Siegrid et le grand serpent est le 4èm tome d'une série fantastique jeunesse. Oui j'ai commencé par le 4èm.
(Dans le cadre du défi de bibliothèque de février/mars 2016)
Brussolo est un auteur que je ne connais pas, mais qui commence à m'intriguer, ses univers ont l'air très variés et très imaginatifs. Il a fait beaucoup de polar, mais aussi la série jeunesse Peggy Sue, et d'autres roman plus classiques.
Le pitch : Siegrid exploratrice de l'univers de 20 ans, doit aller se mettre au vert sur une planète qui s'est coupée de toute communication avec les autres, et continue de vivre depuis à l'ère des samourai. En effet elle a une maladie, son corps est instable : un coup elle parait avoir 12 ans, un jour 16 et un autre 22, et ainsi de suite. On lui désigne cette planète comme le bon endroit pour guérir.
Critique (qui passera en spoiler à un moment - mais en fait pas tellement -) :
Déjà, critiquons aisément les séries... Ca a beau être le quatrième tome, l'histoire est présentée comme une apparté : strictement aucun lien avec les autres histoires (peut être 3 notes dans tout le bouquin) et peu de références obscures. Peut être la série fonctionne de la sorte, en tout cas ca permet de rentrer très facilement dedans sans avoir besoin de se manger toute la série pour comprendre, en fait il y a une approche d'histoires courtes interessante. Par contre si on cherche une série interessante à suivre, chemin à passer, ou alors il faut vraiment être fan.
Le monde sur lequel elle est propuslée est majoritairement recouvert d'eau. Un immense dragon arprente les océans et s'attele à manger les racines des îles, ce qui les fait dériver, dans des tempêtes, dans des banquises, ou simplement tari les ressources d'eau potables à force d'infiltrer le sol.
Tout le monde présenté est interessant, il y a une recherche à la fois esthétique et historique dans chaque morceau d'histoire. En fait on a plus l'impression de péripéties, qui ont des liens entre elles, mais simplement parce que c'est un monde lié, pas dans un objectif narratif. C'est une force, parce que l'on passe de scènes de
bâteaux fantomes hantés, à des îles remplies de cannibales cachés dans des épouvantails sans avoir à chercher de sens, on suit des histoires courtes toutes très bien rythmées et tout simplement bien trouvées L'univers est riche, mais il prend tout de place.
L'héroine, est une fille forte, il se débat pour ne pas la faire tomber dans le cliché, mais au final elle ne semble un peu qu'être un pantin avec une personnalité : elle répond aux agissements d'un monde titanesque, elle a des réactions toujours fortes, dans l'action ou par la médiation. Bref elle est assez prévisible, et au final assez effacée même si pas désagréable pour autant ; elle ne marque pas, sa psychologie n'est pas profonde, ses reflexions ne sont qu'en conséquence de. Est-lié au fait qu'elle est seule (tisse des liens au fur et à mesure, mais pas de liens si forts, toujours en lien avec le monde) qu'elle est totalement livrée à elle même? Est-ce pour pousser le lecteur à l'être aussi, et à le pousser à avancer par le seul moyen possible : avancer, comme elle le fait pour survivre. Pourquoi pas, et c'est dommage pourtant.
Le style est assez simple, sauf dans les moments de tensions : j'y trouve une bonne gestion du rythme, dans la facon de poser une ambiance, qui est très imagé, le tableau se peint facilement avec ses nuances (auquel il manque des personnages?) Ca ne vole pas haut. Le choix de l'univers "samourai" également, il faut attendre les dernières pages pour voir en note la définition d'un katana......... Ca ajoute un cachet, un charme, il joue sur cet exotisme dépaysant, mais ca semble surtout être pour pouvoir y placer des histoires étranges, inquiétantes et mythes semblables d'histoires nippones. Pas gratuit ni anodin, mais il ne faut pas chercher de ce côté non plus, à part des dialogues commencant par des formules de politesses tradi, bof.
ET POURTANT. (oui parce que je donne beaucoup de mauvais côté au final) en sachant tout cela, on trouve un très bon livre, il ne faut pas s'attendre à plus, et juste se laisser porter par l'originalité et la bizarrerie de l'univers, qui est riche. Il peut être très interessant à voir, d'autant plus avec son style "simpliste", comment réussir à developper des amoncellements de plein d'idées que l'on peut avoir, sans pour autant réussir à trouver d'approche commune : en bref comment lier des histoires courtes en un roman. Ce livre est interessant : car il y arrive, et en même temps que certain des défauts de cet effet, peuvent donner à réflechir pour ne pas les reproduire. Comment cadrer une trop grosse dose d'imagination? Ici Brussolo à un peu répondu en allant chercher du côté du conte, piochant à droite à gauche.
Par contre jeunesse jeunesse... J'ai trouvé que ca allait quand même assez loin par moment
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bref c'est un roman très surprenant, c'est clairement la 4èm de couverture avec cette histoire de dragon qui fait dériver les îles qui m'a attiré, et je n'ai pas été décu par son originalité. J'ai passé un bon moment, c'était interessant pour ses réussite d'idées, et aussi pour ses echecs qui donnent à réfléchir niveau création et organisation.
Je ne lirai pas d'autre de la série même si ils peuvent être dans le même genre, avec d'autres scénar possiblement interessant. J'ai aimé qu'à part le personnage, on ne tombe pas du tout dans les eceuils de fantasy habituels avec la quête etc, Siegrid est totalement livrée à elle même, et j'ai aimé être livré en pature à ce monde avec que peu de chose à quoi me raccrocher.