faire trop langage oral?

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les petits inconvénients du quotidien.
dans la phrase très en -ois, -ai, -o, enfin des sons de bouche ouverte, ca fait bizarre tout ces i, ca peut être une bonne idée de contraste, mais pour le coup je trouve que ca fonctionne pas trop, ptet le choix des mots...

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Les discussions se dérégulent, elles changent sans cesse de dimension.
Je vois pas trop le lien que fait cette phrase avec celle d'avant et celle d'après. Tu veux dire que les préoccupations des gens ont changé peu à peu?

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Ce n'était qu'une parole en l'air, je ne voulais pas les voir mourir !
Pour coller à ce que tu aimes bien en général, un truc comme "c'était qu'une parole en l'air, je ne voulais pas qu'elle les tue", ca pourrait te plaire ? Pour faire un lien plus marqué dans la culpabilsation du narrateur

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Oui, il m'arrive encore de me dire que la purge n'existe pas vraiment ! mais peut-on ignorer le saccage et l'empoisonnement ?
J'aime bien l'enchainement ! Mais ptet qu'un point marquerait plus la gravité de la situation qu'une exclamation

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d'un massacre de masse
du massacre, on parle de quelque chose de précis là

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sucette à la bouche, panique à la clé, seuls, désespoir au visage.
le desespoir au visage? Ca fait un peu trop accumulation, mais y'a une idée de rythme, pas séduit par le panique à la clé

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Paralysés, peut-on encore y voir des enfants ? Ils se tiennent là sans jamais pourvoir donner sens à cette purge.
l'idée de sont-ce encore des enfants est interesante, mais du coup, un enfant par définition il ne peut pas vraiment donner du sens au monde qui l'entoure, alors à cette purge c'est logique... Enfin c'est l'idée du coup, qu'ils ne peuvent pas y donner sens, je comprends, mais c'est ptet pas idéalement formuler... (désolé j'ai rien à te proposer  >< ) mais j'aime bien

Citer
Comment réagir ? Depuis combien de temps ?
pourquoi depuis combien de temps? je vois pas le rapport avec comment réagir? au bout de combien de temps? pendant ? gné, je comprends pas


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  Les enfants l'ont ressentie comme moi, ils ont voulu chercher tous les moyens possibles pour en réchapper.
Du coup ca pourrait être plus interessant plutôt que de rapporter le ressenti des enfants à celui de la mère, de faire l'inverse, de dire que la mère l'a ressentie comme ses enfants (impliquant donc comme une enfant qui ne sait pas réagir et qui ne comprends pas bien la situation sur le moment)

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Je connais le son des idées qui s'effacent.
Euh, mouaip. Le bruit des idées? je capte pas l'allégorie, je pense que c'est par rapport soit aux vies des gens qui se battent, soit par rapport aux anciennes habitudes de la mère. Du coup, le bruit des certitudes qui s'effacent pourraient être plus précis à tes yeux tu crois?

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échappions au massacre !
je croyais qu'ils ne comprenaient pas trop ce qui se passait, alors mettre de smots dessus?  :P /trolloff

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   Ô mes tristes enfants, vous avez raison, pourvu que nous échappions à la purge, n'ai-je pas su répondre au bon moment.
Très jolie phrase de conclusion, pleine de tout ce que le texte dit



Alors voilà ce que je peux te dire sur la forme, sur le fond, j'ai bien plus accroché que tes autres textes. Ca m'a plus parlé. On retrouve tes thèmes habituels, et ton écriture, mais avec plus de ressenti et d'implication.
Après, je trouve que ca se rapporte plus à un texte (attention je ne veux pas relancer le débat ni remettre en question, c'est juste une analyse pour amener à ce que je vais dire après cette parenthèse) du fait de sa partie narrative. En fait y'a des bonnes idées et quelques rythmes sympa, et paf dans la denrière partie d'un coup on se raccroche vraiment plus à une histoire racontée et à un destin, j'dis pas que c'est mal ou que c'est pas de la poésie, je m'en fout un peu à vrai dire de ce que c'est, c'est juste comme ça que je le lis, y'a une sorte de retour à la fiction et à une situation après une sorte de compte rendu interne des choses qui laissait plus place à des doubles lectures. Du coup ça pourrait appeler à être quelque chose de plus long plutôt qu'une reflexion bouclée -dans le sens fini et repetitive-, même si la conclusion fonctionne tout de même pas mal dans ce sens (je le fais encore, mais j'espère ne plus avoir à la faire par la suite, mais ce n'est pas une reproche, juste une analyse), en tout cas ca me parle plus (ce qui veut pas dire qu'il faut que tu fasses que ca, fais ce que tu sens, juste que perso ca me parle un peu plus)
Voilà.
(Mais je compte quand même te répondre pour l'autre truc)
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

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Re : La Purge
« Réponse #2 le: 06 Avril 2016 à 18:47:30 »
Merci, ton commentaire est vraiment détaillé, j'avoue que ça me fait vraiment plaisir.

Je vois que j'ai plein de choses à reprendre, je m'y mets dès que possible.

Au boulot ! Je reprends ça sérieusement, et je fais une annonce quand j'aurai fait une V2.

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Re : Re : La Purge
« Réponse #3 le: 09 Avril 2016 à 16:24:40 »
Alors, alors,

D'abord, je ne souhaite pas non-plus relancer le débat sur la poésie en prose, libre à vous de vous acheter un recueil ou deux et de vous faire votre propre avis. Il est cependant important que j'explique un peu ma démarche pour ceux qui voudraient faire comme moi.
Qui plus est, je ne suis pas sûr de pouvoir défendre ma position, tant les divergences d'opinion sont irréconciliables. Parlons plutôt de ma démarche, tout simplement.
Je ne pars pas d'un propos précis qui irait faire l'éloge de telle ou telle institution. La purge, c'est venu d'abord d'une légère frustration que j'ai voulu exploiter un maximum. J'ai ainsi exagéré au maximum un sentiment sur lequel je me suis basé, et la fiction ne s'est créée que partiellement à partir de bribes de liens entre les idées.

Il n'y a donc aucun moyen de rallonger la fiction, celle-ci repose sur des émotions parcellés.

De cette façon, les premiers adjectifs "protégée, épargnée, hors des guerres, chanceuse, sans danger, intouchable, surélevée" étaient d'abord accordés au masculin. Puis la fiction se formant peu à peu sur l'univers désaccordé d'une démarche simple de sentiment poussé à l'excès, l'idée d'y introduire des enfants observant un massacre m'est venue. La part de fiction dans l'œuvre est consacrée à l'habillage, tout simplement. C'est à l'instant où je voulais que les enfants s'adressent à un parent que j'ai pensé à féminiser le narrateur. À cet instant, j'ai réécrit une part du poème, renforçant très légèrement la fiction, parce que j'ai pensé que le poème en serait renforcé. Ainsi, contrairement à un roman où le profil psychologique serait développé, où les raisons de la purge seraient expressément nommées, où il y aurait une situation initiale, un élément perturbateur, quelques péripéties, une situation finale, au contraire de ça, on n'obtient ici que peu de repères. Les codes du roman y sont absents, les quelques détails fictifs sont détachés les uns des autres, peu nourris, brefs. On est dans l'éphémère situation qui apporte peu de repères au lecteur, et qui s'évertue à développer la base, c'est-à-dire une frustration poussée à l'extrême.

J'y évoque la fiction, il y a une évocation du fictif, mais il n'y a aucune fiction réelle, ce n'est que le poème qui se joue de ton esprit.

Voici ce que je pouvais dire sur ma démarche poétique, passons maintenant aux détails :

Mains à la rage? Non sur la rage c'est pas mal, mais j'aimais bien l'idée qu'elle puisse se dégainer
C'est une jolie idée, mais je ne suis pas sûr que les lecteurs comprennent...

Par contre je comprends pas bien les liens entre la rage, les yeux de l'horizon, et les cadavres, y'a de l'idée, mais agencé comme ça c'est pas très clair
Disons que les massacres n'ont vocation qu'à être observés.

Et euh, sa position à qui? Ca se rattache à quoi dans la phrase? Leur position peut être
Sa position à qui ? à la purge, bien sûr ! C'est le sujet même du poème.

 ::)

Le 'une forme de' est un peur lourd, passivité tout court ca passe à mon avis
En fait, mais c'est qu'une proposition parce que c'est que ca ferait une phrase un peu longue, tu pourrais presque supprimer le point et faire ", où l'on observait", mais bon, comme tu le sens niveau rythme
changement►le génocide prend racine jusque dans les sables du désert ; on y observait autrefois ces paysages sereins sous l'ombre de la passivité...

Pas convaincu du tout par cet enchainement de participes et de passé simple, y'a pas de sujet en fait. En changeant survivant en survivante déjà ce se tient plus
et le à l'esprit est ptet en trop aussi, si c'est une vision qui lui revient, on comprend  ^^
Condionnement, mouaip, un peu trop mécanique et sans mélodie ici ce mot
changement►On m'avait pourtant dit que j'étais protégée, épargnée, hors des guerres, chanceuse, sans danger, intouchable, surélevée ; maintenant traquée, survivant, désarmée, fuyant, cette vision de la sérénité me revient alors au travers de diverses pensées, comme un absurde souvenir du lavage de cerveau antérieur.

dans un contexte de fuite de purge, je sais pas si je me l'exclamerai comme ça
Chacun ses petites manières.

fondamental pareil que conditionnement, et puis je vois pas trop le sens. Final peut être?
Fondamental, ça signifie qui fonde l'identité d'un mouvement, c'est un principe fondateur.

virgule avant un peu? pour mettre l'accent sur la minimalisation de la chose et pas faire trop langage oral?
changement►On a des humeurs... des choses que l'on voudrait voir disparaître un moment...

dans la phrase très en -ois, -ai, -o, enfin des sons de bouche ouverte, ca fait bizarre tout ces i, ca peut être une bonne idée de contraste, mais pour le coup je trouve que ca fonctionne pas trop, ptet le choix des mots...
Désolé, les i n'ont pas la côte ces derniers temps.

Je vois pas trop le lien que fait cette phrase avec celle d'avant et celle d'après. Tu veux dire que les préoccupations des gens ont changé peu à peu?
Tout le monde a perdu ses repères, on s'égare.

Pour coller à ce que tu aimes bien en général, un truc comme "c'était qu'une parole en l'air, je ne voulais pas qu'elle les tue", ca pourrait te plaire ? Pour faire un lien plus marqué dans la culpabilsation du narrateur
Non, la narratrice est une victime, au contraire.

J'aime bien l'enchainement ! Mais ptet qu'un point marquerait plus la gravité de la situation qu'une exclamation
changement►Il m'arrive encore de me dire que la purge n'existe pas vraiment, mais peut-on ignorer le saccage et l'empoisonnement ?

du massacre, on parle de quelque chose de précis là
Ils ont seulement observé un massacre parmi les autres, il faut toujours massacrer à plusieurs endroits quand on veut faire passer un message.

le desespoir au visage? Ca fait un peu trop accumulation, mais y'a une idée de rythme, pas séduit par le panique à la clé
Désolé.

l'idée de sont-ce encore des enfants est interesante, mais du coup, un enfant par définition il ne peut pas vraiment donner du sens au monde qui l'entoure, alors à cette purge c'est logique... Enfin c'est l'idée du coup, qu'ils ne peuvent pas y donner sens, je comprends, mais c'est ptet pas idéalement formuler... (désolé j'ai rien à te proposer  >< ) mais j'aime bien
Tous les enfants essaient de comprendre le monde qui les entoure, et quand ils ne comprennent pas, ça les angoisse.

pourquoi depuis combien de temps? je vois pas le rapport avec comment réagir? au bout de combien de temps? pendant ? gné, je comprends pas
Je vois bien que tu ne comprends pas, disons qu'une grande partie du poème est basé sur l'évolution de la purge dans le temps, de sa croissance indescriptible.

Du coup ca pourrait être plus interessant plutôt que de rapporter le ressenti des enfants à celui de la mère, de faire l'inverse, de dire que la mère l'a ressentie comme ses enfants (impliquant donc comme une enfant qui ne sait pas réagir et qui ne comprends pas bien la situation sur le moment)
Je n'ai pas compris.

Euh, mouaip. Le bruit des idées? je capte pas l'allégorie, je pense que c'est par rapport soit aux vies des gens qui se battent, soit par rapport aux anciennes habitudes de la mère. Du coup, le bruit des certitudes qui s'effacent pourraient être plus précis à tes yeux tu crois?
changement►Je connais le son des certitudes qui s'effacent.

je croyais qu'ils ne comprenaient pas trop ce qui se passait, alors mettre de smots dessus?  :P /trolloff
Oui, moi aussi, je croyais ça...

Et voilà, merci pour ta lecture.

 


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