Le château des Carpathes
Le château des Carpathes est un roman fantastique (200 pages environ) écrit par Jules Verne et publié en 1892.
Quatrième de couverture :Près du village de Werst, en Transylvanie, se dresse le château des Carpathes qui, depuis le départ du dernier représentant de ses seigneurs, Rodolphe de Gortz, est complètement abandonné et fui par tous tant les rumeurs alarmantes et de folles légendes circulent à son sujet.
Un jour, une fumée est aperçue au faîte du donjon. Malgré leur peur, le jeune forestier Nic Deck et le docteur Patak partent en reconnaissance et sont victimes de phénomènes surprenants.
Peu après ces évènements, le comte Frantz de Telek qui voyage pour oublier la mort de sa fiancée, la cantatrice Stilla, arrive à Werst. Apprenant que le château des Carpathes appartenait à celui qui l'avait maudit au moment du décès de la Stilla, il décide de s'y rendre...
Dans ce roman envoûtant, Jules Verne s'affirme comme un maître de la littérature fantastique.
Mon avis :Je l'ai lu dans le cadre du Défi Lecture 2016, afin de remplir la ligne Un livre qui se passe dans un château.
Et ce livre fut une véritable surprise. Je ne sais pas encore si je le mettrais dans mes livres préférés, mais il a relevé le petit défi personnel que je lui avais lancé : me réconcilier avec Jules Verne. Je n'ai jamais été une grande adepte de l'auteur, mais je voulais retenter l'aventure en tant qu'adulte.
Et donc, j'ai aimé ce livre. Mais comme ça ne suffit pas de dire "Je l'aime", il va me falloir étoffer :
L'écriture saccadée, les phrases remplies de virgules, et la façon de parler ne semblaient pas vraiment engageantes. J'avais l'impression d'être continuellement dans le besoin de reprendre mon souffle pour rien. Mais, au fur et à mesure, je me suis habituée à cette manière de faire et je me suis même prise au jeu. Ça a offert un rythme effréné à ma lecture, à tel point que j'ai lu les quelques trente dernières pages presque sans reprendre mon souffle.
Donc, cette méthode m'est apparue à la fois comme un bémol et comme un attrait.
L'histoire en elle-même pourrait n'avoir aucun intérêt. Un château hanté, des villageois coupés du monde, en proie à des superstitions qui semblent idiotes et un inconnu qui arrive pour tenter d'offrir une raison logique à tout ce qui se passe. Et pourtant, je me suis attachée à ces bergers. Ils étaient suffisamment sympathiques et pas trop lourds pour accrocher à la contemporaine que je suis. De même, l'incrédulité de celui qui devient le protagoniste de la deuxième partie du livre permet une bouffée d'air frais, sans quoi cet aspect péquenaud effrayé aurait peut-être été trop répétitif et lourd.
Quand au château, le but ultime de ce livre, eh bien, avouons-le, fut celui qui m'a le plus tenu en haleine. Je me suis laissée bercée par son mystère à tel point que quelques pages avant le dénouement et donc l'explication, je m'attendais à tout. Je n'ai pas essayé de réfléchir à qui pouvait être derrière tout ça. L'homme ou le malin, j'avais hâte que Verne me le dise.
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