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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ] V2

Auteur Sujet: [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ] V2  (Lu 4832 fois)

Hors ligne Kailiana

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[AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ] V2
« le: 06 Mars 2016 à 16:11:04 »
V2 postée ! Sauf que j'avais écris une première V2, mais qui ne me plaisait toujours pas, donc je viens de tout réécrire pour passer à la première personne au présent. C'est donc très possible que plein de méchantes fautes se soient ajoutées.
Le texte n'est toujours pas fini. En fait y'a pas grand chose de plus que la V1, à la différence du changement de personne/temps, et que la 2eme partie avec Céline et Philippe a été complètement ou presque réécrite.
Faut que je termine ce soir ou demain, quoi, mais si d'ici là certains ont des commentaires généraux à faire...  :mrgreen: 


post originel avec V1 :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.




V2 (sans titre toujours... )




« Vous avez bien tous laissé vos téléphones chez vous ?
— Ouais, t'en fais pas, on ne pourra pas nous repérer avec les gps. Arrête de nous prendre pour des cons.
— Personne n'est à l'abri d'un oubli.
— C'est bon, Mara, on a tous fait attention. Elle devrait arriver bientôt.
— Ce serait le coup qu'aujourd'hui justement elle soit en retard…
— Tais-toi, c'est bon, elle est là ! On y va ! »
D'un même élan, on dévale la pente pour rejoindre la route. Les hautes herbes fouettent mes jambes, ma vision n'est pas très large à cause de la cagoule qui me recouvre la tête, mais j'arrive à voir la camionnette jaune qui s'avance sur la chaussée.
A côté de moi, Benoît accélère et se met en plein milieu de la route, en plein sur la trajectoire du véhicule ; il ahane, à bout de souffle. Alors que la camionnette arrive à une dizaine de mètres, elle commence à ralentir ; klaxonne. Comme il ne bouge pas, elle allume son clignotant pour l'éviter. Je me dépêche de me positionner à sa droite, Léa se met du côté gauche, Frédéric juste derrière : indécise, elle avance de quelques centimètres, tente de reculer, de passer par le côté, mais on l'entoure de trop près pour qu'elle puisse s'échapper et elle ne peut pas mettre un humain en danger. Elle klaxonne, fait des appels de phares.
« Oh, t'attends quoi ? Dépêche-toi ! s'énerve Benoît alors que Paul traîne encore dans les hautes herbes du bas-côté.
— Ca va, y'a pas d'urgence, qu'il grommelle. Le temps qu'ils s'aperçoivent d'un problème puis qu'ils envoient quelqu'un, on sera loin. »
N'empêche qu'on ferait mieux de pas traîner. Paul sort son canif et s'approche, il s'accroupit à côté d'un pneu et le perce, d'un geste brusque, méthodique. Puis il fait le tour de la camionnette et fait pareil avec les trois autres.
« Voilà, elle bougera plus avant un moment.
— C'est quand même un  peu pitoyable… se moque Benoît.
— Faut être heureux qu'ils n'aient pas encore intégré des systèmes de défense, on fera moins les malins alors.
— On rentre, allez, même dans ce trou perdu il y a quelques voitures qui circulent. Venez ! »
Je jette un dernier regard à la camionnette, affaissée sur la voie goudronnée, et je suis les quatre autres à grandes enjambées.

*

Le lendemain, je traîne au lit, sans motivation. Lorsque l'heure du déjeuner arrive, j'ouvre mon frigo pour m'apercevoir qu'il est presque vide. J'ai oublié de faire les courses, il me reste un fond de pesto, alors que je fais des pâtes pour aller avec. Comme souvent ces derniers jours ; je ne sais pas quand je serai à nouveau payée, donc je fais des économies.
Mon assiette sur les genoux, j'allume la télé.
« … de nouveaux incidents un peu partout. Les manifestants... »
Des voitures brûlées à l'écran. Des tags sur les murs, Rendez-nous nos jobs !. J’éteins.
Ça n'arrête pas depuis quelques semaines. Ces derniers mois, au fur et à mesure que les routiers, les taxis… ont été remplacés par des véhicules automatiques, la colère, sourde, muette, de ceux qui perdaient leur travail a explosé. Le gouvernement reste sourd. Sans doute une histoire de gros sous.
Désœuvrée, je regarde sur internet les offres de travail. Il est toujours possible de trouver quelques tâches, rémunérées une somme dérisoire. Mais avec les demandes qui n'arrêtent pas d'augmenter, même les tâches ennuyantes au possible sont plus difficiles à obtenir. Il n'y en a pas assez pour tout le monde.
Finalement, en fin d'après midi, je sors mon vélo. Je rejoins les autres dans un bosquet de bouleaux, en pleine campagne, où on cache nos bicyclettes. Méthodiquement, on enfile les vêtements amples et les cagoules qu'on a apportés dans nos sacs, histoire qu'on ne nous reconnaisse pas sur les vidéos prises par les voitures automatiques. Un peu plus loin, on se cache dans les fourrés en bordure de la route.
On attend cette fois peu de temps avant que la camionnette-facteur n'arrive sur la voie.
Benoît devant, Léa et moi sur les côtés, Frédéric derrière, Paul qui perce les pneus…
« Bientôt on fera ça les yeux fermés, plaisante Benoît. Allez, on se casse ! »
Les autres se détournent, mais je reste indécise quelques secondes.
« Mara ? Qu'est-ce qu'il y a ?
— J'y ai réfléchis cette nuit, et c'est quand même pas génial. Ok, on ne les fait pas brûler, c'est déjà mieux… Mais certains colis peuvent être importants. Empêcher la livraison ne me paraît pas la meilleure idée pour mettre de notre côté un maximum de monde.
— Tu proposes quoi ? Quand on demande gentiment, ça n'a aucun effet…
— On a des vélos, on peut livrer les colis nous-mêmes, je propose.
— Si on fait ça, on va se faire cramer direct, j'ai pas envie de me retrouver en prison…
— On peut garder nos cagoules. Et en profiter pour nous expliquer en laissant un mot.
— C'est pas bête.
— OK pour moi.
— Si vous voulez… Il va d'abord falloir cacher les colis un peu plus loin, si jamais quelqu'un passe.
— D'accord. J'ai quelques feuilles sur moi, en écrivant petit on devrait réussir à expliquer notre démarche. »

*

Même à cinq, on doit effectuer plusieurs voyages pour apporter les colis à leurs destinataires, qui n'habitent pas forcément tout près. Quand je reviens à la camionnette, la lumière commence à baisser. Il fait toujours chaud, mais la température commence à être plus agréable.
Avec soulagement, je vois qu'il ne reste plus qu'un gros paquet. Je l'accroche au panier de ma bicyclette ; je suis sur le point de repartir quand Frédéric arrive.
« Vérifie qu'on n'a rien oublié, mais je crois que c'est bon, je lui dis. Tu peux rester le temps que les autres reviennent, pour leur dire de rentrer chez eux ?
— Ça marche. Bon courage pour la dernière livraison.
— Merci. Repos demain ; on remettra sans doute ça dans deux jours. »
Il acquiesce, et j'appuie sur les pédales pour repartir.

Le vélo tressaute, inconfortable. Je n'ose pas passer par les grandes chaussées goudronnées, j'ai peur que des dépanneurs y circulent, je préfère donc les petites routes pleines de trous et de cailloux. Dans le ciel, les nuages s'amoncellent en gros tas gris ; quelques grosses gouttes commencent à tomber. Je tente de protéger le paquet en l'entourant de mon gilet, mais je ne sais pas si c'est très efficace. Quand j'arrive devant l'allée de terre qui mène à la bâtisse, je commence à être trempée. J'allume ma lampe, mais je dois me rendre à l'évidence : il n'y a rien pour protéger le colis de la pluie dans l'allée, il faut que je m'approche de la maison.
Vu la taille du terrain, j'aurais pensé que l'habitation serait plus grande. Je ne distingue que des silhouettes, mais l'ensemble à l'air bien entretenu. De la lumière filtre sous les volets fermés.
Je pose mon vélo contre un arbre et je m'approche du porche, en essayant de ne pas faire de bruit. J'y pose le paquet, à l'abri de la pluie… un gros chien aboie.
Tétanisée, je reste immobile quelques secondes, puis je recule, lentement, puis plus vite, je me retourne pour rejoindre mon vélo, ce ne sont que quelques aboiements, ça doit être fréquent, un chien ça aboie n'importe quand, ce n'est pas pour ça que…
J'entends la porte s'ouvrir, et une voix curieuse me demande :
« Oui, bonsoir ? Que se passe-t-il ? »
Forcément, ça doit tomber sur moi. Indécise, je pense un instant m'enfuir ; il suffit que je rejoigne mon vélo, que je l'enfourche puis pédale à vive allure pour m'en aller… mais je paraitrais alors encore plus suspecte, en faute, et je commence à en avoir assez qu'on m'accuse de tout et de rien. J'ai ma fierté.
Je redresse donc les épaules, enlève ma cagoule – mes cheveux courts doivent partir dans tous les sens – et je me retourne.
« Bonsoir. Je vous ai amené votre colis, je lui explique.
— Mon colis, vraiment ? »
La femme me regarde de la tête aux pieds, trempée, plaine de gadoue, je ne dois pas avoir fière allure. Elle a l'air à l'aise, elle a de longs cheveux attachés négligemment dans le dos, un tee-shirt et un pantalon large, un peu abîmés mais qui ont l'air confortables. Un châle sur les épaules, qui a l'air tout doux.
Je pointe à ses pieds le paquet, de manière insistante, puis répète :
« Votre colis. Il y a votre adresse, dessus, à moins que je me sois trompée ?
— Non, non, c'est bien ici. Je suis juste étonnée de te voir, le facteur habituel arrive plus tôt, et sonne pour nous donner les gros paquets… d'autant que cette foi-ci, on n'a pas eu le choix, la livraison devait se faire par voiture automatique. Il y a eu un changement ?
— Euh… Oui, c'est ça. Aucune voiture n'était disponible, donc je suis venue à la place. Et voila votre colis ! »
La femme fronce les sourcils, sans avoir l'air convaincue, puis hausse les épaules.
« Tu as l'air trempée. Ils ne devraient pas vous obliger à travailler par tous les temps, on n'était pas pressé… si tu veux bien entrer, je peux te faire une tisane, de toute façon je préfère vérifier ce qu'on nous a livré, la dernière fois il manquait une pièce. Viens, entre, ne reste pas dehors comme ça. »
Un peu gênée, je veux refuser, mais elle insiste et je la suis finalement à l'intérieur.

Aussitôt entrée, un énorme chien blanc m'assaille en agitait sa queue à vive allure. Je retire mes baskets et mes chaussettes, trempées elles aussi, la femme me donne des chaussons que j'enfile avec soulagement. Je l'accompagne jusqu'au salon, en poussant le chien quand il se montre trop insistant dans ses demandes de caresses.
« Il s'appelle Mozart, dit la femme en le désignant. Je suis Céline, et voici Philippe, mon compagnon. Ça te va une verveine, ou tu préfères autre chose ?
— C'est très bien, ne vous en faites pas. Je ne veux pas vous ennuyer.
— Tu ne déranges pas. Attends là quelques secondes, je reviens. »
Elle sort du salon et je pose le colis sur une table basse toute en bois. L'homme – Philippe – me dévisage, curieux, et je ne sais pas où me poser. Je profite du chien qui me pousse du museau pour reporter mon attention sur l'animal et le gratter derrière les oreilles.
Finalement, Céline revient avec une théière et trois tasses sur un petit plateau. On s'installe autour de la table basse, je m'assoie sur un bout de tronc coupé qui fait office de tabouret.
« Alors ? Comment tu t'appelles ?
— Mara. Dîtes, c'est vraiment très gentil de m'inviter, mais vous ne vouliez pas vérifier votre colis ?
— Oui, oui, je vais le faire. Il n'y a rien d'urgent. A moins que tu sois pressée ?
— C'est bon, c'était ma dernière livraison, j'admets.
— Tu as faim, peut-être ? J'ai des biscuits…
— Il est presque l'heure de dîner, interrompt Philippe avec un sourire en coin. Ca ne me paraît pas très indiqué de prendre un en-cas.
— Ah, oui, désolée. C'est vrai qu'il est déjà tard… C'est ton vélo que j'ai vu dehors, non ? Tu es venue comme ça ?
— Oui, je suis venue en vélo, je confirme, un peu dépassée.
— A cette heure-là ? Tu ne vas quand même pas ressortir alors qu'il pleut et qu'il fait noir… Tu peux dîner ici, si tu veux, et dormir sur le canapé. »
Ne sachant quoi répondre, je me tourne vers Philippe, je lui demande de l'aide du regard, mais il ne fait que hausser les épaules.
« On a l'habitude d'héberger des gens, il explique. Si tu n'as pas besoin de rentrer chez toi ce soir, je ne vois pas pourquoi tu devrais te presser. Ça nous fait de la compagnie.
— Si ça ne vous dérange vraiment pas…
— C'est nous qui l'avons proposé. Non, cela ne nous dérange pas. »

*

Le lendemain matin, je suis réveillée par des  bruits de cuisine. J'y rejoins mes deux hôtes, en plein petit-déjeuner. La fenêtre grande ouverte laisse entrer l'air encore frai du matin ; le ciel bleu est vierge de tout nuage. Je pourrais prendre un café rapide, puis rentrer aussitôt… mais Céline me fait goûter une merveilleuse confiture fraise-rhubarbe et je succombe à l'envie. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas pris un vrai petit-déjeuner, la table est trop appétissante pour que je me dépêche.
Céline et Philippe m'expliquent qu'ils font eux-mêmes la confiture, que les fruits viennent de chez eux. Devant leur insistance, une fois le ventre bien rempli, je sors avec Philippe pour qu'il me montre leur jardin.
Dehors, l'herbe est encore un peu mouillée à l'ombre, mais elle ne va pas tarder à sécher car le soleil tape déjà. Philippe me montre avec fierté le magnifique figuier devant l'entrée ; la vieille, j'ai posé mon vélo contre l'arbre sans apercevoir les nombreux fruits qui alourdissent ses branches. On se dirige vers l'arrière de la maison en grignotant chacun une petite figue bien mûre.
J'ai d'abord l'impression qu'il s'agit d'un jardin sauvage, ou pas très bien entretenu, bien loin des jardins à la française aux lignes strictes. Pourtant, les plantes sont en bon état, et je distingue au bout d'un moment une certaine cohérence. Un grand potager se trouve au centre, j'y discerne des salades, des plantes aromatiques ; des tomates de plusieurs couleurs. Beaucoup d'autres que je n'arrive pas à reconnaître d'après leurs feuilles. Des arbres fruitiers dispersées. Quelques oies et canards se baladent entre les plantations.
Philippe m'amène au centre du potager, où plusieurs bancs entourent un cercle de graviers. Les vignes agrippées aux treillis nous font de l'ombre. Il s'assoie, me regarde, pensif.
« Alors, dis-moi. Pourquoi étais-tu réellement devant notre maison ? »
Je trébuche.
« Pardon ?
— Céline s'en fiche, mais je n'aime pas qu'on nous raconte des histoires. Je ne vois pas pourquoi une camionnette aurait été remplacée par un humain sans qu'on nous prévienne. Je me tiens au courant de ce qui se passe ailleurs qu'ici, tu sais, on n'est pas complètement coupés du monde.
— Et alors ?
–- J'ai entendu que dans les grosses villes, plusieurs facteurs et taxis automatiques ont été brûlés en signe de protestation. Le mouvement prend de plus en plus d'ampleur. Un rapport ?
— Pourquoi ça vous intéresse, vous avez eu votre colis, non ? Vous voulez nous dénoncer, après m'avoir invitée à dormir chez vous ?
— Non. J'aimerais juste savoir.
— D'accord, d'accord… une camionnette devait vous livrer, et avec des amis, on a percé ses pneus et récupéré les colis pour les livrer. On a tous perdu nos boulots quand ils se sont mis à utiliser les facteurs automatiques, et comme c'était du travail à la demande, sans vrai contrat, on n'a même pas droit au chômage ! Alors, content ?
— Que tu me l'ai dis, oui. Vous auriez pu vous en douter, que ce travail n'allait pas durer…
— C'est pas comme si y'avait une tonne de choix à côté. Même avec des diplômes, y'a que dalle.
— Vous espériez quoi, en faisant ça ?
— Retrouver du travail ? Que les clients se mettent de notre côté, et disent aux entreprises qu'ils préfèrent être livrés par des humains ?
— Tout ça pour qu'il y ait des accidents de route ?
— Et pour qu'on crève pas la dalle ! »
Philippe soupire, puis se retourne et trifouille dans les plants d'herbes derrière lui.
« Tu  aimes le pesto ?
— De quoi ?
— Aimes-tu le pesto ? On a du basilic à ne plus savoir quoi en faire.
— Oui, j'aime bien ça. Pourquoi ?
— Tu peux rester manger ici ce midi. Si tu veux.
— J'ai pas besoin de votre charité ! De toute façon, il faut que je rentre, les autres vont s'inquiéter.
— Écoute. On manque de mains pour tout récolter, et même en distribuant des légumes autour de nous, on a du mal à tout écouler. Ramène tes amis demain, et vous pourrez nous aider ; chacun repartira avec une partie de la récolte. Ce n'est pas de la charité, c'est un échange. D'accord ? »
Interdite, j'hésite. D'un côté je trouve ça louche, je ne m'attendais pas à une aide aussi inespérée… de l'autre, n'est-ce pas ce qu'on souhaitait, que d'autres personnes s'aperçoivent que ça va pas, et nous aident ?
Tout autour, de nombreux fruits et légumes paraissent prêts à être cueillis ; sans doute trop pour que deux personnes seules fassent le travail facilement. Après un soupire, je hoche la tête.
« D'accord. Je ne sais pas s'ils vont vouloir venir, mais je vais leur en parler. »

*

Deux jours plus tard, il n'y a que Frédéric qui refuse de venir. Il n'a jamais trop aimé les travaux manuels, alors travailler dehors ? Non, pas trop.
On arrive dans la matinée chez Céline et Philippe, pour éviter les heures où le soleil tape le plus. Ils nous indiquent comment distinguer ce qu'il faut cueillir de ce qui doit encore mûrir, puis on se met au travail, en se dispersant dans le jardin. Ils circulent entre nous, pour nous aider, avant de s'y mettre eux aussi.
Vers quatorze heures, on se réfugie à l'intérieur où il fait plus frai. On pique-nique avec une partie des légumes qu'on a récolté, et du pain qu'est allé chercher Philippe pas très loin. Quand on a presque fini de manger, je demande à Céline, curieuse :
« Comment vous faites pour avoir d'aussi belles plantes ? Vous devez dépenser une fortune en arrosage.
— Oh, non, réplique-t-elle C'est juste de l’optimisation. Il faut utiliser des plantes qui ne demandent pas trop d'eau, les agencer correctement, et les arroser juste comme il faut. Tu as remarqué les petits trucs en plastiques vert, qui dépassent du sol ?
— Oui.
— Ce sont des capteurs, ils enregistrent l'humidité du sol, la température extérieur, la luminosité… On récupère les données, et c'est facile de savoir quelles plantes manquent d'eau. Je pourrai te montrer sur l'ordinateur.
— Oh.
— Tu viens de briser ses illusions, glousse Philippe. Mara n'est pas très fan de technologie, n'est-ce pas ?
— Pourquoi donc ? demande Céline, curieuse.
— Mais regardez autour de vous ! je m'exclame. Nous tous, là, moi Léa Benoît Paul Fréd et plein d'autres, on n'a plus de boulot à cause des machines ! »
Autour de moi, mes amis acquiescent.
« Avec le travail à la demande, on avait encore une chance de se faire quelques sous, mais même ça il y en a de moins en moins, ajoute Benoît. J'ai de plus en plus d'amis en galère. J’héberge un pote qui a dû quitter son appartement.
— Ce  n'est pas une raison pour refuser tout changement, insiste notre hôte.
— Ah ouais ? Même quand le changement est négatif ?
— Pourquoi négatif ? Oui, vous n'avez plus de travail ; c'est un aspect négatif, d'accord. Mais depuis qu'on a des voitures automatiques, les accidents de la route ont chuté. Vous savez qu'avant ça, il y avait plus de trois mille personnes mortes sur les routes en France, en un an ? Sans compter tous les blessés…
— Et combien de personnes ont perdu leur travail et ne savent plus comment elles vont faire pour survivre ?
— Tu y tiens vraiment, à distribuer des colis ?
— Je tiens à avoir un toit sur la tête, de l'eau chaude, un truc pas trop mauvais dans mon assiette…
— Et c'est normal. Mais il est sans doute possible de trouver d'autres solutions que d'empêcher tout progrès. Tenez, si nos plantations vous intéresse, regardez un peu ce qu'est l'agroécologie. On a des terres qu'on n'utilise pas, ou presque pas : on peut vous aider à y faire pousser des plantes. Au moins, vous aurez à manger. »

*

(à suivre)
« Modifié: 12 Mars 2016 à 18:11:18 par Kailiana »
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Milora

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #1 le: 06 Mars 2016 à 16:44:14 »
Citer
Arrêtes de nous prendre pour des cons.
arrête (impératif)

Citer
car elle n'avait plus rien d'autre, et attendit la fin d'après-midi pour sortir son vélo. Elle retrouva les autres
autres x2

Citer
malgré l'été et ses longues journées, la lumière commençait à réduire. Heureusement, en fin de journée la camionnette
journée x2

Citer
Mara et Léa s'avancèrent l'une de chaque côté,
Comment elles peuvent s'avancer de chaque côté, si elles arrivent de la même direction ?

Citer
elle n'osait pas passer par les grandes routes goudronnées de peur que des dépanneurs y circulent et elle devait donc se contenter de petites routes remplies de trous et de cailloux.
route x2

Citer
où ils cachèrent leurs moyens de transport
Moyens de transport, c'est vachement flou, on visualise pas, du coup ça fait maladroit

Citer
Elle alluma sa lampe pour y voir davantage
je trouve que "pour y voir davantage" est maladroit

Citer
sans qu'il ne prenne immédiatement l'humidité.
J'ai mis un temps à comprendre qu'il allait se faire mouiller par la pluie ; c'est peut-être pas la tournure la plus claire :/

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elle ne pouvait pas poser le paquet dans l'allée sans qu'il ne prenne immédiatement l'humidité. Elle s'avança donc prudemment vers la maison.
Elle était plus petite que ce à quoi elle s'attendait.
Beaucoup de elle, elle, elle en début de phrase (en plus le dernier elle a pas le même référent, du coup même si on comprend, ça fait entendre encore plus la répétition de la structure de phrase, je trouve)

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Les lèvres de la femme s'agitèrent avec ce que Mara espéra être de l'amusement
Euh, alors je sais pas quelle expression faciale tu voulais décrire, mais j'avoue que ce que je visualise là est particulièrement comique :P

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« Alors ? Tu me dois une histoire.
— Et j'aimerais bien savoir de quoi il retourne, fit Philippe, amusé.
— Beeeeen… C'est vraiment un colis pour vous.
— J'ai deviné, oui.
Je trouve que ce bout de dialogue fait pas naturel.

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Mara, je suppose que tu n'as pas mangé ? Ça m'embête de te laisser repartir aussi tard dans le noir, c'était ton vélo que j'ai aperçu dehors ?
J'ai du mal à évaluer l'âge de la narratrice. Si elle travaille, elle a au moins 16 ans, mais Céline la traite vraiment comme une petite fille (on n'invite pas une inconnue à manger chez soi comme ça, bam, sans même avoir un peu sympathisé avant que l'idée ne survienne, ça fait pas super naturel :/ )

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Ce n'était pas sa faute : il y avait un pot aux fraises et rhubarbe, un autre aux figues, une gelée de pissenlit… Il fallait bien qu'elle les goûte.
Va savoir pourquoi, avec cette phrase, je t'ai visualisée à la place de Mara :P

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qu'il était difficile de voir ordonnés tant les plantes étaient touffues.
je comprends pas ce bout de phrase

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— Ce n'est pas moi qui l'ais dit.
l'ai

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Une routine s'installa rapidement. La petite maison, avec son grand jardin, devint leur quartier général. Ils plantèrent des tentes à côté de la bâtisse ; tous n'y dormaient pas en permanence, mais les nuits où aucun d'eux n'était présent se faisaient de plus en plus rares. Ils apprirent à mettre des légumes en conserve ; apportèrent à des voisins une partie du surplus. Comme beaucoup des habitants proches possédaient également des plantations, ils apportèrent des fruits et légumes jusqu'à la ville.
Au fil des mois, le potager s'agrandit. Comme ils se faisaient connaître de plus en plus, Céline et Philippe expliquèrent aux intéressés les principes de l'agroécologie et partagèrent leurs savoirs-faire afin que chacun puissent tirer parti de ses terres.
De plus en plus de personnes se joignirent à eux. Frédéric, qui n'avait aucune envie de travailler la terre et n'aimait tout simplement pas l'extérieur, conçut avec d'autres amis un programme pour les aider à gérer les multiples plantations et partager les récoltes.
Ils n'avaient pas récupéré leur travail, mais ils ne se plaignaient pas : ils avaient de quoi manger, et les connaissances au sein de la communauté se diversifiaient suffisamment pour que la plupart du matériel soit réparé avant qu'il ne s'abîme trop et éviter d'en racheter avec des sous qu'ils avaient en quantité insuffisante.
On sent que là c'est écrit en résumé parce que tu es pressée par le temps et que tu arrives pas à boucler, donc je fais pas de remarque de forme sur ce passage.


Dans l'ensemble, je trouve que le texte peine un peu à trouver son ton. Tout le début, avant l'arrivée chez Céline, est bien menée, je trouve. Les dialogues font naturel, on est dans l'action et on pêche petit à petit les éléments pour comprendre, c'est fluide. Mais du coup, avec la rencontre avec Céline, y a comme une rupture de ton. Céline et Philippe se comportent comme des adjuvants un peu trop aidants : on dirait plus une bonne fée dans un conte que de vrais personnages, et Mara semble soudain être super jeune. Ce serait possible, mais il faudrait que ce ton un peu de conte soit planté dès le début. Là, ça m'a un peu éjectée du texte, je trouve :/
Du coup, pour le fond du texte, en fait, je crois que tu vas avoir un problème : j'ai l'impression que c'est une structure pour un texte long, que t'as là :P Je veux dire que en résumé comme ça, sous forme de nouvelle, on sent ton idée de base (remplacer le travail par la coopération, tout ça) et elle est chouette et porteuse, mais... mais elle est tellement résumée que ça fait simpliste. Céline et Philippe sont vraiment trop gentils, ils n'ont pas l'air humains. Mara et ses amis ont l'air de pouvoir vivre une vie sans le moindre problème (les horaires qu'ils veulent, pas d'obligation, se faire inviter par des inconnus, ils n'ont pas l'air d'avoir de préoccupations...), du coup, on comprend pas trop pourquoi ils luttent comme ça pour leur travail. On ne sent pas le danger que représente pour eux l'automatisation de leur job. Or, c'est sur ça que repose le texte, donc ça l'empêche de fonctionner, je trouve. (Pour mettre un exemple : la même histoire dans le cadre d'un monde façon Hunger Games aurait de suite beaucoup plus d'impact).
C'est pour ça que je parlais de structure de texte long : j'ai l'impression que l'idée que tu as voulu développer (surtout dans ta fin en accéléré) c'est un peu une évolution des mentalités, et notamment celle de Mara. Sauf que du coup, c'est super dur à rendre dans une nouvelle, ça. En l'état, ça va beaucoup trop vite. On ne sent pas de problème du coup la fin n'a rien à dénouer. Je pense que pour éviter ça, il faudrait beaucoup plus développer l'intériorité des personnages, même si ce n'est que Mara et Philippe : les porte-paroles des deux visions du monde que tu opposes dans ce texte. Comprendre pourquoi Mara en est venue à faire du sabotage cagoulée, et comprendre la philosophie de vie de Philippe qui la prend sous son aile pour lui montrer une autre façon de s'organiser, en quelque sorte (je résume à gros traits). Si tu développes pas ces persos et/ou leur relation, le texte manque d'épaisseur, je trouve.

Sinon, un détail pratique qui m'a turlupinée stupidement tout du long : je trouve pas ça logique que les voitures automatiques ne soient pas équipées de caméras de surveillance. Mais c'est un détail ^^


Voilà, en gros : bien écrit, de belles idées, mais j'ai eu l'impression de lire ton synopsis plus que ton texte abouti. Je sais que tu peux vraiment faire une superbe histoire avec tout ça, je connais ta plume et ton imagination. Hop, au boulot ! Que ce soit pour l'AT ou en dehors ! ;)

(NB comme d'hab, malgré mon ton possiblement péremptoire, tout ça n'est bien sûr qu'avis subjectif, hein :/)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #2 le: 06 Mars 2016 à 16:58:51 »
Super-Milora à la rescousse ! Merci  :coeur:

Quand je dis rien c'est que ok.

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J'ai du mal à évaluer l'âge de la narratrice. Si elle travaille, elle a au moins 16 ans, mais Céline la traite vraiment comme une petite fille (on n'invite pas une inconnue à manger chez soi comme ça, bam, sans même avoir un peu sympathisé avant que l'idée ne survienne, ça fait pas super naturel :/ )
En fait je crois que dans mon esprit, Mara a rajeuni durant l'écriture >< Je la voyais entre 20 et 25 ans je crois, mais c'est vrai qu'ensuite elle fait plus jeune... Par contre, pour Céline qui l'invite comme ça, je voyais ces personnages comme invitant facilement chez eux, mais oui c'est vrai que c'est un peu bizarre...
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Va savoir pourquoi, avec cette phrase, je t'ai visualisée à la place de Mara :P
je comprends pas, c'est pas du tout moi, pourtant... je sais pas d'om te vient cette idée...
Citer
On sent que là c'est écrit en résumé parce que tu es pressée par le temps et que tu arrives pas à boucler, donc je fais pas de remarque de forme sur ce passage.
c'est même pas du pressage de temps : c'est juste qu'écrire ce passage m'ennuyait. Oui je sais c'est mal  :putainlafaute: faudrait que je trouve un moyen pour que ce passage m'intéresse, sinon je n'arriverai jamais à l'écrire...
Citer
Mais du coup, avec la rencontre avec Céline, y a comme une rupture de ton.
j'ai effectivement écrit les deux parties avec au moins une semaine d'intervalle, et je crois que je ne voyais plus le texte de la même manière  :s tu lis autant dans mes textes que dans mes pensées  |-| j'espérais que ça passe et qu'il n'y ait que moi qui trouve ça gênant, pourtant  :D
Citer
j'ai l'impression que c'est une structure pour un texte long, que t'as là
oui je sais... comme une idiote je refusais de me limiter à une idée simple...
Citer
Je pense que pour éviter ça, il faudrait beaucoup plus développer l'intériorité des personnages, même si ce n'est que Mara et Philippe : les porte-paroles des deux visions du monde que tu opposes dans ce texte. Comprendre pourquoi Mara en est venue à faire du sabotage cagoulée, et comprendre la philosophie de vie de Philippe qui la prend sous son aile pour lui montrer une autre façon de s'organiser, en quelque sorte (je résume à gros traits). Si tu développes pas ces persos et/ou leur relation, le texte manque d'épaisseur, je trouve.
ah oui ! c'est vrai que bêtement je n'avais pas pensé à ça, mais ça peut déjà permettre d'améliorer la chose...
Citer
Sinon, un détail pratique qui m'a turlupinée stupidement tout du long : je trouve pas ça logique que les voitures automatiques ne soient pas équipées de caméras de surveillance. Mais c'est un détail ^^
si : en fait c'est pour ça que Mara et les autres ont des cagoules, c'est pour qu'on les reconnaisse pas. C'est vrai que j'y ai pensé, j'ai pensé à la solution, mais je l'ai peut-être pas expliqué  :-¬?



Ben en tout cas, merci beaucoup  :coeur: Y'a quelques pistes pour améliorer les choses, je vais voir si ça me débloque, mais merci merci merci d'avoir répondu aussi vite de manière aussi complète  :coeur:

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(NB comme d'hab, malgré mon ton possiblement péremptoire, tout ça n'est bien sûr qu'avis subjectif, hein :/)
tu n'as pas besoin de le dire  :D
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #3 le: 06 Mars 2016 à 17:05:59 »
De rien ! (comme t'a dit que c'était urgent et que t'es agréable à lire, j'ai pas laissé passer de temps ^^ )

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c'est même pas du pressage de temps : c'est juste qu'écrire ce passage m'ennuyait. Oui je sais c'est mal  :putainlafaute: faudrait que je trouve un moyen pour que ce passage m'intéresse, sinon je n'arriverai jamais à l'écrire...
:D
 :vaurien:

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si : en fait c'est pour ça que Mara et les autres ont des cagoules, c'est pour qu'on les reconnaisse pas. C'est vrai que j'y ai pensé, j'ai pensé à la solution, mais je l'ai peut-être pas expliqué  :-¬?
Aaah, d'accord ! :) Oui, une ligne ou deux expliquant tout ça pourrait être utile. Parce que du coup, si les propriétaires de l'entreprise de livraison voient que leurs camions se font saboter comme ça, ça me paraît bizarre qu'ils n'augmentent pas les mesures de sécurité...

Citer
Par contre, pour Céline qui l'invite comme ça, je voyais ces personnages comme invitant facilement chez eux, mais oui c'est vrai que c'est un peu bizarre...
En soi, non, ça existe les gens comme ça (*tousse* ma mère *tousse*), mais généralement y a quand même une attitude qui va avec : aller vers l'autre, sympathiser même un petit peu, une confiance qui se noue super rapidement et qui mène à l'invitation...

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(NB comme d'hab, malgré mon ton possiblement péremptoire, tout ça n'est bien sûr qu'avis subjectif, hein :/)
tu n'as pas besoin de le dire  :D
Oui, entre nous on est en confiance, mais je voulais pas donner le mauvais exemple  :mrgreen: :P


Courage pour la suite et l'AT ! Tu peux le faire ! :)
« Modifié: 06 Mars 2016 à 17:08:27 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #4 le: 06 Mars 2016 à 17:13:07 »
Bon bah trois autres sont passés pendant que j'écrivais... Je referais pas mon message, tant pis s'il y a doublon ou désaccord >< Ah nan, en fait, juste un autre  :D



Lu !

1) Il est vrai que mélanger "Bouleversement dans le monde travail" et "S.-F." n'est pas facile sans tomber dans le déjà-dit.

2) C'est quoi un essaie ? Je blague (même si il faudrait que j'apprenne les caractéristiques de l'essai avant de faire ce genre de blague ><). Dans quoi voudrais-tu tomber, exactement ?

3) J'ai déjà par moments eu l'impression que tu rabâchais même si une idée nouvelle à chaque nouvelle partie permet d'avancer. On sent que tu cherches à imprimer dans le crâne des gens que les robots ont vôlé le travail des hommes. Essaye peut-être d'être plus subtile au début pour vraiment amener le sujet de la discorde.

4) Tout dépend sur quoi tu veux partir, mais deux idées s'offrent à toi (enfin là, je n'en vois que deux) :

- l'évolution de la situation du couple : après s'être fait un peu de pub avec les gamins, ils finissent eux aussi par adopter ce qui est moins coûteux et plus efficace, et donc finir avec une sorte de morale négative, portée sur le rapport entre l'homme et son besoin de bénéfice financier, à grande comme à petite échelle.

- l'évolution de la vision des gens par rapport au travail de l'homme : la notoriété est telle que, par le biais des médias, la population se demande si la machine peut vraiment leur servir là où l'homme le fait aussi bien mais avec une ambiance supplémentaire, et donc finir avec une morale plus portée sur la valeur du contact humain.

5) Bonne chance pour la semaine restante.

Pour le titre, j'avais pensé à quelque chose du genre : "Le bonheur des uns..." qui sous-entend l'expression et qui retranscrit bien ce que tu essaye de dire dans ton texte.



Je vais essayer de faire court pour chaque passage :

Le premier dialogue me semble un peu en trop et pas forcément utile. Peut-être qu'une description de la part de l'héroïne où elle préciserait qu'ils ne voulaient pas prendre le risque des téléphones auraient eu plus d'impact sur moi. La description des conducteurs manque dès le début. Je me suis demandée pendant un moment si les conducteurs étaient sonnés du fait que la camionnette avait pilé ou une connerie du genre. La première et la deuxième partie auraient sûrement pu être ensemble du fait que c'est une répétition, il n'y a pas de réel changement apparent, à part à la fin.

Ensuite, c'est au niveau du dialogue entre l'héroïne et le mari que j'ai du mal. Je trouve qu'il manque d'arguments et de convictions, autant d'un côté que de l'autre. Tu pourrais par exemple faire dire à l'héroïne quelques anecdotes qui montrent que l'humain a plus d'impact que la machine. Et de l'autre côté des chiffres qui montrent que la machine a plus de bienfaits. De même, la coupure est un peu trop nette avec la femme qui dit "vous n'êtes pas d'accord, on a compris". Je pense qu'une phrase plus subtile où elle donnerait un avis mitigé entre les deux camps, du genre : "Oui. Et les hommes sont capables de nous faire attendre des heures parce que leur vélo est pris dans la neige, mais les machines nous oblige à aller patauger dans celle-ci pour le récupérer en temps et en heure. A choisir, je ne veux pas de colis. Ni de dispute."

Je ne sais pas si tout cela peut t'aider, mais je l'espère. En tout cas bonne chance pour l'appel à textes :)

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #5 le: 06 Mars 2016 à 17:40:40 »
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En soi, non, ça existe les gens comme ça (*tousse* ma mère *tousse*), mais généralement y a quand même une attitude qui va avec : aller vers l'autre, sympathiser même un petit peu, une confiance qui se noue super rapidement et qui mène à l'invitation...
mais du coup, si j'arrive à montrer que Céline et Philippe sont justement comme ça, qu'ils ont confiance dans tout le monde (en résolvant le problème de l'age fluctuant de Mara) ça passerait ?


@Luna : merciii vous êtes vraiment trop gentils  :coeur:

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2) C'est quoi un essaie ? Je blague (même si il faudrait que j'apprenne les caractéristiques de l'essai avant de faire ce genre de blague ><). Dans quoi voudrais-tu tomber, exactement ?
disons qu'un essaie c'est un texte explicatif, qui transmet juste des idées. Et j'avais aucune envie de faire un texte explicatif avec un décor de texte narratif (je sais aps si je suis claire) ; disons que pour moi, le plaisir de la lecture passe avant les idées ; je déteste quand un auteur impose ses idées aux lecteurs et faut penser comme ça et pas autrement.
Mais en même temps, je n'ai pas envie de transmettre n'importes quelles idées (en fait elles sont pas mal précises xD) donc la difficulté c'est de trouver quelle histoire raconter pour que le lecteur comprenne le plus possible en le "racontant" le moins possible. Je sais pas si je suis claire  :-¬?
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3) J'ai déjà par moments eu l'impression que tu rabâchais même si une idée nouvelle à chaque nouvelle partie permet d'avancer. On sent que tu cherches à imprimer dans le crâne des gens que les robots ont vôlé le travail des hommes. Essaye peut-être d'être plus subtile au début pour vraiment amener le sujet de la discorde.
ah ? parce que ça c'est l'avis de Mara, donc forcément vu qu'on a son point de vue, c'est présent ; c'est pas forcément mon avis...
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- l'évolution de la situation du couple : après s'être fait un peu de pub avec les gamins, ils finissent eux aussi par adopter ce qui est moins coûteux et plus efficace, et donc finir avec une sorte de morale négative, portée sur le rapport entre l'homme et son besoin de bénéfice financier, à grande comme à petite échelle.
alors si tu envisages cette possibilité, faut vraiment que je change la manière donc je présente le couple, parce que pour moi justement ils font de l'agriculture respectueuse, ils acceptent les gens... et finalement la communauté se forme autour d'eux. Donc non, ça c'est vraiment pas possible.
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- l'évolution de la vision des gens par rapport au travail de l'homme : la notoriété est telle que, par le biais des médias, la population se demande si la machine peut vraiment leur servir là où l'homme le fait aussi bien mais avec une ambiance supplémentaire, et donc finir avec une morale plus portée sur la valeur du contact humain.
ok donc faut vraiment que j'éclaire ça. Parce qu'en fait mon texte n'est pas contre la machine : les voitures automatiques, c'est cool, comme le dit Philippe. Pour l'agriculture, c'est un autre problème - des humains, sur une petite parcelle, peuvent faire mieux ou en tout cas plus respectueux de l'environnement qu'une machine.
En fait mon idée c'était que, y'a plus de boulot, ok, sauf qu'à côté de ça y'a un gros problème écologique, et l'agriculture intensive qui n'est pas super bonne, et finalement à la campagne les gens qui n'ont pas de boulot peuvent "juste" cultiver eux même. (même si c'est pas si simple)
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La description des conducteurs manque dès le début. Je me suis demandée pendant un moment si les conducteurs étaient sonnés du fait que la camionnette avait pilé ou une connerie du genre
mais du coup, après, tu comprends qu'il n'y a pas de conducteurs car ce sont des voitures automatiques, ou pas ? et que c'est justement pour ça qu'ils peuvent "court-circuiter" la voiture en se mettant tout autour ?


Bon, ok, merci en tout cas  :)
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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #6 le: 06 Mars 2016 à 17:50:23 »
Bonjour,

Voici donc mon petit commentaire.
Je suis un peu embêtée parce que je ne vois pas trop le côté SF, peut-être parce qu'Amazon prévoit déjà des livraisons par drone, et que l'on n'est pas si loin des "voitures automatiques" que ça. D'un autre côté, Bordage est classé dans les auteurs SF, et ce sans que ses textes regorgent de technologies inconnues ou en conception.

D'autre part, j'aurais vu un texte plus axé sur la vie au travail même, comme un des textes du précédent Mammouth (me semble-t-il), sur le silence imposé au travail (je le rechercherai, ça te donnera peut-être des idées).

Dernière chose, si tu veux que je passe un coup d'Antidote et de relecture ortho/grammaire sur ton texte avant de l'envoyer, n'hésite pas à m'envoyer un MP, que je te fasse ça proprement sur un doc Word ou OpenOffice.

PS : bon, les filles ont posté avant moi, donc il y aura des doublons.
POur Céline et Philippe, en fait, j'ai limite l'impression qu'ils recrutent pour une secte :D Mais je connais aussi des gens super ouverts comme ça, et qui vont tenter tout doucement de convertir les autres à leur point de vue.

Citer
Arrêtes
Arrête
Citer
qui lui recouvrait la tête réduisait son champ de vision, mais ils avaient juste besoin d’arriver sur la route au moment où la camionnette y passait
.
Répétition de camionnette → tu peux remplacer le second par "véhicule"
Citer
Mara et Léa s’avancèrent l’une de chaque côté,

enlever le "l'une de", il n'a aucun intérêt.
Citer
facteurs automatiques
je trouve le mot "automatique" pas très bien choisi, je m'attends plus, avec ce mot, à un robot. Et je ne crois pas que ce serait le terme que choisirait une entreprise, ça ne sonne pas assez bien pour le marketing, il faut quelque chose qui fasse plus "on est super modernes avec la technologie" et qui cache le côté "on a remplacé les humains par les machines"
Citer
même si il
même s'il
Citer
reconnaissent
reconnaisse,
Citer
camionette
camionnette
Citer
sur les pas

sur leurs pas
Citer
nous mêmes
nous-mêmes.
Citer
Ok
OK
Citer
plusieurs aller-retour
allers-retours : aïe, le pluriel d'aller-retour… il y a disputes à ce sujet, mais a priori l'Académie française préconise allers-retours, ainsi que Grévisse, bien que la forme invariable soit utilisée fréquemment, en tant qu'ellipse de "voyages aller et retour". D'ailleurs, pour Antidote, c'est bien "aller-retour" ! Si ça te prend la tête, tu peux remplacer par "voyages"
Citer
la lumière commençait à réduire
"baisser", "diminuer" plutôt que "réduire".
Citer
arrivent
reviennent
Citer
des dépanneurs y circulent et elle devait donc

Je mettrais une virgule avant "etr, sinon la phrase est un peu longue
Citer
petites routes remplies

pleines. Une route n'est pas un contenant, elle ne peut pas être remplie. Mais pleine, si, car le sens de cet adjectif s'est élargi.
Citer
sous les volets fermés
à travers ? Ça dépend de tes volets, en fait.
Citer
Elle entendit la porte s’ouvrir, et une voix curieuse lui demanda :
J'aurais plutôt mis "lui demander", comme une suite à "elle entendit"
Citer
vas-vite
vas vite
Citer
dis
dit
Citer
je pouvais vous l’amenez
l'amener
Citer
« Il s’appelle Mozart,

une blague avec Beethoven ?
Citer
elle porta son attention

elle reporta ?
Citer
nous mêmes
nous-mêmes,
Citer
quelques clients préféreraient-ils être
pas besoin du "ils"
Citer
A
À
Citer
elle avait accoudé son vélo
Je suis peut-être un peu pointilleuse, mais là je viens d'imaginer le vélo accoudé, comme un poivrot au bar ×
Citer
aux pieds des tomates
au pied
Citer
faisaient
faisait
Citer
moi qui l’ais
ai
Citer
Ok
OK
Citer
ils se désaltérèrent assis sur
Ajouter une virgule avant "assis"
Citer
dès le matin le lendemain
dès le lendemain matin
Citer
leurs savoirs-faire

savoir-faire (invariable)
Citer
chacun puissent
puisse
Citer
connaissances
Trouver autre chose que "connaissance", car le mot désigne à la fois un savoir et des personnes (mes connaissances = les personnes que je connais), et ici il peut y avoir ambiguïté
Citer
des sous

euh, "de l'argent", plutôt, "des sous" ça fait ou très vieux (genre ma grand-mère), ou très enfantin, je trouve.
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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #7 le: 06 Mars 2016 à 17:55:20 »
Citer
mais du coup, si j'arrive à montrer que Céline et Philippe sont justement comme ça, qu'ils ont confiance dans tout le monde (en résolvant le problème de l'age fluctuant de Mara) ça passerait ?
Oui, tout à fait, mais du coup faut développer leurs personnalité et/ou la scène de rencontre, je pense ^^
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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #8 le: 06 Mars 2016 à 17:56:15 »
Déjà, merci pour l'explication de l'essai :) ce fut clair.

Et au vu de tes réponses à mes différents points, je me dis qu'en fait, tu as déjà tout ce qu'il te faut en tête et en main pour finir ce texte ;) ton scénario est complet. Par contre, oui, tu vas avoir un gros travail à faire sur tes personnages :) parce que, au vu de mes questions et suggestions, je me rends compte que mon interprétation était beaucoup trop libre pour que je puisse vraiment comprendre les personnages que tu souhaites imposer. Donc l'idée serait de retravailler l'identité du couple. A moins que ce soit juste moi ><

Pour ce qui est du début avec le point de vue de Mara, certes il est tranché, mais peut-être pourrait-il l'être un peu moins pour le lecteur, afin que l'on ait la possibilité de s'acclimater. Je ne suis pas sûre d'être claire.

Quoi ?! Pas de conducteurs ? Pas de jolies têtes de robots ?! Oui, soit peut-être plus explicite. Avec du sarcasme, peut-être : "Comment ce truc a pu le voir, alors qu'il n'a ni conducteur, ni paires d'yeux aux phares" ou une connerie comme ça.

Après, c'est peut-être vraiment moi qui n'arrive pas à comprendre le texte, mais bon, ça te donne des pistes au cas où les jurys soient des crétins comme ma pomme ><
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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #9 le: 06 Mars 2016 à 17:56:43 »
J'ai vu que Milora était passée sur l'ortho, donc je ne vais mettre que ce qui m'a personnellement gêné/autres observations

Citer
D'un même élan, les cinq jeunes gens dévalèrent la pente. (...)
Après un dernier regard à la camionnette, Mara s'éloigna à grandes enjambées, suivie par les quatre autres jeunes gens.
Boarf, ce n'est pas bien grave, juste je l'ai remarqué

Citer
Le vélo tressautait, inconfortable ; elle n'osait pas passer par les grandes chaussées goudronnées de peur que des dépanneurs y circulent et elle devait donc se contenter de petites routes remplies de trous et de cailloux.
phrase qui me semble un peu longue...le « et elle devait etc » la rend, en plus, quelque peu maladroite

Citer
— Beeeeen… C'est vraiment un colis pour vous.
:D Il me semble un peu forcé ton « ben », et si elle veut se faire passer pour la postière légitime, j’imagine qu’elle aurait un autre ton

Citer
— Oui… Sur nos contrats, on n'avait pas beaucoup de garanties, mais c'était mieux que rien, et pendant un temps c'était même très intéressant, plus qu'un vrai travail chiant et obligatoire. Puis les voitures automatiques sont arrivées. Et ces salauds nous ont remplacés.
Je vois là le lien avec le thème

Citer
— Mais, intervient Philippe, pourquoi préférerait-on des humains ?
— Parce qu'on est des humains ? Qu'on peut dire bonjour ? Que ça nous fait vivre ?
— Que c'est beaucoup moins sûr ? riposta-t-il. Qu'un humain risque beaucoup plus de causer un accident sur la route ? Et quand bien même quelques clients préféreraient-ils être livrés par des humains : l'entreprise pourrait juste laisser le choix au client, et je doute qu'une majorité choisisse une livraison plus coûteuse. Ils ont trop à y gagner pour abandonner ces technologies.
— Et nous on devient quoi ? » s'énerva Mara.
L'homme haussa les épaules.
« A chacun de s'adapter. C'est le propre de l'homme. »
La jeune fille voulut riposter violemment, mais Céline les interrompit :
« C'est bon, ça suffit, vous n'êtes pas d'accord, on a compris. Mara, je suppose que tu n'as pas mangé ? Ça m'embête de te laisser repartir aussi tard dans le noir, c'était ton vélo que j'ai aperçu dehors ?
— Oui, c'est ça.
— Tu peux rester dîner si tu veux, et dormir sur le canapé, tu repartiras demain. Tant que vous ne vous tapez pas dessus tous les deux.
— Je ne veux pas m'imposer…
— Je n'aurais pas fait la proposition si cela me dérangeait.
— D'accord, d'accord. »
Ce dialogue sonne très vrai

Citer
Ils n'avaient pas récupéré leur travail, mais ils ne se plaignaient pas : ils avaient de quoi manger, et les connaissances au sein de la communauté se diversifiaient suffisamment pour que la plupart du matériel soit réparé avant qu'il ne s'abîme trop et éviter d'en racheter avec des sous qu'ils avaient en quantité insuffisante.
Phrase fort longue il me semble  :-[ beaucoup de "et....et.." + les que/avant que

Je suis vaguement au courant qu'une réforme du travail se met en place en France, mais je n'en connais ni les tenants ni les aboutissants. Sinon, je trouve ton idée intéressante : dans la première moitié on comprend le problème (voitures-automatiques qui remplacent les humains), et dans la deuxième moitié tu laisse la place à une ouverture. Ca fait évidemment échos à plein de choses qui se passent ; on parle du fait qu'on aura de moins en moins besoin des bras des gens pour tout une série de boulots (caissières remplacées par des automates etc) mais en même temps, on parle d'économie circulaire, d'un refus progressif du libéralisme qui engendre une envie de retourner à ce qui est local,...Bref, c'est du lourd, et je trouve que tu fais échos de manière subtile à tous ces éléments dont on parle en ce moment. Mais je veux la fin  :mrgreen: Donc, pour essayer de t'aider :

1) j'ai galéré car ma première idée n'était pas de la sf
Tu pourrais glisser quelques détails de type SF, ça suffirait à rendre le contexte plus crédible - j'imagine enfin. Développe en quelques mots le fait que les voitures sont sans conducteur et sont en mode "pilote automatique", que la maison de Céline est survolée de drones, qu'un gadget technologique planté à côté des plantes permet de dire quand elles ont besoin d'être arrosées (ça existe)...Ce sont des idées

2) j'ai pas envie d'écrire un essaie
bah le fais pas  :mrgreen:

3) y'a plein de trucs intéressants à dire mais je veux pas rabâcher des idées et le texte doit faire moins de 30k caractères
je trouve justement que tu les développes bien ! tu prends ton temps pour poser ton histoire, c'est cool et tu peux finir en beauté.

4) J'ARRIVE PAS A TERMINER CE FICHU TEXTE
Mais si mais si  :huhu: Mara et ses compagnons connaitront-ils un dénouement heureux quant à leur avenir professionnel ? Veux-tu finir ton texte sur une note positive ou négative ? Seront-ils de joyeux lurons arracheurs de mauvaises herbes qui placent des pissenlits sur les pares-brise des voitures automatiques? Il y aurait moyen de terminer sur une note du genre "le changement de mentalité est lent mais la révolution est en marche" (cf. les éléments qui rappelle notre monde). Enfin, je suis plutôt qqn de positif, donc c'est vers là que je m'orienterais, mais ce n'est qu'une piste. Ultime possibilité pour te donner une idée, ce court-métrage qui rentre assez bien dans ton thème :

https://vimeo.com/155534602

5) il reste une semaine.
Parfais, tu as bientôt fini  ::)

Désolée si mon commentaire a l'air complètement wtf  :mrgreen: Tu veux que j'essaie de te proposer des titres (à prendre ou à laisser) ?
« Modifié: 06 Mars 2016 à 17:59:58 par Miromensil »

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #10 le: 06 Mars 2016 à 18:21:45 »
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. Donc l'idée serait de retravailler l'identité du couple. A
ouip, je fais ça, effectivement c'était pas clair !
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Pour ce qui est du début avec le point de vue de Mara, certes il est tranché, mais peut-être pourrait-il l'être un peu moins pour le lecteur, afin que l'on ait la possibilité de s'acclimater. Je ne suis pas sûre d'être claire.
sisi. Mais je pense que je vais laisser ce début tranché, parce que c'est effectivement ce que pense Mara au début ; par contre, faut que j'arrive à la faire changer d'avis (et donc montrer l'évolution au lecteur) par la suite
Citer
Quoi ?! Pas de conducteurs ? Pas de jolies têtes de robots ?! Oui, soit peut-être plus explicite. Avec du sarcasme, peut-être : "Comment ce truc a pu le voir, alors qu'il n'a ni conducteur, ni paires d'yeux aux phares" ou une connerie comme ça.
alors non parce que c'est assez évident qu'il y a des caméras (je rajoute la précision dans la version suivante pour que ce soit plus clair) Mais il faut quand même que le lecteur comprenne ^^
Citer
Après, c'est peut-être vraiment moi qui n'arrive pas à comprendre le texte, mais bon, ça te donne des pistes au cas où les jurys soient des crétins comme ma pomme ><
généralement, si le lecteur n'a pas compris le texte, c'est possible de l'éclaircir ; ensuite le tout c'est de ne pas tout rendre trop évident pour les autres lecteurs, il y a un équilibre à trouver, mais c'est pour ça que c'est toujours intéressant d'avoir des avis différents : chaque lecteur lit de manière différente !


@Miro : hihihi, vous enchainez ! C'est vraiment trop cool, je pensais avoir un ou deux avis rapides dans la journée peut-être, mais vous êtes vraiment super efficaces  :coeur:

Citer
Je suis vaguement au courant qu'une réforme du travail se met en place en France, mais je n'en connais ni les tenants ni les aboutissants.
j'avoue honteusement n'être pas extrêmement renseignée non plus  :-¬?
Citer
", que la maison de Céline est survolée de drones, qu'un gadget technologique planté à côté des plantes permet de dire quand elles ont besoin d'être arrosées (ça existe)...
ah oui, bêtement je n'avais pas pensé aux drones. J'avais pensé au truc technologique pour savoir quand les plantes avaient besoin d'eau mais je n'ai pas réussi à l'amener ; je vais me débrouiller !
Citer
Mais si mais si  :huhu: Mara et ses compagnons connaitront-ils un dénouement heureux quant à leur avenir professionnel ? Veux-tu finir ton texte sur une note positive ou négative ? Seront-ils de joyeux lurons arracheurs de mauvaises herbes qui placent des pissenlits sur les pares-brise des voitures automatiques? Il y aurait moyen de terminer sur une note du genre "le changement de mentalité est lent mais la révolution est en marche" (cf. les éléments qui rappelle notre monde). Enfin, je suis plutôt qqn de positif, donc c'est vers là que je m'orienterais, mais ce n'est qu'une piste. Ultime possibilité pour te donner une idée, ce court-métrage qui rentre assez bien dans ton thème :
Mdr ! Merci, tu m'as fait rire, et en même temps ça donne des pistes !
Citer
5) il reste une semaine.
Parfais, tu as bientôt fini  ::)
  :vaurien:

Ben encore merci, j'ai déjà plusieurs idées pour améliorer le texte, peut-être vaguement sur comment le terminer même si ce n'est pas encore au point, donc vous m'êtes d'une très grande aide  o><o

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Tu veux que j'essaie de te proposer des titres (à prendre ou à laisser) ?
si tu as des idées, oui, je veux bien ! pour l'instant je n'ai rien, mais ce sera sans doute plus facile avec le texte complet
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

MillaNox

  • Invité
Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #11 le: 06 Mars 2016 à 18:26:05 »
salut !

EDIT : 6 réponses postées entre temps, désolée si redites ou questions auxquelles t'as déjà répondu !

c'est partiiii !
Citer
— Ouais, t'en fais pas, personne ne sait qu'on est ici. Arrête de nous prendre pour des cons.
Personne n'est à l'abri d'un oubli.
les répétitions choquent pas dans un dialogue mais là la redondance me gêne un peu.

Citer
mais ils avaient juste besoin d'arriver sur la route au moment où la camionnette y passait.
passerait (me semble)

Citer
Benoît accéléra et s'avança sur la chaussée, où il s'arrêta en plein sur la trajectoire du véhicule, à bout de souffle.
je virerais la première virgule

Citer
Dix mètres avant de percuter le jeune homme, la camionnette ralentit, klaxonna.
en fait c'est "dix mètres avant el jeune homme" non ? sinon ça induit qu'elle le percutera vraiment  ?

Citer
Au moment où elle mettait le clignotant pour l'éviter, Léa en fit le tour pour la bloquer sur le côté droit, alors que Mara se positionnait à gauche, l'empêchant de faire un détour ;
répétition bof

Citer
alors que Mara se positionnait à gauche, l'empêchant de faire un détour ; Frédéric se positionna derrière pour qu'elle ne puisse pas non plus reculer.
répétition bof

Citer
Alors que les quatre autres revenaient déjà sur les pas pour retourner aux bosquets,
leurs pas / au bosquet

Citer
elle devait donc se contenter de petites routes remplies de trous et de cailloux.
pas super convaincue par "remplies"

Citer
Ses longs cheveux bruns, attachés à la vas-vite
à la va vite

Citer
et c'est Philippe sur le canapé, mon compagnon.
voici ? je te présente ? le "c'est" me fait drôle dans l'enchainement. peut-être aussi la précision "sur le canapé" est bizarre,e n général on désigne de la main la personne qu'on présente non ?

Citer
et on livre nous mêmes,
nous-mêmes

Citer
« A chacun de s'adapter. C'est le propre de l'homme. »
À

Citer
il y avait un pot aux fraises et rhubarbe, un autre aux figues, une gelée de pissenlit…
on dit pas plutôt "à la fraise", "à la figue" ?

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éviter d'en racheter avec des sous qu'ils avaient en quantité insuffisante.
mal dit

hop là, tout lu !

hmmmmmm j'ai survolé les comm et je crois que je suis pas mal d'accord avec Milo.
Y a clairement un changement de ton comme elle l'évoque, le début est assez intrigant, on est prêt à essayer de capter leurs problèmes et leurs plans... puis l'idée de Mara (qui est cool) tombe un peu du ciel (dans le cadre d'une action planifiée, là au milieu de la route, ça fait un peu bizarre), puis tout ce qui suit change complétement de ton. Trop facile, trop "doux". On se retrouve + en position contemplative avec des infos un peu globales, générales, on est plus dans le vécu instantané et les émotions des persos.
C'est pas évident de te donner des pistes parce que je sais pas exactement ce que tu as prévu pour la fin...
tu pensais aller vers quoi ?

Du coup en gros je dirais, rester dans un truc + immersif, des situations concrètes quitte à faire des ellipses. Peut-être aussi que tu as encore des surprises que tu nous réserves pour complexifier un peu le scénario ? sur les professions de philippe et céline ? sur les actions contre les facteurs automatiques où ils ont pu être repérés par un biais ou par un autre ?
Peut-être aussi nous aider à sentir/comprendre davantage le contexte politique, si c'est plus ou moins opprimant ? (on comprend bien le problème d'absence de travail, mais on sent pas vraiment tant que ça la tension, la colère, la révolte...)

Sinon à un moment tu dis qu'ils écrivent sur des papiers (au moment de se mettre à livrer eux mêmes les colis) et j'ai pas compris ce que tu voulais dire :\?

ça reste une bonne base avec une chouette écriture :)

Milla

Hors ligne Kanimp

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #12 le: 06 Mars 2016 à 18:56:46 »

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« Vous avez bien tous laissé vos téléphones chez vous ?… Mara s'éloigna à grandes enjambées, suivie par les quatre autres jeunes gens.
J’ai du mal avec les personnages, car ils ne sont pas introduits.
J’ai l’impression qu’il y a une réunion dans un local.
Puis j’ai l’impression, ils pratiquent une course.
Mais non, en fait il intercepte un véhicule gauche. (Bien vu le clignoteur que le véhicule met en œuvre pour éviter la voiture qui l’immobilise).
Finalement, le groupe crève les pneus.

Paragraphe 2 -> ok

Paragraphe 3 -> ok

Paragraphe 4 -> ok

Dernier paragraphe -> OK

J’ai bien le tournant qu’à pris l’histoire.

Pour l’aspect SF, ajoute d’autres choses que les véhicules automatiques. C’est quand même un peu léger.

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Hors ligne Kailiana

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #13 le: 06 Mars 2016 à 20:15:40 »
(je réponds un peu plus rapidement, parce que je suis en pleines corrections du coup)

@Kath : en fait vous avez posté tellement vite que je n'ai pas vu ton commentaire  :-[
Ok pour l'aspect SF ! Et merci pour l'orthographe ; d'habitude je passe par ma mère (une fois que le texte est finalisé ou presque) qui ne laisse normalement pas de fautes, mais si jamais elle n'a pas le temps, je te contacterai !
Je suis en train de changer la présentation de Céline/Philippe pour que ça passe mieux.

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je trouve le mot "automatique" pas très bien choisi, je m'attends plus, avec ce mot, à un robot. Et je ne crois pas que ce serait le terme que choisirait une entreprise, ça ne sonne pas assez bien pour le marketing, il faut quelque chose qui fasse plus "on est super modernes avec la technologie" et qui cache le côté "on a remplacé les humains par les machines"
oui... la remarque est très juste, mais on dit déjà "voiture automatique", et faudrait que je trouve un truc compréhensible par le lecteur. Je vais voir !
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une blague avec Beethoven ?
non, j'ai cherché un prénom de chien sur internet, et j'ai choisis celui là xD
Ok pour toutes les corrections orthographiques !
(non, j'arrive pas à me faire à OK en majuscules, même si je vais le modifier dans le texte ><)

@Milla :
J'ai corrigé selon tes remarques !
Ok, j'essaie d'améliorer la transition.
En fait je pensais effectivement à un changement de ton, parce que Mara passe d'un esprit plutôt colérique, qui en veut au monde, à un truc plus contemplatif parce qu'elle apprend à s'occuper des plantes tout ça, et élargissement de la communauté (et normalement à la fin, y'avait des manifs partout pour obtenir un revenu de base  :-¬?) mais ça m'a l'air très mal fait. J'essaie de modifier le texte pour que la transition se fasse mieux, et pour qu'on sente plus le côté "tout le monde en galère" et tension qui effectivement s'est retrouvé complètement absent...

@Kanimp : oui je vais rajouter quelques trucs même si je n'aime pas rajouter "pour le décor". Si c'est pas assez sf pour eux, tant pis.

Merci encore à vous ! Je corrige et continue ^^
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : [AT travail, date d'envoi 15 mars, pas fini... ]
« Réponse #14 le: 07 Mars 2016 à 15:21:09 »
Bonjour Kailiana !

 :guillaume:

Wah bah ! Dis donc... Il y a du boulot ici, ça bosse dur.  :bouquine: J'espère que tu remporteras l'appel à texte, ce serait une bonne nouvelle. Surtout que c'est pour une grosse, grosse revue avec plein de lecteurs, si j'ai bien compris.

Pour ma part, je pense que tu as fait un bon travail de départ, dans le sens où il y a une base conséquente et cohérente. La thématique est bel et bien une thématique propre à la SF, aucun doute là-dessus, et puis c'est inventif. Je verrais bien ton histoire étoffée d'un peu plus de mystère, avec un genre poussé à l'extrême :
  • Les personnages secondaires, Céline et Philippe, pourraient expliquer qu'ils ne voient plus jamais personne en dehors d'internet, que c'est la première fois qu'ils voient quelqu'un en vrai depuis leur mariage (bon, un peu excessif, c'est vrai  :P ).
  • Mara pourrait se faire arrêter par un robot-policier, petit moment de suspens, qui identifie le vélo comme étant à caractère "terroriste" (autrement dit, les vélos ont presque disparu, et ceux qui restent sont considérés comme potentiellement suspects...).
  • Le fait, pour un groupe d'amis, de se retrouver dans la vie réelle pourrait devenir une idéologie à la limite de l'extrémisme, tant la population et la morale publique considèrent qu'il vaut mieux se retrouver sur internet que dans la vie réelle (que c'est plus sain de ne pas se voir en vrai).

Bon, voilà quelques propositions qui serviraient à éventuellement donner une petite touche d'imprévisible à ton histoire. Pour le reste, j'ai trouvé ça plutôt sobre et juste. (J'ai bien conscience que mes propositions ne conviendront pas forcément à ton histoire, ne t'inquiète pas pour ça, c'est plutôt des petites idées au cas où tu voudrais faire une réécriture.) Et sinon, pour le thème abordé, je l'ai trouvé pas mal du tout.

À moi, ça me parle, et ça pose des questions très intéressantes sur le modèle de demain, et voire même, qui sait, tu as peut-être deviné à l'avance quels seront les conflits de demain ? Le travail, ce n'est pas seulement une activité, c'est aussi un moyen de participer à la vie en société.

 :meeting:

Pour ma part, je dirais que l'automatisation des tâches et des services ne doit pas se faire au détriment de l'humain, sinon, c'est bien plus qu'un métier qu'on perd, c'est notre vivre ensemble !

 


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